LES ÉLUCUBRATIONS

Comme vous le savez sans doute, les élucubrateurs bénéficient de manière générale de toute ma sympathie. Antoine remet ça, avec un sens profond de la nature humaine, frappé du sceau de la sagesse anthropologique, qui requiert d’interdire quand il n’est pas possible de faire autrement, mais de ne pas le faire simplement pour prétendre être plus vertueux qu’on ne l’est réellement.

Partager :

238 réflexions sur « LES ÉLUCUBRATIONS »

  1. « Les personnes qui ont choisi ces métiers sont, il est vrai, largement motivées par une contrainte financière, mais quelle profession est exempte de cette considération ? »

    Mort de rire. Au lieu de demander l’abolition du salariat, il demande la marchandisation des corps. Et il dit un peu plus loin: « Vous pouvez me traiter de rêveur ».
    C’est beau la sagesse anthropologique. On dirait du libéralisme.

    1. Renseignez-vous, elle est là depuis bien longtemps déja la marchandisation des corps!
      Z’avez rien vu passer?
      Pas la télé?
      Pas internet?
      Tapez donc le mot « sexe » sur votre moteur de recherche favori et laissez-vous « guider » par le flux.
      Ensuite relisez l’article d’Antoine…

      1. @Garorock

        Votre remarque me rappelle les justifications servies à l’occasion de l’abrogation du Glass Steagall Act: « Il est hypocrite de conserver une loi que plus personne ne respecte », c’est en substance ce que proclamaient les adversaires de cette loi. Ici, le sexe débridé étant devenu incontournable, il serait hypocrite de ne pas en prendre acte, sans autre forme de questionnement.

        L’ennui d’un tel argument, c’est qu’il permet de justifier tout et n’importe quoi, même les pires horreurs, puisqu’il le fait a posteriori. Ainsi, si dans les prochaines années on observe une recrudescence des vols (ce qui n’est pas une hypothèse aberrante compte tenu de la déliquescence économique à laquelle on assiste actuellement), sera-t-il pour autant pertinent de le rendre légal? Même question pour le viol, le meurtre, ou que sais-je encore?

        Après une relecture attentive de l’article en question, j’en dégage par ailleurs plusieurs choses qui me confortent dans mon point de vue:

        Antoine semble avoir un compte à régler – comme beaucoup de soixantuitards apparemment – avec la religion chrétienne. En témoignent les paragraphes 3 et 4, ainsi que le titre. Or j’éprouve pour ma part toujours un certain malaise vis-à-vis des gens qui tirent sur les ambulances: La religion chrétienne en Europe, et plus particulièrement en France, n’est plus qu’un accessoire institutionnel parfaitement inoffensif. Je comprends mal dès lors un tel acharnement à son encontre, qui est constitué (paragraphes 3 et 4, titre).

        L’ex-chanteur semble en outre avoir une conception très particulière des relations humaines, apparemment toutes de nature marchande ou presque, si on en croit les quelques indices présents dans le texte: Ainsi, paragraphe 3, la prostitution permettrait aux désargentés d’accéder au sexe et à la tendresse. Là, en internaute aguerri, j’ai envie de dire « WTF???« . Faut-il en conclure qu’Antoine n’envisage pas d’autre relation de séduction que de purement vénales? Et plus onéreuses que le recours à une professionnelle encore… Quelle tristesse!

        Dans le même esprit, paragraphe 10, la prostitution procéderait du même principe qu’une invitation au restaurant. Mesdames, vous apprécierez différemment la prochaine invitation qui vous sera faites, je n’en doute pas.

        Petite incise enfin concernant la sexualité des veufs: Parmi ceux que je connais en tout cas, elle va très bien, merci pour elle. Dans une moindre mesure peut-être, remarque similaire pour les handicapés, à savoir, de quels handicapés parlent-on? La question de la procréation chez les trisomiques est par exemple un débat lourd qui dépasse de loin le simple cadre de la morale strictement religieuse, mais c’est un débat qui existe, preuve si besoin que leur sexualité existe sans recours à la prostitution.

        Bref, bien que je ne remette pas en cause le bienfondé d’un plaidoyer en faveur d’une dépénalisation, voir d’une légalisation de la prostitution – puisqu’il est avéré que sa pénalisation entraine des effets autrement plus nocifs – je dois dire qu’Antoine par son argumentation douteuse a bien des égards, a presque réussi à me persuader du contraire. Jolie performance.

      2. A Dissonance,

        Je me retrouve globalement dans votre réaction fermement mesurée Dissonance, sauf sur ce point :
         » La religion chrétienne en Europe, et plus particulièrement en France, n’est plus qu’un accessoire institutionnel parfaitement inoffensif. Je comprends mal dès lors un tel acharnement à son encontre, qui est constitué. »

        L’appareil religieux traditionnel et la pratique sont effectivement en perte de vitesse, mais beaucoup moins l’idéologie. Remettre, par exemple en cause, dans les médias, l’existence historique de Jésus, est impossible (doute jamais entendu envisagé à ce jour).

        A lire : « La revanche de Dieu », de Gilles Kepel.

        L’auteur y explique que la « religion de progrès », qui avait éclipsé toutes les autres, s’effondrant, les traditionnelles reprennent partout du poil de la bête, version traditionnalisantes car l’avenir inquiétant pousse au repli.

        – Fondamentalisme Chrétien aux USA
        – Fondamentalisme Musulman
        – Fondamentalisme Juif en Israël

        Ces résurgences archaïques d’apparence modernisantes (très matérialistes), prennent le prétexte de religions pour exprimer avant tout des remugles idéologiques ultralibéraux totalisants.

        Amicalement,

        Delphin

      3. @Delphin

        Une remarque: Votre contradiction repose notamment sur un ouvrage qui souligne, je vous cite:

        – Fondamentalisme Chrétien aux USA
        – Fondamentalisme Musulman
        – Fondamentalisme Juif en Israël

        Soit, rien qui corresponde à la description suivante:  » La religion chrétienne en Europe et plus particulièrement en France ».

        Ceci dit, histoire de tempérer mon propos: Je vis en Centre-Bretagne, haut lieu de bigoterie, encore très prégnante de nos jours dans les mœurs autochtones. J’ai donc largement conscience des limites de l’émancipation religieuse. J’ai néanmoins aussi conscience qu’en l’espace d’une ou deux générations seulement l’inféodation bretonne au dogme (catholique essentiellement) a très fortement régressé. Dans la pratique religieuse telle que je l’observe ici, il s’agit plus de sauver les apparences qu’autre chose.

        Quant à la remise en cause de l’existence réelle de Jésus (dans les médias ou ailleurs), êtes-vous bien certain qu’il s’agisse là d’un véritable enjeu? De la même manière, l’odyssée serait-elle remise en cause du seul fait de l’inexistence d’Ulysse?

      4. Il s’agit d’un enjeu démocratique. Ulysse, personnage clairement de fiction n’est pas susceptible d’enjeu. Avoir le droit, ou non, d’exprimer (de faire connaître) un point de vue sur un tel sujet est, dans les faits, refusé. Ce qui fait que pour le commun des mortels, l’existence de Jésus va de soit. La question des (maigres) sources n’a jamais été envisagée. C’est, pour moi, outre le signe de l’influence sourde de la religion, une très mauvaise base de départ pour une volonté démocratique et pour l’esprit critique qu’elle suppose.

        Deux situations, apparemment contradictoires mais pourtant complémentaires :
        En Pologne, laquelle bat pourtant le Centre-Bretagne de 100 coudées, la conviction et la pratique religieuse reculent sous l’ouverture au libéralisme (l’effet écrasement par la « religion de progrès »dont je parlais).
        Dans le même temps, par chez nous, se multiplient les structures communautaires christianisantes (Saint du dernier jour de machin…) ou musulmanisantes, cherchant à imposer leur dogme : « Ma fille n’ira plus à l’école le samedi, sa conviction religieuse le lui interdit ». « La piscine doit avoir une journée réservée aux femmes, pour les protéger du regard des hommes »…

        Delphin

      5. Delphinium, va falloir sérieusement bosser la culture religieuse de base. « Les Saints du dernier jour de machin » comme vous dites – secte à laquelle appartient Romney qui a evangélisé la Gironde puis la France et la Belgique en 67/68, jusqu’à provoquer la mort d’une de ses coréligionnaires à Bernos Beaulac en faisant le transporteur de fonds pour son église depuis l’Espagne because grèves de 68 – ne sont ni chrétiens ni « christianisants », puisqu’ils sont mormons…

      6. @ Vigneron

        C’est toi qui devrais « sérieusement bosser la culture religieuse de base », puisque les mormons sont bien « christianisants ». Il y a très longtemps j’ai trouvé le livre de Joseph Smith aux Puces et en le feuilletant j’ai été frappé par ses similitudes avec la Bible (même ton, mêmes faits).

        « Les données historiques et autres sur lesquelles repose la foi chrétienne actuelle, quant à l’authenticité des écrits bibliques, sont acceptées sans réserve par les saints des derniers jours. La Sainte Bible est considérée comme le premier de ses livres canoniques, le premier des livres considérés comme ses guides en matière de foi et de doctrine. Les saints des derniers jours ont le même respect sacré pour la Bible que les confessions chrétiennes en général. Là où ils diffèrent, c’est lorsqu’ils considèrent comme Sainte Écriture d’autres écrits, comme le Livre de Mormon. Ces autres écrits concorderaient avec la Bible et la confirmeraient (Nous croyons que la Bible est la parole de Dieu dans la mesure où elle est traduite correctement. Nous croyons aussi que le Livre de Mormon est la parole de Dieu (8e articles de foi). » (Wikipedia)

      7. Oh milladiou ! C’est à moi le mécréant girondin à donner des leçons de bon chrétien à l’ibère germanopratin…
        Wikipedia… le meilleur et le pire.
        Bon alors mon chéri dis moi, à ton avis, des « chrétiens » qui n’ont absolument pas la même conception que les autres chrétiens, particulièrement :
        – De Dieu
        – De Jésus Christ
        – De l’Humanité
        – Du Salut
        – De l’Espérance
        etc, etc, etc, sont-ils bien les chrétiens qu’ils disent être, en prosélytes prudents et bible en avant, lorsqu’ils s’adressent à des prospects chrétiens ?
        Dis moi, ignare ibère, tu m’inquiètes; t’as vraiment une idée ne serait-ce que trés vague – au-delà de wiki – du monceau de conneries délirantes sur lequel s’appuie la doctrine des jobards de Salt Lake ?

      8. …. Mais il va falloir tout de même que je bosse sérieusement la culture religieuse de base.

        En ai-je le temps ?

        Delphin

      9. @ Vigneron

        Sur le site français des mormons:

        « Actualités de l’Eglise en France – 02. janvier 2012. CHRETIENS OU NON-CHRETIENS ? »

        « Dire de l’Eglise de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours qu’elle est non-chrétienne à quelque public que ce soit, revient à diffuser l’idée fausse qu’il y a autre chose que Jésus-Christ au cœur de la foi mormone. Pour les saints des derniers jours, Jésus-Christ est le Sauveur de toute la terre, le divin Fils de Dieu. Il est le Jésus-Christ du Nouveau Testament, qui a enseigné la foi et l’amour de Dieu et de l’humanité. Jésus-Christ – et non pas Moïse, Paul ou Joseph Smith – est l’objet de la dévotion et de l’adoration des Mormons. Comme le prophète Joseph Smith lui-même l’a enseigné : « Les principes fondamentaux de notre religion… concernant Jésus-Christ sont qu’Il est mort, a été enseveli, qu’Il est ressuscité le troisième jour, qu’Il est monté aux cieux, et toute autre chose concernant notre religion n’en est qu’un appendice. »

        Ceci est bien la réalité quotidienne des saints des derniers jours. Jésus-Christ est en permanence le centre et la priorité de la vie des membres pratiquants de notre foi. Chaque fois qu’un Mormon prie Dieu par exemple, il le fait au nom de Jésus-Christ. Le baptême, pratiqué par immersion, conformément au symbolisme de la mort et de la résurrection de Jésus-Christ, marque l’entrée d’une personne dans notre foi. La Sainte-Cène (communément appelée « Communion » dans d’autres traditions chrétiennes) est administrée chaque semaine, au cours du service dominical, aux membres qui ainsi méditent sur la miséricorde du Christ. Lorsque les saints des derniers jours recherchent le pardon, ils le font à travers le sacrifice expiatoire de Jésus-Christ. Ils servent les pauvres et les nécessiteux et donnent de leur temps et de leur argent à de nombreuses œuvres humanitaires de façon à suivre les enseignements de Jésus-Christ.

        http://www.eglisedejesuschrist.fr/actualites/vue-d-un-article/archive/2012/january/article/chretiens-ou-non-chretiens.html

      10. Cqfd, P.75, t’es obligé d’en arriver à citer et mettre en lien le site des mormons de France sur le blog Jorion ( ! ) pour confirmer tes divagations par leur propre mascarade prosélyte. La secte mormone doit jubiler, les chercheurs de vérité seront je l’espère édifiés et les modérateurs seraient avisés de marmonner.
        Bon allez, j’suis pas mauvais bougre et comme j’ai la faiblesse de croire que tu t’es pas converti au mormonisme, j’te file un lien qui a le mérite de ne pas renvoyer vers un site militant chrétien de critique du mormonisme, même s’il a la faiblesse du coup de ne pas être exhaustif sur les griefs ou les développements théologiques. Mais la démonstration devrait être suffisante pour déciller tes mirettes.
        http://fr.m.wikipedia.org/wiki/Critique_du_mormonisme
        Ps : estime toi heureux de pas avoir eu dans tes vertes années un Romney avec sa belle gueule, son costard, son bagoud, sa bible, sa « chrétienté » à gogo et à gogos et son acolyte tout pareil, qu’ont frappé à ta porte pour te vendre leur salade emballée sous gaz inerte. Sinon j’ai bien peur que tes profondes-forcément-profondes interrogations spiritualistes auraient fait long feu, aussi sec, en cinq sec.

      11. @ Vigneron

        Méfie-toi des mormons, tu es inscrit dans leurs fichiers…

        http://fr.wikipedia.org/wiki/FamilySearch

        Quant aux couples de jeunes « romneys » à belle gueule, costard, bible, etc, je les vois souvent dans ma ligne de Métro. La prochaine fois que je les croiserai je vais leur raconter qu’il y a sur ce blog un dangereux ennemi de leur cause et leur filerai ton pseudo pour qu’ils puissent s’occuper de toi. Si tu as dans les prochaines semaines de gros problèmes de connexion au Net tu sauras pourquoi…

    2. C’est du libéralisme, probablement.

      L’archéo-néo-ultra-libéralisme, par contre, ce serait de se dire, que, sous la contrainte des réseaux maffieux, des filles plus jeunes et plus jolies, venues d’autres pays plus pauvres, se vendent pour moins cher, et qu’on peut les pourchasser et les expulser du territoire, histoire de réguler la population, comme pour le biches. Qu’il faut donc en profiter en empêchant toute possibilité de protectionnisme dans le secteur.

      Si c’est le salariat que vous refusez, vous pouvez fonctionnariser la prostitution, je n’ai rien contre. Si c’est la marchandisation du corps, tranquillisez-vous, les prostituées repartent avec leur corps après avoir vendu leurs services, ce qu’on ne peut pas dire de tous les militaires (fonctionnaires, eux, et non salariés).

      1. @dissonance cela n’enlève rien à ce que je pense, si vous sortez du sujet, je penserais toujours que le mariage est une prostitution.

      2. @liervol

        En bonne logique vous devriez alors aller au bout de cette réflexion et proclamer que le couple est une prostitution, dans la mesure où le mariage n’en est que la manifestation institutionnelle.

    1. @ Vigneron
      C’est tellement référencé-syncopé tes trucs à l’arrach’ que j’n’y comprends plus que pouic !

      1. C’est du « happy few »…Pas pour tout le monde, quoi…
        Genre faut être initié, (hein ? Kididély ?…)

    2. Ouais bon, le père au Jean-Claude, Abel Michéa, c’était pas l’Équipe ou France Foot son truc, ok, c’était plutôt les Editions Vaillant (Miroir Sprint et Miroir du Cyclisme), et pis l’Tour de France…. Ahhhh Anquetil, Robic, Roger Rivière, Chapatte, Viéto, Pélissier, les « forçats-prolos-géants » du Tour, plus Laïka, Stakhanov et Gagarine, les voilà les héros éternels du petit et du grand Jean Claude – avec la pseudo Mata-Hari Marthe Richard peut-être ? Le « Spectacle », Orwell, l’anarcho-conservatisme, Maus, le don, tout ça tout ça, c’est du vernis cellulosique pour lecteurs de Jorion. L’important c’est les repas de première communion en famille, les leçons de morale « anti-Narcisses » à l’École et le match de foot du dimanche après-midi, le « grand » sur le terrain, papa à la talanquère, les petits juchés dessus, maman avec papi-mamie dans la tribune…
      Et puisque seules les classes populaires seraient encore touchées par la Grâce de la common-decency, encore lucides et rétives au Progrès, au mensonge libéral, trahies par les ultralibéraux de gauche et d’extrême-gauche, alors Michéa, seul défenseur de la Gauche authentique et du conservatisme moral, comme le vrai héros prolétaire, Michéa, qui lui ne hait pas le beauf, a délaissé les prolos-cyclistes de papa et se damnerait pour un match de Foot ou une chronique régulière pour l’Équipe du groupe Amaury, comme le vrai Peuple, comme son pote neocons et vrai réac, Finkielkraut.

      1. @ vigneron
        vous avez sans doute mal lu Michéa .
        dire de lui qu’il est réac, c’est non seulement faux, c’est insultant . je ne suis un adepte de personne, mais ses arguments tiennent la route . prenez juste le cas de l’ile de Nauru : ravagée . par qui ? comment ?
        ensuite, prenez l’école, intoxiquée par ces idées saugrenues d’évaluation . vous avez comme il le dit : un libéralisme culturel acoquinée avec le libéralisme économique .
        d’ailleurs, ces soit-disant courants culturels d’arts officiels sont à gerber de morgue . et ils sont de la même famille .
        vraiment, un peu de discernement ne vous ferait pas de mal .

      2. j’ai un avantage sur vous Vigneron, je ne suis pas intellectuel , mais les sources qui furent miennes ne sont pas polluées par le politique , l’idéologique, les opinions . et quand, il m’arrive de lire quelqu’un de lisible, de limpide dans ses intentions, et clair dans ses explications , même si ce ne sont que des hypothèses qui fondent sa réflexion, les origines du libéralisme , les raisons d’état invoquées à propos de Hobbes, puis ce que j’en ai compris relativement à la pensée d’Adam Smith, bref, tout ce paysage historique tracé par lui, n’est pas une déviation de la raison .
        tandis que dans la gauche orthodoxe deleuzienne et foucaldienne , idem pour Badiou , il y a trop de conneries dans leurs théories . trop de dogme athées ou scientistes .
        on s’en fout .. après tout .
        il faut voir qui fait quoi . et là, Michéa n’épargne pas les nantis , les gens arrogants du capitalisme .
        honneur au peuple , cher monsieur .

      3. @ Vigneron
         » Michéa à France Football, comme papa, rubrique transferts de barbaque footballeuse.  »
        Ça méritait 17 lignes d’explications ; j’y vois plus clair ; okay , okay …
        Finkielkraut – Michéa , même combat ? Ah , ces profs !

