Archives par mot-clé : Frédéric Lordon

Le temps qu’il fait le 18 février 2016

Dernier_JorionColloque Emploi – « Multiplier les emplois de qualité au 21ème siècle ? C’est possible ! », à Bruxelles, le samedi 20 février 2016 à 9h30

Nouveau rapport sur la robotisation : Technology at work v2.0, janvier 2016

Avis aux Bruxellois : les ABPJ se réunissent au café Le Vicomte le samedi 20 février 2016 à 18h

DiEM25

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Corcuff contre Lordon. So what ?, par Cédric Chevalier

Billet invité. P. J. : Je publie volontiers ce billet bien que le lecteur perspicace notera que je sois moi-même égratigné par une critique aussi acerbe de l’intellectualisme. Ouvert aux commentaires.

Récemment, Philippe Corcuff a publié un billet critique, principalement négatif, à l’encontre de Frédéric Lordon et de sa production intellectuelle : S’émanciper du « Lordon-roi » ?.

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Après le 13 novembre : comprendre pour cicatriser et régénérer, par Franck Janura

Billet invité.

Pourquoi essayer de comprendre les attaques terroristes du 13 novembre dernier à Paris et prendre le risque de rendre intelligible un tel acte de violence meurtrière aveugle ?

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La paille grecque et la poutre allemande, par Cédric Chevalier

Billet invité

Dans la crise grecque et européenne de la dette publique, le retour du phénomène politique est saisissant. Non pas qu’il ait jamais déserté la réalité, comme le souligne avec raison Frédéric Lordon (1), mais bien qu’il fasse un retour fracassant dans la conscience des élites dirigeantes, horrifiées par le référendum de Tsipras.

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Games of ThOrMones, ou la réciprocité depuis Shakespeare, par Timiota

Billet invité.

Lectrice/lecteur, voici pour t’appâter un grand classique, le sexisme. Succombe donc, car la suite est bien différente !

1) Hormones

Parmi les réactions recueillies de ci de là au débat Piketty/Lordon le 17 avril dernier sur CSOJ, celle-ci : « mais il y a que des mecs », suivie de « et dans des réunions de femmes sur des sujets un peu moins éthérés, l’ambiance est autrement plus pratique ». Oui-da!

Je prends le risque de m’aventurer sur le grand débat du sexisme, en mettant en scène les hormones. Ajoutant immédiatement qu’elles sont partagées entre les sexes !

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Thomas Piketty, Frédéric Lordon et Guy Sorman à Ce soir (ou jamais !), le 17 avril 2015, par Cédric Chevalier

Billet invité à propos de Ce soir (ou jamais !), le 17 avril 2015.

Il y aurait mille choses à dire. Florilège :

–          Dans le style, le ton verbal et l’attitude corporelle, nous avons :
un Guy Sorman souriant, presque béat en sympathique grand-père « Tout n’est pas si terrible », avec une voix mielleuse, en dépense d’énergie minimale ;
un Piketty calme mais déterminé, vainement en recherche de consensus vis-à-vis de Lordon « nous ne sommes pas ennemis », à la voix et à l’attitude urbaine, diplomate, en dépense d’énergie maîtrisée ;
un Lordon survolté sous une façade contenue, toute sa force intellectuelle et sa révolte de philosophe prêtes à faire craquer sa chemise, à la voix éraillée et à l’attitude déchirée, tranchante, sans concession, probablement en dépense d’énergie maximale.

–          Chacun a une ambition différente, un projet d’ampleur nettement différenciée :
Sorman accepte et approuve le système tel qu’il est, n’est pas porté par caractère à la critique radicale, mais admet les errements et souhaite qu’ils soient corrigés (aménagements du capitalisme – utilise les bataillons existants et accepte le champ de bataille et les forces en présence) ;
Piketty critique le système en lui-même et propose des modifications fondamentales concrètes qui pourraient modifier la nature de ses effets (transformation du capitalisme – veut de nouveaux bataillons sur le champ de bataille) ;
Lordon s’attaque aux racines philosophiques, anthropologiques du capitalisme pour le mettre à nu et le dépasser complètement (abandon et remplacement du capitalisme – veut déplacer le champ de bataille).

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Paul Jorion pense tout haut le 24 septembre 2014 à 8h39 (retranscription)

Retranscription de Le temps qu’il fait le 19 septembre 2014. Merci à Olivier Brouwer.

