Archives par mot-clé : John McCain

Funérailles de John McCain : la Sainte-Alliance

Témoignage de la Sainte-Alliance et moment très apprécié en ces temps de clivages sciemment orchestrés par la Maison-Blanche : M. Bush glissant discrètement des friandises à Mme Obama.

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LE TEMPS QU’IL FAIT LE 26 OCTOBRE 2017 – Retranscription

Retranscription de Le temps qu’il fait le 26 octobre 2017. Merci à Cyril Touboulic et à Olivier de Taxis ! Ouvert aux commentaires.

Bonjour, nous sommes le jeudi 26 octobre 2017, et quand je fais ma petite vidéo Le temps qu’il fait un jeudi plutôt qu’un vendredi c’est parce que je suis ou je serai dans le train à l’heure où je fais généralement cette petite vidéo comme maintenant, autour de 9h30. Continuer la lecture de LE TEMPS QU’IL FAIT LE 26 OCTOBRE 2017 – Retranscription

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Le temps qu’il fait le 26 octobre 2017

Mon économiseur d’énergie m’a joué des tours, du coup, exceptionnellement, un Temps qu’il fait en deux parties.

Paul Jorion : Vers un nouveau monde (La Renaissance du Livre 2017)
Jeu de la vie de Conway
Konrad Zuse (1910 – 1995)

L’abusus, Le Monde : Dans les Vosges, UPM casse son usine avant de partir, par Denis Cosnard, le 21 octobre 2017
Fascisme en col bleu et en col blanc
Mea culpa : la directive sur les travailleurs détachés est une bonne mesure visant à lutter contre le dumping social
Locke (2013), film de Stephen Knight
Bob Corker, Jeff Flake, George W. Bush et John McCain, conservateurs de choc mais amis de la démocratie

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L’actualité de demain : À MOSCOU, SANS PASSER PAR CHEREMETIEVO, par François Leclerc

Billet invité

À moins de deux mois du sommet des chefs d’État et de gouvernement de Saint-Pétersbourg, un G20 finances se réunit vendredi à Moscou ; le cas Edward Snowden planera sur la réunion. Le Congrès américain s’en est lui emparé, des élus se réveillant et découvrant qu’ils ont été selon eux trompés, et que la NSA, avec la bienveillante complicité du département de la Justice, va avec ses programmes de surveillance bien au-delà de ce que lui permet la section 215 du Patriot Act. Elle arrive à échéance en 2015, et il est menacé de ne pas la renouveler. En attendant, la discussion porte sur le distinguo entre collecte et exploitation des données, derrière lequel la NSA cherche en toute innocence à se réfugier.

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L’actualité de demain : LE TRAVAIL DE SAPE SE POURSUIT… par François Leclerc

Billet invité.

On ne présente plus Elizabeth Warren, désormais sénatrice du Massachusetts, à ce titre plus que jamais bête noire de l’industrie financière américaine. Et il serait abusif de la cataloguer dans la fameuse cinquième colonne qui se découvre progressivement, dont il est rendu compte au fil de l’eau dans cette chronique, vu qu’elle n’a cessé pour ce qui la concerne d’agir à visage découvert.

Avec le sénateur républicain John McCain, Elizabeth Warren vient d’ailleurs de prendre une de ces initiatives que l’on appelle aux États-Unis bipartisane, afin de peser tout leur poids dans la situation politique de forte polarisation entre démocrates et républicains qui s’y poursuit. Entraînant tous deux dans leur sillage un groupe de sénateurs, ils veulent aller plus loin que la loi Dodd-Frank et viennent de proposer une nouvelle loi en référence au Glass-Steagall Act de 1933, tout en prenant en compte les nouveautés parmi les produits financiers. « Il est temps de restaurer notre confiance dans les institutions financières en reconstruisant la muraille qui a protégé notre économie pendant des décennies aux lendemains de la Grande dépression », a commenté Maria Cantwell, la sénatrice démocrate de l’État de Washington qui soutient le projet, d’après le Financial Times.

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NOUS, L’OPINION PUBLIQUE

Un rapport du Sénat américain rédigé sous la direction des sénateurs Carl Levin du côté démocrate et John McCain du côté républicain, et divulgué à Washington hier 20 mai, en vue d’une audition de dirigeants de la firme Apple aujourd’hui 21 mai, met en évidence les techniques d’« optimisation fiscale » utilisées par le géant de l’électronique.

Les montages sont expliqués de manière détaillée dans ce document de 40 pages. On y lit par exemple que l’un des départements de la firme, Apple Operations International, n’a payé aucune taxe dans aucun pays de 2009 à 2012 malgré un revenu net de 30 milliards de dollars ; un autre, Apple Sales International, a versé en 2011, 10 millions de dollars en impôts sur un montant de recettes s’élevant à 22 milliards de dollars, soit un taux d’imposition effectif de 0,045%.