      4. Que Michéa aime le foot , on s’en fiche . d’ailleurs, le jeu n’est pas tabou . ça ne nuit pas . la profession , le fric autour du sport, c’est une autre histoire; on a le droit de se tromper , ce n’est pas un vice .
        non, la question, c’est l’apport intelligible qui peut modifier le cours des choses . puiser dans l’histoire de la pensée , voir comment s’est construit ce « système » , ces raisons d’état , ces logiques économiques, sur quelles bases notre époque repose, bref, son paradigme , si je comprends un peu .
        alors, voir pour demain, non seulement avec des lorgnettes étroites et pleines d’apriori justes et injustes . personne ?
        ben si , mais alors , tous . Chacun n’est que fourmi dans ce grand cirque . tenez, je regardais quelques pages de Fichte . eh bien, qu’en reste -t-il de Sa pensée : Rien .
        pourtant ce fut un ponte à son époque .
        et comme le dit qui vous savez : le monde passera mais mes mots ne passeront pas .
        bien à vous .

    3. Ceci n’est pas un répondeur, mais…je suis très indisponible pour l’instant.
      Ce qui n’empêche pas des petites visites et concernant la « marchandisation des corps », bien vu Vigneronron :
      « Conséquences juridiques en Europe[modifier]

      L’arrêt Bosman a une portée considérable, non seulement pour le football mais pour toutes les disciplines sportives professionnelles ou semi-professionnelles, qu’elles concernent des athlètes masculins comme féminins, dans tous les pays membres de la Communauté européenne.

      Cette décision (jurisprudence) établit l’illégalité des quotas de sportifs communautaires et de ceux de sportifs non communautaires ressortissant d’États ayant signé des accords d’association ou de coopération de la communauté européenne. C’est-à-dire que depuis cet arrêté, il n’est plus possible de limiter le nombre de sportifs des nationalités concernées dans une équipe ou une compétition professionnelle.
      ………….. »
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Arr%C3%AAt_Bosman
      à+

    4. Le chasseur des feuilles de vignes a encore levé un lièvre, bien qu’il courre plusieurs l(i)èvres à la fois, et on ne lui fait pas le coup du lapin (au féminin) sans qu’il interroge la filière de la pensée antitapine. Michéa pour peu que je n’en ai lu que ce à quoi le blog de-ci de-là m’a renvoyé est possédé dans l’article par un parfum de Maurice et de Jeannette, de la grande époque de la morale bourgeoise versus morale prolétarienne sans que cette dernière se soit aperçue qu’elle était imbibée de « l’autre ? » à son corps défendant. Je ne dirais pas que la fréquentation de l’U.F.F. et de sa prose (pas si Zedkin ni Kollontaï malgré son titre) n’a pas sorti du ghetto domestique (2 K !) la « bourgeoise » du militant, au contraire, il ne manque pas de traces de ça, comme on lit très bien les effets chez les paysans du Larzac de leurs croisements avec les espèces exotiques venues sur leurs terres (voir le film récent). Bref c’est toujours la mal-diction sur le sexe qui emporte aussi ses avatars commerciaux. Depuis les grecs et la massue cartésienne, l’amour qu’on dira « spirituel » et l’autre qu’on fabrique ( y a même des coachs réputés « sexologues » qui font les maîtres), qu’on fabrique puisque l’expression de le faire, l’amour, offre cette lecture, sans que la matière de l’accès à la jouissance du produit ne reste opaque. Alors on ne manque pas de pasteurs (en plus du Pasteur lié au Sida) pour pasteuriser et surtout pastoraliser l’affaire pour les tenanciers de la morale, version dominante donc trop vite épithésée capitaliste. Depuis que la religion a cessé de corseter un peu en occident les âmes, et d’ordonner, de mettre de l’ordre, ce qu’il faut faire, pourquoi et comment le faire, le pauvre sujet du droit, des droits de l’homme, avec son consentement et son libre arbitre s’en trouve bien mari, comme femme. Une fois posée sa toge, le juriste qui sanctionne l’écart d’un oui et d’un non, se retrouve avec sa subjectivité boiteuse en démêlés de celle de l’autre, et son droit à la jouissance en peau de chagrin, entre ne pas pouvoir et pouvoir ne pas. Alors « transferts de barbaque footballeuse » ça ne dit rien sur la façon de prendre son pied, mais le verdict de Freud épinglant le transfert comme un équivalent de l’amour « spirituel », ne dit rien non plus sur la façon de le prendre au pied de sa lettre ou pas. Reste que la remarque offre une approche autrement plus féconde depuis sur ce qui se joue dans l’amour (et ses nombreux avatars dans l’histoire et dans la géographie) que la voie n’€logique, ou comportementaliste. Quand aux affaires de dons, l’institution du mariage, qui règle les affaires jusque chez les pauvres, est là pour rendre « comptes » que malgré la suppression de la dot (en 1965 mais déjà désuète depuis la révolution), ça circule autrement sauf que pas grand monde ne sait d’où ça lui vient le « bon » comment-faire pour la note du resto. Si jouer suppose de se plier aux règles du jeu, l’amour ressemble à jouer avec des règles du jeu méconnues, même quand le tarif est affiché.

      1. @Rosebud1871: « un parfum de Maurice et de Jeannette, de la grande époque de la morale bourgeoise versus morale prolétarienne sans que cette dernière se soit aperçue qu’elle était imbibée de « l’autre ? » à son corps défendant »

        Si je comprends bien, la morale prolétarienne était imbibée de morale bourgeoise de la grande époque, mais à son corps défendant. Soit. Mais que signifie alors « la grande époque de la morale bourgeoise versus morale prolétarienne »? Elles vont l’une contre l’autre mais imbibée l’une de l’autre?

        Et de nos jours, car c’est finalement cela l’important, il y a encore un « versus »? Et elles sont encore imbibées ou plus du tout? J’ai l’impression que la morale prolétarienne, elle n’a pas des masses changé et qu’elle en est passablement restée au parfum de Maurice et Jeannette. Donc, vu que vous parlez au passé, sous-entendu que ce n’est plus « la grande époque », ce serait pas par hasard la morale bourgeoise qui a changé et qui dégage un autre parfum? A tout hasard, un parfum de rose ou aviné?

      2. @Moi 6 janvier 2012 à 22:59

        un parfum de rose ou aviné?

        À lire comme rose PS et rouge PC ? à moins qu’il ne s’agisse d’ad personam parfum de merde d’alcoolo ? Vous êtes peut-être le MOI à qui j’ai demandé si ce pseudo avait un lien avec FTP MOI mais je n’ai pas eu de réponse et je la connais maintenant puisque si cela avait été le cas, vous n’auriez pas pu écrire ce qui l’est.

        Dans le temps où s’affutaient les couteaux idéologiques qui produisirent morale bourgeoise/morale prolétarienne, science bourgeoise/science prolétarienne on avait aussi à propos de la psychanalyse science juive/science boche/science bourgeoise. Tout ça a vécu mais les fantômes trainent les pieds et hantent les esprits. Pas possible d’être indemne des signifiants dans lesquels chacun a baigné dans son enfance, et tout le monde n’a pas eu la chance d’avoir des parents communistes comme Michéa. Mais ça laisse d’autres traces qu’avec d’autres sortes de parents, tiens au hasard localement, des gaullistes. La grande époque grosso modo était la tactique kominternienne du classe contre classe dont on a vu depuis les effets. Je ne dis pas qu’en soi, théoriquement, elle puisse n’être qu’une simple abomination dans un moment de bascule, de passage résolutif d’un moment révolutionnaire, mais elle risque d’emporter dans les wagons toutes les nuances de couleurs que le fameux tableau de Malevitch au coin rouge fait disparaître.
        Aussi, bien qu’il soit largement inspiré par des productions issues du pays de l’Oncle Sam, le mouvement arc en ciel (mâtiné de French theory, c’est clair) offre du coté de la morale des questionnements plus pointus (la notion de sujet) que ceux amalgamés des couples prolétaire/bourgeois ou communiste/capitaliste. La baise est de classe, puisque jouir avec l’ennemi de classe, c’est trahir sa classe. Ça se vend très bien dans les kiosques de gare, l’Harlequin, pour prolétaires.
        L’article signalé dans la file, de Iacub, montre sous l’angle de la morale du consentement certaines coordonnées du problème. Elle est juriste mais joue du scalpel plus que du maillet du juge. Je renvoie chacun à ce « consentement » pierre de touche des droits de l’Homme, car personne ne sait où le mènera son consentement quotidien à un nombre d’actes invraisemblables : l’affaire du consentement débarrasse le droit, fait le ménage, mais l’embarras demeure subjectivement. Idem au consentement demandé à la mairie qui mène au divorce. La copine d’Assanges change d’avis en plein coït, il doit cesser son activité, puisque c’est légal, c’est la loi, il persiste donc il est coupable. Un juge se prononce sur la validité d’un oui ou d’un non, suffit de l’inviter dans la chambre à coucher pour nommer le délit. Si les lois en vigueur ne sont pas vivables pour le plus grand nombre, elles sont là pour être changées à la majorité ! Reste pour celle-ci à donner son consentement…en secret, comme dans la chambre à coucher !
        Ce qui m’amuse dans l’actualité du jour c’est la bagarre de prétendants pour quelqu’une qualifiée parfois d’hermaphrodite hallucinée : revanche sur la normopathie ambiante !

      3. @Rosebud1871: je ne connais pas de FTP MOI.

        « Ça se vend très bien dans les kiosques de gare, l’Harlequin, pour prolétaires. »

        Mépris de classe. (J’avoue que je n’en suis pas indemne non plus, je vous ai sans doute probablement moi aussi vexé par ailleurs.)
        J’arrête là, je comprenais pas vos salades de toutes façons.

  2. Michea explique dans la video [ à partir de 3’46 ] postée hier par un commentateur que depuis 2008 est à l’étude en Nouvelle-Zélande une filière de formation diplômante aux métiers de la prostitution. tandis qu’en Allemagne, des demandeuses d’emploi se voient « proposer » des offres d’hôtesses d’accueil dans des eros center avec menace sur le maintien des allocations en cas de refus injustifié !

    Comme quoi d’une bataille pour la liberté de disposer de son corps et d’exercer un métier de son choix considéré comme un autre, on en arrive assez vite à se trouver dans l’obligation de l’exercer !

    Conclusion de la séquence par Michéa lui-même : « C’est tjrs au nom des droits de l’Homme que les avancées du capitalisme ont lieu ! »

    Jean-Claude Michéa - entretien par _PhiX_

    1. Michéa est un moralisant opportuniste, comme l’UMPS.
      Ce type met tout à sa sauce bancale, apport zéro.

      Encore un qui veut faire le bonheur des autres en dépit de leurs revendications.

      Concernant la prostitution, le minimum syndical et démocratique est de demander leur avis aux principaux(ales) intéressé(e)s et d’en tenir compte.

      Il en est de même du cannabis.

      1. Oui Christo… comme de demander l’avis aux banquiers ou aux lobbies pharma, par exemple. N’importe quoi.
        Le mieux reste quand même de demander, en chaque affaire, leur avis à ceux qui 1/ ne sont pas partie prenantes du problème et 2/ Qui n’y connaisent rien (et n’on donc aucun a priori), éventuellement informés par les premiers, dans des conditions strictement déterminées.

        Et puis les revendications de Pierre, Paul, Jacques ou Martine au nom de l’indice de satisfaction de ses -petites/minables- préférences personnelles, comme d’aller aux p…, on s’en fout!
        (oui Martine car il semblerait, d’après les prostitués masculins, que les femmes soient bien plus « dures » comme client, « brutales » mêmes, estimant qu’en vertu du fait qu’elles ont « payé » elles ont bien entendu « droit » à une prestation d’un certain standing; les hommes seraient ainsi plus respectueux et plus doux, en la matière).

        Mon droit à ceci. Mon droit à cela. A priori, personne n’a droit à rien. Ensuite on discute des droits égaux de tous à pouvoir faire ceci ou cela.
        Parce que partir du  » par principe j’ai droit à tout » et « voyez je suis lésé j’ai pas droit à l’élément x », ça mène au triste monde que vous avez sous les yeux.
        Ce n’est pas ça la démocratie, Christo, on vous aura trompé.

      2. rodj

        Une brève petit a, comme à la tienne Etienne :

        « la fonction de l’objet petit a est d’intervenir dans le fantasme et d’être cause du désir d’un sujet. La prostituée accepte dans son travail d’être cette matière ou de travailler avec celle de l’autre, contre argent. »

        « Ce savoir ne peut en aucun cas nous permettre de généraliser une problématique qui serait celle de la prostitution et qui nous mettrait dans une position d’expert réduisant l’autre sujet prostitué à l’objet de son expertise. En effet, les situations prostitutionnelles, peuvent être fort différentes les unes des autres. Cette recherche clinique ne veut ni légitimer, ni abolir et encore moins réglementer l’univers de la prostitution. »

        http://www.cairn.info/revue-travail-genre-et-societes-2003-2-page-129.htm#no46

      3. Là le problème c’est plus la logique néolibérale à l’oeuvre que la prostitution en elle-même. Si une pratique individuelle a peu de conséquences sur la société, une pratique généralisée et encouragée affecte cette société.

        Alors quand on sait que ces pratiques sont suscitées par la logique néolibérale de la marchandisation maximale, y compris des corps-objets, il n’est pas choquant de s’interroger sur les conséquences possible du déploiement en voie de généralisation de cette logique.

        Autrement dit si au nom des droits de l’individu certaines pratiques peuvent sembler acceptables, il est toutefois permis de considérer qu’il pourrait en aller autrement de ces mêmes pratiques une fois envisagées leurs conséquences dans le cadre d’une application tendant à se répendre et à devenir une norme (de)structurante …

  3. La monnaie de sa pièce :

    CQFD – Privatisons les funérailles de Margaret Thatcher

    « Afin de rester fidèle à l’héritage de la Dame de fer, les funérailles nationales de Margaret Thatcher devraient être financées et organisées par le secteur privé, afin d’offrir le meilleur service possible aux usagers et autres parties concernées. Les signataires pensent que l’héritage de notre ancienne première ministre ne mérite pas moins, et qu’il s’agirait d’une occasion idéale pour réduire les dépenses de l’Etat et démontrer une nouvelle fois les mérites du libéralisme économique professé par la baronne Thatcher. »

      1. La Dame de Fer sera, bientot incinérée,
        C’est Arcelor-Mittal qui a eu le marché,

        Vous aurez Piotr bientot, votre petit Joujou
        Souvenir généreux du passé : Des clous !

    1. Génial ; nul doute qu’il se trouvera une brochette de généreux souscripteurs pour prendre part à un effort financier du genre avec en contrepartie la mention de leur nom en tant que généreux contributeurs ! Peut-être s’orientera ton vers un PPP (partenariat public privé) pour mettre tout le monde d’accord 😉

    2. et là , je me souviens des paroles d’Iron Maiden, dans le titre « only the good die young », qui disaient: « measure your coffin, does it measure up to your lust? » marrant, les associations d’idées..

      1. @pseudo cyclique
        Il s’agit bien d’un cercueil, aucun malentendu là-dessus… De quoi parlions-nous? 😉

    3. Amsterdam, 5 Janvier 2012

      N’oublions pas d’imposer aussi la règle d’or de la compétition néo-libérale: lancer un appel d’offres afin de minimaliser les frais et de maximaliser les profits des services et des marchandises provenant d’une exploitation maximale du cadavre de la Dame de Fer..

      Comme elle aurait proposé elle-même dans les années 1980, suivant un comédien fameux de Londres: « processing the deceased »: du savon, de la colle, des abats-jour, et, très important: des sous!

      Alors: au lieu de faire des dépenses pendant ses obsèques, il nous faut gagner des sous! L’entreprise gagnante l’appel d’offres, sera celle qui nous paye mieux et qui nous rend le max du savon, de la colle et des abats-jour.

      La pièce de résistance, son coeur, qui sortira comme un cayou dur du feu, sera transféré au peuple Argentin, pourqu’il puisse organiser des évènements de raillerie au centre ville de Buenos Aires en conmémoration de la bataille néocoloniale et absurde des Îles Malouines, dénommés Falkland Islands par la clown Thatcher.

      Cela nous donnera en même temps l’opportunité d’organiser des démos contre la famille royale des Pays-Bas, un sous-produit du clown Napoléon Bonaparte, dans laquelle le dauphin du troupeau clownesque est marié avec la fille d’un ancien ministre du dictateur Jorge Videla qui dit de n’avoir rien su des disparitions, même pas des collaborateurs disparus des labo de son propre ministère d’agriculture.

      Alors: où reste maintenant le commentaire de Samuel Katzman?
      C’était aussi une contribution à la liberté?

      1. …deux oublis: -les cheveux (couverture pour nos soldats)
        -prothèses dentaires à fondre si métal précieux

        option: – tatouages intéressant une galerie d’art ?

    4. Ne prenons pas une mine affectée ( pas au sens de Lacan) pour l’enterrer dans une mine du pays de gale ,désaffectée (pas désinfectée ) par ses soins .Les syndicats de mineurs preteront gratuitement leurs pelles et leur énergie.

    5. Superbe idée, j’adhère. Elle mérite vraiment un enterrement privatisé. Si les « patriotes » ne sont pas d’accord (j’ai suivi le lien), je m’en fiche. Elle mérite un enterrement en accord avec sa vie. Elle mérite un cercueil décoré comme une voiture de Formule 1, des affiches publicitaires au bord de la route suivie par le cortège, un appel d’offres concurrentiel pour l’organisation de la cérémonie, une diffusion limitée aux télévisions à péage, une haie d’honneur faite de financiers de la City (je vois très bien des hommes et des femmes en costume sombres avec un ordinateur portable ouvert et tourné vers le bas en signe de deuil).

      Je sais que c’est un manquement de respect aux morts, une violation d’un tabou important. Mais pour elle et en considérant les dégâts subis par des gens comme moi à cause de sa politique et de ses idées, je suis d’accord de violer cet interdit pour elle.
      Cela me semble d’autant plus urgent que cela est totalement acceptable dans une société totalement de marché, régie uniquement par des relations capitalistes. Autant le faire pendant que cette icône du libéralisme peut être touchée.

      Oui. Je suis en colère contre elle.

      1. Bah comme Chirac et bien d’autres atteints de la maladie d’Alzheimer elle a perdu la mémoire. Comme souvent avec ce genre de maladie la personnalité affective de la personne est ce que demeure. Ceux qui ont été généreux pendant toute leur vie continuent d’être ce qu’ils ont été, ils sont des malades plutôt agréables à vivre, d’autres qui ont été plus égotistes, expriment une nature plus acariâtre. Je plains les proches de Tchatcher si tel est le cas.
        Ce qui me met en colère ce sont ceux qui continuent aujourd’hui de faire du Tchatcher après que nous ayons eu la preuve que ce genre de politique mène au désastre.

    6. Ce que j’adore c’est que même pas froide, c’est attendu comme une affaire commerciale capable de sauver le PIB outre manche, manque plus qu’ Elton avec son Good Buy Miss Maggie, candle in the wind.

  4. Tout à fait d’accord, Paul. Le point de vue d’Antoine paru dans le Monde est en tout point remarquable et je l’ai mis illico dans mes favoris Facebook.

