Les temps qui sont les nôtres : Le chien est intelligent mais l’homme l’est-il ?

Ouvert aux commentaires.

Nous sommes très intelligents … et très manipulables

France Culture, Forum « Les révolutions de l’intelligence » en public à la Sorbonne, le 31 mars de 2018

The Washington Post : A new study suggests fake news might have won Donald Trump the 2016 election, par Aaron Blake, le 3 avril 2018

Selective Exposure to Misinformation: Evidence from the consumption of fake news during the 2016 U.S. presidential campaign, par Andrew Guess, Brendan Nyhan, Jason Reifler, le 9 janvier 2018

Fake News May Have Contributed to Trump’s 2016 Victory, par Richard Gunther, Paul A. Beck, Erik C. Nisbet, le 8 mars 2018

Paul Jorion : Principes des systèmes intelligents, Masson 1989 ; Le Croquant 2012

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89 réflexions sur « Les temps qui sont les nôtres : Le chien est intelligent mais l’homme l’est-il ? »

  1. Le mariage de l’affect et d’un robot , ça fait longtemps que ça existe . Ça s’appelle un animal ou un végétal , ou mêm à y regarder de très près le minéral .

    On pose qu’un homme est un animal .

    Avec ses affects et son intelligence , soit rapport au temps :
    – passé et hors du temps , pour les affects ( le Lien pour certains )
    – présent et futur plus ou moins proche , pour « l’intelligence » ( la Loi pour certains )

    Un humain , un animal , un végétal , voire un minéral si on lui accorde « vie » dispose , comme tout organisme et société dits vivants , de l’ensemble de ces « ressources  » ;

    C’est dans les années 1980 , sans attendre Anela , que j’ai pour ma part eu à connaître ce type d’approche ( méthode P2L) qui reste ce que je connais de plus puissant à défaut d’être irréprochable , pour comprendre et agir dans la confrontation au réel.

    Je me souviens aussi d’un certain Blaise qui « pensait » que  » l’homme n’est ni ange ni bête et le malheur veut que , qui veut faire l’ange fait la bête . »

    En 1670 .

    1. Je ne voudrais pas mettre en cause l’étendue de vos observations, cependant…

      Prenons au hasard, la vie des minéraux ou plus exactement des minéraux à qui vous accordez vie. Je vais être plus précis: ces minéraux, dit granulats calibrés ou graviers, que les ponts et chaussée sèment sur la route après avoir rapiécé le revêtement bitumineux ayant souffert du sel de déneigement de l’hiver récent et sans doute du racloir du chasse-neige , sans pitié pour les irrégularités du sous-bassement non stabilisé et donc du dit revêtement. En clair, la route a des ornières irrégulières. Je vais pas trop vite, jusque là ça va?
      Mon fils, bonne pâte et écolo convaincu, décide d’abandonner sa tire, avant que celle-ci ne lui en fasse la surprise réciproque. Il enfourche donc son vélo pour aller acheter le pain quotidien.

      Or, hier, il est rentré avec 3 heures de retard, le coté droit sérieusement éraflé, peau et vêtement, et le pire, la roue avant pliée en forme de 8. Comme bien l’on pense, dans la descente (6%-2km) des «castors sauvages» ( on est bien obligé de vivre avec les noms délirants donnés par des promoteurs imaginatifs au quartier que l’on traverse. Une affliction. A ma connaissance, les pentes abruptes de nos collines ne sont pas favorables à l’établissement de castors. [ Je n’ai d’ailleurs jamais entendu parlé de castors dressés, mais sait-on jamais.] D’improbables castors, donc, mais des chèvres ou des mules, certainement. Je comprends bien que le «quartier de la côte des mules sauvages» est moins engageant pour acheter leur daube, au triptyque béton, goudron, gazon, tout compris, dernière offre, 15% de réduc. Alors que la pression sur l’immobilier est telle que n’importe quoi, n’importe où, se construit et s’achète les yeux fermés à des prix sans cesse croissants), il avait dérapé dans ces minéraux traîtres, quasi mortels, vu le trafic important. Je doute en effet qu’une bagnole freine et s’arrête assez vite pour éviter une forme tordue de douleur sur la voie. Une chance qu’il soit passé à coté du pire.

      Je dis, en conséquence, que vos minéraux sont attentatoire de vie, avant toute chose. A la réflexion, peut-être sont-ils doués de vie. Celle-ci aurait alors engagé un combat darwinien contre la nôtre. Vie contre vie, ça se tient. J’en connais un qui va être content.

    2. Un minéral , c’est de la chimie et du chimique au biologique il n’y a que la complexité , que nous tentons de classifier pour la comprendre et la maîtriser .

      Mais , à ce qu’on dit , il faut surtout de l’eau pour que « la vie » , au sens où nous la percevons davantage , apparaisse . Je crois que nous sommes faits de 80% d’eau , avec chez certaines qui créent de « l’affect » , une sacrée tension superficielle …

      Bon rétablissement à votre fils , en souhaitant que le mercure au chrome corrige ce que la silice a fait !

      1. Merci pour votre sollicitude quant à sa santé. Vos vœux lui seront transmis.

        J’aurais beaucoup de précisions et corrections, y compris orthographiques, à apporter à cette illustration de graviers méchants, pleins de vie et accrocheurs. Car la vie repose surtout sur la reconnaissance offensive du non-soi, un truc où ces représentants d’un monde minéral plein de surprises sont infaillibles. Faut reconnaître d’une part qu’ils savent y faire, les bougres, d’autre part que j’en ignorais tout avant votre intervention.Elle restera dans ma mémoire. Je suis toujours heureux d’apprendre du nouveau, surtout s’il est paradoxal ou surprenant.

        La principale précision est qu’il est revenu mission accomplie, avec le pain dont un «carré savoyard» très attendu.
        La seconde est que le vélo est vraiment très malade.
        Chacun ses goûts, évidemment, mais bétadine me semble plus doux que vos remèdes externes datés.
        Mercure et chrome sont des métaux lourds toxiques, trop agressifs pour… le vivant, le vrai; par exemple son derme mais aussi, et sans regret, pour les microbes et bactéries que la silice très surfaite accueille généreusement. Une forme de parasitisme qui pourrait bien être une preuve supplémentaire qu’elle vit, certes pas à notre exemple. Mais, encore une fois, vos surprises ne me font pas peur.

      2. Dans « les temps qui ont été les miens  » , je me suis aussi souvent cassé la gueule en bécane et m’en suis remis avec mercure au chrome ou pas .
        C’est d’ailleurs pourquoi j’essaie encore de faire l’intelligent ici , avec la tête , qu’on ne protégeait pas à l’époque , bien à tort .

        Bonne nuit !

