Archives par mot-clé : Irlande

L’actualité de la crise : LE PARI HASARDEUX DE LA BCE, par François Leclerc

Billet invité

Avec la restructuration de la dette grecque, un tabou est tombé a souligné Paul Jorion dans son intervention du 24 février dans “Le temps qu’il fait”. Il a en effet été admis, au terme de longues négociations, que les investisseurs de la dette souveraine étaient susceptibles d’enregistrer des pertes et qu’ils admettaient d’être mis à contribution pour assurer un sauvetage considéré comme essentiel. Un précédent, quoi qu’en disent ceux qui assurent en croisant les doigts qu’il ne sera pas renouvelé .

Mais voilà que la BCE à son tour surprend. Elle frise le reniement de ses principes – et le viol de ses statuts – en aidant les banques à acquérir des titres de la dette souveraine, une aide indirecte manifeste à leur financement. Jean-Claude Trichet avait déjà du accomplir quelque gymnastique, en prétextant la nécessité d’assurer la bonne transmission de la politique monétaire de la BCE, pour justifier ses achats obligataires sur le marché secondaire, mais la banque centrale s’aventure encore plus loin sur des terres inconnues.

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L’actualité de la crise : POUR PRENDRE UN PEU D’AVANCE ! par François Leclerc

Billet invité

Une farouche compétition est engagée en Europe, afin de ne pas être le pays qui va suivre la Grèce, dont le cas est toujours présenté comme unique et allant le rester. S’efforçant de se présenter sous leur meilleur jour afin de tenter rassurer les marchés, le Portugal, l’Espagne et l’Italie sont sur les rangs.

Les Portugais jouent les bons élèves de la classe, tout en admettant mezzo voce qu’ils ne savent pas comment ils vont pouvoir revenir sur le marché en 2013, laissant entendre qu’une rallonge financière sera nécessaire et que plus de temps sera nécessaire pour respecter les objectifs fixés. L’hypothèse d’une restructuration de la dette plane. Les taux longs sont très tendus sur un marché obligataire à la détente. L’extension du programme leur a d’ailleurs déjà été promise par Wolfgang Schäuble, une caméra qui passait par là l’ayant enregistré au vol à Bruxelles, alors que la Troïka termine à Lisbonne sa troisième mission.

Le pays renoue avec la pauvreté, et parfois la misère, qu’il n’a quitté qu’à la suite de la chute de la dictature en 1974, encore sur la lancée qui s’épuise de la prospérité résultant de l’entrée dans l’Union européenne et de la manne des fonds structurels de Bruxelles. Cette année, l’économie devrait se contracter d’au moins 3 %, le taux de chômage a officiellement atteint en fin d’année dernière le seuil de 14 %. De nombreux signes permettent de reconnaitre la montée de la précarité.

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DE L’AUSTÉRITÉ ET DU MAUVAIS USAGE DE LA SOUVERAINETÉ, par Éric Walravens

Billet invité.

Lundi 30 janvier 2012, Bruxelles. Réunis en sommet, les dirigeants européens s’apprêtent à entériner un traité de discipline budgétaire, alors que dans les rues de la ville, étrangement calmes en ce jour de grève générale, les syndicats protestent contre la même austérité. A écouter chacun des deux camps, le débat semble se résumer à une opposition entre ceux qui veulent assainir les finances publiques et ceux qui ne veulent pas couper dans des budgets essentiels. Deux points de vue tout à fait valables.

Concilier ces deux approches est tellement simple qu’il semble naïf de l’énoncer. Pour revenir à l’équilibre budgétaire, il ne faut pas tant réduire les dépenses qu’augmenter les impôts. Et non pas augmenter les impôts sur les travailleurs et classes moyennes, mais bien capter les montants énormes qui y échappent grâce à un ensemble de règles internationales héritées de trente années de libéralisation des capitaux.

