« La survie de l’espèce » et nous, « gens ordinaires », par Religieuses

Billet invité. N.B. Ma dédicace dans le livre est : « Aux gens ordinaires, à qui on rend la vie impossible, sans bonne raison, juste pour les emmerder, juste pour les faire chier » – une allusion à Zazie dans le métro.

Ne tenant cet après-midi qu’à écouter le cheminement de nos pensées, devant librairie, nous nous sommes arrêtés, pour acheter La survie de l’Espèce de Paul et Grégory.

Bon ! Première impression : la lecture est plus difficile que pour Misère de la pensée économique. En effet, nos petits yeux doivent beaucoup jongler entre les images et les textes… Et nom d’un p’tit Jésus, c’est toute une gymnastique du cerveau, ces histoires qui s’enchaînent avec tout plein de rythme. Il faut bien gérer son souffle devant une telle densité bichromatique. Mais ce qui est si pratique avec une BD, c’est qu’on peut facilement retourner en arrière, repartir de l’avant, y revenir plus tard librement quand cela nous fait plaisir.

Ce qu’il est surtout rigolo de faire avec La Survie… pour ceux qui connaissent un peu l’univers de Jorion, c’est d’essayer d’anticiper ce qu’il y aura en page suivante, et la construction des histoires nous y engage… car nous ne savons pas si cela est fait exprès, mais disons (ce n’est pas si facile à expliquer !) que le défilement des images suit celui d’une phrase où, comme dans la langue allemande (*), le verbe déterminant est à la fin ou en dernière case (un peu dans le même principe !) … Cela dit, traité de manière bien plus subtile et efficace, grâce à l’art de Grégory. De telles démonstrations (ce qu’il fallait parvenir à dire) sont particulièrement belles et émouvantes, comme dans l’exemple de la course de chevaux à l’hippodrome. Tant de choses pouvant être pensées, rien qu’à travers l’œil magnifique du cheval…

Bref, si cette bande dessinée pouvait réussir à nous convaincre que nous « gens ordinaires », nous sommes TOUS, (comme le dit si bien Delphine Seyrig) des gens uniques et formidables… peut-être qu’alors nous comprendrions que nous avons mieux à faire que de nous laisser marcher sur les pieds, ou de nous marcher les uns sur les autres. Et sans accepter à l’opposé de nous mettre tous en rang, pieds alignés… Nous pourrions apprendre à danser ensemble… Nous serions enfin de vrais bipèdes, peut-être même bilingues : langue du corps mêlée à la langue de l’esprit… Qui sait ?

================================

(*) « C’est dans la syntaxe que se joue le choc, jubilatoire, des univers mentaux. » Heinz Wismann, philosophe allemand, auteur de Penser entre les langues (Albin Michel 2012).

 

Partager :

101 réflexions sur « « La survie de l’espèce » et nous, « gens ordinaires », par Religieuses »

  1. Encore un ouvrage à lire !
    Je finis « Misère…. ». Je pense que je vais lui donner une bonne note.
    Lire une bande dessinée inspirée par Jorion ? J’ai peur d’être déçu dans mon imaginaire de BD car j’imaginais déjà « Misère… » en BD avec dans le rôle principal un personnage bien connu dessiné par feu Hergé. Le héros donc a été engagé dans une société financière. Il fait tout son possible pour améliorer au mieux la gestion de la boite. Mais personne ne l’écoute. Pire on veut même le virer. In extremis il rencontre dans la petite salle du personnel (vide) un type barbu aux allures bizarres. Un certain François…. Je ne vous raconte pas la suite. Vous la connaissez peut-être.

  2. J’en tombe à genoux !

    « La survie de l’espèce » sur une table de chevet au dessous d’un Christ accroché au mur d’une cellule de visitandine , j’aime assez ( Beaucoup !) .

    Il y a une histoire de langues , en fin de billet , qui me trouble un peu et m’interroge sur la vocation de ces » Religieuses « , mais en fait j’aime assez ( Beaucoup !) .

    1. … j’aime assez (Beaucoup !)

      C’est rigolo… cette rime avec genoux,… on dirait du Souchon !
      à la Saint Théodore.

  3. Vi, ben pour ma part acheté et lu ce jour même…. Et si j’ai commencé bienheureux, j’en suis ressorti comme ces gens sur ce ferry décrit en fin de livre…
    Mais je sais que demain, j’aurai repris du poil de la bête, et qu’il ne faudra pas me marcher sur les pieds. Et en ceci, Paul m’aura aidé. Même si j’ai une vague idée du jusqu’où il aura fallu aller pour me faire respecter.
    Ca va chier. Je le sais depuis longtemps, mais maintenant, j’ai des images à coller à mes idées.

      1. Ben ??? Peur de quoi ? De termes familier qui évoquent en vous des processus refoulés ? N’ayez crainte, dans le meilleur des cas veuillez m’excuser d’avoir utilisé un vocabulaire qui vous froisse….

      2. Non , non , il y a déjà longtemps que je suis froissé voire fripé !

        Ce qui m’a fait peur , dans votre dernière ligne , c’est que vous alliez coller les images ailleurs qu’à vos idées .

        Mais Vigneron va encore dire que j’imagine des choses ….

  4. Je déteste Cyntia Fleury, Janké, Bergson, Rony Brauman….. Spinoza. bref… d’insupportables brouillons. Redevenons sérieux.

    Moins il en a, de l’argent et plus il trotte dans la tête, et plus il remplit le monde, à croire qu’on ne vit que pour le plein, alors que c’est le contraire. La définition de chacun en dehors du rapport de travail, voilà ce qui tend à disparaître. Plus toute la société se casse la figure et plus pourtant nous ne sommes que société, définie par rapport à elle, enfin par rapport à cette impossibilité de définir. Un jour, larguer les amarres prendra tout son sens, déjà dans la tête se définir par rapport au néant, ensuite par rapport à son entourage, point barre. Chacun un géant unique, libéré de la définition sociale impossible…

  5. « … peut-être qu’alors nous comprendrions que nous avons mieux à faire que de nous laisser marcher sur les pieds, ou de nous marcher les uns sur les autres. Et sans accepter à l’opposé de nous mettre tous en rang, pieds alignés… Nous pourrions apprendre à danser ensemble… »

    L’histoire de l’humanité, c’est l’histoire d’un éveil. Jusqu’où ira-t-il ?

