20 réflexions sur « EN ATTENDANT LA VIDÉO DU JOUR… »

  1. Heureusement que parmi les économistes hétérodoxes, souvent très bons dans leur critique du système néolibéral et du capitalisme financiarisé, certains comme vous tentent également d’intégrer la crise écologique dans leur réflexion, ce qui me paraît indispensable. On ne sortira pas de nos difficultés actuelles par le grand retour d’une croissance à 5-6%, et c’est d’ailleurs une bonne chose pour le climat…reste à imaginer un modèle économique qui fonctionne malgré tout avec cette contrainte. Parmi ceux qui y réfléchissent avec vous, je recommande Jean Gadrey, Michel Husson, et surtout Gaël Giraud.

  2. Eh bien,
    Il tombe la neige comme tombe la nuit
    alors, nous attendrons la vidéo du jour
    et espérant pour la terre à cette agonie
    du capitalisme, ici, le plus court séjour.

  3. Je regarderais la video ce soir.

    Ma mémoire vagabonde fait des incursions dans le passé. Il y a 10 ans, l’économie n’était même pas une question. En Pologne, il y avait non pas un espoir mais la certitude que ça allait marcher… ! L’Europe était l’horizon, le pays se construisait, il y avait la rencontre culturelle également la découverte de l’Ouest et symétriquement, celle d’un pays oublié à l’Est… Il n’y avait aucun doute que l’avenir maintenant, on le tenait, et le bon ! Il n’y avait qu’à attendre. Aujourd’hui, Fiat ferme une usine en Pologne, on croit rêver! Ou plutôt cauchemarder.

  4. Quand tout va bien … quand tout va mal …

    Pour convaincre des gens qui pour la plupart regrettent le passé tel qu’il l’ont connu ou, s’ils sont jeunes un passé tel qu’il leur a été décrit, il est nécessaire comme vous le faites dans cette vidéo d’expliquer aussi pourquoi ça allait mieux avant que maintenant.

    Quand il s’agit de développer dans une perspective à court terme la richesse dans un pays dont les ressources sont encore inexploitées et la population peu nombreuse, le capitalisme est très efficace. Il l’a démontré aux Etats-Unis où les gaspillages qu’il causait avaient peu d’importance puisqu’il suffisait d’aller un peu plus loin et de recommencer. Certains y ont laissé leur peau, d’autres sont repartis en Europe, les autres ont obtenu des résultats qui ont d’autant plus stupéfié le reste du monde que de loin on ne distingue pas forcément ceux qui souffrent dans les coins sombres.

    Les marxistes ont payé très cher le fait de l’avoir nié parce que ça contrariait leurs ambitions politiques à court terme. L’URSS a essayé de faire la course dans ce domaine avec les États-Unis, on y a gaspillé à peu près autant de ressources mais sans aucune chance de remporter cette compétition là.

    Tant qu’on est dans un pays où les investissements économiques donnent de bons résultats le capitalisme ressemble à un « bon plan » (tous n’en profitent pas également mais disons qu’on peut se débrouiller pour que ça ne se voit pas trop.)

    Quand les ressources à exploiter se sont amenuisées et que chacun s’est habitué à un niveau de confort jamais égalé jusque là, le capitalisme ne marche plus: les riches vont voir ailleurs, les autres vont devoir s’organiser autrement ou sombrer.

    En France la gauche et la droite ont toujours eu de bonnes raisons de mépriser les États-Unis et l’histoire de ce pays est mal connue: dans Histoire des Américains de Daniel Boostin (Laffont) on peut trouver beaucoup d’explications de la séduction exercée sur le reste du monde par ce pays et de de la crise qu’il connait (même si ce n’est pas directement le but de l’auteur.)

