LES ÉLUCUBRATIONS

Comme vous le savez sans doute, les élucubrateurs bénéficient de manière générale de toute ma sympathie. Antoine remet ça, avec un sens profond de la nature humaine, frappé du sceau de la sagesse anthropologique, qui requiert d’interdire quand il n’est pas possible de faire autrement, mais de ne pas le faire simplement pour prétendre être plus vertueux qu’on ne l’est réellement.

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238 réflexions sur « LES ÉLUCUBRATIONS »

    1. Je pense qu’il y a un sacré paquet de petit(e)s bourgeois(es) le cul trempé dans la moraline ou michéo-dépendants sur le blog Jorion et que Jorion doit bien se marrer.

      La prostitution est seulement une expression particulière de l’universelle prostitution du travailleur

      Karl Marx. Manuscrits économiques et philosophiques 1844.

      Prostitution et monogamie sont certes des contradictions, mais des contradictions inséparables, les pôles du même état de la société.

      F.Engels. L’ origine de la famille de la propriété privée et de l’ État. 1884.

      La prostitution devient une institution sociale nécessaire, tout comme la police, l’armée d’active, l’Église, le patronat, etc.

      A.Babel. La femme et le socialisme. 1891.
      http://www.workersliberty.org/story/2010/03/29/prostitution-marxist-analysis

      1. @vigneron: tu as bien raison et tes citations l’appuient: ceux qui défendent la prostitution (« tout comme la police, l’armée d’active, l’Église, le patronat, etc. ») sont des petits-bourgeois.

      2. Bingo ! Je m’étais juré de choper un gros mérou avec un leurre à petit barbeau (j’ai pas dit maquereau ! j’aime pas ça)… Ahhh les finesses de la dialectique échappent un peu à l’élève MôôAyen(âgeux), et les tournures jorioniennes aussi…

        avec un sens profond de la nature humaine, frappé du sceau de la sagesse anthropologique, qui requiert d’interdire quand il n’est pas possible de faire autrement, mais de ne pas le faire simplement pour prétendre être plus vertueux qu’on ne l’est réellement.

        Et puis aussi, mon bon, avec ton genre de sophisme radical, ben on peut dire aussi qu’améliorer le sort des prostituées c’est comme qui dirait pareil qu’améliorer le sort des travailleurs, et donc petit bourgeois et anti-révolutionnaire. Dans le genre de la Vie Ouvrière de la CGT qui titrait en 28, quand le gvt Poincaré proposait les premières lois sur l’assurance sociale : « A bas la Loi fasciste des assurances sociales »…
        Lis le texte que j’ai mis en lien, de l’anglais très clair par une toubib qui connaît le sujet, elle.

      3. Mais, à Babylone, sa particularité est que l’appareil de production y est son corps propre, et l’exploiteur l’exploité, que ce soit avec un mac singulier ou via un maquereautage à vocation universelle, l’économie du plaisir comme produit. L’élucabrateur a son régime, deux fois par semaine : réglé comme une horloge son piston… sanitaire et à promesse durable.

      4. @vigneron:

        Ton texte conclut ainsi: « Prostitution, in this form, would not exist in a socialist society, neither would the family nor work in their current form. There may well be specialist sexual entertainers and experts, but freed from the links with private property and state sanctified or enforced monogamy, sexual relations will evolve in ways that we can only speculate about. The key thing is that the distinction between public and private, in the sense of public social work and private reproduction, will have to dissolve and in that process women will be truly liberated. »

        C’est clair, non? Tes accommodements antoinesques ne sont pas socialistes. Ils sont libéraux et on va dire, pour être juste, que c’est en ce qui te concerne toi et Antoine le côté charitable du libéralisme. La gôche quoi.

        PS: Et les tournures jorionesques, je m’en fous. Je pense ce que je pense. Bénédiction du maître ou pas.

      5. @vigneron
        « Je pense qu’il y a un sacré paquet de petit(e)s bourgeois(es) le cul trempé dans la moraline ou michéo-dépendants sur le blog Jorion et que Jorion doit bien se marrer. »

        Si Marx, Engels et Babel, avait compris que l’humain est en surpopulation leurs réflexions auraient peut-être été plus génitrice d’avancement durable:

        – L’humain se prostitue au sens large parce qu’il est déconnecté de sa nature animale s’enfonçant depuis plus de 50 000 ans dans une surpopulation croissante.