    Aujourd’hui 2012. Il est temps de changer.
    Puisse le ciel fasse que l’humanité comprenne !
    Que la conscience planétaire émerge enfin !

    1. Hum… (je sens que je vais me faire massacrer) :

      Si donc nous vivons dans un monde d’ontologie éclatée où tous les édifices métaphysiques se sont effondrés, et qu’il ne nous reste plus qu’à nous résigner à cet état de choses, en nous en remettant à lui, en essayant de remémorer tant bien que mal les traces et les vestiges d’un être dont le sillage s’efface dans l’histoire de la pensée ; si, quoi que nous fassions, nous restons captifs dans les limites indépassables du cercle herméneutique et que tous nos efforts d’interprétation demeurent des désir d’être, sans que nous aboutissions à un sens absolu ; si rien n’existe en dehors des exégèses conflictuelles et que celle-ci caractérisent l’esprit même de notre époque, alors sur quoi déboucherons-nous, une fois que nous aurons démasqué les ruses et les stratégies de la domination, du désir, de la volonté, une fois que nous aurons démystifié toutes les fausses consciences qui habitent, chacune à sa manière, la coquille vide du cogito ?

      Même l’eschatologie du sacré ne peut être possédée, « elle ne saurait se soustraire au risque de l’interprétation ni même échapper entièrement à la guerre intestine que se livrent entre elles les herméneutiques », dit Ricoeur. Dans un tel monde, peut-on encore parler de trascendance ? Sans doute non ! Mais alors où ranger, dans ce cadre relativement restrictif, les récits visionnaires des mystiques, la transformation intérieure de l’homme ayant éprouvé l’expérience du sacré, les merveilles du monde de l’imagination, l’herméneutique ascendante de ceux qui ont traversé ou ont trouvé un pont de passage vers une terra incognita ? Ou bien ces expériences dont on nous parle depuis l’aube des temps sont fantasmagories hallucinantes des esprits possédés, à la limite de la psychose, les reliquats ataviques d’une sorte de chamanisme primitif, ou bien il s’agit d’expériences particulières qui n’ont pas de contreparties, voire de lieu dans le conflit des interprétations. S’il y a un rapport entre le mode de comprendre (modus intelligendi) et le mode d’être (modus essendi), il va sans dire que ces expériences particulières doivent correspondre à des états exceptionnels, voires anormaux de conscience qui échappent nécessairement à nos modes habituels de connaître : j’entends à ces nuances qui colorent, d’un bout à l’autre, l’arc-en-ciel de nos connaissances, à savoir l’archéologie du désir, la téléologie du Dieu qui vient, ou l’eschatologie du sacré qui reste comme un lointain à l’horizon des attentes. Bref, il y va des états exceptionnels qui transgressent en quelque sorte la cartograhpie de nos modes conventionnels de connaître.

      C’est ici qu’intervient le tournant, le changement qualitatif qui n’est ni repéré, ni prévu, ni même entrevu dans la gamme diversifiée de nos interprétations. Comme si cette gamme-là restait à côté de la plaque, à l’abri de cet événement « ancien », apte à ouvrir les fenêtres des niveaux supérieurs de la conscience. Nous savons, par ailleurs, que ces « climats d’être » non répertoriés officiellement n’appartiennent pas seulement au passé de l’homme, mais à la préhistoire de l’âme, à ces régions qui ne sont pas en arrière de nous-mêmes, mais se situent dans des zones où arrière et avant coïncident dans une simultanéité intemporelle. Ils font donc configurer un monde qui a ses propres coordonées et qui, tout en étant parallèle au monde du conflit des interprétations, lui échappe, s’en distingue, s’y cache comme s’il était replié dans un autre niveau de sens et de pertinence. C’est pourquoi tout passage vers ce monde-là doit s’effectuer par une conversion, laquelle ne peut que nécessairement briser le cercle herméneutique ; car elle en transgresse le statut, se situe au-delà de ses limites. Comme si, en traversant ce pont, on changeait tout à coup de lunettes pour voir d’autres choses, entendre d’autres sons, sentir d’autres odeurs.

      […]

      Mais alors, comment aller au-delà du miroir ? Là où le langage de la communication s’opère au niveau des symboles et des mythes ? Le problème est donc de nous hausser de la zone d’hybridation où nous évoluons tous autant que nous sommes, à l’espace des symbolisations ; c’est-à-dire là où les symboles se transmuent les uns dans les autres. Et ceci exige, qu’on le veuille ou non, un saut qualitatif.

      Daryush Shayegan, La lumière vient de l’Occident (2001, source)
      (pour ceux qui voudraient cadrer tout cela : lien 1, lien 2, lien 3)

      1. OH LA LA !
        On en a pour notre dimanche, l’autre f.

        Un saut qualitatif

        Oui, c’est possible ! chez nous, on dit :
        « Aide-toi et le ciel t’aidera. »
        C’est court, mais cela vient de loin…
        Et puisque c’est dimanche… voici la messe donnée par Mme Christine Lagarde :
        « Aide-toi le ciel t’aidera s’applique aussi pour l’état »
        En attendant, nous vous donnons les résultats du tiercé gagnant :
        En 1 la CE, en 2 la BCE et en 3 le FMI.
        Bon dimanche à toutes et à tous.

      2. Hum… (ça va être dur, je le savais… – vous avez / aurez bien raison de frapper fort : on est dans le domaine des fantasmagories hallucinantes des esprits possédés, à la limite de la psychose, les reliquats ataviques d’une sorte de chamanisme primitif (sic), mais… il y a quand même bien autre chose derrière tout ce brouhaha… et ce, pour ceux qui liront le tout attentivement, of course ; pour ceux qui veulent aller vite : le lien 3 en est un bon résumé. Reste la belle indifférence, non ? Le plus charmant des compliments. Tout mérite oubli. Et puis, on est dans un blog d’économie (bien que mené par un anthropologue), finalement !)