    Pour ma part, il y a longtemps que je préconise, comme Antoine, un rattachement de ce métier comme un autre au droit du travail (cf. Prostitution : sauvez nos emplois !). Ce qui assurerait une protection légitime à ceux et celles qui l’exercent.

    La bigoterie mal assumée, l’hypocrisie culpabilisante, l’ironie faux-cul (cf. le premier commentaire de ce billet) sontt à peu près équivalentes à cette interdiction papale du préservatif en pleine épidémie de sida : une non-reconnaissance criminelle de la réalité.

    1. Le statut d’auto-entrepreneur semble offrir un cadre juridique intéressant ; sans négliger le chèque emploi service (avec pour les plus de 70 ans, un abattement de cotisations patronales supplémentaires !)

    2. « La prostitution est un métier comme les autres » ?

      Il y a une confusion de valeurs.

      Même un(e) militaire doit avoir droit à des soins de santé et à une retraite – tant que ce métier existe. Dans ce sens-là, il ou elle exerce un métier comme les autres, c’est à dire qu’il ou elle doit relever du droit commun, pour la sécurité sociale notamment.
      De même une personne prostituée doit avoir droit à la législation de sécurité d’existence qui vaut pour tout travailleur.

      Mais que militaire ou prostitué(e) soient un « métier comme les autres » pour les autres aspects de ces professions, c’est une autre question !
      Ils ne le seront jamais.
      Aussi, sanctionner un chômeur qui refuserait de se prostituer ou de s’engager à l’armée, pour échapper au chômage, c’est arriver au bout d’une impasse que Michéa appelle la logique libérale (et moi aussi 🙂 ).

      J’ai donné à dessein le deuxième exemple de la profession militaire, qui pose moins problème que le commerce des corps à beaucoup de nos contemporains, mais en pose à mon sens au moins autant sur le plan des principes ou de la misère de vivre.

      En résumé, chers amis libéraux de droite ou de gauche, verriez-vous l’esprit léger, ou cela vous fait-il rêver de voir, votre enfant s’orienter vers la prostitution? Vers la carrière militaire? S’engager dans le commerce des armes? Faire huissier de justice? Directeur d’agence d’intérim?

      1. « Aussi, sanctionner un chômeur qui refuserait de se prostituer ou de s’engager à l’armée, pour échapper au chômage, c’est arriver au bout d’une impasse que Michéa appelle la logique libérale »

        Je préfère, et de loin, les élucubrations d’Antoine.
        (Quelle bouillie dans certaines têtes !)

      2. @ Leboutte 5 janvier 2012 à 22:19

        En résumé, chers amis libéraux de droite ou de gauche, verriez-vous l’esprit léger, ou cela vous fait-il rêver de voir, votre enfant s’orienter vers la prostitution? Vers la carrière militaire?

        La séduction et de la force brute ne sont-elles pas à la base de ces deux plus vieux métiers du monde ? Faut-il se sentir à ce point protégé, inconscient et hors de la réalité de la vie, pour ne pas le voir et pour oublier qu’il est des situations où « nécessité fait loi »

        Qui peut prétendre que sa vie d’aujourd’hui ne doit rien à ceux qui, dans sa propre lignée et dans la nuit des temps, ont peut-être été contraints à l’exercice de ces métiers pour que leurs descendants puissent vivre ?

        Les recommandations sur le don, (donner, recevoir, rendre) rappelées par J.C. Michéa ne doivent pas être prises à la légère, en particulier la dernière «rendre ». Il faut d’autant plus les entendre et les commenter qu’elles émanent d’un représentant de cette génération, à laquelle appartient Antoine, trop souvent dominée par des individus ingrats à l’égard de ceux qui leurs ont permis de connaître, sans souffrir, une belle, agréable et paisible entrée dans la vie active lors de la période bénie des trente glorieuses.

        Dommage qu’ils n’aient pas été capables d’en assurer la pérennité et, qu’après avoir bien chanté et déclamé à la fin des années 60, ils en soient arrivés, au soir de leur vie, à prôner faute de mieux, le retour à la civilisation du bonobo, récemment mise à l’affiche du monde (l’autre, pas le journal des bobos) par un de nos plus illustres représentants au sein des institutions financières mondiales.
        http://generationsfutures.chez-alice.fr/petrole/olduvai.htm

      3. Je n’ai jamais aimé cet argument sur « Que diriez vous si votre fille/fils… », car à la limite, on s’en fout.
        Le fait que vous soyez fier ou honteux de vos enfants, à tort ou à raison… et il ne faisait pas bon choisir la terre ou la vie d’artiste dans certains mileux… ne constituera jamais un argument valable. Mes gosses feront ce qu’ils veulent, tant qu’ils sont heureux, et qu’ils n’exploitent personne. Ce que j’en pense n’a du reste AUCUN intérêt. Et ne saurait servir de justification à ce que les autres devraient pouvoir/ne pas pouvoir faire.
        On ne voit pas pourquoi le fait d’avoir un avis sur une certaine manière de vivre sa vie serait incompatible avec le fait de reconnaître que d’autres pourraient avoir un autre ressenti.
        Ce n’est pas parce que je préfère, disons, le vin Y et que je déteste le vin X que je ne peux pas EN MËME TEMPS concevoir que d’autres puisse préférer le vin Y.
        Donc l’appel aux préférences existentielles de chacun, sous couvert de les faires passer pour des raisons morales, basta! Les émotions morales (le dégôut) et les bonnes raisons argumentées, ce sont deux choses différentes.

        En revanche, l’argument « Qui peut prétendre que sa vie d’aujourd’hui ne doit rien à ceux qui, dans sa propre lignée et dans la nuit des temps, ont peut-être été contraints à l’exercice de ces métiers pour que leurs descendants puissent vivre ? » ne me semble pas plus recevable non plus. Parce que justement on discute de ce que devrait-être la loi, et que pour le coup, en l’espèce, par définition, nécessité ne peut pas faire (office de) Loi.

        Mais Imaginons que vous deviez la vie à un acte profondément immoral… par exemple au viol de votre mère. De là ne s’ensuit pas que la chose devienne acceptable, n’est ce pas? So, qu’espériez vous donc prouver avec ce genre d’objection, jducac ???

      4. @ Le Clown Vert 6 janvier 2012 à 17:52

        So, qu’espériez vous donc prouver avec ce genre d’objection, jducac ???

        Ma seule motivation est d’aider certains de mes semblables, dont beaucoup appartiennent aux générations d’Antoine, Michéa, et autres éléphants des médias, de la politique et des milieux intellectuels ainsi qu’aux générations plus jeunes, à faire preuve d’un peu moins d’idéalisme, de plus de réalisme, et aussi de nettement plus de reconnaissance à l’égards des générations qui les ont précédés.
        Ces enfants, en général gâtés, ayant hérité d’une situation facile à vivre, sans même s’interroger sur les conditions de la venue des temps heureux dont ils ont bénéficié, auraient beaucoup à gagner à regarder davantage derrière eux pour mieux en comprendre les conditions de vie parfois difficiles, au lieu de vouloir donner des leçons sur la base de leurs seuls bons sentiments.

        Mon intervention en introduisant le proverbe « nécessité fait loi » visait à dire que pour survivre dans des conditions parfois difficiles, nos ancêtres ont peut-être été conduits à exercer le métier de prostitution et celui des armes, pour que nous, leurs descendants, puissions vivre. Nous devons leur en être reconnaissants. Ainsi, parmi ceux qui vivent aujourd’hui, il y en a certainement qui doivent leur existence à ce qu’une femme, sans autre moyen d’existence, a été contrainte de se prostituer. Idem pour un militaire de carrière ou non, ayant été contraint à prendre les armes pour défendre son pays et permettre à ses descendants de vivre libres.

        Qui peut dire que cela n’arrivera pas encore avec certains de nos descendants, filles ou garçons ? Si c’est le cas, même si on ne peut pas le souhaiter, ne faut-il pas l’admettre ? http://www.linternaute.com/proverbe/517/necessite-fait-loi/

        Ceux qui ont vécu dans des conditions difficiles avant que n’arrive le baby boom de l’après guerre, connaissent ce proverbe. Ne le connaissiez vous pas ?

      5. Non, je ne laisserai pas mes enfants s’orienter vers une carrière militaire………..
        Je ne suis pas contre une carrière dans « le commerce » du soin.

    3. Yéti
      Avant de prôner certaines mutations sociétales d’ampleur, il faut peut-être tourner son doigt 7 fois sur sa touche avant de l’enfoncer et s’interroger à ce quoi on collabore…
      Déjà, la salariat, c’est une belle saloperie : obliger certains à vendre la force de ses bras ou de son cerveau à d’autres parce que ces derniers ont beaucoup de fric et que vous devez vous soumettre pour bouffer, c’est humiliant si on y réfléchit bien. Je sais, c’est le lot des 99% en système capitaliste mais il y a franchement pas de quoi y voir une avancée civilisationnelle.
      Alors que les pauvres (esses) dont on n’a plus besoin des bras ou des cerveaux vendent leur sexe, c’est, de fait, une progression dans la logique de l’exploitation. Simple degré de plus dans l’exploitation de l’homme (ou plutôt de la femme ici) par l’homme? Je ne crois pas. Demandez à papy Freud si le sexe est un organe de même niveau symbolique que le reste du corps… et vous saurez pourquoi on ne peut que regretter que la misère (ou l’avidité dans certains cas) pousse certain.e.s à se prostituer.
      Maintenant, puisque le salariat a été rendu plus acceptable grâce aux conquêtes sociales, je ne vois pas d’inconvénient à ce que l’on améliore les conditions du travail des esclaves du sexe tarifé. Mais qu’on ne s’en vante pas et qu’on réalise bien que c’est un moindre mal…

      1. « Mais qu’on ne s’en vante pas et qu’on réalise bien que c’est un moindre mal… »

        On est bien d’accord…

        … même si certaines de vos assertions (« le salariat est une belle saloperie », « esclaves du sexe tarifé ») me paraissent relever un brin de la masturbation intellectuelle et du cliché convenu 😀

      2. Personne n’est obligé à être salarié, je vous le signale tout de même.
        Seulement certains veulent la sécurité, la sérénité comme on m’a dit
        J’ai quitté le salariat en 1994 et avec des hauts comme des bas, je n’en suis pas morte.
        Mais bon il faut encore avoir le caractère pour j’ai un ami même pas trois ans il a tenu à son compte, il faut dire que son épouse n’en dormait plus, elle qui n’a jamais levé le doigt pour travailler alors qu’elle est infirmière, commençait sérieusement à lui répéter qu’il ne pensait pas à elle, qu’il ne pensait pas à la mutuelle ni à l’assurance décès ni à sa retraite par répartition plus tard qui deviendrait reversion pour elle s’il venait à disparaître. Donc il est retourné salarié, il gagne moins qu’il y a 10 ans, mais il a une voiture de fonction et une assistante qui lui donne l’illusion d’être un chef, ce qu’il gagne il pouvait le gagner tout seul indépendant mais il n’a jamais voulu écouter, et sa femme n’a jamais voulu travailler.
        Donc je regrette mais il ne faut aussi remettre les pendules à l’heure, si certains s’abîment dans le salariat c’est parce qu’ils le veulent bien.
        Regardez Paul, il n’est salarié de personne et il a trouvé son créneau, ce qu’il faut c’est être créatif. En marketing alternatif, il y a la règle des 90-9-1 concernant l’activité internet :
        90 qui viennent seulement lire, 9 qui participent, et 1% qui créaient du contenu
        dans la vie c’est la même chose, c’est pour ça que la société a dérivé pour en devenir ce qu’elle est aujourd’hui.

      3. « Personne n’est obligé à être salarié, je vous le signale tout de même. »
        « Donc je regrette mais il ne faut aussi remettre les pendules à l’heure, si certains s’abîment dans le salariat c’est parce qu’ils le veulent bien. »
        « Regardez Paul, il n’est salarié de personne et il a trouvé son créneau, ce qu’il faut c’est être créatif. »

        Ce blog pullule de libéraux. Imaginez ailleurs. C’est dire à quelle profondeur cette vision du monde a pénétré les esprits. C’est sans espoir pour le changement de cadre, il faudrait des siècles pour y remédier…

      4. @moi, c’est certain que dans ce que j’ai écris j’ai du vous paraître libérale, excusez moi je n’ai jamais eu la mentalité d’être fonctionnaire, je suis une créative, je n’attends rien de personne parce que la plupart des gens ne veulent qu’une chose surtout ne pas penser, ne pas imaginer et seulement consommer, alors oui je ne fais pas partie de ces gens là, si c’est ça être pour vous libérale alors je le suis mais pour moi ce que nous vivons est le contraire du libéral, d’ailleurs le vrai terme en ce qui me concerne serait comme Octave Mirbeau libertaire, et ce n’est pas du libéralisme ce que nous vivons, mais uniquement un mélange de défaite de l’éducation des masses, du règne du consumérisme et d’une oligarchie mondiale qui en profite et se sert.
        Je ne vois pas comment on peut appeler libérale, une société de totalitarisme comme nous vivons où des monopoles sont aux mains d’une minorité, pour moi c’est même le contraire du vrai libéralisme.

    4. @Yeti

      …à peu près équivalentes à cette interdiction papale du préservatif en pleine épidémie de sida : une non-reconnaissance criminelle de la réalité.

      Loin de moi de vouloir être mal compris sur un sujet des plus sérieux, des propos que je vais tenir: et en plus, concernant le Pape! 😉

      Mais, de ce que je sais – faible niveau de compétence de ma part… -, il faut comprendre que le Pape est là pour défendre un dogme (pour évidemment les croyants d’une certaine religion).

      Il représente théoriquement « l’idéal catholique« , et est-là pour « le formaliser » au niveau du dogme, de par son propre comportement, ou est là plus prosaïquement pour défendre la position de l’Eglise: à savoir, sur le sujet, l’idéal serait l’abstinence, au lieu de l’usage des préservatifs, pour l’acte copul…atif.

      Ceci n’est pas une excuse, mais une explication de sa position (ainsi que de celle de son prédécesseur…). A mon avis, si l’on n’a pas compris ça, on n’a rien compris, non seulement sur les raisons de l’existence de cette position, mais aussi sur le rôle du Pape, en général.

      Mais bon, sa position à ce sujet n’a aucune importance pour ceux qui ne sont pas catholiques. Et on peut même dans ce cas la trouver, pour le moins, parfaitement rétrograde.

      Pour un catholique pratiquant, dans ce cas (usage ou non du préservatif), cela doit sans doute être bien souvent un cas de conscience – en tant que catho -, la position du Pape étant très claire à ce sujet.

  5. C’est l’evolution de notre civilisation qui avait rendez-vous avec ces considerations, j’adhere.
    Malheureusement notre civilisation n’a plus de force, et les problemes qui nous attendent sont d’un autre ordre.
    Les barbares qui vont nous detruire cachent leur sexe avec obsession, et leurs femmes.
    Welcome new middle age !

  6. C’est curieux ce besoin de caricaturer, de nier un problème réel. Ce que dit Antoine est argumenté, clair, précis. On peut être ou non d’accord mais il me semble que vouloir laisser les choses telles quelles ou défendre la loi qui vient d’être votée est contraire au bon sens (et le mot est faible !) Personne ne peut affirmer que la pénalisation de la prostitution a amélioré le sort des prostituées. Que les mafias ne prolifèrent pas dans cette prohibition qu’évoque Antoine. Chercher une autre solution, un cadre juridique qui protégerait ces femmes -et ces hommes- est tout à fait justifiable. Pourquoi de suite, sans prendre la peine de comprendre ce qu’il énonce, ridiculiser ses propos, caricaturer sa pensée ? Quelle violence soi-disant bien pensante !

    1. Nathalie, je vis en Belgique, dans un pays où la prostitution est légale. Les mafias et la traite des blanches, y’en a aussi. Il paraît même que plus qu’en France. Faudrait vérifier, mais de toutes façons, je m’en fous. La situation belge me convient, du moins tant qu’on n’oblige pas les gens à se prostituer sous peine d’être expulsé du droit aux allocations de chômage.
      Non, non, ce qui vraiment m’a fait rigoler, c’est le côté « utopiste » d’Antoine mais pas trop utopiste. Les putes pour les riches, pour lui c’est ok. Remarquez la concurrence fera peut-être baisser les prix, ouarf…
      Mais qu’on s’attaque au vrai problème, celui qui fait que des gens vont se prostituer à contre-coeur (« largement motivées par une contrainte financière » avoue candidement Antoine), là faut pas exagérer… Faut être « rêveur » mais aussi faut être pragmatique (sans quoi c’est « la non-reconnaissance criminelle de la réalité » dit Le Yéti qui n’hésite pas à sortir le fameux dilemme « Couturier-Antoine ou Orban-Le Pape, il faut choisir »). En attendant le grand Soir, il faut marchandiser. Faut être pragmatico-utopiste, libéral quoi ou social-démocrate si tu préfères.

      Ainsi, un jour, rêvons, grâce à toutes ces protections et ces accommodements, l’esclave sera heureux d’être esclave dit le libéral-social-démocrate. Et ils ont raison les bougres: l’esclave sera heureux, il était déjà heureux. Car l’esclave s’en fout, il est conciliant et il est vite heureux tant qu’on le fait pas trop chier.
      Mais patrata, un jour l’esclave se rend compte qu’il a un maître car ce dernier a changé d’avis, il trouve que l’esclave est trop heureux, en prend trop à ses aises. En un mot, il trouve que l’ouvrier, tout comme la pute deviennent capricieux. Alors le maître reprend les protections et les petits accommodements qu’il avait accordé quand il était bien luné. Et l’ouvrier est mis au chômage car le chinois turbine mieux. Tout ceci tombe bien se dit le maître car ces « petites contraintes financières » obligeront sa femme et ses filles à se prostituer. Arrivé à ce point, la prostitution est légale, mais la pute a perdu toutes ses protections du droit du travail. Ben oui Nathalie, la pute est baisée et son ouvrier de mari, aussi. Et c’est là qu’ils se rendent tous compte que le problème c’était pas le droit du travail, non, le problème c’était le travail, ces contraintes financières qui t’obligent à l’accepter et le maître qui fait chier.
      Ou pas. Peut-être qu’ils sont trop cons et réclameront encore des protections et des accommodements? Va savoir.

      1. En même temps, combien de fois j’ai vu de petits salariés propres sur eux, famille, femme, enfants, voiture, chienchien à mémère, militant du PS, faire bien pire qu’une prostituée. Pour l’argent, même pas sûr, pour la reconnaissance du maître, probablement, en vertu de la bêtise, certainement.

        On pourrait dire de même de bien des notables, juges etc…qui sont pires que des prostituées, car en plus de leurs coups tordus, ils exigent la gloire de leur fonction.

        Dans le domaine de la croyance religieuse, il n’est pas si rare de voir des mariages arrangés, ce qui est largement pire que la prostitution. Pas besoin d’argent, ni de capital, pour aliéner.

        Moi je trouve, qu’on devrait foutre la paix aux prostituées, et leur permettre de faire autre chose, si elles le souhaitent, via un revenu garanti universel pour tous.

        Ceci dit, on se pose moins de questions au sujet des chirurgiens ou des dentistes, professions respectées, alors qu’on ne voit pas où est le plaisir à passer du temps sur des dents cariées, jaunies, des gencives démolies, des haleines putrides, des corps démolis, du sang qui pue en coagulant, des gens qui grimacent après une opération et une anesthésie mal digérées.