C’est l’Irlande, en sa qualité de « centre financier international » (l’appellation méliorative des havres fiscaux), qui a permis à Apple un tel degré d’« optimisation », allant jusqu’à accorder à la firme des conditions d’imposition privilégiées : abaissant dans certains cas l’imposition des 12% officiels exigés des compagnies non-résidentes à un taux privilégié de 2%, voire même moins. On se souviendra que lorsque l’Irlande fut tirée d’affaire par les autres pays de la zone euro en 2010, une des conditions posées initialement pour son sauvetage était la fin de son statut de havre fiscal. On apprit rapidement, mais sans réelle surprise, que cette pré-condition pour l’aide qui lui était accordée était abandonnée.

Le rapport du Sénat américain souligne que l’« optimisation fiscale » n’est pas illégale : « C’est cela la définition même d’une entourloupe fiscale, a déclaré le sénateur Levin, une pratique qui sur le plan purement technique est légale, mais qui contrevient à l’esprit de la loi ».

En d’autres temps, le fait que l’« optimisation fiscale » n’est pas illégale aurait assuré à Apple une indifférence bienveillante des États à l’égard des techniques auxquelles la compagnie recourt. Les temps ont changé : ce ne sont pas seulement les États-Unis, mais également le Royaume-Uni, l’Australie et l’Union européenne qui poussent ces jours-ci l’« optimisation fiscale » dans ses derniers retranchements. Restons cependant vigilants et attentifs au fait qu’il n’est pas dans la nature même des gouvernements de ces pays d’opérer un tel revirement « hostile au milieu des affaires » (pour employer l’expression consacrée) parce que ce changement d’attitude n’a en réalité qu’une seule origine : l’exaspération croissante que nous manifestons envers l’« optimisation fiscale » de compagnies telle Apple, nous, l’opinion publique.

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Audition de représentants de la firme Goldman Sachs au sénat américain (I)

Ce texte est un « article presslib’ » (*)

Je suis en train de regarder en direct l’audition à la sous-commission d’investigations du Sénat américain. J’ai vécu aux États-Unis douze ans, de 1997 à 2009. Durant cette période, j’ai été très critique envers ce pays, comme je l’avais d’ailleurs été avant d’y résider, et comme je continue de l’être depuis. Aussi sévère que soit ma critique, j’ai toujours tenu à l’exprimer sans outrance, ce qui était ma manière d’exprimer le respect que méritait à mes yeux un pays qui me procurait avec générosité du travail à une époque où le continent où j’étais né me considérait sans aucune utilité.

Je regrette que le régime démocratique, dans tous les pays où il est en vigueur, soit dévoyé par le pouvoir de l’argent. La manière dont il l’est varie de pays à pays. Je regrette tout spécialement la manière choquante dont il l’est aux États-Unis, certaines de ses institutions, sa Cour Suprême en particulier, ayant été et étant toujours systématiquement complice d’un tel dévoiement.

À l’heure qu’il est, j’assiste à cette audition depuis deux heures. Ce qui m’épate, c’est la robustesse de ce régime démocratique, en dépit de toutes les forces qui s’opposent à son fonctionnement, en dépit des sommes colossales qui sont déversées pour le dévoyer dans son exercice quotidien. Il me semble quasi-miraculeux que des personnes, tel le sénateur Carl Levin, conservent – en dépit de la machine à broyer de l’argent – l’intégrité qui leur permet de s’opposer comme il le fait sous mes yeux, à ce rouleau compresseur.

Chapeau aussi au sénateur John McCain. Comme je l’ai laissé entendre ici durant la campagne des élections présidentielles américaines en 2008 : aurais-je été citoyen américain, je n’aurais pas voté pour lui en raison des valeurs que défend le parti républicain auquel il appartient. J’ai cependant été impressionné par la manière dont, d’entrée, il a affirmé sans équivoque qu’indépendamment du fait que le comportement de Goldman Sachs ait été légal ou non, il enfreint manifestement les principes de l’éthique.

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Ceux qui comprennent l’anglais et souhaitent suivre l’audition peuvent le faire ici.

(*) Un « article presslib’ » est libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un « journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici.

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« Va y avoir de la bagarre ! »

Ce texte est un « article presslib’ » (*)

Donc ce matin dans « Pour qui sonne le glas » j’expliquais qu’Obama disposait au début de son mandat d’une super-majorité pour mettre au pas Wall Street et qu’au lieu d’en tirer parti, il avait tergiversé, entouré de conseillers et de ministres copains comme cochon avec la finance, et que – comme il était hautement prévisible du coup – l’opinion se retournait maintenant contre lui.

