Le poids d’une photo. Le choc des mots, par Pierre Juillot

Signalé par Carine Olivier https://www.facebook.com/photo.php?fbid=2661642487260863&set=a.114815375276933&type=3&theater

Ouvert aux commentaires.

En réponse à votre vidéo, j’aurais une « demande » à vous soumettre. Permettez moi d’ironiser sur ce que vos propos ont fait raisonner en moi, dans votre explication très pertinent de justifier d’une part d’un certain prix, et d’autre du plein « consentement » du sujet, l’un devant faire rendre « raison » à l’autre, je suppose, en vous soumettant à la lecture, un texte. Il ne demande pas non plus de psychanalyse de son auteur (quoi que vous suggestions, s’ils s’en trouvent, ne reviendrait-il pas au même, indirectement…? Auquel cas je comprendrais avec inquiétude, que vous me proposiez un rendez vous.).

Cette « demande » concerne juste l’interrogation suivante: à savoir si l’intérêt personnel que cette analyse textuelle, politique, propose d’une certaine situation, pourrait trouver une « écoute » publique, une « demande » plus large…?

« Disons que le « bénéfice du doute » profite à cette « source inconnue » et qui dans le climat ambiant, devrait être « suspecte du pire »…

Il parait qu’il existe un « paradoxe des Français », que « les Français sont schizophrènes »…? A en croire les « chiens de garde », « influenceurs » de toutes obédiences, et « donneurs de leçons de morale » cela concernerait toutes et tous les « électeurs »…

Est-ce réellement le cas quand il est imposé aux salariés, employés, travailleurs précaires, chômeurs, pauvres… de faire « confiance » au patronat, à l’actionnariat, aux « ordonnances, décrets, 49,3 du macronisme et autres camps politiques « complices du pire »… soutenant l’assistanat sans contreparties des propriétaires privés de titres boursiers, et d’entreprises de la « start-up nation », qui préfèrent « l’ubérisation et ordinisation » défiscalisée et désocialisée du travail segmenté à la tâche, des savoirs et services publics privatisés, technocratisés, dématérialisés digitalisés, et de l’emploi se précarisant quand il ne disparaît pas… ?

Le vocable employé sur un ton assez martial (les mots de paternalisme et patriarcat étant pas assez précis pour décrire le sentiment d’impuissance qui est censé être provoqué) qui s’affiche dans les bureaux de CAF, atteste que s’il faut faire preuve d’autant d’autoritarisme, même dans un service public « destiné » normalement à apporter le dernier filet de sécurité de notre modèle social, un minimum de solidarité, de fraternité, d’égalité, dues comme valeurs « universelles » à la liberté et dignité des plus démunis, la confiance en elles et eux n’existe plus…

Imaginez que ces directives soient affichées en place publique à destination des dits propriétaires privés d’actions, d’entreprises, voulant proposer par exemple, comme « nouveau monde » des « caisses automatiques » dans des grandes surfaces ouvertes le dimanche, la nuit… plus de Trading Haute Fréquence, plus de métros et trains sans cheminots, conducteurs… qui ne seront ni au chômage, en grèves, en arrêts maladie, à la retraite… ni pour ces « machines », seront « universellement solidaires » (fiscalement et socialement parlant il est question de les faire contribuer au financement du modèle social, ses services publics au lieu de s’en servir pour les privatiser en les digitalisant) des chômeurs, retraités… qu’ils remplacent… propriétaires privés… voulant donc croquer de l’assistanat sans contreparties, jusqu’à faire socialiser leurs pertes casinos (subprimes…) leurs dettes privées pourries (Dexia… et autres « immorales optimisations », « droit à l’erreur fiscale »…)… Ne viendraient-elles pas ces « directives » invalider la « confiance » que la macronie et d’autres leurs ont promis aux dits propriétaires privés assistés… et que les Français sont censés avoir en la « création d’emploi et de richesse ruisselante de demain, d’après demain »… pour consentir aujourd’hui à ce qu’au lieu de financer les services publics et le modèle social… le remboursement des dettes publiques et déficits publics… ces assistés en soient « exonérés » (suppression partielle de l’ISF, Flat tax, exit tax, suppression à terme des cotisations sociales patronales, baisses des impôts sur société…)….?