La concurrence fiscale entre les Etats est au cœur des dynamiques qui ont permis à ces règles de se développer. Concurrence qui pousse les Etats à offrir aux multinationales un pont d’or en échange de la promesse de quelques emplois. Qui permet à ces multinationales de déplacer leurs revenus, en toute légalité, d’une filiale à l’autre pour réduire à presque rien leur contribution à l’impôt. Qui permet aussi aux individus les plus fortunés de faire leur shopping entre les destinations les plus exotiques et les moins imposées.

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L’actualité de la crise : UN TRÈS GROS BOUT DE GRAS, par François Leclerc

Billet invité

Les discussions à propos de la restructuration de la dette grecque font l’objet d’un marathon et sont depuis plusieurs jours annoncées comme allant incessamment aboutir ! Il serait plus que temps, car c’est une condition nécessaire, mais pas suffisante, pour que la Grèce ne fasse pas défaut le 20 mars prochain. L’enjeu est d’embrayer ensuite sur un second round de discussion avec la troïka, qui a débuté hier vendredi et porte sur les mesures que va devoir prendre le gouvernement afin de bénéficier d’un prêt dont le montant a été fixé en octobre dernier à 130 milliards d’euros.

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L’actualité de la crise : HORS DE LA FOI, POINT DE SALUT ! par François Leclerc

Billet invité

La calamiteuse émission obligataire allemande a dominé l’actualité de mercredi, témoignant d’une brutale détérioration de la situation. Que les marchés s’en prennent à l’Allemagne illustre l’impasse dans laquelle se trouve la stratégie qu’elle défend. Seuls 3,6 milliards d’euros d’une émission de 6 milliards d’euros à dix ans du Bund ont pu être placés, conduisant la Bundesbank a acheter le solde pour le placer ultérieurement, dans des proportions bien plus importantes qu’elle n’a l’habitude de le faire.

La plus extrême confusion s’est installée. Il y a désormais ceux qui, à Berlin, persistent et signent dans l’affirmation de leur politique mais sont de plus en plus isolés, ceux qui sont trop tardivement favorables à l’émission d’euro-obligations sous conditions, et ceux qui ne voient de salut que dans l’intervention de la BCE. Si les uns et les autres divergent sur la manière de résoudre la crise, tous s’accordent cependant pour considérer que la plus grande rigueur budgétaire est indispensable et affichent leur convergence à ce propos. Et c’est là que le bât blesse.

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L’actualité de la crise : “ON NE FAIT PAS ÇA EN PLEINE RUE…”, par François Leclerc

Billet invité

Tout reste à faire. Après avoir affiché hier son unité de vue avec Nicolas Sarkozy, Angela Merkel a lâché le morceau dès ce samedi matin devant le congrès du CDU à Berlin. Réaffirmant plus que jamais la nécessité de contributions « substantielles » des banques, tout en reconnaissant désormais la nécessité qu’elles soient « volontaires », la chancelière a fait valoir que « on ne fait pas cela en pleine rue »…

Réclamant que les négociations nécessaires pour aboutir à la mise en oeuvre de cette solution devaient être menées dans l’ombre, elle n’a pas nécessairement contribué à détendre l’atmosphère ! D’autant qu’il n’existe aucun dispositif pour mener à bien cette négociation et qu’une foire d’empoigne s’annonce, chacun voulant protéger ses banques. Enfin, pour couper court aux faux-semblants, Wolfgang Schaüble, le ministre des finances, a exigé que les contributions des banques soient “quantifiables” et “sûres”… Derrière les mêmes mots, il n’y avait décidément pas nécessairement les mêmes sens, lors du sommet franco-allemand.

Deux questions doivent être résolues, qui vont demander du temps : quel pourcentage de la dette grecque détenue par les banques va pouvoir être roulé, et quelles contre-parties vont devoir leur être accordées ? Car elles peuvent sans trop de difficultés – les principales d’entre elles l’ont fait savoir publiquement, en faisant état de leur exposition devenue mesurée – assumer des pertes si elles sont limitées, à condition de se récupérer par ailleurs, ce qu’elles n’ont bien entendu pas explicité mais ont bien l’intention d’obtenir.