        – Tout contradiction n’est qu’apparente, le but est d’abuser du prochain en état de carence affective et intellectuelle provoquée par la surpopulation.

        – La prostitution n’est nécessaire que parce que tout les humains préfère l’abus apparent dans la surpopulation qu’ils sont tous trop lâche pour imposer de restriction sur les naissances »

        L’humain préfère toujours la fuite en avant en espérant qu’un jour du fruit de la surpopulation naissent le sauveur (le prophète):
        – Il n’y a pas d’eau pour étancher la soif de tout le monde: faisons des enfants, il y en a bien un qui trouvera la solution.
        – Idem pour la famine.
        – Idem pour la pollution.

      6. Voilà voilà, continue à t’enferrer. C’est bon de sentir l’hameçon transpercer le palais ? Et ton picorage dans le texte du Dr Helen Ward, il est moyen moyen non ? T’aurais pu prendre en même temps la phrase juste au-dessus pour être complet et fidèle – comme un bon mari – sur sa conclusion, ou carrément du radical Moayen un peu plus haut avec la citation de Julie Barchill :

        Prostitution is the supreme triumph of capitalism. When the sex war is won prostitutes should be shot as collaborators for their terrible betrayal of all women, for the moral tarring and feathering they give indigenous women who have had the bad luck to live in what they make their humping ground.

      7. @Moi 7 janvier 2012 à 14:28
        À propos d’accommodements d’une morale dite socialiste, autant aller aux sources déjà citées et puis, comme ne l’écrit pas le traducteur d’Engels : un poing c’est tout.

      8. @vigneron: n’essayes pas avec ton habituelle mauvaise foi de me coller une position qui n’est pas la mienne. Tout le texte dit que la prostitution est une institution capitaliste. Dans le socialisme, il n’y a pas de prostitution, qui est une forme d’exploitation de l’homme par l’homme, tout comme le salariat.
        Ta position est social-démocrate, c’est-à-dire social-libérale (au fait, t’as remarqué que t’es sur la même ligne que le « nécessité fait loi » de jducac? Je me bidonne quand tu montres ton vrai visage). Ton objectif n’est pas de changer le cadre mais de l’accommoder. Soit. Assumes et arrêtes tes simagrées.

        http://www.dailymotion.com/video/x1ak1b_elio-di-rupo-et-l-ultra-capitalisme_news (merci à fujisan pour ce lien extraordinaire)

        Je viens de découvrir la réponse du social-démocrate: http://www.leblogdelio.be/index.php/2007/05/18/socialisme-et-altermondialisme-dialogues-et-synergies/ (aujourd’hui il est à la tête d’un gouvernement d’austérité, se mentent-ils à eux-mêmes ou sont-ils vraiment vicieux?)

      9. SMSPSG. Oh bordel, v’là Malthus qui jaillit d’un buisson et qu’arrive au secours des filles de joie !
        Ça fait deux siècles que Malthus et ses suivants causent de surpopulation, et Marx comme Engels avaient pas traîné en route pour les comprendre, ni des pieds pour leur répondre. L’idéologie malthusienne, avec toutes ses variantes, est selon moi l’une des pires, des plus dangereuses, des plus perverses, le planisme qui l’accompagne l’un des plus ignobles.
        http://bataillesocialiste.wordpress.com/2010/02/19/critique-de-malthus-marx-engels/