      2. D’accord avec Moi!

        A l’ heure ou la notion de « travail » doit être totalement reconsidérée, cette marchandisation/aliénation du corps est totalement dépassée.

  7. Bon d’là ! Voila t’y pas que je me découvre un nouveau point commun avec P. Jorion !

    Ah, Antoine … Un des premiers vrais conflits avec ma famille (avant même Antoine), j’ai voulu me laisser pousser les cheveux : horreurs et éructations de mon père.
    Le disque (33 tours à l’époque) : offert par mes grands parents qui n’y avaient pas vu malice. Mon père me disant : « Un jour tu auras honte d’avoir écouté ça ». Jamais eu honte, au contraire je l’ai racheté 40 ans plus tard en CD.

    M’enfin, pour atténuer, on écoutait sur le vieux pick-up branché sur la TSF, un copain et moi ledit disque et on comprenait pas tout ! « Loi de 1920 » ? Quoi que ça est ? Ben c’est mon père qui nous l’a dit.

  8. A trop sacraliser le sexe, bien que Lacan en ait dit des choses, on en reste là nulle part.

    Marcela Iacub :
    « Mais, dans ce cas, si l’on ne veut pas être de nouveau incohérent, il faudrait aligner l’ensemble de la révolution sexuelle sur une telle morale, et dire aux gens l’usage de leurs organes sexuels qui plaît à l’Etat. Mais cela a un nom : c’est une Restauration. »
    http://culture-et-debats.over-blog.com/article-4415941.html

  9. Hi,

    Est-ce la télévision de l’affaire Tournesol ?
    Mes yeux sont douloureux !
    Et ces dames en cage, doux jésus quelle époque de dépravation était-ce !

  10. Antoine arpente depuis des décennies mers et océans du globe aux frais de la princesse publicité 😉 C’est la pensée « yéyé ».

    Antoine pose tout de même une question essentielle, dommage que son discours soit si réducteur et n’apporte finalement qu’une solution illusoire.
    La question qu’il soulève c’est : peut-on envisager dans la société la vie sexuelle autrement qu’elle ne l’est aujourd’hui ? Il y répond en élevant la vie sexuelle au rang d’un art ou se conjoignent individu et société, comparant alors ce qui serait une sexualité satisfaisante à l’art culinaire auquel chacun peut goûter en toute liberté moyennant finances. Mais, c’est tout le paradoxe de son point de vue, dans son intention d’accorder une dimension culturelle à la vie sexuelle (qui ne se confond pas avec la sexualité), par une reconnaissance institutionnelle de la prostitution, qu’elle n’a pas aujourd’hui, il confine la sexualité dans la sphère du manque, ce qui entre en contradiction avec l’intention initiale qui était de lui apporter un mieux disant culturel, l’art des lits. La culture ne saurait être le comblement d’un manque car elle se définit au contraire comme sublimation des pulsions. Et cela s’applique à la vie sexuelle, laquelle procède du biologique mais le déborde dans le symbolique, l’imaginaire.

    Il y a donc me semble-t-il deux écueils dans ce type d’approche. La première est celle du rapport de force inhérent à la marchandisation. Certes Antoine anticipe l’objection en disant qu’après tout
    les rapports entre les sexes (opposés ou pas, peu importe) peuvent comporter une dimension vénale sans qu’il n’y ait prostitution. Cela n’est pas faux, mais faute de faire une critique de l’économie politique, c’est à dire du système dans lequel existe la prostitution, il valide de fait l’approche libérale qui conduit toujours à la logique du plus fort.
    Le second écueil est comme dit plus haut qu’il ne dit finalement rien des conditions sociales qui permettrait l’éclosion de l’art des lits puisque cet art est contradictoirement défini comme étant d’une part enseigné par une élite instruite et professionnelle et d’autre part consommé par une certaine frange de la population dont il dit que lui est refusée une vie sexuelle digne de ce nom parce que dit-il en substance cette frange de la population ne remplit pas les critères qui lui permettrait d’accéder à une réelle vie sexuelle. Il y a contradiction parce que cette catégorie sociale des refusés de la vie sexuelle est refusée précisément en vertu du fait qu’elle ne sait pas pratiquer un art, en l’occurrence l’art des lits. Antoine confond pratique d’un art et consommation d’un produit culturel normalisé : un art des lits c’est ici l’art des lits dans le cadre étroit de la prostitution. Historiquement cela a existé avec les courtisanes et autres geisha.
    A la rigueur on pourrait imaginer que cet art des lits par diffusion s’infuserait dans la société toute entière et finirait par rendre caduque l’institution de la prostitution, le manque ayant été comblé après que chacun dans la société eut accédé aux règles de l’art, l’égalité des dispositions réglant alors l’égalité des positions. Mais, outre le fait que cela me paraît une vue de l’esprit, pourquoi ne pourrait-on pas en dire autant de son abolition par voie juridique en partant du principe que cette abolition pourrait être légitimement pensée comme une première étape — d’abord symbolique — vers une émancipation de la société toute entière après que celle–ci ait tourné le dos à une pratique de la sexualité largement conditionnée par une vision sociale où prédomine la notion d’appropriation, de capitalisation comme l’a montré Bourdieu lorsque celui-ci rapporte le capital symbolique et culturel au capital marchand. Il me semble que ce qu’il faudrait critiquer avant tout c’est la dominance sexuelle fondée sur la prééminence de la notion de capital dans nos sociétés.

    Antoine, pourtant artiste, oublie d’évoquer me semble-t-il une chose importante, qui demeure largement taboue, à savoir que notre vie sexuelle est tributaire de représentations sociales et de formes de la sensibilité auxquelles elles sont associées. Des formes artistiques vers les formes sociales et inversement. Le choix des conjoints ou des partenaires sexuels seront toujours une affaire de goût, mais ces goûts, qui nous font tenir telle personne pour plus désirable qu’une autre n’ont pas un caractère inné. Il n’est pas fatal qu’une frange de la population devrait rester en dehors de la vie sexuelle comme le laisse à penser le discours justificateur d’Antoine. Déjà Stendhal avait remarqué avant même Freud que notre désir de l’autre se cristallise en se fixant sur une certaine partie de l’autre pour en faire un objet de désir. Or la société marchande et capitaliste substitue le besoin au désir, en réduisant à la portion congrue ce qui se rapporte au désirable.
    Bref, l’élévation de la vie sexuelle au rang d’un art sans considération d’une genèse sociale du désir déshumanise la vie sexuelle.

    1. L’art délit : Un toubib consulté pour prise de poids chez une quinqua fidèle « au docteur », lui énonça mi-figue-mi-raisin : avant vous passiez plus de temps au lit qu’à table, maintenant vous faites signe de l’inverse.

  11.  » …Mais ils ont tort quand ils prétendent que le travail du sexe n’est que cela, qu’il est toujours une violence faite aux femmes, et qu’il ne devrait tout simplement pas exister de relation sexuelle rémunérée : il faudrait à ce compte interdire aux hommes de payer la part des femmes au restaurant, et proscrire tous les mariages dans lesquels la situation de l’un des partenaires est plus aisée que celle de l’autre! … »
    C’est là que j’ai arrêté de lire . Triste sire !

    1. Lors d’une excellente soirée dans un resto strasbourgeois, une jeune chinoise et votre serviteur, voisins de table par un heureux hasard, se sont étonnés de constater que, dans de plus en plus de couples, chacun des partenaire payait sa part au resto, avec calculs pointilleux. Le serveur nous a confirmé: cela se généralise avec des scénettes à la Muriel Robin. Ainsi donc, le mariage en France est un contrat de moins en moins partageux. Le Belge et la Chinoise en ont conclu que ce pays était engagé fort loin dans le système libéral au sens le plus horrible (à la Michéa) du terme. Le don, la gratuité exclus même du mariage: cela va loin dans la barbarie utilitariste.

      1. En effet, en Chine, c’est impensable, la pratique du don et contre-don est généralisée dans les repas et pots entre ami(es) et ou potentiels partenaires. L’utilitarisme est une calamité mais la pratique du don et contre don peuvent aussi être une forme d’aliénation car le rapport de force n’y est pas absent. En chine en dehors du cercle des amis les dons consentis sont proportionnés en considération du rang social du destinataire. C’est pourquoi nous devrions toujours avoir à l’esprit que les échanges quelque soient leur modalité — marchande ou non marchande — participent de la reproduction d’un certain ordre social. Dans le cas des dons « obligés » il y a un prix implicite. Par exemple deux bouteilles d’alcool de riz de bonne qualité au nouvel an chinois pour tel membre du PC (exemple tiré de mon expérience, qui date du début des années 90) qui fait partie de nos connaissances ou dont on vient de faire la connnaissance.
        La substitution pure et simple d’un système du don contre-don au système mixte marchand vs gratuit, serait une régression. En Chine la pratique du don contredon à l’échelle sociale a un nom : le gouvernement par les hommes (renzhi) par opposition au gouvernement par la loi (fazhi). Le gouvernement réglé par les rapports inter-individuels présente des avantages indéniables lorsque l’on a de l’entregent, mais dans le cas contraire on subit sa condition, car la loi protège mal ou est mal appliquée. Entre parenthèses nous ne devrions pas sous-estimer tous le mouvement en Chine qui est apparu depuis une dizaine d’années et qui se réclame de l’application des lois pour revendiquer des droits légitimes. Tout cela pour dire qu’un système monétaire est plus et autre chose qu’une possible marchandisation des rapports humains, c’est aussi par le biais de bonnes institutions (ce qui n’est pas ou plus le cas aujourd’hui) le moyen d »introduire plus d’égalité dans la répartition et la libre disposition des richesses, permettant alors à la solidarité inhérente à la société des hommes (philia) de s’exprimer sur les deux plan, marchand et non marchand.

      2. Ahhhh.. la Chine éternelle… L’Empire du Milieu de la prostitution – et des hommes seuls…

        La Prostitution en République populaire de Chine fut longtemps réprimée par le Parti communiste chinois.
        Depuis les années 1980, bien qu’officiellement illégale, la prostitution se développe à nouveau, jusqu’à devenir présente dans toutes les couches de la société chinoise. Les données de la prostitution en Chine varient selon les sources : « les statistiques officielles les estiment à 3 millions, un rapport du gouvernement américain les situe à 10 millions, et un économiste chinois, Yang Fan, indique qu’ils les considèrent aux alentours de 20 millions, rapportant au pays 6 % de son produit intérieur brut »..

        http://fr.m.wikipedia.org/wiki/Prostitution_en_R%C3%A9publique_populaire_de_Chine

    2. Lorsque l’on va au restaurant on choisit librement sont partenaire.
      Lorsque l’on se prostitue, on renonce à ce choix pour de l’argent, seul le « client » a le choix.

  12. Here We Go Again: US $25 Million Away From Debt Ceiling Breach

    It’s simply amazing how quickly the US managed to hit its debt target, pardon, debt ceiling all over again…And now the Social Security Fund pillaging begins anew until Congress signs off on the latest interim debt ceiling increase.

    Une video : DEBT LIMIT – A GUIDE TO AMERICAN FEDERAL DEBT MADE EASY.

    http://www.youtube.com/watch?v=Li0no7O9zmE&feature=youtu.be

  13. On a compris qu’Antoine qui semble aimer aller voir les professionelles, trouve à ces dernières une formation insuffisante, donc cherchant une idée faussement provocatrice a accouché de ces lignes. Moi, aussi j’ai une idée inovante: la fin des droits d’auteurs, ou à la limite pour une durée de deux ans, car je suis contre les rentes et la bourgeoisie de la rente. Cela soulagera Antoine de ces soucis de libidineux.

  14. Que d’énergie dépensée pour une activité si sommaire…
    c’est donc là que se trouvent les problèmes fondamentaux de l’humanité et de notre civilisation ?
    Pendant que nous affamons la planète et provoquons un gâchis incommensurable des ressources vitales, détourner l’attention vers l’entre-jambe du bipède décérébré n’est pas forcément la meilleure solution.

    J’admire votre travail Mr Jorion, et rafraîchit la page de mon navigateur chaque heure en attente d’autres nouvelles sur votre blog.
    Je respecte votre droit à la liberté d’expression, mais sur ce type d’article, ne serait-il pas préférable de ne pas ouvrir les commentaires ?
    respectueusement votre.

  15. Nom d’une Pipe !

    Le geek est dans le doute, son doigt précis hésite
    Sur le pad sensor de sa commande oblongue,
    Quelle était donc la marque, des machins en plastiques,
    Qu’il avait pour Noêl, conseillés à sa blonde ?

  16. Voilà qui ne règle pas le cas du proxénétisme financier. Celui du banquier qui fait travailler l’argent de ses clients contre leur gré. Paraît que ça rapporte un max… 🙂

  17. Je suis honnêtement incapable d’évaluer à coup sûr le taux d’ironie du billet de Paul. Totalement ironique, totalement sincère, délibérément ambigu ?

  18. Heu, il me semblerait que la monogamie ou polygamie, enfin un système familial stabilisé est la base de même du capitalisme. Avec la nécessaire filiation. Je ne sais pas si l’on sait ou non, si les premières organisations étaient familiales ou simplement comme dérivant de celle des primates.

    Abolir la prostitution, simple, faire en sorte que les clients n’aient plus de besoin: changer radicalement le cadre social, ou bromure et psychotrope pour tout le monde.

    Si le sexe et la libido n’étaient pas constitutifs de l’humain cela se saurait et la pornographie au sens large n’aurait pas été systématiquement le vecteur de popularisation des technologies:
    -image façon épinal
    -lithographie
    -lanterne magique
    -photographie
    -cinématographie
    -premier portail payant du web
    -décollage des chaines cryptés
    etc…

    Le coté on ne peut plus faux cul, étendant le principe du  » parsque moi je le fais pas les autres non pas à le faire » c’est ce qui permet à nos politiques, entre autres de tenir.

    Je ne suis ni pour ni contre la prostitution, je suis contre les mafias, mais là, y’a trop d’argent, et ils continueront leurs exploitation.

    1. @ sebastien T.
      En ce qui concerne vos interrogations sur les systèmes familiaux et leurs origines quoi de mieux que vous proposer la lecture d’une synthèse monumentale sur le sujet:
      Emmanuel Todd: L’origine des systèmes familiaux, tome 1 l’Eurasie, Gallimard, 2011, 755 pages.

  19. « qui requiert d’interdire quand il n’est pas possible de faire autrement, mais de ne pas le faire simplement pour prétendre être plus vertueux qu’on ne l’est réellement. »

    Joli !!!

  20. Mais le prix, quel qu’il soit, tue l’amour. Les caresses, c’est comme les gifles, ça ne s’échange pas, mais il y en a qui se perdent.

    1. Pas possible, le retour de bâton d’expériences fêtes, pas fêtes et défêtes revient bien plus d’un an et un jour plus tard. Mais le souvenir des faits, pas faits et défaits s’est dilué et inonde joliment nos perceptions, ce qui apprend à vivre sans prix.

      1. Ce qui me frappe à chaque enterrement familial, c’est qu’à l’apéro garni qui suit, j’en apprends de neuves insoupçonnées sur l’envers du décor. Du vivant c’est l’omerta. Et pourtant il fut un temps où je me suis cassé la tête pour comprendre comment l’usine à gaz fonctionnait, mais depuis j’ai récupéré par chaque langue déliée quelque objet sinon perdu mais pas encore trouvé. Le puzzle est une bonne image de la construction. Mieux il est sans doute des secrets de famille qui comme les crimes parfaits ne se font pas connaître, mais laissent tout de même des traces gênantes en creux. (je me suis corrigé : j’avais tapé géantes)

      2. @Rosebud1871, le 8 janvier 2012 à 01 h 18

        Ouais. Paraît aussi que ces creux, sautés à la génération ultérieure, deviennent des bosses ; et peut-être selon des liens qui ne sont pas directement filiaux. Une amie, quittée dans les circonstances que vous évoquez, riait, peu de temps avant, tout en parlant de son amour pour son père, de ses douleurs à un pied et de son oncle incarné, sans que ce fut un lapsus. C’était si joli, avant que je susse son départ, comme après.

        Mais les bosses sautent-elles et se transforment-elles : ne sont-elles que des traces de ces creux, sont-elles aussi des sources ?

      3. @ schizosophie 8 janvier 2012 à 12:50 Joli témoignage insu ! Rien à ajouter sur le vôtre, clairvoyant. Allez, si : l’ennui avec le programme source, creux ou bosses ressources, c’est bien malin qui y trouve un auteur. Dieu et le coup du père, c’est un court circuit malin, déjà sur le marché en participations croisées bref un quasi monopole. De là à investir…foutu pour moi.

  21. le plein d’essence ou le plein des sens
    t’en as toujours pour 100 Frcs

    ( du Raymond Devos approximativement de mémoire )

  22. On retrouve le même argumentaire pour justifier les mères porteuses, ou dans un registre encore plus poussé la commercialisation et le « don » d’organes tel que les reins, un article dans the Economist la dessus il y 3 ans était vraiment à se jeter par la fenêtre. à l’appui de l’ article: la demande existe (dans les pays developpés), un marché parallèle mafieux aussi, l’interdiction ne marche pas, la « volonté » des donneurs est manifeste (dans les pays du tiers monde (si si c’était libellé tel quel)), enfin cela permettrait un afflux d’argent dans les pays pauvres bien utile à leur développement. Exactement comme dans l’article d’Antoine.

  23. Je prends connaissance de l’article d’Antoine avec retard. Il a raison. Je ne trouve rien à redire. Le problème des écarts de richesse n’est pas le sujet. Je ne vois pas l’intérêt à amalgamer les deux sujets. On a pu constater que c’était dans les pays les plus pauvres que l’on faisait le plus souvent l’amour, ce n’est donc pas l’argent qui facilite l’amour. Ceux qui sont contre Antoine devraient y réfléchir. De même la Nouvelle Zélande est un pays où nos amies les femmes sont émancipées depuis fort longtemps (droit de vote des femmes 1893) émancipation acquise aussi contre l’occupant britannique. Ceci explique cela. Non?

    1. Non Hervey ça n’explique rien du tout et la marchandisation du corps ça n’est probablement pas un progrès de l’humanité.

      1. Le mariage est un certificat de vente avec ses clauses et ses dépenses somptuaires … mais qui peut-être rompu avec à nouveau des coûts qui peuvent être eux aussi somptuaires. Faites le compte.

      2. Le mariage est une Institution, au sens juridique du terme, et un Contrat sous un autre rapport (mais d’abord une Institution). Certainement pas un un contrat au sens de « contrat de marché », et encore moins un « certificat de vente ». Bien sûr on pourrait également en faire un « contrat d’organisation » permettant à chaque couple de mettre ce qu’il souhaite dedans, à sa convenance.
        Ceux qui sont pour les rapports sexuels tarifés, au nom du consentement mutuel, pourquoi ne sont-il pas également pour l’institutionnalisation du contrat de mariage polygame, et toutes varaintes possibles, dans la mesure où toutes les parties sont d’accord???

        S’il peut y avoir exploitation affective/sexuelle d’une partie par l’autre dans un mariage, ce n’est certes pas l’idée d’oeuvre qui justifie son existence, et encore moins l’objet du consentement des parties aux yeux de la communauté politique (l’Etat). Et cette relation exploitation ne fait donc jamais l’objet d’une reconnaissance institutionnelle par par et dans ce contrat de mariage.
        Il est simplement de la responsabilité des citoyens de se montrer prudents sur le choix de leur conjoint.

