Goldman Sachs et la démultiplication du chagrin

Ce texte est un « article presslib’ » (*)

On fera la grimace ce matin chez Goldman Sachs en ouvrant le Wall Street Journal et en y découvrant un article signé Carrick Mollenkamp et Serena Ng, intitulé Senate’s Goldman Probe Shows Toxic Magnification : « L’investigation du Sénat portant sur Goldman Sachs révèle une démultiplication de la toxicité ». Le sous-titre de l’article est encore plus explicite : « Les banques de Wall Street reconditionnaient les mêmes obligations en de multiples titres, disséminant la calamité dans de nombreux CDO (Collateralized–Debt Obligations) »

Le Wall Street Journal montre ainsi, sur un exemple particulier, comment une « tranche » d’ABS (Asset–Backed Security), composée de crédits subprime, intitulée Soundview Home Loan Trust 2006-OPT5 M8, se retrouva dans trente CDO distincts ainsi que dans la base de calcul du fameux indice ABX, créé conjointement par Goldman Sachs et Deutsche Bank et dont j’ai narré dans le détail les aventures dans L’implosion (Fayard 2008 : 108 à 128). Un certificat représentant 38 millions de crédits hypothécaires, parvint ainsi à faire perdre 280 millions de dollars à des clients de Goldman Sachs et de la banque japonaise Mizuho International, lorsqu’il s’effondra.

Comment une telle démultiplication du chagrin est-elle possible ? parce que si un CDO est véritablement constitué d’un portefeuille de titres, un CDO synthétique est lui un simple pari sur ce portefeuille par le biais d’un CDS (Credit–Default Swap). De même pour les paris à l’aide d’un CDS sur les quatre indices ABX correspondant à différentes notations : AAA, AA, etc.), dont chacun mesurait la performance d’un panier de vingt ABS. Ce sont ces multiples paris sur les fluctuations du prix de Soundview Home Loan Trust 2006-OPT5 M8 qui expliquent pourquoi les pertes dépassèrent de beaucoup le montant réellement exposé (de la même manière que le montant des paris sur l’évolution de l’indice CAC40 peut rapidement dépasser la somme du prix des 40 actions au sein du panier constituant l’indice, si les parieurs sont nombreux).

Quand Carl Levin, président de la sous-commission d’investigations du Sénat américain, accusait mardi dernier Goldman Sachs d’avoir délibérément cherché à se refaire aux dépens de ses clients en pariant sur la perte des titres adossés à des prêts subprime, sa main droite était posée sur les 980 pages du dossier où le Wall Street Journal est allé repêcher les tribulations de la tranche d’ABS au doux nom de Soundview Home Loan Trust 2006-OPT5 M8, qu’un collaborateur de la banque avait classé sous la rubrique « émissions sales ‘06’ ».

(*) Un « article presslib’ » est libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un « journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici.

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30 réflexions sur « Goldman Sachs et la démultiplication du chagrin »

  1. La presse anglo-saxonne montre une fois de plus son indépendance et sa qualité d’investigation !

  2. Bonjour à tou-te-s et Merci,

    Quand un beau jour l’absurdité
    A percé son opacité
    Elle devient la réalité
    Qui à nos yeux peut éclater !

    A force de les multiplier
    Les risques ne s’ sont pas faits prier
    Et ils sont venus torpiller
    Les firmes qui les avaient créés !

    Avec elles les états complices
    Attirés par l’appât du vice
    De cacher tous leurs exercices
    Ont révélé toutes ces malices !

    Comment faire payer ceux-là mêmes
    Qui ont créé tous ces problèmes
    Sans écouter leurs stratagèmes
    Répétant toujours les mêmes thèmes ?

    luami
    Bon voyage dans la Vie !
    http://luami.viabloga.com

    1. Mais la compréhension, n’est que partie du jeu :
      Dans notre vie hors-sol, de bipède orgueilleux
      N’avons nous pas perdu le morceau si précieux
      Qui nous liait de près à la planète bleue ?

