L’actualité de la crise : MINIMUM DE RÉALISME, par François Leclerc

Billet invité.

La Grèce va devoir patienter, ayant entretemps réussi à emprunter 1,625 milliards d’euros à six mois, au taux pénalisant record de 4,88%, afin de tenir dans l’immédiat.

La Commission parle d’une décision prise « dans les prochaines semaines », et Angela Merkel veut pour se prononcer attendre les résultats de la mission de la Troïka, qui vient juste d’arriver à Athènes et doit y rester une bonne semaine. Le temps de se dégager un peu de la pression qu’exerce sur elle son allié du FDP, qui anime en Allemagne le front du refus.

Tous espèrent ainsi faire retomber la tension que la réunion de vendredi dernier avait contribué à faire grimper, et gagner du temps pour trouver une position commune. Christine Lagarde, pour rassurer, a de son côté déclaré sans savoir comment qu’« on allait continuer à les aider », tandis que George Papandréou appelait les Grecs au « sang froid ». Ce nouveau numéro du cirque ne fait que commencer, car les intérêts des uns et des autres sont clairement divergents.

Ce qui est certain, c’est que plus le temps passe, plus la dette grecque va être garantie par les Etats via le fonds de stabilité, car les banques non seulement n’en achètent plus sur le marché mais s’en délestent autant qu’elles peuvent. La charge est donc progressivement reportée en totalité sur les Etats, rien qui ne soit vraiment étonnant.

Dans l’immédiat, la situation se complique au fur et à mesure que les bouches s’entrouvrent et que l’on entre dans le détail des options disponibles, entre lesquelles il va falloir trancher. La palme revient à Bini Smaghi, gouverneur de la BCE et farouche opposant à la restructuration de la dette grecque, qui en est venu à mettre en cause à l’occasion d’une conférence à Florence « certains gros investisseurs qui se sont assurés contre ce risque » et qui poussent au crime en pratiquant « une incitation perverse »… On finira par tout savoir du comportement des mégabanques et comprendre pourquoi elles font preuve de sérénité.

D’autres, comme Jürgen Stark de la même BCE, conservent leur flegme et leur langue de bois pour affirmer contre toute vraisemblance que la Grèce est solvable et « n’est pas un puits sans fond », afin d’inciter les Européens à remettre le couvert.

Ce feuilleton va rebondir, ne justifiant pas de suivre au jour le jour les épisodes de la fièvre qui s’est emparée des dirigeants européens, Jean-Claude Juncker, ayant une fois reconnu et laissé échapper dans un accès de franchise que « quand cela devient sérieux, vous devez mentir ».

Une nouvelle réunion des ministres des finances de l’Ecofin – officielle celle-ci – devrait en début de semaine commencer à se pencher sur l’addition que les Grecs ont déjà présentée : ils auraient au dernier pointage besoin de 60 milliards d’euros supplémentaires, pour couvrir leurs besoins en 2012 et 2013.

Les Allemands ne sont pas prêts à participer au financement de cette énorme rallonge, et préféreraient que soit adoptée comme solution une extension négociée de la maturité des obligations souveraines grecques venant à échéance ces deux années-là. La BCE n’est pas d’accord et les Français se réfugient derrière elle. Une solution de compromis pourrait aux dernières nouvelles être trouvée, les Grecs garantissant un nouvel emprunt auprès du fonds de stabilité européen en fournissant comme collatéraux des éléments de leur patrimoine. Mais nous n’en sommes pas là !

Bini Smaghi prononçait donc ce matin son instructive conférence, sur laquelle on peut revenir. Car elle l’a conduit à expliquer – ce qui de prime abord étonne dans sa bouche – combien s’en remettre aux marchés financiers pour faire des choix de politique budgétaire relevait d’une « illusion ». Illusion selon laquelle « …la gouvernance économique de la zone euro peut être renforcée, non en augmentant les responsabilités des politiques (…), mais en déléguant aux marchés financiers la tâche de sélectionner les politiques appropriées auxquelles les autorités doivent se conformer ». Or, selon lui, les marchés n’apprécient pas correctement la solvabilité des Etats, car « le risque souverain ne s’apprécie pas uniquement à l’aune de la capacité d’un pays à soutenir le poids de sa dette mais aussi de la volonté de réaliser une politique d’ajustement, incluant des privatisations et des réformes structurelles ».