        PS : les bactéries , c’est une bonne pioche pour tenter de comprendre la vie .

      3. Un minéral , c’est de la chimie « et du chimique au biologique il n’y a que la complexité ».

        Thèse nullement prouvée.
        = croyance dont le statut n’est pas différent de celui de n’importe quelle autre croyance religieuse/métaphysique.

        La négation restrictive signale le dogmatisme, qui n’est rien d’autre que le fascisme introduit dans la pensée.
        Puisqu’il y a absolument zero preuve (y en aura t-il jamais?) le conditionnel serait de mise, ou a minima un « pour ma part je CROIS que… »).
        La négation restrictive + la formulation impersonnelle + le présent simple de l’indicatif, c’est de la propagande, c’est une agression, du même genre que celle que vous dénoncez.

        Et je ne parle même pas de l’usage d’un terme comme « complexité »… Tout comme ses amis « propriété émergente », « psycho-somatique » ou le magique « la science l’expliquera dans l’avenir », ce n’est là qu’un mot permettant de jeter un voile pudique sur ce qui, justement, est à discuter, le tout en se donnant l’impression d’avoir résolu la difficulté.
        Surtout circulez, y a rien à voir…

      4. @Nemo :

        Bien qu’il y ait des thèses plus critiquables , c’est effectivement une affirmation qui peut être critiquée .

        Voyons donc .

        Sans trop rajouter à la complexité que j’avais seule évoquée , avec de la fumée émergente , psychosomatique ,ou magique .

        PS : la complexité a des contours assez définis pour un esprit scientifique . Plus incertain et confus pour le sens commun , c’est vrai . La vie et l’informatique sont complexes . Les mathématiques sont simples .

      5. @ nemo
        « Surtout circulez, y a rien à voir… »
        Au juste, vous tendez une perche pour quelle raison? Je parie que vous habitez en plaine, que vos routes sont excellentes et que vous ne connaissez pas tous les dangers du cyclisme… Ou alors vous dominez la route du haut d’une de ces horribles daubes, aptes à affronter la face nord du trottoir de l’école où vont vos gosses.

        Sur le fond, je suis de votre avis. Mais maintenant que j’ai approuvé, et bien à contre cœur, la thèse de Juan, il m’est difficile de me déjuger. Se savoir prisonnier d’une idée que l’on subodore fausse est inconfortable, mais quoi d’autre que de s’y accrocher? Passer pour une girouette est encore moins glorieux… Peut-être Juan est-il accessible à un compromis qui me libérerait de notre erreur devenue commune ? La vie des idées est ainsi, pleine de surprises qui n’ont au fond rien à voir avec les idées… Humains et faillibles, surtout faillibles et faibles, nous sommes.

      6. Quand il était dans la fosse à lions , on a connu Daniel plus courageux .

        Mais c’est vrai que ses origines ne le font juger que par dieu ….

      7. Juan, s’il vous plaît, entre nous, reconnaissez que les pierres , les roches, les montagnes rocheuses et tout ça ne vivent pas comme nous autres. Je fais juste appel à votre bon sens, au sens commun, rien d’émergent ou autres notions fumeuses. Ces objets me semblent plutôt passifs par concassage-triage, ou a une autre échelle, convection et surrection orographique. D’ailleurs le recyclage des roches, du haut d’une montagne, puis du bas par érosion pour transiter englouti dans le fond des océans, être liquéfiée par la chaleur interne et ré-éjecter par un volcan, y’a là assez pour nous émerveiller sans devoir leur prêter vie. Une carrière d’extraction de graviers calibrés peut s’interposer dans ce cheminement et en détourner temporairement une quantité très faible. Demandez leur avis au casseur de cailloux , condamné aux travaux forcés ou au cultivateur qui abîme sa charrue sur une roche oubliée, il vous diront que ça leur gâche la vie sans leur reconnaître la moindre qualité de vivant. Vous faut-il encore des exemples ? J’en ai plein en réserve.
        Vous vous êtes trompé, de bonne foi naturellement, voilà tout. Et moi avec par une faiblesse que je ne m’explique pas. Nemo a raison sur ce point. N’en parlons plus, si vous le voulez bien. Nous encombrons assez ce blog pour que notre silence scelle notre accord.

        Mais comme rien n’est tout blanc ou tout noir, Nemo a tord mettre en doute les manifestations psycho-somatiques, ce puissant dialogue entre le corps et l’esprit. D’ailleurs rien que d’y penser , je sens mon vieil ami l’ulcère-sans-raison-objective se réveiller et gaspiller ma nuit de sommeil. Il m’incitera à nouveau à utiliser «son» insomnie à ressasser toutes les conneries que je peux écrire, toutes les fautes d’orthographe et tous mes contre-sens impardonnables en un dialogue sans complaisance qui le renforcera et renforcera d’autant mes anxiété et insatisfaction. Et je n’évoque même pas les 2 douleurs. Ça c’est du dialogue, mutuellement agissant.
        Convaincu, M.r Nemo?

      8. @Daniel :

        Je vous confirme que si l’on peut être solide comme un roc , la vie animale n’a pas la même gueule que la « vie » d’un minéral , qui pour le quartz par exemple ( principalement dioxyde de silicium ) a de sacrées propriétés bien utiles pour la nôtre .

        Oubliez le mot « vie » .

        Mais pensez « y » sans cesse .

  2. Pour ce qui est des monstres de la troglosphère, faudrait pouvoir entendre et faire citer à la barre ce bon Dante et son histoire de descente aux enfers, pas peu responsable d’avoir marqué les esprits d’une palanquée d’illustrateurs (Botticelli, Michel Ange, Blake, Doré, Dali…) et sa diffusion et traduction permanente. Un success story planétaire, la revanche de l’exilé.
    Même les peintres en redemandent. Normal que l’imaginaire soit frappé collectivement.
    https://www.toperfect.com/pic/Oil%20Painting%20Masterpieces%20on%20Canvas/Manet%20Eduard_France_1832-1883/4-The-barque-of-Dante-Copy-after-Delacroix-Eduard-Manet.jpg

  3. Manipulation,propagande, sans doute, et de plus en plus subtilement ciblé … mais de qui? pour/contre qui?, dans quel but?
    Pour l’évoquer chez nous concrètement, dans des régimes démocratiques « innocents » comme les nôtres, si ceux (apparemment réputés et expérimentés) qui « causent dans le micro » du court lien ci-dessous sont dans le vrai, pourquoi et pour qui est l’intérêt des pouvoirs élus successifs de persévérer ad nauseam les politiques dénoncées…?
    Fin 2016, onze minutes d’une « émission buzz-grand public » : https://www.youtube.com/watch?v=6WhAf51uI8w
    Contenu sans intérêt? Sinon, quid du suivi..

