Archives de catégorie : Extinction

Le moment Pearl Harbor du réchauffement climatique, par Cédric Chevalier

© Hervey
Un article intéressant d’une Américaine qui évoque le concept de “moment Pearl Harbor” que vous avez évoqué dans votre ouvrage :
Our climate change turning point is right here, right now | Rebecca Solnit | The Guardian

Avons-nous observé, observons-nous, allons-nous observer un “moment Pearl Harbor” qui définira un point d’inflexion dans la trajectoire de l’humanité ? Il y a une course entre les forces de destruction et les forces de métamorphose, pour le moment, la destruction gagne. Et comme il y a des irréversibilités et des seuils, une quantité de destruction est déjà enregistrée et sera prochainement enregistrée. Comme un avion en train de descendre en flamme, on n’a pas encore engagé la procédure d’atterrissage d’urgence. L’avion continue à accélérer.
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60 ans d’échec de l’alarme scientifique : l’ethos scientifique est-il rationnel ?, par Terence

L’affaire de la fuite dans les médias du brouillon du rapport du GIEC sur le climat pourrait être l’illustration d’une des principales causes de l’échec le plus patent de l’histoire de la communauté scientifique : ne pas être parvenus à sonner une alarme écologique effective pour l’humanité, suffisamment tôt et clairement pour engendrer une prise de conscience et une mobilisation générales. Pour qu’un message passe d’un émetteur à un récepteur, il faut établir un canal de communication, coder et décoder le message en neutralisant les bruits parasites. Et quand bien même un message est correctement émis et reçu, il n’appartient qu’au récepteur d’agir en conséquence. Il serait donc injuste d’attribuer à la seule communauté scientifique l’échec des alarmes répétées depuis plus d’un demi siècle, vu l’adversité et l’autisme auxquels ils ont dû faire face. Néanmoins, tant que cet échec demeure et malgré une apparence trompeuse de “prise de conscience”, il reste pertinent de proposer une critique radicale des pratiques de la communauté scientifique par rapport à l’urgence écologique. Continuer la lecture de 60 ans d’échec de l’alarme scientifique : l’ethos scientifique est-il rationnel ?, par Terence

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Je m’adresse à vous, les enfants et les petits-enfants de ces Messieurs-Dames du Sénat qui ont voté contre une « quasi-obligation de résultat » dans la lutte contre l’extinction

Le Monde, ce soir :

L’exécutif renonce à inscrire la « préservation de l’environnement » dans la Constitution et à le faire adopter par référendum

[…] Il s’agissait initialement d’inscrire à l’article premier, qui pose les principes fondateurs de la République (égalité, laïcité…), que la France « garantit la préservation de l’environnement et de la diversité biologique et lutte contre le dérèglement climatique ».

[…] Or les deux chambres se sont livré une bataille de mots, qui aura débouché sur une impasse. Le Sénat a réécrit en mai le projet de loi constitutionnelle, s’opposant au terme « garantir » voulu par le chef de l’Etat, qui instituerait une « quasi-obligation de résultat ». La majorité à l’Assemblée a alors dit faire « un pas », en remplaçant en deuxième lecture le verbe « lutter » par le verbe « agir ».

Ils ont raison les sénateurs et sénatrices français : vouloir mentionner « la préservation de l’environnement et de la diversité biologique et la lutte contre le dérèglement climatique » dans la Constitution, faut être culotté ! Car il y a déjà des relents d’attitude anti-business dans le mot « préservation » ! Et mentionner « le dérèglement climatique », c’est grave en soi (car rien n’est prouvé n’est-ce pas ?). Mais avoir l’outrecuidance de vouloir « lutter » contre le dérèglement climatique, alors là ! Et admettons même que soient mentionnés dans la Constitution « la préservation de l’environnement et de la diversité biologique et la lutte contre le dérèglement climatique », pourquoi vouloir les « garantir » ? Ignorez-vous vraiment que le mot « garantir » laisse entendre une « quasi-obligation de résultat » ? Non seulement ce serait inscrit dans la Constitution, mais nous nous serions engagés d’une certaine manière à agir !