        Le malthusianisme : une déclaration de guerre ouverte au prolétariat.
        En attendant, la déclaration de guerre la plus brutale que la bourgeoisie ait lancée contre le prolétariat, c’est la théorie de la population de Malthus et la nouvelle loi des pauvres qu’elle a inspirée. Nous avons déjà fait allusion en de multiples occasions à la théorie de Malthus. Nous rappellerons simplement ici ses principales conclusions : la terre est perpétuellement surpeuplée, de sorte que la pauvreté, la misère, la disette et l’immoralité doivent toujours dominer ; que c’est le sort de l’humanité d’être éternellement condamnée à exister en trop grand nombre, donc en classes diverses, dont certaines sont plus ou moins riches, cultivées et morales, et les autres plus ou moins pauvres, misérables, ignorantes et immorales. Il s’ensuit dans la pratique – et Malthus lui-même tire ces conclusions – que la charité et les caisses de pauvres sont à proprement parler une absurdité, puisqu’elles ne servent qu’à maintenir en vie et à faire se multiplier la population en excédent, dont la concurrence ne fait que peser sur les salaires ; que l’occupation des miséreux par l’administration des pauvres est également déraisonnable, puisqu’une quantité fixe, tout à fait déterminée, de produits peut être consommée ; que pour chaque ouvrier en chômage qui est occupé, on en jette un autre sur le pavé, de sorte que la libre entreprise privée se trouve lésée par chaque ntervention de l’Assistance publique dans l’industrie ; qu’il ne s’agit donc pas de nourrir la population en surnombre, mais de la limiter autant que possible, d’une façon ou d’une autre.
        Malthus déclare, en termes non voilés, que le droit qu’a tout homme vivant sur cette terre de manger, de boire et de se vêtir est un pur non-sens. Il cite à ce propos les paroles d’un poète : le pauvre arrive « au banquet de la Nature » et ne trouve aucun couvert mis pour lui, puis il ajoute que la Nature lui enjoint alors de ficher le camp,  « puisqu’avant de naître il n’a pas demandé à la société si elle voulait de lui» (…)

        La situation de la classe laborieuse en Angleterre. F’Engels, 1845.
        Vous changez juste un mot, « puisqu’avant de naître il n’a pas demandé à la Terre si elle voulait de lui» et tout va pour le mieux, n’est-ce pas ?
        Et dites donc quel fut le pays tout à la fois le plus malthusien, ou en tous cas le plus efficace dans le contrôle totalitaire des naissances, et l’un des plus répressifs envers la prostitution ? La Chine. Superpuissance de la prostitution : la Chine.
        20 millions de prostituées (ça ferait juste un million en France…) d’après l’économiste Yang Fan, 6 % du deuxième pib national au monde.

      10. @Mr Vigneron
        Faudrait faire le point!
        « Mérou est-elle? »

        Le maquereau vit en bande et en mer.
        Le barbeau vit en groupe et en rivières rapides aux eaux bien oxygénées mais pas trop fraîches.
        Le mérou vit en solitaire sur les haut-fonds marins.

        Alors, la gauche étant d’eau douce, la mer serait-elle à droite?
        Quelle eau, salée ou pas, alimente l’autre?

        Le barbeau se pêche à la mousse, ce qui laisse peu de chance d’hameçonner d’autres espèces avec cette technique….
        Toutefois, en utilisant un vairon, qui se pêche à la bouteille et en eaux douces mais froides, on attrape des barbeaux généralement…., mais maquereaux et mérous peuvent s’y prendre.
        Autant qu’à la plume on attrape des maquereau, et que cela peut tenter un barbeau.

        Jusque là, c’est cohérent.
        Faudrait faire comme pour le delta-plane:
        Si s’accordent des permis de pêche, nul besoin de permis de voler pour s’exercer en delta-plane…,toutefois,
        …depuis que nulle compagnie d’assurance n’envisage la moindre prime pour le delta-plane, il n’y a plus d’école de delta-plane.
        L’assurance prostitution devrait-être obligatoire, et le problème serait alors résolu…

      11. Zemblabla, je hais le pois(s)on autant que les pêcheurs et les oiseaux sont aussi cons qu’ils sont beaux, tout comme les chasseurs d’ailleurs, d’ailleurs j’aime bien les « chasseurs d’ailleurs », mais pas ceux d’ici, ceux d’ailleurs, les qui m’daillent pas.

      12. @ Mr Vigneron
        (Vous vous trompez, MonPseu s’écrit Zenblabla!, si je suis susceptible…)

        Vous avez la légion, superbe cuillère au revers, s’il faut chasser l’ailleurs!
        D’ailleurs, comme vous y allez, pas la peine d’assurer, il faut juste voir!
        « J’aime, ..j’aime pas », on veut des critères d’amour, disaient les professeurs!!!!
        Seriez-vous carpe qui chipote?