        Je me souviens d’un très beau texte, publié ici dans le blog de Paul Jorion : L’expérience de l’éveil, par Thierry Melchior. Tout un débat – fort intéressant, d’ailleurs – autour de ce merveilleux texte. Je pensais certainement à ce texte, en lisant :

        L’histoire de l’humanité, c’est l’histoire d’un éveil

        (Je vous tend mon autre joue)

  6. Sinon , j’ai pu me procurer trois missels :

    – un pour moi
    – un pour ma fille
    – un pour mon fils

    Le temps que je distribue , qu’ils lisent et qu’on en cause , on sera bien à la nativité .

  7. Bonjour à tou-te-s,

    Voilà ce qui m’est venu après la lecture
    de cette BD comme monument de la culture!

    Merci et bravo à Paul, Grégory et autres

    « Dédicace Survie de l’espèce »
    inspirée par « La survie de l’espèce »
    de Paul Jorion et Grégory Maklès

    Et si la Survie de l’espèce
    Dépendait de la volonté
    De gens sains à l’abri du stress
    La Terre serait en bonne santé !

    Toutes les querelles seraient débiles
    Et indignes de l’humanité
    Qui ne recherche ni le futile
    Ni le surplus d’obésité !

    Quand celui-ci nous manipule
    Nous oublions que c’est l’Amour
    Essentiel dans notre formule
    Qui manque à ces vilains vautours !

    Ils deviennent à ce point malades
    Qu’ils répandent leurs métastases
    Chez ceux qui voient dans les parades
    Leur seule voie pour vivre l’extase !

    Quand le démenti par les faits
    Devient pour notre espèce flagrant
    Les causeurs produisent des effets
    Dévastateurs encore plus grands !

    La simplicité volontaire
    Issue d’une démarche éthique
    En est le pendant salutaire
    De nos Vies toutes synergétiques !

    Signature : luami CREER
    « Un médiateur d’ l’innovation
    Qui allie raison et passion
    Pour mieux vivre le temps restant
    Et en partager les instants ! »

    Bon voyage dans la Vie !
    http://luami.viabloga.com

  8. Un sentiment dérangeant m’a traversé tout au long de la lecture de la BD. Celui de percevoir la réalité du phénomène de prédation inscrit dans la nature humaine.
    Ce sentiment de prédation a pourtant une histoire : le sentiment de Peur, voire d’anéantissement. Sentiment si puissant qu’il engendre un réflexe salvateur de survie pour soi même.
    Ce phénomène est bien retranscrit p. 64.( tu vois ce que c’est que d’être pauvre: devoir donner ses organes vitaux…. Ça craint daddy!)
    La peur, voir la terreur étant des sentiments tellement insoutenables qu’un organisme humain ne peut, en fonction de leur intensité que se cliver (cf le P-graph en intelligence artificille ou pourquoi pas en psychiatrie..) ou accepter de se déréaliser.
    Dans de très rare cas les hasards feront qu’il pourra tout de même les transcender pour exister. (l’histoire de la malle Calais-Douvres).

    Mais comment faire face à cela?
    La réflexion p. 116 nous donne une piste: il faut s’approprier le sujet et arrêter de penser que c’est l’autre le coupable ! C’est en effet l’espèce humaine qui est en cause.

    1. Par ailleurs moi je voulais surtout dire qu’il ne fallait pas se demander « qui est cause », mais « que faut il faire » – et le faire… Mais chacun fait sa lecture, évidemment, c’est tout le charme.

      1. Quelqu’un d’extraordinairement bienveillant a corriger la photo. Bon, précisons que c’est « copyright Futuropolis/Gallimard », et considérons que c’est bon: après tout, il faut pouvoir citer !

    2. Les agriculteurs sont, selon les sources entre 400 et 800 à se suicider chaque année, dans le silence le plus total.

      Mais vous avez parfaitement raison, c’est de leur faute aussi, comme à tout le monde …

      A moins qu’ils ne s’adaptent au nouveau cadre que leur fait leur pays … leur gouvernement, leur état et ses grands corps …

      1. Le suicide, au delà de l’acte, est un risque insupportable que nous courrons tous en situation de désespoir. Lorsque ce sentiment d’impuissance apparaît, l’être humain est en danger.
        Mais l’adaptation a ses limiites. Il faut parfois probablement s’insurger pour pouvoir rester en vie!
        Malheureusement le sentiment de peur paralyse…

      2. Sans compter les graves maladies qui surviennent dans cette profession et dont on parle peu.
        Les groupes de pressions restent dans ce domaine d’une efficacité redoutable et le syndicat principal, la FNSEA pour ne pas le nommer ne fait pas grand chose pour ceux qui on le malheur de n’être plus productif. »
        « Merci » à la MSA!

        http://www.bioaddict.fr/article/le-lien-entre-pesticides-et-cancers-chez-les-agriculteurs-est-etabli-a624p1.html

        Quant aux études menées par l’ AGRICAN les arcanes du financement de cette étude laisse présumer une collusion certaine entre les financeurs et …les participants.

        http://blogs.mediapart.fr/edition/la-mort-est-dans-le-pre/article/180412/linformation-et-agrican-un-mot-inconnu

  9. Je l’attendais avec impatience, déjà déçue de ne pas l’avoir reçu cette semaine, et puis Amazon m’envoie ce mail :

    Bonjour,

    Nous avons le regret de vous informer que nous ne pourrons pas vous expédier les articles suivants dans les délais annoncés initialement sur notre site :

    Paul Jorion, Grégory Maklès « La survie de l’espèce »
    Date d’arrivée prévue : 14 novembre 2012 – 28 novembre 2012

    Nous faisons tout notre possible pour obtenir ces articles et nous vous les enverrons au fur à mesure que nous les recevons.

    Je l’ai commande il y a au moins quinze jours. Est-il déjà épuisé sur le site ?
    Je vais l’acheter ailleurs, cela m’apprendra à activer la fin des librairies de proximité. Tout ça pour l’avoir plus rapidement

    1. Le premier tirage est probablement épuisé. Excellent pour un livre en vente depuis deux jours seulement (il avait fallu deux semaines à Misère de le pensée économique) !