    1. La stratégie d’influence de l’Arabie saoudite a déjà été étudiée et décrite. Elle est dotée de moyens financiers très importants.

      « Influence par le biais de l’argent » est bien sûr une circonlocution pour évoquer la corruption.

  4. … et même parmi les lecteurs du B de PJ :

    De : J et C
    Sujet : Terre Creuse

    Corps du message :
    Bonjour M. Jorion.
    L’Agartha existe et la Terre creuse aussi. Quoiqu’enseignent les écoles traditionnelles sur le centre de la terre, il faut se référer aux véritables enseignants c’est-à-dire les Initiés, qui seuls sont désintéressés, fidèles et véridiques.
    Vous trouverez dans les livres d’Omraam Mikhaël Aïvanhov de judicieuses précisions sur le sujet et en fait, sur tous les sujets qui peuvent intéresser le genre humain.
    Pour ce qui est de la Terre Creuse, des auteurs comme Olaf Jansen, le Marquis de Saint-Yves d’Alveydre ou encore l’amiral Byrd ou Raymond Bernard et d’autres encore, en font mention.
    Bien sûr, une visite dans ces lieux vous apporterait certainement une véritable certitude. Mais encore faut-il y être invité et admis!
    Ce que nous vous souhaitons à vous comme nous le souhaiterions à nous-mêmes. Merci de bien vouloir accueillir ce message avec tout le respect de nos meilleures intentions.
    J et C

      1. Bon le gars est fonctionnaire ça explique aussi pourquoi on ne s’est rendu de compte de rien, et si cela avait été à l’Union Européenne on ne l’aurait même jamais su ! (Ouais c’est gratuit, j’adore, la gratuité)

    1. Là, ça dérape grave…
      Pour les mordus du même: Royaume souterrain de Agartha. Précisions pour aficionados dans «Bêtes, Hommes et Dieux» de Ferdynand Ossendowski , sévit depuis l’année 1925 environ. Admiral Byrd (?) enfoncé.

  5. La terre creuse et la psychanalyse ( un siècle d’existence et de résultats nuls, voir négatifs ) dont vous croyez pouvoir extraire les notions d’emotion et de conscience ( quelques milliards d’années ), sont du même tonneau. Informelles au minimum

    Avec l’immense respect que l’on vous doit.

    1. La psychanalyse en plus d’être une théorie – que l’on peut évidemment critiquer – est une pratique et un vécu.

      Le problème de la théorie de la Terre creuse, c’est le manque de vécu 🙂 En plus bien sûr de la contradiction frontale avec ce que l’activité scientifique nous a permis de connaître de notre planète.

      Si quelqu’un cherche des théories « limite » mais avec plus de contenu, je proposerais volontiers les visites extra-terrestres. Il y a au moins des témoignages, et la chose ne contredirait pas frontalement ce que nous savons de l’univers. Bien sûr témoignage n’est pas preuve, mais au moins il y a quelque chose à discuter, pour qui aime rêver au mystérieux.

      1. « Le problème de la théorie de la Terre creuse, c’est le manque de vécu  »
        J’ai eu un vécu de telles fables sans fondement rationnel : Ma grand-mère, racontait aux enfants qu’un diable vivait au fond du puits . D’où une peur suscitée à laquelle je dois de n’ y être pas tombé (?) tout en répondant à la curiosité que suscitait très fort le reflet du ciel dans l’eau profonde (!) La crainte modérant le désir, une forme d’ intellection active, dans les rapports effectifs avec le milieu de vie. Ma chienne Tadour, de ce point de vue, avait un Q.I. plus élevé que le mien …

    2. Ouh la la! Je sens une juteuse polémique (re)naissante.

      J’y rajoute mon grain de sel (sur plaie ouverte) , une réflexion externe , résultat de 50 ans d’intérêts intenses:
      La psychanalyse n’est profitable que pour ceux dont les qualités propres ( dont l’égotisme, mais pas seulement ) la rendent inutile.

  6. Bien sûr l’homme est-il manipulable – et comment! Mais le chien l’est aussi. Son intelligence par rapport à l’homme est limité, mais lui aussi est manipulable; pensez à Pavlov et le condionnement. Nous aussi nous sommes conditionnés, si non une vie en société ne serait pas possible. Le problème c’est quand le « conditonnement civilisateur » se brise et l’enfoncement aux stades archaiques du comportement humain est légitimé. Le nazi l’ont fait de manière méthodique pour arriver aux fins que l’on connaît, mais la pub ne fait pas autre chose, de manière moins incisive bien sûr, idem la propagande politique………
    Les gens ont tendance à croire ce qui correspond à leurs idées préconcues, aux « vérités » que l’on prend pour des vérités………Trump ne pas un abonné solitaire de cette source d’exploitation politique.

    1. Je ne suis pas convaincu que la vision que vous proposez du nazisme comme méthode pour « briser le conditionnement civilisateur » et enfoncer « aux stades archaïques du comportement » soit fondée.

      Je la trouve presque rassurante pour tout dire, mais il me semble que la réalité était beaucoup plus troublante et dangereuse. Beaucoup de nazis étaient des gens tout à fait civilisés, à l’opposé de tout comportement archaïque. Et les plus destructeurs avaient souvent tendance à être parmi les plus civilisés.

      La civilisation et l’éducation ne sont en vérité absolument pas contradictoires avec l’inhumanité la plus extrême.

      Le type du nazi tuant par brutalité, parfois par sadisme, c’est le SA. Ce type a commis des milliers de meurtres. Le type du SS impliquait plus d’éducation, plus d’idéalisme et surtout pas de sadisme. Ce type-là a tué des millions.

      Ce ne sont pas la brutalité et même le pire des instincts que nous portons en nous qui peuvent faire les pires dégâts. C’est l’idéalisme des gens qui veulent réaliser une utopie, quand ils sont prêts à abandonner toute humanité pour atteindre leur but. Les plus destructeurs des nazis étaient de ceux-là.

      1. @Jacquot dit :
        7 avril 2018 à 22 h 30 min

        « Le type du SS impliquait plus d’éducation, plus d’idéalisme et surtout pas de sadisme. Ce type-là a tué des millions. »

        Pas de sadisme ? Pas de perversion ? Vous êtes sérieux ?

        Sauf quand cette brutalité et ces instincts, même « civilisés » sont mis au service d’un fanatisme destructeur, on est bien d’accord, et ce quel qu’il soit.
        Conscience vous avez dit Conscience ?

      2. @Jacquot
        Je ne propose pas de visions, je me base sur les faits. La propagande nazie a légitimé, par des méthodes psychologiques, modernes celles-ci à l’époque, la regressions aux instincts les plus basiques et archaiques.