      13. @vigneron
        « SMSPSG. Oh bordel, v’là Malthus qui jaillit d’un buisson et qu’arrive au secours des filles de joie ! »

        C’est pas parce que quelqu’un dit parfois des conneries que tout ce qu’il dit est des conneries. C’est d’ailleurs à ça que sert l’intelligence : Séparer L’ivraie du bon grain.

        D’ailleurs

        1- Je ne me prétend pas disciple de Malthus. Si il a dit des choses intelligentes que je reprend pour porter mon discours j’en conclus que je suis humain. On dit bien qu’on ne pense que sur la pensée des autres.

        2- En France les néomalthusiens ont bien été persécutés par les riches et le pouvoir en place car justement baisser la population, empêche l’esclavage et la prostitution des masses.

        C’est à la fin du XIXe siècle que des théoriciens anarchistes tels que Paul Robin développent en France des thèses néomalthusiennes, que l’écrivain et journaliste Octave Mirbeau s’emploie à populariser dans la grande presse1, à contre-courant des thèses natalistes et populationnistes en vigueur au nom de la « Revanche ». Rares sont alors les syndicalistes et les socialistes à se joindre aux militants anarchistes néomalthusiens.

        À l’analyse de Malthus, les libertaires néomalthusiens ajoutent deux éléments fondamentaux : d’une part, il serait monstrueux de produire massivement la chair à canon dont les bourgeoisies industrielles ont besoin pour les prochaines boucheries (ils s’opposent donc aux politiques natalistes mises en œuvre afin de préparer la guerre programmée dans les meilleures conditions, grâce à l’abondance de l’infanterie), la chair à travail (qui facilite l’exploitation patronale), la chair à plaisir (qui alimente la prostitution). Ils appellent à la « grève des ventres ».

        D’autre part, ils réclament un contrôle des naissances grâce aux moyens contraceptifs en usage et à l’avortement. Poursuivant ce but, Paul Robin avait fondé en 1896 la Ligue de la Régénération humaine qui sera dissoute en 1908. Eugène et Jeanne Humbert, devenus les principaux animateurs du mouvement, créent Génération consciente et poursuivent leur propagande après son interdiction par la loi de 1920. Leur activité militante leur vaut plusieurs séjours en prison..

        « Ça fait deux siècles que Malthus et ses suivants causent de surpopulation »

        Rendu à dire de pareils sornettes, c’est vraiment marrant, vous êtes humoriste peut-être?
        Durant la guerre contre le communisme vous auriez pu être engagé pour la propagande, parce qu’en URSS il n’y avait de communisme que les attaques idéologiques américaine capitaliste.

      14. @sgmsg, le 8 janvier 2012 à 01 h 28

        « libertaires néomalthusiens », drôle d’espèce ! Où qui crèchent, ces apologues de l’humanité suicidaire ? Leur théorie serait que pour s’opposer à l’obligation d’engendrer il faudrait interdire de faire des gnards. Un peu courte l’analyse, non ? Encore des avec lesquels ne pas faire alliance. « Sans Gêne Mais Sans Gène » ?

  1. Le Clown Vert: je vous suis sur tout ce que vous écrivez. par contre, et c’est juste une question: concernant le mariage, j’ai lu l’histoire d’un type qui a du payer une indemnité de compensation à sa femme pour avoir failli à son obligation de relation sexuelle, obligation faite par le contrat de mariage. Mariage= rapport contraint par la loi?

  2. Antoine compare le sexe à la gastronomie. Je pense qu’il a tord, comme la grande majorité des européens qui aimeraient bien que ce soit le cas, à commencer par nos gaulois, les germains pas très loin derrière, qui aimeraient bien en fait que le sexe soit débarrassé de cet émotionnel encombrant. Si le désir sexuel peut assurément avoir une base gastronomique, il n’en est pas de même pour la relation du même nom. Le mieux serait donc d’être amoureux (-se) de sa (son) professionnelle ( -el) , la (le) payer serait donc un acte d’amour. Cela arrive.
    Ce point philosophique évacué, il est clair qu’Antoine a raison et que cette activité soit reconnue, encadrée, et que les gens qui veulent exercer ce métier puissent le faire dans de bonnes conditions.

      1. Bien sûr que c’est de la gastronomie, mais c’est au départ. Ensuite ça se complique…à moins qu’on ne veuille en rester au stade épidermique, ad donjuanam eternam

        Votre lien sur la discussion lacanienne, je ne vois pas le rapport, faudra m’expliquer.