      Obama, luami : « qui paiera – qui paiera ? »
      Les hommes, la terre, la vie, comme par habitude
      Seront les grands perdants de ces menus tracas
      Sans nous faire varier pour autant d’attitude….

  3. « Les banques de Wall Street reconditionnaient les mêmes obligations en de multiples titres, disséminant la calamité dans de nombreux CDO (Collateralized–Debt Obligations) »

    Il apparait de donc que les CDO sont l’équivalent financier des métastases.

  4. Si, ainsi, Goldmann Sachs et consorts finissent par être convaincus de fraude et sommés de dédommager les perdants, comment cela sera-t-il réalisable?
    Il semble vraisemblable que cela conduira au démantèlement des certaines mégabanques – et il n’en restera rien pour personne, sauf à saisir les fortunes peronnelles des responsables. Mais ces fortunes ne suffiront certainement pas pou réparer les dégâts. Que se passera-t-il ensuite?

    1. Ha non, pardon, c’est Erico Rukin.

      Hé bien, bienvenue, Enrico.

      There is de la place for everyone ici. If you want to write a comment, ça va be a problème if you don’t speak french.
      But, we can traduire that you are en train de couler tout seuls en tryant d’entrainer tout le monde with you.
      Thank you very moche, Enrico.

  5. Réel chagrin que de perdre de l’argent. Vraiment.

    On comprend pourquoi les états ne veulent plus que les financiers se suicident comme en 1929.

    1. Non yvan, pas de financiers suicidés, déjà en 1929. C’est une légende. Y’en a eu qui ont trinqué mais pas dans la finance. L’histoire se répète. Peut-être même que dans 80 ans on parlera des suicidés imaginaires de chez Goldman Sachs, ça rassure le bon peuple.

  6. @ Yvan :ils ont compris qu’il valait mieux suicider les gens….

    Au fait tout ceci ne s’apparente t’il pas à faire de la fausse monnaie et à la faire rentrer dans les circuits de financement ?

    C’est puni comment aux states, et en GB ?

  7. « Les banques de Wall Street reconditionnaient les mêmes obligations en de multiples titres, disséminant la calamité dans de nombreux CDO (Collateralized–Debt Obligations) » : c’est curieux à quel point çà ressemble aux farines animales toxiques, comme nous l’expliquait Jean Fosseprez in La vache et la finance folles.

    1. Les poches de transfusion suivent aussi le même principe de contamination.
      La moindre SICAV me donne une sensation identique….

      C’est à se demander si tout, finalement, n’est pas conçu pour remettre le risque à plus tard.

  8. A l’ère de l’informatique, se serait compliqué de strictement plafonner l’enjeu des paris
    (positions nues, CDO synthétique, tout ce qui est dans la « phase Ponzi »)
    à 5 ou 10 fois le collatéral concret sous-jacent ?

    Si je suis le parieur de trop, j’attends qu’un autre parieur ferme sa position.

    L’argent ne coule pas plus vite qu’on ne peut presser le citron (à appliquer au « from lemons to lemonade » des emails de GS rapportés lors de l’audition au sénat).

    Car pourquoi interdire, dans la mesure où l’on peut contenir (cf la commission sur les commodities…Avez vous soumis quelque chose au fait ou la tache était elle démesurée ? ) ? Etre réformiste est une tare en la matière ? En plus, ce n’est pas une taxe Tobin, un simple élastique vers la réalité. A la rigueur cela créerait un « bancor des dérivés », un effet particulier à l’approche du seuil qui ajouterait un peu de volatilité, mais bridée, on aurait transformé les oies en poules, tant qu’on parle de volatile, et sous grille s’il vous plait.

    Bien sur il faut garder une trace du collatéral concret sous-jacent au fur et à mesure des « dérivations », et ce pourrait être « l’ancien » « mark-to-market », la dernière transaction réelle connue.
    Et cet agrégat aurait une trace dument explicité dans les livres de comptes annuels de toutes les entités concernées (collectivités, promoteurs,…) , il ne pourrait pas être modifié du jour au lendemain, que dis-je dans les 10 millisecondes.

