Étiquette : CDO

  • LE JAPON MONTRE LA VOIE À NE PAS SUIVRE, L’EUROPE NE FAIT PAS MIEUX, par François Leclerc

    Billet invité

    Le Japon, troisième puissance économique mondiale, va-t-il commencer à réduire son endettement ? Cela ne se présente pas bien, et les dirigeants européens feraient bien de s’y intéresser avant de laisser l’Europe s’enfoncer dans une situation de japonisation larvée, qui est chaque jour qui passe confortée par des indices déprimés.

    Sous l’impulsion du premier ministre Shinzo Abe, la Banque du Japon poursuit la plus grande opération de création monétaire jamais réalisée, tirant ainsi la carte de la dernière chance. Mais avec quels résultats ? Sorti de la récession en 2012 et connaissant des débuts de croissance encourageants en 2013, le pays est lourdement retombé dans la récession.… Lire la suite…

  • LE MONDE, Le trou noir du risque financier, mardi 27 mai 2014

    Le trou noir du risque financier

    À l’exception de l’impossible qui n’arrivera jamais, et du nécessaire qui aura lieu inévitablement, l’avenir est imprévisible. Faut-il pour autant s’abstenir d’évaluer le risque futur ? Non car entre l’impossible et le nécessaire se trouve le contingent, qui aura lieu ou n’aura pas lieu, et une part de celui-ci relève d’un hasard apprivoisé permettant des prévisions globales relativement fiables. Mais nous étendons le domaine de ce hasard « gaussien » ou « normal » – et sa fameuse « courbe en cloche » – bien au-delà de son aire légitime. Ainsi, la Banque des règlements internationaux impose aux banques dites « systémiques » des réserves supplémentaires en capital de 1 à 2,5%.… Lire la suite…

  • LE MONDE : La finance sans couverture, lundi 16 – mardi 17 septembre 2013

    La finance sans couverture

    Le secteur de l’intermédiation, la mise en relation des prêteurs et emprunteurs potentiels, reprend du poil de la bête, nul ne l’ignore, au prix d’une considérable fragilisation du système monétaire. Dans le cadre du Quantitative easing, la Federal Reserve injecte mensuellement dans le système financier 85 milliards de dollars imprimés à la demande, en rachetant sur le marché des capitaux des instruments de dette américains : bons du Trésor et Mortgage-Backed Securities adossées à des prêts immobiliers. De son côté, la Banque centrale européenne a injecté, avec le LTRO, en raison du trou qui d’était creusé, un millier de milliards d’euros créés là aussi pour la circonstance, tirant d’affaire pour un temps les banques commerciales de la zone euro.… Lire la suite…

  • IL Y A AUSSI CERTAINS JOURNALISTES FINANCIERS…

    Je vous ai déjà fait part de la consternation qui est la mienne à la lecture de la littérature relevant de ce qu’on désigne comme la « science » économique. Je suis beaucoup mieux disposé à l’égard des journalistes de la presse financière, qui font en général un excellent boulot, devant convaincre leurs lecteurs qui ne sont souvent ni des économistes, ni des financiers, et à qui, du coup, on ne peut pas aisément faire prendre des vessies pour des lanternes.

    Je viens cependant de passer quelques très inconfortables dix minutes à lire un article publié aujourd’hui dans le Financial Times et de la plume de l’un de ses éditorialistes vedette.… Lire la suite…

  • L’actualité de la crise : VICISSITUDES DE LA FINANCE par François Leclerc

    Billet invité.

    La Fed devrait demain mercredi décider de nouveaux achats de titres de la dette américaine, afin de compenser l’arrêt de son opération Twist d’échange de titres à maturité courte contre d’autres à maturité longue. L’objectif est de consolider la dette de deux manières, en faisant baisser les taux longs et en accroissant sa maturité moyenne. Parallèlement, elle poursuit sa politique de prêt à taux proche de zéro, afin de contribuer à une relance de l’économie et une baisse du chômage, qui est aussi dans sa mission. Mais les résultats ne sont pas à la hauteur des espérances, posant la question : à quoi servent ses liquidités ?… Lire la suite…

  • MARGIN CALL : C’EST PAS DU CINÉMA !

