Archives par mot-clé : intellectuels

Avenir du Blog de Paul Jorion, avenir des intellectuels, avenir de la démocratie ? par Cédric Chevalier

Billet invité.

Le blog Jorion est-il anémié ?

En tant que lecteur régulier et contributeur occasionnel, j’ai cru pouvoir observer trois tendances qui émanaient du blog de Paul Jorion ces derniers mois : Continuer la lecture de Avenir du Blog de Paul Jorion, avenir des intellectuels, avenir de la démocratie ? par Cédric Chevalier

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Nous sommes las, M. Valls, de votre politique, par Les Amis du Blog de Paul Jorion

Une discussion interne au groupe Les Amis du Blog de Paul Jorion a conduit à vouloir faire de ce texte, un texte collectif, rédigé au nom du groupe. La question qui se pose maintenant et sur laquelle nous attendons vos commentaires, c’est : « Faut-il faire de cette lettre, une véritable pétition, à proposer à la signature de tous les Français ? ».

« Et je demande : où sont les intellectuels, où sont les grandes consciences de ce pays, les hommes, les femmes de culture, qui doivent monter, eux aussi, au créneau ? Où est la gauche ? » (discours du Premier Ministre M. Valls à Limoges, le 5 mars 2015).

Nous sommes là, M. Valls. Partout, tout autour de vous. Mais vous ne pouvez pas nous voir.

Ce n’est point faute d’avoir manifesté notre présence, à de multiples reprises, d’avoir envoyé des signaux comme des fusées de détresse.

À mesure que le temps passait, il nous a bien fallu nous rendre compte de l’évidence : vous ne pouvez pas nous voir car vous semblez atteint de cécité.

Vous refusez de voir que l’abstention croissante des citoyens ‘de gauche’ fait mécaniquement augmenter le Front National. Les causes à ce retrait du champ électoral (mais pas du champ politique, lequel n’est pas réduit heureusement aux seules élections) sont pourtant limpides : vous conduisez, M. Valls, une politique de droite, une politique d’austérité, une politique dont les effets alimentent le Front National.

50 milliards d’économies seront imposés pendant les trois années qui suivront, aux collectivités locales, à l’État et à la Sécurité Sociale, réduisant un investissement public nécessaire pour relancer l’économie, réduisant d’autant la capacité des institutions publiques à répondre aux besoins des citoyens les plus fragilisés par une crise toujours en cours.

Dans le même temps, le CICE (Crédit d’Impôts pour la Compétitivité et l’Emploi) et le Pacte de Responsabilité ont été institués, permettant une baisse des cotisations patronales de 41 milliards, sans contrepartie quant à des embauches, pour les entreprises.

En comparaison, les 5 milliards attribués à la baisse des cotisations sociales des salariés, à une suppression de la première tranche d’imposition sur les revenus et à une revalorisation des minima sociaux permettent de comprendre les raisons de notre désaffection.

La politique d’austérité budgétaire, imposée par le gouvernement allemand à l’ensemble de l’Europe, n’a pas non plus été critiquée, encore moins rediscutée, lorsque le nouveau gouvernement grec a recherché des appuis en Europe, appuis que le gouvernement français ne lui a pas fournis.

Enfin, quand vous parlez d’un « apartheid territorial, social, ethnique » en France, vous ne tirez pas les conclusions logiques qui devraient s’imposer d’une telle affirmation, a minima en mettant en œuvre les moyens au niveau nécessaire pour détruire un tel « apartheid ». Ce type de posture ne peut qu’alimenter le Front National.

Pour toutes ces raisons, nous avons donc disparu de votre champ de vision, mais nous sommes toujours des citoyens français et nous sommes désormais bien las de votre politique.

Nous n’acceptons pas vos discours culpabilisants quant à la montée du Front National, a fortiori de la part d’un Premier Ministre qui conduit une politique qui n’a mené qu’à une augmentation du chômage et à une aggravation de la pauvreté en France.

Nous voterons donc désormais comme nous le pourrons, pas à droite, ni pour un parti qui conduit une politique d’austérité, évidemment pas pour le Front National. Nous voterons à gauche, nous voterons blanc ou nous nous abstiendrons, peut-être.

Mais nous n’assumerons pas pour vous les effets de votre politique, M. Valls.

Nous sommes des femmes et des hommes, des citoyens, provenant de la Culture ou non, intellectuels ou pas, nous avons notre conscience, grande ou petite, nous sommes de gauche et nous sommes déjà au créneau.

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LE TEMPS QU’IL FAIT, LE 4 AVRIL 2014

Sur DailyMotion, la vidéo est ici. Meilleur son que sur YouTube, mais peut-être de la pub envahissante.

