UN VOLCAN ISLANDAIS, FUKUSHIMA, LA REVOLUTION, par zébu

Billet invité

Comme dans les jeux enfantins, on peut proposer de trouver l’intrus parmi différents termes d’une proposition, mais il se pourrait bien que cette fois, il n’y ait point d’intrus.

Dans le choix des risques, nous pouvons être confronté à 2 types de risques : des risques naturels et des risques humains et technologiques (les risques technologiques ne sont que des effets des risques humains), le dernier terme de la proposition étant une conséquence des risques encourus ou une solution pour les éviter.

Il apparaît étrange de pouvoir lire ces trois termes côte à côte, tant ils semblent disparates : un élément naturel, une centrale nucléaire en déperdition et un phénomène politique. En précisant bien, on y ajoute même des périodes de l’histoire et des lieux différents, puisque le volcan islandais en question est le Läki au 18ème siècle, Fukushima au Japon du 21ème siècle et la révolution un phénomène… trans-historique et trans-géographique.

Pourtant, à y regarder de près et justement parce que ceux-ci sont par trop éloignés, la comparaison de ces termes est non seulement opportune mais aussi nécessaire.

En 1783, le volcan Läki entra en éruption en Islande, provoquant une fissure éruptive de 40 km de long, d’où sortira le plus grand épanchement lavique de tous les temps, l’équivalent de deux fois le débit du Rhin à son embouchure… par seconde.

Un véritable hiver volcanique s’ensuivit, par la projection de cendres et de pluies d’acides sulfuriques, provoquant des hivers terribles, réduisant la production alimentaire et créant les famines en Europe de la fin des années 1780. Des orages de grêle par exemple, en plein été, détruisirent une bonne partie des récoltes de l’année 1788 en France. Le prix d’un boisseau de blé, de 11 sols en 1706, passa à 206 au printemps 1790. L’un des rares scientifiques de l’époque à avoir fait le lien entre l’observation des intempéries météorologiques et l’éruption du Läki fut Benjamin Franklin, un des pères de la révolution américaine de 1776.

Alors que cet hiver volcanique toucha une bonne partie de l’hémisphère nord, de l’Amérique du Nord jusqu’en Egypte, seule la France entrera en révolution en 1789, de sorte qu’il paraît excessif de corréler trop étroitement ces deux évènements.

Reste qu’à la veille de la révolution française, la population subissait déjà les conséquences de cet hiver volcanique provoqué par l’éruption du Läki en 1783 (mais dont les émissions de cendres perdurèrent jusqu’en 1785) et réclamait du pain, dont le prix explosait, quand Marie-Antoinette, de sa fameuse phrase, leur répondit « Qu’ils mangent de la brioche ! ». S’il est vrai que les conditions politiques et financières forcèrent le Roi à convoquer les Etats Généraux pour trouver une solution à la faillite en cours, un des prolégomènes de cette révolution fut que l’ensemble de la chaîne alimentaire fut touchée par l’éruption phénoménale du Läki. La famine, alliée aux catastrophes climatiques et à la gabegie de la royauté française, participa à l’émergence d’un mécontentement tel que Louis XVI fut forcé de convoquer ces Etats Généraux, qui n’avaient pas été convoqués depuis… 1615.

Autre période, autre lieu.

Fukushima, Japon, aujourd’hui. Après un tremblement de terre très important (mais pas « exceptionnel » en ces terres, comme se plaisent à le dire les commentateurs), suivi d’un tsunami dévastateur, la centrale nucléaire alimente la chronique maintenant quotidienne de l’actualité mondiale, parfois mise sous le boisseau selon les actualités (intervention en Libye, crise en Syrie, élections ici ou là) mais toujours en toile de fond du récit médiatique, tel un feuilleton improbable que des téléspectateurs incrédules suivent, hagards et impuissants. Si l’élément naturel est certes à l’origine de la catastrophe (que d’aucuns eurent le plus grand mal à nommer ainsi), les prolégomènes de celle-ci sont cette fois à rechercher plus en amont, comme le déclarèrent certains experts japonais mais aussi des scientifiques de renom : l’origine de la catastrophe est bien humaine.

Par esprit de lucre. Ou par orgueil prométhéen.

Les preuves commencent à s’accumuler quant à la « faute humaine » : niveau des pré-requis trop faibles quant à la construction, économie sur la sécurité et plus largement, quant au nucléaire, rêve de domination de la fission nucléaire qui tourne au cauchemar, tant il est vrai que cette domination est factice : en lieu et place, les humains en sont contraints à jouer les arrosés arroseurs…

De sorte que n’apparaît guère comme évident l’intérêt de comparer les deux évènements, ni même de savoir ce que vient faire la révolution en cet espace et ce temps, où nul ne parle d’insurrection populaire, au Japon ou ailleurs, hormis dans les pays arabes et pour d’autres raisons.

Pourtant, cet intérêt s’avère plus solide que jamais, si la catastrophe de Fukushima devait perdurer. Car, tout comme le Läki, Fukushima a atteint des strates, en deçà desquelles nous touchons à l’ontologie de l’espèce humaine, à savoir sa survie.

Déjà touchés par la furie des éléments naturels, la terre en premier lieu puis l’eau, les êtres humains commencent à faire face non pas à une furie mais à une « contamination », lente, insidieuse et impalpable d’éléments tout aussi essentiels pour sa survie : l’air, avec la propagation d’éléments radioactifs et les substances nutritionnelles qu’ils absorbent pour se nourrir, soit la chaîne alimentaire ; l’eau, le plus important d’entre eux, étant possiblement contaminé. De sorte que non seulement les Japonais devront faire face à une possible « contamination » à grande échelle de leur chaîne alimentaire mais qu’une bonne partie des êtres humains sur cette planète sont potentiellement concernés par ce risque maximum : on ne parle plus de « contaminations » localisées ou de catastrophes que l’on puisse circonscrire mais bien de catastrophe généralisée à l’échelle de la planète, a fortiori si le plutonium contenu dans le réacteur n°3 se vaporise dans l’atmosphère en cas d’explosion du réacteur (ce qui est un risque non nul si le corium apparemment formé entre en contact avec de l’eau), sans compter le risque de contamination des océans.

Dans ce choix des risques (si tant est que nous ayons le choix), il est donc bien évident que celui de Fukushima appartient au haut de la liste à très court terme : si le CO2 est certes un risque maximal au travers du réchauffement de la planète, il ne l’est cependant pas dans l’immédiat.

Fukushima, oui.

Le Läki, d’origine naturelle, et Fukushima, causée par l’homme, se rejoignent donc dans les effets : planétaires, atteintes à la chaîne alimentaire, psychose collective.

Car de cela non plus nous ne parlons pas. Mais de plus en plus de pays, proches dans un premier temps et certainement moins si la catastrophe s’amplifie, mettent en place des embargos sur les produits alimentaires provenant du Japon, en attendant de mettre en place un embargo plus étendu sur tout ce qui proviendra de ce pays. De sorte que ce containment renforce celui mis en place par les autorités japonaises elles-mêmes sur les produits provenant des régions « contaminées », étouffant encore plus la chaîne alimentaire dans son approvisionnement et ses débouchés et renforçant la crise psychologique en cours.

Par leurs effets, Läki comme Fukushima nous signifient les mêmes choses : quand la chaîne alimentaire est touchée, l’être humain devient alors « hors de contrôle », car il en va de sa survie, tant individuellement qu’en tant qu’espèce.

Face à cela, les pouvoirs de coercition apparaissent bien faibles, le pouvoir médiatique étant battu en brèche et internet une ressource collectivement répandue pour s’informer.

Au Japon même, où les commentateurs louaient (consciemment ou non) l’abnégation du peuple, pour ne pas dire la passivité et le fatalisme, certains commencent à demander des comptes.

En Allemagne, des manifestations monstres rassemblant plusieurs centaines de milliers de participants se sont déroulées contre le nucléaire et l’attitude opportuniste de Madame Merkel ; attitude qui ne lui aura d’ailleurs pas servi pour les élections qui viennent de se clôturer en Bade-Wurtenberg par une défaite de son parti et de celui des libéraux du FDP.

De sorte qu’il serait logique que si la catastrophe de Fukushima se poursuit (et rien ne semble pour l’instant indiquer le contraire : on parle de plusieurs semaines, voir de plusieurs mois d’émissions radioactives), nous serons bientôt placés devant le risque maximum pour les êtres humains : l’atteinte à la chaîne alimentaire, sans compter la contamination de l’air et de l’eau. Que cette contamination soit « dangereuse » en termes effectifs ou non n’est pas la question car les populations concernées seront des plus suspicieuses, le précédent de Tchernobyl hantant les discours publics proférés sur l’absence de danger.

Nous sommes donc loin devant le risque économique voir financier que peut représenter cette catastrophe, risque réels mais peut-être « limités » potentiellement. Ou même d’un risque de contamination, même important, sur un espace localisé, à savoir une région du Japon (et quand bien même le Japon, qui n’est qu’une région de la planète), à l’inverse de ce que nous avons pu connaître avec Tchernobyl, le sarcophage mis en place au prix du sacrifice de dizaines de milliers de « liquidateurs » d’Europe de l’Est nous ayant protégé d’une contamination de longue durée et d’une confrontation à un tel « choix » des risques.

Par les « vertus » de la libéralisation sans frontières, confortée médiatiquement, nous sommes donc confrontés aux effets d’un système mondialisé qu’il nous faut reconnaître, par delà le nucléaire.

Mais aussi démanteler.

Et ce d’autant plus vite que la terre n’a pas attendu d’être « mondialisée » par l’homme pour mondialiser les effets d’une contamination, qu’elle soit volcanique ou nucléaire, les vents en altitude narguant les frontières depuis des lustres : le Läki est justement le type même d’expérience dont nous devrions analyser les retours.

Or, un de ces retours d’analyse est que justement les effets de cet hiver volcanique participèrent à l’émergence d’une révolution en France, pays où les ferments étaient déjà en place pour une telle explosion.

De sorte que nous pourrions poser ainsi différentes questions : à causes différentes et mêmes effets, mutatis mutandis, quel(s) pays connaîtr(a/ont) les mêmes conséquences, à savoir entrer en révolution ?

Et si la révolution française mit à bas un régime que l’on qualifia rétrospectivement « d’ancien » pour mettre en place un « nouveau » régime, la question qui se pose alors immédiatement est : vers quoi aller, en lieu et place ?

Enfin, la question est aussi : combien de temps les structures sociales de nos sociétés pourront-elles résister à l’angoisse de ce risque majeur, réel ou non, avant qu’elles ne rompent ou qu’elles n’implosent pour répondre à cette angoisse ?