    Ce texte est un « article presslib’ » (*)

    Quand je tends mon ticket au gars qui contrôle les entrées (il se reconnaîtra), il me regarde, puis il me dit : « Oh ! pour vous, c’est pas aller au cinéma, ça : c’est comme aller au boulot ! »

    Et il a raison : c’est rare qu’on aille au cinoche et que ce qu’on voit sur l’écran c’est ce qu’on a fait pendant dix-huit ans de sa vie. Pour ceux qui ont vu le film, moi dans ces histoires-là, j’étais Eric Dale, sauf qu’on ne m’a jamais proposé de fermer ma gueule pour 171.000 dollars de l’heure, on sait comment on aurait été accueilli.… Lire la suite…

  • FONDS EUROPÉEN DE STABILITÉ FINANCIÈRE (FESF) ET CDO : UNE ANALOGIE FALLACIEUSE, par Jean-Pierre

    Billet invité.

    Le Fonds Européen de Stabilité Financière (FESF), né le 9 mai 2010, est un animal financier bien étrange. Dès son origine, tous les États membres de la zone euro en faisaient partie et lui pourvoyaient leur garantie pour l’équivalent de 440 milliards d’euros. Trois pays sinistrés (Grèce, Irlande et Portugal) ne font plus partie des pourvoyeurs. Leur part s’élevait à 30,4 milliards, de sorte que le Fonds ne dispose plus que de 409,6 milliards. Au début, on avait tenté de faire payer les pays ne disposant pas de la notation optimale (AAA) l’intégralité de leur engagement, tandis que les autres ne devraient fournir leur part qu’en cas de nécessité et après acceptation par leur gouvernement.… Lire la suite…

  • LE MONDE ECONOMIE, LUNDI 7 – MARDI 8 FEVRIER 2011

    La mesure du risque de crédit doit être un service public

    La commission mise sur pied aux Etats-Unis, en 2009, pour déterminer les causes de la crise financière, la Financial Crisis Inquiry Commission, a remis ses conclusions le 27 janvier. Ses dix membres n’ont pas pu se mettre d’accord : le rapport est signé des six démocrates, alors que les quatre républicains expriment leur dissidence dans deux déclarations distinctes.

    Tous s’accordent cependant pour attribuer un rôle déterminant dans la crise aux agences de notation.

    Pourtant, rien n’a été prévu aux Etats-Unis pour réformer leur mode de fonctionnement.

    De son côté, la Commission de Bruxelles ne planche que sur des mesures à l’impact purement symbolique, comme l’exigence qu’un changement de notation de l’un des pays de l’Union européenne lui soit notifié avec un préavis de trois jours, ou qu’un changement de notation ne soit communiqué qu’après la clôture des marchés.… Lire la suite…

  • Goldman Sachs aujourd’hui (V) – Le jour où Wall Street paria sur sa propre perte

    Ce texte est un « article presslib’ » (*)

    Goldman Sachs aujourd’hui (I) – Résultats financiers du second trimestre 2010

    Goldman Sachs aujourd’hui (II) – La dénonciation de la supercherie par Michael Lewis

    Goldman Sachs aujourd’hui (III) – Se débarrasser de la camelote : le CDO

    Goldman Sachs aujourd’hui (IV) – Se refaire : le CDO synthétique

    En 2008, en multipliant les paris sur la dépréciation des titres adossés à des crédits subprime, dans une tentative désespérée de se refaire rapidement, Goldman Sachs ne s’était pas contentée de jouer un rôle passif dans la crise mais en avait délibérément démultiplié les effets ravageurs.Lire la suite…

  • Goldman Sachs aujourd’hui (IV) – Se refaire : le CDO synthétique

    Ce texte est un « article presslib’ » (*)

    Goldman Sachs aujourd’hui (I) – Résultats financiers du second trimestre 2010

    Goldman Sachs aujourd’hui (II) – La dénonciation de la supercherie par Michael Lewis

    Goldman Sachs aujourd’hui (III) – Se débarrasser de la camelote : le CDO

    J’ai examiné dans Goldman Sachs aujourd’hui (III) – Se débarrasser de la camelote : le CDO, la première stratégie possible pour les grandes banques de Wall Street quand elles se rendirent compte en février 2007 de l’inéluctabilité d’un effondrement total du marché de la titrisation des crédits hypothécaires subprime aux États-Unis : se débarrasser aussi vite que possible de ces produits financiers toxiques et, donner éventuellement un coup de main à un client disposé à parier sur leur dépréciation.Lire la suite…

