Archives par mot-clé : Benoît Hamon

Se battre contre la corruption systémique ou attendre la catastrophe ?, par Roberto Boulant

Billet invité.

L’actualité de ses dernières heures est là pour nous rappeler une évidence qu’il n’est plus possible de nier : la corruption des politiciens professionnels par les plus puissants des intérêts privés.

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Une route s’ouvre avec Benoît Hamon, par Pierre-Yves Dambrine

Billet invité.

De mémoire d’homme d’un demi-siècle que je suis, cette campagne présidentielle est inédite, époustouflante. Le petit train-train des campagnes présidentielles de la Cinquième République avec ses candidats attendus, vendus, surcotés, a laissé la place depuis plusieurs mois au rythme toujours plus rapide d’une partie de jeu de quilles dont personne ne peut vraiment prévoir l’issue. Continuer la lecture de Une route s’ouvre avec Benoît Hamon, par Pierre-Yves Dambrine

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Implosion, chaos et opportunités de changement, par Jacques Seignan

Billet invité.

Tout le monde en convient, la barre pour nous tenir en haleine est devenue très haute pour les romanciers et les scénaristes (même ceux de Game of Thrones !). Encore une fois la réalité dépasse la fiction, et de loin. Pensons aux précédentes campagnes, rythmées par des sondages et quelques échecs dans la dernière ligne droite – amplifiés par ces mêmes sondages (Chirac / Balladur par exemple). Les Français sont à la fois des spectateurs sidérés et des acteurs implacables. Continuer la lecture de Implosion, chaos et opportunités de changement, par Jacques Seignan

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LE TEMPS QU’IL FAIT LE 27 JANVIER 2017 (Votez Hamon !) – Retranscription

Retranscription de Le temps qu’il fait le 27 janvier 2017. Merci à Marianne Oppitz !

Bonjour, nous sommes le vendredi 27 janvier 2017. Vous le savez peut-être mais il y a un petit groupe qui s’appelle « Les Amis du Blog de Paul Jorion » qui rassemble essentiellement des gens qui ont contribué des billets, et qui continuent de le faire, au blog. Et, en ce moment, il y a un débat qui fait rage parmi ces personnes. Continuer la lecture de LE TEMPS QU’IL FAIT LE 27 JANVIER 2017 (Votez Hamon !) – Retranscription

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Le revenu universel, facteur d’émancipation, par Madeleine Théodore

Billet invité.

Le débat pour la présidentielle en France se focalise sur l’attribution d’un revenu universel, prôné par Benoît Hamon pour la raison principale que beaucoup de nos emplois sont amenés à disparaître dans un délai assez court suite à l’impact sur notre vie de l’évolution du numérique.

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Syriza en France, par Zébu

Billet invité. Ouvert aux commentaires.

Alexis Tsipras a donc pris donc ses responsabilités, face à l’Europe et face à ses électeurs mais en Europe, il faudra bien aussi que des responsabilités soient prises.

C’est notamment le cas en France puisque des élections cruciales arrivent bientôt, avec les cantonales en mars 2015. Cela peut ainsi paraître étrange de donner à ces élections une valeur majeure mais celles-ci sont de fait essentielles au parti au pouvoir, le Parti Socialiste, lequel est structurellement dépendant de ses élus locaux. Si comme cela pourrait se confirmer des effets d’éviction des candidats du PS par un fractionnement des alliances, notamment des Verts s’alliant dans des centaines de cantons à la gauche de la gauche, devaient se produire, un nombre important d’élus locaux PS se verraient distancés au premier tour, soit par des candidats de gauche ‘alternatifs’, soit par le FN.

La résultante serait politiquement catastrophique pour le PS et le pouvoir exécutif car les opposants au sein du PS verraient ainsi confirmer leurs propres positions lors du prochain congrès en juin 2015.

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« Tout seuls, tout seuls, ouais ! ouais ! », par Zébu

Billet invité. Ouvert aux commentaires.

« Tout seuls, tout seuls, ouais ! ouais ! [1] »

Connaissez-vous la raison qui fait que le PS est au pouvoir, et pas (encore) le FN ?

Elle tient, entre autres, dans la structure même de la détestation des partis politiques par les Français.

Ainsi, si 85% des Français pensent que les partis politiques ne sont pas proches des réalités quotidiennes, ou 82% d’entre eux qu’ils ne sont pas adaptés à la situation du pays, 75% des Français jugent avoir une mauvaise opinion du PS, quasiment à jeu égal concernant le FN (74%).