Concernant l’éruption du Läki, la société française, déjà durablement impactée par l’ancien régime, résista près de 6 ans. Ce ne fut qu’avec les épisodes les plus dramatiques de 1788, qui provoquèrent des famines mais aussi probablement des ruptures psychologiques collectives (au même titre mais d’un ordre différent qu’avec la peste de 1348), qu’un « seuil » fut apparemment franchi.

En Allemagne, la réponse fut apparemment massive, en termes de manifestants.

Comme le fut la sanction politique.

De même, pourrait-on dire, le désaveu du système politique actuel par l’abstention record que vient de connaître la France ce même jour.

Mais est-ce suffisant ?

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261 réflexions sur « UN VOLCAN ISLANDAIS, FUKUSHIMA, LA REVOLUTION, par zébu »

  1. Comme une chanson douce…
    Vous parlez d’atrocité tout en nous faisant humer un léger parfum littéraire. Le printemps des poétes ? Merci Zébu.
    Ainsi, votre manière de récit, choisie ou s’imposant elle-même traduit bien cette perplexité qui nous surprend à voir surgir autant de signes concordants d’un basculement du monde qui s’il était prévisible craque de tout côté, plus vite et plus fort que ce que l’on pouvait imaginer. A défaut d’en être les artisans et avant d’en être victime, on peut toujours tenter d’accompagner cette terrible chute en souplesse. Ce que vous faites, et que vous faites très bien

  2. Il doit y avoir quelque chose de suicidaire chez l’homme; je me souviens avoir lu que les éminents physiciens qui ont construit la première bombe nucléaire , ne savait pas si cette explosion ne provoquerait pas une réaction en chaine sur le monde Et pourtant , il l’ont fait à Los Alamos en 1945 .

    1.  » Des évènements aussi fous ne se produisent que lorsque les hommes qui connaissent les faits ne trouvent personne pour en parler et lorsque les faits sont trop secrets pour être discutés ou même soumis à réflexion  »

      J.Robert Oppenheimer

  3. Bonjour,

    Excellent article. Concis avec des idées vraiment intéressantes. Il semble bien que nous soyons arrivés au bout d’un processus. Certains pourront dire que je suis pessimiste, mais il est très probable que l’on n’arrivera pas éteindre le réacteur 3 de Fukushima tout comme on n’y est pas arrivé pour Tchernobyl. En effet, 25 ans après il brûle encore.
    Il est aussi probable que les effets seront terrifiants à court terme (d’ici moins d’un an) puisque le corium va probablement entrer en contact avec l’océan qui se trouve à une encablure de la centrale. Seulement, pas de bol (si j’ose dire), le combustible de ce réacteur contient du plutonium qui est malheureusement hautement toxique pour les êtres vivants à très très faible dose… un kg de ce matériau peut tuer tout le Japon…
    Mais ce qui est intéressant dans cet article est qu’il relie deux évènements extrêmes pour aboutir in fine à un déclenchement de révolution. Celle-ci n’aura pas lieu en Europe, mais en Chine à mon avis. Dans ce pays les frustrations de la classe montante ne cessent de croître et le risque de contamination radioactive extrêmement présent. Les révolutions arabes ne font qu’attiser le besoin des chinois de s’émanciper…
    Cela va arriver, je pense, dès que mes premières radiations toucheront les populations de la cote Est.

    1. >on n’arrivera pas éteindre le réacteur 3 de Fukushima

      Techniquement il a ete eteint correctement au moment du tremblement de terre, c’est a dire la reaction en chaine a ete arretee. Il y a des choses qui ont fonctionne comme elles devaient. Par contre les elements instables produits par la fission du combustible continuent a degager une energie considerable et c’est bien ca qui a pose probleme avec la panne des systemes de refroidissements.
      La situation de Tchernobyl etait bien differente, puisque la c »est un reacteur en plein fonctionnement qui s’est retrouve « en plein air ». Il s’est arrete « tout seul » quand le combustible s’est trouve melange aux materiaux environnants et au tonnes de borax et de sable balances d’helico par des gens au prix de leur vie.

      Par contre, vu que la situation semble empirer de facon continue, et que les infos ne sont pas tres transparentes, je partage vos craintes….

    2. à HuguesL
      Le « désarroi » actuel,
      (ce sentiment que personne ne sait trop quoi faire pour résoudre les problèmes)
      me rend moi aussi très pessimiste, …

  4. Bon, alors je suis désolé d’avoir posté ce message qui ne semble visiblement pas relayer la vérité. La seule vertu que j’y vois par rapport à cette information faussée c’est que cela permet à vous M.Alexandre de mieux nous expliquer. La compréhension vient souvent d’une fracture et pas toujours de la résorption d’un questionnement. J’apprends un peu plus chaque fois que je viens ici. Pas toujours facile.

  5. Fukushima est l’image exacte de notre système économique actuel. Comme l’étaient les Subprimes pour la finance. Toujours plus avec moins de contrôle , car l’objectif ultime n’est jamais la sécurité mais la rentabilité à court ou moyen terme pour garantir une croissance optimale. Et la révolution , qui pourquoi pas pourrait venir du Japon , serait d’inverser ce logiciel. On peut toujours rêver.

    1. Le fanatisme dans le conformisme c’est très, comment dire, fusionnel. La révolution c’est surfait, finalement.

  6. Bonsoir Zébu.

    Faire le paralléle entre l’éruption du läki et la révolution française est un sacré raccourci. A ce que je sache seule le peuple français fut régicide et la France n’a pas été le seul pays a avoir des récoltes désastreuses. Les mèmes causes ayant les memes effets, c’est tout l’hémisphère nord qui aurait dû entrer en révolution.
    La pénurie alimentaire n’a été qu’un des éléments exploité par les organisateurs de cette révolution, qui ne visaient rien d’autre que de s’approprier le patrimoine de la noblesse et du clergé, en se servant du peuple.
    Pour pouvoir couper la tête de Marie Antoinette, il aura fallu la salire avec une histoire d’inceste!
    La fin justifie les moyens et c’est curieux la façon dont les hommes ont besoin d’habiller l’histoire avec des bons sentiments pour la rendre plus présentable.

    Pour Fukushima, la tecnologie est américaine, une partie du combustible est français, le tout fait partie du nucléaire dont cet accident porte un sérieux coup à ce secteur. Dans tous les cas au yeux du monde à grand renfort d’experts relayés par la presse, seule la société d’exploitation portera le chapeau pour négligeance et incompétance. La centrale n’a pas été assurée (trop cher), l’état devra donc nationaliser cette société qui ne vaut plus rien s’il veut que la production électrique d’une bonne partie du pays soit maintenue.

    1. ‘sacré raccourci’ :
      Je ne crois pas. D’autres l’ont fait et des bien meilleurs que moi (Franklin, Le Roy Ladurie).
      Concernant les régicides, pour ne parler que des européens, vous pouvez compter sur les anglais (quelques têtes de coupées). En étendant les recherches, vous seriez surpris d’en connaître le nombre.
      Les mêmes causes n’ont pas les mêmes effets car vous ne tenez pas compte des contextes. Le contexte français est très spécifique.
      « rien d’autre que de s’approprier le patrimoine de la noblesse et du clergé » : je vous sens un tantinet, comment dire, ‘pro’ quelque chose mais que vous n’osez dire, non ?
      Pauvre Marie-Antoinette … ça m’a fait de la peine, si vous saviez.

      « seule la société d’exploitation portera le chapeau » : je crains que non.
      Nous avons tous une tête pour cela.

      1. Bonsoir Zébu.

        Nous parlons bien de la période couvrant la révolution française. A cette occasion le peuple français seul fut régicide.

        Le contexte français avait ceci de particulier que le pays croulait sous les dettes et qu’il n’y avait plus de prêteur. La solution classique aurait consisté à lever des impots. Ni la noblesse ni le clergé ne voulait en entendre parler, quant au peuple il était exangue, le pain avait augmenté de 75%. Conclusion: Pas de remboursements.

        Cette révolution a été organisée par les créanciers et l’on a assisté a une liquidation judiciaire à l’échelle du pays sous couvert de révolution. Le peuple a été acteur de cette révolution et s’est en fait battu pour une idée qui à la finalité n’ est que celle d’être gouverné autrement, les commanditaires beaucoup plus terre à terre eux se sont servis du peuple pour l’argent.

        Des biens de la noblesse et du clergé, la population n’en a pas vu la couleur, les impots ont changé de nom ainsi que tous les acteurs de l’administration. Pour faire bref, le peuple a été cocu, un changement de pouvoir a eu lieu et c’est tout.

        Concernant la noblesse et le clergé, je n’en est que faire, je n’aurait pas versé une larme pour Marie Antoinette (avec ou sans inceste) et je n’en verserai pas non plus si les détenteurs de grosses fortunes et de grands pouvoirs avec tous leurs courtisans et larbins dans le monde subissaient le même sort.

        Quant à Fukushima, le lobby du nucléaire ne peut pas laisser cette affaire en l’état, il faut un coupable qui soit autre que le risque réel lié au nucléaire qui doit li être passé sous silence. La société d’exploitation (ni meilleure ni pire que les autres) va être jetée en pâture et sera jugée, elle l’est déjà, responsable de tout.
        Tout ce qui était humainement possible a été fait par des techniciens dévoués qui vont même pour certains en mourir. Dépassé un certain stade d’avarie, le nucléaire n’est plus maîtrisable.

        Depuis l’explosion de la première bombe, » nous avons tous une tête pour cela » et une grosse, dans les années 50, entre les américains et les russes, il y a eu une explosion tous les 3 jours!
        Comme vous le voyez, cela ne date pas d’aujourd’hui.

    2. @Marc Riva

      Dépassé un certain stade d’avarie, le nucléaire n’est plus maîtrisable.

      « Au diable les avaries et les avaricieux ! »

  7. La « lumière » d’EDF et le mépris de l’ETAT contre l’obscurantisme des attardés :
    La victoire de PLogoff en 1981

    Les « obscurantistes » ont gagné grâce à leur culture bretonne
    Le mépris culturel parisien fédéra la fierté bretonne.
    Avec le recul, c’est un moment d’optimisme.
    La force du groupe sur la démarche individuelle est évidente aujourd’hui comme hier.
    Ci-dessous plusieurs moments de plaisir sur quelques vidéos
    http://www.dailymotion.com/video/x9icx0_affaire-plogoff-1-3_news

    Ensuite les élus PS furent phagocytés par les nucléocrates.