Messieurs-Dames du Sénat, qui avez voté contre une « quasi-obligation de résultat » dans la lutte contre l’extinction du genre humain, il est de coutume au spectacle affligeant d’une irresponsabilité aussi faramineuse que la vôtre, de recourir à des termes grandiloquents comme « l’Histoire vous jugera ! ». Je m’en abstiendrai car, par votre vote contre, vous avez apporté avec intrépidité votre pierre à ce que de l’Histoire humaine, il cesse d’y en avoir. Quant au paragraphe qui suit, il ne vous concerne pas, ignorez-le.

Vous qui êtes les enfants et les petits-enfants de ces Messieurs-Dames du Sénat qui ont voté contre une « quasi-obligation de résultat » dans la lutte contre l’extinction, c’est votre monde à vous que vos parents et vos grands-parents balaient d’un revers de main parce que sauver le genre humain témoignerait d’une attitude anti-business. Je m’adresse à vous, prenez un peu de votre temps, et allez leur dire ce que vous en pensez.

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R.I.P., le 26 juin 2021 – Retranscription

Retranscription de R.I.P., le 26 juin 2021.

Bonjour, nous sommes le samedi 26 juin 2021 et aujourd’hui, je vais appeler mon petit exposé : « R.I.P. » et vous savez que ce sont des initiales qui signifient Requiescat in Pace. 

Pourquoi ? Parce qu’il y a eu un rapport il y a quelques jours, un rapport du GIEC qui s’occupe de la dégradation de l’environnement et, en particulier, du réchauffement climatique et qui nous a dit : « On ne fait rien ! ». 

On n’avait pas besoin du rapport pour nous le dire puisqu’on le savait. Mais à tout moment, depuis le Rapport Meadows, c’était quoi, en 1970 ? [1972] appelé aussi Rapport du Club de Rome, on nous avait montré de belles courbes en nous disant : « Voilà ce qui va se passer si on continue sur les rails, les mêmes rails et puis qu’on ne fait rien ». 
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Moi qui pensais que Waterworld et Mad Max étaient de la science fiction…, par Terence

© Hervey

Pour les gens qui s’intéressent à la collapsologie, nous sommes passés de la théorie et de la prospective au journalisme et à la statistique. Le réel est ce qui résiste, les faits sont têtus. Il suffit de prolonger ce que nous observons pour en tirer les conclusions qui s’imposent. Après, il reste encore une foule de différents scénarios, même si les pires semblent les plus probables, vu notre historique.

En voyant les températures à Vancouver au Canada, qui connaît certes des été chauds (mais pas à Vancouver), je rebondis un peu sur la dernière vidéo de Paul sur son blog, qui se demandait :

    • – si tout ne s’était pas joué dès 1780 (Lumières volet “domination et maîtrise de la nature par la raison instrumentale”, début de la révolution industrielle, début de l’exploitation des combustibles fossiles) ;

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Pourquoi les gens ne sont pas allés voter

On me dit : “Vous croyez vraiment que les gens ne sont pas allés voter parce qu’ils savent que c’est râpé, que l’extinction est maintenant programmée ?”

À ça je réponds ceci :

D’abord, il y a les gens qui ne votent jamais, parce qu’ils se disent ‘Qu’on nomme Jules ou Machin, ce sera toujours les mêmes combines’. Et ceux-là, ils ont fait comme d’habitude.

Ensuite, il y a ceux qui se souviennent de l’année dernière : qu’on avait dit ‘Avec le Covid, c’est vraiment pas une bonne idée d’envoyer les gens dans des bureaux de vote’, qu’on avait eu la preuve par la suite que ce n’était effectivement pas une bonne idée, mais qu’ils et elles, là au sommet, l’avaient fait quand même parce qu’ils voulaient être vite réélus, ce qui prouve que cette histoire d’élections à la région ou au département, c’est quelque chose qui n’intéresse que ces gens-là, et strictement qu’eux. Ceux qui pensent comme cela (le Covid + les élus égoïstes et irresponsables), ceux-là, ils ne sont pas non plus allés voter.

