LA SURVIE DE L’ESPÈCE – LE FEUILLETON (II)

Il en a été question ici pour la première fois en août 2010, et La survie de l’espèce paraît le 2 novembre sous la double enseigne Futuropolis et Arte. Deux ans de travail pour Grégory Maklès, et pour moi-même. On a l’habitude de dire pour l’un : « dessinateur », et pour l’autre : « scénariste ». On s’aperçoit bien vite qu’il s’agit d’une simplification abusive et que les deux doivent impérativement maîtriser à la fois la mise en scène et l’adaptation. Prendre des bouts de mes billets ou de mes livres, et les « illustrer » n’aurait rien donné, il fallait faire une vraie BD ou un « récit graphique » comme on dit aujourd’hui quand on veut souligner qu’il ne s’agit « pas seulement d’une histoire pour les gosses ». Pour cela, il fallait l’adaptation. J’ai souvent été scié par le grand talent de Grégory de ce point de vue, je suis certain que ce sera également votre cas.

Cliquez sur les pages pour les voir au format de la BD.

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29 réflexions sur « LA SURVIE DE L’ESPÈCE – LE FEUILLETON (II) »

  1. ce matin tot sur france inter( 8H?) il ya quelqu’un qui présente des livres
    pendant un instant j’ai cru qu’il parlait de l’album
    mais non c’était un autre livre d’économie
    mais ça vaudrait le coup de lui en toucher un mot, qui peut un peu peut peut-être un peu plus.

  2. « ils sont nombreux, ils sont les 99% » … ce sont les quantités négligeables dont parle Paul ou les trolls dont parlent Julien ; toujours une élite qui toise d’en haut …

  3. Alors c’est novembre ou octobre la parution?

    La survie de l’espèce
    Grégory Maklès Paul Jorion (cartonné)
    Disponible à partir du 4 octobre 2012 1 ex. 17,10 €
    Misère de la pensée économique
    Paul Jorion (broché)
    Disponible à partir du 3 octobre 2012 1 ex. 19 €
    Participation aux frais d’expédition :
    Gratuit

    Montant total de votre commande : 36,10 € TTC
    Mode de règlement :

  4. On sent qu’ils ont dû bien se marrer en faisant cette BD.
    Des trouvailles graphiques, des dialogues d’une ironie mordante.
    Avec un sujet pareil, un tour de force !

  5. @Pierre-Yves Ah j’espère qu’ils se sont marrés; en tout cas les pages publiées sont drôles.
    Mais plus sérieusement le « coup du merlan » est quelque chose qui paraît insurmontable. Ca parait ridicule comme exemple mais ô combien révélateur du mode de pensée des -malheureusement- 99% … Comment est-ce qu’on enraye ce réflexe de consommer viandes et poissons?
    J’essaye pour ma part tant bien que mal depuis 2006. On succombe facilement selon les évènements, on se donne bonne conscience. C’est un exercice difficile. On voit à quel point on est programmé, c’est rageant.
    J’ose à peine demander qui sur ce blog essaye de changer ces habitudes alimentaires, la plupart du temps le score est décevant.

    1. Le plus remarquable pour moi est l’enchainement quasi simultané du « vous ne mangez pas assez de poisson, ce n’est pas bien! » à « vous en consommez trop, ce n’est pas bien! » sans que la consommation elle même ne change entre les deux.

      1. Ce n’est pas d’en manger le problème (encore que), c’est surtout la proportion et les conditions dans lesquelles cela se fait.
        Remarque que ce ne sont pas les memes personnes qui disent « mangez plus » et « mangez moins ». C’est trompeur de les mettre à la suite dans la meme phrase. Et entre les deux il y a l’individu, qui est tout de meme doué dit-on de conscience et peut réfléchir quant aux actes qu’il produit.
        On peut ironiser à n’en plus finir sur les pratiques des uns, les utopies des autres mais il y a un moment où l’on ne peut plus faire semblant. Soit on s’enfonce en ironisant et en pointant du doigt, soit on change sa façon d’être.

    2. Moi. Je mange des cailloux désormais. Mêmes les salades pleurent quand on les cueille.

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      PS : ( Survie de l’espèce : commandé ce jour )

  6. ça promet ! …
    Mon libraire (indépendant) préféré était au parfum … il l’aura donc , mais je croyais que la chose paraissait en octobre ! me trompé-je ?

    première planche : s’agit-il des fantasmes de Jorion ou de Maklès ?! …
    passons …

    dommage que cela soit un peu cher …après l’avoir lu, je comptais l’offrir …

    1. Ca sort début Novembre, 118 pages. Malheureusement sortis des très gros tirages, les livres sont tous assez chers, effectivement, mais croyez bien que la maison s’engage à vous fournir de la qualité pour vos deniers.
      Les pages précédentes sont une mise en scène d’une scène d’actualité que Paul avait porté à notre attention sur un texte de lui que j’ai proposé d’y relier.

    1. Je pense que ce sera fait : après tout c’est édité par Futuropolis (soit Gallimard) et Arte. Ils savent gérer ces choses là.

  7. J’espère que les autres pages de la BD seront aussi drôles que ces morceaux choisis.
    Vous restez quand même d’indécrotables optimistes: il apparait plutôt plus probable qu’on emportera nos cousins les grands singes avec nous !