    2. Le sujet « éducation  » ( culture ) VS « propagande » ( manipulation) , effleuré aussi par Paul Jorion dans la vidéo , est la plus intéressante composante de ce billet .

      Je ne suis pas étonné qu’il soit relevé par un « Germanicus  » ou un américanus , ou un japonicus !

      La culture est « ouverte » , jamais sure , elle couvre et ouvre tous les champs du temps . Elle laisse libre .

      La propagande ( religieuse à la fin du XVIIème , sectaire de partis , associations d’intérêts ou états , ensuite ) est sure d’elle et de ses informations restreintes mais simplistes pour s’habiller de la simplicité . Elle ne connaît que le « présent » ou futur immédiat .Elle enferme et exclut .

      Nous sommes plus particulièrement en confrontation -répétition -apprentissage du « présent » , entre 5 et 8 ans , et entre 14 et 17 ans , dans nos cycles d’apprentissages naturels , périodes qui varient un peu selon les peuples du monde , mais qui y ont partout lieu .

      D’inné ou d’acquis nos penchants pour les rapports au temps ne sont pas de même poids , mais ils existent .

      Les gourous et les grégaires ( le rapport au temps est orienté présent ) donneront à la fois les manipulateurs et les manipulés privilégiés .

      Pour échapper autant que faire se peut , à la manipulation , il faut ne pas se cantonner au « présent » et au soit disant « réalisme » qui est en fait une réification .

      Si « intelligence » a un sens , il est sans doute à découvrir dans le rapport au « temps » et à la « vie » .

      Pas de quoi chômer !

  7. Qui donc disait ? :
    « Le monde n’est qu’un branle pérenne…
    La constance même (le minéral, en l’occurrence ?) n’est autre chose que le même branle, un peu plus languissant. »
    Montaigne, je crois ?

    1. C’est bien lui , mais comme il est malheureusement de moins en moins lu , et que « branle  » pour un usager d’internet a sans doute des traductions plus pornographiques , il vaudrait mieux , pour ne pas trahir Montaigne , citer  » je ne peins pas l’être . Je peins le passage … »

      Pour « la constance » , elle évoquait davantage en son temps , la fermeté d’âme et la persévérance , plutôt que la pseudo invariabilité d’un minéral lui même constitué « d’atomes  » , eux même constitués de … ( pour la suite voir le CERN et Etienne Klein , le pote à Paul Jorion ) , eux même soumis à des « forces » dont la gravitation reste la plus mystérieuse , en attendant « mieux » .

  8. Il n’y a pas de contradiction entre le fait de l’intelligence humaine et le fait de l’efficacité de la propagande. D’une part comme le dit Paul Jorion à cause de l’existence des émotions qui peuvent dans certaines circonstances et dans une mesure plus ou moins grande troubler voire mettre en suspens la raison.

    Mais aussi parce que la propagande peut avoir pour objectif de nous fournir des données tronquées ou biaisées voire carrément fausses, ce qui changera le résultat même de la réflexion la plus poussée, la plus objective et la plus détachée des passions.

    Et encore parce qu’une propagande peut tenter d’influer nos motivations elles-mêmes. Ce qui décide que je souhaite vivre de telle ou telle manière, que je considère telle chose comme plus importante que telle autre, ou le contraire, il me paraît évident que ce n’est pas la seule raison – même si elle peut jouer – et que ce ne sont pas forcément les émotions non plus. Goûts, valeurs ou modèles de comportement ne me semblent pas choisis seulement en fonction de raisonnements rationnels ni d’émotions. Et ce qui les choisit, la propagande – dont la forme la plus courante s’appelle la publicité – le vise évidemment, et réussit probablement en partie à l’influencer.

    1. J’ admire votre savante pondération. Ne pas sauter à la conclusion évidente demande de la réflexion. Et vous en avez à revendre. On voit bien par là tous les bénéfices d’une culture équilibrée et pour tout dire bien française.

      Moi, par exemple, je manque de tout cela. J’aurais donc sauté sur l’évidence: tout ça , c’est la faute des Russes, ou de Facebouque, ou des deux. Pas besoin d’aligner plus de preuves. Si on est manipulé, c’est qu’une force supérieure le veut ainsi. Le chien n’est parfois qu’un jouet intelligent. Il sait se conformer aux attentes de son maître. La dépendance est mutuelle. Qui nourrit l’autre ?

      1. @Daniel :

        C’est vrai qu’un chien est manipulable , alors qu’un chat est manipulateur .

        C’est sans doute pour ça qu’ils sont depuis longtemps proches des sociétés humaines . On doit « descendre » , non pas du singe , mais du croisement d’un canidé et d’un félidé qui se seraient rencontrés dans une géode de la terre creuse !

      2. Je ne saurais dire. Ma femme ne veut ni chien, ni chat; sales bêtes qu’elle dit.
        Même un poisson rouge, j’aimerais bien pour égayer ma solitude ou si le dialogue est difficile, me tenir compagnie par sa chaude proximité. Chuis pas difficile. Même ça, elle m’en prive.
        Trop de responsabilités à assumer, je suppose.

      3. Il y en a qui divorcent parce qu’ils ne supportent plus que le conjoint laisse la salle de bain en désordre .

        J’espère que vous n’en arriverez pas à de telles extrémités , à cause d’un chat , d’un chien et d’un poisson rouge .

        Gudule a peut être un avis sur la question .

    2. @Jacquot :

      Les émotions comme la raison ( ce que vous semblez appeler l’intelligence ) sont « polluables » et donc manipulables .

      C’est potentiellement possible dès que l’on ne fonctionne que sur un seul registre .

      Rabelais n’avait qu’en partie juste ( « science sans conscience n’est que ruine de l’âme « ).

      Pour que l’âme s’épanouisse , si c’est ça le but du jeu , il faudrait un parfait équilibre et échange entre conscience , science et émotions -pulsions du corps .

      Sur manipulation , propagande , publicité , pratiquement tout était déjà publié en 1939 .

      1. J’ai par exemple retrouvé ça dans un de mes dicos référents :

        « On ne fait pas de révolution sans changer le vocabulaire . Car la force principale d’un mouvement politique n’est pas la vérité de sa doctrine , mais l’opportunité de sa propagande . La révolution , de nos jours , c’est d’abord une question de mots, une question de slogans ,un cas particulier de cette science de l’opinion qui s’appelle la Publicité . »

        Denis de Rougemont , « une simple question de mots « , dans le ….Figaro , 24 avril 1939 .

  9. Allé une anecdote :

    -Faculté catholique de philosophie de Lyon’
    -SurLendemain des attentats du Bataclan
    -Cours de philosophie morale, nombreux sont les élèves de 18 et 19 ans Fraîchement arrivés du lycée et quelque peu naïfs.