Mais l’usage de ce ton martial, cet excès démesuré d’autoritarisme linguistique affiché, cache peut être qu’il y a pire que de ne pas avoir confiance envers les plus vulnérables, fragiles que ce service public de l’aide sociale, ce dernier rempart de l’action publique et politique, destiné à lutter contre les inégalités et la précarité en hausse face aux « aléas moraux »… a l’obligation de porter assistance…

Ce qui se cache peut être caractérisé par un abus de faiblesse, ciblant autant celles et ceux dont les inégalités territoriales, scolaires, « sociétales » impactent injustement le plus (discriminations impunies dans l’accès aux logements, dont ceux sociaux manquent cruellement, discriminations impunies dans les deux tiers d’embauches faites exclusivement en CDD très courtes durées, temps partiel contraint… brutalités policières commises lors des contrôles aux faciès, « manifestation interdites »…), les « destinés » de leur quotidien fatal, soit les ostracisent, dénigrent, méprisent… que celles et ceux des ayants droits, mais à peine mieux lotis que les premiers, qui sont invités aux mêmes guichets (voir du coté de la hausse des « primes d’activité » de 90 euros/mois qu’aucuns actionnaires ni patrons ne financent socialement , fiscalement)… à suspecter plus pauvres (jusqu’aux réfugiés…) qu’eux de frauder, d’être un « cancer de la société », d’être « fainéants »…

Il existe une faiblesse dans le discours politique du « et de gauche et de droite, ni de gauche ni de droite », lorsqu’il dit par exemple qu’un « pognon de dingue est mis dans les minimas sociaux qui fait que les pauvres le restent et se déresponsabilisent » (propos tenu par le « roi te touche dieu te guérit » en début de quinquennat)… La réalité factuelle atteste que 30% des « bénéficiaires du RAS » (sur plus de 14% de la population, soit 9,3 millions de familles mères isolées, individus vivant sous le seuil de pauvreté) sont toujours en situations de « NON RECOURS » (« zone de non droit de la République »)… Même lorsque Macron alors ministre Hollandais, avant de devenir « Jupiter », les appelait « inégalités de destin »… sous les auspices bienveillantes du rôle de pantoufleur du verrou de Bercy, qu’il occupa en connivence avec des adeptes de « secrets d’affaires » de conflits d’intérêts, du favoritisme, clientélisme, carriérisme… ces situations étaient scandaleuses… des « bénéficiaires du RSA » s’en sont vu radiés, de façon déshumanisée, s’en sont « ultimement » indignés en s’immolant parle feu dans ou devant des bureaux de CAF, alors que la gouvernance politique se mis à plaindre à l’époque, le personnel choqué… de ce service public.

C’est à dire que « non contents » de manquer d’informations (et le non respect du droit de savoir de la citoyenneté que la presse qui n’aime pas la neutralité et impartialité journalistique… manipule… n’y est pas rien) d’avoir peur d’être humiliés par le voisinage, la famille, la « société civile »… jusqu’à certains discours politiques… d’être victimes d’incompréhensions (de manque de confiance en soi quoi) face à la complexification des critères d’attribution de l’aide sociale, d’être ostracisés par ce genre d’affichage et par les discours caricaturaux, par les préjugés, en tout genre… découragés de faire valoir leur droit, en vain, de les défendre alors qu’ils s’amenuisent, se complexifient sans cesse et en toute indifférence (recul du fait d’être en bonne santé arrivé à l’âge de la retraite – qui ne va pas s’arranger avec les « carrières hachées », les pathologies liées au stress du chômage, de l’instabilité et insécurité économique, « sociétale », etc, dues à la mal bouffe, à la pénibilité du travail, etc, malgré les « promesses » d’une « réforme » soit disant plus juste – en plus du fait qu’il faut plus de 6 générations aux plus précaires pour espérer prendre place dans la file d’attente de « l’escalier social ») désespérés de trouver une « représentativité politique, démocratique, institutionnelle » qui les soutiennent… ces 30% de femmes et d’hommes, « bénéficiaires du RSA » font faire, sans le savoir, « en même temps que d’en avoir une conscience politique, tous les ans, plus de 5 milliards d’euros « d’économies aux dépenses sociales », en ne le touchant pas du tout ce fameux « pognon de dingue… ».

