Catégorie : La race humaine

  • Quelle est l’idée la plus effrayante : celle que les extra-terrestres existent, ou bien celle que nous sommes seuls dans l’Univers ?, par Roberto Boulant

    Billet invité.

    S’ils existent, où sont-ils ? C’est par cette simple phrase que l’on peut résumer le fameux paradoxe posé par Enrico Fermi. Notre système solaire est jeune comparé à l’âge de l’univers, notre Soleil est une étoile de troisième génération, et les nébuleuses protostellaires ayant donné naissance aux étoiles de seconde génération, étaient déjà suffisamment enrichies en éléments lourds pour permettre l’apparition des précurseurs, puis de la vie elle-même, telle que nous la connaissons.… Lire la suite…

  • La blockchain, un ‘machin techno’ de plus ?, par Roberto Boulant

    Billet invité.

    Avec l’aimable participation de Timiota

    Petit rappel pour les non-geeks qui représentent encore la majorité de l’humanité. Une blockchain est la garantie de pouvoir sécuriser une transaction entre deux inconnus sur un réseau n’appartenant pas à des intérêts privés et n’étant pas contrôlé par des états (même si des blockchains privées existent, elles sont par construction infiniment moins étendues qu’une blockchain publique). Par extension, c’est également la plus gigantesque des banques de données, qui conserve la totalité des transactions effectuées et des informations déposées depuis son origine. Une base présentant comme caractéristiques d’être à la fois ineffaçable et indestructible (du moins tant que nos sociétés ne s’effondrent pas).… Lire la suite…

  • Devenir des robots pour ne plus souffrir de la condition humaine, par Pascal

    Billet invité

    Tiré du documentaire d’Arte de 2012.

    Pierre Dardot, professeur de philosophie (retranscription en italique)

    « On construit la fiction d’un individu-cerveau, c’est-à-dire d’un individu qui est son cerveau et qui dans la mesure où il est son cerveau, doit faire attention au fonctionnement de ce cerveau. Donc, il doit faire attention pour éviter tout dérèglement de ce fonctionnement, et ne doit pas hésiter à recourir à des artifices pour améliorer le fonctionnement du cerveau. Parce que, bien évidemment, ce qui est en jeu ce sont les avantages compétitifs. Ce qui veut dire que les rapports entre les individus sont remodelés de manière à faire prévaloir la norme de la concurrence entre les individus conçus chacun comme étant une entreprise de soi ».Lire la suite…

  • Les affres que s’inflige une espèce colonisatrice, par Jacques Seignan

    Billet invité

    Les affres que s’inflige une espèce colonisatrice

    Le préfixe « néo » permet parfois de nommer des notions, nouvelles ou dérivées, à partir de concepts antérieurs : néoclassicisme, néoréalisme, néocolonialisme… En économie, une certaine continuité dans la fin et les moyens apparait assez étonnante ; un bref aperçu historique pourrait le montrer.

    Le colonialisme : au XIXe siècle, on inventa la « mission civilisatrice » coloniale européenne, à la suite des précédentes aventures impérialistes initiées lors de la première mondialisation du XVème siècle. Le principe est simple et ancien : une nation plus « développée », par la force brutale de ses armes annexe et exploite des territoires où vivent des peuples que l’on soumet pour leur extorquer des richesses agricoles, minières ou humaines (l’esclavage).… Lire la suite…

  • DIDEROT ET LES DRONES, par Jacques Seignan

    Billet invité

    Denis Diderot (1713-1784) écrivait dans sa « Lettre sur les aveugles à l’usage de ceux qui voient »:
    « Aussi je ne doute point que, sans la crainte du châtiment, bien des gens n’eussent moins de peine à tuer un homme à une distance où ils ne le verraient gros que comme une hirondelle, qu’à égorger un bœuf de leurs mains. Si nous avons de la compassion pour un cheval qui souffre, et si nous écrasons une fourmi sans aucun scrupule, n’est-ce pas le même principe qui nous détermine ? »

    L’idée de tuer à distance existait à son époque puisque les armes à feu opèrent bien à distance ; mais évoquer la possibilité de tuer, à si longue distance qu’un homme n’apparaîtrait que comme une fourmi, c’était surtout donner une image philosophique forte, dans son style inimitable.… Lire la suite…

  • PHILIA M’A TUÉ, par Zébu

    Billet invité

    « Qu’est-ce que la Philia ? Rien d’autre que la bonne volonté dont chacun fait preuve pour que “ça marche” dans le monde où nous sommes plongés. (…) Ces gestes collaboratifs, d’entraide, ces efforts que nous consentons et qui assurent la persistance de la vie en société bien mieux qu’une main invisible qui serait présente en dépit des comportements égoïstes des uns et des autres. (Misère de la pensée économique, pp. 282 et 285) ».

    Un Belge donne cette définition de ce qu’il a pu vivre un soir à La Louvière, perdu en pleine Wallonie, à la recherche de Godot.… Lire la suite…

  • DANS UN JOYEUX BROUHAHA, par Un Belge

    Billet invité

    Quelques heures avant le possible défaut des États-Unis sur leur dette, qui ne s’est finalement pas (encore) produit, chacun, dit Paul Jorion, « vaquait tranquillement à ses occupations ». Attitude sidérante si l’on comprend l’importance de l’événement (c’est-à-dire si l’on sait un peu comment fonctionne l’économie mondiale), mais qui peut en partie s’expliquer comme suit…

    D’une part, pour une majorité de personnes, le sort de la dette des États-Unis n’a pas plus de réalité que le sort des réservoirs d’eau contaminée de Fukushima. Sans doute, chacun croit savoir que le monde est un désormais unique et interconnecté, que le battement d’aile d’un papillon ici fait éternuer là bas, etc.… Lire la suite…

  • PROJET D’ARTICLE POUR « L’ENCYCLOPÉDIE AU XXIème SIÈCLE » : Rire, par Le Sombre Matou

    Billet invité

    Rire : « Propre de l’homme » selon un humaniste du canal historique, lui-même se référençant à Aristote qui y voit plutôt une qualité humaine sans en faire pour autant un signe distinctif d’avec l’animal.