      1. Cela m’inquiète ! Mon libraire me l’a promis pour cette semaine….
        Encore quelques jours de frustration avant de me délecter de cette saine lecture.

      2. NOOOOON!
        j’ai l’intention de l’acquérir jeudi prochain
        prochain tirage avant noel ?????
        c’est quoi ce manque d’anticipation face au marché?

    2. La publication a été reportée autant que possible après l’élection américaine, trop peur d’une réaction négative des marchés mis sous pression par une foule en colère 🙂

  10. J’ai voulu mettre le texte d’Amazon en italique et je me retrouve avec du gras partout… Trop compliqué pour moi, désolée.

    1. Ouh ! le vilain copieur ! C’est de loin la vidéo la plus vue parmi celles du congrès de Toulouse : plus de deux fois plus que celle de Harlem Désir, la plus vue après la sienne. Allez, on va lui donner encore un coup de pouce. Pour faire vraiment honte aux autres ! Chaque fois que vous offrez un exemplaire de La survie de l’espèce, signalez également la vidéo de Filoche !

      Le plus consternant, ce sont tous ces visages emmerdés aux premiers rangs : les représentants du PS de droite.

      1. Je ne regrette pas de ne pas y être allé…C’était désespérément nul.

        « Ils » ont toujours rien compris…

      2. Gérard, faut conclure …

        Gérard, s’il te plaît …

        Gérard, j’ai été trop bon avec toi quand tu as abandonné lachement tes études.
        Tu aurais pu aller jusqu’au bac, pour faire plaisir à ta pauvre mère.
        Si t’avais eu ton bac, t’aurais pu être,j’sais pas moi… t’aurais pu être…
        T’aurais pu t’inscrire au chômage, oui.
        Au moins t’aurais été un chômeur honnête !
        Au lieu de cela, monsieur fume du hackique avec les biknites !
        Fais attention, Géraard, tu es sur une pente savoveu… sevonneu… savonneuse aujourd’hui !

      3. Une question que je me pose.
        Que fait encore Filoche au PS ?
        Pense-t’il encore pouvoir lutter contre les caciques de ce « parti de droite » ou influer sur leur position ?
        Les hommes de qualités existent encore mais ont très peu de moyens face à l’oligarchie de droite ou de gauche.

      4. Croyez vous vraiment qu’ils ne comprennent pas ?
        Ne serait-ce pas plutôt qu’ils ne veulent plus lutter et se mettre en danger ?

      5. Le plus consternant, ce sont tous ces visages emmerdés aux premiers rangs : les représentants du PS de droite.

        Très vrai et l’on remarquera que les applaudissements ne viennent pas des premiers rangs ( LOL )
        Les images parlent mieux que les longs discours de campagne ou de langue de bois.

        Ouh ! le vilain copieur !

        Paul, qu’entendez-vous par là ???? ( LOL)

      6. Ouh ! le vilain copieur !
        Paul, qu’entendez-vous par là ???? ( LOL)

        C’est une réponse (moqueuse) à sakhaline qui écrit :

        C’est quasiment du Jorion.

        Cela fait des années que Filoche défend ces positions bien entendu. Ceci dit, il y a quelques formules bien trouvées… Mais les « formules bien trouvées » sont faites pour qu’on s’en serve !

      7. Erde, Kèssifé au PS encore Filochard ? Ben tu l’as sous les yeux. Il cause, il fait du buzz, on l’écoute. Même Jorion lui ouvre une grande fenêtre sur son blog. Chez « l’autre » du PdG il n’existerait ni dedans ni dehors. Doit être vert « l’autre »…

      8. @ Ardèchoix & Zébu

        La « gauche » du PS c’est environ 20%. Il y a des sections (c’était le cas de la mienne), où c’est plus de 50%, ce n’est donc pas en fonction de cela qu’on peut se décider.
        Cependant il faut s’entendre sur ce qu’est précisément « la gauche » du PS.
        Filoche est un exemple caricatural, anti-entreprises, pour qui les entrepreneurs sont tous des voyous sans exception et dont le modèle idéal reste l’économie solidaire ou administrée par l’Etat : il ne faut pas s’arrêter au discours d’un congrès …

      9. Merci Paul ! Emporté par l’élan, je n’avais pas lu avec assez d’attention sakhaline.
        Pour tout vous avouer, j’avais l’impression d’avoir déjà entendu ce discours et ses « formules bien trouvées »….Mais je laisserai le soin aux intervenants la solution à la devinette : chez qui ?.
        J’aurais trop peu de « réveiller » Charles…

      10. Loréal, t’as des trucs sur le plan social (110 licenciements) de Rouge en 79 que Filoche a été chargé de mener à bien par ses co-dirigeants de la LCR ? Je trouve rien…

      11. @ Alain :
        J’entends bien. Utopia, combien de divisions ?
        Je voulais juste dire, et ce quelque soit les tendances, le nombre de militants et à fortiori de votants ne représentent quasiment plus que :
        1/ les élus (locaux, surtout, mais les locaux sont aussi souvent les nationaux, rapport au cumul toujours en vigueur)
        2/ leurs affidés (i.e. les fonctionnaires territoriaux)
        3/ quelques militants hors de ces fonctionnements
        C’était déjà le cas il y a 10 ans.
        Alors maintenant que les 2/3 des départements, 20 sur 22 régions, des tas d’intercommunalités, la majorité des grandes villes, l’assemblée nationale, le sénat et la présidence de la République ont été conquis par le PS …
        Filoche est ancien LCR et inspecteur du travail : ceci doit expliquer cela.