    Fukishima dénucléarisera-t-il les hommes politiques français et européens ?
    A quel prix ?
    Osons espérer.

    1. Exact. J’en parlais pas plus tard qu’aujourd’hui, de Plogoff. A ma connaissance, la première et seule fois en France où la population a fait reculer le lobby nucléaire.

      Sont forts ces bretons … (rien qu’à voir combien de temps ils dansent leurs festnoz, on se demandent ce qu’ils foutent dans leur hydromel)

      1. on se demandent ce qu’ils foutent dans leur hydromel

        Des algues vertes.

        En attendant la région Bretagne produit moins de 10% de l’électricité qu’elle consomme… mais 50% des porcs français, 40% des poulets, etc.

      2. @Zébu

        Tes ironies faciles et tes conclusions à la mords-moi l’vit, je m’en bats les gonades.
        Tout ce que je vois c’est que les irréductibles du village régional breton, ben ils ont juste réussi à bannir l’horreur nucléaire de leur jardin sur-azoté et de leurs plages vertes -sans pourtant avoir voté Mitterand qui leur a offert le trait de plume royal sur Plogoff sur un plateau de fruits de mer en 81 – et sans trouver rien de mieux à faire que tirer les deux tiers de l’électricité nécessaire à leurs culs et à ceux de leurs dizaines de millions de bêtes hors-sol du nucléaire normand de Flamanville ou du pays de Loire de Chinon, le reste étant fourni par le charbon cramé à Nantes.
        Sans compter que, juste avec les centaines de millions, voire les milliards, d’euros offerts par l’UE aux agriculteurs bretons pour le traitement de leur merde porcine et particulièrement dans le puits sans fond des unités de méthanisation, y’aurait p’têt eu mieux à faire, aussi bien en matière de mutation de l’agriculture locale – telle qu’elle est aujourd’hui, une authentique monstruosité à l’échelle planétaire – qu’en matière d’autonomie énergétique régionale, au minimum.

      3. Non non Vigneron, mon ironie à deux balles ! Content de te voir en forme 😉
        Ce que tu dis est vrai : on ne rêve pas de nager dans le lisier de porc (et dans leurs conséquences).
        Mais aussi ce que j’écris.
        De sorte que l’on voit bien que ceci fait système.
        On peut enlever le nucléaire, reste les porcheries.
        On peut enlever les porcheries, pourrait néanmoins subsister le nucléaire.
        La logique ‘industrielle’ est la même. Être en capacité à produire et produire plus, afin de générer de la consommation. Que soit de l’électricité ou de viande ‘poussée’ hors sols.
        Plogoff a été sans descendance. On peut le regretter. Mais pas nier son existence.
        L’agriculture que tu décris existait avant Plogoff et perdura après.
        Je ne crois pas que ce soit les mêmes qui étaient et à Plogoff et en élevage en batterie.
        On parle de deux Bretagne différentes, je pense.
        Reste que les bretons auraient pu capitaliser sur cette ‘victoire’, en exigeant le développement énergétique alternatif, nécessaire à la Bretagne. Il n’en a rien été (du moins, pas autant que ce qu’ils auraient pu espérer ou été nécessaire). Ils ont dû s’affronter au lobby agricole, autrement plus puissant là-bas qu’EDF à l’époque : les ‘paysans’ n’avaient somme toute pas ‘besoin’ d’électricité nucléaire locale, tant qu’on leur en fournissait suffisamment pour développer leur ‘agriculture’, fusse-t-elle ‘importée’ …
        La leçon est multiple, à mon sens :
        – on ne peut plus raisonner comme les bretons en 1981, local-localiste (Fukushima la mondiale le prouve tous les jours),
        – on doit replacer la question énergétique au sein et en lien d’avec la question du système de production et inversement.

  8. Selon une variante de la loi de Murphy, si un système physique peut déconner, il le fera. On en a la preuve.

    1. Quant à un système humain, il ne peut pas ne pas déconner, c’est connu depuis le Paléolithique (au moins).

      1. Ouais. C’est d’ailleurs en grande partie pour ça qu’on en est pas resté au paléolithique.. Vive la déconnade. Youpi.

  9. Monde latent

    De notre temps
    Monde latent
    La veste noire
    Et l’eau à boire
    Bulle éclatante
    Souris épatante
    Noosphère planétaire
    Que rien n’éclaire.
    De notre espace
    Fragrance boréale
    Une seule race
    Présence mondiale
    Masse salariale
    Régime féodal
    Pour bien maigrir
    Un seul empire
    Du plus et pire
    Sourd aux soupirs
    Un seul prisme
    Capitalisme.
    Monde latent
    Il est grand temps
    D’en revenir
    Vieux souvenir.

  10. Du discours de Fukuyama à Fukushima : le mythe de la fin de l’histoire

    Au cours de l’hiver 1989, M. Francis Fukuyama prononça un discours célèbre intitulé « la fin de l’histoire est-elle proche ? ». Il expliquait que désormais, l’histoire était finie « en tant que telle » dans la mesure où le conflit idéologique s’était soldé par une victoire sans équivoque du libéralisme. Avec la chute du communisme, on entrait donc dans l’ère de la mondialisation triomphante et de la sacralisation des dogmes libéraux. Tous les gouvernants prêtaient allégeance aux idées fondamentales du « consensus de Washington » et le politique qui n’y adhérait pas était considéré comme un vulgaire passéiste membre d’une formation archaïque.
    Pour une personne de bon sens, il est évident que M. Fukuyama est l’auteur d’une falsification philosophique de tout premier ordre. Sa théorie de la fin de l’histoire n’est qu’une momie d’idée, elle porte en elle une morale qui est la négation même de la volonté qui s’affirme et qui pose l’idée du devenir. Dans ce cadre, l’homme n’est plus qu’une chose creuse, abstraite, désincarnée car tout ce qui concerne l’essence de la vie se trouve occulté. Or l’histoire est à mon sens irrémédiablement lié à l’intime, aux sensations, à la façon dont le corps réagit et lutte : c’est un choc des volontés. Et le fait qu’une idéologie domine ne fige en rien l’être humain qui agit en fonction de ce qu’il perçoit et subit. Si un phénomène touche « la chaîne alimentaire », mettant en danger la survie de l’homme en tant qu’espèce, alors il est juste de dire que « l’homme devient incontrôlable ». C’est à ce moment-là que l’on se rend compte que le concept de « fin de l’histoire » est fallacieux : il aura seulement une vingtaine d’année et une succession de crises majeures pour que la victoire totale du capitalisme ne se mue en défaite et que l’histoire ne reprenne son cours. Et il est assez ironique de constater que la catastrophe de Fukushima vienne infirmer la thèse d’un américain d’origine japonaise portant le nom de Fukuyama.

  11. Les situations sont sous contrôle:
    -Crise financière? Ouf, Christine Lagarde reconduite.
    -Crise nucléaire? Ouf, Anne Lauvergeon sans doute reconduite.

    Les catastrophes sont catastrophiques, mais les reconductions sont reconductibles.
    Sauf si, à une crise financière la seconde ne résiste plus,
    et si, à une crise nucléaire la première ne résiste plus.

  12. très bon article Zébu et déjà 115 commentaires et je m’étonne que personne n’y défende la Science et le Nucléaire. La débâcle s’annonce totale… Il y aura bien un après Fukushima, décidément, le monde est en train de changer de base ;o)

    1. « je m’étonne que personne n’y défende la Science » :
      Et je le regrette.
      D’abord parce que la science n’est pas le scientisme ou le positivisme.
      Et ensuite parce que nous avons besoin d’eux.
      Comme ils ont besoin de ‘nous’.
      😉

      1. Je suis quand même surpris du nombre de commentaires technophobes et scientophobes (ça existe ce mot là??) , associés à des peurs de type quasi mystiques. Quand même , le bilan de la science et la technologie est globalement positif. (Je sais cette phrase s’est appliquée à un système qui s’est effondré. 🙂
        Je regardais hier soir le docu fiction sur Pasteur: il y a une certaine similitude entre les attitudes intellectuelles de anti vaccins de l’époque et certains (pas tous heureusement) de nos nucléophobes actuels.
        Et c’est vrai qu’on a besoin de scientosceptiques intelligents: ça pourra peut-être nous éviter de grosses boulettes. Et ça permet aux ingénieurs de faire de temps en temps une pause dans leur enthousiasme.
        Mais ce n’est pas une raison pour s’arrêter: « …Nous voyons l’immobilisme qui s’avance, et nous ne savons pas comment l’arrêter… » (Edgar Faure je crois)

      2. @ Albéric :
        Il me semble que cela peut se comprendre par la perversion de la technique et de la science par et pour des intérêts qui n’ont plus rien de ‘communs’.
        Ce qui n’était pas le cas de Pasteur, me semble-t-il.
        C’est aussi le cas des pseudos ‘sciences économiques’, qui servent, de fait, le Veau d’Or.
        Ceux qui interrogent la technique et la science doivent permettre aux techniciens et aux scientifiques de s’interroger sur le ‘pourquoi’, en lieu et place du sempiternel ‘comment’.
        Me semble-t-il.

      3. Albéric, citer un politique, Edgar Faure ou un autre, n’est vraiment pas un argument solide. Regardez Sarko : sûr qu’avec lui l’immobilisme est réduit à zéo, il réforme à tours de bras. Mais pour tout casser ! Quant à parler de « peurs de type quasi mystiques« , ça ne veut strictement rien dire, mais l’irrationalité de ces peurs en est le corolaire. Un peu facile, non ?

    2. La « beauté » du capitalisme industrialisé est que pour s’en débarrasser il va falloir avoir recours à la science pendant des siècles.
      Le piège s’est refermé.
      Comme disait Debord : In girum imus nocte et consumimur igni

      1. Pendant 42 ans d’activité, j’ai cité, à des générations d’étudiants, ce palindrome attribué à Virgile et j’en donnais la traduction libre:  » on est en plein brouillard et on crève à petit feu ». Optimisme ou inconscience ?

      2. La traduction de Debord est : « nous tournons en rond dans la nuit et nous sommes consumés par le feu ».

        « Elle est devenue ingouvernable, cette « terre gâtée » où les nouvelles souffrances se déguisent sous le nom des anciens plaisirs ; et où les gens ont si peur. Ils tournent en rond dans la nuit et ils sont consumés par le feu. Ils se réveillent effarés, et ils cherchent en tâtonnant la vie. Le bruit court que ceux qui l’expropriaient l’ont, pour comble, égarée« .

