La nouvelle astrologie. En fétichisant les modèles mathématiques, les économistes ont transformé l’économie en une pseudoscience hautement rémunératrice (2/2), par Alan Jay Levinovitz

Ouvert aux commentaires. Merci à Perrick Penet-Avez et à Sora Duly pour la traduction !

La nouvelle astrologie. En fétichisant les modèles mathématiques, les économistes ont transformé l’économie en une pseudoscience hautement rémunératrice © Aeon

Continuer la lecture de La nouvelle astrologie. En fétichisant les modèles mathématiques, les économistes ont transformé l’économie en une pseudoscience hautement rémunératrice (2/2), par Alan Jay Levinovitz

Partager

LE TEMPS QU’IL FAIT LE 10 FÉVRIER 2017 – Retranscription

Retranscription de Le temps qu’il fait le 10 février 2017. Merci à Marianne Oppitz !

Bonjour, nous sommes le vendredi 10 février 2017 et, hier soir, avant de m’endormir, j’ai eu une pensée, je me suis dit « Tiens c’est curieux, quand même, il y a 9 ans que je fais ces vidéos, 52 fois par an, une fois par semaine et, heureusement je n’ai jamais été empêché de le faire par le fait d’être malade. » Continuer la lecture de LE TEMPS QU’IL FAIT LE 10 FÉVRIER 2017 – Retranscription

Partager

Quelle est l’idée la plus effrayante : celle que les extra-terrestres existent, ou bien celle que nous sommes seuls dans l’Univers ?, par Roberto Boulant

Billet invité.

S’ils existent, où sont-ils ? C’est par cette simple phrase que l’on peut résumer le fameux paradoxe posé par Enrico Fermi. Notre système solaire est jeune comparé à l’âge de l’univers, notre Soleil est une étoile de troisième génération, et les nébuleuses protostellaires ayant donné naissance aux étoiles de seconde génération, étaient déjà suffisamment enrichies en éléments lourds pour permettre l’apparition des précurseurs, puis de la vie elle-même, telle que nous la connaissons.

Continuer la lecture de Quelle est l’idée la plus effrayante : celle que les extra-terrestres existent, ou bien celle que nous sommes seuls dans l’Univers ?, par Roberto Boulant

Partager

Les marchands de doute (2010) de Naomi Oreskes et Erik M. Conway (IX) Conclusion : Où il est question de la liberté d’expression et des marchés libres

Un résumé de Les marchands de doute (2010) de Naomi Oreskes et Erik M. Conway (Le Pommier 2012), par Madeleine Théodore. Ouvert aux commentaires.

Au sujet de la liberté d’expression, la notion d’« égalité du temps de parole » demeure à la racine du sens de la justice et du fair-play des Américains. Cependant, toutes les versions ne sont pas justes ou vraies, Internet a créé une galerie où toute affirmation peut être démultipliée à l’infini. Où que l’on se tourne, on voit quelqu’un mettre en doute quelque chose.

Continuer la lecture de Les marchands de doute (2010) de Naomi Oreskes et Erik M. Conway (IX) Conclusion : Où il est question de la liberté d’expression et des marchés libres

Partager

Les marchands de doute (2010) de Naomi Oreskes et Erik M. Conway (II) La « Guerre des étoiles »

Un résumé de Les marchands de doute (2010) de Naomi Oreskes et Erik M. Conway (Le Pommier 2012), par Madeleine Théodore.

Autre sujet couvert dans Les marchands de doute : la défense stratégique, la SDI (Initiative de Défense Stratégique) ou « Guerre des étoiles », qui était rejetée par la majorité des scientifiques comme impraticable et déstabilisatrice. Frederick Seitz et ses collègues se mirent en peine de la défendre, remettant en cause les preuves scientifiques de son impossibilité pratique, promouvant l’idée que les États-Unis pourraient « gagner » une guerre nucléaire.

Continuer la lecture de Les marchands de doute (2010) de Naomi Oreskes et Erik M. Conway (II) La « Guerre des étoiles »

Partager

Le système solaire est composé du Soleil, de Jupiter et de quelques poussières, par Roberto Boulant

Billet invité.