    On pourrait donc proposer que l’absence de rire caractérise plutôt l’inhumain de nos actes humains c’est-à-dire non pas ce qui nous ravale au rang de la bête mais plutôt au rang du monstre, lorsque l’humain commet des actes que jamais un animal ne commettrait et qui le rende indigne de son humanité.

    Le rire, on parle ici du rire naturel du rire « de bon cœur », pas du grincement cynique et du sourire crispé, le rire « jaune » ou le « pince sans rire », qui lui est parfois, à tort, apparenté, le rire donc appelle à une complicité et même à une bienveillance ; il rapproche les êtres par delà leurs différences en se référant à ce que leur culture ou leur inné ont de commun, il rend vulnérable par ce qu’il montre à autrui : une âme à nu, un corps momentanément hors du contrôle de la volonté, un abandon qui est une preuve de confiance.… Lire la suite…

  • LES ÉLUCUBRATIONS

    Comme vous le savez sans doute, les élucubrateurs bénéficient de manière générale de toute ma sympathie. Antoine remet ça, avec un sens profond de la nature humaine, frappé du sceau de la sagesse anthropologique, qui requiert d’interdire quand il n’est pas possible de faire autrement, mais de ne pas le faire simplement pour prétendre être plus vertueux qu’on ne l’est réellement.

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  • Message à Claire

  • UN VOLCAN ISLANDAIS, FUKUSHIMA, LA REVOLUTION, par zébu

    Billet invité

    Comme dans les jeux enfantins, on peut proposer de trouver l’intrus parmi différents termes d’une proposition, mais il se pourrait bien que cette fois, il n’y ait point d’intrus.

    Dans le choix des risques, nous pouvons être confronté à 2 types de risques : des risques naturels et des risques humains et technologiques (les risques technologiques ne sont que des effets des risques humains), le dernier terme de la proposition étant une conséquence des risques encourus ou une solution pour les éviter.

    Il apparaît étrange de pouvoir lire ces trois termes côte à côte, tant ils semblent disparates : un élément naturel, une centrale nucléaire en déperdition et un phénomène politique.… Lire la suite…

  • FUKUSHIMA, SYMPTOME D’AGONIE, DEBORDEMENT DE COMPLEXITE, par Pierre Sarton du Jonchay

    Billet invité

    Après l’analyse de la valeur par le caractère personnel et social de l’humain, après la présentation du prix comme conséquence d’options de répartition des causes de la valeur entre des rôles humains distincts, voici une proposition d’application du marché d’option à la prévention de la complexité technologique spéculative.

    Imbrication humaine des causes

    D’après les informations qui nous ont été données, le tremblement de terre du 11 mars au Japon a normalement déclenché la procédure de mise en sécurité de la centrale nucléaire de Fukushima. Puis le tsunami est arrivé et a noyé les pompes de secours de refroidissement des réacteurs.… Lire la suite…

  • LA MEMOIRE DE L’AVENIR, par Crapaud Rouge

    Billet invité

    Dans une récente interview à Rue89, Edgar Morin explique : « Aujourd’hui, quel est le nouvel improbable ? La vitalité de ce que l’on appelle la société civile, une créativité porteuse d’avenir. En France, l’économie sociale et solidaire prend un nouvel essor, l’agriculture biologique et fermière, des solutions écologiques, des métiers de solidarité… Ce matin, j’ai reçu un document par e-mail sur l’agriculture urbaine. Au Brésil, où je vais souvent, des initiatives formidables transforment actuellement un bidonville voué à la délinquance et à la misère en organisation salvatrice pour les jeunes. Beaucoup de choses se créent. Le monde grouille d’initiatives de vouloir vivre.Lire la suite…

  • LES ORIGINES DE L’ART ET DE LA CULTURE : le rôle des individualités, par Paul Tréhin*

    Billet invité

    Aux origines de notre espèce humaine au sens large, la préoccupation première fut surtout la survie dans un milieu hostile. Mais une adaptation correspondant aux conditions du milieu de vie devait suffire à ce but fondamental : tant qu’il n’y avait pas de raison de changer de mode de vie et d’exploitation des ressources naturelles, pourquoi le faire ? D’ailleurs, les premiers outils en pierre taillée appelés galets aménagés, ou parfois connus comme technique Oldowayenne, avec un seul tranchant, ont eu une durée de vie de plus d’un million d’années, soit pendant pratiquement toute la période dite du paléolithique inférieur : moins 2,6millions d’années à moins 1,6 millions d’années et même un peu au paléolithique moyen.… Lire la suite…

  • Mon Québec à moi

    Avant d’aller quelque part, on en a quand même une idée, faite de bric et de broc en général, et qui ne ressemble pas vraiment à la chose elle-même. Parfois le contraste entre le préconçu et le constaté se révèle d’ailleurs embarrassant : ce fut le cas par exemple pour moi et la Chine.

    Je n’ai pas vu grand-chose du Québec cette semaine et il faudra y retourner – voir la forêt en particulier – et la pêche, qui me fascine partout, dans tous les pays du monde.

    En attendant, voici mon Québec à moi, tel que je l’avais inventé dans ma tête avant mercredi.… Lire la suite…