      12. Kestudis Zeb, ils sont quasi tous anciens de la Lcr, HD en tête.
        Le PS baigne dans un jus de type Liquide Céphalo Rachidien, grOOsse ponction lombaire qu’il y a fait le Tonton… Fallait bien ça pour niquer les rocardiens et ex-PSU…

      13. @Zeb & La Vigne,

        Utopia c’est la gauche du PS ? (c’est 1%) et ça me semble plutôt se situer dans une mouvance écolo-coco. Tu as raison quand à la sociologie des militants « actifs » mais la réalité c’est plus proche de 40% que de « la quasi totalité ». Note bien que cela suffit pour dégager des majorités…

        Je me souviens vaguement de cette histoire de « rouge ». Il me semble qu’à l’époque le Filochard était déjà inspecteur du travail. je n’ai aucune info sur le sujet. Il faudrait demander à un PS « historique »…

      14. Filoche, c’est Hibernatus, y’a quelqu’un qui l’a sorti du congélo pour qu’il aille faire son sketch « Au PS on est de gauche » et on l’a vite remis au frais… faut pas déconner non plus !!

      15. Je ne connais pas spécialement le parcours de G Filoche , mais sur cette intervention , il a joué le Jiminy Cricket du PS . Pas étonnant de voir tous ces sourires coincés au premier rang.
        Comme disait l’autre , le PS , c’est comme les radis , rouge à l’extérieur , mais si tu grattes un peu , c’est blanc jusqu’au cœur .

      16. @Zébu
        Puisque tout le monde se permet d’attenter au sens des mots, ne nous privons pas de commettre un crime de lèse-étymologie sur le mot utopie. L’utopie n’est pas un non-lieu mais le lieu du « Non ! », du « Non nous pouvons toujours construire autre chose ». Ce lieu du « Non ! » trouvera bien un jour sa place ailleurs que dans un discours inintelligible pour le commun des apparatchiks qui exposent leurs capitons à un direct du gauche ». L’utopie est la futuropolis (pardon Paul et Grégory), un lieu en devenir. Je préfère encore la compagnie des utopistes à celle des hédonistes.

      17. S’il n’en reste qu’un, Filoche est celui là ! …

        Il est sincère et s’appuie sur toute sa vie professionnelle, et il en a vu !
        S’appuyant sur le réel, et voyant de près la dégradation des conditions de travail, les contournements constants du Code du travail, depuis la financiarisation des Entreprises – avant, le dialogue social existait, même rude, voire musclé : c’était plus sain ! on ne parlait pas alors de « win-win », novlangue qui déboisée signifie win pour les boss ( z’é actionnaires-fonds de pension ), lose pour les salariés!

        Il n’est pas parfait ! tant mieux ! Il ne mâche pas ses mots, tant mieux ! Il ne se laisse pas interrompre facilement (- oui bon Gérard, ça va … pousse pas quand-même … ça fait trop  » vive la Sociale » ! … ici c’est la gauche de droite, pas les Socialistes ! …), tant mieux !

        C’est un homme qui fonctionne sur le mode « Etre » : comme cela fait du bien ! pas étonnant que les frigidaires au premier rang des caciques ne soient pas à même de l’entendre ! ils fonctionnent sur le mode « avoir » ( une carrière à tout prix, des prébendes … et une totale incompréhension du monde tel qu’il va ( mal) …

      18. @ Alain et BRL :
        Utopia, c’était plutôt ‘hors cadre’ (mais bien peu gênant puisque ne représentant qu’1 %).
        Pour les 40%, je suis plus que dubitatif. Mais cela reste plausible dans plein de sections, néanmoins. De fait, ce poids est tel que quelques soient les orientations (y compris les plus à gauche), un consensus se dégage de toute façon pour préserver le cadre, à savoir le cadre permettant la réélection des dits cadres du Ps, et ce quelque soit l’orientation prise par les dits cadres le moment venu (i.e. ‘moment’ est équivalent à ‘élection’, mère de tous les ‘temps’).
        Le congrès est une machine à produire non pas du consensus mais de la reproductibilité, laquelle n’est surtout pas remise en cause par les caciques les plus à gauche, bien au contraire : sinon, comment être réélus, dès lors ?
        Comme tous les partis politiques, du moins, tels que formatés actuellement, le Ps est une machine à conquérir le pouvoir. Banalité.
        Mais ceci l’est encore plus pour le PS, qui crève de son état … de succès : quelle bataille mener si ce n’est préserver les acquis déjà conquis ?
        De fait, le Ps est donc bien un parti conservateur : garder le pouvoir et le système qui permet de le garder.
        Le reste, tout le reste, est abordé, éventuellement, avec les militants : cela importe peu, finalement.
        Quant aux citoyens …

      19. @ Alain, et Zébu: Utopia c’est un peu plus de 1% tout de meme (bon, ok, pas beaucoup plus), et se définit comme socialiste, écologiste, altermondialiste. Le coeur de sa reflexion est écologiste, mais la base est socialiste. Les auteurs qui l’ont inspiré sont Gorz, Méda (je ne sais pas si les positions d’Utopia ont changé par rapport aux derniers travaux de Méda), Castoriadis, Illich et d’autres.
        Sur les 40% de militants PS actifs, ça doit être ça nationalement. Dans ma section, 40% c’est une fourchette haute. Le manque de démocratie finit définitivement de dissuader. Les petites mains ouvrières comprennent qu’il n’ y a aura jamais de place pour eux sur les listes des régionales ou municipales…s’ils n’ont pas de réseaux, s’ils ne « représentent » pas un quartier, une « communauté »…ou si ils n’ont pas un domaine de compétences: et oui, c’est comme l’entreprise, le parti recrute sur CV! De ce qu’écrit Zébu, sur le conservatisme: je suis totalement d’accord. Des preuves, chez moi (dans ma région, pas forcement au niveau section), sont les crispations, les réactions pour faire taire immédiatement et violemment ce qui dissone. Ils sont sur la défensive.
        Pour en revenir à Utopia, c’est une association, on peut y adhérer sans être membre d’un parti. Les conférences organisées sont à écouter et réécouter librement sur le site du mouvement Utopia. L’intervention de Bernard Friot, notamment, a ébranlé certaines positions utopiennes.Vraiment très enrichissant.