Expliquer ce qui se passe par « la connerie humaine »
« Si vous n’êtes plus prophète, qu’est-ce que vous êtes ? »
Chacun peut jouer le rôle de l’intellectuel, de l’empêcheur de penser en rond.

Philo Escales à Louvain-la-Neuve, le 29 mars

France Culture, Les carnets de l’économie, du lundi 31 mars au jeudi 3 avril

Keynes et le fait que la plupart des gens pensent de manière « conventionnelle » (= « pensent à peine »)

Paul Jorion : La crise du capitalisme américain (La Découverte 2007 ; éditions du Croquant 2009)

RTS.ch, La 1ère, Haute définition, Manuela Salvi, « Comprendre les temps qui sont les nôtres », le 23 mars

Paul Jorion : Comprendre les temps qui sont les nôtres (Odile Jacob 2014)

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« OÙ SONT PASSÉS LES INTELLECTUELS ? » (III) LA RÉPONSE D’ENZO TRAVERSO

À propos d’Enzo Traverso, Où sont passés les intellectuels ? conversation avec Régis Meyran, Paris : Textuel 2013

Il faut noter pour commencer qu’Enzo Traverso accepte de situer son exposé sur les intellectuels dans le cadre de la question posée par le titre de son entretien avec Régis Meyran, c’est-à-dire que, d’une certaine manière, les intellectuels ont bien disparu, ou sont en tout cas invisibles aujourd’hui. Il dit : « Je ne suis pas sûr qu’il y en ait si peu, mais certes ils n’ont pas une grande visibilité » (p. 49).

Qui sont tout d’abord les intellectuels ? Traverso reprend à son compte la définition de Karl Mannheim dans Idéologie et Utopie (1929) :

« un groupe social relativement indépendant – « librement flottant » ou « sans attaches » (freischwebend) – qui s’érige au-dessus des classes et se fixe la tâche de forger un imaginaire nouveau, des alternatives sociales, des utopies » (pp. 54-55).

Il fait également sienne la définition lapidaire de Sartre dans « Plaidoyer pour les intellectuels » (1966) : l’intellectuel est « quelqu’un qui se mêle de ce qui ne le regarde pas » (p. 34). Les deux vont évidemment bien ensemble, l’absence d’attaches permettant à l’intellectuel-papillon de se poser partout.

Les intellectuels ont-ils jamais servi à quelque chose ? Sur le plan des idées, certainement. Et sur le plan des décisions qui furent prises ? Traverso écrit que

« Les seuls intellectuels qui ont un peu réussi à participer au pouvoir sans se fourvoyer sont ceux qui, à un moment particulier du XXe siècle, ont accompagné la création de l’État-providence, qui a fonctionné quelques décennies » (p. 41).

Keynes, toujours lui.

Mais, pour s’être brûlée les ailes trop souvent à l’incandescence de l’utopie (le marxisme et ses mises en application, le plus souvent), la classe où se recrutaient les intellectuels a cessé de générer des utopies. Elle a troqué la mauvais habitude qu’elle avait de se mêler de ce qui ne la regarde pas pour l’activité plus lucrative d’« expert » dans laquelle, au contraire, on ne dit que ce qui arrange le commanditaire : l’expertise est « indiscutable [, la] critiquer serait faire preuve de sectarisme » (p. 81). Ayant cessé d’engendrer des utopies, elle n’est plus d’aucune utilité dans la vie des partis politiques, où elle a avantageusement été remplacée par les publicitaires : à la place de l’utopie qui faisait rêver on a aujourd’hui un marketing scientifiquement ciblé à partir de l’analyse des sondages (p. 52).

Comme le fait remarquer Traverso, ce sont les nouveaux philosophes qui ont sonné le glas des utopies : la déconvenue sur laquelle déboucha leur engagement marxiste-léniniste fut si vive qu’ils en vinrent à voir dans toute utopie un leurre :

« La révolution est vue comme un mythe pernicieux, qui mène forcément à la dictature fasciste ou communiste. Le seul engagement valable et désintéressé est alors une cause humanitaire. De ce point de vue, l’humanitarisme est un peu l’idéologie d’une ère qui se voudrait « post-idéologique » (p. 66).

Mais le risque, comme il le souligne encore, est de se retrouver alors dans un relativisme de la nuit des utopies où tous les chats du politique sont également gris :

« Ceci conduit à une vision singulière de la Seconde Guerre mondiale, dans laquelle il faudra condamner simultanément les résistants et les collaborateurs, en réhabilitant les vrais héros, les secoureurs de victimes » (p. 35).

Je rappelle que durant la Seconde guerre mondiale, Wittgenstein, ayant vu rejeté son volontariat d’ambulancier au front, fut portier d’un hôpital londonien.