Qui s’en indigne lorsque la « réforme structurelle » passée par décrets, de l’assurance chômage (censée faire « économiser aux dépenses sociales », plus de 3 milliards d’euros et 3 ans), présage que les demandeurs « d’emploi de demain » comme actuels… sont et seront encore moins protégés (donc rejetés vers le RSA), n’auront que toujours moins de droits (moraux, sociaux, fiscaux, etc), que ce que la com’ gouvernementale, parlementaire et même d’une partie de l’opposition politique, laissent entendre le contraire…, alors que du personnel des CAF s’inquiétant qu’en devant répondre en « urgence » à la « mesure électoraliste » de hausse de « prime d’activité », il ne puisse remplir sa fonction prioritaire, sa mission publique, de porter assistance aux personnes le plus danger, jusqu’à certains protagonistes politiques se préparant aux prochains scrutins électoraux municipaux, des inquiétudes soulèvent le poids de l’endettement public destiné à « l’amortisseur social » et de l’autonomie fiscale locale (avec en fond l’affaire scandaleuse nommée Dexia), sans parler des « opportunités » que représentent aux secteurs financiers, bancaires et assurantiels, le surendettement des plus pauvres avec les explosions des dépenses contraintes, les couvertures sociales complémentaires (retraites, maladie, etc pour celles et ceux ayant encore les moyen, quand sans couvertures socialisées, privatisées, ni solidarités des centaines de SDF continuent de mourir dans les rues chaque année)… ?

Ce ne seront certainement pas les plus assistés des propriétaires privés… invités à jalouser désormais la première place (conquise en vendant – comme d’autres jouent au « Monopoly tricheur » – du « luxe et de la luxure à la française » à qui des plus riches, font fortune sur la misère du monde, la spéculation sur la faim dans le monde, les ventes d’armements patriotiques, et techniques sécuritaires, le fascisme, l’esclavagisme d’enfant, « l’immorale optimisation » du productivisme pollueur, etc) des plus grosses fortunes mondiales, alors qu’à 26, elles possèdent plus que ce que la moitié de l’espèce humaine, peine à mettre de coté, pas de la rue,mais pour consumer plus d’1,7 planètes par an (c’est une moyenne dont l’écart est de plus de 6 planètes pour les USA, à moins d’un dixième de planète pour un pays pauvre), et hypothéquer ce qui manquera comme ressources, terres rares, biodiversité, eau potable, etc à ses futures générations, et encore i elles survivent aux « externalités négatives » polluantes, au dérèglement climatique, aux guerres commerciales, monétaires, de « civilisation », aux politiques « d’exterminisme »… ce ne seront donc pas eux, leur « ras le bol fiscal », « poujadisme »… qui risquent de s’indigner que les plus vulnérables, fragiles, discriminés, dont la « destiné » fatale est d’être la chair à canon de la « compétitivité » des croissances démographiques, de la raréfaction des ressources… ne font même pas valoir leur droit, que personne ne défend, en plus d’être accusés d’en profiter à tort, « en même temps » que d’être suspects , coupables, de « coûter trop cher »… »

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24 réflexions sur « Le poids d’une photo. Le choc des mots, par Pierre Juillot »

  1. Bonjour Mr Juilot,

    J’en suis désolé, mais je peine sur la forme de votre discours.
    phrase d’un paragraphe , point de suspension, écriture inclusive , parenthèse s’étalant sur plusieurs lignes,

    J’en regrette presque PSdJ

    1. Ne soyez pas désolé. C’est moi qui regretterait presque… de ne pas savoir et comprendre ce que veut dire cette « mode » de la « simplification », du « slogan », du raccourcie (PSdJ?), et autres concepts disant : « Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement ».

      A moins que je me sois fourvoyé, ais-je eu la prétention de concevoir quelque chose de si bien, dans toute cette complexification, inversion de la hiérarchisation des « valeurs »… injustice, indignité… qu’il serait ainsi devenu aisé pour toutes et tous, tout le monde en somme, d’en énoncer clairement à leur tour, leurs interprétations…?