A y regarder de plus près, le seul sacrifice que les banques devront consentir sera d’augmenter leurs besoins de financement du même montant que celui de la dette qu’elles feront rouler, ce qui permet de comprendre sur quel terrain elles vont chercher des compensations. Or, on sait que le marché est très encombré et que les banques craignent des hausses des taux qui amoindriraient leurs marges et pèseraient sur leur rentabilité. C’est cela qu’elle vont vouloir améliorer par anticipation des difficultés à venir.

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L’actualité de la crise : LA BCE SUR SES ERGOTS, par François Leclerc

Billet invité

L’heure est grave à Athènes ! N’ayant aucun espoir de s’entendre entre eux dans l’immédiat, les dirigeants européens en sont réduits à minorer l’importance de l’échéance grecque et de leurs désaccords, après les avoir montés en épingle.

Le désaccord ne porte que sur les modalités de l’aide, pas sur son principe, déclare ainsi Bernard Valero, porte-parole du ministre des affaires étrangères françaises. De son côté, Nicolas Sarkozy lance un appel pressant à « faire preuve d’esprit de responsabilité et du sens des compromis nécessaires » avant de rencontrer Angela Merkel, qui se tait. Mais l’obstacle principal a franchir est à Francfort – le siège de la BCE – et non pas à Berlin ou même à Paris.

Lorenzo Bini Smaghi vient de marteler la position sans nuance de celle-ci : « Demander, comme cela a été fait récemment, que la BCE prolonge les échéances des titres d’Etat en sa possession ou accepte des titres d’un Etat considéré en défaut comme garantie pour les opérations de refinancement du système bancaire est une violation de l’interdiction pour la banque centrale de financer les Trésors par la monnaie. » Ajoutant, à l’occasion du colloque sur l’éthique organisé dans l’enceinte du Vatican auquel il participait, « toute pression en ce sens viole les règles d’indépendance qui défendent la BCE », plaçant ainsi la barre au plus haut.

S’engageant sur un terrain peu coutumier des banquiers centraux il a également dénoncé la spéculation sur la faillite des Etats en résumant ainsi la situation: « On peut parier contre [des pays] et encaisser la prime dans le cas d’un défaut. Plus la probabilité d’encaisser la prime est importante, plus le nombre de ceux qui parient contre la tenue d’un pays est important ».

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L’actualité de la crise : DYNAMIQUE DE L’ENTÊTEMENT, par François Leclerc

Billet invité

Gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer est réputé pour pratiquer avec constance le double langage : rien ne transparaît jamais dans ses propos publics de la réalité du monde financier qu’il couvre d’un épais voile opaque. Il s’inscrit ainsi dans la tradition bien établie des autorités politiques françaises.

Le Gouverneur vient de franchir un pas de plus en pratiquant l’art de la menace, avertissant qu’il ne fallait pas « toucher à la dette grecque », se comportant comme le véritable protecteur de ses créanciers. Au prétexte s’apparentant à un chantage que « si vous touchez malgré tout à la dette et que vous provoquez un défaut ou un événement de crédit, il faut vous préparer à financer intégralement l’économie grecque ».

Mais son avertissement sans frais n’intervient-il pas trop tard, l’agence Standard & Poor’s n’ayant pas attendu que cet événement intervienne pour dégrader de trois crans et d’un seul coup la note grecque, au niveau le plus bas possible CCC, reléguant le pays au tout dernier rang mondial, derrière les îles Fidji et la Jamaïque, l’Argentine ou l’Équateur ? Il faut donc croire que l’événement de crédit a déjà eu lieu, dont la définition est d’entraîner une dégradation de la note par les agences, le déclenchement des CDS n’étant quant à lui pas encore intervenu. Pour le moins, nous sommes entrés dans des eaux troubles, Standard & Poor’s pratiquant l’art de la prophétie auto-réalisatrice.