    Après un timide début de discussion Au début du cours le prof annonce dans la salle ;
    il y a 10 % de musulmans en France Et dans ces sur 10 % il y en a 5 % qui sont fondamentalistes , ce qui correspond un peu près à 50 000 musulmans susceptibles de faire exploser en France.. »

    Mot pour mot cette phrase est sorti de sa bouche.
    Je suis parti du cours.

    1. Pour le cours proprement dit, vous aviez raison et votre mouvement, judicieux. Le calcul donne 325.000 sur une base de 65000000.
      Un prof qui calcule faux n’est pas crédible. C’est surprenant, cette lacune comptable. D’habitude les cathos ont de l’entraînement avec le comptage de la quête. Peut-être trop de boutons de culotte dans la panière… ou alors la quête est si faible qu’il a perdu l’entraînement à manier les grands nombres.
      Bref, à fuir.

    2. Les catho lyonnais font parfois peur , enfin certains d’entre eux que l’on croise en certaines occasions à la Basilique de Fourvière .

  10. Les 2 vont bien évidemment de pair.

    Mais l’explication donnée par Paul est absurde.
    Ca n’a rien à voir avec 2 régimes de volition distincts.
    Tout à voir avec le fait que nous sommes des animaux symboliques, et aux nombreuses implications que ça a pour tout être vivant d’emblée situé dans un tel « milieu ».

    Sauf que cette explication là impliquerait que la belle machinerie développée par PJ pour « rendre compte de ce que nous sommes effectivement » est fausse (théorie de la conscience comme cul de sac, vecteurs d’affect et tout le toutim, même si certains éléments paraissent justes).
    Et bien sûr elle impliquerait aussi de facto que l’usage du terme « simulation » est tout ce qu’on veut sauf une convention (d’ailleurs, personne dans le milieu n’a jamais utilisé ce terme par convention… à un moment faut arrêter de prendre les gens pour des c…).
    On retrouve là un procédé typique des psychanalystes: si vous êtes d’accord, tant mieux. Si vous n’êtes pas d’accord, c’est que vous faites de la résistance « à l’insu de votre plein gré » et ca prouve d’ailleurs que la théorie est vrai. C’est merveilleux… Bref ca relève de la gnose, et ca ne constitue donc pas une théorie.

    On aimerait bien disposer d’une explication plus fournie de la formule enigmatique de PJ, critique de Popper, selon laquelle « les énoncés de la psychanalyse seraient également réfutables, mais pas de la manière dont le sont énoncés produits dans le champ des sciences de la nature ». On aimerait bien avoir ne serait-ce qu’un exemple. Parce que si « réfutable » ça consiste à dire « les autres ne parlent que par convention, mais en fait ils ne s’en rendent pas compte parce-qu’ils s’illusionnent sur ce qu’ils sont (par orgueil, évidemment… pour éviter une pseudo « blessure narcissique »), on n’est pas sorti de l’auberge!

    PJ pense avoir x années d’avance sur ces questions. C’est peut-être vrai en matière d’IA. Mais en matière d’analyse des phénomènes mentaux, ce serait plutôt l’inverse. Il en est encore à soutenir les thèses les plus reductionnistes, qui ne survivent quà grand effort de « propriétés émergentes » (sic), et que tout le monde a fini par abandonner ou presque dans le champs des theories of mind.

    M’enfin bon, tant qu’il y aura des gogos pour croire que les humains sont des robots comme les autres, en moins bien en + (ca c’est savoureux… un humain c’est un robot qui a des ratages… mouarf!), la domination aura de beaux jours devant elle, et l’IA business continuera à bien se porter…

    1. Ah ? Nous sommes des animaux symboliques ? Et je ne serais pas au courant ? Moi, l’élève de Lévi-Strauss et de Lacan ? Moi, qui me réclame de Hegel et de Kojève ? Moi, l’auteur de Principes des systèmes intelligents, où j’explique que notre intelligence consiste à appliquer une dynamique d’affect à un univers de mots, je n’aurais pas remarqué que l’homme est un animal symbolique ?

      Non, ce que vous voulez dire par « symbolique », ce n’est pas que nous vivons dans un univers de symboles comme les chiffres et les lettres et que le fait que nous soyons humains dérive largement de cela, c’est que nous ne pourrons jamais mettre le saint-esprit dans une ligne de code, qu’il y aura toujours un « reste » (la Plus Grande Gloire de Dieu), et vous n’avez rien d’autre à nous offrir comme preuve de ça que Popper, qui n’a jamais compris sa propre « falsifiabilité » parce qu’il n’a jamais lu les auteurs scolastiques où il était aller piquer ça par hasard.

      1. Je ne suis pas « popperien ».
        Mais qu’il ait emprunté ou non son principe de falsifiabilité ne change rien à la question.
        Le propos sur les progrès réalisés dans la psychanalyse est de vous, je ne l’ai pas inventé.
        On ne peut pas affirmer une chose aussi extraordinaire et ne pas fournir au moins un exemple.
        A la limite ce serait du Jung je dirais… bon… après tout, c’est vrai qu’on a le MBTI (et que ça marche plutôt bien je trouve, même si je ne me suis pas encore pencher sur sa « méthode » d’investigation). Mais puisque votre truc, ça a plutôt l’air d’être Freud ou Lacan, je suis très curieux de ce que vous allez nous dire.
        (d’ailleurs, en parlant de Jung…, les synchronicités, est-ce que ça pourrait arriver à un truc non-vivant, disons une boite de conserve, qui fait des calculs? Je vois d’ici la réponse « : mais oui, bien sûr, pour peu qu’elle ait atteint le niveau de complexité qui l’autorise… » ^^).

        Je sais bien que vous savez que l’homme est un animal symbolique… (vous êtes d’ailleurs + proche des behavioristes que de Freud ou Lacan je trouve, et effectivement vous faites du Hegel, mais « à l’envers » puisque vous n’êtes pas « idéaliste »: il suffit de remplacer Esprit par IA et Synthèse par Complexité, et on y est…).

        Mais on ne s’entend visiblement pas sur ce que ça implique: un animal symbolique c’est d’abord ce qui ne peut pas ne pas « habiter un monde ». C’est un être qui ne peut pas ne pas avoir toujours déjà commerce avec du sens.
        Ce qu’on ne pourra jamais mettre dans une ligne de code, c’est précisément ‘ça’ : l’ouverture au sens. Le fait de ne se rapporter aux choses (ou plutôt à des relations de relations) qu’en tant qu’elles sont toujours déjà des complexes de relations « dans un monde ».
        La littérature est suffisamment abondante sur le lien entre sens et rationalité pour qu’on soit au moins surs d’une chose : ce n’est ni axiomatisable ni réductible à de l’opération, c’est à dire à du calcul.
        Y combiner de l’affect n’ajoutera pas magiquement « du sens » à ce qui n’en a pas (les animaux ont des affects, ils ne sont pas capables d’un monde en tant que tel: ils évoluent seulement dans un milieu).
        Le sens n’a rien à voir non plus avec la résolution de problèmes, quel que soit son niveau de complexité (certains insectes peuvent résoudre des problèmes stratégiques : ils n’accèdent pas pour autant au sens… bon il y a peut-être des fourmis philosophes, ne ne sais pas… mais ca me semble peu probable). Or l’IA, ce n’est que de la résolution de problèmes. Le deep learning, c’est tjs de la résolution de pb.