        En revanche, dans la « passe », le service sexuel est précisément l’objet de la volonté des parties, ce pourquoi l’Etat peut parfaitement prohiber ce type de contrat, s’il estime qu’il y a là quelque chose de nocif pour les membres de la communauté politique ou d’incompatible avec les idéaux politiques qui lient cette communauté. Ce qui est je pense, le cas. Justement parce que, comme vous le dites, la pauvreté n’a rien à voir avec la fréquence des rapports sexuels.

      3. Mais pourquoi voulez-vous absolument qu’il y ait un contrat, une institutionnalisation d’un mariage polygame ou pas, et pas des relations librement consenties entre les êtres humains ? Mes enfants et moi-même partageons ce principe de ne jamais officialiser une union, durable ou pas, même s’il y a des enfants . Ni mariage, ni PACS .
        Si l’union dure, le mariage ou le PACS n’y changerait rien et si elle ne dure pas, la séparation n’engraisse pas des avocats, surtout maintenant qu’il existe la garde conjointe ou alternée pour les enfants. Le mariage ou le PACS ne sont que des sources de complications.

        A propos de l’amour tarifé, je constate quand même que tout le monde part du principe que prostitués et prostituées, dans la rue , en vitrine, en maison close, sont destinés en général à une clientèle masculine et que c’est une pratique qui semble partir du principe que la clientèle des dames peu fortunées n’est pas prévue . Seules quelques dames très fortunées s’offrent des gigolos . Les prostitués de la rue ne sont là que pour des clients masculins homosexuels et pas pour des clientes peu fortunées .
        L’amour tarifé est donc une pratique exclusivement machiste.

        S’il ne régnait pas encore dans les mentalités le principe judéo-chrétien-islamique etc … qu’une relation sexuelle hors-mariage relève de l’interdit et qu’il faut par conséquent payer la personne qui brave cet interdit avec soi, la prostitution n’existerait pas car enfin il s’agit là d’un acte naturel agréable pour l’ensemble des partenaires, librement consenti, et donc censé être gratuit .

      4. Vous avez bien raison de rappeler que la perspective ouverte de l’égalité des genres offre au sexe faible les mêmes apories qu’à l’autre. Le tourisme sexuel en République Dominicaine, au Maroc et en Tunisie se développe.

      5. Ahhh la Tunisie… Combien ? Deux heures trente de la rue de Valois ?

        On sert de femme de remplacement et de livret de caisse d’épargne, les beaux gosses arrivent comme au sport et pour l’électroménager de leur futur mariage avec la cousine choisie par leur mère.

      6. Abolir la prostitution, c’est stupide autant mettre du bromure dans l’eau potable.
        Il y a un besoin et ce n’est pas une loi qui fera que ce besoin n’existera plus, il sera juste jeté encore plus dans l’ombre.
        En plus abolir la prostitution et autoriser des sites comme adopte un mec, casual dating et j’en passe où celle ci peut avoir lieu au lieu de la rue, c’est avoir un siècle de retard, ce qu’il faut c’est légaliser la prostitution par contre vu l’argent que draine cette activité, je crois que les plus gros opposant sont justement ceux qui y bosse, car l’argent au noir leur semble préférable à l’argent déclaré où l’état se chargerait d’être le plus gros proxénète qui soit et où la TVA serait certainement au taux maximal alors que nous devrions à mon sens considérer l’activité au même sens que les anti dépresseurs et donc mettre un taux de tva pharmacie.

        Je suis contre ces culs bénis qui crient au trafic des corps quand pour moi le mariage est la pire des prostitutions, mais il est vrai que l’idée que ce soit l’état qui s’engraisse ne me plait pas non plus, sauf à taux réduit à la rigueur car c’est tout de même un métier très éprouvant et je tire mon chapeau à ces personnes dont on oublie de dire qu’elles sont certainement parmi les plus humaines qui soient…

      7. est-ce un métier ?
        quand on vend ses organes ?

        le mariage n’est pas une institution
        c’est un regard et un oeil .

        vraiment, il va y avoir du boulot
        pour sortir les hommes de leur léthargie
        pour qu’ils soient un peu moins bestiaux .
        la bestialité , la brutalité, peut se parer des attributs intellectuels, ce n’est pas contradictoire .
        regardez, un mec comme Luther, avec ses raisons, et il a théoriquement raison, mais pratiquement il est à l’origine d’une guerre de religion , donc de nombreux morts pour rien . bref, sa foi a tué . ce qui est le comble .
        remarquez, les autres ne sont pas mieux . leurs arguments, sont caducs . puisque leurs œuvres sont aussi tueuses .
        tout devient invalide . tout n’est que naufrage de l’humanité .
        quant au sexe, les hommes et les femmes en sont légèrement malades , un cas d’espèce . aux conséquences désastreuses : surpopulation, et disparition des milieux , extinction des autres espèces . expansion . bétonnage des terres, éh oui, faut bien vivre … travailler … construire … entreprendre … mettre dix mille millions de chinois au pas de l’entreprise et de la guerre .
        mais pourquoi donc se bat on ? pour prolonger notre sang , ce joyau des cieux ou ce nombril ?
        l’impression que la mesure est un peu perdue .
        bon, il reste encore quelques mésanges .

      8. Eh bien Eric, de 1/ Luther c’est une question de pouvoir : les nobles allemands en avaient marre de verser des sous à Rome, le reste c’est juste du folklore pour raconter l’histoire autrement. : on peut tout de même pas dire la vérité aux pauvres dans le peuple, voyons !!!
        Néanmoins à sa décharge le dieu de Luther est moins mauvais que le dieu des cathos, il accompagne l’homme, il ne le juge pas.

        2/ il faut mieux baiser que faire les centre commerciaux, c’est meilleur pour le moral et pour la planète d’ailleurs c’est ce que j’ai dit à ma dernière réunion capitaliste à l’hôtel de Paris à Monaco lors d’une augmentation de capital d’une enième société à un parterre de gestionnaires de portefeuilles qui m’ont regardé comme hérétique !!!!

      9. peu importe . quand le dieu des X entre en guerre contre le dieu des Y, le Dieu tout court qui n’est à personne , ni le mot de personne , donne tort à tout le monde , tout le monde devient mauvais . les puissances , les pouvoirs naissant sur ces terreaux sont forcément iniques . c’est le plus fort qui emporte la mise . malheur au vaincus .

        que Rome soit un instance qui a toujours pourri tout, ou un masque de vérité , un mensonge , il ne fallait pas être un génie pour s’en rendre compte , et essayer de retrouver une parole juste .
        et que veut dire Christique ?
        vous ne pourrez pas dire que le Christ est un cul béni . ce serait fausser l’idée de Dieu , ou de ce qu’on nomme le Père . son Père .
        cependant il n’ira pas encourager la prostitution . ou la drogue . ou l’enrichissement qui se fait au détriment des gens .
        qu’est-ce qui fait défaut ? et pourquoi n’arrive -t-on pas à réaliser concrètement un monde un peu plus juste ?
        la terre semble être une poubelle .

      10. @ Liervol

        2/ il faut mieux baiser que faire les centre commerciaux, c’est meilleur pour le moral et pour la planète

        Je le pense comme vous . Mais je n’arrive pas à comprendre pourquoi, à une époque où hommes et femmes de tout âge peuvent se trouver, en quelques minutes, par Internet ou dans un lieu public de rencontre, bien au chaud et sans qu’il soit question d’argent, un ou une partenaire également en manque pour un échange de plaisir réciproque sans lendemain ou pouvant évoluer en une relation plus durable, les deux sur un plan d’égalité et de respect de l’autre, certains veulent absolument avoir recours à la prostitution tarifée .

        Est-ce pour le plaisir pervers de rencontrer, se gelant dans la rue, une femme esclave d’un réseau de proxénètes et de perpétuer ainsi cet esclavage ou par la volonté machiste de chosifier l’autre, simple objet que l’on se paye, en se faisant un participant obsessionnel de la société de consommation où tout se paye, même les relations intimes entre humains ?
        Assez malsaine, cette mentalité des partisans de la prostitution en France , un pays où, à notre époque, l’acte sexuel n’ est plus entaché d’interdits .

      11. à Mianne :
        Vous « croyez » vraiment qu’entre le mariage ou tout autre générique …et la prostitution , il y a une rupture et non une continuité ?

      12. Quand on essaye de ligoter deux êtres humains ensemble par un contrat ( mariage , PACS, échange d’argent de la prostitution), c’est la fin de la liberté. Il y a donc une continuité liberticide de nos institutions et traditions en ce qui concerne les relations intimes entre les humains.

        Heureusement que depuis la séparation de l’Eglise et de l’Etat , chacun peut, en France, vivre sa sexualité comme il ou elle l’entend , en célibataire ou fonder une famille , monogame, monoparentale, polygame, hors de tout contrat , hors de tout regard de l’Etat, aussi durable ou éphémère que les familles mariées ou pacsées, en toute liberté face aux institutions : pas besoin de financer des avocats et de se soumettre à l’arbitraire des décisions d’un juge en cas de séparation.

      13. « Quand on essaye de ligoter deux êtres humains ensemble par un contrat ( mariage , PACS, échange d’argent de la prostitution), c’est la fin de la liberté. Il y a donc une continuité liberticide de nos institutions et traditions en ce qui concerne les relations intimes entre les humains. »

        Non. Il ne peut pas y avoir ne serait-ce qu’un début de liberté si les deux membres du couple ne sont pas « égaux ». Et cet équilibre touche à l’inconditionnel, n’a rien à voir avec l’argent qui le « gagne » ou pas. La liberté peut s’exprimer ainsi dans un engagement. Ceux-là peuvent rompre le contrat, jamais il ne veulent rompre l’engagement. Avec ou sans enfant, il est filial.

        Le fondamentalisme sexuel est aussi pertinent que le fondamentalisme religieux.

      14. Non Kercoz, il y a une continuité, et une sacré même demandez donc à ces épouses sans enfant qui ne travaillent pas si elles sont femmes de ménage, putes ou bien les deux.

      15. Mianne,

        Oui pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué 😉

        La liberté sexuelle est en réalité tout à fait illusoire parce qu’elle est encore largement guidée, orientée (y compris sur les sites improprement dénommés de rencontres où les vraies rencontres sont en réalité fort rares) par le profilage préalable des partenaires, qu’il soit organisé techniquement ou qu’il se fasse dans nos têtes
        .
        Les moyens techniques n’ont fait que renforcer les préjugés sociaux en matière de choix des partenaires. Les individus en quête d’un ou d’une partenaire préfèrent aller sur un site payant que sur des sites gratuits qui sont d’ailleurs désertés. On me dira, les sites gratuits drainent une « faune » douteuse. J’aurais tendance à inverser les données du problème. Si les sites gratuits ne font pas recette (sic) c’est parce que la notion de gratuité, de don, font défaut dans les relations humaines et que ils sont évités, les individus préférant s’en remettre à de la rencontre préfabriquée et profilée.
        On ne peut pas traiter la question de la prostitution si l’on fait l’économie d’une analyse de la société actuelle dans ses tenants et aboutissants en termes de représentations et de divisions sociales. IL faut revenir à Mauss et son fait social total.

        Observez une terrasse de café parisienne. Du lieu de rencontre et de drague qu’il était possiblement autrefois (je ne dis pas que c’était forcément mieux car les femmes pouvaient y être harcelées mais au moins il y avait une communication qui s’établissait) il est devenu un lieu où les femmes seules ne sont jamais vraiment seules, ou font mine de ne point l’être, les yeux constamment rivés qu’elles sont sur leur mobile à portée de main, comme dans l’attente d’un message venu d’ailleurs. « La vie est ailleurs » tel pourrait être le logo de notre temps.
        Bref, cela participe d’un mouvement général de la privatisation de l’espace public que l’on peut constater également dans le phénomène du déplacement casqué dans l’espace public (pour écouter une musique préenregistrée.)

      16. Merci pour cette petite bouffée d’air frais.

        La sexualité telle qu’elle s’énonce dans le discours et les images manque vraiment singulièrement de poésie. C’est toute une conception du monde qui est engagée dans notre rapport à la sexualité qui demande à être revue. Il ne s’agit donc pas d’une simple affaire de morale, de permissivité ou de prohibition, mais si je suis enclin à penser que l’idée même d’abolir la prostitution comporte tout de même l’idée qu’une évolution en matière de représentations de la sexualité peut être envisagée et qu’elle est même souhaitable, à rebours de tous les discours conservateurs sur la prostitution comme plus vieux métier du monde.

        Antoine n’évoque finalement qu’une banale affaire de rapport qualité-prix, dans la perspective de l’accès facile ou difficile au marché sexuel, et donc à un rapport sexuel, de qualité, ajoute-t-il en substance. Cette vision de la sexualité est à l’image de la pub qui le fait vivre, superficielle et débilitante. Il n’existe pourtant pas de rapport sexuel. Il y a seulement désir du désir de l’autre comme l’avait énoncé Lacan. Ce désir que notre société capitaliste marchande se fait fort de canaliser et même d’anéantir pour en faire un simple besoin rendu attrayant par une imagerie normalisée, pour les nécessités de la production de masse et la reproduction d’un ordre social inégalitaire, hiérarchique, et qui tire son origine dans le machisme. C’est bien pourquoi aujourd’hui à l’age du porno il n’est même plus question d’érotisme – la sexualité vécue entre nature et culture — mais de sexe, ce qui renvoie à une conception purement biologique, pulsionnelle.

      17. à Pierre-Yves,

        La sexualité

        Juste une petite question : que veut dire « la sexualité » ?
        Je suis tenté de répondre que c’est l’amour marchandisé, ou pour parler plus « théoriquement » l’amour dans le monde lumineux de la marchandise.
        Mais, comme je suis paranoïaque, et peut-être réellement persécuté, je pense que la sexualité, non seulement comme mode de reproduction, mais comme recherche du plaisir, pourrait être une invention moderne.

        Attention !
        J’ai bien pesé tous les termes de ma contribution avant, pendant, et après, l’avoir écrite.

      18. Marlowe,

        Je me suis fait aussi cette réflexion. Merci d’y venir de façon explicite. Le mot est venu sous ma plume faute d’en trouver un autre plus satisfaisant car pour commenter Antoine il me fallait bien situer son point de vue dans la perspective selon laquelle l’acte sexuel est appréhendé, représenté communément dans notre société contemporaine.

        Dans nos représentations sociales occidentales, le sexe s’est substitué à la sexualité, laquelle s’est substituée à l’amour autrefois dit courtois, l’amour lui-même s’étant substitué à …..
        Ce terme est donc en effet une invention récente. Il est lié surtout aux progrès de la science médicale au XIX ème siècle et surtout au XX ème siècle, qui ont abouti à une dissociation radicale entre sentiment amoureux et fonction de reproduction (plus exactement la procréation.) ceci dans le cadre d’une évolution de la société capitaliste où les femmes en accédant massivement au salariat ont pu obtenir plus grande liberté dans le choix du conjoint, avec d’ailleurs la conséquence paradoxale que jamais l’amour n’a été autant valorisé qu’aujourd’hui s’agissant de la vie de couple tandis que l’institution du mariage comme pilier de la société bat sérieusement de l’aile.

        Bref, la sexualité, aujourd’hui, c’est il me semble tout ce qui se rapporte à la vie sexuelle, ce qui inclut des choses aussi diverses que la procréation, le sentiment amoureux, les diverses pratiques sexuelles, et toutes les façons dont on l’intellectualiste, la rationalise même, pour simplement en parler. Le sentiment amoureux et le plaisir ont toujours existé. La grande différence est que comme tu le dis très bien, aujourd’hui la sexualité constitue un domaine autonome où la recherche du plaisir pour lui-même ainsi que le choix du mode de reproduction sont des faits de société. La sexualité a pris une telle importance qu’elle a donné naissance à un nouveau domaine autonome, le sexe, ce qui nous éloigne encore un peu plus de l’amour.

      19. L’amour est un état d’euphorie engendré psychologiquement par des sécrétion d’hormonale afin de stimuler l’être vivant à se reproduire, soit la sexualité.

        Toute tentative de scinder la sexualité en compartiment est vain et au mieux enfantin.

      20. PSGSMS

        L’amour est un état d’euphorie engendré psychologiquement par des sécrétion d’hormonale afin de stimuler l’être vivant à se reproduire, soit la sexualité

        Non, moi on m’a dit :

        L’amour est un oiseau rebelle que nul ne peut apprivoiser et c’est bien en vain qu’on l’appelle s’il lui convient de refuser… L’amour est enfant de bohème. Il n’a jamais jamais connu de loi…

        Mais quand j’pense à Lulu, là…

      21. Merveilleux poète, ce Verlaine, qui aurait pu dire également  » …d’un homme inconnu qui n’est jamais ni tout à fait le même ni tout à fait un autre … » s’il n’avait craint de choquer ses contemporains .

      22. Allez je me lance : une question au forum :

        Est il préférable d’aller voir une prostituée ou d’avoir une maîtresse ou des maîtresses attitrées ???

        Cette question est pour ceux qui veulent criminaliser les clients uniquement pour ceux ou celles là.
        (wouah, quel débat sous la ceinture, je me recrois sur doctissimo à la grande époque avant qu’il ne soit racheté et qu’il ne devienne ce qu’il est devenu ce site )

      23. à Mianne,

        Certes, Verlaine aurait pu écrire « un homme inconnu » mais si comme le pensait Shakespeare, nous sommes « tissés de l’étoffe dont sont faits nos rêves », permettez à Marlowe (contemporain et rival de Shakespeare) de dire que la femme révée peut être, aussi, une vie révée, et donc un rapport social qui ne soit pas médiatisé par l’image marchande.

      24. Non ça c’est pas l’amour, mais le désir, le désir est engendré par les sécrétions hormonales afin de stimuler l’être vivant à se reproduire, l’amour vient ensuite si la sexualité et les autres attirances vont de paires mais ensuite le désir a tendance à s’enfuir ailleurs car cette saleté de nature ne se satisfait pas d’un prototype monsieur A avec madame B donne enfant AB, la nature veut tenter l’expérience avec monsieur C ou madame D, et mélanger pour faire l’enfant CB ou l’enfant AD, pour cela elle utilise toutes les ruses hormonales tandis que ce putain de mariage exige la fidélité qui est bien contre nature. L’amour peut résister sans désir ça devient de l’affection, en définitive c’est le désir le plus dur à conserver, l’amour l’affectif c’est plus simple, ça fait plus grimper aux rideaux c’est là que c’est triste mais pour un peuple de fonctionnaire qui me traite de libérale au sens commun actuel alors que je suis libertaire parce que je dis que personne n’est obligé à être salarié ça doit bien suffire,
        D’aussi loin que je me rappelle parce que je suis une « femme honnête » et non une hypocrite fleur bleue, j’ai toujours désiré en premier, l’amour, le blabla l’eau de rose ça vient après s’être dit, celui ci je me le ferais bien !!!

      25. Tel que vous l’exprimez là, ce n’est pas un désir plutôt un besoin pressant. Je mange donc je chie, je désire donc je baise. Les sécrétions hormonales sont des engrais, les hommes sont des femmes comme les autres. Je dis des bons gros mots qui soulagent pour éloigner tout cul cul la praline afin d’être clerc.