Lundi dernier, Mercure est passé devant notre étoile (tous les transit(e)s ne sont pas intestinaux). Voici les images en accéléré qui furent prises à cette occasion par le satellite SDO (Solar Dynamics Observatory).

Continuer la lecture de Le système solaire est composé du Soleil, de Jupiter et de quelques poussières, par Roberto Boulant

Partager

STOP : pour en finir avec les prédicats faux des climato-sceptiques, par Philippe Soubeyrand

Billet invité

Avertissement de l’auteur :
La démarche d’explication pédagogique se veut ici la plus étayée possible. Aussi, un appendice technique (*) important a été positionné dans la seconde partie du billet.

StructureA – photo prise le 15/03/2009 – Tour Eiffel

Continuer la lecture de STOP : pour en finir avec les prédicats faux des climato-sceptiques, par Philippe Soubeyrand

Partager

De la trahison de la science et du moyen de la retrouver, par Ioana-Noemy Toma

Billet invité. Ouvert aux commentaires.

Jean de La Fontaine,
L’AVANTAGE DE LA SCIENCE,  Livre VIII, fable 19 

Entre deux Bourgeois d’une Ville
S’émut (1) jadis un différend.
L’un était pauvre, mais habile,
L’autre riche, mais ignorant.
Celui-ci sur son concurrent
Voulait emporter l’avantage :
Prétendait que tout homme sage
Etait tenu de l’honorer.
Continuer la lecture de De la trahison de la science et du moyen de la retrouver, par Ioana-Noemy Toma

Partager

À propos de Pablo Servigne et Raphaël Stevens, Comment tout peut s’effondrer. Petit manuel de collapsologie à l’usage des générations présentes (Le Seuil 2015)

L’ouvrage de Pablo Servigne et Raphaël Stevens, Comment tout peut s’effondrer. Petit manuel de collapsologie à l’usage des générations présentes (Le Seuil 2015) est une lecture essentielle : les auteurs ont rassemblé, comme ils le soulignent – et à la différence de leurs prédécesseurs – les preuves de l’effondrement, non pas dans un domaine spécifique, correspondant dans la plupart des cas à la sphère d’investigation d’une discipline ou d’une sous-discipline, mais dans l’ensemble des domaines où des effets se conjuguent pour sceller l’extinction de notre espèce.

Continuer la lecture de À propos de Pablo Servigne et Raphaël Stevens, Comment tout peut s’effondrer. Petit manuel de collapsologie à l’usage des générations présentes (Le Seuil 2015)

Partager

Enfin du plutonium se barre sur Pluton, par Marie-Paule Nougaret

Billet invité.

Remercions Alan Stern, troisième à partir de la gauche ici, qui a réussi à expédier 11 kg de plutonium hors de l’écosphère.

Sans doute n’est-ce pas très gros, le plutonium étant le plus lourd des éléments. Mais c’est aussi le plus dangereux, et ça fera toujours ça de moins à éviter pendant 500 000 ans.

Continuer la lecture de Enfin du plutonium se barre sur Pluton, par Marie-Paule Nougaret

Partager

Yoda impatient : Le « trou de ver » du chercheur mûr, par Timiota

Billet invité. Ouvert aux commentaires.

La sagesse vient-elle au chercheur qui parvient à la cinquantaine ? Peut-il enfin, libéré des questions de carrière, faire son « maître Yoda », utiliser son expertise pour explorer enfin à fond ce qu’il maîtrise si bien ? C’est ce qui semblerait le mieux dans une majorité de cas. Mais, oublions même les financements et considérons seulement la récompense en termes de reconnaissance scientifique : je veux parler du fameux « facteur h ».

Pour ceux qui ne connaissent pas le « facteur h » ou Hirsch factor, voyez l’explication qu’en offre Wikipedia.

Dans une bonne carrière scientifique, ce facteur avoisine 40 typiquement à l’âge mûr : 6 à 12 papiers par an dans la période prolifique (33-50 ans en très gros), soit en tout un package de 150+/-50 dont les 40 meilleurs seront cités plus de 40 fois. Arrivé à ce niveau, le risque de stationner est grand : même avec de l’excellent travail, notre chercheur n’est cité que par ses collègues mondiaux aux thèmes proches : ça laisse le h au niveau 40 car il n’y a pas vraiment plus de 10-20 labos pour le citer, chacun 1 ou 2 fois, tout ça dépasse rarement 30-35 citations au bout de 3 ans, puis ça n’augmente plus. Donc les papiers du « bon chercheur » vont faire dans l’histogramme de la bibliométrie un bourrelet de nombre de citations N sous le fameux seuil h.