  13. la guerre de sept ans a joué en ce qui concerne les difficultés chroniques. le grand malheur de cette révolution c’est de ne pas avoir poursuivi les politiques royales sur les affaires ‘étrangères’, alors même que lafayette avait changé la donne.

    dans le monde libre, soit les alliés durant la seconde guerre mondiale et leur nombreux vassaux, nous faisons semblant de croire que des peuples aussi vaillants que peuvent l’être les japonais et les allemands s’accommodent de leur vassalité. ce que la france en panne de vision réalise pour se donner bonne conscience et faire bonne figure, l’allemagne et le japon le réalisent car ils n’ont pas le choix. vae victis.

    à présent nous sommes en guerre, des guerres de formes nouvelles, et les japonais comme les allemands sont de grands amnésiques. fukushima ‘risque’ bien de leur faire recouvrer la mémoire. mémoire qu’ils partagent, car on ne fait pas semblant de s’intégrer au japon, on est japonais ou très difficilement… n’est-ce pas zébu?

    quelle surprise de voir avec quelle promptitude les politiques nippons ont appelé à la rescousse l’armée américaine, alors même que la contestation des bases américaines sur le sol japonais semblait s’exacerber. pour allemagne, la france a laissé ce pays prendre des options économiques divergentes qu’il leur faudra bien acter au niveau politique.

    et maintenant? n’est-ce pas l’existence même de la civilisation française qui est en jeux? sera-t-elle sabordée comme à toulon? et bientôt des p’ti frenchy liquidateurs de matières radio-actives pour ‘corporate’ en direct de fukushima? déjà que les sauveteurs auraient du être irradié.

    la réalité dépasse toujours la fiction.

    Par les « vertus » de la libéralisation sans frontières, confortée médiatiquement, nous sommes donc confrontés aux effets d’un système mondialisé qu’il nous faut reconnaître, par delà le nucléaire.

    à la rigueur, mais en donnant la possibilité au québec de s’administrer en français, par exemple.

    cdt

    1. « on est japonais ou très difficilement… » :
      C’est assez exact me semble-t-il et ce n’est pas les coréens qui vous contrediront.
      Mais si vous souhaitez en tirer une théorie générale, vous serez déçu car l’Histoire du Japon démontre combien le Japon s’est ‘créé’, contre et seul, notamment face à la Chine, bien qu’il ait largement tiré profit au début des enseignements chinois, notamment pour le bouddhisme et la métallurgie.
      De sorte que la conception d’être japonais n’a rien à voir avec nos conceptions de se sentir français, italien ou même allemand.

      Je vais vous faire une confidence, methode : je suis français depuis 7 siècles, quand bon nombre de mes semblables auraient quelques difficultés à remonter aussi loin ou tout simplement à prouver qu’ils le furent dans des régions qui n’avaient rien de ‘françaises’.
      Je n’en tire aucune gloriole (et pourquoi donc en tirer d’un héritage auquel je n’ai rien à demander, ni à mériter, ni à renier ?).
      Mais j’en suis assez fier, dans le mal comme dans le bien. Comme de mes choix personnels.
      Autant sinon bien moins que le fait qu’être français a toujours été assez ‘facile’, tout au long de l’Histoire de France (sauf pour certains indigènes, que l’on répertoria dans un code, bien que résidents sur un département français, entre autres).

      Sauf ces derniers temps, où la lepénisation des esprits et des lois tend à donner un goût rance à la saveur de mon enfance …

      1. merci de votre réponse. pas de théorie générale non mais un constat, et pour longtemps. d’ailleurs les dangereux chinois ne sont guère plus tolérants.

        zebu, brièvement car je ne suis pas payé pour étudier la géostratégie ni le reste, on ne vous demande pas de tirer une quelconque ‘gloriole’ forcément mal placée d’un héritage, seulement des baraques, une orientation sociale favorisée ou des sommes d’argent.

        c’est à dire tout ce qu’ont perdu sans compensation aucune mes aïeux oranais anciennement espagnols, à la différence des enfants de harkis qui se voient toucher une prime de l’état à leur majorité. bien évidemment rien n’est moins partagé que l’histoire des massacres d’humains par les humains.

        et puisque nous en sommes aux confidences, l’autre partie de mes gènes provient tout aussi récemment de l’extrême sud de l’italie, en ‘grande grèce’ comme j’aime le dire, nous avons effectivement une très forte tradition impériale… et de métissage. cependant, techniquement, je ne vaux (au sens loréal) en francie occidentale guère plus qu’un immigré maghrébin, malgré ma peau laiteuse.

        je ne parle ni l’espagnol ni l’italien, et jusqu’à il y a quelques années je ne m’étais jamais posé la question sur ma ‘façon d’être français’ (merci m. mitterand), mes parents ayant décidé d’abandonner sous la pression sociale leurs langues d’origines: pour faire honneur au pays qui les accueillait et parce que ce n’était pas concevable autrement pour des pied-noirs ou des macaronis.

        alors, vous savez, je me sens libre de dire ce que je veux après la série d’humiliations que le pouvoir politique atlantiste, et faussement anti-colonialiste, a imposé à tous ces gens qui compose mon arbre, et même à mon grand étonnement celui de mon épouse remontant aux mérovingiens (propriétés en plus évidemment). d’autant qu’évidemment comme tout immigré de bonne volonté j’ai adopté les codes de la culture américaine sans peine, et avec grand plaisir (tx u l’amérique).

        alors, alors; je vous garantis que ceux qui ont des papiers vont devoir s’assimiler, d’autant qu’ils ne demandent d’ailleurs que cela. les autres devront partir. quand à miss lepen quoique vous en pensiez, elle a déjà ‘gagné’. que la gauche fmiste passe ou non, la droite qui s’en suivra devrait être une droite extrêmement dure…

        NB: me rappelle quand j’rentrais de quatre années en polynésie comme ce 82% pour m.chirac m’avait paru le montage consciencieux d’une fausse alternative alors même que ma conscience politique était très très faible. le temps m’a donné raison.
        NB 2: je n’ai jamais voté qu’au premier tour des présidentielles, jamais à droite.
        NB 3: être socialiste c’est exporter le droit et le développement, non pas le diluer chez soi. être français c’est être pour un québec indépendant…

        cdt

      2. « d’ailleurs les dangereux chinois ne sont guère plus tolérants. » :
        C’est vrai. Les jaunes sont aussi fourbes que l’ont été les communistes. Sauf que non contents d’être jaunes, ils sont aussi communistes.
        Soit, vous en conviendrez, perilus maximus.

        « un héritage, seulement des baraques, une orientation sociale favorisée ou des sommes d’argent. » :
        Qui vous parle d’argent, de baraque, d’orientation sociale favorisée ? Rien de tout cela. Ni ‘baraque’, ni position sociale ‘favorisée’, encore moins d’argent. Si ‘héritage’ ne signifie que cela, je comprends mieux que vous ne comprenez rien à la conception d’être ou de se sentir français.

        « cest à dire tout ce qu’ont perdu sans compensation aucune mes aïeux oranais anciennement espagnols, à la différence des enfants de harkis qui se voient toucher une prime de l’état à leur majorité. » :
        Vous avez raison. Ces salops de harkis, non seulement ils ont choisi le ‘bon’ côté quand on leur a demandé, non seulement on les a trahi quand à la parole de la France donnée (thanks DG), non seulement on n’a pas levé le petit doigt quand ils se sont fait massacré mais en plus, ces outrecuidants ont eu le culot monstrueux d’être hébergés, gratuitement, par la République, dans des camps pendant des dizaines d’années.
        Vraiment aucune reconnaissance, ces fourbes …

        « bien évidemment rien n’est moins partagé que l’histoire des massacres d’humains par les humains. » : et bien évidemment, rien n’est moins partagé par les humains que l’Histoire, surtout des massacres, en partant des ‘fumeries’ du Maréchal Bugeaud jusqu’à celui des Harkis.
        Au décompte macabre, je crains que vous ne soyez dépassé …

        « l’autre partie de mes gènes » : là ; forcément, je comprends mieux votre ‘conception’ de la nation et de l’héritage …

        « cependant, techniquement, je ne vaux (au sens loréal) en francie occidentale guère plus qu’un immigré maghrébin, malgré ma peau laiteuse. » : ça sent l’amour de la patrie, tout ça, dites donc.

        « jusqu’à il y a quelques années je ne m’étais jamais posé la question sur ma ‘façon d’être français’ » : par contre, vous serait-il possible que vous puissiez déverser votre coming out identitaire post-juvénil sur des sites plus appropriés, je ne sais pas moi, ‘françaisdesouche.fr’ par exemple ?

        « alors, vous savez, je me sens libre de dire ce que je veux après la série d’humiliations que le pouvoir politique atlantiste, et faussement anti-colonialiste, a imposé à tous ces gens qui compose mon arbre » : parce qu’à partir du moment où des ‘gens’ sont humiliés (‘par le pouvoir politique atlantiste !’, ça sonne comme une formule magique, trouvez pas ?), vous considérez comme ‘légitime’ de ‘dire ce que vous voulez’ sur la conception de la nation, de l’héritage, de l’appartenance ? Mais imaginez bien combien d’autres que ces ‘gens’, bien plus humiliés qu’eux, auraient eux aussi droit à ‘dire ce qu’ils veulent’ de tout cela ? Et combien la guerre mémorielle que vous semblez vouloir imposer pour seul avenir à la France risque d’être sanglante.
        Quand ‘mémoire’ s’oppose à ‘histoire’ … De très bons livres sur ce thème.

        « j’ai adopté les codes de la culture américaine sans peine, et avec grand plaisir (tx u l’amérique). » : c’est vrai que j’avais oublié combien nous orbitons fortement (satellite nous sommes) de la culture américaine. D’ailleurs, la culture française est un bien grand mot. Pour tout dire, elle n’existe plus, mon pauvre monsieur, c’est bien triste …

        « alors, alors; je vous garantis que ceux qui ont des papiers vont devoir s’assimiler, d’autant qu’ils ne demandent d’ailleurs que cela. » : vous ne me ‘garantissez’ rien. Du tout.
        Quant à ‘l’assimilation’, il va falloir me la définir. Et quand vous l’aurez fait, il y aura un paquet de français qui partiront de France. Evitez aussi d’utiliser des verbes que vous maîtrisez mal, comme ‘devoir’. Là encore, il vous faudra me définir, comment, en démocratie, vous allez faire respecter ce ‘devoir’. J’en rigole d’avance … L’obligation de bouffer du saucisson au petit déjeuner, sans doute ? Enfin, votre assertion sur le ‘d’autant qu’ils ne demandent que ça’ est tout bonnement puérile et pathétique : qui êtes vous pour pouvoir définir, à partir de votre trauma post-adolescent de fils de rapatrié, ce que peut être l’ardent désir des millions d’immigrés ‘ayant des papiers’ et vivant en France, à savoir de prendre vos désirs d’assimilation pour des réalités ?