        « Il faut de tout pour faire un monde et surtout moins d’utopie ».

        L’amour est une utopie ? Sans doute, parce que dans l’histoire, même l’ogre, proie de sa faim et trompé par leur bonnet, a bel et bien boulotté ses filles pures produits de sa production hormonale.

        Il est question ici je crois de changer de cadre, pas de système. Un truc qui permettrait de partir à la recherche de l’amour perdu. Je suis niaise.

      26. à Pierre-Yves,

        Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant d’une femme inconnue qui n’est jamais ni tout à fait la même ni tout à fait une autre, qui m’aime et me comprend…

      27. On ne le dit pas souvent. Baudelaire était aussi un génial poète parce que sa poésie avait la faculté de saisir l’air du temps et mieux, de le problématiser. On est très loin des élucubrations heideggeriennes sur le poème avec son retour à la terre, et toutes ces métaphores naturalisantes ! Avec Baudelaire déjà d’une certaine façon faire de la sociologie de combat. J’évoque souvent les formes de la sensibilité, c’est exactement cela le travail de Baudelaire sur les mots ; il ne fait pas que refléter la société (vision marxiste) , il donne une nouvelle forme sensible au social en travaillant le langage. C’est pourquoi Baudelaire est plus moderne que les post modernes. Baudelaire est toujours actuel, la vraie modernité, et c’était le sens de l’adage baudelerien « il faut être absolument moderne », c’est l’inscription maximale d’un sujet dans une situation, via les formes artistiques, y compris celles qui relèvent de la science quand une science se fait critique de la société.

        Si Baudelaire évoque une femme inconnue c’est parce qu’il vit dans son âme et sa chair les transformations sociales introduites par la révolution industrielle capitaliste qui isole les individus de la famille et des corporations. La « femme inconnue » est une invention sociale et poétique du XIX ème siècle. Il y a un autre poème de Baudelaire où il évoque aussi des passantes dans la rue, c’est du même registre.

      28. autant pour moi, le poème est de Verlaine ! Mais « A une passante » est bien de Baudelaire, poème qui fait écho à celui de Verlaine.

      29. Comment brouiller les pistes, mais enfin Verlaine et Baudelaire, c’est un peu le même goût.

        Et celà, qui a pu bien l’écrire, quand et où :
        « Au milieu du chemin de la vraie vie, nous étions envahis d’une sombre mélancolie, qu’ont exprimés tant de mots railleurs et tristes, dans le café de la jeunesse perdue » (cité de mémoire, comme le début du poème de Verlaine)

      30. «Sombre mélancolie qu’ont exprimée», Marlowe, e. Déjà que la phrase est ambiguë…
        Moi aussi Marlowe, j’avais un vieux voisin prénommé Ernest, comme l’auteur, qui sombra mélancoliquement dans l’alcool et un café où il ne retrouva jamais la jeunesse qu’il y avait pourtant bien laissée. Panégyrique à Ernest.

      31. N’empêche schizo qu’au caniveau d’autres ont du ramasser leur Ernest bien plus de fois que je n’ai pu parfois ramasser mon Ernest au fossé. Et débordaient leurs caniveaux comme mes fossés débordaient. Bras en croix, en croix les phrases. Rester au milieu, tenter… Comme entre deux verres. Tirer des bords d’un bord de route à l’autre, vers l’oustaou, le silence, le cimetière.

      32. C’est bien possible, vigneron. Il m’arrive de commander un lait grenadine pour certain Ernest, jamais bu ni servi, noyé dans des rires de part et d’autre du comptoir, comme si j’étais pas sérieux, avant de me marrer aussi. J’ai aussi goûté de la Buckler quasi-zéro, ça leurre même des habitués, contrairement au communard. Mais le silence des anges rebelles est retentissant.

        Roussel
        Nous devons transporter un certain nombre de tonnes de marchandises, recevoir et distribuer d’autres tonnes de charbon ; nous avons des horaires à respecter ; des barèmes nous commandent. Et nous ne sommes responsables que devant des chiffres.
        Olivier
        Et s’il leur poussait, à mes chiffres bien rangés dans leurs colonnes toutes droites, des yeux, des nez, des bouches, un regard, et qu’ils m’apparaissent tout d’un coup en figure d’homme ayant une âme, mais avec cette chaleur humaine s’échappant de leurs additions et soustractions, ils danseraient dans ma tête et me brûleraient, tels les diables d’un tableau de Breughel, – l’Enfer !

        (Boulevard Durand Armand Salacrou pp. 30 et 31, nrf Gallimard)

      33. @ sgmsg

        Pour les 100 dollars du pari ( voir le commentaire 103) , avec la chute prévisible du dollar et la disparition possible de l’euro, je les préfèrerais en yuans si vous tardez un peu trop. LOL .

        Allez plutôt les dépenser à ma santé avec votre famille . Meilleurs voeux pour 2012 .

      34. et Verlaine fut l’amant de Rimbaud à part ça ….et la passante de Baudelaire, c’est l’homme la femme que vous croisez un jour et qui vous plait dans la rue et pour lequel ou laquelle vous n’irez pas plus loin que le sourire échangé cet instant là.

      35. @liervol

        « Abolir la prostitution, c’est stupide autant mettre du bromure dans l’eau potable.
        Il y a un besoin et ce n’est pas une loi qui fera que ce besoin n’existera plus, il sera juste jeté encore plus dans l’ombre. »

        Pourtant la criminalisation exclusive des clients et des proxénètes donnent des résultats probants.

        Vous avez le même style d’argumentaire que la légalisation de la drogue… Quand on trouve pas la solution à un problème aussi bien baisser les bras.

        Voici votre style d’argumentaire à l’œuvre: Les riches ne paient pas leurs impôts, alors leur légaliser les congés de taxes pour les riches et sabrer dans l’appareil étatique.

      36. C’est les mecs en république dominicaine qui abordent les femmes, même des filles de 20 ans pour se vendre.

      37. J’vais vous en raconter une petite histoire qui se passe il y a plusieurs années, à cette époque j’étais étudiante à Nice et avec une copine nous attendions le bus en mini jupes puisque c’était la mode dans une rue de la Californie où il y avait la nuit de la prostitution, il était environ 20 heures et nous allions à une soirée étudiante, en 15 minutes on a eu 10 voitures qui se sont arrêtées, ça faisait tâche au carrefour juste à côté de l’arrêt du bus, ceci pour vous dire la demande qui existe, ensuite est arrivé une Rolls bleue, qui s’est arrêtée elle aussi et a attendu. Je me suis déplacée pour dire à cet homme humoriste infiniment connu télévision et radio et tout petit en taille puisqu’il avait je me souviens un coussin sur son siège conducteur, que nous ne faisions pas le tapin mais que nous ne faisions qu’attendre le bus. Ceci pour dire que la demande, ça y va..quelque soit le milieu parce le client connu malgré ses pertes en outre mer avec la loi Pons, blindé de chez blindé il le reste.

      38. Si Stephen Hawkins était une femme, il dirait sans doute la même chose sur les hommes.
        Ah, ces sociétés où la loi du plus fort a asservi le plus faible et séparé hommes et femmes, par des siècles d’éducation différenciée, jusqu’à ce que chaque sexe soit un mystère pour l’autre .
        C’est tellement plus poétique et …érotique ainsi .
        Mais cela conduit de tristes sires à abuser de la force et de l’éducation différenciée, religieuse ou pas, pour réduire l’autre en esclavage, physiquement et mentalement .
        On commençait tout juste à en sortir quand ont déboulé les fondamentalistes religieux de tout bord

      39. @Mianne

        « Si Stephen Hawkins était une femme, il dirait sans doute la même chose sur les hommes.
        Ah, ces sociétés où la loi du plus fort a asservi le plus faible et séparé hommes et femmes, par des siècles d’éducation différenciée… »

        Ah un monde de farfadets et de petits lutins. Lego vient de sortir un jeux pour les filles , c’est leur cinquième essai… L’union soviétique donnait des armes aux filles pour les soustraire au stéréotypes machistes: les fillettes berçait les armes comme des bébés.

        Les mâle ont des fonctions différentes des femelles dans tout le règne sexué. Vouloir soustraire l’humain de se paradigme est d’un cruel sans borne : Que sont devenus nos enfants parqués dans les garderies, privés de lait maternelle, privés de soins maternelles: des autistes névrosés percés avec des affects complètement déglingués.

        Quand on aime pas les enfants on en fait pas.

      40. Les femmes ont toujours travaillé, même dans l’Antiquité, même au Moyen-Age, et pour une seule femme de la haute société qui ne travaillait pas, femme entretenue, il y avait une douzaine de femmes qui travaillaient à son service ou à celui de la société : marchandes, servantes, paysannes, laveuses, couturières … à croire que pour les romanciers de la bourgeoisie dont la mère ne travaillait pas, y compris certains romanciers actuels, toutes ces femmes au travail, y compris leur femme de ménage et leur boulangère, étaient parfaitement invisibles , des fantômes .

        Les mères qui travaillent ont toujours été les plus nombreuses, avec des emplois souvent différents de ceux des travailleurs de force et les enfants de cette majorité de femmes ne sont pas plus autistes que ceux des femmes entretenues.
        Comment osez-vous dire que les mères qui travaillent n’aiment pas leurs enfants et que seules les femmes entretenues de la bourgeoisie les aiment?

        Quant à donner des armes comme jouets tant aux garçons qu’aux filles, c’est un exercice de conditionnement douteux .
        Beaucoup de petits garçons câlinent leur doudou et un grand nombre de filles n’ont jamais regardé les poupées que l’on s’évertuait à leur offrir, préférant les petites voitures et les jeux de construction du frère, tout en devenant ensuite d’excellentes mères. Tout dépend de la force de caractère de chacun et du conditionnement apporté par l’entourage . De plus en plus d’hommes prennent le congé parental à la naissance d’un enfant , c’est une question de choix, et l’enfant, grâce au tire-lait et au biberon, ne manque ni de lait maternel ni de câlins des deux parents .

      41. @Mianne

        Quant à donner des armes comme jouets tant aux garçons qu’aux filles, c’est un exercice de conditionnement douteux .

        Intéressant. Nous allons voir vos contradictions en 4 lignes…

        Beaucoup de petits garçons câlinent leur doudou et un grand nombre de filles n’ont jamais regardé les poupées que l’on s’évertuait à leur offrir, préférant les petites voitures et les jeux de construction du frère, tout en devenant ensuite d’excellentes mères.

        Les petites amazones que je connais ne le sont que superficiellement, dès qu’elles ont un espace de liberté, elles expriment aussi de la féminité. Comme leurs pendants masculins, ils cherchent à comprendre le sexe opposé en s’accaparant les rôles de l’autre sexe à leur gré.

        La psychanalyse c’est pas juste pour les chiens!!!

        Quand une mère gorille meurt, le père gorille prend le relais et fournit l’affection maternelle que l’enfant a besoin excepté pour l’allaitement qu’il délègue à une autre femelle. Des situations ambiguës des rôles sexuelles ne s’observent que lors de crises: ici la mort de la mère. Donc l’humain qui ne joue pas son rôle sexuel qui lui est dévolu fait vivre de l’anxiété et de l’angoisse à sa progéniture. Traumatisme d’autant plus grand qu’il n’y a pas de réelle crise, ou que le géniteur sait pertinemment qu’il fera subir l’état de crise à ses enfants.

        Tout dépend de la force de caractère de chacun et du conditionnement apporté par l’entourage.

        En complet déni de la réalité observable…

        De plus en plus d’hommes prennent le congé parental à la naissance d’un enfant , c’est une question de choix..

        Avez-vous demandé à l’enfant à naître si c’était son choix?

        La réponse est NON!!! Parce que si vous lui aviez demandé il vous aurait dit NON!!! Il vous aurait dit: Je veux MAMAN! Je veux le sein de MAMAN! Je veux l’affection de MAMAN! Je veux que MAMAN s’occupe de mon hygiène!!!

        et l’enfant, grâce au tire-lait et au biberon, ne manque ni de lait maternel ni de câlins des deux parents .

        Pathétique. Je parierais 100$ que VOUS VOUS avez eu le sein jusqu’à plus soif et que VOUS avez eux l’affection de votre mère jusqu’à 6 ans, voire 16 ans.

        Trois mots me viennent à l’esprit : Égoïsme. Sadisme. Dénaturé.

      42. J’ai eu l’affection de mes deux parents et du lait maternel, l’amour de ma mère qui travaillait mais l’affection de ma mère s’est arrêtée bien avant mes 16 ans, à sa mort . Pendant qu’elle travaillait j’ai connu les joies de l’école maternelle que j’adorais le jour de mes deux ans.
        C’est l’école maternelle qui m’a appris à lire couramment avant l’âge de quatre ans , bien qu’il n’y eut aucun livre à la maison .

        Ma mère a toujours travaillé, comme sa mère, sa belle-mère, les arrière grand-mères et toutes les femmes du quartier . Elle fut successivement bonne à tout faire, vendeuse, femme de ménage et lavait notre linge à la rivière car nous n’avions pas l’eau à la maison .

        Paysanne , marchande des 4 saisons, restauratrice furent les métiers des grand-mères. Il n’y avait que les femmes de la bourgeoisie qui faisaient exception mais on dirait que les travailleuses étaient invisibles aux yeux des messieurs et des dames qui les faisaient travailler.
        Votre mère devait bien faire son marché, acheter son pain, et peut-être avait-elle une femme de ménage . Toutes les femmes qu’elle faisait travailler avaient certainement des enfants .

        Pour mon dernier petit-fils, c’est le papa qui a pris le congé parental . Il a nourri, baigné, changé, câliné le bébé pendant que la maman était au travail et maintenant qu’il a repris le travail, il continue de s’occuper de l’enfant à égalité avec la maman quand ils rentrent le soir . Il le fait avec plaisir . . L’enfant est aussi équilibré que ses aînés et aussi attaché à son père qu’à sa mère, alors que le papa semble moins proche affectivement des aînés dont il s’est moins occupé. Cela n’a pas empêché le papa de pratiquer le VTT acrobatique en montagne avec le grand frère et d’accompagner la soeur à l’école du cirque, suivant les goûts des enfants qui ont pratiqué les deux activités . La maman a pratiqué la danse classique pendant l’enfance et la boxe française à seize ans.
        On dirait bien que ces rôles dont vous parlez sont différenciés uniquement par les conventions de la bourgeoisie .

        On parlait des gorilles . L’enfant gorille passe des épaules du père à celles de la mère et les deux parents s’en occupent à égalité . Qui oserait dire que la lionne qui part à la chasse serait une mauvaise mère qui n’aimerait pas ses petits ?

      43. Moi j’ai révolutionné la famille en demandant candidement un train électrique à Saint-Nicolas.
        Je trouvais les jeux proposés aux filles stupides, des bébés à l’air idiot et sans sexe.
        Aussi je les éventrais pour voir ce qu’il y avait à l’intérieur, rien que des élastiques.
        Tandis que les jouets de garcons c’était de la mécanique, cela s’emboîtait se vissait se démontait et se remontait.
        Comme je grimpais aux arbres, je jouais avec les garçons, bien sûr comme j’était une fille je devais me contenter du rôle de l’indien de service. Mais que de beaux souvenirs et ainsi j’en connais un brin sur la psychologie des garçons.
        Bon à l’adolescence je me barbouillais de rouge à lèvres comme toute fille normale.
        Ma féminité va bien merci mais je suis restée bricoleuse.

      44. Comme les humains acceptent de vivre en surpopulation, le contrat du mariage augmente la pression sociale sur les individus afin qu’ils s’occupent des enfants. (Et par la même baisse la surpopulation)

        Cela permet aussi au individu immature, qui croient que les enfants n’ont pas besoin de stabilité affective, c’est à dire la continuité des mêmes adultes qui seront présent pour se développer, de ne pas s’approcher du sexe opposé et de mettre au monde des nouveaux parias en carence affective tout leur vie durant et qui auront tendance à répéter la façon de se reproduire immature de leur géniteur.

        Un relation hors mariage n’est pas question d’interdits moraux religieux, c’est une question d’interdits moraux tout court dans un monde surpeuplé. Le fruit de la relation sexuelle est l’enfant. L’enfant non-désiré est malheureux et néfaste pour la collectivité. Donc les relations hors-mariage sont néfastes pour la collectivité.

      45. En tout cas avec le net le corps ne s’est jamais autant vendu. que celui qui n’a jamais regardé un seul site porno ici jette la première pierre sur les clients de la prostitution, car les actrices pornos si elles ne vendent pas leur corps, dites moi elles font quoi ??? elles sont bénévoles au resto du cœur, c’est ça ????

        une petite taxe sur la branlette et on comme ça je vous le dit, on sauve notre triple AAA, pas la peine d’aller chercher plus loin….

      46. Non Hervey ça n’explique rien du tout et la marchandisation du corps ça n’est probablement pas un progrès de l’humanité.

        Je proposerais  » ça n’est probablement pas un progrès vers l’humanité », car celle ci est encore à venir. Depuis des millénaires nous mettons la charrue avant les boeufs. Voilà pourquoi les civilisations s’effondrent.

        Ce n’est pas par le haut que se construit le « petit d’homme », c’est à partir du bas qu’il s’élève. Or de puis des millénaires les sociétés se divisent entre les peuples et une classe d’élites. Mais les élites sont des « parvenus », en se sens que reposant sur les épaules de la multitude elles ont plus à penser qu’à faire ,pour beaucoup elles se succèdent de générations en générations de là vient l’ignorance fondamentale des élites.

        D’où l’inadéquation entre la réalité vivante du monde et les projections visionnaires d’une élite à laquelle on délègue trop de pouvoir, on prête trop de sagesse, car beaucoup de savoir ne fait pas la « connaissance ».

        Les compétences sont complémentaires, les élites et les peuples sont interdépendants. Les peuples peuvent se passer de leurs élites pour le meilleur comme pour le pire, mais les élites ne sont rien sans les peuples.

        Plaçons sur le trône notre Humanité, couronnons la de notre Dignité. C’est par elle que l' »Homme » à le pouvoir de nommer les êtres et les choses et de conférer aux êtres et aux choses leur propre dignité. Ainsi nous réaliserons le « Royaume Divin ». Voilà la « Royauté » qu’il nous faut servir ,vers quoi faire converger toutes nos singularités, nos cultures. Participant à la « Création » par l’usage des sciences des arts et de la vie dans l’amour et le respect sacré de notre dignité humaine. Etablissant le respect de la liberté et de la dignité des êtres et des choses dans l’usage.

        Au diable toutes les éthiques. La morale doit être l’expression naturelle, le signe extérieur d’une adhésion du coeur et de l’esprit à notre dignité humaine, d’une certaine formation de l’intelligence.

        L’Ethique des éthiques est L’Equité . Le lien entre les humains avant d’être social où autre est la Philia. A partir de là on peut bâtir du solide, du durable.

        C’est le message de toutes les sagesses et des prophéties ,perverties par les pratiques déviantes des religions sous l’autorité usurpée et abusive de leurs « prêtres ». Fabriquant ainsi plus de superstitieux que de « croyants ». Bâtissant leur autorité sur la peur, or la peur engendre la ruse et le ressentiment, cela n’a rien à voir avec le respect. Inventant les sacrifices, dévoyant le sens et la valeur de l’offrande par le plus vil marchandage qui soit. Depuis lors tout se vend, tout s’achète.