    Contrairement à la bêtise des médias qui n’a pas de limite, les chiffres permettent d’en fixer une.. si on a une base !

    1. Concernant l’informatique que je connais depuis ses débuts, je vous confirme au contraire que l’on peut tout faire.
      Les seules limites sont l’imaginaire humain est la fainéantise des informaticiens. Sauf la fameuse chimère de l’intelligence artificielle, bien sûr. Car commencer à penser qu’une machine peut avoir de l’intelligence est le premier signe de domination de la machine sur l’esprit.
      Dans ce dernier cas, mieux vaut se diriger vers l’asile le plus proche.

      Et, dans ce que vous énoncez, la BASE est le fait de circonstancier. Cela ne se fera donc jamais.

      Ou on imagine des commissaires aux comptes pour les Ponzi… On est plus à un délire fantasmagorique près.

  9. >Yvan

    Malheureusement, même l’informatique ne peut rien face à certaines choses…

    Allez voir ça:
    http://www.cs.princeton.edu/~rongge/derivative.pdf

    Pour simplifier: si votre dérivée de crédit contient des merdes infâmes, il vous faut un temps de calcul qui croit exponentiellement avec le nombre de merdes pour les détecter.

    Autrement dit, plus vous en avez dans le machin que l’on vous vends et plus il est difficile de les détecter même à posteriori!

    1. Magnifique , cet article !

      On peut peut être refiler cette limonade chaude à des physiciens qui connaissent les ensembles de spins.
      Ca ressemble à cherche quand est-ce qu’un aimant va être retourné, sachant que le groupement (graphe) des domaines élémentaires de magnétisme est plus ou moins complexe.

      Autre point de vue :

      C’est un peu une Gödelisation de l’amoindrissement du risque, non ?
      « il est impossible de pouvoir [raisonnablement] savoir si des petits biais statistique font globalement sortir le système de ses états favoris (ceux proches de la moyenne). »

      Dans le Hofstadter (Gödel Escher Bach), ca me rappelle cette quête d’un vinyl d’apparence innocente mais qui contient gravé sur lui juste les fréquences de résonance qu’il faut pour causer in fine lors de sa lecture l’écroulement de la pièce, comme si on avait libéré à nouveau un Samson dans le temple de Nabuchodonosor.

      J’avais écrit juste à la fermeture des commentaires des « Livres » ici un post sur le lien avec la complexité de l’ARN, mentionné aussi par Hofstadter, mais à l’époque on en savait un peu moins sur l’ARN comme pervers polymorphe.
      Tous ces trucs qui ont des organisations (graphes) complexes ont une capacité à faire du non-Gaussien, du néguentropique, du vol de Lévy, etc. impressionnante.
      Bon, dodo, et pas de mauvais jeu de mots sur le « vol » de Lévy, qui lui n’a spolié personne , foi de CDO synthétique !

    2. Oui oui.
      Et on en revient à circonstancier. Soit, déterminer la part de variabilité (risque) de chaque composant.

      D’ailleurs, c’est à se demander si plutôt que de partir sur des lois statistiques :
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_du_%CF%87%C2%B2

      il ne serait pas plus judicieux de demander que les agences de notation fasse réellement leur boulot. Car dans ce cas, en mécanique, lorsqu’un ensemble comporte des morceaux dont on connait les intervalles de tolérance, l’empilement aura un intervalle de tolérance égal à la somme de tous les autres.
      Soit, en finance, si la composition d’un dérivé est fait de plusieurs produits notés A et d’un seul produit noté B, l’ensemble doit être noté B.

      Mais nous en revenons au cœur du problème qui est qu’un vendeur se fera toujours beaucoup plus d’argent si le client ne sait pas vraiment ce qu’il achète…(et, en plus, on saurait qui fait quoi…)
      Connaître le risque réel n’est donc pas dans l’intérêt des banques.