  • Goldman Sachs aujourd’hui (III) – Se débarrasser de la camelote : le CDO

    Ce texte est un « article presslib’ » (*)

    Goldman Sachs aujourd’hui (I) – Résultats financiers du second trimestre 2010

    Goldman Sachs aujourd’hui (II) – La dénonciation de la supercherie par Michael Lewis

    Une fois connue en février 2007 l’inéluctabilité d’un effondrement total du marché de la titrisation des crédits hypothécaires subprime aux États-Unis, Wall Street mit au point une double stratégie : d’abord se débarrasser de ces produits financiers toxiques, tenter ensuite de se refaire à l’aide de paris biaisés en faveur de la banque (la preuve étant faite que ce n’est pas seulement au casino que ce biais existe !)Lire la suite…

  • Ceux qui savaient

    Ce texte est un « article presslib’ » (*)

    On me dit souvent : « Vous faisiez partie du tout petit groupe de gens qui savaient qu’une crise majeure allait éclater ». Je réponds en général qu’en 2002, entre collègues, à l’heure du déjeuner, on discutait de la crise qui s’annonçait.

    Mais ça ne s’arrêtait pas là : nous écrivions des rapports à l’intention de la direction. Et comme ceux-ci étaient accueillis par un grand silence, mes collègues me faisaient souvent part de leur découragement : « Ils ne prennent même pas la peine de lire ce que nous écrivons !… Lire la suite…

  • Goldman Sachs et la démultiplication du chagrin

    Ce texte est un « article presslib’ » (*)

    On fera la grimace ce matin chez Goldman Sachs en ouvrant le Wall Street Journal et en y découvrant un article signé Carrick Mollenkamp et Serena Ng, intitulé Senate’s Goldman Probe Shows Toxic Magnification : « L’investigation du Sénat portant sur Goldman Sachs révèle une démultiplication de la toxicité ». Le sous-titre de l’article est encore plus explicite : « Les banques de Wall Street reconditionnaient les mêmes obligations en de multiples titres, disséminant la calamité dans de nombreux CDO (Collateralized–Debt Obligations) »

    Le Wall Street Journal montre ainsi, sur un exemple particulier, comment une « tranche » d’ABS (Asset–Backed Security), composée de crédits subprime, intitulée Soundview Home Loan Trust 2006-OPT5 M8, se retrouva dans trente CDO distincts ainsi que dans la base de calcul du fameux indice ABX, créé conjointement par Goldman Sachs et Deutsche Bank et dont j’ai narré dans le détail les aventures dans L’implosion (Fayard 2008 : 108 à 128).… Lire la suite…

  • Audition de représentants de la firme Goldman Sachs au sénat américain (II)

    Ce texte est un « article presslib’ » (*)

    Le premier groupe de représentants de Goldman Sachs à être interrogés était composé essentiellement de gens directement impliqués dans la production et la vente des CDO (Collateralized–Debt Obligations) au centre des poursuites pour fraude engagées contre la banque il y a une dizaine de jours par la SEC (Securities & Exchange Commission), le régulateur des marchés américains. Le Français Fabrice Tourre, le seul individu à être personnellement poursuivi, faisait partie de ce groupe. La stratégie utilisée par l’ensemble du groupe a été celle qu’on appelle en américain « stonewalling », que l’on traduit en français par « obstruction », une traduction où l’on perd malheureusement la dimension très visuelle suggérée par l’américain : « construire un mur de pierre ».… Lire la suite…

  • BFM Radio, lundi 19 avril à 10h46 – L’exercice délicat de la liberté

    Ce texte est un « article presslib’ » (*)

    La liberté est une très belle chose mais son exercice est délicat, j’aimerais illustrer cela par un exemple emprunté à l’actualité : le CDO, la Collateralized–Debt Obligation au nom sympathique de « ABACUS 2007-AC1 » émise par Goldman Sachs et dont il fut beaucoup question, pas plus tard que vendredi dernier.

    Un client est-il libre de demander à une firme qu’elle crée à son intention le produit qui lui convient ? Pour autant que la firme en question puisse le livrer, certainement, et à condition aussi bien entendu que le produit soit légal.… Lire la suite…