    2. Remarquable ! encore une fois c’est ça qu’il faut : de la pédagogie comme nous, nous on pouvons en profiter sur ce blog.
      Tel que : « pas de charges : des cotisations, un salaire mutualisé ! ; pas de coût du travail : le prix du travail ; pas de flexibilité ; pas de demandeurs d’emploi: des offreurs d’emploi etc. »
      De toutes façons il est presque sûr le PS sera balayé dans les poubelles de l’histoire car ils ont écrasé en internes les personnes dignes du nom de socialiste au sens de Jaurès ou Blum comme M. Filoche !
      Allez faites circuler cette vidéo pour qu’au moins il y ait un peu de respiration contre la propagande dominante !

    3. La vague fait 100 mètres de haut qu’il leur dit le Gégé.
      Et vous fuyez lâchement sur vos dérisoires radeaux.
      « Merci Géraaard ! faut qu’ t’arrête maintenant ! faut conclure maintenant ! »
      Trop c’est trop pardi !
      Pas vraiment du baume à l’âme pour ces bobos la bouche en cœur.
      Adieu, bande de rats. T’façons c’est la femme de ménage qui va encore se taper tout le sale boulot.

      1. Mon pauvre « bignedou » parfois tu t’égares
        le filoche y cause le méluche couramment et ce, a la tribune du PS, doit plutôt se marrer le Jean de Luc

      2. tchoo,
        C’est exact, je m’égare et me range des opinions fluctuantes, sans illusion aucune sur le monde tel qu’il se présente à mes yeux, et depuis un bon bout de temps. Ainsi donc je me réserve encore un peu beaucoup d’enthousiasme pour parfaire mes illustrations, et si je viens ici c’est au fond pour la même raison.

    4. il y’a fort à craindre que la maison Rotshild soit plus écoutée au gouvernement que FIloche .

      D’une part parce qu’il a soutenue Aubry contre Hollande , et d’autre part parce que l’on trouve d’autre profils aux postes clées .

      http://fr.wikipedia.org/wiki/Emmanuel_Macron

      PS : avec Larrouturou , FIloche pointe du doigt l’essentiel : le chômage , et l’obligation de résultat en la matière.
      Prêches dans le désert ?

      1. Ouaip Macron. Et alors ? Je vois d’abord un ex assistant de Ricoeur et un proche de la revue Esprit. Avant un ex de chez Rotschild.

      2. Le bouchon est une chose , la bouteille et son contenu en est une autre .
        La tendance de ce gouvernement à faire une politique favorable aux finances des banques et des grandes entreprises se confirme avec le rapport Gallois.
        Emanuelli prêche aussi dans désert .

        http://www.dailymotion.com/user/FranceInfo/subscriptions/2012-11-07/1:5?mode=playlist&from=email_subscriptiondigestusers&utm_source=Email&utm_medium=Email&utm_content=SubscriptionDigestUsers&utm_campaign=Alert-SubscriptionDigestUsers#video=xuw3sh

  11. Vu hier Cosmopolis de Cronenberg , film intrigant , narrant les derniers jours d’un trader à New-York , avec en toile de fond l’effondrement du système capitaliste .
    Pas tout saisi , mais l’ impression d’assister à ce que « prédisent  » certains sur ce blog .

  12. Juste une remarque en passant…
    Il est clair que la situation est gravissime même si un gros brouillard médiatique cherche à le faire oublier : « la crise est cyclique ; elle est derrière nous; l’euro est sauvé »... Je ne pense pas qu’un seul lecteur de ce blog ignore ça.
    Par ailleurs Paul a plusieurs fois expliqué que l’on pourrait bien aller vers des unions de toutes les forces comme ce fut le cas durant la II GM avec les courants si divers de la Résistance.
    Et que voit-on ? Des innombrables arguties sur des tendances, des opinions passées etc… On en arrive à argumenter contre G. Filoche : fallait-il le mentionner? a-t-il été LCR etc…? Quelle est la pureté de votre itinéraire politique ? Que faites-vous dans ce parti ? Etc…
    « El pueblo unido jamas sera vencido« ; Évidemment ça fait naïf et pourtant quelle profonde vérité ! Toutes ces divisions sont malvenues et renforcent le pouvoir des 1%.

    1. « El pueblo unido jamas sera vencido«

      oui, lors de la manif° contre le traité merdrozy, toute épuisée que j’étais, j’ai choisi ma place au milieu des jeunes du FdG européen, entre drapeaux grec, portugais, espagnol et la bannière Die Linke, et je me suis laissée porter par l’énergie de cette belle jeunesse utopiste et
      internationaliste ! c’était généreux !
      le sang chaud, à la fois digne, et joyeux, des « sudistes » européens réchauffait mes « vieux os » !
      les hommes de Die Linke – des forces de la nature – trouvaient les français bien trop « gentils » !!
      ils avaient raison !

      A noter que si nos amis des Pays sus-cités connaissaient l’Histoire et entonnaient – entre autre- l’Internationale, chacun dans sa langue, avec « el duende espagnol », les jeunes français, quoique sympathiques, prennaient l’air coincé, ne voulant pas avoir l’air de stal. – alors même que l’Internationale est un chant qui nous vient de la Commune de Paris ( dont nous n’avons pas à « rougir ») =) les jeunes
      français, toute une éducation à refaire ! ( Eugène Pottier / 1871).

  13. La survie de l’espèce et nous les grands ordinaires…

    Et puis d’ autres pas « ordinaires », les cyniques…qui nous gavent grâve mon « bon » Charles, Ceux que l’on devrait obliger à suivre les cours sur l’éthique et la morale de Paul.

    Voici un bel exemple : âmes sensibles s’abstenir car les propos de cet « élite » sont à gerber

    http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=IzUqj6w6jug

    Préparez la liste pour Mr Guillotin

      1. Selon l’axiome du sage Locke :  » il ne saurait y avoir d’injure, où il n’y a point de propriété. »

        Ou encore relire : « Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes. » Jean-Jacques Rousseau

      2. Certes Paul, mais si l’on en croit le wiki :

        Le libertarianisme est une philosophie politique prônant la liberté individuelle1, en tant que Droit naturel, comme valeur fondamentale des rapports sociaux, des échanges économiques et du système politique. Les libertariens se fondent sur le Principe de non-agression qui affirme que nul ne peut prendre l’initiative de la force physique contre un individu, sa personne, sa liberté ou sa propriété.