Que d’intéressantes circonlocutions et remarques sur l’aveuglement des marchés pour justifier que les Etats européens financent collectivement la dette publique existante au sein de la zone euro tout en s’imposant une discipline drastique pour la réduire !

L’épineuse question des taux auxquels le fonds de stabilité européen prête aux uns et aux autres va aussi devoir être tranchée. Olli Rehn, le commissaire aux affaires économiques, a annoncé un taux compris entre 5,5 et 6% pour les Portugais. La Grèce, dont le taux initial était de 6,2%, a déjà obtenu l’engagement qu’il soit réduit d’environ un point en pourcentage. L’Irlande a bénéficié d’un taux moyen de 5,8% et se bat pour obtenir une réduction de celui-ci. Peut-on justifier que les taux soient différents suivant les pays et les plans de sauvetage et qu’ils restent si élevés ? Cette question, relativement secondaire car cela ne changera rien à leur insolvabilité finale, n’en reste pas moins hautement symbolique d’une stratégie irréaliste et sans avenir.

Le parti socialiste finlandais en a pris acte à sa manière, qui a décidé de ne voter au parlement le soutien au plan de sauvetage Portugais – indispensable pour qu’il puisse être adopté au niveau européen – qu’à une condition très claire mais assez symbolique étant donnés les montants : les Portugais devront lever une taxe bancaire dont le produit sera destiné au remboursement de cette aide financière, en cas de restructuration de la dette…

Il est cependant paradoxal de devoir constater que ce n’est pas du côté des autorités politiques européennes que l’on peut attendre un minimum de réalisme, mais que l’on peut par contre en trouver à l’Institute of International Finance (IIF), le lobby international des mégabanques.

S’inscrivant dans le cadre d’une consultation publique lancée en janvier dernier par la Commission, à propos des conditions suivant lesquelles d’éventuelle faillites de banques systémiques pourraient à l’avenir être organisées, l’IIF vient de faire un pas en avant que l’on n’attendait pas. Il admet que, en dernier ressort, les détenteurs jusqu’alors intouchables d’obligations senior pourraient être mis à contribution, ce qui était il y a encore peu considéré comme un crime de lèse-majesté pour la restructuration des banques irlandaises. Laissant l’Etat seul avec une mission impossible.

Les mégabanques savent, pour ce qui les concerne, faire quand cela est nécessaire la part du feu. Quitte à utiliser des instruments de couverture, comme on le voit à propos des obligations souveraines…

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121 réflexions sur « L’actualité de la crise : MINIMUM DE RÉALISME, par François Leclerc »

  1. Pourquoi dit-on que le défaut de paiement de la Grèce signifierait la fin de l’Euro ?

    Si une énorme société privée, BP par exemple, ou Siemens, faisait faillite cela provoquerait une perturbation plus grande sur les marchés.

    Il n’y a pas de lien autre que psychologique entre la « faillite » d’un État et une remise ne cause de la monnaie commune……Ne brandit on pas cette menace d’éclatement de l’euro pour faire peur et faire ainsi croire qu’on n’en viendra jamais à une restructuration de dette souveraine ?

    Un indice de plus qu’il s’agit de politique, pas d’économie.

    1. Sauf que ces politicards ont eu la main sur la dépense , les normes européennes et on engagé la mondialisation , le crédit mondial , la désindustrialisation.
      Par ce fait leur idéologie s’écroule en mêle temps que leur systeme économique.
      Et voici comment nous pourrions avoir la guerre civile entre pays de l’europe.
      Car les grecs attaqués , les autres pays euro vont à un moment dire stop on ne paie pas.
      Et c’est la guerre….la guerre je vous dis……………la guerre comme en 39………….tous les ingrédients sont là.