        Par contre vos arguments, bonjour :
        « Mais filer quelques billets à une gamine pour avoir le droit de la baiser, no problemo. »

        D’où j’en conclus que les clients de prostituées sont dans votre esprit des pédophiles. Encore mieux que les névrosé(e)s suédois(es) qui se contentent de pontifier que  » on ne peut acheter un corps » ( sérieusement Renard, vous êtes déjà allé aux putes ? Je ne crois pas , parce que « acheter un corps » est bien la dernière impression que vous pouvez ressentir).
        A la prochaine révolution je peux déjà vous prédire où vous serez affecté : au nouveau NKVD

      2. @ nol

        Sur le lien avec la discussion lacanienne, l’explicitation est ici.

        Si j’ai parlé de gamine, c’est en raison de la différence d’age entre les plus courues d’entre elles et votre serviteur (j’excepte celle qui persiste à officier au bas de ma rue avec qui la différence est inversée) et non pour traiter qui que ce soit de pédophile (à ce propos, avez vous écouté les paroles de la chanson).

        Non, on ne peut pas acheter le corps d’un autre, ni le tenir captif. Mais pour d’autres raisons que celles dont vous dénoncez la dénonciation. (Re)lire Proust.

        Effectivement, je ne me suis jamais fait une pute, les goupils payent rarement les poules qu’ils convoitent. Sans fierté particulière, une limite personnelle.

        Peut-être est ce simplement par souci d’économie. Auquel cas je vais étudier votre proposition d’entrer au NKVD, il parait qu’ils peuvent se les tirer gratos.

  3. Après la proclamation de la République Populaire Chinoise, fin 1949,
    le Parti a lancé des Campagnes de Rectification Populaires.
    La République sera frugale et vertueuse.
    Tour à tour, les compradores, les opiomanes, les grands propriétaires terriens
    et les prostituées ont été déclaré « ennemis du Peuple » et invités
    à se présenter dans des procès publiques à grand spectacle.
    Les « campagnes » ont durées jusqu’en 1951.
    On estime le nombre de victimes entre 50 et 100 millions
    de morts.
    Source: Lucien Bodard – la guerre d’Indochine
    et Pasqualini -Prisonnier de Mao.

    A Dien-Bien-Phu, en 1954, juste après la chute du camp retranché,
    les prostituées des BMC des différentes Unités ont été
    immédiatement fusillées, comme les traitres PIM.
    Vertu et patriotisme…
    Elles étaient une trentaine de toutes origines.
    Pendant les combats, elles s’étaient mises à la disposition
    des médecins et aidaient aux soins des blessés.
    Femme et courage…
    ( BMC: bordel militaire de campagne.
    PIM: prisonnier interné militaire. Statut des prisonniers Viet-Minh.
    Les PIM trahissaient en travaillant pour les forces françaises .)

    J’ai lu le mot « pute ». dévalorisant, négation, mépris. Choquant.
    Toute femme est digne de respect. Surtout dans sa féminité.
    Je souhaite que toutes les femmes et mères rabaissées, humiliées et
    doublement exploitées s’unissent et luttent pour leur
    émancipation pratique. Cette libération est, avec la disparition des
    conséquences du chômage, l’indice le plus sûr d’une réforme sociale positive.
    Elle est loin…

    Je suis d’accord avec Nathalie. Les envolées intellectualisantes
    sont des caches misères.
    Ne pourrait-t-on pas laisser tranquille les grands principes
    et baisser la pression ?

  4. La prostitution, ça innerve!
    Une fois, à ma grande surprise, j’ai entendu régulièrement que tel concurrent, et puis tel autre, finalement en recoupant à peu près tous depuis chacun, tous les concurrents étaient des putes…!
    Sans doute restions-nous « entre soi ».

    N’empêche, cela réduit le nombre des mondes sérieusement!
    Antoine le dit bien mieux que moi.

  5. LES ÉLUCUBRATIONS

    C’est sur BFM radio, les pseudo experts. Faut les entendre faire l’éloge du modèle anglo saxon, papotant de façon hystérique, se coupant la parole avec un Nicolas Doze buvant leur parole comme du petit lait.

