Archives de catégorie : Guerre civile numérique

Le Monde / l’Écho – Facebook : Vie et mort d’un business plan, le 3 décembre 2018

Le Monde : « Le plus étonnant dans la chute de Facebook est peut-être que l’on s’en étonne »

L’Écho : Facebook, vie et mort d’un business plan

La compagnie américaine Facebook, fondée en 2004 par Mark Zuckerberg, qui en est toujours le président et en contrôle 60%, compte 30.000 employés et gère un réseau social de deux milliards d’utilisateurs. Son chiffre d’affaires en 2017 a été de 35 milliards d’euros. Mais au cours des cinq derniers mois, l’action Facebook a perdu 38% de sa valeur, dont 21% sur la seule semaine du 24 au 30 juillet. La perte se monte, pour ses actionnaires, à plus de 100 milliards de dollars. Certains réclament la démission de Zuckerberg.

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Le ministère de la Justice américain laisse entendre que Donald Trump est l’agent d’une puissance étrangère hostile

Blog de Paul Jorion : Inculpation de 12 fonctionnaires russes par la justice américaine, le 14 juillet 2018

Le texte de l’inculpation

Oups ! En une occasion je dis « Trump » au lieu de « Poutine », et en une autre, « soviétique » pour « russe », j’espère que l’on voudra bien excuser ces confusions impardonnables. Je dis aussi « trois mille » au lieu de « trente mille » mails.

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Inculpation de 12 fonctionnaires russes par la justice américaine

Ouvert aux commentaires.

Je suis en train de lire les documents et en particulier bien entendu le texte de l’inculpation qui fait que cette affaire est en train de changer de nature du tout au tout. L’image qui est en train de se dessiner est en effet absolument inédite : l’élection de Trump en tant qu’acte de guerre de la Russie contre les États-Unis, dans ce nouveau type de guerre qu’est la guerre numérique.

Point remarquable : si les opérations de déstabilisation de l’élection présidentielle de 2016 sont le fait de fonctionnaires russes – comme l’affirme l’inculpation, il s’agit bien d’un acte de guerre entre deux nations, et la question d’une collusion ou non de Trump et/ou de son équipe devient subsidiaire (de l’ordre de la collaboration ou non d’une cinquième colonne).

Ce nouveau développement est tout particulièrement intéressant alors que les deux présidents, américain et russe, se rencontrent lundi : tout mot aimable de Trump envers Poutine apparaîtrait alors comme collusion de Trump et son équipe, non pas simplement avec une puissance étrangère mais avec une puissance étrangère ayant posé un véritable acte de guerre contre les États-Unis.

1° L’inculpation de vendredi soir pour nous vient parfaitement s’articuler avec ce que j’écrivais ici dans la matinée :

Aujourd’hui nous avons à la tête des États-Unis, un président porte-parole servile mais déterminé de Moscou. Rien qu’il ne dise ou décrète qui ne corresponde à la ligne définie au Kremlin en vue d’affaiblir l’influence de l’Europe, en plus de celle de son propre pays bien entendu.

Et aussi avec ce qu’affirmait hier The Guardian dans son éditorial :

Mais M. Trump […] n’est pas notre allié. Il est hostile à nos intérêts et à nos valeurs. Il peut même, si cela continue, devenir une sérieuse menace.

2° Le recours au bitcoin

La direction générale des renseignements (GRU) de l’État-Major des Forces Armées de la Fédération de Russie, à laquelle appartiennent les douze inculpés, aurait utilisé le jeton numérique bitcoin pour le paiement de ses opérations en raison de sa quasi non-traçabilité ; d’autres jetons numériques auraient été utilisés pour des transferts de fonds. Les opérations auraient été financées par l’extraction (« mining ») de bitcoins ; elles se seraient faites par l’intermédiaire de compagnies américaines.