    2. la « faillite » d’un État et une remise ne cause de la monnaie commune

      Alain M-B

      vous dites encore monnaie commune …quelle différence avec cet hypothétique « bancor » ?
      l’euro serait-il du bancor sans le savoir ?
      si l’euro est déjà du bancor, en quoi est-il ( le bancor ) une (re)-trouvaille esmerveillante ? qui va tout nous remettre le monde en ordre fissa ??
      bancor-route pour bancor-route, cela vaut-il de changer de nom …( le re-branding, z’en avons déjà entendu parler dans les multinationales : ça coûte trés cher, et ça sert à ren !)

      si c’est pour nous aligner ( par le bas) comme à la parade, c’est-y la peine ? c’est déjà en cours!
      post-scriptum (embêtant PS, ça le fait pas):
      l’alignement, j’ai horreur ! ça doit venir du nord, ce truc là …
      j’y peux rien, c’est comme ça.

  2. qui en est venu à mettre en cause à l’occasion d’une conférence à Florence « certains gros investisseurs qui se sont assurés contre ce risque » et qui poussent au crime en pratiquant « une incitation perverse »… On finira par tout savoir du comportement des mégabanques et comprendre pourquoi elles font preuve de sérénité.

    Vous n’avez pas attendus tout ce temps pour comprendre cela.

    A quoi croyez vous que sert le temps que mettent tout nos politiques à ne pas prendre de décisions?

    Laissons le temps au temps, cela permet à certaines poches de surgonfler (on ne peut plus dire se remplir, elles sont déjà gaver), maintenant on atteint la gonfrerie!

  3. LES CHARS GRECS SONT ENTRES DANS BRUXELLES !!!!!!!!!
    j’entends les bombes , les snipers , barrosot s’est enfui en hélico , tous les planqués de l’europe sont en planque…..OLALA CA VA MAL.

    1. Bruxelles, ma belle, je te rejoins bientôt
      Aussitôt que Paris m’ait trahi
      Et je sens que son amour aigri, depuis
      Elle me soupçonne d’être avec toi, le soir
      Je reconnais, c’est vrai
      Tous les soirs, dans ma tête
      C’est la fête des anciens combattants
      D’une guerre qui est toujours à faire

      Dick Annegarn, Bruxelles, 1974.

    2. barrosot s’est enfui en hélico

      J’ai ri . c’était nerveux. =) enfin, je pense que le penta-gone with the wind lui trouvera un petit placard …bien obéissant cet homme là !

  4. A mon avis la Grèce ne remboursera jamais rien.

    Tout le monde le sait. Mais on gagne du temps pour que les banques aient le temps de transférer leurs actifs pourris à la BCE, donc aux contribuables européens.

    S’assoir sur le prêt du FMI ca sera une autre histoire.

    1. @pablo

      Délivre moi d’un doute affreux qui m’oppresse et meurtrit mon âme française…
      Notre France chérie se serait-elle avilie au rang infâme du Venezuela de Chavez ?
      Passeque les gars d’ÉTA, dont ce procureur espagnol a accusé le Venez d’avoir été un lieu d’entraînement, il me semble bien qu’ils s’étaient aussi entraînés en France, non ?
      Et puis ce bon vieux colonel libyen, il me semble bien aussi qu’il n’avait pas été récemment reçu comme un malpropre ou un ennemi de la France, non ?
      D’ailleurs, les 10 gros bateaux de pêche au thon rouge bloqués dans le port de Sète et qui ne pourront pas démarrer la saison dimanche 15 mai. battant pavillon libyen.. Ces bateaux détenteurs de 1000 tonnes de quota sur les 12 000 autorisés par l’organisme international de protection du thon rouge, ces bateaux qui emploient 100 pêcheurs sètois et sont gérés par la mafia de la pêche sètoise, ces bateaux dont le propriétaire serait un fils du colonelissime honni, ils sont bien dans un port français, non ? Ils sont pas à Caracas, non ?
      Je suis surement pas un inconditionnel de Chavez, mais pour la stigmatisation systématique du Satan de Caracas, on a déjà Adler et pas mal d’autres. Pas besoin, en plus, des révélations « exclusives » de notre espagnol germanopratin préféré.