    1. @ erde

      L’article
      « Ces milliardaires qui spéculent sur l’avenir de la planète »
      est daté du 13 décembre 2011

  5. The Wealth of the Nations d’Adam Smith, suggère que de l’addition de tous les égoismes devrait naître une belle harmonie!
    Elle est bien discordante!
    Il vaudrait mieux désormais s’intéresser à  » The Wealth of the Commons » de David Bollier.
    En tout cas, la spéculation, sous une forme ou sous une autre, a désormais des conséquences globalement si néfastes, qu’il est invraisemblable que tant de gens s’y résignent:
    https://jmmasson.wordpress.com/2012/11/14/de-la-speculation-et-de-ses-consequences/

  6. Cette video est interessante, car on y trouve les problèmes actuels commentés, en particulier, de la façon suivante:
    – Lorsqu’on emprunte pour produire, on doit payer des intérêts sur de la richesse qui n’a pas encore été créée…
    N’est-ce pas là la définition même de ce qui fit couler tant d’encre ?
    Certes, il est dit encore, aussi, en jouant sur le mot « argent »: « de l’argent qui n’est pas déjà là », mais ceci n’est rien d’autre qu’un abus de langage:
    L’argent, comme monnaie, est bel et bien là, et en avance de phase. C’est sa contre-valeur en richesse attendue qui ne l’est pas, du moins pas encore !
    Ce glissement de « argent pas déjà là » à « richesse pas encore créée » est symptomatique… car c’est bien là tout le noeud du problème: suivant qu’on emploie un mot ou l’autre il y ou non acceptation que de la monnaie voit le jour avant sa contre-partie en richesse réelle… dont elle est d’ailleurs chargée de susciter la production!

    Pour le reste, d’accord avec les conclusions: en cas de retournement de conjoncture ou d’épuisement plus durable des ressources, le réveil peut s’avérer douloureux !
    D’où une des raisons de nos problèmes actuels…

  7. Concentration de la richesse ? Encore une confirmation s’il en fallait une. Le rapport met également en évidence de récentes études montrant que les salaires ont augmenté à un rythme inférieur à celui de la productivité – c’est-à-dire la valeur des biens et services produits par personne employée – ces dernières décennies dans une majorité de pays pour lesquels on dispose de chiffres. Cette tendance s’est traduite par un changement dans la répartition des revenus, ce qui veut dire que les salariés ont moins profité des fruits de leur travail tandis que les détenteurs de capitaux en bénéficiaient davantage. «Là où elle existe, cette tendance est indésirable et doit être modifiée», déclare M. Ryder. «Sur le plan social et politique, on ne peut qu’en déduire que les salariés et leurs familles ne reçoivent pas la juste part qu’ils méritent.» Dans les économies développées, la productivité du travail a augmenté deux fois plus que les salaires depuis 1999.

    http://www.ilo.org/global/about-the-ilo/newsroom/news/WCMS_194779/lang–fr/index.htm

  8. Vivement le jour où cette vidéo n’aura plus de rasion de se substituer à la vidéo du jour , sauf à titre d’histoire rétrospective .

  9. Merci pour ce rappel en intermède, tchu-tchu.
    L’Expansion de décembre publie un « Who’s who des économistes les plus influents ».
    Il est classé en « huit familles d’experts qui constituent l’élite de la pensée économique en France ».
    La famille représente le domaine d’intervention et d’expertise.
    Un graphique illustre la dispersion selon 4 critères : la rigueur, le libre échange, le protectionnisme, la relance.
    Paul Jorion y figure, ou plutôt y trone, au centre.
    Il est classé dans le domaine des indépendants « Chez lui tout est atypique…….. », catégorie « Les pragmatiques » sur le graphique au même titre qu’Esther Duflo pour laquelle j’ai beaucoup d’estime et d’autres comme Pierre Alain-Muet, Guillaume Klossa, Jean-Hervé Lorenzi.
    Autres catégories : les rigoristes, les socio-libéraux, les libéraux, les socio-démocrates, les interventionnistes.
    Cette excellente matrice commentée permettra à « dieu » de reconnaître les siens et éclairera quelque peu les néophytes dans leurs lectures des productions de ces experts.

  10. We fight for and against not men and things as they are, but for and against the caricatures we make of them.

    J. A. Schumpeter

  11. Dans les années 30 du 20è siècle il y avait des alternatives politiques à la toute puissance du capitalisme financier et l’excessive concentration des richesses!

Les commentaires sont fermés.