        Personnellement, à écouter ce genre de personnage qui prend l’initiative de « l’injure morale », je ressens ses dires come une agression physique et n’aurais aucun mal ni aucun remord si par bonheur je l’avais devant moi à l’entartrer sauvagement.

      3. Si l’on en croit Jimmy Wales lui-même, fondateur de Wikipedia, le libertarianisme est la plus belle chose au monde. Si j’étais lui, je m’arrangerais du coup pour qu’on ne dise que des bonnes choses à propos de ma philosophie politique préférée : charbonnier maître chez soi !

  14. Laisser croire que le système capitaliste s’il était géré différemment comme le suggère G Filoche permettrait de créer du travail fait partie des illusions, qu’ils viennent du PS, du FDG, de l’extrême gauche ou de partout ailleurs ne change rien car c’est dans la compréhension même du fonctionnement de ce système que se trouve l’explication au problème au chômage et de la misère . Le système capitaliste est un système basé sur l’accumulation et sur une concentration toujours plus grande des richesses et l’on ne peut vouloir changer son mode de fonctionnement sans dénoncer ce dispositif inscrit dans ses gènes, et c’est là le rôle de l’ intellectuel et de son engagement aux cotés de tous ceux qui souffrent. Déblatérer aux oreilles des responsables d’un parti de gouvernement même de façon exaltée des arguments et des idées pour sauver un système à la dérive sans le remettre en cause dans ce qu’il a de plus fondamental c’est jouer le rôle du trublion de service… ça fait plaisir à l’aile gauche du parti , ça montre qu’on est démocratique … ça fait rire les dirigeants du premier rang…mais intérieurement c’est… cause toujours mon coco tu nous intéresses… mais dépêche toi de conclure.
    Peut-on se contenter de dénoncer la mauvaise répartition des richesses comme cause du malaise capitaliste et proposer d’augmenter les salaires et une meilleure répartition comme remède au mal sans jamais parler de l’épuisement des ressources et de quelle société il s’agit de construire pour tendre vers le bonheur .
    Personne ne peut être contre le fait d’avoir de quoi vivre décemment; la question n’est pas là…c’est même la position de l’Église… il suffit de lire les encycliques sociales depuis Rerum Novarum jusqu’à Caritas in véritate. On peut penser que même le Pape pourrait tenir un tel discours…avec moins de fougue évidemment car les fondamentaux du capitalisme ne sont pas touchés… la propriété privée… la loi du marché… la libre entreprise… Il ne s’agit pas non plus de renouer avec les dogmes qui ont été démentis par les faits comme il est dit plus haut dans la survie de l’espèce…Il faut remettre en cause le travail tel qu’il est comme mode de socialisation et de rapports entre les personnes …car nous nous dirigeons vers des sociétés où le manque de travail ne sera plus un problème mais deviendra une règle ; en réalité ce qu »engendre le système capitaliste c’est la disparition du travail … Est ce qu’il ne faut pas y voir dans ce que nous vivons actuellement le signe d’une décadence de la société.

    1. Le système capitaliste est un système basé sur l’accumulation et sur une concentration toujours plus grande des richesses

      Il faudrait donc penser un système qui limiterait cette accumulation et concentration sans aller jusqu’au communisme dont l’histoire nous a montré les limites.

      Avant d’abolir la propriété privée ( qui ne désire pas un petit nid douillet) qui risquerait fort de générer un tollé des 99% , il serait sage de s’attaquer d’abord aux grands marchés de la finance et à la réduction des inégalités.

      Quant à la libre entreprise, c’est un vaste débat ……….

      1. @ erde
         » …jusqu’au communisme dont l’histoire nous a montré les limites.  »
        Yen a marre d’entendre ça !
        Comme si le stalinisme avait ressemblé un seul jour au début d’une once de l’idée communiste .

      2. abolir la propriété privée des moyens de production

        avoir son nid douillet, pourquoi pas . mais hors de question d’être propriétaire pour louer

        le pendant , c’est que la société doit entraide à tous même à ceux qui dans une vie passée était propriétaire pour louer et en vivre …..

        de toute façon, il n’y a pas de modèle pré-établi d’une nouvelle société, une nouvelle civilisation, si on lui donne la chance de naître, n’apparaitra qu’au sein même de la société capitaliste par nécessité et pas par une quelconque volonté et schéma sorti de je ne sais quel cerveau génial. Je vois l’humble rôle du mouvement de l’émancipation sociale comme un aide accoucheur, un expérimentateur de solutions et surtout sans doute un rempart à la barbarie que les élites préféreront au partage .

      3. @taratata

        Comme si le stalinisme avait ressemblé un seul jour au début d’une once de l’idée communiste .

        Désolé, je n’ai pas assez développé ma pensée.
        Bien évidemment, je n’assimile aucunement la pensée de Karl Marx et Friedrich Engels à la politique stalinienne ou à celle de Mao.

        Je ne faisais que refléter l’opinion de la plupart des gens, influencés par la propagande des médias.
        Peu de gens en effet sont réellement informés et ne retiennent que les horreurs du Stalinisme et du maoïsme, ce qui génère pour une majorité un rejet total de ce système politique.

    2. Nous avons gagné tous les pouvoirs

      A cause de cette illusion et comme nous l’a rapporté Danielle Mitterrand, l’intervention de Gérard Filoche ne peut se traduire par aucun changement sérieux de la situation dont il montre de manière tout à fait convaincante qu’elle inacceptable…

      Alors je lui demandais à François : Pourquoi maintenant que tu en as le pouvoir ne fais-tu pas ce que tu avais offert ? Il me répondait qu’il n’avait pas le pouvoir d’affronter la Banque mondiale, le capitalisme, le néolibéralisme. Qu’il avait gagné un gouvernement mais non pas le pouvoir.

      J’appris ainsi que d’être le gouvernement, être président, ne sert pas à grand-chose dans ces sociétés sujettes, soumises au capitalisme. J’ai vécu l’expérience directement durant 14 ans. Même s’il essayait d’éviter le côté le plus négatif du capitalisme, les rêves ont commencé à se briser très rapidement.