    Navrant.

    Je préfère celles d’Antoine…..plus rafraichissantes.

    Happy new year!

  6. Fastoche, restrictions économiques pour 99%, aliénation culturelle à gogo par les média et pour tous, libération sexuelle détourrnée de ses fins pour faire passer la potion.
    L’ivresse du grand large contre la contestation populaire éventuelle.

  7. En plus combien de clients de réseau de prostitution parmi la « jeunesse » de l’assemblée ou du sénat ??? Ah si j’étais Madame Claude, ce n’est pas de DSK que je saurais tout sur le zizi comme chantait Pierre Perret mais de tout ces branques ça oui…

  8. Je voulais relever le débat : pénaliser le client dans la rue ???? mais ne pas pénaliser le client qui s’en tape une, devant un site porno en ligne, alors que la nana en face elle vend bien son corps que je sache, elle n’est pas bénévole au resto du cœur si ce n’est avoir un siècle de retard c’est quoi, Je vous dis pas avec une taxe sur la branlette en ligne, on est sauvé on garde le AAA.

  9. Putain !

    C’est pas possible. Toutes ces justifications, faux semblants, fausses excuses.
    A croire que sur ce blog, tout le monde va aux putes. Bientôt on va s’échanger les adresses.
    La morale, c’est pour les autres, les méchants banquiers, les vilains spéculateurs, les affreux patrons.
    Mais filer quelques billets à une gamine pour avoir le droit de la baiser, no problemo. « C’est comme ça, mon bon Monsieur, on en a besoin pour persévérer dans notre être. Ce qui nous dérange c’est qu’elle profite peut-être pas de notre contre-don et qu’un méchant maquereau pourrait le lui faucher. Alors, on voudrait bien légaliser tout ça pour être vraiment déculpabilisés et être sur que notre versement en liquide en compense un autre.

    Une expérience de pensée :
    Il est avéré que la grande majorité des femmes et des enfants qui se font violer et qui sont assassinés par la suite, ne sont mis à mort par leur violeur que parce qu’il craint d’être dénoncé et embastillé. Légalisons le viol et sauvons la vie de ces innocentes victimes d’une injuste prohibition !

    1. comme quoi la corruption est d’ordre spirituel : on a ôté toute responsabilité , mais on a culpabilisé à outrance , c’est à dire on a enfermé les gens dans des grilles de représentation qui suscitent une soif inextinguible , sans fin, et a-normale, excitant toutes sortes de convoitises et par conséquent légitimant ensuite toutes les répressions .
      finalement on passe à côté de sa vie , on se marie mal, on aime mal, ou baise mal, on n’est plus qu’une sorte d’objet malheureux . c’est à dire , on a perdu son sujet . on n’est plus son propre sujet mais celui d’un autre .
      excusez, c’est vague, mais à force de redites, dans un monde où tout est fait pour nous embrouiller, nous mélanger les idées . c’est affreux, tout ce « spectacle » . ( un mot creux , un de plus )

    2. Le choix du partenaire sexuel est DEJA une forme de priostitution . Il intègre le combat de hierarchisation inconscient et souvent conscient . Perso , a l’ IUT de Cachan , j’allais draguer ds le quartier de centrale et les bals de grandes écoles .Meme les troquets pres de ces ecoles sont gavés de blondasses en recherche de statut social … suffit de se déguiser en futur statut social ..pas besoin d’aller aux putes .

      1. @ kerkoz

        J’en ai, moi aussi, vu, des deux sexes, qui exhibaient leur conquête comme un signe extérieur de richesse.
        Cela dit, même si la drague est un jeu où l’on peut tricher, la prostitution aujourd’hui, c’est le désir du mâle de se dégager des contraintes que la lente (et inachevée) domestication que le genre féminin, depuis les cours occitanes, lui impose et que l’on nomme civilisation.
        Pas besoin de considérer le désir de l’autre, pas même besoin de considérer l’autre, pas de préliminaires.
        S’abstraire de toute règle sociale, fors celles de l’argent. Merveilleuse liberté et sentiment de pouvoir excitant … N’importe quel trader vous expliquera ça mieux que moi.