      Que la forme ne soit pas plus mon fort, que l’orthographe, la grammaire, la syntaxe, et que sais-je encore manquer comme « codes de bonnes conduites littéraires »… m’empêchent quelque peu de verbaliser plus nettement toutes la clarification à apporter aux nuances de sentiments culpabilisants, et de vécus de rages, de colères, de désespoirs, et d’errements (si seulement j’étais le seul dans cette situation, cela vous conviendrez mieux…?) , doit-on déduire du poids de votre intervention, déportant toute l’attention seulement sur celle si (comme vous pouvez le voir, il n’y a pas grand monde, et donc votre portée en acquière d’autant plus son « pesant d’or ») : qu’au fond, laissons la place à « l’élite », d’avoir le « mérite » de nous « éclairer »…?

    2. Le texte de Pierre Juillot est important mais c’est vrai que l’écriture inclusive distrait : on ne voit plus que ça. C’est peut-être l’occasion de régler une fois pour toutes son compte à cette horreur sur le Blog de PJ.

      Pierre, renvoyez-moi svp votre texte en … français, et je remplace la version qui est là par votre texte soulevant des questions essentielles, mais incompréhensible en effet sous cette forme.

  2. A quand les chiens robots pour le maintien de l’ordre ? Ou big brother-dog is watching and fighting you ?

    Corps du message :
    Après le monde formidable de la CAF mis en place par la start-up nation, quand les forces de l’ordre déjà surnommées robots-cops, seront-elles remplacées par ces robots ?

    https://www.letemps.ch/economie/chiensrobots-boston-dynamics-suscitent-crainte

    Conséquences de ce grand remplacement : les forces de l’ordre iront pointer au chômage, oups pardon, ils deviendront demandeurs d’emploi et prendront rendez-vous à pôle emploi ?
    L’IGPN, qui est déjà une mascarade, sera-t-elle remplacée par un ordinateur nommé « gestion de la paix sociale », sous la tutelle bien sûr du ministère de l’intérieur qui sera peut-être renommé ministère de la paix intérieure ?
    On patauge en plein monde orwellien.

  3. Belle démonstration de la laideur de l' »écriture inclusive » !

    Je sens ça comme partie intégrante de la décadence et de l’effondrement, dans le même sac que le verlan, le globish et autres franglais.

    Ceux qui pensent que ça va aider à donner aux femmes des salaires égaux à ceux des hommes, toutes choses égales par ailleurs, sont bien optimistes : il faudrait une bonne génération pour que ça imprègne l’esprit des écoliers actuels, et d’ici là nous serons en pleine catastrophe avec des priorités bien plus vitales.

  4. C’est frustrant, désolant, tout.
    «Y’a pourtant du stoff, et du bon!», comme disait mon prof, lui aussi désespéré par ma prose échevelée.
    Je dois en être à 10 interventions vous concernant depuis 4 ou 5 ans.
    Reprenons :
    Vous avez des choses à transmettre, importantes et judicieuses. N’en doutez pas.
    Procédez avec calme et méthode. Vous ne pourrez pas tout dire en même temps. Les mots ne peuvent pas s’empiler. Ils leur faut du temps et de l’espace.
    Tracez un plan. D’abord un paragraphe par idée-force. Autant de paragraphes que d’idées.
    Ensuite des phrases simples : sujet, verbe, complément. Éventuellement une incise ou une vue latérale… Éventuellement, pas trop, ne pas en abuser.
    Des liants entre idées mais pas trop. Votre lectorat est capable de relier les pointillés.
    Une introduction liminaire et une conclusion très simple, centrée sur le sujet. Pas obligatoire, votre lectorat saura la faire de lui-même. D’ailleurs, considérez que tout votre art consistera à amener le lecteur à votre conclusion; la seule, la bonne, l’évidente.

    Enfin, abandonnez cette horrible écriture dite inclusive. En plus d’être horrible, elle est trop souvent fausse.
    L’écriture inclusive est une mode. Comme toute mode, elle est le reflet d’une paresse. La principale paresse est de l’adopter alors et quand bien même elle n’atteint pas son but, d’ailleurs évanescent…
    Vous concernant, elle laisse penser que vous vous laissez imposer n’importe quoi sans examen. Résistez, vous valez beaucoup mieux que cette misérable chose.