Bonjour, on est le 24 septembre 2014 et il est 8h 39.

Et si j’annonce l’heure, c’est parce qu’on est dans la série où je pense tout haut : ces réflexions que je me fais sans me dire a priori que je vais aboutir à une conclusion, ou que je sais d’avance qu’il n’y aura pas de conclusion, mais où je voudrais quand même vous parler de quelque chose.

Et ce qui m’a conduit à cela, c’est d’avoir reçu hier le manuscrit, enfin les épreuves, d’un livre qui va paraître dans les quinze jours à venir, et c’est pour ça que je ne dis pas exactement son titre ni l’auteur, puisqu’on va attendre qu’il sorte pour en parler officiellement, mais on m’a envoyé ce livre pour me demander de participer à un événement que j’annoncerai aussi quand les choses seront plus claires, quand les invités qui ont été approchés, abordés, auront dit oui ou non s’ils viennent.

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La gauche : le pouvoir des hommes sur les choses, plutôt que des choses sur les hommes

« L’idée de la gauche n’a que deux siècles, elle est de prime jeunesse », Frédéric Lordon

C’est là l’une des idées phare d’un important article de Frédéric Lordon dans Le Monde Diplomatique en date du mois de septembre.

Lisez cet article qui s’insurge à juste titre contre la nouvelle doxa d’un « dépassement de l’opposition gauche / droite » : ce supposé « dépassement » est plus que jamais la ritournelle éculée qu’entonne la droite, voire l’extrême-droite, quand elles se sentent comme aujourd’hui, le vent en poupe.

Oui la gauche est une idée neuve, et le spectacle grotesque d’une ancienne gauche passée à droite avec armes et bagages lui rend toute son actualité.

Oui la gauche est une idée neuve : oui les « classes oisives », celles qui confisquent de temps immémoriaux à leur seul profit le bénéfice des aubaines que nous dispense la nature qui nous entoure ainsi que celui de l’organisation collective du travail, ont toujours qualifié de « dangereuses », les classes « laborieuses ». Mais le qualificatif est dérisoire car même les révolutions les mieux inspirées n’ont jamais su mettre hors d’état de nuire la machine à concentrer la richesse du prêt à intérêt et de la spéculation, si ce n’est au prix du sacrifice des libertés les plus élémentaires qui les discrédite pour de bon. Classes « dangereuses », les salariés ? Pas véritablement jusqu’ici !

Le travail, le savoir, incarnent le pouvoir des hommes sur les choses ; le capital, la prétendue autorégulation des marchés, incarnent le pouvoir des choses sur les hommes. Les premiers sont la gauche, les seconds, sont la droite. Le choix est clair. Sans équivoque aucune !

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LE TEMPS QU’IL FAIT, LE 23 AOÛT 2013

Sur Youtube.

Où l’on reparle d’un système financier en très piteux état…
… et où l’on préconise une fois de plus de restaurer l’interdiction de la spéculation

La dépendance à la planche à billet

Pour ceux qui ont raté les épisodes précédents :
– Blog de PJ : Le temps qu’il fait le 28 juin 2013
La déclaration de Ben Bernanke le 19 juin 2013
4 milliards de dollars imprimés par jour font du dollar une monnaie de singe
La fin du carry trade  est une catastrophe pour le real brésilien, la roupie indienne

La complexité non-maîtrisée

La panne du NASDAQ le 22 août et l’erreur de trading de Goldman Sachs la veille
Ma simulation d’un marché : « Adam Smith’s Invisible Hand Revisited. An Agent-Based simulation of the New York Stock Exchange », Proceedings of the 1st World Conference on Simulation of Social Systems, Kyoto, August 2006, Vol. I, Springer Verlag : 247-254
Conclusion : Les marchés ne peuvent fonctionner que parce que personne n’y comprend rien
Keynes et la théorie des « anticipations rationnelles » se trompent tous deux sur ce point
En comprenant mieux les marchés que les êtres humains, les Algos les détruisent