        « quand à miss lepen quoique vous en pensiez, elle a déjà ‘gagné’. » : c’est clair. Avec votre conception du vivre ensemble, pas de soucis pour ‘miss lepen’ …

        « alors même que ma conscience politique était très très faible. le temps m’a donné raison. » : c’est vrai. Vous avez toujours une conscience politique très très faible. Mais c’est bien d’en être conscient. Parler avec ‘les tripes’ de la mémoire, ce n’est effectivement pas de la conscience politique, je vous l’accorde. C’est bien autre chose.

        « je n’ai jamais voté qu’au premier tour des présidentielles, jamais à droite. » : et … ? Vous portez des chaussettes, aussi ?

        « être socialiste c’est exporter le droit et le développement, non pas le diluer chez soi. être français c’est être pour un québec indépendant… » : excellent. LA définition même du néo-colonialisme bon teint. Le français sait mieux que le québécois ce qui est bon pour lui et le ‘socialiste’ (sic) possède le ‘droit’ et le ‘développement’, ce qui l’autorise à ‘l’exporter’ …

        A l’avenir, franchement, épargnez moi vos délires puériles. Et tâchez d’assumer votre passé, avant que de parler d’Histoire, de nation, de vivre ensemble. Vous n’avez rien appris de vos 4 ans passés en Polynésie et c’est bien triste : vous auriez pu y apprendre beaucoup, notamment qu’en termes ‘d’assimilation’, les polynésiens vous auraient ri au nez.

        PS : si vous êtes pour un Québec indépendant, mettez-y au moins une majuscule …

      3. hm, restez calme, c’est bien parce que beaucoup de gens refusent d’en discuter sereinement comme vous que nous finirons par nous étriper, encore une fois; je mets donc ceci sur le compte d’un accès d’énervement dont vous êtes coutumier lorsque l’on aborde la question fondamentale des identités.

        mais peut-être préférez vous l’abandonner à vos collègues de droite avec le succès que nous savons en attendant la prochaine alternance? je ne le pense pas.

        vous êtes tendance ‘gauche’ (social-démocrate? social-libéral?), mais vous n’assumez que la partie sexy de l’héritage. pourtant je regardais l’inénarrable robert ménard se débattre entre peine de mort et l’interdiction de l’adoption gay (à quand l’ivg?) et je me disais que les choses changent à grande vitesse. je ne fais que constater l’importance toujours plus pressante de ces questions. que voulez vous? vous croyez qu’une partie de l’électorat va s’assoir sur ces valeurs à tout jamais? pour s’en voir imposer d’autres multiculturelles sans cesse démenties par l’intégrisme et le communautarisme ambiant? la guerre civile?

        je réfléchis. point. et j’essaie de forcer les autres à se reconsidérer : la question des identités est un pas de deux entre des forces structurantes et déstructurantes.

        – et je faisais de l’humour concernant les ‘dangereux’ chinois, d’ailleurs pour tout dire je m’entends généralement très bien avec eux (pardon pour la généralité).

        – et oui c’est bien moi qui vous parle d’argent car encore une fois je vous trouve de bien mauvaise foi quand on sait que le nerf de la ‘guerre’ c’est l’argent, les terres, l’éducation ect… pour s’élever socialement.

        – et pour la puérilité, je vais vous renvoyer à vos collègues les traders attardés, à berlusconi et ses péripatéticiennes, à carla bruni, à jean sarkozy… ect… ect… ect…

        parce qu’à partir du moment où des ‘gens’ sont humiliés (‘par le pouvoir politique atlantiste !’, ça sonne comme une formule magique, trouvez pas ?), vous considérez comme ‘légitime’ de ‘dire ce que vous voulez’ sur la conception de la nation, de l’héritage, de l’appartenance ? Mais imaginez bien combien d’autres que ces ‘gens’, bien plus humiliés qu’eux, auraient eux aussi droit à ‘dire ce qu’ils veulent’ de tout cela ? Et combien la guerre mémorielle que vous semblez vouloir imposer pour seul avenir à la France risque d’être sanglante.
        Quand ‘mémoire’ s’oppose à ‘histoire’ … De très bons livres sur ce thème*.

        cette guerre mémorielle, imposées par d’autres que les miens, se fait sur mon dos, comme si j’étais forcément français de la même manière qu’eux ou que ceux qui les dénoncent.

        eh quoi? vous auriez peut-être préféré qu’ils se fassent massacrer avant d’être rapatriés? bien non ils existent ces gens, fer de lance de l’empire français (qui a bien rapporté niveau fric) et les harkis en font partie. ces pauvres harkis, assimilés, voyant débarquer des centaines de milliers d’algériens détestant la culture française (qui le leur reprocherait?) du fait d’une guerre totalement occultée mais bien sanglante. eux aussi deux fois, trois fois humiliés. oui elle est pitoyable la culture intellectuelle française et c’est bien parce qu’elle est n’est pas capable de se regarder en face.

        « quand à miss lepen quoique vous en pensiez, elle a déjà ‘gagné’. » : c’est clair. Avec votre conception du vivre ensemble, pas de soucis pour ‘miss lepen’ …

        je ne répondrai même pas tellement c’est nul. d’ailleurs vous n’en savez rien de ma conception du vivre ensemble. par contre le point suivant me tient particulièrement à cœur:

        « être socialiste c’est exporter le droit et le développement, non pas le diluer chez soi. être français c’est être pour un québec indépendant… » : excellent. LA définition même du néo-colonialisme bon teint. Le français sait mieux que le québécois ce qui est bon pour lui et le ‘socialiste’ (sic) possède le ‘droit’ et le ‘développement’, ce qui l’autorise à ‘l’exporter’ …

        je vous rassure depuis kouchner et le kosovo nous n’en sommes plus là. quand au québecois ils la demandent eux même. mais le point important c’est le socialisme, et là vous n’êtes guère à l’aise entre économie de marché et regain de religiosité. oui, je crois, que l’Occident a porté au plus haut le développement humain, avec toutes les imperfections qui sont les siennes. il suffit de voir comment nous négocions les technologies, les flux d’immigrations mondialisés, la prépondérance de l’anglais, les avancées sur le droit des femmes, les habitudes vestimentaires des jeunes asiatiques, la ruée sur les portables en afrique ect… ect… liste non exhaustive. ouvrez les yeux, c’est pour cela que j’affirme que ces populations immigrées en europe ne demandent qu’à s’assimiler = trouver leur place dans la communauté nationale. et non à côté. s’assimiler c’est se métisser. aimer les mêmes choses, viser les mêmes objectifs, parler la même langue. le socialisme c’est le rêve et non l’utopie. le rêve d’un avenir meilleur. la croyance dans la possibilité d’améliorer les choses et la volonté d’en faire bénéficier les autres, quitte à déboulonner quelques dictateurs…

        mais qu’est ce que le socialisme représente encore pour les gens qui fréquentent ce blog? c’est ce que j’observe depuis pas mal de temps et je ne vois toujours pas mis à part pour le taulier et quelques intervenants. ah si, l’alternance pépère…

        (cdt)

      4. Perso, j’ai une « carte nationale d’identité » …
        et donc quel intérêt ce débat de l’identité nationale, alors que bon ….
        entre l’étant de « carte nationale d’identité » et cette idée qui suggèrerait d’une « carte d’identité nationale » ….
        à part de discourir de la régression du débat politique, du repli sur soi ….

  14. Bonjour à tous

    La chaîne alimentaire est déjà touchée d’une autre manière: en afrique du nord , par l’économie et c’est bien ce qui a déclenché les évènements. (Il y aurait une réflexion à mener sur l’occultation de cette cause en France, la cause presque officielle étant les aspirations politiques, alors que dans tous les pays anglo saxons, la pénurie de nourriture due à la crise – renchérissement du prix des matières premières est citée d’abord: peu têtre une réminiscence inconsciente de ce que les années de famine ont déclenché en france vers 1789? un déni par peur?)
    Su rle site de business insider, il y a actuellement un diapo sur le futu démographique de quelques pays : il y a là aussi un facteur déterminant pesant sur la chaîne alimentaire.
    Si effectivement la nourriture est prise en tenaille par son coût croissant et sa contamination alors on a un facteur de déclenchement de crise majeure et incontrôlable…
    l’abolition de la royauté en France ne se peut comparer à l’exécution d’autres rois ailleurs, Angleterre notamment, justement en raison du sacré de la monarchie française qui n’existait pas ailleurs. les débordements sanglants de la révolution trouvent leur origine dans ce rapport au sacré. Vous avez raison Zébu: on ne touche pas impunément au symbolique. La brioche , nous l’avons mangée à crédit; maintenant, si le pain vient à manquer …..
    Cordialement

    1. dans ce rapport au sacré symbolisant un ordre bien terrestre, parfois électif, usurpé. un ordre non moins sacré que celui d’avant, impériale romain, qui vu beaucoup d’empereurs exécutés avant d’accoucher de la très sacrée papauté.

  15. « Nous sommes à peine sur le seuil du plus profond, du plus sombre et du plus large Achab. Nous voilà avec notre corps debout dans le soleil comme un palais plein de merveilles, mais, vous qui cherchez la vérité, descendez sous les fondations, de cave en cave. Dans les profondeurs farouches de l’orgueilleuse construction de l’homme s’ouvre le vaste habitat des civilisations perdues ; et c’est là que sa grandeur essentielle est enracinée dans les ténèbres avec toute sa majesté : héros antique enseveli sous l’entassement des siècles. Les Dieux du ciel libre se moquent de ce roi prisonnier des écroulements de son trône. Mais lui, comme une cariatide accroupie, il porte sur ses épaules glacées l’accumulation des âges. Descendez jusqu’à lui avec l’orgueil et la tristesse de votre âme moderne et parlez à son vieil orgueil et à sa vieille tristesse. Vous retrouvez tout votre propre drame ? Oui, jeunes rois, le vieux roi sauvage connaissait déjà le secret éternellement sauvage de la race humaine. »

    Hermann Melville, Moby Dick

    1. this is ssssSSSSPARTHAAAAAAAA !!!!

      c’ets quand même les Grecs qui ont inventé la conscience humaine ….c’est pas rien !