Il a entendu le message (pas le mien mais celui de la rue dont je synthétisais le sentiment) et on apprenait donc cet après-midi qu’il passait enfin aux actes avec l’intention de faire rentrer Wall Street dans le rang : rétablissement (à peu de choses près) du Glass-Steagall Act qui sépare l’activité d’intermédiation des banques (mettre en contact ceux qui peuvent prêter et ceux qui veulent emprunter) des « opérations sur fonds propres » (spéculation des salles de marché et investissement dans les fonds d’investissement spéculatifs), démantèlement des établissements financiers Trop Gros pour Faire Défaut, etc. On passait enfin aux choses sérieuses !

Je me souviens d’un Laurel et Hardy vu étant gosse où Hardy se disputait avec un voisin de palier au sommet d’un immeuble, les deux belligérants décidaient d’aller régler l’affaire sur le trottoir et, pendant qu’ils descendaient des étages, Laurel frappait aux portes à chaque palier pour alerter les locataires : « Va y avoir de la bagarre ! » Arrivés en bas, le combat tournait court : le voisin irascible allongeait Hardy d’un direct bien asséné.

Si je vous raconte ça, c’est que c’est exactement ce qui s’est passé aujourd’hui : Obama avait à peine dirigé son coup du droit, qu’un uppercut à la mâchoire le mettait K.O.

Dans ma petite discussion avec Jean-Claude Casanova le mois dernier sur France Culture, au moment où il m’objectait que le New Deal rooseveltien avait capoté en 1937, je lui avais demandé s’il avait entendu parler de l’action de sape menée à l’époque par la Chambre de Commerce américaine (j’évoquais une « Chambre de Commerce… toujours aussi nuisible qu’elle l’était autrefois… »), et par la Cour Suprême (« Une Cour Suprême d’extrême-droite comme elles le sont toujours aux Etats-Unis… »).

Encore une fois, il ne s’agit pas d’une digression : on apprenait aujourd’hui que la Cour Suprême avait levé toute restriction quant au montant des contributions financières que peuvent apporter les personnes morales (sociétés et organisations) aux campagnes électorales (invalidant une réglementation qui avait été introduite par – devinez qui ? John McCain !) et ceci au nom du Premier Amendement à la constitution qui protège le droit d’expression (sic).

Obama se rebelle contre ses « protecteurs » de Wall Street et leur réponse ne se fait pas attendre : « Tiens, prends ça dans les gencives ! T’es pas près de te relever ! »

Et la Chambre de Commerce dans tout ça ? Elle a fait savoir par la voix de son porte-parole, Robin Conrad, que « La décision prise aujourd’hui protège le droit au Premier Amendement des organisations appartenant à l’ensemble de l’éventail politique et constitue une évolution positive pour le processus politique et la liberté d’entreprendre ». Quand je vous disais.

(*) Un « article presslib’ » est libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un « journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici.

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Plus fort que le Titanic

Ce texte est un « article presslib’ » (*)

Le naufrage auquel je fais allusion est bien sûr celui de Mr. Obama mais avant d’en dire davantage, je vous convie à un petit voyage dans le temps. Nous retournons dans le passé au 23 septembre de l’année dernière, alors que la campagne des élections présidentielles américaines battait son plein. Voici la fin du billet que j’écrivais ce jour-là, Constance ou changement dans les présidentielles américaines :

Si le processus bloque en ce moment dans le vote de la nouvelle législation, c’est que la dimension politique des décisions à prendre est enfin mise à plat : qui sera sauvé, des patrons, des investisseurs et des salariés ? de quelle manière ? et qu’en coûtera-t-il ? Les démocrates ont ajouté hier deux exigences à la liste : qu’on vienne directement au secours des emprunteurs en détresse, en facilitant la renégociation de leur prêt hypothécaire et en libéralisant le régime de la faillite personnelle, et qu’on limite les revenus des dirigeants des établissements financiers nationalisés ou semi-nationalisés. Les républicains qui soutiennent le projet de Paulson – ceux qui sont proches du monde des affaires – poussent des hauts cris : pas de distractions inutiles ! Quant aux autres républicains, adversaires du projet, ils se partagent entre l’extrême-droite libertarienne qui dénonce l’instauration du « socialisme », et la droite populiste, incarnée par McCain, qui scande : « Les financiers à la lanterne ! »