        Quand comprendrons nous enfin qu’il n’y a pas, qu’il n’y a jamais eu et qu’il n’y aura jamais d’homme ou de femme providentiel. Mais notre « Humanité » providentielle, le « Sauveur » est en chacun de nous.

        Il n’est pas un culte qui ne soit souillé d’infamies.

    2. @ Hervey.
      Effectivement ce n’est pas une question d’argent. En France, si les pauvres ne b… pas, c’est parce-que la contrepartie est le plus souvent vénale ou s’estime trop bien elle-même. Que voulez vous, même en matière de sexe, on ne prête qu’aux riches.
      Extension du Domaine de la Lutte via réseaux sociaux interposés.

      Et c’est justement pour ça qu’Antoine à tort.
      Il n’y a que deux types de rapports: les gratuit, même si dans nos sociétés on ne prête qu’aux riches (mais cela relève des affects). Et les autres, qui relèvent d’une relation d’exploitation dans l’immense majorité des cas. Dans le premier cas la communauté politique n’a pas à intervenir. Et dans le second c’est son devoir de le faire.

      Vous êtes libre de b… comme vous voulez, et avec qui vous voulez, mais certainement pas dans les conditions que vous voulez (la possibilité de tirer un profit fait partie des conditions).
      Bien sûr, on comprend que des pays en fassent un argument touristique, et ce de plus en plus en Europe: Hollande, Belgique, Espagne…
      C’est CA la réalité qui se profile derrière le discours d’Antoine. Pas la petite marchande d’amour, mais l’institutionalisation des réseaux et le tourisme sexuel de masse.

      D’ailleurs c’est symptomatique de cette génération, qui est passée de la revendication du droit de jouir en paix, au nom de la liberté individuelle (voir du devoir de jouir, au nom d’une forme bizarre de perfectionnisme moral ou encore de l’assignation à jouir, au nom de… quoi d’ailleurs?), au droit d’exploiter librement son prochain, au nom de cette même liberté individuelle.

  24. Il a raison.
    Laissons les uns et les autres s’exploiter mutuellement ! Extension du domaine de la lutte…

    Un des avantages du concept non-marxiste « d’exploitation », qu’on exploite une situation ou une personne, c’est qu’il est jutement indépendant de celui de « consentement » et même « d’avantage mutuel ». Autrement dit, deux personnes peuvent consentir mutuellement à une pratique, et ceci pour leur avantage, cela ne change rien au fait qu’il s’agit d’une situation/relation d’exploitation.
    La misère sexuelle du client d’un côté (le plus souvent également morale et affective, d’ailleurs), la misère de la prostituée de l’autre (de l’étudiante fauchée à la nigérianne/fille de l’Est exploitée par son réseau, en passant par le trans qui n’a souvent que ce moyen pour subvenir à ses besoins, dans une France sclérosée par les préjugés).

    Dans le même esprit, je propose donc que nous institutionalisions et reconnaissions pleinement le marché noir des organes. Un riche occidental dont la fin est proche pourra librement, sur la base du consentement mutuel, faire son marché auprès d’un pauvre philippin… Puisqu’il y a consentement et avantage mutuel, il n’y a aucune raison de ne pas y apporter une reconnaissance institutionnelle, n’est-ce pas???
    C’est très bien de pénaliser le client et très mal de pénaliser le prestataire de « service sexuel »/ »organe », qui a le plus souvent été contraint à l’échange par d’autres nécessités.

    ll appartient à la communauté d’homogénéiser la répartition du capital, d’égaliser les conditions de vie des citoyens: mais le reste est de l’ordre de la responsabilité individuelle, dans un cadre autorisé par l’idéal de fraternité. Il est bien entendu que l’exploitation mutuelle de leurs détresses repectives, par les citoyens, sort du cadre. Ou alors ce doit être dans un cadre associatif dans lequel aucun profit n’est dégagé (voire à la limite un service public monopole d’Etat?).
    Je suis sûr qu’il y aura tout de suite moins de candidats…

    La dimension politico-morale de tout échange, ne se voit pas, bien sûr, quand on s’en tient à l’angle économique, puisqu’alors tout ce qui apparait, c’est une combinaison d’opportunités et de ressources, stratégiquement mobilisées par des agents (notez ce ne sont ni des citoyens membre d’une communauté politique et morale, ni des personnes), en vue d’en tirer un profit, le tout étant équitable si librement consenti au travers d’un contrat respectueux des lois qui encadrent le marché.
    Bis repetita. Cf. ces fameuses prothèses…

    Ceci étant, il y a bien quelque chose comme un « art de l’intime », et il faut reconnaître que certain(es) y excellent, certes en s’y investissant beaucoup: je me souviens d’une demoiselle qui avait consacré des années à développer/porter ses connaissances en acupuncture dans le dit domaine, ou d’une autre qui pratiquait une forme d’auto-hypnose/conditionnement avant le rapport pour modifier ses états mentaux, et la qualité de ses pratiques…).

    Qu’on puisse éprouver plus de plaisir avec une femme qu’on n’aime pas qu’avec une femme qu’on aime m’a toujours paru profondément injuste, même si bien sûr cela n’a rien à voir. Mais qu’il puisse y avoir même une once de supériorité du rapport sans amour, sur cette dimension là, cela m’a toujours paru « cruel ». Lorsque j’en pris conscience, je me souviens en avoir immédiatement conçu une immense peine. Pour ainsi dire « métaphysique ».

    Ce à quoi Antoine nous convie dans l’art du sexe, c’st à l’équivalent des restaus du coeur en matière d’art de la table.
    Pardonnez moi, j’ai la nausée.

    1. Le clown plus trop vert, je te souhaite d’avoir la chance de pouvoir bénéficier d’une « aide-sexuelle » très « libérale » – tarifée rêve pas, le jour où tu commenceras à taper méchamment dans ton ass-vie, i.e quand tu croupiras tout seul dans un Ehpad, suisse de préférence…
      Tu pourras même lui chuchoter tes beaux discours à la dame – ou au monsieur, c’est pas interdit par la doxa libérale et elle ou il devrait apprécier à sa ju(s)te valeur ta Raison moralisante – ou Moralité raisonnante j’sais point trop, sûr…

    1. Je pense qu’il y a un sacré paquet de petit(e)s bourgeois(es) le cul trempé dans la moraline ou michéo-dépendants sur le blog Jorion et que Jorion doit bien se marrer.

      La prostitution est seulement une expression particulière de l’universelle prostitution du travailleur

      Karl Marx. Manuscrits économiques et philosophiques 1844.

      Prostitution et monogamie sont certes des contradictions, mais des contradictions inséparables, les pôles du même état de la société.

      F.Engels. L’ origine de la famille de la propriété privée et de l’ État. 1884.

      La prostitution devient une institution sociale nécessaire, tout comme la police, l’armée d’active, l’Église, le patronat, etc.

      A.Babel. La femme et le socialisme. 1891.
      http://www.workersliberty.org/story/2010/03/29/prostitution-marxist-analysis

      1. @vigneron: tu as bien raison et tes citations l’appuient: ceux qui défendent la prostitution (« tout comme la police, l’armée d’active, l’Église, le patronat, etc. ») sont des petits-bourgeois.

      2. Bingo ! Je m’étais juré de choper un gros mérou avec un leurre à petit barbeau (j’ai pas dit maquereau ! j’aime pas ça)… Ahhh les finesses de la dialectique échappent un peu à l’élève MôôAyen(âgeux), et les tournures jorioniennes aussi…

        avec un sens profond de la nature humaine, frappé du sceau de la sagesse anthropologique, qui requiert d’interdire quand il n’est pas possible de faire autrement, mais de ne pas le faire simplement pour prétendre être plus vertueux qu’on ne l’est réellement.

        Et puis aussi, mon bon, avec ton genre de sophisme radical, ben on peut dire aussi qu’améliorer le sort des prostituées c’est comme qui dirait pareil qu’améliorer le sort des travailleurs, et donc petit bourgeois et anti-révolutionnaire. Dans le genre de la Vie Ouvrière de la CGT qui titrait en 28, quand le gvt Poincaré proposait les premières lois sur l’assurance sociale : « A bas la Loi fasciste des assurances sociales »…
        Lis le texte que j’ai mis en lien, de l’anglais très clair par une toubib qui connaît le sujet, elle.

      3. Mais, à Babylone, sa particularité est que l’appareil de production y est son corps propre, et l’exploiteur l’exploité, que ce soit avec un mac singulier ou via un maquereautage à vocation universelle, l’économie du plaisir comme produit. L’élucabrateur a son régime, deux fois par semaine : réglé comme une horloge son piston… sanitaire et à promesse durable.

      4. @vigneron:

        Ton texte conclut ainsi: « Prostitution, in this form, would not exist in a socialist society, neither would the family nor work in their current form. There may well be specialist sexual entertainers and experts, but freed from the links with private property and state sanctified or enforced monogamy, sexual relations will evolve in ways that we can only speculate about. The key thing is that the distinction between public and private, in the sense of public social work and private reproduction, will have to dissolve and in that process women will be truly liberated. »

        C’est clair, non? Tes accommodements antoinesques ne sont pas socialistes. Ils sont libéraux et on va dire, pour être juste, que c’est en ce qui te concerne toi et Antoine le côté charitable du libéralisme. La gôche quoi.

        PS: Et les tournures jorionesques, je m’en fous. Je pense ce que je pense. Bénédiction du maître ou pas.

      5. @vigneron
        « Je pense qu’il y a un sacré paquet de petit(e)s bourgeois(es) le cul trempé dans la moraline ou michéo-dépendants sur le blog Jorion et que Jorion doit bien se marrer. »

        Si Marx, Engels et Babel, avait compris que l’humain est en surpopulation leurs réflexions auraient peut-être été plus génitrice d’avancement durable:

        – L’humain se prostitue au sens large parce qu’il est déconnecté de sa nature animale s’enfonçant depuis plus de 50 000 ans dans une surpopulation croissante.

        – Tout contradiction n’est qu’apparente, le but est d’abuser du prochain en état de carence affective et intellectuelle provoquée par la surpopulation.

        – La prostitution n’est nécessaire que parce que tout les humains préfère l’abus apparent dans la surpopulation qu’ils sont tous trop lâche pour imposer de restriction sur les naissances »

        L’humain préfère toujours la fuite en avant en espérant qu’un jour du fruit de la surpopulation naissent le sauveur (le prophète):
        – Il n’y a pas d’eau pour étancher la soif de tout le monde: faisons des enfants, il y en a bien un qui trouvera la solution.
        – Idem pour la famine.
        – Idem pour la pollution.

      6. Voilà voilà, continue à t’enferrer. C’est bon de sentir l’hameçon transpercer le palais ? Et ton picorage dans le texte du Dr Helen Ward, il est moyen moyen non ? T’aurais pu prendre en même temps la phrase juste au-dessus pour être complet et fidèle – comme un bon mari – sur sa conclusion, ou carrément du radical Moayen un peu plus haut avec la citation de Julie Barchill :

        Prostitution is the supreme triumph of capitalism. When the sex war is won prostitutes should be shot as collaborators for their terrible betrayal of all women, for the moral tarring and feathering they give indigenous women who have had the bad luck to live in what they make their humping ground.

      7. @Moi 7 janvier 2012 à 14:28
        À propos d’accommodements d’une morale dite socialiste, autant aller aux sources déjà citées et puis, comme ne l’écrit pas le traducteur d’Engels : un poing c’est tout.

      8. @vigneron: n’essayes pas avec ton habituelle mauvaise foi de me coller une position qui n’est pas la mienne. Tout le texte dit que la prostitution est une institution capitaliste. Dans le socialisme, il n’y a pas de prostitution, qui est une forme d’exploitation de l’homme par l’homme, tout comme le salariat.
        Ta position est social-démocrate, c’est-à-dire social-libérale (au fait, t’as remarqué que t’es sur la même ligne que le « nécessité fait loi » de jducac? Je me bidonne quand tu montres ton vrai visage). Ton objectif n’est pas de changer le cadre mais de l’accommoder. Soit. Assumes et arrêtes tes simagrées.

        http://www.dailymotion.com/video/x1ak1b_elio-di-rupo-et-l-ultra-capitalisme_news (merci à fujisan pour ce lien extraordinaire)

        Je viens de découvrir la réponse du social-démocrate: http://www.leblogdelio.be/index.php/2007/05/18/socialisme-et-altermondialisme-dialogues-et-synergies/ (aujourd’hui il est à la tête d’un gouvernement d’austérité, se mentent-ils à eux-mêmes ou sont-ils vraiment vicieux?)

      9. SMSPSG. Oh bordel, v’là Malthus qui jaillit d’un buisson et qu’arrive au secours des filles de joie !
        Ça fait deux siècles que Malthus et ses suivants causent de surpopulation, et Marx comme Engels avaient pas traîné en route pour les comprendre, ni des pieds pour leur répondre. L’idéologie malthusienne, avec toutes ses variantes, est selon moi l’une des pires, des plus dangereuses, des plus perverses, le planisme qui l’accompagne l’un des plus ignobles.
        http://bataillesocialiste.wordpress.com/2010/02/19/critique-de-malthus-marx-engels/

        Le malthusianisme : une déclaration de guerre ouverte au prolétariat.
        En attendant, la déclaration de guerre la plus brutale que la bourgeoisie ait lancée contre le prolétariat, c’est la théorie de la population de Malthus et la nouvelle loi des pauvres qu’elle a inspirée. Nous avons déjà fait allusion en de multiples occasions à la théorie de Malthus. Nous rappellerons simplement ici ses principales conclusions : la terre est perpétuellement surpeuplée, de sorte que la pauvreté, la misère, la disette et l’immoralité doivent toujours dominer ; que c’est le sort de l’humanité d’être éternellement condamnée à exister en trop grand nombre, donc en classes diverses, dont certaines sont plus ou moins riches, cultivées et morales, et les autres plus ou moins pauvres, misérables, ignorantes et immorales. Il s’ensuit dans la pratique — et Malthus lui-même tire ces conclusions — que la charité et les caisses de pauvres sont à proprement parler une absurdité, puisqu’elles ne servent qu’à maintenir en vie et à faire se multiplier la population en excédent, dont la concurrence ne fait que peser sur les salaires ; que l’occupation des miséreux par l’administration des pauvres est également déraisonnable, puisqu’une quantité fixe, tout à fait déterminée, de produits peut être consommée ; que pour chaque ouvrier en chômage qui est occupé, on en jette un autre sur le pavé, de sorte que la libre entreprise privée se trouve lésée par chaque ntervention de l’Assistance publique dans l’industrie ; qu’il ne s’agit donc pas de nourrir la population en surnombre, mais de la limiter autant que possible, d’une façon ou d’une autre.
        Malthus déclare, en termes non voilés, que le droit qu’a tout homme vivant sur cette terre de manger, de boire et de se vêtir est un pur non-sens. Il cite à ce propos les paroles d’un poète : le pauvre arrive « au banquet de la Nature » et ne trouve aucun couvert mis pour lui, puis il ajoute que la Nature lui enjoint alors de ficher le camp,  « puisqu’avant de naître il n’a pas demandé à la société si elle voulait de lui» (…)

        La situation de la classe laborieuse en Angleterre. F’Engels, 1845.
        Vous changez juste un mot, « puisqu’avant de naître il n’a pas demandé à la Terre si elle voulait de lui» et tout va pour le mieux, n’est-ce pas ?
        Et dites donc quel fut le pays tout à la fois le plus malthusien, ou en tous cas le plus efficace dans le contrôle totalitaire des naissances, et l’un des plus répressifs envers la prostitution ? La Chine. Superpuissance de la prostitution : la Chine.
        20 millions de prostituées (ça ferait juste un million en France…) d’après l’économiste Yang Fan, 6 % du deuxième pib national au monde.

      10. @Mr Vigneron
        Faudrait faire le point!
        « Mérou est-elle? »

        Le maquereau vit en bande et en mer.
        Le barbeau vit en groupe et en rivières rapides aux eaux bien oxygénées mais pas trop fraîches.
        Le mérou vit en solitaire sur les haut-fonds marins.

        Alors, la gauche étant d’eau douce, la mer serait-elle à droite?
        Quelle eau, salée ou pas, alimente l’autre?

        Le barbeau se pêche à la mousse, ce qui laisse peu de chance d’hameçonner d’autres espèces avec cette technique….
        Toutefois, en utilisant un vairon, qui se pêche à la bouteille et en eaux douces mais froides, on attrape des barbeaux généralement…., mais maquereaux et mérous peuvent s’y prendre.
        Autant qu’à la plume on attrape des maquereau, et que cela peut tenter un barbeau.

        Jusque là, c’est cohérent.
        Faudrait faire comme pour le delta-plane:
        Si s’accordent des permis de pêche, nul besoin de permis de voler pour s’exercer en delta-plane…,toutefois,
        …depuis que nulle compagnie d’assurance n’envisage la moindre prime pour le delta-plane, il n’y a plus d’école de delta-plane.
        L’assurance prostitution devrait-être obligatoire, et le problème serait alors résolu…

      11. Zemblabla, je hais le pois(s)on autant que les pêcheurs et les oiseaux sont aussi cons qu’ils sont beaux, tout comme les chasseurs d’ailleurs, d’ailleurs j’aime bien les « chasseurs d’ailleurs », mais pas ceux d’ici, ceux d’ailleurs, les qui m’daillent pas.

      12. @ Mr Vigneron
        (Vous vous trompez, MonPseu s’écrit Zenblabla!, si je suis susceptible…)

        Vous avez la légion, superbe cuillère au revers, s’il faut chasser l’ailleurs!
        D’ailleurs, comme vous y allez, pas la peine d’assurer, il faut juste voir!
        « J’aime, ..j’aime pas », on veut des critères d’amour, disaient les professeurs!!!!
        Seriez-vous carpe qui chipote?

      13. @vigneron
        « SMSPSG. Oh bordel, v’là Malthus qui jaillit d’un buisson et qu’arrive au secours des filles de joie ! »

        C’est pas parce que quelqu’un dit parfois des conneries que tout ce qu’il dit est des conneries. C’est d’ailleurs à ça que sert l’intelligence : Séparer L’ivraie du bon grain.

        D’ailleurs

        1- Je ne me prétend pas disciple de Malthus. Si il a dit des choses intelligentes que je reprend pour porter mon discours j’en conclus que je suis humain. On dit bien qu’on ne pense que sur la pensée des autres.

        2- En France les néomalthusiens ont bien été persécutés par les riches et le pouvoir en place car justement baisser la population, empêche l’esclavage et la prostitution des masses.

        C’est à la fin du XIXe siècle que des théoriciens anarchistes tels que Paul Robin développent en France des thèses néomalthusiennes, que l’écrivain et journaliste Octave Mirbeau s’emploie à populariser dans la grande presse1, à contre-courant des thèses natalistes et populationnistes en vigueur au nom de la « Revanche ». Rares sont alors les syndicalistes et les socialistes à se joindre aux militants anarchistes néomalthusiens.