    3. @ yvan

      Ca dépend de l’indépendance des degrés de libertés. Si indépendants, on cumule les variances Vn, STD=sqrt(C1*V1+C2*V2+…) en notation genre Excel.

      Peu de gens citent ici le Michel Onfray de la Gaussienne dont il s’est gaussé : Nassim Taleb.
      (Qu’on m’excuse l’introduction comoci-lacanienne de la chose, mais s’agissant de cygne, je pense à La Cane, n’est-ce pas).

      Taleb (Le cygne noir : La puissance de l’imprévisible) a fréquenté Mandelbrot, ce qui n’est pas un gage en soi quand on connait la prétention (au moins en surface) du Benoit, mais il a lu le courage de dire zut aux Gaussiennes et de reprendre les choses par le bout des vols de Levy, ses « cygnes noirs ».

      Cela peut n’avoir rien de mystérieux in fine, cela peut être un peu la même chose que la psychologie des « esprits animaux » de John Maynard ou que la complexité d’un graphe comme ceux de cet article contiennent ce mixte d’écart à comportement sympa dans une région, zebré (« scarred ») de traitres tendances aux grands écarts dans les coins…

    4. Il y a un article pas trop mal sur Bakchich : Le « cygne noir » ou le monde de l’« Extremistan ». Ca m’a tout l’air d’être très à la mode, mais bon, jusqu’à présent tous les zèbres sont noirs et blancs… 🙂 Je ne pense pas que ce concept soit pertinent pour critiquer les fondements de la finance casino. Le problème de fond est la notion de risque qui n’est pas du tout la même pour l’assureur traditionnel que pour le marché. Pour le premier, le risque est « spatial » : il est défini sur une population où des évènements d’un même type se produisent tous les jours, comme les accidents de voitures, ou occasionnellement, comme les inondations. Pour le second, il est « temporel » car lié à des cours qui sont des mouvements browniens : on peut être sûr que n’importe quelle valeur fixée a priori sera atteinte, mais l’on ne peut jamais dire quand. Si les distributions gaussiennes ont encore un sens pour l’assureur traditionnel, il est évident qu’elles n’en ont aucun dans le domaine financier tel qu’il fonctionne aujourd’hui. Si le risque de défaut, sur un crédit hypothécaire, peut encore s’appréhender au départ comme le ferait un assureur traditionnel, ce n’est plus possible dès lors qu’il est transformé en titres soumis à un cours.

      (J’espère n’avoir pas trop dit d’âneries, suis pas théoricien de ces choses-là.)

    5. Oui, Timiota.
      Il n’y a ainsi aucun mouvement que l’on ne puisse prévoir qui échappe à des règles qui sont purement mathématiques.
      D’où, en on revient là, l’informatique permettrait de modéliser avec un taux d’erreur qui pourrait être assez précis SI s’appuyant sur des données fiables.
      Et on en revient au fait que cela gênerait ceux qui profitent du flou. Toujours la question du « A qui profite le crime..??? »

      Bon, sinon, la variable humaine, je ne la connais que face à un interlocuteur en négociation où interviennent :
      1) la puissance de nos sociétés (imaginée par l’autre)
      2) nos caractères respectifs (et ce que nous sommes prêts à perdre réciproquement)
      3) l’objet de notre échange.

      Et là dedans, je n’ai encore jamais trouvé une quelconque théorie scientifique applicable.

    6. @ yvan 18:35

      Oui, Timiota.
      Il n’y a ainsi aucun mouvement que l’on ne puisse prévoir qui échappe à des règles qui sont purement mathématiques.
      D’où, en on revient là, l’informatique permettrait de modéliser avec un taux d’erreur qui pourrait être assez précis SI s’appuyant sur des données fiables.

      Mais non mais non !
      Non seulement tout est imprévisible, même la mécanique classique (voir les articles de Michael Berry, à Bristol : un électron au fond de l’Univers a un effet CLASSIQUE sur la 20ème collision d’une boule avec ses voisines sur le tapis d’un billard idéalisé), même pas besoin du quantique.
      Le quantique rajoute son grain de sel (Ref p ex Gell Mann, le Quark et le Jaguar).