        (Bien sur, je ne tiens pas compte du joker « complexité » et de son meilleur ami « propriétés émergentes », le tout bien sûr pour un système « non-vivant » ! : par exemple un super réseau de neurones artificiels ! Car avec la complexité, pas besoin d’alchimiste ou de messie. L’eau se change toute seule en vin – je taquine : je sais bien que le terme « non-vivant » n’est lui aussi utilisé que par convention 🙂

        Bref, le sens donc. Pas besoin de mobiliser la gloire de Dieu.
        Je dis que c’est inéliminable/irréductible (exactement comme la vie d’ailleurs). Vous dites que ca l’est (exactement comme la vie).
        Vous semblez dire que si on est un matérialiste convaincu, alors on ne peut pas ne pas en déduire que tout est éliminable/réductible (et qu’il faille le tenter en plus si on tient à la survie de l’humanité… comme si ce qui en sortirait aurait quoique ce soit à voir avec notre humanité! ).
        Je me contente de dire qu’on a beau être matérialiste, tout porte à penser au contraire que ça ce n’est pas éliminable/réductible. A charge pour les materialistes de concilier ce fait avec leurs propres croyances materialistes (ce qui a priori ne me semble pas insurmontable: par exmeple « même si tout est matériel, tout n’est pas pour autant un objet de connaissance possible pour un animal symbolique tel que nous ». Donc ce n’est pas parce qu’on pense que la production d’une « conscience artificielle » n’est pas un projet envisageable qu’on est pour autant un vilain jésuite !

      2. Bon, ce n’était pas très honnête de ma part, mais je voulais éviter le point Godwin d’entrée de jeu (j’ai hésité) en vous disant carrément que votre machin sentait le préchi-précha heideggérien à 100 km (« Écoutez ce que je vais dire ! Mais avant [roulements de tambours], craignez la grande colère de Dieu ! bla bla bla… »)

        « Habiter un monde », « dans un monde », etc. Que voulez-vous que je vous dise ? Que je vous répète, qu’il n’était pas un pauvre philosophe distrait qui est tombé dans la soupe hitlérienne par accident, en dérapant malencontreusement sur une peau de banane, mais que c’est lui qui a préparé la soupe, l’a faite cuire, et la servait dans de grands bols ?

        Et une boule de synchronicité jungienne au sommet, en guise de Chantilly !

      1. 1/ non, ce n’est pas la même chose, ne serait ce que parce-que les deux descriptions sont grammaticalement différentes. il y a simplement simultanéité de deux évènements indépendants dans un cas, et pas dans l’autre.
        Que ce soit indécidable/identique pour un observateur exterieur ne change rien à l’affaire: ca reste deux situations entièrement différentes.
        Cette manie qui consiste à accorder à l’observateur exterieur un poids démesuré est un trait typique du behaviorisme et de toute la pensée anglaise (expressivisme, utilitarisme, pragmatisme et tous leurs amis, ce qu’on appelle, assez méchamment, « la philosophie pour ingénieur »).
        2/ il faut déjà être un vivant pour pouvoir simuler sa mort !

      2. La « pensée anglaise » ! Comme injure suprême ! Tous dans le même panier anglais : Pavlov (sic), Skinner (sic), Peirce (sic), James (sic), Dewey (sic). Allez, quand même Bentham et Stuart Mill…

      3. Bon d’accord en tout cas moi je simule tout le temps la respiration j’arrive quand même à rester en vie ! Tout seul. Trop fort lulu

  11. 1 / Quelle proportion de ses capacités intellectuelles – on se contentera d’une fourchette – l’être humain utilise-t-il ? Pour une comparaison des potentiels des intelligences, humaine ou naturelle, et artificielle que convient-il donc de considérer ?
    2 / Dans quelle mesure le développement de l’intelligence artificielle ( faut-il user d’un pluriel ? ) et la globalisation de son usage dépendent-ils du stock limité des ressources de certaines matières ?
    3 / Le passage du minéral à l’être qui pense permet-il d’envisager l’utilisation de matériaux ordinaires, en quantité?
    4/ Quid d’une dématérialisation de l’intelligence ?

    1. « Quelle proportion de ses capacités intellectuelles – on se contentera d’une fourchette – l’être humain utilise-t-il ? »

      À quoi sert le reste ? C’est de la réserve pour après la mort ?

    2. On pourrait peut-être parvenir à mesurer si oui ou non les souvenirs nouveaux font disparaître les souvenirs anciens?

      Les performances extraordinaires de certaines personnes

      1. … telles que celles atteintes d’hypermnésie, donnent l’impression que cette capacité est illimitée ou du moins que tout le monde ne l’exploite pas vraiment.

    3. Pour moi :

      -Sur le 1 /:
      – La première partie me semble confondre « capacité » et pertinence de l’ensemble dit « intelligent ».
      – La deuxième partie, outre qu’elle fait un distinguo « gratuit » entre intelligence artificielle et intelligence naturelle , se résout pour pas mal de têtes pensantes de tous types , par : le « meilleur » système intelligent est celui qui répond le mieux aux problèmes posés par son « environnement » à celui qui pose la question .

      Sur le 2/:

      La question n’a de sens que si l’on entend par « développement » la multiplication accélérée des IA . Là aussi le développement , outre l’accroissement de l’efficience permettant des gains quantitatifs en matière ( mais qui ne seront pas illimités) , me parait davantage conditionné par la pertinence de l’IA ( ou l’I humaine ) pour apporter de vraies réponses aux questions qui lui sont soumises ;

      Sur le 3 /:
      Le monde animal , végétal ( j’abandonne un temps le minéral) , c’est l’histoire de la transformation de ces « matériaux (pas si )ordinaires » en « intelligence » ( et pas que , les idées restent ouvertes ) .Pourquoi « remettre ça « ? La question devient alors : est ce qu’une intelligence conçue avec des matériaux sélectionnés et activée par des énergies plus puissantes répondra mieux aux contraintes d’environnement . Mais pourquoi faire ? Et qui conçoit ?