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L’actualité de la crise : CHERS OBJETS DE TOUS NOS RESSENTIMENTS, par François Leclerc

Billet invité

Des œillères ou un farouche refus d’admettre l’évidence sont indispensables pour continuer à ne pas saisir dans toute sa dimension la crise de la dette européenne, et prétendre en exclure la composante privée qui est portée par le système bancaire. De nombreux analystes et journalistes financiers – généralement anglo-saxons – ne font pas preuve de la même cécité et considèrent que des défauts sur la dette publique sont à terme inévitables, expliquant qu’il est indispensable pour régler la crise globale de s’attaquer au problème que représentent les banques, ce sommet de l’iceberg du système financier.

On avait déjà remarqué comment le projet européen de transposition de la réglementation du Comité de Bâle, destinée à renforcer les fonds propres des banques, faisait preuve d’une incontestable souplesse sur le point très sensible des obligations convertibles, dont les bilans des banques européennes sont farcis. Leur permettant de continuer à utiliser ce moyen commode pour durcir leur capital en émettant tout simplement de la dette (convertissable dans certaines conditions, et c’est là tout le problème) !

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L’actualité de la crise : MINIMUM DE RÉALISME, par François Leclerc

Billet invité.

La Grèce va devoir patienter, ayant entretemps réussi à emprunter 1,625 milliards d’euros à six mois, au taux pénalisant record de 4,88%, afin de tenir dans l’immédiat.

La Commission parle d’une décision prise « dans les prochaines semaines », et Angela Merkel veut pour se prononcer attendre les résultats de la mission de la Troïka, qui vient juste d’arriver à Athènes et doit y rester une bonne semaine. Le temps de se dégager un peu de la pression qu’exerce sur elle son allié du FDP, qui anime en Allemagne le front du refus.

Tous espèrent ainsi faire retomber la tension que la réunion de vendredi dernier avait contribué à faire grimper, et gagner du temps pour trouver une position commune. Christine Lagarde, pour rassurer, a de son côté déclaré sans savoir comment qu’« on allait continuer à les aider », tandis que George Papandréou appelait les Grecs au « sang froid ». Ce nouveau numéro du cirque ne fait que commencer, car les intérêts des uns et des autres sont clairement divergents.

Ce qui est certain, c’est que plus le temps passe, plus la dette grecque va être garantie par les Etats via le fonds de stabilité, car les banques non seulement n’en achètent plus sur le marché mais s’en délestent autant qu’elles peuvent. La charge est donc progressivement reportée en totalité sur les Etats, rien qui ne soit vraiment étonnant.

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L’actualité de la crise : SAUVETAGES À LA PONZI, par François Leclerc

Billet invité.

Les commentaires pleuvaient hier lundi sur le thème : « Que vont bien pouvoir encore trouver les Européens pour se sortir de ce nouveau mauvais pas ? ». Non pas pour évoquer le cas du Portugal – dont le plan de sauvetage doit encore être finalisé, la Troïka ayant déjà mis au point ses conditionnalités – mais celui de la Grèce, qui a déjà le sien, réaménagé mais ne suffisant pas.

Les crises nationales ont commencé à se télescoper et non plus se succéder.

Les autorités européennes seraient en passe d’adopter dans ses grandes lignes un plan consistant à ne rien décider de nouveau, faute de pouvoir se mettre d’accord. Il implique cependant, pour ne pas créer les conditions d’un défaut catastrophique du pays dès l’an prochain, de remettre au pot en lui concédant un nouveau prêt de plusieurs dizaines de milliards d’euros et en serrant davantage la vis. En exigeant en contrepartie la réalisation d’un plan de privatisation de 50 milliards d’euros.

Ces autorités poursuivent avec application un schéma qui a déjà failli… mais elles se disent qu’elles gagnent ainsi du temps, le plus précieux des alliés faute de mieux !

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L’actualité de la crise : UN PLAN A’, par François Leclerc

Billet invité.

