Archives par mot-clé : La survie de l’espèce

LA SURVIE DE L’ESPÈCE – LE FEUILLETON (V)

Il en a été question ici pour la première fois en août 2010, et La survie de l’espèce paraît le 2 novembre sous la double enseigne Futuropolis et Arte. Deux ans de travail pour Grégory Maklès, et pour moi-même. On a l’habitude de dire pour l’un : « dessinateur », et pour l’autre : « scénariste ». On s’aperçoit bien vite qu’il s’agit d’une simplification abusive et que les deux doivent impérativement maîtriser à la fois la mise en scène et l’adaptation. Prendre des bouts de mes billets ou de mes livres, et les « illustrer » n’aurait rien donné, il fallait faire une vraie BD ou un « récit graphique » comme on dit aujourd’hui quand on veut souligner qu’il ne s’agit « pas seulement d’une histoire pour les gosses ». Pour cela, il fallait l’adaptation. J’ai souvent été scié par le grand talent de Grégory de ce point de vue, je suis certain que ce sera également votre cas.

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UN BON UNE-DEUX

Hier m’est parvenu un exemplaire de La survie de l’espèce (en librairie le 2 novembre) et je n’ai pas pu m’empêcher de le lire encore une fois d’un bout à l’autre, comme il faut le faire trop souvent avec un nouveau livre, à la recherche de la dernière erreur qui aura inexplicablement échappé à tout le monde. Sauf que cette fois, avec le livre imprimé, ce sera trop tard. Et, aaargh ! Enfer et damnation, la voilà : « Grégory ! Des stock-options produisant des dividendes ! » (p. 49). Bon, ce serait passé inaperçu de pratiquement tout le monde, oui mais c’est ce « pratiquement » que je n’aime précisément pas du tout, alors je mentionne la bourde à titre préventif : avant que quelqu’un d’autre ne m’en fasse la remarque.

Je suis quand même très content du livre : j’ai le sentiment que ça plaira beaucoup ! Et surtout, La survie de l’espèce me semble constituer avec Misère de la pensée économique qui a paru il y a quinze jours, une excellente combinaison : il y a une bonne complémentarité, un bon une-deux comme on dit en boxe. D’autant qu’ils sont, du point de vue de l’approche, sur la même longueur d’ondes.

Ce que je veux dire par « sur la même longueur d’ondes », c’est que dans La survie de l’espèce, Grégory m’a fait intervenir à plusieurs reprises comme personnage, et du coup comme personne : il me fait par exemple apparaître en psychanalyste, citant La transmission des savoirs (1984), écrit avec Geneviève Delbos, il met en scène qui je suis, reprenant la substance de certains de mes billets plus ou moins autobiographiques. Et cela, c’est un élément qui est commun avec Misère de la pensée économique, non pas que j’y introduise des éléments autobiographiques, mais parce que je m’y échappe davantage que dans les quatre livres précédemment parus chez Fayard, de la pure chronique des événements, pour situer le destin de notre espèce dans un vrai cadre anthropologique, cadre que je définis à partir de mes travaux précédents, travaux qu’on peut appeler – n’ayons pas peur des très grands mots – « scientifiques », en anthropologie, en sciences cognitives ou en épistémologie.

Une des conséquences de cela, c’est qu’un critique de Misère de la pensée économique, ne peut pas, comme ce fut le cas avec mes livres précédents sur la crise, se contenter de dire : « c’est bon » ou « c’est mauvais », parce qu’en écrivant cela, cette fois, c’est automatiquement une opinion sur l’ensemble de – de nouveau un très grand mot – mon « œuvre », qu’il ou elle émet.

On me rapporte que les critiques temporisent, ils sont en attente. Une hypothèse possible, c’est qu’ils attendent la sortie de La survie de l’espèce pour parler des deux dans la foulée. Une autre hypothèse, c’est qu’ils attendent de voir ce qu’écrivent leurs confrères. Dans la profession de critique, comme dans la plupart des autres, on n’est sans doute jamais trop prudent !