  15. Excellente bande dessinée qui exprime fort bien toutes les idées de Paul Jorion, et dans un ordre (chrono)logique parfait, ce qui devrait grandement faciliter la compréhension du propos par un grand nombre de lecteurs, mêmes des enfants ou, alors, de jeunes adolescents !

    L’émotion, la colère … qu’on éprouve à sa lecture est judicieusement contrebalancée par l’humour même s’il est noir.

    Le rapport des forces entre le capitaliste, le général et le salarié est magnifiquement « symbolisé » par le mur de billets devant le premier, les liasses de billets devant le second et les quelques billets devant le troisième : seule un dessin peut exprimer cela avec autant de force.

    Une petite question : comment faut-il comprendre la « symbolisation » du masque troué de l’abominable « X fabelouz » ? J’ai bien quelques idées là-dessus, mais peut-être vaut-il mieux que chacun l’interprète à sa façon !

    Une petite inquiétude : j’espère que le service juridique de l’éditeur a bien pesé les risques … bref vous voyez ce que je veux dire (voir le début du chapitre III « Le démenti par les faits »).

    Un petit regret : j’aurais bien aimé que les pages 3 à 5 soient précédées d’un titre (Avant-propos ? Préface ?), ainsi que les pages 9 à 18 (Prélude?) et les pages 114 à 120 (Conclusion ? (en référence au Prélude(?))

    1. Le masque est inspiré de celui d’un personnage populaire du cinéma de genre. Pour tout vous dire, c’est un ajout tardif : à l’origine ce monsieur X présentait certaines ressemblances avec un personnage réel. Pour des raisons juridiques, il a été décidé de casser ce lien et avec le recul, j’en suis content : cette référence là est plus intéressante et dit plus de chose que la précédente.

      Mais oui, de façon générale, la question juridique a été traitée extensivement.

      Pour ce qui est des mentions manquantes, elles sont effectivement implicites. Si ce sont des conventions de livres, ce n’en sont pas de bande dessinées. J’ai déjà préoccupé Futuropolis en insistant pour quelques pages blanches marquant les différentes parties, alors en rajouter pour donner des intertitres… je risquais ma vie, je pense…

      1. Certains d’entre vous en seront attristés, mais la vérité doit être connue : Grégory n’est en effet pas du genre à risquer sa vie pour des intertitres… Dans cinq cents ans, tels la pyramide de Khéops, ses dessins seront toujours là, et ces aspects décevants de sa personnalité auront été, espérons-le, oubliés.

      2. à l’origine ce monsieur X présentait certaines ressemblances avec un personnage réel….

        Boah on va dire qu’il aurait pu ressembler à Fabrice T plutôt qu’à un gardien de hockey en Armani.

  16. Allons Vigneron qu’allez vous imaginer là ? C’est complètement faux et d’ailleurs on ne veut pas de procès !

    Paul : « et en plus, c’est vrai ! »

  17. J’ai prêté ce matin la BD à une collègue de travail qui connaît ma curiosité pour le blog de Jorion. Et bien qu’elle m’aie dit ne pas s’intéresser « à tout ça » comme elle me l’exposa une fois : « Le 6 minutes sur M6 me suffit ! De toute façon, ils disent tous la même chose ! » Je tentai de nouveau le coup cette fois-ci, pensant qu’avec cette BD, ça pourrait changer. Je lui sors donc la BD de mon sac et dis : « Regarde !… Tu vois… Là, c’est très différent ! »
    « Mmmh… » Elle a commencé à feuilleter les premières pages et en tombant sur la page 9 [Ils sont nombreux… Ils sont presque tout le monde, les 99%.], j’ai vu enfin une réaction ! Super ! Paul et Grégory avaient fait Mouche :
    – « Bah, on est pas comme ça ! » Peut-être avait-t-elle voulu manifester dans un premier temps, sa désapprobation envers une quelconque mais possible ressemblance avec la dame au centre de l’image… qui semble assez bien bâtie…pareillement.
    M’enfin, déjà bravo à eux pour avoir réussi cette entrée en matière. En effet, la première page de la Survie….est déterminante ! (Je passe l’introduction avec Monsieur XXXxx, où là, elle a pas bien compris l’histoire du masque…). Mais revenons à la page 9. Excellente tactique… disais-je, car en mettant tout le monde, dans le même Bain, dès le début, on augmente les chances de toucher quelques personnes. Pour revenir à ma collègue, j’ai vu qu’elle ressentait quelque chose… comme si nous étions surpris sur notre lieu de travail, dans notre aliénation quotidienne, dans nos habitudes qui nous sont si familières et auxquelles on ne fait plus attention… Aussi, tout en nous laissant bercer par la pendule qui trotte, du croissant du matin à l’infusion du soir, bien des choses se seront passées dans le monde et de nouvelles factures, dans nos boîtes aux lettres, seront tombées…
    Bref ! Elle a fini par embarquer la BD, qu’elle lira, a-telle précisé, avec son copain. Disons que je ne pars pas complètement désespéré. Si après coup, son mec lui descend un peu plus souvent les poubelles jaunes… elle n’aura pas tout perdu de cet emprunt…
    NB : à la pose café, j’ai demandé aux autres personnes de l’entreprise si elles lisaient des BD et éventuellement, seraient intéressées par cet « essai dessiné incisif, humoristique et pas complètement désespéré ». La réponse ne fut pas terrible. Je réessaierai donc plus tard, au retour de la BD en espérant que l’avis de ma collègue en motivera d’autres…

  18. Est-il prévu de traduire cette BD ? Au moins en anglais et en espagnol. Dans le monde hispanique en particulier, bien traduite, je pense qu’elle ferait un malheur. Les dessins sont vraiment très bon et le contraste entre les dialogues farfelus et le sérieux du texte en off donnent bien cette impression bizarre que l’on ressent facilement à l’heure actuelle, celle d’être pris dans une vaste blague qui va très mal finir.

  19. nous « gens ordinaires »


    Ben oui !
    car Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux, comme l’écrivait Étienne de La Boétie à l’âge de dix-huit ans, dans son Discours de la servitude volontaire, en …1549.

Les commentaires sont fermés.