La différence provient surtout quant à l’opinion entre les deux partis politiques, de la structuration de leurs mauvaises opinions : pour le PS, les ‘très mauvaises’ représentent 27% des réponses quand pour le FN cette catégorie en représente 48%, et les ‘assez mauvaises’ 48% pour le PS et 26% pour le FN [2].

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Apocalypse now ou Apocalypse trop tard ?, par Zébu

Billet invité.

Manuel Valls ayant ‘démissionné son gouvernement’ [1] pour éteindre le feu de la contestation, avec le plein appui de l’Elysée, l’accord tacite qui liait Arnaud Montebourg, Benoît Hamon et le Premier Ministre actuel pour s’assurer de l’existence d’une primaire entre les différents outsiders du PS face au Président de la République pour l’élection présidentielle de 2017 vole en éclats.

Arnaud Montebourg et Benoît Hamon sortent donc de ce ‘jeu’, suivis probablement par quelques autres, dont l’ex-ministre de la Culture Aurélie Filippetti qui pose ouvertement la question de savoir ce qu’est être de gauche et corrélativement, ce que sera le gouvernement Valls II.

Dans ce Grand Jeu politicien, les dorénavant dissidents pensaient pouvoir en pesant de tout leur poids politique (Ministre de l’éducation Nationale et Ministre de l’économie, courants minoritaires respectivement au PS mais  difficilement négligeables) soit influer, a minima, sur la direction définie par l’exécutif en pariant sur l’économie d’une crise qui, si elle clarifie le Jeu, comporte des risques non négligeables pour tous, soit un ‘win-win’ collectif pour tous les acteurs concernés : un exécutif renforcé par des positions raffermies, des dissidents ayant pris date pour les primaires de 2016, chacun prenant ensuite la direction qu’il devait prendre pour se retrouver face aux militants pour un choix clair et sans ambiguïté lors de ces primaires.

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Arnaud, Benoît, Cécile et les autres, tous les autres…

Ouvert aux commentaires.

Entretien hier samedi d’Arnaud Montebourg accordé au Monde, déclaration de Benoît Hamon au Parisien aujourd’hui, sans compter la sortie du livre (*) de Cécile Duflot à paraître demain, où elle écrit tout le mal qu’elle pense des partis socialistes de droite, Cécile Duflot dont Hamon dit d’ailleurs du bien dans l’article du Parisien.

Il se passe donc des choses ces jours-ci au gouvernement, au Parti Socialiste et dans l’aile gauche d’EELV. L’une des lignes de force apparaît très clairement, car elle est martelée dans cet effort probablement concerté : pourquoi des gouvernements dits de gauche en France se sentent-ils obligés d’appliquer à la lettre et le doigt sur la couture, la politique conservatrice crasse définie par un parti de droite en Allemagne ? Question que ce trio n’est pas le seul à se poser et dont je ne serais pas surpris que 80% ou 90% des Français se la posent aussi.

On en saura davantage dans la journée, puisqu’il y aura des discours prononcés à la Fête de la Rose à Frangy-en-Bresse par les deux premiers susdits et par d’autres, ceux que l’on appelle désormais les Frondeurs du P.S.

La France se réveillera-t-elle différente lundi matin ? Il est trop tôt pour le dire, mais le PS se réveillera sans doute différent puisqu’il y aura très certainement une voix de gauche à nouveau audible au sein de ce parti. Le fait que le Front National s’en affole à l’avance est en soi rassurant, lui qui trônait depuis quelques années sur son OPA réussie bien qu’illégitime, sur les idées de gauche. Prudence quand même : on reparlera de tout ça lundi matin, pour dire si le soufflé est déjà retombé ou s’il se passe vraiment quelque chose au sein de la gauche en France.

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(*) De l’intérieur. Voyage au pays de la désillusion (Fayard)

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Espérances de comptoir : un raz-de-marée PS !, par Renaud Corbet

Billet invité. P.J. : Le caractère tout à fait inattendu de la proposition m’a d’abord décontenancé, puis séduit. J’autorise les commentaires pour que vous puissiez la discuter.