  16. Merci Zebu pour votre message de lancement de la discussion. Et merci aux autres intervenants de la pertinence et même de l’impertinence de vos interventions…

    Les trois événements qui vous ont servi de point de départ ont en commun leur imprévisibilité. Ayant eu dans mon activité professionnelle la chance de faire un travail très intéressant de prévisioniste en matière de demande pour des produits de technologie informatique et de réseaux télématiques, j’ai pu constater à quel point tous nos modèles étaient impuissants à prédire l’imprévisible… Je m’amuse un peu avec le langage ici, mais comment prévoir un événement du type de ceux que vous citez? Ou d’autres de moindre magnitude mais pouvant être très perturbants au niveau microéconomique ou au niveaux régionaux et nationaux???

    Mais quand on a des responsabilités politiques ou organisationnelles publiques ou privées il est toujours difficile de reconnaître « qu’on ne sait pas ». votre texte suggère un débat presque philosophique et épistémologique sur les notions d’aléatoire, d’incertitude, de risque et de probabilité, notions souvent floues dans les représentations que nous pouvons en avoir et qu’en a l’ensemble du public, des plus modestes membres de nos sociétés jusqu’aux dirigeants qui ont une part plus ou moins impotante dans l’agencement des relations dans nos sociétés.
    Sur ce besoin de mieux cerner les notion liées à l’aléatoire, au hasard, etc. La lecture d’un petit Que Sais-je écrit en 1950 par Emile Borel est un bon début : « Probabilités et certitudes »; ce n’est pas un livre mathématique mais plus le résultat de réflections au cours d’une longue carrière de scientifique, je cite de mémoire une phrase Emile Borel dit « J’ai passé ma vie de scientifique à affirmer que les probabilités 0 impossibilité intégrale d’un événement ou probabilité 1: certitude titale de la survenue d’un événement n’existent pas. Or dans la vie courante nous agissons le plus souvent en ayant dans notre esprit justement des convictions pragmatiques que certaines choses ne nous arriveront pas ou au contraire vont se produire, bien que d’un point de vue secientifique cela soit tout à fait inexact » Eile Borel continue: « Si nous devions tenir compte de probailités infimes comme celles que les scientifiques sont obligés de prendre en considération, nous ne pourrions plus agir car à chaque action que nous entreprenons il y a une probabilité non nulle que cette action puisse nous entrainer à la catastrophe. Alors nous agissons en évitant de nous poser des questions quand notre expérience passés nous a montré que telle action est sans danger ou que le danger peut être considéré comme négligeable. »
    Exemple; la probabilité n’est pas totalement nulle de se faire enverser par une voiture sur un passage piéton quand le feu est au rouge pour les voitures, mais c’est une probabilité que nous ignorons sinon on ne pourrait plus agir, ce qui ne nous empêche pas de rester sur nos gardes…
    Cela pose tout de même le problème de l’extension à l’infini du principe de précaution: jusqu’où ce principe est il vraiment necessaire et à partir de quand devient-il une entrave à nos actions? Attention, je suis favorable à cette idée de précaution dans son principe, cependant la question des limites de son application ne peut pas être passée sous silence. Peut-on invoquer ce principe de précaution face aux risques d’une révolution qui voudrait éliminer le capitalisme et les affres de l’économie de marché?

    Un autre livre plus récent aussi écrit par un scientifique et statisticien aborde le problèle de l’incertitude et des probabilités dans nos vies de tous les jours: le livre de Leonard Mlodinov « The drunkard walk ; How how randomness rules our lives »

    Ce facteur aléatoire remet en cause un des crédos de l’économie libérale néoclassique, celui liant la réussite au seul mérite (méritocratie) et l’échec à seule incompétence. De grands dirigeants d’entreprises reçoivent des primes importantes pour ½% de profit en plus que prévu et se font virer pour 1./2% de profit de moins que prévu. Alors que la part du hasard dans ces résultats dépasse souvent l’intervalle de confiance des prévisions qui ont permmis aux actionnaires de fixer les seuils de performances à ces dirigeants. Mais les dirigeants préfèrent croire qu’ils sont vraiment aux commandes… En cas de catastrophes naturelles ou causées par l’homme; la recherche de responsables est presque toujours une des priorités des victimes. Nous n’aimons pas reconnaitre ni notre impuissance devant certains événements naturels, ni reconnaitre que des événements aléatoires aient pu interférer avec les plans apparemment bien huilés des dirigeants politiques ou économiques.

    Pour les catastrophes naturelles on trouve grand nombres de « prévisionnistes du passé » clamant après les faits: « On aurait dû prévoir que cela pourrait arriver. »

    Dans certains cas bien entendu il y a eu des erreurs de commises et certains analystes avaient prévenu à temps, ce qui fait dire à un auteur dont je ne me rappelle plus le nom « Quand un prévisionniste prédit une catastrophe, le pire qui puisse lui arriver c’est que cette catastrophe se produise réellement » cela veut en effet dire qu’il n’est pas arrivé à convaincre les personnes qui auraient pu agir à temps de le faire.

    Nous sommes plusieurs ici sur ce blog à prédire des catastrophes économiques, écologiques, donc humaines… Serons-nous écoutés à temps ou atterrés de voir ces catastrophes se produire ?

    Paul

    1. incertitude probabilité… et pas seulement, descendre du ciel des idées et de la logique chiffrée, ne pas faire comme si la bête ou la bêtise c’était l’autre ailleurs ou nulle part: épreuve d’asepsie
      commentaire sur le très bon blog
      http://norwitch.wordpress.com/
      du livre: Apocalypse de la modernité, Emilio Gentile
      A la veille de 1914 qu’est ce que disent au troupeau Charles Péguy, Emile Durkheim, Henri Bergson, Giuseppe Prezzolini, Filippo Marinetti, Vladimir Maïakovski, Stefan Zweig, Thomas Mann, Ernst Jünger, Max Weber, Robert Musil, Franz Marc…

    2. Pour assouvir un besoin naturel de cohérence , il semblerait que l’être humain prenne ,part ci part là , des réalités qu’il essaie de combiner entre elles .
      Dans cette recherche de signification globale, l’homme a la capacité de sélectionner les réalités dont il veut tenir compte et celles qu’il veut ignorer.

      Il est un élément dont personne n’a encore parlé ici et qui concerne cette notion de prédiction de l’imprévisible .
      « Prédire l’imprévisible  » : juste faire remarquer que c’est aussi le rôle de certaines PROPHETIES. Je parie que ce mot va en choquer plus d’un , mais pourtant , ce n’est pas un gros mot. Il existe un autre monde que celui du raisonnement studieux et posé : celui de l’intuition .

      Et là, le raisonnement humain est confronté a certains causeurs de buggs que sont la peur , les préjugés anti ou pro religion , anti ou pro mystère de l’espace temps etc..

      Comme dirait Noé, l’imprévisible ne devient souvent très évident qu’une fois qu’il est arrivé…

      1. Béber, je te ferais remarquer que les plus grandes découvertes sont basées sur l’intuition…
        Et même souvent le hasard. (l’invention du micro-onde, par exemple)

        Mais de façon matériellement matérialiste, les stats et probas ne sont que des outils qui :
        – synthétisent une ou plusieurs expériences,
        – donne le niveau de risque de reproductibilité,
        – cerne l’erreur du calcul fait.

        Maintenant, comme TOUT outil, l’humain doit juger si le niveau de risque est acceptable, ET
        SI l’erreur est faible ou non.
        Et là, tout peut devenir subjectif.

      2. Quand un événement à dix pour cent de chance d’arriver , et qu’il arrive , que dit celui qui a pondu la « probabilité » ?

        « je bous avais bien que çà pouvait arriver  » ….et dans le cas contraire  » je vous avait bien dit qu’il y a quatre vingt dix pour cents de chances que çà n’arrive pas » .

        En somme , c’est une « science  » qui, mal digérée , permet de dire tout et son contraire .

    3. Merci Paul Therin de cette approche de la note de Zebu.

      Je ne suis pas féru de cette question de probabilités mais je sors de la lecture de votre commentaire en pensant que la science a toujours raison et que l’homme donc se trompe, se trompe lui même. Je crois que vous n’allez pas être très content de cette interprétation 😉

      Je m’explique : les statistiques nous disent effectivement que la probabilité de me faire renverser en traversant la rue au passage clouté n’est pas nulle. OK. Mais moi je sais que lorsque je veux traverser, au moment précis où je veux traverser, la probabilité de me faire renverser est nulle, alors je traverse. Dans ce cas je crois que la science a tort, enfin le modèle issu de la science.

      Si je lance un dé, je sais que la probabilité pour le 6 sorte est 1/6. Je peux recommencer 1000 fois, ce sera toujours 1/6. La science a raison.

      Donc, dans un cas le modèle fonctionne, dans l’autre il ne fonctionne pas. Je crois que nous devrions avoir cette approche avec les évènements.

      1. Mais moi je sais que lorsque je veux traverser, au moment précis où je veux traverser, la probabilité de me faire renverser est nul.

        C’est exactement ce que pensait ma grand-mère avant de se faire péter le col du F’mur par un génie des alpages qui déboulait à scooter, qu’elle n’avait pas vu, bien (mal) entendu… Optiiiiic deux miiiiiiille !

    4. « Nous sommes plusieurs ici sur ce blog à prédire des catastrophes économiques, écologiques, donc humaines… Serons-nous écoutés à temps ou atterrés de voir ces catastrophes se produire ? »

      Monsieur Tréhin.
      Il s’agit d’être logique. Et même logiques.

      Vu le verrouillage du système ainsi que son absence de contre-pouvoir, ces catastrophes DOIVENT se produire.
      Toujours l’histoire du balancier.

      N.B. : si cela peut vous rassurer, les études d’ingénieur comportent maintenant un chapitre de « sortie de cadre » ainsi que de « déstabilisation ».
      Soit, ce que je qualifierais de provocation et gestion de conflits internes à l’individu.

      On arrête pas le progrès de la formation militaire au combat, non.??

    5. La légende de Cassandre nous rappelle la vanité des prédictions de catastrophes :

      Cassandre, princesse troyenne, était la fille de Priam et d’Hécube. Amoureux d’elle, Apollon, dieu de la Lumière, de la Musique, mais aussi de la Divination, lui accorde le don de prophétie en échange de sa promesse de s’unir à lui. Mais Cassandre revient sur sa parole et repousse le dieu. Celui-ci se venge en lui ôtant la capacité à être crue : personne ne prêtera foi aux prédictions de la jeune femme.