N’existe-t-il aucune alternative au refus dorénavant des utopies, dont l’apparentement à une dépression post-traumatique est quand même un peu trop criant ? Si dit Traverso :

« Privé d’utopies, le monde a tourné le regard vers le passé. La mémoire est devenue une obsession culturelle. […] L’intellectuel critique imaginait la société à venir, alors que depuis les années 1980 il officie la célébration quasi religieuse du passé et se charge de l’élaboration de la mémoire » (p. 72).

Tout lecteur de Freud aura immédiatement reconnu le travail de deuil, du deuil de soi-même en l’occurrence. Parvenue au soir de sa vie, l’espèce humaine adopte la voie de la sagesse : elle se penche sur son passé, sur le chemin parcouru, sur la tâche accomplie, et se réconcilie, apaisée, avec le fait que son avenir lui n’aura malheureusement plus lieu.

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Le supposé « fourvoiement fondateur » de Foucault, par Jeanne Favret-Saada

Billet invité.

Selon Paul Jorion,

« Chez Michel Foucault, le fourvoiement fondateur n’est pas marxiste : c’est le soutien qu’il apporte au projet de théocratie iranien. Engagement ‘ fondateur’ bien que tardif – parce qu’il éclaire rétrospectivement le parcours intellectuel antérieur. Il intervient si tard dans le cours de sa vie que le temps lui manquera pour entamer son autocritique – au cas où tel aurait été son désir. »

Pardonnez-moi, mais on ne peut pas écrire cela. La première « cause » défendue par Foucault a été celle de ses étudiants tunisiens de 1966 à 1968. Foucault arrive à Tunis en 1966 : peu après, les étudiants se mettent en grève et manifestent pour protester contre le prix du transport à l’Université. Leur professeur les admire : « Il n’y a probablement qu’au Brésil et en Tunisie que j’ai rencontré chez les étudiants tant de sérieux et tant de passion, des passions sérieuses et ce qui m’enchante plus que tout, l’avidité absolue de savoir. » confie-t-il au journal La Presse le 12 avril 1967. De mars à juin 1968, l’agitation étudiante reprend, cette fois contre la visite du Secrétaire d’Etat US : manifestations violentes, attaques des ambassades américaine et britannique, boycott des cours, arrestations en nombre. Foucault est indigné par l’invasion constante des policiers dans les salles de cours ou par les arrestations pour la détention d’un tract, qui radicalisent les étudiants et leur professeur lui-même (il se fait casser la figure par un policier au cours d’une manifestation). Par comparaison, il déteste le mouvement français de 1968 : de petits branleurs qui ne risquent rien. A l’époque, Foucault n’est pas « de gauche » : il coopère avec le ministre français de la Recherche et enseigne à l’ENA, je le dirais plutôt gaulliste ou centriste, mais c’est une ex-gauchiste qui parle. 

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« OÙ SONT PASSÉS LES INTELLECTUELS ? » (II) JEAN-PAUL SARTRE EST MORT EN 1980

Jean-Paul Sartre représentait en France mais également en-dehors des frontières de la France, la figure de l’intellectuel, et il n’est peut-être pas injustifié d’affirmer que les intellectuels ont disparu avec lui à sa mort en 1980.

Il y a sans doute là une exagération mais peut-être pas autant qu’il pourrait tout d’abord sembler. Sartre a représenté l’intellectuel « universel » du XXe siècle : acquis à une utopie, il s’est enthousiasmé un temps à sa mise en application, avant d’en découvrir les limites, à savoir les horreurs, pour élaborer ensuite une critique de cette utopie, de ses applications, et de son propre engagement vis-à-vis d’elle.

Voilà en effet le cycle évolutif de l’intellectuel du XXe siècle. Ils sont nombreux à être morts avant d’avoir couvert la séquence complète de ces étapes mais c’est là, je dirais, le schéma général.

Dans le rôle de l’utopie, le marxisme a bien entendu tenu la vedette. Et de ce point de vue là aussi Sartre a été archétypique : enthousiaste pour le stalinisme, puis le maoïsme, découvrant le goulag, puis le vrai visage de la révolution culturelle.

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Au diable la pensée !, par Bertrand Rouziès-Léonardi

Billet invité. À propos de « Où sont passés les intellectuels ? ».

« La pensée fait mal aux reins. On ne peut à la fois porter des fardeaux et des idées. »
Remy de Gourmont.