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LA SURVIE DE L’ESPÈCE – LE FEUILLETON (III)

Il en a été question ici pour la première fois en août 2010, et La survie de l’espèce paraît le 2 novembre sous la double enseigne Futuropolis et Arte. Deux ans de travail pour Grégory Maklès, et pour moi-même. On a l’habitude de dire pour l’un : « dessinateur », et pour l’autre : « scénariste ». On s’aperçoit bien vite qu’il s’agit d’une simplification abusive et que les deux doivent impérativement maîtriser à la fois la mise en scène et l’adaptation. Prendre des bouts de mes billets ou de mes livres, et les « illustrer » n’aurait rien donné, il fallait faire une vraie BD ou un « récit graphique » comme on dit aujourd’hui quand on veut souligner qu’il ne s’agit « pas seulement d’une histoire pour les gosses ». Pour cela, il fallait l’adaptation. J’ai souvent été scié par le grand talent de Grégory de ce point de vue, je suis certain que ce sera également votre cas.

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LA SURVIE DE L’ESPÈCE – LE FEUILLETON (II)

Il en a été question ici pour la première fois en août 2010, et La survie de l’espèce paraît le 2 novembre sous la double enseigne Futuropolis et Arte. Deux ans de travail pour Grégory Maklès, et pour moi-même. On a l’habitude de dire pour l’un : « dessinateur », et pour l’autre : « scénariste ». On s’aperçoit bien vite qu’il s’agit d’une simplification abusive et que les deux doivent impérativement maîtriser à la fois la mise en scène et l’adaptation. Prendre des bouts de mes billets ou de mes livres, et les « illustrer » n’aurait rien donné, il fallait faire une vraie BD ou un « récit graphique » comme on dit aujourd’hui quand on veut souligner qu’il ne s’agit « pas seulement d’une histoire pour les gosses ». Pour cela, il fallait l’adaptation. J’ai souvent été scié par le grand talent de Grégory de ce point de vue, je suis certain que ce sera également votre cas.

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LA SURVIE DE L’ESPÈCE – LE FEUILLETON (I)

Il en a été question ici pour la première fois en août 2010, et La survie de l’espèce paraît le 2 novembre sous la double enseigne Futuropolis et Arte. Deux ans de travail pour Grégory Maklès, et pour moi-même. On a l’habitude de dire pour l’un : « dessinateur », et pour l’autre : « scénariste ». On s’aperçoit bien vite qu’il s’agit d’une simplification abusive et que les deux doivent impérativement maîtriser à la fois la mise en scène et l’adaptation. Prendre des bouts de mes billets ou de mes livres, et les « illustrer » n’aurait rien donné, il fallait faire une vraie BD ou un « récit graphique » comme on dit aujourd’hui quand on veut souligner qu’il ne s’agit « pas seulement d’une histoire pour les gosses ». Pour cela, il fallait l’adaptation. J’ai souvent été scié par le grand talent de Grégory de ce point de vue, je suis certain que ce sera également votre cas.

P.S. : Bien sûr, en deux ans de collaboration étroite, on devient un vieux couple, avec tout ce que cela implique d’affection et d’irritabilité à fleur de peau, c’est inévitable. (Grégory, l’algo de la miniature, c’est 1,3597 sur la base du 606×824 de la planche. Je ne vois pas de « flouté » et si ça ne te convient pas, viens donc le faire toi-même !)

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LÀ OÙ JE ME SITUE AUJOURD’HUI

Vers la crise du capitalisme américain ? a paru en janvier 2007. La crise des subprimes s’est déclenchée à la mi-février. J’ai voulu tenir au courant mes amis des nouveaux développements. Je l’ai fait d’abord par mails. Au bout de quinze jours la formule m’a paru inadéquate. Je suis passé au blog.

Mes billets en 2007 et 2008 constituaient une chronique au jour le jour de la crise. J’ai regroupé leur substance dans les deux livres que j’ai publiés en 2008 : L’implosion et La crise.

Une vive discussion était née sur le blog sur les causes de la crise. Une explication fantaisiste du fonctionnement du crédit et de la monnaie en général circulait sur l’Internet. J’ai tiré parti de mon expérience de dix ans en tant qu’ingénieur financier dans le secteur du crédit pour brosser un portrait fidèle de celui-ci, rectifiant les erreurs de la vision commune, dans L’argent, mode d’emploi, paru en 2009.

Mes premiers livres consacrés à la crise étaient de l’ordre du témoignage et du constat. C’est, je l’espère, la qualité de mes analyses qui a fait que la question m’a été posée de plus en plus souvent et avec de plus en plus d’insistance, des solutions qui devraient être apportées aux problèmes qui se posent.

Je disais qu’il fallait « sortir du cadre » et l’on me répondait : « Mais c’est quoi le cadre ? » Or, d’une certaine manière, ce cadre, je l’avais décrit dans Principes des systèmes intelligents (1990) et dans Comment la vérité et la réalité furent inventées (2009) mais dans ces contextes-là, globalement et sans lien direct avec la crise qui viendrait.

