À mes amis poutinophiles : mobilisez-vous !

Les poutinophiles sont nombreux, même parmi les lecteurs du Blog de PJ. Il ne se passe pas de jour sans que l’un ou l’autre m’écrive (le plus récent, c’était hier dans la soirée) m’assurant qu’il aime mon blog (je mets « il » en confiance, aucune dame qui m’écrit ne s’étant jamais déclarée poutinophile), mais que cela ne l’empêche pas d’aimer M. Poutine également.

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NOS SOCIÉTÉS D’EMMURÉS, par François Leclerc

Billet invité.

Dans la foulée de la mondialisation, où prévaut la libre circulation de la monnaie et des marchandises, un nouvel épisode de la marche triomphale de nos sociétés vers toujours plus de progrès est en cours de concrétisation avec le développement de sociétés d’emmurés. Certains pour se protéger, d’autres pour y être enfermés.

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De l’anthropologie à la guerre civile numérique, entretien réalisé le 21 mars 2016 (texte complet)

Ouvert aux commentaires.

I- La « mentalité primitive »

Jacques Athanase GILBERT

Votre parcours est particulièrement atypique, marqué en particulier par cette étonnante transition du chercheur au blogueur. Au-delà, votre pensée s’enracine dans le champ de la transdisciplinarité, empruntant à la fois à la philosophie, à l’anthropologie, à la sociologie et à l’économie. Comment appréhendez-vous cet itinéraire ?

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De l’anthropologie à la guerre civile numérique (XV), La guerre civile numérique, entretien réalisé le 21 mars 2016

Franck CORMERAIS

Blogueur, vous occupez, Paul Jorion, sur ce terrain une position radicale par l’étude de ce que vous nommez La guerre civile numérique (2011). Non seulement cette théorie permet d’interroger les systèmes intelligents mais également les problématiques économiques.

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LE TEMPS QU’IL FAIT LE 17 DÉCEMBRE 2015 – (retranscription)

Retranscription de Le temps qu’il fait le 17 décembre 2015. Merci à Cyril Touboulic pour la retranscription !

Bonjour, nous sommes le jeudi 17 décembre 2015. D’habitude, je fais la vidéo le vendredi, je la fais aujourd’hui (un jeudi) parce que demain à l’heure où j’enregistre ma vidéo habituellement, je serai avec les 7 autres experts de notre groupe de réflexion, de notre comité, nous nous retrouverons en face du ministre des finances belge, M. Johan Van Overtveldt, et nous lui remettrons le rapport sur lequel nous travaillons depuis 8 mois. Voilà !

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« Gagner les cœurs et les esprits ! », par Roberto Boulant

Billet invité.

La contre-insurrection, aussi appelée guerre contre-subversive, guerre contre-révolutionnaire, guerre contre-insurrectionnelle ou COIN (de l’anglais Counter-Insurgency), est une doctrine militaire qui vise à obtenir le soutien de la population dans le cadre d’un conflit opposant un mouvement insurgé à une force gouvernementale de contre-insurrection. Elle se base sur des actions civilo-militaires, des activités de renseignement, de guerre psychologique et sur le quadrillage par des patrouilles mobiles afin de mailler le territoire. (Wikipédia).

C’est dans le contexte militaire des opérations psychologiques (psyops), qu’est apparu le slogan « gagner les cœurs et les esprits ». Avec le succès que l’on connait sur les théâtres irakien ou afghan, où l’irréalisme de la politique de l’administration Bush Jr, transforma immédiatement l’armée de libération américaine en armée d’occupation. Le résultat fut sans appel : le chaos s’installa et les soldats américains traduisirent le slogan d’origine, par « une dans la tête, deux dans la poitrine ». L’Irak, d’État constitué, se transforma en un Erasmus mondial du terrorisme, avant de devenir un simple terrain de bataille entre clans, communautés religieuses et États étrangers. La population des campagnes afghanes, elle, en est toujours au moyen-âge. Mais les talibans sont devenus des interlocuteurs présentables et grâce aux dollars US, les chefs de guerre roulent désormais en Toyota Hi-Lux climatisées.

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Edward Snowden : le monde dit NON à la Surveillance

Tribune libre parue le 4 juin dans le New York Times ; merci à Guy Weets pour son aide dans la traduction.