      Sur le 4 /:
      L’intelligence ( comme la complexité n’est pas qu’une question de data ) n’est sans doute pas qu’une question de matière , mais sans matière il n’y a pas lieu d’être intelligent .

    4. « Quelle proportion de ses capacités intellectuelles – on se contentera d’une fourchette – l’être humain utilise-t-il ? »

      C’est très simple : 10 % max

      Pour les 90 restants , un programme en 10 étapes simples sur 10 mois , à 10.000 euros le mois , le 10ème offert si paiement en une fois, évaluation des résultats, satisfait ou remboursé , offre valable jusqu’au 1er mai 2018

      ( ‘scusez-moi, j’ai pas pu m’en empêcher )

  12. Un chimpanzé qui bénéficie de millions d’années d’évolution dans le registre de la mémoire immédiate nous surpasse à tous les coups. Il garde l’avantage de l’innocence et n’envisage pas ses erreurs.

  13. Si l’on admet que :

    – l’affect est plutôt une caractéristique du cerveau de droite , politiquement plutôt à gauche ,

    – le robot ( la logique « rationnelle » ) est plutôt une caractéristique du cerveau de gauche , politiquement plutôt à droite ,

    on déduit que la vie politique , avec pour meilleur outil l’expression démocratique , c’est précisément la tentative de marier l’affect et le robot .

    On en connaît un qui , après avoir affiché la volonté de « ni gauche – ni droite » , a prétendu à  » et de gauche et de droite » , mais qui visiblement , selon l’expression d’un philosophe , a tendance , pour les honorer, à considérer que gauche signifie réformes sociétales , et droite signifie marché capitaliste .

    Et visiblement entre Rothschild et Paul Ricœur , le premier a plus de poids et d’accroche , car le second n’est pas vraiment soluble dans le Nasdaq ou le Cac 40 .

    1. D’où l’on conclura que le cerveau politique devrait être , pour être efficace , aussi perfectionné que le chiasme optique de notre propre cerveau ; on pourrait aussi rappeler le « jamais trop » socratique et le « sens de la mesure grec  » dont on souhaite que les chinois et Confucius soient aussi dotés :

      https://www.bing.com/images/search?view=detailV2&ccid=VcHwaA6%2b&id=4BDC5D774945E5FD0457BEBB87329ECC178C7E3D&thid=OIP.VcHwaA6-_xVjFoEFL5aXBwHaGu&q=chiasme+cerveau&simid=607996594855805977&selectedIndex=0&qpvt=chiasme+cerveau&ajaxhist=0

      1. Cher Juan, je proteste avec la dernière énergie. Est-ce en apparence une tentative de racolage de la part de Google?
        Exemple :
        La une de Charlie Hebdo , cerveau de droite ou de gauche?
        Et y’en a des dizaines comme ça, SANS rapport avec votre sujet.
        Je retiens :
        La pub pour une daube suédoise, à 4 roues, «très robuste, très sure, très daube» ? Ne répondez pas, c’est un piège. Aucun cerveau, ni gauche, ni droite. Ni chiasme.
        Elle m’évoque immédiatement une pub parue dans Hara Kiri, (1974 ?), que je vais m’efforcer de décrire précisément sans citer de marque. C’est une publicité pour des outils électriques portatifs dont la marque sera fictivement donnée comme étant « Sec & déquerre », une daube naturellement.
        Un Coluche hilare est en pleine page, à poil sauf un slip, fond uni, jaune je crois. Une perceuse Sec & déquerre, bien reconnaissable, émerge du slip, le mandrin à l’air, dirigé vers le lecteur. Légende en gros: «  Sec & déquerre, LE SEXE qu’il vous manque ». Donc, aucun cerveau, ni gauche, ni droite, ni chiasme, mais plus bas, beaucoup plus bas.

        Comment avez-vous fait pour nous proposer un tel truc ? No sweat, c’est sans doute un bien. Il est possible que le modus operandi russe émerge de votre recherche : une partie des vignette traite bien de votre sujet mais entrelardées d’autres qui n’ont rien à voir, toutes marquées par la stupidité et la vulgarité, ou même l’insignifiance.
        C’est évident. J’accuse les Russes et Google d’un complot de destruction culturelle et de tentative d’abêtissement pour nous rendre réceptifs à leur influence pernicieuse. ( Je dis Russes, mais Poutine est derrière. Pas besoin de preuves supplémentaires, avec toute les suffrages qui l’ont élu et une participation à faire pâlir d’envie les tenants de la France En Marche Arrière).
        Encore une machination ténébreuse déjouée par la vigilance citoyenne. Mais n’imaginons pas que ce sera toujours aussi facile…
        Finalement, Merci Juan.

  14. L’oeil droit et l’oeil gauche forment sur la rétine droite et gauche des images différentes et ces deux images ne peuvent pas coïncider au sens géométrique du terme. Pourtant le cerveau est capable de percevoir une seule « image”, nette et enrichie d’une « sensation de relief ».
    C’est quelque chose qui m’a toujours beaucoup impressionné, de même que ses autres performances concernant la vision, difficiles à expliquer et à décrire tellement on y est habitué.

  15. On est parti d’un chien , et on se retrouve sens dessus dessous , et sens devant derrière .

    Et « sens » est compris de tant de façons différentes ( Marcel Aymé était dubitatif sur le « sens » des mots , dont celui là , qui change voire s’inverse avec le temps ) qu’il peut être aussi confus que intelligence .

    Un peu surpris des « certitudes  » de l’un et de l’autre qui me paraissent bien totalitaires et vaines .

    La jeune « Tosca » , petite chienne dont j’ai rapporté ici notre rencontre et sa mort , m’en a appris davantage que les querelles d’écoles des maîtres qui ne sont plus que maîtres .
    L’accompagnement de la mort de mes proches aussi .

  16. La propagande sera un problème d’autant plus difficile à faire comprendre, que sa pratique est étroitement associée à l’idée de Liberté. Utiliser des moyens de propagande pour promouvoir la démocratie risque de ne pas suffire, si les moyens mis en oeuvre restent ceux de l’Etat.
    Je pense qu’il faudrait un système un peu comme dans le cinéma, où ce sont les « block busters » qui financent en partie le cinéma d’auteur. La propagande de Volskwagen ou Renault pourrait ainsi financer en partie des critiques techniques indépendantes, que pourraient tenir le CNRS, dans un premier temps, avant d’interdire purement et simplement toute action de propagande. C’est une pollution de l’esprit, de son indépendance de décision, sinon pourquoi les firmes y consacreraient autant d’argent.

    1. La démocratie , c’est quand ça se propage ( propagande ) de bas en haut .

      Que ça nait , que ça s’agrège par propagation, que ça se contrôle de bas en haut .