3° Le rôle joué par WikiLeaks

Si WikiLeaks est bien l’organisme auquel renvoie l’étiquette « Organization 1 » de l’inculpation, comme tout semble le suggérer, et si l’échange suivant est avéré (WikiLeaks affirmant au truchement russe Guccifer 2.0 : « envoyez-nous tout matériau pour que nous l’évaluions et cela aura bien plus d’impact que ce que vous faites ») : « Nous pensons que trump a seulement 25% de chances de l’emporter contre hillary … du coup un conflit entre hillary et bernie est intéressant », il est alors clair que WikiLeaks ne diffusait pas les documents hackés dommageables à Hillary Clinton en vue de favoriser Bernie Sanders, mais en vue de favoriser Donald Trump.

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Les temps qui sont les nôtres : Le chien est intelligent mais l’homme l’est-il ? le 7 avril 2018 – Retranscription

Retranscription de Les temps qui sont les nôtres : Le chien est intelligent mais l’homme l’est-il ?. Merci à Marianne Oppitz et à Catherine Cappuyns ! Ouvert aux commentaires.

Bonjour. Nous sommes le samedi 7 avril 2018 et aujourd’hui je ferai une petite causerie dont le titre provocateur est : « Le chien est intelligent mais l’homme l’est-il ? ». Et si vous suivez un petit peu mon actualité, vous vous doutez d’ores et déjà qu’il s’agit de réflexions dans le sillage de la table ronde qui a eu lieu il y a exactement une semaine à Paris, à la Sorbonne, où j’étais interrogé en compagnie de Madame Catherine Simon qui est une spécialiste de la robotique, de Monsieur Raja Shatila qui représente la recherche en intelligence artificielle en France et nous étions interrogés par Madame Maylis Besserie. L’émission est visible sur l’internet – le podcast également maintenant – et elle est passée en direct en fait entre 14 heures et 15 heures, hier vendredi sur France Culture.

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Chris Wylie, lanceur d’alerte, sur une élection truquée au Royaume-Uni

Chris Wylie est ce jeune Canadien (déjà mentionné à plusieurs reprises ici) qui, dans une déposition de quatre heures (+ plusieurs heures d’audition à huis clos) nous a révélé à la manière d’un Edward Snowden (si ce n’est qu’il bénéficie lui de la protection des gouvernements dont il a dénoncé les dysfonctionnements), comment nos sociétés marchent vraiment, en particulier la façon dont en 2016 les élections présidentielles américaines et le référendum britannique du Brexit ont été manipulés par des officines d’extrême-droite exploitant les données personnelles des utilisateurs de Facebook.

Dans un article publié hier dans The Guardian, il pose quelques questions de bon sens :

Si cela s’était produit au Kenya ou au Nigeria, un nouveau vote serait exigé par les observateurs internationaux. Si cela se produisait dans une circonscription locale, une nouvelle élection partielle serait organisée. La démocratie britannique est certainement assez mûre pour réagir quand quelque chose semble avoir mal tourné, surtout quand les enjeux sont aussi élevés. Le référendum a été remporté par moins de 2 % des voix. Cela aurait-il pu faire la différence ? Le stratège en chef de Vote Leave [appel au Brexit] affirme que ce fut le cas : dans une citation – désormais effacée – pour le site Web d’AggregateIQ [le bureau d’étude ayant travaillé pour Vote Leave].

Je suis un eurosceptique progressiste. J’ai soutenu Leave [quitter l’Union européenne]. Il ne s’agit pas de « remords tardif ». Il s’agit de faire respecter la règle de droit. Le Royaume-Uni est sur le point d’entreprendre le changement le plus profond de son règlement constitutionnel depuis une génération. Nous devons être absolument certains que cela se fait sur une base juridique appropriée. Ce sont là des faits inconfortables et des questions difficiles. Mais la Grande-Bretagne ne doit pas se cacher derrière un « c’est la faute à Facebook ». Le déni n’est pas la réponse appropriée.

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Les temps qui sont les nôtres : Le chien est intelligent mais l’homme l’est-il ?

Ouvert aux commentaires.

