#50aireMai68 – Piqûre de rappel : « Contre-appel du 22 mars », par Paul Jorion et François Leclerc, le 22 mars 2010

Il y a eu le vote protestataire, où l’on n’accorde pas sa voix en faveur d’un parti mais contre un autre. Il y a eu le vote blanc ou le vote nul, où l’on déverse sur le bulletin la rage que l’on a au cœur. Il y a eu enfin l’abstention, quand le pire ennemi de mon pire ennemi m’est lui aussi devenu à ce point indifférent, que lui non plus ne mérite plus que je me dérange.

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Décembre 2008 : Paul Jorion interpelle ici Jacques Attali, qui lui répond

Tout à l’heure, en commentaire à la vidéo du débat Attali-de Rosnay-Jorion au Havre le 6 de ce mois, Gullomini écrivait : « Vous voir aux côtés de Jacques Attali nous montre de quel bord vous êtes Monsieur Jorion. Merci pour cet éclaircissement. » Soucieux de parfaire encore cet éclaircissement, je le renvoyais à une discussion ici sur le blog entre Jacques Attali et moi en décembre 2008. J’ai pensé que cet échange, encore d’actualité, méritait une « piqûre de rappel ». Ouvert aux commentaires.

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rtbf, « Débats Première », Les 10 ans de la crise financière, lundi 14 août 2017 – Retranscription

Retranscription par Marianne Oppitz de « Débats Première – Les débats d’été » présentée par Martin BILTERIJS, le 14 août 201713h autour des 10 ans de la crise financière. Ouvert aux commentaires.

La vidéo de l'émission se trouve ici.

Jennifer NILLE, journaliste à L’Écho, Étienne DE CALLATAY, économiste chez Orcadia et professeur à l’UNamur, Xavier DUPRET, économiste à la Fondation Joseph Jacquemotte, Paul JORION, anthropologue, professeur associé à l’Université catholique de Lille.

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Pour une taxe sur les transactions financières spéculatives, par Zébu

Billet invité.

Lors de son appel à refonder l’Europe le 26 septembre dernier, Emmanuel Macron avait listé un nombre impressionnant de chantiers à ouvrir ou rouvrir, qui doivent permettre selon lui de relancer le projet européen.

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Piqûre de rappel : NiceFuture 15, Comment la spéculation nuit à l’économie, à Lausanne, juin 2015

Pourquoi l’abrogation des lois qui interdisaient la spéculation a rendu vains tous les efforts en vue d’une économie durable, renouvelable.

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La Libre Belgique, Le moment serait-il venu d’être socialistes ?, le 7 septembre 2016

La Libre Belgique : « Le moment serait-il venu d’être socialistes ? ».

Nous pourrions nous demander si, au gré des événements actuels (renforcement de l’état policier, érosion des droits acquis par les travailleurs par la lutte, tel le droit de grève, libéralisation des échanges débouchant sur l’arbitraire, telle que prévue par le TTIP), le socialisme serait le mouvement constructeur d’un autre monde, pour nous-mêmes et pour nos enfants.

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De l’anthropologie à la guerre civile numérique, entretien réalisé le 21 mars 2016 (texte complet)

Ouvert aux commentaires.

I- La « mentalité primitive »

Jacques Athanase GILBERT

Votre parcours est particulièrement atypique, marqué en particulier par cette étonnante transition du chercheur au blogueur. Au-delà, votre pensée s’enracine dans le champ de la transdisciplinarité, empruntant à la fois à la philosophie, à l’anthropologie, à la sociologie et à l’économie. Comment appréhendez-vous cet itinéraire ?

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Que faire ? (V) : Poser des limites aux rapports de forces, par Michel Leis

Billet invité.

S’il est bien une question qui revient de manière récurrente, c’est le quoi faire. Cette série de billets propose quelques solutions et synthétise un projet de livre : « 2017, programme sans candidat ». Je tiens à préciser que ces propositions reflètent une analyse et une vision qui n’est pas forcément partagée par tous les intervenants du blog de Paul Jorion.

Billets précédents de la série que faire : (I) : L’emploi, (II) : Répartir plus équitablement les richesses et les efforts, (III) : Corriger les déséquilibres du territoire, (IV) Lutter contre le gaspillage, développer une économie soutenable et moins mondialisée,

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La Troïka, les banques et nous, par Zébu

Billet invité.

Le documentaire qu’Arte a diffusé ce mardi, « Puissante et incontrôlée : la Troïka », est un très bon documentaire.

D’abord parce qu’il est réalisé par une chaîne franco-allemande, que c’est une production allemande et qu’il est présenté par un journaliste allemand, en allemand [1]. Ce type de documentaire participe justement à cette nécessité de ‘parler aux Allemands’, sur ce qu’est la réalité et non sur ce qu’en disent leurs représentants élus ou leurs medias. Il n’est alors pas plus étonnant qu’avec un tel matraquage idéologique seulement 21% des Allemands soient d’accord avec l’accord récemment dessiné avec la Grèce (et ‘seulement’ 36% pour ceux proches de Die Linke) …

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On ose spéculer sur la faim… et sur le reste, par Serge Boucher

Billet invité.