Dans Le capitalisme à l’agonie (2011), je poursuivais la chronique des événements, mais je soulignais les ressemblances entre la situation présente et la période prérévolutionnaire 1780-1789. Dans Misère de la pensée économique, qui paraît dans quelques jours, la chronique se poursuit encore, éclairée cette fois par la réflexion bouillonnante née au XIXe siècle pour tenter de comprendre l’échec de la Révolution Française.

La question du pourquoi de la « misère de la pensée économique » avait déjà été posée dans Le prix (2010) où je propose une autre théorie de la formation des prix que celle qu’a à offrir la « science » économique. Mais la question m’est sans cesse posée : « À quoi aurait ressemblé la science économique qui n’a jamais eu lieu ? »

C’est un défi. De même qu’une réflexion sur le cadre dans la perspective de la crise présente. Ma réponse à cela, je l’avais esquissée dès le début dans ma proposition d’une Constitution pour l’économie, restée toutefois à l’état d’ébauche. Il faut maintenant y revenir et étayer le projet.

C’est à cette croisée des chemins que je me trouve. La rédaction des réponses telles que je les conçois a débuté. Pour la réflexion sur le cadre, elle est désormais le produit d’un effort conjoint, le résultat de ma rencontre avec un intellect d’exception qui avait déjà entrepris une quête semblable et dans le même esprit, quête dont nous avons décidé de faire une cause commune. Pour le projet élaboré d’une Constitution pour l’économie, il se bâtira à partir de mon enseignement à la VUB qui porte sur une « finance au service de la communauté » (Stewardship of Finance).

Tout ceci m’éloignera de la chronique des événements au jour le jour mais pour un bénéfice accru sur le long terme, j’en suis sûr.

Nous pourrons juger, Grégory Maklès et moi, dès les premiers jours de novembre, avec la parution de La survie de l’espèce, l’efficacité du même message traduit dans le médium de la bande dessinée. Si ce moyen fait ses preuves, l’effort devra être poursuivi sous cette forme aussi.


 

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LA CONCLUSION DE GRÉGORY

Vous souvenez-vous du Pléistocène ? Durant le Pléistocène, Grégory Maklès concevait La survie de l’espèce, une bande dessinée inspirée d’histoires qu’on trouve dans mes billets et dans mes livres. Incroyable mais vrai, le livre est maintenant en voie d’aboutir et devrait même paraître chez Futuropolis avant l’extinction de l’espèce. Il y a quelques jours, Grégory m’a dit : « Tu te souviens de cette histoire que tu m’as un jour racontée, d’une équipe de jeunes, sur un ferry ? Je voudrais qu’on en fasse la conclusion : il faut que tu me l’écrives pour que je puisse la dessiner ! » Alors la voilà, l’histoire en question, avant qu’elle ne soit mise en scène et brossée par la main du maître.

J’ai fait partie de ceux qui ont essuyé les plâtres sur la liaison ferroviaire entre Paris et Londres par le tunnel sous la Manche. J’habitais Paris et travaillais à Londres où je passais la semaine. Le vendredi soir, je rentrais chez moi. Puis je repartais le lundi matin.

On était en 1994 et la ligne n’était pas très fiable : nous restions souvent calés pendant deux ou trois heures au sein des profondeurs sous-terraines et sous-marines. Parfois l’électricité ne répondait plus à l’appel, elle non plus. Vu leurs misères, les voyageurs voyaient alors leurs billets remboursés, et dans l’ensemble du coup, le déplacement ne revenait pas trop cher.

Avant la naissance de l’Eurostar, je prenais l’avion mais l’obligation de se rendre dans un aéroport et de s’y trouver un nombre considérable de minutes avant le décollage rendait l’opération très lourde. Le train était une option préférable même si l’heure d’arrivée relevait à l’époque du plus grand des hasards.

Et puis, il y avait bien sûr toujours la solution antique : la malle Calais-Douvres.

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LE TEMPS QU’IL FAIT, LE 29 AVRIL 2011

Le rapport entre le blog et mes livres

« La survie de l’espèce » avec Grégory Maklès
« La guerre civile numérique », à paraître en mai

Pervenche Berès et le rapport sur l’origine de la crise pour la Commission Européenne

David Ricardo (1772 – 1823)
Piero Sraffa (1898 – 1983)

« Comprendre, enfin, l’économie »

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