      2. Bon , je précise ma pensée . Pour moi , il faut considérer la prostitution de façon inversée :
        Quel est d’apres toi le % de pouffes , qui acceptent qqs petits sévices peu jouissifs pour accéder au mode de vie 4×4; piscine ; WE a la réunion , Jet société , et Pistons divers et avariés pour des activités népotisées …. Au stade gde Bourgeoisie , ça nous parais obscène et caricatural , mais a chaque niveau social , peu dérogent a ce schéma . Si l’on faisait une étude globale , il me parait évident que la femme , en moyenne « grimpe » par cet ascenceur social ….Le reste n’est que littérature , chacun se sert de ses armes pour une « meilleure place ds le trafic  » et ds cette procédure l’inconscient , bien sur domine puisqu’il y a ségrégation géographique des couches sociales .

      3. Parce qu »en fait, ….faire une ou deux passes par semaine avec un gus fatigué, c’est qd meme plus rentable que de faire le trottoir , c’est moins fatiguant , plus hygiénique et tu as meme la retraite assurée ..a 35 ans .

      4. @ kerkoz

        Comme tu le dis, il n’y a pas ni étude ni stats sur le sujet. Mais tout le monde a plusieurs exemples à citer.
        Pour ce qui est de la promotion sociale, j’attire l’attention sur le fait que les pouffes en question ne sont pas forcément du genre féminin. Il faut également penser aux relations homosexuelles et depuis quelques temps (après tout, ça fait bien une cinquantaine d’année que la promotion sociale des femmes est entamée) une inversion des rôles entre » ascenseur et ascencé.
        Mais ce n’est pas de ce type de prostitution au sens large que traite Antoine dans son article, mais de relations tarifées avec solde de tout compte. Je ne pense pas qu’elles soient directement comparables.

    3. TOP RENARD, je viens de te lire et je t’arrête de suite, ne me dis pas que tu n’as jamais regardé de porno ? quelle différence entre une actrice porno et une prostituée ? tu vois toi aussi t’es client !

      1. @ liervol

        Je n’ai pas prétention à la sainteté, donc merci de me rendre un peu de cette imperfection qui me légitime dans ce débat.
        Cependant c’est un peu facile de noyer le poisson avec des « Tout est prostitution ! » (les relations sociales, les relations conjugales, les films X), comme beaucoup s’y ingénient dans les commentaires. Après tout, entre Sade et l’absolue pureté de l’amour courtois (et encore), tout n’est qu’hypocrisie.
        Reste la prostitution proprement dite (Bonjour Madame, merci Madame, au revoir Madame -ou Monsieur) et de la légitimité ou de l’utilité à légiférer à son sujet dans l’espoir de favoriser des « comportements vertueux ». A cette question, compte tenu de mon incapacité personnelle à lier ce type rapport humain et une contrepartie financière directe, je n’ai que des réponses confuses qui mettent en jeu les impossibles définitions du désir et du consentement.
        Et la représentation que l’on se fait de la prostituée : la Fantine de Hugo qui vend son corps au propre comme au figuré et qui finit par en crever ou la petite masseuse Thaïlandaise qui se constitue une dot à coup de happy endings décomplexés, de la captive d’un réseau mafieux ou de la femme libre ayant fait un choix de vie.

  10. La rue assourdissante autour de moi hurlait.
    Longue, mince, en grand deuil, douleur majestueuse,
    Une femme passa, d’une main fastueuse
    Soulevant, balançant le feston et l’ourlet ;

    Agile et noble, avec sa jambe de statue.
    Moi, je buvais, crispé comme un extravagant,
    Dans son œil, ciel livide où germe l’ouragan,
    La douceur qui fascine et le plaisir qui tue.

    Un éclair… puis la nuit ! – Fugitive beauté
    Dont le regard m’a fait soudainement renaître,
    Ne te verrai-je plus que dans l’éternité ?

    Ailleurs, bien loin d’ici ! Trop tard ! Jamais peut-être !
    Car j’ignore où tu fuis, tu ne sais où je vais,
    Ô toi que j’eusse aimée, ô toi qui le savais !