        À l’analyse de Malthus, les libertaires néomalthusiens ajoutent deux éléments fondamentaux : d’une part, il serait monstrueux de produire massivement la chair à canon dont les bourgeoisies industrielles ont besoin pour les prochaines boucheries (ils s’opposent donc aux politiques natalistes mises en œuvre afin de préparer la guerre programmée dans les meilleures conditions, grâce à l’abondance de l’infanterie), la chair à travail (qui facilite l’exploitation patronale), la chair à plaisir (qui alimente la prostitution). Ils appellent à la « grève des ventres ».

        D’autre part, ils réclament un contrôle des naissances grâce aux moyens contraceptifs en usage et à l’avortement. Poursuivant ce but, Paul Robin avait fondé en 1896 la Ligue de la Régénération humaine qui sera dissoute en 1908. Eugène et Jeanne Humbert, devenus les principaux animateurs du mouvement, créent Génération consciente et poursuivent leur propagande après son interdiction par la loi de 1920. Leur activité militante leur vaut plusieurs séjours en prison..

        « Ça fait deux siècles que Malthus et ses suivants causent de surpopulation »

        Rendu à dire de pareils sornettes, c’est vraiment marrant, vous êtes humoriste peut-être?
        Durant la guerre contre le communisme vous auriez pu être engagé pour la propagande, parce qu’en URSS il n’y avait de communisme que les attaques idéologiques américaine capitaliste.

      14. @sgmsg, le 8 janvier 2012 à 01 h 28

        « libertaires néomalthusiens », drôle d’espèce ! Où qui crèchent, ces apologues de l’humanité suicidaire ? Leur théorie serait que pour s’opposer à l’obligation d’engendrer il faudrait interdire de faire des gnards. Un peu courte l’analyse, non ? Encore des avec lesquels ne pas faire alliance. « Sans Gêne Mais Sans Gène » ?

  25. Le Clown Vert: je vous suis sur tout ce que vous écrivez. par contre, et c’est juste une question: concernant le mariage, j’ai lu l’histoire d’un type qui a du payer une indemnité de compensation à sa femme pour avoir failli à son obligation de relation sexuelle, obligation faite par le contrat de mariage. Mariage= rapport contraint par la loi?

  26. Antoine compare le sexe à la gastronomie. Je pense qu’il a tord, comme la grande majorité des européens qui aimeraient bien que ce soit le cas, à commencer par nos gaulois, les germains pas très loin derrière, qui aimeraient bien en fait que le sexe soit débarrassé de cet émotionnel encombrant. Si le désir sexuel peut assurément avoir une base gastronomique, il n’en est pas de même pour la relation du même nom. Le mieux serait donc d’être amoureux (-se) de sa (son) professionnelle ( -el) , la (le) payer serait donc un acte d’amour. Cela arrive.
    Ce point philosophique évacué, il est clair qu’Antoine a raison et que cette activité soit reconnue, encadrée, et que les gens qui veulent exercer ce métier puissent le faire dans de bonnes conditions.

      1. Bien sûr que c’est de la gastronomie, mais c’est au départ. Ensuite ça se complique…à moins qu’on ne veuille en rester au stade épidermique, ad donjuanam eternam

        Votre lien sur la discussion lacanienne, je ne vois pas le rapport, faudra m’expliquer.

        Par contre vos arguments, bonjour :
        « Mais filer quelques billets à une gamine pour avoir le droit de la baiser, no problemo. »

        D’où j’en conclus que les clients de prostituées sont dans votre esprit des pédophiles. Encore mieux que les névrosé(e)s suédois(es) qui se contentent de pontifier que  » on ne peut acheter un corps » ( sérieusement Renard, vous êtes déjà allé aux putes ? Je ne crois pas , parce que « acheter un corps » est bien la dernière impression que vous pouvez ressentir).
        A la prochaine révolution je peux déjà vous prédire où vous serez affecté : au nouveau NKVD

      2. @ nol

        Sur le lien avec la discussion lacanienne, l’explicitation est ici.

        Si j’ai parlé de gamine, c’est en raison de la différence d’age entre les plus courues d’entre elles et votre serviteur (j’excepte celle qui persiste à officier au bas de ma rue avec qui la différence est inversée) et non pour traiter qui que ce soit de pédophile (à ce propos, avez vous écouté les paroles de la chanson).

        Non, on ne peut pas acheter le corps d’un autre, ni le tenir captif. Mais pour d’autres raisons que celles dont vous dénoncez la dénonciation. (Re)lire Proust.

        Effectivement, je ne me suis jamais fait une pute, les goupils payent rarement les poules qu’ils convoitent. Sans fierté particulière, une limite personnelle.

        Peut-être est ce simplement par souci d’économie. Auquel cas je vais étudier votre proposition d’entrer au NKVD, il parait qu’ils peuvent se les tirer gratos.

  27. Après la proclamation de la République Populaire Chinoise, fin 1949,
    le Parti a lancé des Campagnes de Rectification Populaires.
    La République sera frugale et vertueuse.
    Tour à tour, les compradores, les opiomanes, les grands propriétaires terriens
    et les prostituées ont été déclaré « ennemis du Peuple » et invités
    à se présenter dans des procès publiques à grand spectacle.
    Les « campagnes » ont durées jusqu’en 1951.
    On estime le nombre de victimes entre 50 et 100 millions
    de morts.
    Source: Lucien Bodard – la guerre d’Indochine
    et Pasqualini -Prisonnier de Mao.

    A Dien-Bien-Phu, en 1954, juste après la chute du camp retranché,
    les prostituées des BMC des différentes Unités ont été
    immédiatement fusillées, comme les traitres PIM.
    Vertu et patriotisme…
    Elles étaient une trentaine de toutes origines.
    Pendant les combats, elles s’étaient mises à la disposition
    des médecins et aidaient aux soins des blessés.
    Femme et courage…
    ( BMC: bordel militaire de campagne.
    PIM: prisonnier interné militaire. Statut des prisonniers Viet-Minh.
    Les PIM trahissaient en travaillant pour les forces françaises .)

    J’ai lu le mot « pute ». dévalorisant, négation, mépris. Choquant.
    Toute femme est digne de respect. Surtout dans sa féminité.
    Je souhaite que toutes les femmes et mères rabaissées, humiliées et
    doublement exploitées s’unissent et luttent pour leur
    émancipation pratique. Cette libération est, avec la disparition des
    conséquences du chômage, l’indice le plus sûr d’une réforme sociale positive.
    Elle est loin…

    Je suis d’accord avec Nathalie. Les envolées intellectualisantes
    sont des caches misères.
    Ne pourrait-t-on pas laisser tranquille les grands principes
    et baisser la pression ?

  28. La prostitution, ça innerve!
    Une fois, à ma grande surprise, j’ai entendu régulièrement que tel concurrent, et puis tel autre, finalement en recoupant à peu près tous depuis chacun, tous les concurrents étaient des putes…!
    Sans doute restions-nous « entre soi ».

    N’empêche, cela réduit le nombre des mondes sérieusement!
    Antoine le dit bien mieux que moi.

  29. LES ÉLUCUBRATIONS

    C’est sur BFM radio, les pseudo experts. Faut les entendre faire l’éloge du modèle anglo saxon, papotant de façon hystérique, se coupant la parole avec un Nicolas Doze buvant leur parole comme du petit lait.

    Navrant.

    Je préfère celles d’Antoine…..plus rafraichissantes.

    Happy new year!

  30. Fastoche, restrictions économiques pour 99%, aliénation culturelle à gogo par les média et pour tous, libération sexuelle détourrnée de ses fins pour faire passer la potion.
    L’ivresse du grand large contre la contestation populaire éventuelle.

  31. En plus combien de clients de réseau de prostitution parmi la « jeunesse » de l’assemblée ou du sénat ??? Ah si j’étais Madame Claude, ce n’est pas de DSK que je saurais tout sur le zizi comme chantait Pierre Perret mais de tout ces branques ça oui…

  32. Je voulais relever le débat : pénaliser le client dans la rue ???? mais ne pas pénaliser le client qui s’en tape une, devant un site porno en ligne, alors que la nana en face elle vend bien son corps que je sache, elle n’est pas bénévole au resto du cœur si ce n’est avoir un siècle de retard c’est quoi, Je vous dis pas avec une taxe sur la branlette en ligne, on est sauvé on garde le AAA.

  33. Putain !

    C’est pas possible. Toutes ces justifications, faux semblants, fausses excuses.
    A croire que sur ce blog, tout le monde va aux putes. Bientôt on va s’échanger les adresses.
    La morale, c’est pour les autres, les méchants banquiers, les vilains spéculateurs, les affreux patrons.
    Mais filer quelques billets à une gamine pour avoir le droit de la baiser, no problemo. « C’est comme ça, mon bon Monsieur, on en a besoin pour persévérer dans notre être. Ce qui nous dérange c’est qu’elle profite peut-être pas de notre contre-don et qu’un méchant maquereau pourrait le lui faucher. Alors, on voudrait bien légaliser tout ça pour être vraiment déculpabilisés et être sur que notre versement en liquide en compense un autre.

    Une expérience de pensée :
    Il est avéré que la grande majorité des femmes et des enfants qui se font violer et qui sont assassinés par la suite, ne sont mis à mort par leur violeur que parce qu’il craint d’être dénoncé et embastillé. Légalisons le viol et sauvons la vie de ces innocentes victimes d’une injuste prohibition !

    1. comme quoi la corruption est d’ordre spirituel : on a ôté toute responsabilité , mais on a culpabilisé à outrance , c’est à dire on a enfermé les gens dans des grilles de représentation qui suscitent une soif inextinguible , sans fin, et a-normale, excitant toutes sortes de convoitises et par conséquent légitimant ensuite toutes les répressions .
      finalement on passe à côté de sa vie , on se marie mal, on aime mal, ou baise mal, on n’est plus qu’une sorte d’objet malheureux . c’est à dire , on a perdu son sujet . on n’est plus son propre sujet mais celui d’un autre .
      excusez, c’est vague, mais à force de redites, dans un monde où tout est fait pour nous embrouiller, nous mélanger les idées . c’est affreux, tout ce « spectacle » . ( un mot creux , un de plus )

    2. Le choix du partenaire sexuel est DEJA une forme de priostitution . Il intègre le combat de hierarchisation inconscient et souvent conscient . Perso , a l’ IUT de Cachan , j’allais draguer ds le quartier de centrale et les bals de grandes écoles .Meme les troquets pres de ces ecoles sont gavés de blondasses en recherche de statut social … suffit de se déguiser en futur statut social ..pas besoin d’aller aux putes .

      1. @ kerkoz

        J’en ai, moi aussi, vu, des deux sexes, qui exhibaient leur conquête comme un signe extérieur de richesse.
        Cela dit, même si la drague est un jeu où l’on peut tricher, la prostitution aujourd’hui, c’est le désir du mâle de se dégager des contraintes que la lente (et inachevée) domestication que le genre féminin, depuis les cours occitanes, lui impose et que l’on nomme civilisation.
        Pas besoin de considérer le désir de l’autre, pas même besoin de considérer l’autre, pas de préliminaires.
        S’abstraire de toute règle sociale, fors celles de l’argent. Merveilleuse liberté et sentiment de pouvoir excitant … N’importe quel trader vous expliquera ça mieux que moi.

      2. Bon , je précise ma pensée . Pour moi , il faut considérer la prostitution de façon inversée :
        Quel est d’apres toi le % de pouffes , qui acceptent qqs petits sévices peu jouissifs pour accéder au mode de vie 4×4; piscine ; WE a la réunion , Jet société , et Pistons divers et avariés pour des activités népotisées …. Au stade gde Bourgeoisie , ça nous parais obscène et caricatural , mais a chaque niveau social , peu dérogent a ce schéma . Si l’on faisait une étude globale , il me parait évident que la femme , en moyenne « grimpe » par cet ascenceur social ….Le reste n’est que littérature , chacun se sert de ses armes pour une « meilleure place ds le trafic  » et ds cette procédure l’inconscient , bien sur domine puisqu’il y a ségrégation géographique des couches sociales .

      3. Parce qu »en fait, ….faire une ou deux passes par semaine avec un gus fatigué, c’est qd meme plus rentable que de faire le trottoir , c’est moins fatiguant , plus hygiénique et tu as meme la retraite assurée ..a 35 ans .

      4. @ kerkoz

        Comme tu le dis, il n’y a pas ni étude ni stats sur le sujet. Mais tout le monde a plusieurs exemples à citer.
        Pour ce qui est de la promotion sociale, j’attire l’attention sur le fait que les pouffes en question ne sont pas forcément du genre féminin. Il faut également penser aux relations homosexuelles et depuis quelques temps (après tout, ça fait bien une cinquantaine d’année que la promotion sociale des femmes est entamée) une inversion des rôles entre » ascenseur et ascencé.
        Mais ce n’est pas de ce type de prostitution au sens large que traite Antoine dans son article, mais de relations tarifées avec solde de tout compte. Je ne pense pas qu’elles soient directement comparables.

    3. TOP RENARD, je viens de te lire et je t’arrête de suite, ne me dis pas que tu n’as jamais regardé de porno ? quelle différence entre une actrice porno et une prostituée ? tu vois toi aussi t’es client !

      1. @ liervol

        Je n’ai pas prétention à la sainteté, donc merci de me rendre un peu de cette imperfection qui me légitime dans ce débat.
        Cependant c’est un peu facile de noyer le poisson avec des « Tout est prostitution ! » (les relations sociales, les relations conjugales, les films X), comme beaucoup s’y ingénient dans les commentaires. Après tout, entre Sade et l’absolue pureté de l’amour courtois (et encore), tout n’est qu’hypocrisie.
        Reste la prostitution proprement dite (Bonjour Madame, merci Madame, au revoir Madame -ou Monsieur) et de la légitimité ou de l’utilité à légiférer à son sujet dans l’espoir de favoriser des « comportements vertueux ». A cette question, compte tenu de mon incapacité personnelle à lier ce type rapport humain et une contrepartie financière directe, je n’ai que des réponses confuses qui mettent en jeu les impossibles définitions du désir et du consentement.
        Et la représentation que l’on se fait de la prostituée : la Fantine de Hugo qui vend son corps au propre comme au figuré et qui finit par en crever ou la petite masseuse Thaïlandaise qui se constitue une dot à coup de happy endings décomplexés, de la captive d’un réseau mafieux ou de la femme libre ayant fait un choix de vie.

  34. La rue assourdissante autour de moi hurlait.
    Longue, mince, en grand deuil, douleur majestueuse,
    Une femme passa, d’une main fastueuse
    Soulevant, balançant le feston et l’ourlet ;

    Agile et noble, avec sa jambe de statue.
    Moi, je buvais, crispé comme un extravagant,
    Dans son œil, ciel livide où germe l’ouragan,
    La douceur qui fascine et le plaisir qui tue.

    Un éclair… puis la nuit ! — Fugitive beauté
    Dont le regard m’a fait soudainement renaître,
    Ne te verrai-je plus que dans l’éternité ?

    Ailleurs, bien loin d’ici ! Trop tard ! Jamais peut-être !
    Car j’ignore où tu fuis, tu ne sais où je vais,
    Ô toi que j’eusse aimée, ô toi qui le savais !

    Charles Baudelaire

  35. Le monde est détraqué . la nature l’est moins . elle n’aurait pas tenu le coup si elle l’avait été, elle est bien réglée malgré ses grands chambardements biologiques , géologiques et tout le bazar.
    nous , atterris ici dans un corps sexué , portés par ce désir , non du désir de désir, mais par cet impératif besoin de retrouver notre unité , notre totalité , parce qu’être humain conscient c’est savoir ce manque , et ce manque fait mouvoir la conscience , bref, sexué, c’est à dire, divergent et croisé .
    il n’y a qu’une sexualité de fait comme une prise électrique qu’on branche et nous relie l’un à l’autre , pour les corps , et nous laisse entrevoir de quoi est composée notre unité originelle , intenable de fait, on toujours sujet à la chute . ça glisse , ça dérape, et les enfantements pleuvent ou pleurent, c’est selon.
    puis il y a une sexualité de pensée . un esprit qui vibre avec un autre esprit . par delà les dits .
    et qui peuvent aussi se croiser et copuler , s’aimer , se voir , se saisir .
    les mots ont un au-delà …
    l’un dans l’autre . là, qui pénètre qui ? qui insuffle , ou inspire ? qui est muse ou source ?
    dans un monde détraqué , ces choses simples sont un peu perdues, nul ne le voyant . le mâle se croyant cause de sa pensée, alors qu’il est depuis l’aube des temps fécondé par … la matrice ? par la Mère , ou Isis ?
    c’est une idée , je la poste ?
    de toutes façons, sans cette entité , ces entités d’ordre transcendant , on ne comprend rien, on tombe forcément dans une chaos pas possible . de là à forcer, et fabriquer le religieux, je dis non . le religieux, se fait tout seul, comme on dit dieu se crée en secret .
    Comment , vers où va le monde ? un peu plus vers son désordre ou un peu plus vers une harmonie ? vers un divorce ou vers un mariage ? les gens dans le chaos perdent leur chance .
    la chance de retrouver des vieilles connaissances , et les êtres qu’ils aiment et les soutiennent dans ce voyage et réciproquement . ils sont soutiens . ( image dévoyée du souteneur)

  36. J’avais omis de lire l’article, m’arrêtant à la vidéo.

    La prostitution a mille visages. La pire à mes yeux est celle de « l’esprit », car elle est à l’origine de toutes les perversions et conduit à la destruction aussi bien des corps que des âmes.

    Je vous ai tous lu en diagonales. Les clichés vont bon train,pour certains.Les généralités réductrices du genre « Le mariage est la pire des prostitution »……bof. En la matière comme en d’autres, chacun voit midi à sa porte.

    Quant à l’article…..sujet trop vaste, alors pour faire court que l’on soit pour ou contre la prostitution, la prostitution est un fait.

    Les personnes exerçant cette « profession », « volontairement » ou non, y sont venues par des chemins multiples. La liberté consisterait à pouvoir en sortir au moment voulu. La dignité consisterait à ne pas trainer sur le trottoir par tous les temps, a disposer de lieux offrant ce qu’il convient d’hygiène, d’intimité, de confort et de sécurité.

    L’éthique esthétique tend à ignorer la réalité des faits les rendant plus ignobles sous prétexte de les combattre. Cela engendre la skyzophrénie , la misère des corps, des âmes et des esprits.

    Le reste est palabre et fioritures.

    Quant à l’amour, un seul mot pour des milliards d’individus, chacun selon sa coupe.

    Permettez que je fasse le distinguo entre faire l’amour et baiser, comme entre se nourrir et bouffer, boire à s’étourdir ou se torcher à vomir. La jouissance peut être un peu plus qu’une crampe passagère. Entre la nécessité et la recherche du plaisir, chacun place son curseur.Cela va de l’épanouissement pour les uns à la mortification pour les autres.

    En la matière nous sommes tous comme l’écolier de Prévert avec nos craies, nos crayons, nos feutres et nos pinceaux.

    « Que feras-tu quand tu seras un »

    Cela dit il faut reconnaitre une chose, nous sommes des bricoleurs dans l’art de bâtir des « petits d’hommes », trop de siècles de conditionnement à la misère à purger.

    Je pense que le corps à sa vie propre et que la sagesse de l’esprit consiste non pas à le dominer en le soumettant, mais à l’apprivoiser pour le bohneur de nôtre âme. Il y a une nuance subtile entre l’occupant et l’habitant, ce n’est pas la même philosophie. Tout est là.

Les commentaires sont fermés.