Et que vous le vouliez ou non, cela vous ramène un sentiment de demi-échec.

Continuer la lecture de Yoda impatient : Le « trou de ver » du chercheur mûr, par Timiota

Partager

POUR UNE MÉDECINE PRÉVENTIVE, par Jean-Paul Vignal

Billet invité

Nous vivons actuellement dans un système qui se préoccupe beaucoup de soigner des malades, et beaucoup moins de maintenir la population en bonne santé, essentiellement pour des motifs économiques : le puissant secteur de la santé assure l’essentiel de ses revenus en soignant des malades, et qui, sauf diversification majeure dans des domaines tels que l’alimentation, l’activité physique, le bien-être ou l’hygiène de vie, aurait beaucoup de mal à maintenir ses revenus et ses marges si l’on retenait systématiquement une approche préventive de la santé en lieu et place de l’approche curative qui prévaut actuellement.

En simplifiant à l’extrême, tant que l’on ne comprend pas comment une personne devient malade, la seule chose que l’on puisse faire en dehors d’invoquer les esprits ou des forces surnaturelles c’est de soigner ceux qui ont la malchance de l’être. Par contre, dès que l’on comprend la séquence qui déclenche la maladie, on peut tenter de la prévenir. L’exemple type est la vaccination.

Continuer la lecture de POUR UNE MÉDECINE PRÉVENTIVE, par Jean-Paul Vignal

Partager

CHRÉODE ET CATASTROPHISME APOCALYPTIQUE, par Olivier Brouwer*

Billet invité

Bonjour Paul Jorion,

Ceci est une réaction à votre billet du 19 juillet, « COMMENT J’AI APPRIS À AIMER LE CATASTROPHISME APOCALYPTIQUE », après avoir écouté les interventions de Jean-Marc Lévy-Leblond et de Pascal Bruckner.

Et je dois bien le dire : là, ça commence à devenir intéressant !

À quel destin l’humanité est-elle promise ? Je parie d’ailleurs, en aparté, que c’est l’objet du prochain opus BD que vous nous préparez et qui à ce stade s’intitulerait « Après l’espèce ».

Continuer la lecture de CHRÉODE ET CATASTROPHISME APOCALYPTIQUE, par Olivier Brouwer*

Partager

L’ILLUSION DU CONCEPT DE DESSEIN, par Fabien Villard

Billet invité. À propos de : LE PROCESSUS « CULTUREL » DE REPRODUCTION / SÉLECTION « NATURELLE » par Jean-Baptiste Auxiètre et Paul Jorion.

Ah le joli texte que voilà ! Enfin révélée, l’illusion du concept de dessein, aussi illusoire que celui de dieu. Tout concourt aujourd’hui à nous en convaincre : les expériences de Libet (1), bien sûr, mais aussi les explications de Pascal Boyer (2) sur la structure logique du cerveau, la meilleure compréhension de ses fonctionnements et de leurs origines évolutionnaires, les analogies de Hofstadter et Sander (entre autres) (3), l’hypothèse mémétique (Blackmore (4), Dennett…), les réflexions sur l’émergence et sa capacité à expliquer des comportements complexes par une collection de comportements simples (5), et surtout notre capacité structurelle et évolutive à raconter des histoires, à créer l’histoire « a posteriori ».

Vous posez les deux questions qui découlent et commencez à y répondre par la voie politique, ce qui est naturel évidemment. Il y a un complément indispensable à cette réflexion : la conception. Elle permet de fabriquer, comme un sous-produit, les éléments de communication nécessaires. Elle y apporte la cohérence, la clarté des messages, et les moyens de filtrer les contenus en fonction des intentions de communication. Elle permettrait sans doute aussi de sélectionner différemment les choses, pas sur ce qui marche, mais sur ce qui nous intéresse en vertu de principes (par exemple démocratiques ?).

Continuer la lecture de L’ILLUSION DU CONCEPT DE DESSEIN, par Fabien Villard

Partager