    Charles Baudelaire

  11. Le monde est détraqué . la nature l’est moins . elle n’aurait pas tenu le coup si elle l’avait été, elle est bien réglée malgré ses grands chambardements biologiques , géologiques et tout le bazar.
    nous , atterris ici dans un corps sexué , portés par ce désir , non du désir de désir, mais par cet impératif besoin de retrouver notre unité , notre totalité , parce qu’être humain conscient c’est savoir ce manque , et ce manque fait mouvoir la conscience , bref, sexué, c’est à dire, divergent et croisé .
    il n’y a qu’une sexualité de fait comme une prise électrique qu’on branche et nous relie l’un à l’autre , pour les corps , et nous laisse entrevoir de quoi est composée notre unité originelle , intenable de fait, on toujours sujet à la chute . ça glisse , ça dérape, et les enfantements pleuvent ou pleurent, c’est selon.
    puis il y a une sexualité de pensée . un esprit qui vibre avec un autre esprit . par delà les dits .
    et qui peuvent aussi se croiser et copuler , s’aimer , se voir , se saisir .
    les mots ont un au-delà …
    l’un dans l’autre . là, qui pénètre qui ? qui insuffle , ou inspire ? qui est muse ou source ?
    dans un monde détraqué , ces choses simples sont un peu perdues, nul ne le voyant . le mâle se croyant cause de sa pensée, alors qu’il est depuis l’aube des temps fécondé par … la matrice ? par la Mère , ou Isis ?
    c’est une idée , je la poste ?
    de toutes façons, sans cette entité , ces entités d’ordre transcendant , on ne comprend rien, on tombe forcément dans une chaos pas possible . de là à forcer, et fabriquer le religieux, je dis non . le religieux, se fait tout seul, comme on dit dieu se crée en secret .
    Comment , vers où va le monde ? un peu plus vers son désordre ou un peu plus vers une harmonie ? vers un divorce ou vers un mariage ? les gens dans le chaos perdent leur chance .
    la chance de retrouver des vieilles connaissances , et les êtres qu’ils aiment et les soutiennent dans ce voyage et réciproquement . ils sont soutiens . ( image dévoyée du souteneur)

  12. J’avais omis de lire l’article, m’arrêtant à la vidéo.

    La prostitution a mille visages. La pire à mes yeux est celle de « l’esprit », car elle est à l’origine de toutes les perversions et conduit à la destruction aussi bien des corps que des âmes.

    Je vous ai tous lu en diagonales. Les clichés vont bon train,pour certains.Les généralités réductrices du genre « Le mariage est la pire des prostitution »……bof. En la matière comme en d’autres, chacun voit midi à sa porte.

    Quant à l’article…..sujet trop vaste, alors pour faire court que l’on soit pour ou contre la prostitution, la prostitution est un fait.

    Les personnes exerçant cette « profession », « volontairement » ou non, y sont venues par des chemins multiples. La liberté consisterait à pouvoir en sortir au moment voulu. La dignité consisterait à ne pas trainer sur le trottoir par tous les temps, a disposer de lieux offrant ce qu’il convient d’hygiène, d’intimité, de confort et de sécurité.

    L’éthique esthétique tend à ignorer la réalité des faits les rendant plus ignobles sous prétexte de les combattre. Cela engendre la skyzophrénie , la misère des corps, des âmes et des esprits.

    Le reste est palabre et fioritures.

    Quant à l’amour, un seul mot pour des milliards d’individus, chacun selon sa coupe.

    Permettez que je fasse le distinguo entre faire l’amour et baiser, comme entre se nourrir et bouffer, boire à s’étourdir ou se torcher à vomir. La jouissance peut être un peu plus qu’une crampe passagère. Entre la nécessité et la recherche du plaisir, chacun place son curseur.Cela va de l’épanouissement pour les uns à la mortification pour les autres.

    En la matière nous sommes tous comme l’écolier de Prévert avec nos craies, nos crayons, nos feutres et nos pinceaux.

    « Que feras-tu quand tu seras un »

    Cela dit il faut reconnaitre une chose, nous sommes des bricoleurs dans l’art de bâtir des « petits d’hommes », trop de siècles de conditionnement à la misère à purger.

    Je pense que le corps à sa vie propre et que la sagesse de l’esprit consiste non pas à le dominer en le soumettant, mais à l’apprivoiser pour le bohneur de nôtre âme. Il y a une nuance subtile entre l’occupant et l’habitant, ce n’est pas la même philosophie. Tout est là.

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