Où est-elle, cette pensée ? Hou, hou ? – Chut ! Pas trop fort. Un rien l’effarouche. Les intellectuels, dépités de n’avoir su purger leurs contemporains des vieilles tentations homicides, ont fait leur deuil de la pensée. À sa place, ils promènent un fantôme de pensée sous les projecteurs criards d’émissions tous publics. S’il effraie quelqu’un, ils le renvoient, gênés, dans la coulisse et se résignent à l’indignation en débraillé chic et foulard Hermès. Sans doute ont-ils encore un bon fond, nos intellectuels, un fond de tempête et de foudre, mais on ne compose pas une marine avec un plateau de télévision. Nous avons les orateurs. Où sont passés les Rostres ? Où est passée cette tribune hérissée d’éperons qui, sur le Forum romanum, fendait l’auditoire comme on brise la ligne des galères ennemies ? Les Romains allaient aux Rostres pour se faire éperonner. Si l’orateur traînait encore à la taverne, on l’en tirait de force et on le plantait là, tel un épouvantail, au milieu de la volière humaine. Sophistes, démagogues, exaltés, idéalistes, le tout-venant de la pensée qui s’infuse et fulmine, se bousculaient aux Rostres. On les méprisait, on moquait leurs hardes, on parodiait l’harmonie contrariée de leurs gestes, on les bombardait de viandes avariées et d’étrons fumants, on les écoutait pourtant, car certains d’entre eux parlaient d’or, d’un or qui enseignait le mépris de l’or, dépréciait la morgue patricienne et démonétisait la gloire. Ces Chrysostome recherchaient l’inconfort, l’inconfort de penser à voix haute, de penser comme on brûle. On oublie toujours qu’à Rome, il y avait les jeux et les Rostres. Nous n’avons plus que les jeux, et le pain vient à manquer.

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RELIRE « LES PÊCHEURS d’HOUAT », TRENTE ANS PLUS TARD (I)

Il m’arrive plus souvent aujourd’hui qu’autrefois de relire les textes que j’ai écrits précédemment. La raison en est le blog. Les commentaires sont nombreux qui demandent : « Pourquoi ne parlez-vous jamais de ceci ? » et je réponds alors : « Parce que j’y ai déjà consacré tant de chapitres dans mon livre paru telle année ». Pour que je puisse répondre cela, il aura fallu alors que je me relise pour être sûr de l’avoir bien écrit et, si nécessaire, je complète de telle ou telle manière.

Mais pour un livre comme Les pêcheurs d’Houat, paru en 1983 et réédité aujourd’hui, la dernière fois que je l’ai lu a dû être au moment de la correction des épreuves, soit environ six mois avant sa parution. Et je me trouve confronté ces jours-ci à des personnes qui me disent : « Tiens, pourquoi avoir écrit ceci ? » ou « C’est intéressant quand vous dites cela », et ma réaction est toujours la même : « J’ai écrit ça moi ? »

Est-ce de l’amnésie ? Non, bien entendu : je me souviens très bien d’avoir écrit ce livre et j’ai une vague idée de ce qui s’y trouve, mais c’est ce que j’appelle cette « vague idée » qui s’est mise au fil des ans à vivre de sa propre vie, qui s’est mise à prendre une cohérence qui lui est propre et le portrait au bout de trente ans ressemble de moins en moins à la personne qu’il entendait peindre.

Aussi, j’ai entrepris de relire mon propre livre. Ce qu’on ne fait jamais sans une certaine appréhension, parce qu’il y a peut-être des erreurs, des omissions graves ou, pire encore, des contradictions : contradictions au sein-même du livre ou avec des textes qui ont été écrits par la suite.

Il existe des individus que la presse hebdomadaire appelle « les intellectuels », et le sentiment qui m’envahit quand je lis le compte-rendu d’un nouveau livre de l’« intellectuel X » où celui-ci poursuit son grand œuvre d’autopromotion en affirmant à grands renforts de tambours et de trompettes l’antithèse de son bouquin précédent, c’est, je dois bien l’avouer, la honte. Parce que ce qui me remplit d’aise au contraire à la lecture d’Aristote ou de Hegel, par exemple, c’est le sentiment d’un « développement ». Je lis des textes qui m’étaient encore étrangers de ces auteurs, et je découvre « davantage » de la même bonne chose : j’apprends plus sur la même façon admirable de contempler le monde.

Dieu merci, pas encore de mauvaises surprises à la relecture de ce côté-là jusqu’ici, mais surprises il y a cependant : « Tiens, je pensais déjà cela à cette époque ? ». La surprise de voir, couchées sur le papier, des idées dont il vous semble qu’elles ne vous sont venues que bien des années plus tard. Que vous ayez écrit des choses longtemps avant qu’elles ne vous soient venues à la conscience ne devrait en fait pas vous surprendre si vous croyez comme moi qu’il n’y a rien de plus ni rien d’autre que l’inconscient.

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