      1. @ Vigneron
        La France, jusqu’au moment où Felipe González a convaincu son ami Mitterrand que les gens d’ETA étaient des assassins qui n’avaient rien à cirer de la démocratie et de l’opinion de 90 % des Basques, s’est comporté, comme à son habitude, comme le pays très cynique qu’il a toujours été. Personne a oublié en Espagne l’aide à l’ETA de la France après l’instauration de la démocratie en Espagne, ni les insultes au Roi que Mitterrand a écrit dans un de ses livres après la mort de Franco, ni l’attitude de Chirac contre l’entrée de l’Espagne dans le Marché Commun. La France donne de leçons de moral à tout le monde, mais ne trompe plus personne. Les Français n’ont toujours pas compris qu’ils sont détestés partout, y compris en Espagne.

        Quant à Chávez, ce que j’en lis dans la presse espagnole de gauche (El País o Público) n’a rien à voir avec ce que je lis dans celle d’ici (en Espagne personne défend Chávez). Il est vrai que les Français n’ont jamais rien compris à l’Amérique du Sud. Et qu’ils se sont toujours trompé sur les dictateurs de tout poil (je m’abstiendrai de te faire une liste de tous les dictateurs soi-disant « de gauche » que la Gauche caviar française a aimé à la folie depuis 60 ans au moins).

        P.S. C’est qui ce Renou qui m’a l’air si imprudent ou si masochiste?

    2. Le prochain sur la liste ne sera donc pas la France, deux fois plus endettée que l’Espagne sans avoir pour autant deux fois plus d’habitants ? La possession de l’arme nucléaire nous vaudrait-elle donc une certaine indulgence, comme celle qui dispense le puissant escroc en milliards de la détention préventive à laquelle on soumet le petit voleur de pommes ?

  5. Monsieur Fillon viens de dire que la crise est passée (Il ne doit pas beaucoup se renseigner et avec son haut salaire il ne voit pas la montée des prix) et que la croissance revient, elle passe de 0,6% a 0,8% (mais il oublie de dire que par la suite ça va repartir à la baisse) ! Ah qu’elle comique ce monsieur Fillon et ses amis..

    1. J’espère que les Français se souviendront de ses paroles quand arrivera la fin de l’Union Européenne et certainement la mise en place des dictatures qui vont fleurir à cause du repli des pays avec la montée des extrêmes droites et la crise économique et énergétique..

      1. Vous allez me dire que je suis pessimiste.. mais d’après vous, le semblant de démocratie qu’il y a encore de nos jours, arrivera t’elles à passer le choc de la crise économique (Dont le plus gros ne fait que commencer), énergétique (Avec un pétrole de plus en plus chers), climatique etc.. ? Moi j’ai de sérieux doutes en tout cas.