Et puis il y a les gens qui ont pensé à l’extinction. La moitié n’y croit pas, et ça à mon avis, ce sont les gens qui votent d’habitude, et sur le pont du Titanic, ils iront encore voter. Donc ceux-là ont voté.

Il y a ceux qui savent que c’est vrai mais qui se disent que ça concerne essentiellement des gens quelque part à un autre endroit, et encore pas tout de suite. Et ceux-là, à mon avis, la moitié d’entre eux est allée voter et l’autre pas.

Et puis il y ceux qui savent que c’est vrai et que ça les concerne comme tout le monde. Et ceux-là, à mon avis, oui, ils ne sont pas allés voter, ils sont allés regarder la mer (à condition qu’il ne pleuvait pas trop et qu’il ne faisait pas aussi froid qu’aujourd’hui et qu’on attrape tous la crève).

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« Hurle, hurle à l’agonie de la lumière », par Terence

Je sais que certains d’entre vous ont “en tout ou partie” fait leur deuil, vous êtes plus sages que moi.

N’entre pas docilement dans cette douce nuit,
Le vieil âge doit gronder, tempêter, au déclin du jour,
Hurler, hurler à l’agonie de la lumière,

Si le sage sentant la fin sait que les ténèbres sont justes,
Car ses mots n’ont point forgé de foudre,
Il n’entre pas docilement dans cette douce nuit,
Hurle, hurle à l’agonie de la lumière.

Dylan Thomas (poème cité dans Interstellar, le film de Chris Nolan)

Climat : l’humanité proche de retombées climatiques cataclysmiques, alerte le Giec – La Libre

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Nous sommes très loin de penser que nous l’emporterons. Mais les banques en sont convaincues. Ne les décevons pas !

© Hervey
Je tombe sur, et vous m’envoyez aussi, de ces newsletters ou white papers que les banques ou des fintechs rédigent à l’intention de leurs clients privilégiés pour leur dépeindre un sombre avenir.

Certains de vous me communiquent tout cela pour que je m’indigne sans doute qu’elles nous désignent vous et moi comme l’ennemi. Je m’indignerais volontiers s’il était dit qu’aucun moyen ne sera épargné pour nous faire la peau. Mais ce n’est pas cela qui est écrit, c’est plus bonnement que c’est nous qui l’emporterons. Aussi ne boudons pas notre plaisir ! À un ami qui m’écrivait tout à l’heure, j’ai répondu :

Il faut que nous tenions bon : ils nous voient vainqueurs, soyons à la hauteur de leurs inquiétudes !

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Sauver l’espèce humaine ? François Ruffin est le meilleur candidat, par Régis Pasquet

Élection présidentielle 2022

Il me semble que le choix pour chacun de nous est le suivant :

– soit accepter les règles démocratiques en vigueur c’est à dire celles définies par la constitution de la cinquième république ainsi que les normes économiques et financières, sociales et environnementales induites par les orientations néo-libérales draconiennes du dogme capitaliste.

Alors, un candidat classique issu des parties traditionnels dits de gauche pourra suffire à contenter les habituels sociaux-démocrates.

– soit envisager une rupture franche qui proposera un bilan qu’il est possible de formuler autour des idées suivantes : d’une manière générale, dans les vingt prochaines années, nous serons les témoins de changements considérables. Continuer la lecture de Sauver l’espèce humaine ? François Ruffin est le meilleur candidat, par Régis Pasquet

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Comment éviter une “guerre civile” entre les jeunes et les vieux durant le XXIe siècle ?, par Cédric Chevalier

La trajectoire de l’économie mondialisée détruit les conditions de vie sur Terre pour les jeunes vivants aujourd’hui, et ceux qui naîtront durant ce siècle. Le confinement pandémique a imposé aux jeunes, aux enfants (qui sont légalement soumis à l’autorité de leurs parents et n’ont aucun droit de vote) des sacrifices pour sauver la vie des vieux. On a impacté la santé mentale et physique des jeunes sans suffisamment de soucis pour eux. Continuer la lecture de Comment éviter une “guerre civile” entre les jeunes et les vieux durant le XXIe siècle ?, par Cédric Chevalier

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