      Moralité : le prophète efficace est celui qui « couche avec Apollon », ce que j’interprète ainsi : un support artistique de qualité est indispensable pour qu’une prédiction désagréable marque les esprits et les incite à en tenir compte.

      Bien cher Paul (Jorion), vous avez bien dû vous faire des relations dans les milieux artistiques chez Taddéi : je vous suggère d’envisager une coproduction avec un artiste assez connu et talentueux pour faire un tabac international à partir d’un épisode palpitant de chute du capitalisme.

      Pourquoi pas une série télé, pour distiller longuement le message, semaine après semaine (je laisse les blagueurs du blog suggérer des titres, voire des scénarios ou des acteurs – p.ex. Crapaud Rouge dans le rôle d’Emmanuel Toad) ?

    6. le nucléaire nous oblige à penser des échelles de temps qui nous dépasse, …
      je n’y peux rien, c’est comme ça…
      donc delà construire des centrales nucléaires en zone sismique ….
      j’ai toujours eu un peu de mal à comprendre …

      surtout quand dans le même temps, il est fait tout un pataquès pour que par sécurité, il n’y ait pas de centrale nucléaire ici ou là …

      et que jamais n’est abordé ce qui me semble pourtant primordial,
      que soit que la centrale nucléaire et tout ce que l’on peut en dire et en médire,
      mais en attendant jamais encore il n’y a eu bombardement d’un pays nucléarisé, comme si la centrale nucléaire jouait un rôle d’épouvantail anti-terrain-de-guerre …

      (tout ça, c’est juste pour dire ….
      que les probabilités, les risques …..

  17. Mercredi 30 mars 2011 :

    Les investisseurs internationaux n’ont plus aucune confiance dans la capacité du Portugal à rembourser ses dettes.

    Les obligations de l’Etat portugais sont en train d’exploser. Les taux atteignent des records historiques.

    Regardez ces trois graphiques :

    Portugal : taux des obligations à 2 ans : 7,788 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPT2YR:IND

    Portugal : taux des obligations à 5 ans : 8,990 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPT5YR:IND

    Portugal : taux des obligations à 10 ans : 8,024 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPT10YR:IND

    1. Et le Japon , comment va ???
      Il y a un risque pour la population japonaise, si je ne sais quel réacteur explose ou implose cela peut faire des millions d’irradiés ???
      Est-ce que l’OMS a convaincu l’AIEA de demander d’urgence à l’ONU une résolution du conseil de sécurité ????
      (parce qu’en contraste pour bombarder la Libye, ça marche, les moyens sont là, il n’y a aucun problème d’argent …
      je ne sais pas si je suis pessimiste mais ce n’est certainement pas le comportement de nos instances internationales ….

  18. « Ich bin ein Schizophren »
    Déclaration de Tartar devant le mur de l’avenir.
    Attitude post zébutienne.

    En effet nous voici contraints de vivre en même temps dans l’attente de l’inéluctable révolution-changement-de-paradigme prévu par les jorionistes bien informés…. et dans l’attitude du type normal qui pense que bon an mal an les politicards et leurs maîtres vont tout « arranger » pour que le monde continue à tourner comme dans » Plus Belle La Vie » le feuilleton que je ne regarde jamais. .

    Je réclame un psy.
    Non!
    Il est dans le même état mental que moi.

      1. Nous sommes trois …
        (car le « en même temps » suggère le mur de l’impératif catégorique de Kant, de ce « en même temps » qui pourtant est évident de la Loi,
        comme par exemple de la Loi en physique, avec E =mgh, E = mc² …
        mais dont en matière d’humanité, comment réduire ???
        « quand on n’a pas d’ontologie , il faut une déontologie »

  19. Zébu.

    Je commence à lire des commentaires d’internautes sur le fait que cela pourrait être la « catastrophe de trop » qui mettrait le capitalisme à genoux.

    Juste perception logique ou … vœu pieu… ???

    Dans la série « autoréalisateur », les assembleurs automobiles japonais semblent en cours d’arrêt pour manque de pièces…

    1. Je suis dans le son pro.
      Yamaha audio et Audio-Technica publient des notes d’excuses en raison de ruptures de prod. du fait de la non fourniture d’énergie 50% du temps ouvré.
      Toyota et Nissan ont apparemment fait de même.

  20. Pour vous rafraîchir la mémoire, il est utile de relire le manifeste de Russell-Einstein de 1955.
    Il faut juste changer le terme « armes de destruction massive » par celui de « centrales nucléaires civiles » pour le mettre au goût du jour.

  21. @ Julien Alexandre
    Je commente ici plutôt qu’à l’endroit où j’ai lu votre commentaire au sujet de Georges/ Simplesanstete / égalité et désintégration le 29 mars 22h59 car je souhaite que les lecteurs de ce blog en prennent connaissance. J’ai été extrêmement choqué de lire les insultes proférées par cette personne à 3 pseudos sur un autre blog contre PJ et vous-même.
    Je trouve abject d’aller ici faire des commentaires et sur un autre d’insulter les animateurs du blog avec cette violence vulgaire !
    L’utilisation des pseudonymes implique une éthique et ne pas la suivre est minable et dans ce cas c’est abject : je maintiens.
    Pour moi ça justifierait de censurer toute autre intervention de sa part. Il ne mérite pas que l’on dialogue avec lui.
    Je veux vous dire ma reconnaissance pour le travail que vous effectuez .

    @ Crapaud rouge : et vous ça ne vous a pas choqué ? je suppose que vous n’avez pas réalisé ce qu’a dit ce type…

    1. Georges, si c’est vrai, ce n’est pas très poli : le trollisme fait partie de la culture numérique, mais appeler sur d’autres blogs « enculés », ceux qui vous accueillent sur le leur, c’est vraiment « limite ».

      1. @ Paul, je suppose que Julien a déjà vérifié que c’était vrai que le malotru qui vous traite ainsi est le même d’un blog à l’autre !
        Mais je vous trouve trop patient en disant que c’est « limite » ! OK on peut avoir des trolls pour contredire violemment (on a vu avec le nucléaire) – ça anime !- mais insulter comme ça c’est pour moi inacceptable : basta avec ce genre d’intervenants lâches et odieux…

      2. Je ne suis pas sure que la nuisance soit dans le verbiage …
        de mon point de vue à moi, elle est dans les actes …
        (mais je vois un parallèle entre cette nuisance
        -qui à priori n’en est pas forcément de passage à l’acte
        -et les CDO-synthéyque-s ou les CDS-nu-s et co, qui s’expriment par la phénoménologie de l’ autoréalisation, d’une véritable incidence ….)

        NB je n’ai lu qu’un bon tiers, peut-être deux, du « capitalisme à l’agonie, je suis très pressée, je lis très vite, …..
        (le troll ou plutôt les trolls, il me semble comprendre que c’est basique …
        je ne suis pas trop d’accord pour dire que c’est une mode du numérique, ils existaient déjà avant…
        dans les années 70, quand j’étais interne au lycée, dans mon dortoir il y avait déjà des trolls qui racontaient n’importe quoi …
        parfois ça prenait, parfois ça ne prenait pas..
        c’était tout un phénomène de réputation ….
        mine de rien très similaire à la propagande des médias ….
        après c’est à chacun de voir …
        Perso, je trouve ce blog très bien modéré, en pleine accord avec son esprit…..
        j’imagine que c’est beaucoup de travail, beaucoup de temps perdus à l’insignifiance alors qu’il y a tellement à faire, à réfléchir, et pour convaincre ….

    2. @Paul: « le trollisme fait partie de la culture numérique »

      Les trolls ne sont pas apparus avec internet, ils sont vieux comme le monde. Dans la vraie vie, on appelle ça des « trouble-fêtes ». Dès que vous avez une réunion de personnes (fête, séminaire, conférence, etc), les trouble-fêtes arrivent. Leur objectif: se faire remarquer en tentant de casser la réunion. Est-il utile de préciser que ce sont souvent des gens qui se sentent exclus et laissés pour compte? Observez des enfants mal dans leur peau ou qui boudent alors qu’autour d’eux les gens s’amusent, vous verrez déjà ce phénomène. Ils ne resteront pas bien longtemps sans essayer de « troubler la fête ». 🙂

      1. C’est du Paul tout craché ça. Si tant est qu’on peut dire, le capitalisme est une fête, il vient sérieusement la troubler notamment avec son dernier livre. Sale gosse 😉

      2. tout à fait, le totalitarisme, la pensée unique, ça commence par une bonne ambiance qu’il ne faut surtout pas briser.

        comme le regretté georges frêche (rip), sauf peut-être rue de rivoli.

      3. @méthode

        Aaaah ! Pensée unique ! Et pour faire la dose, dans la foulée de Totalitarisme, comme s’il s’agissait d’un anodin synonyme…
        Alors laquelle pensée unique ? huh ? celle qu’on combat au diplo ? ou au figaro ? à l’Huma, ou bien chez national hebdo ? ou chez Valeurs actuelles ? ou aux Échos ? ou celle que vous dénoncez chez tous ceux qui pensent pas avec méthode ?
        Faites comme moi, rayez cette expression de votre lexique, on n’en est pas moins con, mais on en a l’air moins. À moins que vous ne vous sentiez un quelconque devoir de fidélité ou une simple convergence d’analyse avec celui qui semble en avoir le copyright, un certain A. de Benoit…
        Et c’est quel Frèche au fait qui vous a fait bicher ? Celui qui a soutenu la cause et défendu la dignité des harkis ou celui qui les traita de sous-hommes un jour d’emportement politiquement incorrect et tout bonnement coupable ?
        Eh, pour en revenir à votre pensée unique, c’est quel « penseur unique » qui nous avait sorti ce modèle là, à votre avis ?

        Vous, vous pouvez vous complaire dans des alliances avec le parti communiste, avec l’extrême gauche, donner la parole à tous les extrémistes de la création. Ça, c’est bien, puisque c’est la pensée unique ! On ne peut plus rien dire dans notre pays sans qu’immédiatement on soit accusé d’arrière-pensées nauséabondes ! C’est la pensée unique qui est intolérable. Et je pense que c’est vous qui êtes coupés des réalités et de l’aspiration des gens. En interdisant aux républicains de parler librement, vous faites en vérité le lit du Front national. 