Interrogé sur qui il placerait à la tête de la SEC, le candidat républicain a prononcé le nom d’Andrew Cuomo, l’Avocat Général de l’état de New York, qui a emboîté le pas à son prédécesseur Eliot Spitzer, dans le rôle de grand pourfendeur de Wall Street. Au choix de McCain, un éditorialiste du Wall Street Journal s’est écrié « Au fou ! »

Et c’est là qu’apparaît ce qui sera peut–être un tournant historique dans l’histoire des élections présidentielles américaines : le soutien du milieu des affaires pour un candidat démocrate. Car, de son côté, Obama s’abstient bien de tonitruer contre Wall Street, et propose une approche « raisonnable » de l’ensemble des problèmes qui se posent en ce moment, appelant bien entendu à la protection du petit emprunteur et condamnant les privilèges excessifs des patrons et des investisseurs, mais tout cela sans hausser le ton.

Le monde des affaires dirige la nation américaine depuis ses origines, depuis en tout cas que les conceptions d’Hamilton, représentant la banque, prirent le dessus sur celles de Jefferson, représentant le peuple. Les moyens dont dispose le monde des affaires lui ont permis au fil des siècles de se maintenir confortablement au pouvoir par le simple biais d’élections démocratiques. Dans ce contexte, le message farouchement anti-Wall Street de McCain, fait de lui un outsider. Le paradoxe de ces élections présidentielles est donc que ce serait la victoire d’un candidat républicain qui apporterait la preuve que l’Amérique a bien changé.

La phrase de ce billet passé sur laquelle je voudrais attirer votre attention, c’est celle-ci : « Quant aux autres républicains, adversaires du projet, ils se partagent entre l’extrême-droite libertarienne qui dénonce l’instauration du « socialisme », et la droite populiste, incarnée par McCain, qui scande : « Les financiers à la lanterne ! » » parce que ce sont ces deux courants de la politique américaine qui ont en ce moment la pèche.

Est-ce surprenant ? Malheureusement non. Les électeurs démocrates qui avaient voté Obama pour voir appliquer une politique de gauche : le nouveau « New Deal » tant espéré, n’en croient ni leurs yeux ni leurs oreilles : il ne s’est rien passé. Rien de rien : leur chef de file est, comme je le pressentais dès septembre 2008, aux ordres de Wall Street, et ils en sont tétanisés. Tétanisés à ce point qu’ils sont restés chez eux – en particulier les jeunes et les membres des minorités ethniques – lors des deux élections de gouverneurs d’états avant-hier, en Virginie et dans le New Jersey, perdues toutes deux par les démocrates. Les indépendants, qui s’étaient laissés gagner par l’enthousiasme général en faveur d’un candidat « jeune et intéressant » en ont eux déjà assez vu et ont voté républicain, pas pour s’aligner sur le courant « civilisé » de ce parti, qui s’identifiait jusqu’à l’année dernière avec l’opulence satisfaite et suffisante de Wall Street, mais justement pour grossir les rangs de ceux qui scandent dans les rues : « Pas de socialisme dans mon pays ! » et « Les financiers à la lanterne ! » John McCain : un homme venu trop tôt, qui précédait son temps bien que de très peu. McCain se présenterait aujourd’hui contre Obama qu’il l’emporterait avec 65 % des voix.

Les immigrants appartiennent à une race particulière : ils ont quitté leur pays d’origine dans des circonstances dramatiques, c’était souvent pour eux l’exil ou la mort, mort par la faim ou par la persécution. Ce sont des battants – sinon ils se seraient laissé mourir au pays – et ils y arriveront, mais ils débutent dans leur nouvelle nation avec une image de soi endommagée. Le succès vient : la terre en Amérique est prospère et s’étend à perte de vue. Ce succès confirme la conviction secrète de l’immigrant : « Ce n’était pas moi mais la faute à pas de chance ! » L’image de soi demeure cependant fragile : elle doit se soutenir de la réaffirmation constante : « C’est nous les meilleurs ! » L’envie du monde envers les États-Unis alimente cette flamme. Qui connaît l’âme américaine sait le coup fatal que peut lui porter alors une nouvelle à l’insignifiance toute bureaucratique, tombée il y a quelques jours, que pour la première fois dans l’histoire du pays, le nombre des autorisations administratives à l’immigration est supérieur au nombre des candidatures. La flamme s’éteint.

Oui, aux États-Unis, les affaires reprennent et repartent sur les chapeaux de roue : d’une part Wall Street pète de santé, de l’autre, les armuriers américains n’ont jamais tant prospéré : leurs étagères sont vides, victimes d’une rupture de stock. Soyons-en sûr cependant, le mélange lui ne manquera pas d’être détonnant.

(*) Un « article presslib’ » est libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un « journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici.

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