    1. Magritte , pour démêler les choses …ou les « complexifier » ?

      Pour emboîter le pas à Montaigne cité par Wang-Fô , j’adopte complètement : « Sans être définitif… » !

      1. Magritte pour clarifier, certainement! Si une machine peut arriver à reproduire toutes les caractéristiques humaines et sans doute au-delà, est-elle une … pipe pour autant?

      2. Vous reconnaîtrez cependant que ça se  » complique » à défaut de complexification , puisque vous renvoyez un point d’interrogation !

        Au passage , votre question ne me semble cohérente que si l’on confond « pipe » à « humain » .

        Et il risque fort d’y avoir alors autant de réponses différentes que de … têtes de pipe .

  17.  » Le chien n’est parfois qu’un jouet intelligent. Il sait se conformer aux attentes de son maître. La dépendance est mutuelle. Qui nourrit l’autre ? »

    Non, le chien est loyal et fidèle (trop souvent… ) à son « maître », même les chiens guide d’aveugles voire les chiens secouristes, c’est dire…. Sont cons ces clebs …

    Celui là n’est pas très zaffectueux et manque de poil, d’oreilles de zyeux et de museau, qui remuent, entre autres. Mais il est loyal. Pas très joyeux, mais bon c’est une loyale mécanique : http://www.ulyces.co/news/aucun-humain-ne-peut-empecher-ce-robot-chien-daccomplir-sa-mission/

    « Il sait se conformer aux attentes de son maître »

    Mdrrr. Non, parfois, les chiens dominent souverainement leur maître et là, ben les maîtres deviennent des truffes bipèdes. Allègrement ou pas, d’ailleurs, les chiens promènent ainsi leurs maîtres et ce, même quand les maîtres ne veulent pas sortir. C’est dire…
    Sont cons ces clebs … Mwarf !

    1. « les chiens dominent souverainement leur maître et là, ben les maîtres deviennent des truffes bipèdes. »

      Ma chère Gudule,
      Vous avez tout compris. Je pense que la question de qui nourrit l’autre est assez claire pour lever l’ambiguïté, volontaire évidemment.
      Votre exemple de chien mécanique est encore plus en phase avec mon idée. Car j’avais en tête au début un animal de compagnie artificiel animé par l’IA. Je me suis dit que c’était trop gros, je me suis donc replié sur un clébard. Et puis, c’était le sujet…

      Pensez-vous avoir quelques succès dans la lecture de l’avenir à l’aide de cartes? Qui demande, vous le savez, une fine intuition.
      Le tarot est vieillot, mais d’autres cartes, bleu, visa, gold etc… semblent plein d’avenir. Content de contribuer à faire naître une vocation…

      1. Cependant Boston Anemic est un groupe vendu au CMI cher à Johan. En fait, c’est une machine de guerre. Avec ces trucs, mieux vaut remonter aux fondamentaux: Baver sur la bête est préférable, me semble-t-il, plutôt que laisser d’autres y perdre leur sang. J’espère que ma haine pour ces engins infernaux lèseront un peu les actionnaires, beaucoup si on est nombreux à la partager.
        L’IA est un projet militariste, d’abord.
        Nous faisons si peu contre le CMI.
        Je signe le colibri contre (les engins de) la guerre.

      2. @daniel dit :
        11 avril 2018 à 13 h 07 min

        Bigrou Daniel, j’aime bien Whoopee Goldberg en Irma déjantée, mais quand même…

        « on est une bande de jeunes et on s’amuse. »

        Dakodac.
        Merci l’ami. 🙂

      1. [on est une bande de jeunes et on s’amuse.]

        Le kart, chais pas trop, mais les cartes… Pour vous mettre le pied à l’étrier dans cette activité prometteuse, je vais vous dire le grand secret des diseuses de bonne aventure: c’est le passé qui impressionne le client. Une fois que vous tenez la bonne piste, vous y allez plein pot. Ici, un dilemme: soit vous lui faites croire que sa vie va radicalement changer, soit que sa vie sera encore une morne plaine, toujours plus du même.

        La première hypothèse est cruelle. Vous savez que c’est impossible. C’est d’ailleurs écrit sur son visage. Le client a attiré la médiocrité ou le malheur pendant une partie de sa vie adulte, rien n’y changera dans le futur. Faut pas rêver. Sûr, un client de perdu s’il a le moindre bon sens ou est capable de retour sur lui-même. Les deux sont peu probables, néanmoins le risque est trop grand.

        La seconde est cruelle. Voilà un client mettant ses espoirs d’amélioration en vous. Il prie très fort pour que vous l’aidiez à surmonter ses problèmes de pognon et/ou de cœur. Il aimerait tant croire à vos pronostics optimistes, il les attend tout palpitant . Et votre seule initiative est d’ y verser un baquet d’eau glaciale. D’accord, c’est réaliste mais commercialement désastreux.

        Donc ni l’un, ni l’autre mais avec intuition et psychologie travailler le client sur son passé. Quelques suggestions sont utiles : moins boire, moins fumer, faire du sport, parler à son conjoint/ chien/chat/poisson rouge, changer de lunettes, aller voir son médecin traitant pour ce truc qui a une sale mine, etc. Broder, encore et toujours, avec de larges détours et retours. Vous savez que vous avez gagné quand c’est lui qui cause. Votre travail réside dans la qualité de l’écoute et vous en avez une palanquée.

        Je ne suis qu’un néophyte, mais tout bien pris en compte, je pense que Paul pourrait vous donner des tuyaux plus substantiels. En effet diseuse de bonne aventure guidée par la prudence et psychanalyste ont sans doute beaucoup de points communs.
        [ elle vient de loin, celle-là. Difficile de ne pas la téléphoner]

  18. Avec le titre de votre livre :
    Défense et illustration du genre humain

    j’imagine une immense statue remplie de savoir et de coutumes , toute faite de cire en train de fondre avec quelques humains survivants les yeux bandés et armés de fourches pour la défendre contre ils ne savent quoi… et quelques autres pour la lustrer et essayer de la maintenir intacte. Tout ça cesse vite !

    Hâte de le lire!

  19. Friot / Lordon à l’Université Paris-Tolbiac.

    Non pas des formules magiques, mais des mots tirés du réel dégueulasse et tragique, rarement merveilleux.

    Les chiens et les cyniques la queue basse avec retour à la niche sans croquettes. Devinez pourquoi.
    https://www.youtube.com/watch?v=0PcHA7-hAAU

    Ceci-dit, Ôte-toi de mon Soleil ! Toujours et encore.

  20. J’ai lu , après avoir entendu , le texte du billet , en me disant que peut être la voie entendue pouvait me manipuler plus facilement que l’écrit .

    Mais je n’ai trouvé qu’une chose à corriger en conséquence à mes commentaires :
    Anella et non pas Anela .

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