      Et en plus, l’aléa qui règne dans un système qui a une certaine richesse de structure finit forcément par causer des effets non gaussiens non browniens non tout (l’Extremistan de Taleb). Je crois que même un assureur classique et prudent doit un jour fermer boutique… Meme si c’est quand sa civilisation fout le camp et qu’il va en voir une autre (« 1 IAM primum omnium satis constat Troia capta in ceteros saeuitum esse Troianos, duobus, Aeneae Antenorique, … « )

  10. Très intéressant l’article que vous mentionnez Blob. On espère pour Goldman Sachs, qu’il n’aterrisse pas malencontreusement sur la table du Sénateur Carl Levin et des gens de la SEC, parce qu’il montre très clairement que le fait que quelqu’un qui a intérêt à ce que la valeur du produit se détériore participe au choix des crédits qui se retrouveront dans ce produit, n’est pas du tout indifférent : cela revient à piper les dés.

    Certains des articles cités dans cet article datent de 2005, j’en tire que ce genre de choses devait être connu dans les milieux de la titrisation déjà quelques années auparavant. Ceux qui ont opéré les « tris » ont dû compter sur le fait que – comme l’article le démontre – les manipulations sont quasiment intraçables a posteriori en raison de la complexité excessive de leur détection.

    La chose que les manipulateurs éventuels ont négligée, c’est qu’il n’est pas toujours nécessaire de découvrir la manipulation a posteriori : on peut, comme dans le cas du fameux « ABACUS 2007-AC1 », au centre de la plainte de la SEC, découvrir l’existence de la manipulation en sachant que deux parties décidées à « shorter » le produit (parier sur sa détérioration) ont participé conjointement au choix des crédits titrisés ou constituant le sous-jacent d’un CDS.

    Malgré la difficulté computationnelle relevée par l’article, il serait donc très intéressant de chercher à établir s’il y a eu manipulation dans certains cas. Un excellent candidat serait ce « Soundview Home Loan Trust 2006-OPT5 M8 » dont le Wall Street Journal dit qu’il apparaissait comme composant ou comme sous-jacent dans trente CDO ou CDO synthétiques différents. Trente, c’est un chiffre trop élevé pour que ce soit purement accidentel. S’il s’avérait qu’il a été manipulé, il serait clair que la crise des subprimes a été amplifiée délibérément en vue d’un gain : il y aurait bel et bien une fraude massive au centre de l’effondrement de 2008.

    Par curiosité, Blob, comment êtes-vous tombé sur cet article ? Je pose la question parce que je connais sept personnes que j’ai observées mardi pendant onze heures qui ne doivent pas être très contentes qu’il circule et soit discuté dans des commentaires de blogs.

  11. C’est tout à fait par hasard: je cherchais des choses sur la complexité algorithmique, et notamment en informatique quantique et je suis tombé sur le merveilleux ouvrage de Sanjeev Arora sur le sujet. Pour voir qui était ce monsieur, j’ai un peu fouillé ces publications et je suis tombé dessus.

    Je l’ai par contre retrouvé en lien ailleurs, sur naked capitalism

    1. Bob, si vous tombez aussi sur l’algorithme du logiciel qui permet des transactions boursières à la milli-seconde, ça serait aussi intéressant.

      « Quelques semaines plus tard (début juillet), Goldman Sachs faisait intervenir le FBI et les services spéciaux pour enquêter sur le vol de logiciels experts par un des ses anciens salariés passé à la concurrence, un génie des mathématiques expérimentales et des logiciels quantiques.

      Goldman Sachs affirmait que ce genre d’instruments tombant aux mains de personnes mal intentionnées pourrait influencer les cours et déstabiliser les marchés. Il était bien entendu que jamais au grand jamais Goldman n’aurait pu céder à ce genre de tentation. « 

      http://www.la-chronique-agora.com/articles/20100416-2660.html

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