  5. Chères lectrices et chers lecteurs, si l’écriture inclusive vous avait conduit.e.s (Oups ! rechute) aux abris, vous pouvez revenir : le texte de Pierre est désormais en français correct (et politiquement incorrect 😉 ).

  6. On peut aussi ne pas aimer les écritures exclusives, où par exemple le masculin l’emporterait.
    C’est une manière de penser : « pour les femmes, la même chose, elle n’ont qu’à faire les adaptations nécessaires ». N’est-ce pas du mépris ?
    On dit que les officiers belges en 1914 donnaient leurs ordres en français et ajoutaient « voor de vlamingen, hetzelefde », « pour les flamands, la même chose ». N’est-ce pas du mépris ? Et dire que l’anecdote est très exagérée, n’est-ce pas du déni ?
    C’est comme ces articles qui vous parlent des placements d’argent en cas de crise, des épargnes à favoriser pour votre retraite à l’heure de la réforme, etc. Et comme les éructations de TRump. Tout langage de domination devrait nous être insupportable. Mais quand on est du bon côté du plafond de verre… (Bref le débat sur l’écriture inclusive n’est pas clos de cette façon !).
    A part cela, je viens de lire l’article dans sa version  » français testostérone ». Et je l’ai trouvé un peu touffu, effectivement.

    1. @ Chabian,
      Ah je suis mort de rire ! Vous écrivez : « On peut aussi ne pas aimer les écritures exclusives, où par exemple le masculin l’emporterait (…)N’est-ce pas du mépris ? » Écritures exclusives : ah ça, c’est-y fortiche ce néologisme basé sur in/ex!
      Allez rassurez-moi, c’est pour nous détendre que vous écrivez ces fadaises !
      En outre vous accusez monsieur Jorion d’être le thuriféraire d’une écriture EXclusive et en conséquence de participer au mépris envers les femmes : ah ça, c’est pas bien du tout, que diantre ! En effet dans le texte du billet sans écriture INclusive (cela à sa demande) on trouve plein d’horreurs sexistes comme par exemple (je cite) : « les plus assistés des propriétaires privés » … suggérerait-on ainsi qu’un propriétaire ne peut jamais être une femme ? Eh bien non !Mais suggère-t-on qu’une sentinelle est toujours une femme ?
      SVP : prenez la peine d’aller voir de plus près sur ces questions de genre dans les langues romanes avant de dire que le débat n’est pas clos. Certes il ne le sera jamais tant que des amuseurs publics tels que vous croiront se battre pour l’égalité des sexes en utilisant un truc aussi débile que l’écriture inclusive.
      Bon pour tout dire, soyons rassurés : quand la sécession des 20 % les plus riches des Français sera accomplie, eux, ils parleront le globish (sans genre grammatical, ouf, that’s very politically correct, indeed) et on laissera aux autres un pitoyable bilinguisme d’un français arriéré et d’un anglais appauvri qui leur permettra d’aller humblement quémander quelque pognon (de dingue) à leurs maîtres généreux (plize, elp me, mai téleur iz not riche).
      (La substitution d’une langue par une autre n’est pas rare : voir ce qui s’est passé en Gaule, en Irlande, en Écosse, puis au XIXe avec les « patois » en France, etc. etc. : je crois vraiment que le processus est en œuvre dans nos « élites » et forcément il suivra pour le peuple …)
      PS- J’approuve tout à fait votre remarque sur le français imposé dans l’armé belge mais je ne vois que de la confusion dans cet amalgame.

  7. Les phrases sont longues, mais tout est compréhensible et bien vu !
    Je trouve même que ce style d’écriture à l’opposé du style publicitaire fait oeuvre de salut public : se poser, étirer, exposer sur la longueur tout le mal qu’on nous fait.