Alors que les désaccords à propos de la restructuration de la dette grecque se précisent, les grandes données du plan de sauvetage du Portugal sont désormais connues. Rien qui ne contribue à clarifier une situation déjà très confuse et à élargir les marges de manœuvre des autorités européennes.

Ne disposant pas de plan B, celles-ci cherchent à mettre au point un plan A’, non sans de grandes difficultés pour se mettre d’accord sur ses modalités, comme on peut s’en douter.

Certes, il semble avoir été tiré quelques leçons des deux précédents plans de sauvetage, qui se sont vite révélés impraticables, le Portugal en bénéficiant. Une autre raison de ce relatif infléchissement est que sa situation n’est pas équivalente à celle de la Grèce, de l’Irlande… ou de l’Espagne, et que l’économie portugaise souffre d’autres maux – de toujours – que ces derniers. Un même remède de cheval n’est donc pas indispensable.

Les représentants de la Troïka chargés de négocier ce troisième plan en date pour le compte de l’Union européenne, la BCE et le FMI, ont parlé d’un programme « dur, mais nécessaire et juste »( chaque mot étant pesé). On pourra douter de son caractère juste, au vu des mesures qui ont fini par être annoncées, même si elles sont moins pire qu’escompté les précédents jours par la presse portugaise. De quoi permettre à José Socrates, – premier ministre socialiste démissionnaire, qui va affronter les électeurs le 5 juin prochain – de faire valoir ses talents de négociateur.

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L’actualité de la crise : QUEL DRÔLE DE MONDE ! par François Leclerc

Billet invité.

Objets symboliques de tous les ressentiments, les banques le sont aussi de toutes les attentions.

Au chapitre des plus délicates, il ne faut pas manquer de signaler les tests qui viennent d’être effectués aux Etats-Unis, ou ceux qui vont devoir l’être en Europe, malgré les difficultés à les mettre au point.

Les résultats des premiers sont restés très confidentiels, prétexte choisi pour autoriser les banques à verser à nouveau des dividendes à leurs actionnaires (à une seule exception). Une bonne manière qui a pour objectif de faciliter de futures augmentations de capital, faisant de celles-ci une bonne affaire pour les investisseurs.

Les seconds, en Europe, sont bien engagés pour être une nouvelle opération de communication bâclée, leur principale fonction n’étant pas de révéler la situation des banques mais de la masquer. Tous les artifices de la technique comptable bancaire seront bons pour y parvenir, nous aurons l’occasion d’y revenir.

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L’actualité de la crise : PAS DE SACRE DU PRINTEMPS, par François Leclerc

Billet invité

Il va être plus difficile que prévu de présenter le prochain sommet comme un véritable sacre, comme José Manuel Barroso, président de la Commission de Bruxelles, s’est imprudemment aventuré à l’espérer, en déclarant : “L’Union européenne fait actuellement un énorme pas en avant, qui aurait été inimaginable il y a un an”.

Non seulement le Portugal, désormais au centre de la zone des tempêtes, va devoir se résoudre à rejoindre la Grèce et l’Irlande dans le camp des condamnés – même si pour éviter une fâcheuse simultanéité avec le sommet, un petit répit va lui être accordé – mais parce que l’accord acquis lors de la réunion des ministres européens des finances ne tient plus, remis en cause par Angela Merkel sous la pression des parlementaires de sa majorité. Le financement de l’actuel fonds de stabilisation financière (EFSF) et de son successeur, le MES, est en question.

Il en résulte une double conséquence : l’Espagne est désormais en première ligne, et les moyens de financement pour l’aider, si nécessaire, ne répondent pas à l’appel dans l’immédiat. La fin du mois de juin prochain a été fixée comme date butoir pour parvenir à un accord financier, mais la partie s’annonce délicate en raison de l’évolution de la situation politique allemande, d’autant que de nouvelles défaites aux élections régionales menacent la majorité au Bundesrat, la seconde chambre.

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