      4. vigneron assuré,

        attendez les jours prochains où nous nous verrons signifier que finalement ce fut un grand président.

        et c’est une convergence d’analyse, semble-t-il, dans le sens qu’il nous faudra bien réaliser cette synthèse droite/gauche.

        quand à faire le lit du f.n, vous les avez bien regardé au f.n?

        ce n’est pas en diluant toujours plus le droit ‘ici’ qu’on va mieux l’exporter chez ‘les autres’. j’en reste là.

        cdt

      5. vigneron j’avais oublié, concernant la pensée unique, je ne vous rappelle pas les nombreux sujets interdits d’antenne tellement c’est l’évidence même. voir certaines lois mémorielles dont on peut toujours discuter l’utilité, j’en conviens. mais le fait est que…

  22. Libya, Oh What a Stupid War; Fukushima, Cover-Up Amid Catastrophe

    The war on Libya now being waged by the US, Britain and France must surely rank as one of the stupidest martial enterprises, smaller in scale to be sure, since Napoleon took it into his head to invade Russia in 1812.
    ….
    In France the intellectual author is the intellectual dandy and “new philosopher” Bernard-Henri Lévy, familiarly known to his admirers and detractors as BHL. As described by Larry Portis in our current CounterPunch newsletter, BHL arrived in Benghazi on March 3.

    “Two days later BHL was interviewed on various television networks. He appeared before the camera in his habitual uniform – immaculate white shirt with upturned collar, black suit coat, and disheveled hair.

    “His message was urgent but reassuring. “No,” he said, Qaddafi is not capable of launching an offensive against the opposition. He does not have the means to do so. However, he does have planes. This is the real danger.” BHL called for the scrambling of radio communications, the destruction of landing strips in all regions of Libya, and the bombardment of Qaddafi’s personal bunker. In brief, this would be a humanitarian intervention, the modalities of which he did not specify.

    “Next step, as BHL explained: “I called him [Sarkozy] from Benghazi. And when I returned, I went to the Elysée Palace to see him and tell him that the people on the National Transition Council are good guys. » Indeed, on March 6, BHL returned to France and met with Sarkozy. Four days later, on March 10, he saw Sarkozy again, this time with three Libyans whom he had encouraged to visit France, along with Sarkozy’s top advisors. On March 11, Sarkozy declared the Libyan National Transition Council the only legitimate representative of the Libyan people. Back in Benghazi, people screamed in relief and cheered Sarkozy’s name, popularity at last for Sarko, whose approval ratings in France have been hovering around the 20 per cent mark.”
    So much for the circumstances in which intervention was conceived. It has nothing to do with oil; everything to do with ego and political self protection. But to whom exactly are the interveners lending succor?
    http://www.counterpunch.org/cockburn03252011.html

    1. Je suis insupportable et comme on m’impose de lire l’anglais comme si cela devait être, je recule, je me rétracte, je déteste ce totalitarisme qui impose à n’importe quel quidam de ce monde de parler couramment l’anglais
      (cela d’autant plus que j’en comprends un peu mais largement pas tout …
      et que je sais parce que la France a été une nation coloniale, …
      parce que les romains ont colonisé la Gaule que derrière ces histoires de langues, …
      et que donc,….
      il y a des histoires de loi, de contrats, de frics …)
      mais bien que je ne sache pas exactement de quel parti je suis, …
      je suis contre le va-t-en guerre, je n’aime pas les bombardements,…
      je ne supporte pas BHL, je ne vote pas Sarkozy …
      (mine de rien, je pense que si l’ONU devait servir à quelque chose, elle se serait d’abord inquiétée du Japon…
      il est évident que le japon a besoin d’aide…
      si nous n’avons pas trop, ni quoi, ni compris avec Tchernobyl que l’OMS ne pouvait pas dire parce que l’AIEA ne pouvait pas non plus dire parce que le conseil de sécurité n’avait pas dit de dire ….
      qu’est-ce que j’en ai à dire ??? )

      1. Cécile, pour moi le français est plus facile que l’anglais, mais je crois qu’ il faut éviter la « consanguinité des idées » et aller voir ce que pensent les autres, dans d’autres pays et dans d’autres cultures.
        L’idée qu’un pays puisse être un en-soi-pour-soi est selon moi obsolète, mais je sais qu’elle existe…

  23. La concomitance des faits est tellement troublante qu’elle mérite d’être soulignée.

    Si le débat sur le nucléaire civil était soit disant indécent,

    le débat sur le nucléaire médical qui jaillit l’est tout autant.

    Les consignes, et il a fallu du temps pour y arriver, sont claires :

    c’est ce que l’on appelle la dose au patient aussi basse que possible (as low as possible) et aussi la traçabilité au patient (à quand une traçabilité réelle des retombées des accidents).

    Le prescripteur prescrit toujours l’examen le moins ionisant possible et celui qui le réalise doit le pratiquer avec à l’esprit cela aussi.

    Personne ne prescrit un scanner corps entier (c’est l’exemple pris pour arriver à 20 mSievert, équivalent de la dose pour un travailleur du nucléaire) pour voir une entorse de la cheville.

    Le risque de ce mauvais débat vient à mon sens que la France était très en retard vis à vis de cela par rapport à ses voisins.
    La France a comblé son retard et est même à la pointe dans ce domaine.
    Cela coûte cher (c’est d’ailleurs un reproche fait à la filière) et il ne faudrait pas que ces efforts s’arrêtent parce que l’on décide un moratoire sur les examens.

    Pour donner un exemple la mesure effective de dose sur les appareils de radiologie est récente (vous devez pouvoir en avoir connaissance lors de l’examen) alors qu’en Allemagne elle était faite systématiquement alors que non obligatoire. En France on trouvait que ce n’était pas utile et intéressant de s’en passer pour faire des économies.
    la France a comblé son retard et est même à la pointe dans ce domaine.

    Pour moi on prépare les esprits, dit autrement on créer une diversion, un enfumage aux conséquences catastrophiques des accidents nucléaires sur notre santé, voir même on exploite la situation pour faire faire des économies à la sécu, c’est dans l’air du temps. Allez voir ce qui se passe à l’hôpital actuellement et le remboursement des médicaments.

    Notre environnement est nucléairement pollué (les dernières mesures où du césium de tchernobyl a été retrouvé sont là pour en témoigner) et les experts le savent et savent ce qu’on peut en penser en terme de cancer.
    Ce serait tellement arrangeant de tout mettre sur le dos du diagnostique médical.

    ps : un examen IRM, plus cher soit-il, ne permet pas de voir la même chose qu’un scanner.
    de plus souvent on injecte au patient un produit de contraste le gadolinium qui s’il n’est pas ionisant naturellement est activé en énergie par le magnétisme de l’IRM (c’est le principe de contraste), malheureusement pour retourner à son état d’énergie fondamental il émet des des particules qui font des dommages à l’ADN .
    En d’autre termes les risque de cancers induits de ce fait existent et l’innocuité de cet examen n’est pas garantie.

    1. le nucléaire médical est un progrès
      (après il y a tout ce machin des niveaux, le médecin qui ne prescrit pas tous les examens possibles est d’un niveau lamentable, alors ils prescrive tous, c’est logique…
      en plus on les emmerde, il y a des décrets, qui font que s’ils n’ont pas prescrit tous les examens possibles et imaginables à décliner du diagnostique différentiel…..
      donc fatalement beaucoup prescrivent le trop…
      et humainement, il n’y a rien à leur redire …
      ce n’est pas facile d’être médecin … )

    2. Le Gadalinium n’émet absolument pas de particules ionisés. Il s’agit effectivement d’un agent de contraste mais qui repose sur des effets subtils, de nature d’ailleurs relativistes des orbitales d de cet éléments.

      C’est souvent le cas des Terres Rares, groupe auquel appartient cet élément. Si problème il y a, il est de nature chimique: c’est pour cela qu’on l’utilise sous forme complexés, ce qui modifie là encore ces propriétés magnétiques du fait des interactions entre son moment magnétique nucléaire et celles des ligants le complexant.

      Les seuls émissions que vous observez sont dans la gamme des micro-ondes et extrêmement faibles (nettement moins que celle que vous subissez du fait des orages ou du soleil, ou des électrons dans l’ionisphère), c’est pour cela que l’IRM utilise une infrastructure coûteuse afin d’avoir le minimum de bruits électromagnétique naturel ou artificiel.

    1. Avant que d’autres citoyens s’y laissent prendre, vivement qu’ils nous ressortent le Gold Confiscation Act de Roosevelt, TOUJOURS VALABLE, promulgué brutalement le 3 ( ou le 5) avril 1933, et qui permet à l’état fédéral de confisquer brutalement, sans aucune compensation, tout l’or détenu en privé par les citoyens américains afin de renflouer les réserves de l’état et de préserver le pays de la faillite.

      Tous ces encouragements à acheter de l’or à des prix qui grimpent en flèche, de l’or prétendument détaxé, ne me disent rien qui vaille avec l’épée de Damocles de ce Gold Confiscation Act que d’ailleurs, tout autre pays du monde peut lui aussi promulguer brutalement.

  24. Oui, du coup l’agence de protection de l’environnement américane (EPA) vient de retirer 8 des 18 moniteurs de radiations en Californie car ceux -ci affichaient des relevés trop élevés

    Quand on voit, sur la carte animée, la concentration en radiations du nuage qui est passé et repassé, et passe encore au-dessus de Los Angeles, puis de New-York, descendu vers l’Afrique occidentale, remontant par l’Espagne, les Pyrénées et la France, on comprend la réaction de ces agences de protection de l’environnement mais sans les excuser car leur mission est de PROTEGER, pas de calmer les esprits, ce qu’elles semblent oublier .
    On peut supposer qu’elles sont aux ordres, subissant des pressions pas tristes . Au secours Wikileaks !

    Nous allons ressortir le compteur Geiger pour aller au marché, comme le faisaient les Allemands au passage du nuage de Tchernobyl et que ne faisait pas mon amie alsacienne, à 14km de là, de l’autre côté de la frontière, puisqu’en France il n’y avait « aucun danger » à tout consommer comme avant, nous disaient-ils . Résultat : un cancer de la thyroïde pour mon amie.

    Avec un compteur Geiger sur un marché aux légumes, il faut nous attendre au moins à des quolibets. Tant que ce ne sera pas une arrestation pour « trouble de l’ordre public », nous continuerons .

    S’ils étaient plus transparents et honnêtes sur la quantité de radiations que nous absorbons, et moins prêts à tout pour ménager leurs intérêts financiers dans la poursuite du sacro-saint programme nucléaire à vendre au monde entier, nous n’aurions pas besoin de ces compteurs.

    C’est notre santé, nos vies que nous défendons et le plus absurde, c’est que nous ayons à défendre nos vies contre les intérêts des compatriotes aux commandes qui veulent nous empêcher de nous protéger .

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