  8. @Pierre Juillot
    Je vois dans votre écriture comme un parallèle avec la poésie « slam » (sans doute en faites-vous sans le savoir 😉 )

    Elle demande beaucoup d’attention, de concentration.
    Pourquoi pas. Prenez-le comme un compliment, tant Paul Jorion nous a habitué à ces exercices dans ses livres.
    Mais en sommes-nous encore capable, sur ce format blog, sachant que l’Histoire s’accélère et qu’on ne sait plus où donner de la tête quand on désire ne serait-ce que se tenir correctement informé ?
    Au sujet du titre, mais ce n’est qu’une question de sensibilité personnelle, je suis beaucoup plus sensible au choc des photos. Certaines ne nécessitent que de brefs commentaires de contextualisation, d’une légère accentuation de l’effet « coup de poing » ou « coup de gueule ».

  9. Je suis bénéficiaire du RSA. Je suis même bénéficiaire volontaire du RSA. J’ai décidé d’en finir avec la pression sociale et les injonctions contradictoires. Il n’y a pas assez de travail pour tout le monde, c’est un fait: Et bien je laisse volontiers ma place. Je suis un martyr des temps modernes qui sacrifie tout, confort, vie sociale, vie tout court, pour que d’autres puissent vivre mieux. Et on me vilipendera probablement pour cela. Qu’à cela ne tienne, je préfère passer ma vie à « ne rien faire » plutôt qu’à produire du superflu destructeur de planète, de toute façon. Je ne dors pas bien parce que je me désespère de l’état du monde, mais au moins ai-je ma conscience pour moi. (Voilà pour mon politiquement incorrect à moi, la forme du billet – écriture inclusive comprise – ne me dérangeait pas le moins du monde. Chacun.e. ses priorités)

    1. Difficile ascèse, que je connais bien pour avoir longtemps gravité dans ces parages… Je vous souhaite une vie intellectuelle riche, c’est une des rares issues satisfaisantes !

      Mais surtout la santé, car quelques mois d’arrêt maladie sérieux – à 380 boules par mois, double peine – ont eu raison de ma rétivité. La rue n’est jamais si loin qu’on veut bien le croire par les temps qui courent.

      N’empêche que les absurdités, paradoxes et contradictions que vous soulignez ne cessent depuis de me sauter au visage chaque jour (activités au mieux inutiles, souvent nuisibles et nocives, pour soi et pour l’environnement) plus la crue nudité du rapport de force (le marche ou crève i.e. le chantage quotidien à tes conditions matérielles de subsistance i.e. comment se faire enfler et avec le sourire mon petit angle alpha) dûment relayé par pôle-emploi et institutionnalisé, qui laisse à la merci du premier petit escroc/despote venu… de l’autre côté de la rue.

      Ma seule consolation ? Le sabotage et la guérilla juridique. Formation des collègues à la convention collective et développement de l’esprit de rébellion. Une victoire dernièrement (30 jours de congés récupérés pour ma collègue et moi sur une « erreur » qui durait depuis près de 10 ans) et un autre dossier en préparation… taper là où ça fait mal : le pognon. Ne pas être juste la victime, même consentante mais lutter, de l’intérieur.

      Ce que je voudrais faire là ? Créer un petit syndicat local des gugusses de mon secteur d’activité (70% du bassin d’emploi) et leur donner du poids dans une négociation collective en les regroupant : secteur en tension (suffit de traverser la rue) avec fort déficit de main d’oeuvre. Plus une petite apppli genre Peutri-Advisor pour noter les employeurs… de quoi leur mettre bien les boules ! 😎

      Pour reprendre les débats que vous évoquiez, pas sûr que la désertion suffise ou que nous ayons tous l’étoffe de héros, de saints ou de martyrs.

    2. Bien que je compatisse à votre situation, qui est votre choix, votre « envie » en somme, avec laquelle je peux partager quelque point commun, sans paraître déplaisant, qui a t-il de comparable avec les situations de familles, d’individus, qui par millions, subissent jusqu’aux mépris quasi institutionnel, des moindres besoins vitaux, de la moindre reconnaissance d’injustice, d’inégalité structurelle… ? S’il y a combat pour étendre la « gratuité » (entre autres propositions programmatiques de M. Jorion) à la nourriture, au logement, à la connectivité, etc, et retrouver celles « gratuités » abandonnées, désertées, en voie de privatisation, dans l’éducation, la santé publique, le transport en commun, les services publics de base faisant la péréquation entre citoyenneté et valeurs fondamentales universelles, et donc s’il existe aussi un risque qu’une défaite anéantisse ce dernier espoir, tant d’autres risques nous guettent, n’est-ce pas pour éviter que ces familles modestes, que ces pauvres, que ces victimes, soient la plus vulgaire des variables d’ajustement qu’une espèce en voie d’extinction, est déshumanisée… ?