MOSCOU – Il y a aujourd’hui exactement deux ans, trois journalistes et moi-même travaillions nerveusement dans une chambre d’hôtel à Hong Kong, attendant de voir comment le monde réagirait à la révélation que la National Security Agency enregistrait pratiquement chaque appel téléphonique aux États-Unis. Dans les jours qui suivirent, ces journalistes ainsi que d’autres publièrent des documents qui révélèrent que les gouvernements démocratiques surveillaient les activités privées de citoyens lambda n’ayant rien à se reprocher.

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LA VIE PRIVÉE EN VOIE DE DISPARITION, par François Leclerc

Billet invité.

Edward Snowden va-t-il remporter une première victoire ? Ce sera le cas dimanche, si le Sénat ne vote pas in extremis la prolongation de la section 215 du Patriot Act. Celle-ci autorise la NSA a collecter et stocker les métadonnées des appels téléphoniques passés depuis les États-Unis, et il ne restera plus alors à l’agence de renseignement qu’à interrompre cette partie de son activité, qui est distincte de son principal outil d’espionnage légalisé, le programme mondial PRISM. Un moindre mal selon les experts, mais un acte symbolique fort.

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Une vision d’enfer !

Je viens d’avoir une vision, qui m’a terrifié.

Quelqu’un m’avait dit : « Regarde un peu Paris-Match ! Il faut voir ça ! » Mais au lieu de découvrir dans les pages du magazine pipeule des images du ministre grec des finances « qui fait trembler le monde » partageant la bonne vie avec madame, c’était Edward Snowden qui m’était apparu avec sa compagne Lindsay, elle qu’il avait dû abandonner comme cela, sans pouvoir rien lui dire, sans savoir s’il la reverrait jamais, sacrifiant le « bonheur des gens ordinaires » auquel il avait pourtant droit comme quiconque, pour une cause supérieure : pour que vous et moi puissions continuer à penser tout haut, sans devoir constamment jeter un regard furtif par-dessus notre épaule.

Les dieux décident parfois de perdre un homme. C’est vrai, mais tout dieux qu’ils puissent être, je les imagine pareils à nous-mêmes : courageux mais pas téméraires, et s’attaquant de préférence à ceux qui présentent des prédispositions à être perdus.

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Les États-Unis se sont trouvé leur Nelson Mandela

Durant vingt-sept années : de 1962 à 1990, Nelson Mandela fut la conscience de l’Afrique du Sud, bien que n’étant pas davantage qu’une voix étouffée émanant d’une cellule de prison située au cœur de son pays.

Aussi réduit au silence qu’il l’était, Mandela n’en était pas moins la voix d’une nation : énonçant clairement ce que celle-ci devrait être pour être à la hauteur de ses aspirations, de sa véritable nature telle qu’elle la concevait elle-même – par-delà tout ce prétendu « réalisme » ou « pragmatisme » qui la rendait aussi abominable qu’elle était.

Aussi réduit au silence qu’il l’était, Mandela n’en était pas moins le sage exprimant l’esprit de son peuple, lui expliquant ce qu’il pourrait être, si la dignité, si le sens de l’honneur (n’hésitons pas à faire émerger du tombeau des termes oubliés) prenaient chez lui le dessus.

Dans des circonstances étonnamment semblables, les États-Unis se découvrent aujourd’hui un homme d’État de la même stature que Mandela, pour leur rappeler ce qu’ils pourraient être s’ils voulaient se rapprocher de leur idéal, voire peut-être même l’atteindre.

Les États-Unis ont aujourd’hui la chance inouïe d’avoir vu apparaître parmi eux un sage qui leur rappelle ce qu’ils pourraient être s’ils avaient à cœur de faire coïncider leur être véritable avec l’image qu’ils ont d’eux-mêmes.

Ce sage est étonnamment jeune pour avoir atteint la maturité qui est la sienne : trente-et-un ans seulement. Les États-Unis peuvent s’honorer de compter parmi leurs citoyens, un dissident de la qualité d’Edward Snowden : il est bien aujourd’hui leur Nelson Mandela.

« Américains des États-Unis, encore un effort pour mériter Edward Snowden comme la véritable incarnation de votre nation ! »

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P.S. : Si mon affirmation ici devait sembler exagérée à certains, qu’ils lisent l’entretien de The Nation avec Edward Snowden, en date d’hier, 28 octobre 2014 ; chacun jugera.

 

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