« Au lendemain des dernières élections européennes, j’entendais un politologue commenter le résultat des européennes en France où le « raz-de-marée » FN a fait couler beaucoup d’encre ici en Belgique, avant d’être chassé de l’actualité par autre chose. Ce politologue sur une fin d’interview radiophonique disait quelque chose du genre « … et on ne peut pas comparer le FN aux autres partis, y compris les partis de la droite classique, même si ceux-ci ne sont pas ma tasse de thé personnellement, car à la différence du FN, ils sont démocratiques, eux. »

Dans mon esprit, un éclair s’est fait, ces partis de droite sont démocratiques, en est-on bien sûr ? Des partis (UMP, PS, MR en Belgique,…) qui font la promotion d’une politique économique donnant de plus en plus de pouvoir au monde de l’argent et aux multinationales, au 1%, aux lobbies les mieux financés, bref qui favorisent une démocratie censitaire à l’heure où le peuple est éduqué et où ce système post-révolutionnaire ne devrait plus avoir cours, peut-on vraiment parler de partis démocratiques ? J’ai tenté de démêler cette intuition pour savoir ce qui est vrai ou faux là-dedans, sans grand succès d’un point de vue théorique. Au niveau pratique, l’observation de ce qui se passe au niveau du parlement européen et de la commission européenne me fait penser que cette intuition n’est peut-être pas fausse, même si je n’ai pas envie de voir le monde aussi noir.

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ASSEZ EN TOUT CAS POUR MÉRITER LE BÉNÉFICE DU DOUTE

Pas grand-chose à ajouter à ce que Julien Alexandre nous avait annoncé hier avec une prescience digne d’éloge quant à la nouvelle équipe gouvernementale. 😀

Montée en puissance donc de MM. Montebourg et Hamon, à l’Économie et à l’Éducation nationale respectivement, dont les lecteurs du blog savent que – espèce rare au gouvernement – ils n’ont pas eu à souffrir ici des critiques acerbes des auteurs de billets et ont même eu droit, à l’occasion, à des compliments et des encouragements (sauf sur le nucléaire civil bien entendu !). Espérons qu’ils sauront tenir tête aux grands-prêtres de la religion féroce qui préside désormais à nos destinées, et qui prétend nous mater et nous faire taire. Tous nos vœux les accompagnent en tout cas dans une épreuve qui s’annonce décisive sur le moyen et sur le long terme.

Mme Taubira se maintient, Dieu merci, à la Justice. S’il en avait été autrement, l’extrême-droite farfelue ne se sentirait plus de joie ce midi.

Écœurés d’un menu trop riche en couleuvres, les ministres EELV ont décidé de passer dans la partie qui débute aujourd’hui. Il serait paradoxal – et inespéré – que Mme Royal marque davantage de points dans le domaine environnemental que les ministres EELV, bien courageux pourtant dans la partie qui elle se clôt. Une victoire de la raison à Notre-Dame-des-Landes aurait bien entendu dans ce domaine, valeur de symbole.

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Manuel Valls saura-t-il être le Matteo Renzi français ?, par Julien Alexandre

Billet invité.

Manuel Valls est un politicien habile. Le pacte qu’il a conclu avec Jean-Yves Le Drian, Benoît Hamon, Arnaud Montebourg, et autres, date déjà de novembre 2013. Il s’est ménagé des partenaires « gauche de la gauche » (Hamon et Montebourg) à dessein, qu’il fera monter en visibilité pour lui permettre de « gauchir » son image en vue de 2017 ou de 2022. À Montebourg un grand ministère de l’économie unifié, et à Hamon de plus grandes responsabilités, avant sans doute la direction du parti socialiste, probablement après les élections européennes, afin d’imposer l’idée – au cas où – d’une primaire socialiste pour… 2017.

Valls est minoritaire au PS et ultra-minoritaire à gauche. Mais il sait pertinemment qu’il a besoin de l’appareil du PS et dans une moindre mesure de la gauche (l’électorat centriste et la droite apporteront le complément) pour son ambition présidentielle. Sans le PS, il fera comme Rocard en son temps : sans le parti, l’élection relève de la gageure.

Une période de cohabitation s’ouvre, avec un François Hollande enfermé dans une posture qui rappelle à bien des égards celle de son illustre voisin corrézien Jacques Chirac, et isolé face à un gouvernement composé de tous ses rivaux à la primaire socialiste (Benoît Hamon incarnant ici la ligne soutenue alors par Martine Aubry). Le spectacle en vaudra la peine, cela en tout cas est une certitude !

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