Oxfam France dénonce la spéculation sur le marché des matières premières agricoles, qui « aggrave la volatilité des prix alimentaires » et « [met] en péril le droit à l’alimentation de centaines de millions de personnes », et la presse relaie cette juste indignation. C’est vraiment le moins qu’elle puisse faire.

On peut cependant se demander s’il est justifié de ne s’intéresser qu’aux denrées alimentaires. En effet, d’un point de vue purement technique, la spéculation sur les produits agricoles n’est pas très différente des autres.

Émettons l’hypothèse que les paris de la finance sur les futures de silicium augmentent la volatilité des prix de cette matière première, et que ceci entraîne une augmentation faible mais réelle des prix de tous les appareils électroniques vendus dans le monde. Certes, que l’acheteur d’un iPhone 6 Plus doive débourser un tout petit peu plus pour acquérir son joujou est l’archétype du « problème de riche », et ne saurait, fort heureusement, susciter la même indignation que la mise en péril de l’alimentation de centaines de millions d’êtres humains.

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Une enfant de 5 ans prépare son lit…

Enfant de 5 ans

Pendant ce temps-là, sur mon propre blog, un commentateur écrit :

Ce que j’ai essayé d’exprimer, c’est que la spéculation au sens général du terme fait partie de l’être humain, qu’elle est bénéfique mais comme tout mécanisme puissant, il faut des systèmes de contrôle et de sécurité pour empêcher les dérives et accidents.

Moi :

Il faudra un jour faire le calcul exact [du coût de la spéculation], je dirais moi au pifomètre que cela représente 40 % du total, mais si le chiffre réel dépassait les 50%, je ne serais pas exagérément surpris. Vous imaginez l’économie que représenterait une interdiction ? Vous imaginez aussi du coup le peu d’intérêt de simplement séparer les activités de spéculation des autres (le coût global reste le même), ou d’interdire certains instruments financiers (je vous reconstruis en un quart d’heure le même instrument sous forme « synthétique » à partir d’instruments toujours autorisés) ?

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« La spéculation, mon bon Monsieur, mais ça a toujours existé ! » – Non ! Et d’ailleurs, ça suffit !, par Zébu

Billet invité.

« Imaginez …

Des baguettes que vous pourriez acheter 24h/24h, de formes différentes, avec des goûts et des couleurs variées, des baguettes vendues partout, jusque dans les stations-service ou les laveries automatiques… imaginez que vous puissiez ainsi accéder comme et quand vous le voudriez à ce que vous souhaitez vraiment.

En échange de cela, nous négocions pour vous les prix de ces baguettes, selon la loi de l’offre et de la demande sur des marchés interconnectés, à New York ou à Hong-Kong et nous garantissons ainsi, pour vous, cet accès illimité »

Ce que ne dira cependant pas votre interlocuteur, c’est que le prix ainsi négocié est un prix purement spéculatif, qui quand il fonce à la hausse, c’est le consommateur qui raque, et qui quand il fonce à la baisse, ce sont les producteurs qui écopent. Et que l’ardoise est refilée aux États – c’est-à-dire aux contribuables – quand la spéculation en arrive à un point tel que tous les ‘acteurs de marchés’ se débinent, la baguette avec, parce qu’« il n’y a plus de prix » pour la farine : parce que les acheteurs potentiels ne sont pas prêts à payer le prix qu’exigent les vendeurs, et que pendant ce temps là, les producteurs de blé doivent attendre avant de vendre et les consommateurs doivent attendre avant de manger. Si bien que les États son forcés d’intervenir, forcés de s’endetter pour pouvoir le faire, forcés d’augmenter les impôts ou de tailler à la hache dans les budgets publics pour maintenir ces marchés en vie.

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Interdiction des paris sur les fluctuations de prix, par Timiota

Billet invité.

Quel homme affirmerait qu’une technique mystérieuse à tous n’en est pas moins un bien pour l’humanité ?  En 1200 et quelques, voilà pour le dire un marchand de soie du Levant que croisait Marco Polo: Car lui profite de l’ignorance du fameux ver à soie dans la civilisation du couchant pour créer un échange, dont nul ne se plaint.

Mais la caravane du marchand a contracté la danse de Saint-Guy : dans le globe bien plus communiquant et capillaire du XXIe siècle, c’est la métaphore biologique de l’immunité et du virus qui prend la main. Le virus cache son information, mais en propage le principe. En 2015, alors que l’ignorance des uns autant que la connaissance des autres quant à la technique financière a maintenant pour cadre un monde immatériel — donc dépourvu d’une stabilisation naturelle par l’échange –, l’Etat français a laissé proliférer depuis 1885, et comme d’autres alors, un virus qui mute trop rapidement pour être tolérable. Nul Ebola ici, son nom s’énonce en six mots: « paris sur les fluctuations de prix« . Comme en biologie, un « bout de programme » de notre ADN de commerçant calculateur disséqué par Fernand Braudel, « programme » utile jusqu’à avoir précocement tissé des réseaux mondiaux, est devenu viralement hyperactif et épidémiologiquement nuisible.

La spéculation du type des « paris sur les fluctuations de prix« , dont parle cet appel est bien comparable à celle d’un « virus ».

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