  8. bonsoir
    Elle n’est en tout cas pas cher puisque le prix moyen pour 48 pages
    est de 14 euros environ donc plus de temps de lecture.
    Et c’est un bon moyen de se cultiver je suis fan de bd.

  9. À vue de pied, je me demande si Grégory et Paul n’auraient pas pu titrer la BD  » La quadrature du cercle » au lieu de « La survie de l’espèce »… Pi, ne soyons pas complètement désespérés, qui sait, y a peut-être une excellente solution à trouver… Mais où ?

    1. Non non, la survie de l’espèce, c’est beaucoup plus fort ! Ne t’y trompes pas Memnon, c’est bien réellement ça qui est en jeu aujourd’hui (et pourtant je reste moi aussi un « indécrottable et dangereux optimiste » : j’ai engendré trois autres membres de l’espèce).

      Bien vu aussi de la part des auteurs, il ne s’agit pas de « la survie de la planète ». A ce propos, petite histoire lue dans un livre d’Hubert Reeves. C’est deux planètes qui se rencontrent. Elles ne s’étaient plus vues depuis longtemps, disons,… une bonne dizaine de milliers d’années.
      – Eh ben dis donc ma grande, tu n’as pas l’air d’aller très fort, toi, pour le moment !
      – Ne m’en parle pas ma chérie, je me suis choppé l’humanité…
      – L’humanité ? Ah oui c’est vache, mais t’inquiète : j’ai une autre copine qui a eu ça aussi. Il faut être un peu patiente, ça part de soi-même…

      1. Ah Oui, Salut  B !
         vous avez parfaitement raison Olivier.
        « La survie de l’espèce », c’est beaucoup plus fort !
        Je ne faisais qu’un petit clin d’œil aux dessins de Grégory.
        Mais on ne peut parler de la survie sans parler de « L’instinct de survie », le plus puissant des instincts, devant l’instinct maternel et l’instinct de reproduction animale…
        Face à des situations exceptionnelles, ou la vie d’un animal est en danger, celui-ci peut avoir des réactions surprenantes. De petits animaux vont s’attaquer à de prédateurs plus gros qu’eux, causant un effet de surprise sur l’attaquant, sans vraiment avoir pris de décision. L’animal ne voyant aucune autre solution que d’attaquer, malgré le très bas taux de chance de succès, son instinct de survie va prendre le dessus…
        Or ici, nous sommes face à une situation inédite, que l’on n’avait pas connu peut-être depuis le paléolithique. Nous parlons, enfin, rendons à César ce qui est à César, de « La survie de l’espèce » et non d’une personne ou d’une tribu, d’une nation ou d’une quelconque entité représentative… Là c’est sphérique, c’est nous tous !
        Ça risque effectivement de réveiller des comportement des plus curieux et surprenants auxquels on ne s’attend pas ou qu’intuitivement pour les plus éveillés. Oui « Le dormeur va se réveiller ! »
        Voilà pourquoi, instinctivement, peut-être, certains ici s’intéressent au blog de Jorion. L’anthropologie est au fait sur ces questions d’instincts collectifs dans la nature humaine en comparaison aux restes des espèces.
        « À situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles. »
        L’autre question, non sans danger est que l’instinct est la réaction impulsive et souvent instantanée d’un animal face à un danger, un besoin, une peur… L’animal n’a pas la capacité de réfléchir longtemps quand un évènement particulier survient et c’est souvent par instinct de survie qu’il va se sauver ou attaquer. L’instinct est donc un système de réaction irréfléchie, dont la fonction est d’être efficace pour survivre face à l’évènement. Comment allons-nous nous comporter, comment allons-nous faire si nous sommes la proie et le prédateur ? Comment allons-nous faire si finalement personne se dit responsable, que tout problème part dans la complexité des hasards et des logiques systémiques. Et s’il n’y a pas de place ni de chemin inscrit d’avance pour l’humanité qui chaque jour se cherche, quel avenir pouvons-nous espérer ?
        WELL..
        Tiens, il fait beau, l’air est encore frais ! 
        Des idées plein la tête… allez hop un petit footing matinal et c’est parti pour un super week-end !
        Merci pour la petite histoire et bonjour chez vous !

      2. Ah, là ça devient intéressant !

        Si je vous suis, la question est : « Que devient l’instinct de survie dans la situation qui est la nôtre aujourd’hui ? »

        Eh oui, car ici, plus question de s’attaquer ensemble à « un prédateur plus gros que nous », ou dit autrement, plus question de s’attaquer à 99 % sur le prédateur constitué par le « 100 – 99 = 1  » % qui reste. Comme vous dites très justement, « l’instinct est la réaction impulsive et souvent instantanée d’un animal face à un danger, un besoin, une peur », et qu’au contraire, dans le cas présent, « tout problème part dans la complexité des hasards et des logiques systémiques »… Notre « instinct de survie » va devoir donc « sauter un cran », il ne pourra plus se contenter d’être logé dans le cerveau reptilien. C’est bien dans nos lobes frontaux qu’il nous va falloir aller le pêcher…

        En d’autres mot, il va nous falloir être créatifs.

        Comme on dit dans les bonnes (et moins bonnes) BDs,… « à suivre » !

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