  6. Je suis peut-être hors sujet mais, dans le fond, je m’en fiche.
    Mais si la réalité est une invention, comment peut-on demander du réalisme ?
    Si la réalité est une invention, comment peut-on reprocher à nos autorités de ne rien faire ? Dans leur réalité, ils agissent.
    Si la réalité est une invention, au nom de quoi peut on dire à nos autorités de s’occuper des problèmes actuels ? Ils sont notre réalité selon le logiciel bruxellois. Alors nous leur demandons de changer la réalité ou de changer de réalité. Pour eux cela n’a aucun sens. Ils pourraient même nous demander un minimum de réalisme. Dans leur logiciel, cette demande est sensée.
    Si la réalité est une invention, l’économie ne peut pas être une science. Ou alors la science n’est qu’une fable collée sur une invention.
    Si la réalité est une invention, elle existe. Mais il peut en avoir plusieurs en circulation. Cette multiplicité vide de toute valeur les différentes réalités. Il ne reste que les affrontements pour résoudre les contradictions.
    Si la réalité est une invention, il suffit d’en inventer une autre qui nous convient mieux. Ce blog peut devenir le lieu d’invention d’une nouvelle réalité. Mais je ne vois pas du tout pourquoi cette nouvelle réalité n’irait pas rejoindre celle de nos élites dans les poubelles de l’histoire.
    Si la réalité est une invention, je ne vois pas pourquoi nous serions d’accord entre nous sur la nature de cette nouvelle réalité. Bonjour le conflit ! Pour mesurer sa violence, je pense qu’il faut aller du côté des guerres de religions. Si la réalité est une invention, je ne vois aucun autre chemin pour nous mettre d’accords.
    Si la réalité est une invention, pourquoi est-ce que je suis réel ? Je peux en douter.
    Si la réalité est une invention, la science est une illusion.

    Il y a cette histoire du doigt et de la lune. C’est quelque chose comme :
    « Quand un homme montre du doigt la lune, le fou regarde le doigt et le sage la lune ».

    Je pense que les mots humains sont des inventions. Ils servent à montrer la réalité comme le doigt montre la lune. Grâce aux mots, on peut voir la lune. Après, on peut voir autre chose que ce qui est dans les mots. Sinon, nous sommes le fou de l’histoire. Après, on peut également utiliser le mot lune à bon escient pour donner à un autre les moyens de la voir.

    Comme je ne peux pas voir tout ce que mes connaissances me permettrait de découvrir, je décide de faire confiance ou pas à mes informateurs. Je pense que cela est une façon de se construire une connaissance, un savoir. Je pense que cela peut aussi être une façon de se soumettre à des informateurs. On leur fait confiance. Les abus sont possibles. Les illusions sont également possibles. On peut imaginer avoir compris les informations reçues et savoir avec certitude que la terre est plate ou un truc analogue.

    Je m’arrête ici car tout cela n’a de sens que si la lune de l’histoire existe. Dans cette histoire, elle est hors des mots.

    Je rejette la vision du monde définie par nos économistes et nos financiers en position de force car ils posent que leur savoir est une science et la seule chose valable pour tenir notre société en un seul morceau. Je la rejette parce que ce n’est qu’un savoir, ce n’est qu’un ensemble de mots. je la rejette car c’est une invention. Je la rejette car elle ne montre même pas la lune.

    Pourtant, elle existe.

  7. POUR EN FINIR AVEC LA CRISE .
    Une crise c’est un truc qui gongle et qui dégonfle, un urticaire qui passe qd on arrete les fraises au médoc ……L’arnaque c’est d’appeler le désastre sociétal actuel une « crise » , ce qui de facto laisse croire a une « fin de crise » …nada , point de fin a celle ci , ou alors une faim …une crise sans fin , du style vis … l’usage abusif de ce terme permet de faire croire a un espoir , de lendemains qui chantent et meme (parait que ça marche !) de pretendre qu’une dictature provisoire pourra etre necessaire …. on est là ds la croyance , on garde les memes , on ne change pas une équipe qui perd … shoot again , it’s more fun to compeet !!!
    On n’a pas besoin de flics ou de curés , on a des économistes .

  8. une dictature provisoire pourra etre necessaire

    c’est « manque pas d’air » qui a dit ça pour la Grèce, sur France Cult.il y a un bail ….

    dictature provisoire

    = oxymore !=) ils nous prennent pour des billes !

    necessaire

    =) et puis quoi encore ! quelle honte ! et, on nous

    parlera de l’exemple des démocraties occidentales !!

    à vomir !

    1.  » Dictature provisoire », super oxymore . Imaginez un peu le dictateur qui vous dit : « maintenant que tout va bien, je m’en vais comme promis ! »

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