Interdire les paris sur les fluctuations de prix

Ramener la finance à sa taille légitime (-80%)
Glass-Steagall Act, Taxe Tobin ne sont que des demi-mesures
Keynes en 1936 : « Les spéculateurs sont inoffensifs aussi longtemps qu’ils ne sont qu’autant de bulles à la surface du flot régulier de l’esprit d’entreprise. La situation devient cependant sérieuse quand c’est l’esprit d’entreprise qui se transforme en une simple bulle à la surface d’un tourbillon spéculatif. Quand la fructification du capital d’une nation se transforme en sous-produit de l’activité d’un casino, le travail est rarement bien fait »
La spéculation était interdite en France jusqu’en 1885, en Belgique, jusqu’en 1867

Restaurer un ordre monétaire international

Comme dans la période 1944 – 1971 : le bancor et la chambre de compensation multilatérale internationale
Frédéric Lordon : « Sortir de l’euro ? », août 2013
L’appel de Zhou Xiaochuan, gouverneur de la banque centrale chinoise

– Blog de PJ : La Chine, arbitre des élégances financières, par Paul Jorion, le 7 juin 2010
– Blog de PJ : Bancor : L’appel de Zhou Xiaochuan, dix-huit mois plus tard, par Pierre Sarton du Jonchay, le 18 octobre 2010
 

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NE PAS PERDRE LE CAP, par Francis Arness

Billet invité.

A la lecture d’un billet récent discutant mes « Réflexions pour un mouvement néodémocratique », j’aimerais ici porter à l’attention des lecteurs le fait que différents points importants de mon propos ont été profondément modifiés par la lecture qu’en propose ce texte. Aussi, lorsque j’ai lu ce billet, ai-je eu l’impression qu’il ne parle pas de ce que j’ai écrit.

Que ce que l’on trouve dans mon essai politique soit juste ou pas, peu importe. Sans doute  cherche-t-il plus à poser des questions et à proposer des pistes pour une réflexion commune et dialogique inscrite dans un devenir collectif, qu’à donner des réponses toutes faites. Mais je tiens ici à rétablir quelques vérités concernant différents éléments de mon propos.

Le texte suggère que je néglige le fait qu’un nouvel autoritarisme nous menace : « comme si de nouveaux autoritarismes ne voyaient pas le jour ». J’écris pourtant qu’une tentative  néoautoritaire adviendra à court ou moyen terme. Elle s’appuiera sur l’ensemble des tendances sociales contemporaines relevant d’un autoritarisme larvé. J’étudie même en profondeur quel sera vraisemblablement le visage de ce néoautoritarisme.

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Réflexions pour un mouvement néodémocratique (XI) – Tentative néoautoritaire et renversement de l’atmosphère sociale, par Francis Arness

Billet invité.

À court ou moyen terme, nous aurons affaire à une tentative néoautoritaire. Face à l’inéluctable approfondissement de la crise – qui adviendra nécessairement tant que des mesures de stabilisation permises par un tournant néodémocratique n’aura pas lieu -, une importante partie des classes dirigeantes et responsables cherchera à perpétuer et à approfondir la concentration des richesses et du pouvoir. Elle sera en cela soutenue par une importante partie de la population qui y verra une solution défendant ses intérêts. Nous aurons affaire à une tentative de mutation du système de concentration des richesses et du pouvoir, qui passera d’une forme néolibérale – que l’on essaiera de pousser le plus loin possible, pour préparer le coup suivant – à une forme néoautoritaire. En France, la tradition et l’imaginaire bonapartistes y trouveront une continuité naturelle. Les mobilisations actuelles de la droite classique devenue radicale et de la droite extrême, sont des indicateurs de la préparation d’une telle alliance en ce sens.

Une telle tentative, un tel mouvement social et politique, pourront s’appuyer sur la puissance des médias, des réseaux sociaux et des productions culturelles que contrôlent les réseaux de pouvoir allant dans ce sens. Cela permettra de déployer ce que l’on appelle des techniques de « captation de l’attention » (Christian Salmon) et de « capture » (Paul Jorion, Frédéric Lordon) des manières de vivre dans le sens qui leur convient. Si elle n’arrive pas à produire du sens existentiel et intellectuel, cette communication de masse, sur les médias, les réseaux sociaux et dans les productions culturelles relevant de la sous-culture de masse (qui n’a rien à voir avec la culture populaire vivante), ont par contre le pouvoir, d’entraver ou de détruire, chez les personnes et groupes qui s’y prêtent, tout sens, toute idée d’avenir, et toute tentative existentielle et collective, politique de liberté (Bernard Stiegler, Christian Salmon).

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