Nous sommes très intelligents … et très manipulables

France Culture, Forum « Les révolutions de l’intelligence » en public à la Sorbonne, le 31 mars de 2018

The Washington Post : A new study suggests fake news might have won Donald Trump the 2016 election, par Aaron Blake, le 3 avril 2018

Selective Exposure to Misinformation: Evidence from the consumption of fake news during the 2016 U.S. presidential campaign, par Andrew Guess, Brendan Nyhan, Jason Reifler, le 9 janvier 2018

Fake News May Have Contributed to Trump’s 2016 Victory, par Richard Gunther, Paul A. Beck, Erik C. Nisbet, le 8 mars 2018

Paul Jorion : Principes des systèmes intelligents, Masson 1989 ; Le Croquant 2012

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Après le scandale Facebook, il est temps de baser l’économie numérique sur le choix entre propriété publique et privée des données, par Evgeny Morozov

After the Facebook scandal it’s time to base the digital economy on public v private ownership of data

Evgeny Morozov © The Guardian

Ouvert aux commentaires. Merci à Timiota pour la traduction (avec l’aide de DeepL) !

Après le scandale Facebook, il est temps de baser l’économie numérique sur le choix entre propriété publique et privée des données.

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Le transfuge Chris Wylie : Qu’est-ce qui fait peur à chacun de nous ? C’est comme cela que nous voterons !

Christopher Wylie, ancien directeur de recherche à Cambridge Analytica, qui vend la mèche aujourd’hui sur l’exploitation des données Facebook par Steve Bannon, suprémaciste blanc, ancien directeur de campagne de Donald Trump.

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Les temps qui sont les nôtres : La guerre froide bat son plein, le 16 mars 2018 – Retranscription

Retranscription de Les temps qui sont les nôtres : La guerre froide bat son plein. Merci à Catherine Cappuyns et Marianne Oppitz !

Bonjour, nous sommes le vendredi 16 mars 2018. Il y a deux jours, avant-hier, je vous ai fait une vidéo qui s’appelait « L’affaire du défecteur Sergueï Skripal », cet ex-espion russe qui a été victime d’une tentative d’assassinat – et sa fille aussi qui se trouvait à ses côtés – et j’évoquais une atmosphère de guerre froide. Continuer la lecture de Les temps qui sont les nôtres : La guerre froide bat son plein, le 16 mars 2018 – Retranscription

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LA GRANDE MUTATION SOUTERRAINE DE NOS SOCIÉTÉS, par François Leclerc

Billet invité.

Nos sociétés mettent progressivement en place les instruments d’un contrôle social sophistiqué. Alimentée par les révélations sur la NSA américaine, cette alarme a ensuite pris corps. Puis elle a été confortée en Chine, où ce contrôle s’installe dans une version accomplie, sous les auspices d’un comité ad hoc que préside Xi-Jinping, son nouvel empereur.

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Retour sur votre vidéo du vendredi, par LecteurDeLongueDate

Billet invité. Ouvert aux commentaires.

Cher Monsieur Jorion,

Lecteur quotidien de votre blog depuis plusieurs années, je n’ai pas de raisons particulières de vous écrire plutôt maintenant qu’à un autre moment, mais comme j’estime depuis un certain temps qu’il me faudrait réformer une tendance que j’ai à ne pas intervenir, d’être un spectateur passif, je prends l’occasion d’une réaction sans doute superficielle à votre dernière vidéo du vendredi (visionnée hier) pour vous faire parvenir les échos de vos propos. Continuer la lecture de Retour sur votre vidéo du vendredi, par LecteurDeLongueDate

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Une méthode pour comprendre « notre homme », par M. de R.-A

Billet invité.

Monsieur,

Vous demandez que penser de brèves remarques proférées par un autocrate et à propos d’un singulier personnage que j’appellerai ici, par souci de simplicité, « notre homme », parce que je crois que cela lui correspond bien. Vous verrez que la plupart de mes considérations, marquées du sceau de l’évidence, ne viennent là que pour appuyer celles de vos autres lecteurs. Je me satisfais à l’idée que vous ne déciderez de les livrer à la publicité qu’à la condition que vous y aurez malgré tout trouvé quelques apports dignes d’être qualifiés d’originaux.

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