      1. Veuillez m’excuser de corriger deux fautes, lourdes de sens à mon avis. je voulais dire : »… qui a t-il de comparable avec les situations de familles, d’individus, qui par millions, subissent jusqu’aux mépris quasi institutionnel, du manque des moindres besoins vitaux, de la moindre reconnaissance d’injustice, d’inégalité structurelle… ? et « … soient la plus vulgaire des variables d’ajustement qu’une espèce en voie d’extinction, ait déshumanisé… ? »

  10. Merci à toutes (au cas où) et à tous (détracteurs virulents compris, par ailleurs), d’avoir permis a ce qui me semble être une « nécessité », que ce texte veut mettre en exergue, de ne pas l’avoir laissé sombrer complètement dans le domaine de « l’impossible »… De l’inaudible qui aurait pu l’étouffer, à peine naît, il semblerait qu’il n’en fera pas plus grand bruit pour autant, dans le « fond diffus cosmopolitain ».

    Bien que j’ai consenti à faire un compromis, celui de mettre de coté l’écriture inclusive pour satisfaire le goût du plus grand nombre (et de l’hôte que je remercie de nouveau), et à la convenance de chacun (et chacune, encore au cas où) des membres de l’auditoire acceptant de partager la lecture d’autres publications, une autre version du même texte, « allégé » en écriture inclusive, mais sans compromission, est disponible en lien ci joint…. et reste dans le domaine du possible, si nécessaire.

    Quant à l’attention portée sur le titre, qui inverse des certitudes d’une certaine convenance (littéraire et journalistique), qui renverse le rôle du sujet et verbe de chacun des protagonistes (pour ma part ce qu’illustre la photo au sens de la com’, est plus qu’un mot ou assemblage de ceux ci. Et inversement certains mots au sens d’émotions verbalisées, et impossible à l’être, ne peuvent pas s’illustrer simplement par une quelconque photo) c’est en pensant au choc de la photo de « Trump en Rocky », et à l’insuffisance, pour ne pas dire la légèreté, des mots qui ont pu décrire cette situation, ce contexte particulier… que lorsque j’ai vu ces mots choquants inscrits sur cette affiche d’un bureau de la CAF, qui ne « paye » tellement pas de mine, qu’on s’habituerait presque à son coté anodin, par rapport à d’autres photos de plan com’… et en songeant à toute la complexité, souffrance, pénibilité… du contexte qu’on connait (ou qu’il serait question de faire ignorer. « Le silence est d’or » n’est-ce pas?) qu’il m’a semblé intéressant de souligner qu’il était illustré ici un exemple « d’inversion de la hiérarchie des valeurs »…

    1. Cher Pierre Juillot, je veux encore lever tout malentendu.
      J’ai aimé votre billet et j’apprécie vos commentaires mais je voulais juste attirer l’attention sur ce point de désaccord ─ tout comme j’apprécie Chabian et j’ai donc aussi avec ce dissensus).
      Dans un commentaire fait sous la vidéo du jour, j’ai essayé d’expliquer la question avec le recul que peut apporter la linguistique.
      Au fond quand vous évoquez une « compromission »ou « consentir à faire un compromis » je pense que vous faites une erreur de voir les choses ainsi mais, bon, je ne sais si les quelques arguments avancés par l’intermédiaire du linguiste Nicolas Tournadre peuvent vous faire un tantinet évoluer. Et en effet je sais pour ma part, pour des questions qui me tiennent à cœur (ou aux tripes), combien c’est dur…
      Au moins peut-on espérer que sur ce blog nos échanges contribuent à notre enrichissement mutuel… et c’est pour ça que j’en suis un ancien (et vieux) fidèle !

      1. Vous avez raison. Il y a des choses qui me tiennent tellement à cœur, qu’elles m’empêchent de rester autant détaché que je ne le voudrais, ou essaie de le rester dans des billets ou les faits me raccrochent à la réalité.

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