LA SURVIE DE L’ESPÈCE – LE FEUILLETON (VII)

Il en a été question ici pour la première fois en août 2010. La survie de l’espèce a paru le 2 novembre sous la double enseigne Futuropolis et Arte. Depuis, c’est la panique dans les milieux de l’édition.

Ainsi, Amazon, déboussolé, affirme :

Nous avons le regret de vous informer que nous ne pourrons pas vous expédier les articles suivants dans les délais annoncés initialement sur notre site :

Paul Jorion, Grégory Maklès « La survie de l’espèce »
Date d’arrivée prévue : 16 novembre 2012 – 01 décembre 2012

L’imprimeur, au bord de la crise de nerfs, implore lui « Grâce ! » Nous sommes, Grégory et moi, très
touchés : continuez !

Correctif ! Futuropolis me communique que non, tout se passe comme prévu : pas d’affolement dans l’entre-pont !

Cliquez sur les pages pour les voir au format de la BD.

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72 réflexions sur « LA SURVIE DE L’ESPÈCE – LE FEUILLETON (VII) »

  1. Comme je ne sais pas non plus où il faut mettre ça (sur ou sous les esclaves nubiens), je le pose là : «La notation est un art, pas une science»
    « Selon l’agence américaine, les notations ne sont pas «un exposé des faits» et l’attribution d’un «triple A» ne signifie pas l’absence d’un risque de défaut. La juge a condamné S&P, ABN AMRO et LGFS à payer solidairement les dommages et intérêts réclamés par les plaignants. »

      1. C’est apparemment ce qu’en a conclu la juge : « Le tribunal fédéral australien a jugé «trompeuse» la note «AAA» attribuée aux titres CPDO («constant proportion debt obligation») émis par la banque néerlandaise ABN AMRO et vendus fin 2006 à treize municipalités par une société de services financiers, LGFS. »

        Mais cela sous-tendrait qu’une notation puisse dire « la réalité », à reverso.

        Or, comme le dit « justement » S&P, une notation n’est pas un exposé des faits : ce sont les clients qui l’ont pris comme tel.
        S&P ne soutient pas que sa notation peut être ‘la réalité’, tandis que la juge soutient qu’elle peut l’être.

        La juge aurait donc tort parce qu’elle juge dans le cadre d’un système fondé sur un artifice, qui plus est dans un système dont la complexité dépasse l’entendement de tout le monde.

        Mais elle a aussi raison car le seul souci, c’est que S&P :
        1/ a émis une notation,
        2/ alors même que :
        2-1/soit elle savait que sa notation était fausse en connaissance de causes (i.e. produits hautement spéculatifs), sans l’avoir révélé à ses clients ;
        2-2/soit elle ne le savait pas mais la complexité effarante des produits aurait dû lui interdire d’émettre une note,
        3/ est payé par le vendeur.

        Dans tous les cas, une seule conclusion : à la poubelle (tout ce bordel).

        On s’éviterait des noeuds à la tête en interdisant tout simplement les paris sur les fluctuations des prix.

      2. Le rôle des experts est de mentir. C’est pour cela qu’ils sont payés.
        Et pour savoir à qui profite le crime, il convient de savoir qui les paye.

    1. Hé oui, un misérable notationatâteur de chez pauvre standard ne prétend pas à la gloire scientifique du sismologue transalpin. S’il n’a pas ce Capitole, pourquoi ou comment ou de quel droit lui imposer une quelconque Roche Tarpéienne judiciaire ?

  2. L’imprimeur, au bord de la crise de nerfs, implore lui « Grâce ! »

    L’imprimeur, comme vous dites, est un des principaux acteurs européens de l’impression et de la reliure de beaux livres et de bandes dessinées. Ce n’est pas une petite entreprise isolée.
    Il est vrai aussi que le mois de novembre est très chargé, tout comme celui d’octobre, en ce qui concerne la production de ce type d’ouvrage, production qui nécessite plusieurs jours pour le cycle de fabrication, alors que les romans et les livres de poche sont fabriqués en 48 heures, voir 24 heures.
    Il est vrai aussi que certains éditeurs n’aiment pas s’engager sur des premiers tirages importants et préfèrent réimprimer quand la demande se fait sentir, c’est une des caractéristiques du groupe Gallimard.
    Comme j’ai reçu l’ouvrage samedi dernier, mon épouse et moi-même avons eu le temps de le lire et je comprends bien que la demande sera importante tant c’est un bon livre, bien écrit, bien dessiné et bien conçu (bravo pour la bichromie) et bien fabriqué.
    Mais ce qui fait son charme, et déjà à mon avis pour les lecteurs habituels des deux auteurs, c’est le sujet abordé et la manière de l’aborder : c’est une bande dessinée politique – au meilleur sens du terme -, c’est son originalité.
    Nul doute que les ventes sur le premier semestre, et même sur l’année, seront importantes et bien supérieures à ce que pouvait attendre la machine qui décide des tirages.
    Il reste que la critique radicale de l’ouvrage reste à faire pour ceux qui, comme moi, trouvent que l’accent est trop mis sur le quantitatif – par opposition au qualitatif – et que les perspectives de lutte se font un peu attendre : il manque à cet ouvrage une dimension insurrectionnelle. Les auteurs pourront me répondre que ce n’était pas l’objectif et que son existence même est un pavé dans la mare (ou la vitrine ?)

      1. Haha, pas mal comme titre.

        Appellez moi petit bras mais je n’ai pas pris sur moi de porter le combat plus avant que ne le fait Paul. Au demeurant je pense que le travail pour nous est plus d’avoir une solution à proposer que quoi que ce soit d’autre. Ce qui n’a rien de trivial : la complexité à gérer a atteint une ampleur inédite.

        Quand à l’insurrection, elle sera d’autant plus faciliter si une issue positive convaincante est mise sous les yeux du public. On en revient toujours à la force de proposition. D’ailleurs pour moi si tome 2 il y a, il faudra que ça en soit le sujet – et il me semble bien que c’est déjà la route des derniers travaux de Paul.

      2. à Paul Jorion,

        Le second volume s’appellera « Après l’espèce » ou ne s’appellera pas.

        à Grégory,

        Le système est très complexe, mais sa complexité est une armure.
        Il suffit de trouver le défaut de la cuirasse.

      3. « Après l’espèce », Nietzsche avait donc raison, et Paul se rallie naturellement à sa cause ! Joie, ô joie, pas besoin d’amazon pour te rencontrer !

      4. @ Marlowe
        Une part de la complexité est celle de tous les systèmes finissants.
        Vienne en 1900, Byzance en 1400, Rome en 400 étaient hyper-complexes, la complexité sociale ou sociétale n’a pas besoin d’ordinateurs pour exister !

  3. anthropologie catholique : la survie de l’espèce est menacée !
    EXTRAIT : …joseph et Marie n’étaient pas mariés. Dans le texte, Marie est accordée en mariage. Ils ne font pas maison commune et elle va tomber enceinte.

    Vous imaginez l’ambiance ! Le pauvre petit Jésus nait dans une famille recomposée, puisqu’il a des frères qui sont des demi-frères sans doutes nés d’un premier mariage de Joseph. Il dit d’ailleurs aussi : « Qui est ma mère ? Vous êtes mes frères ! »….
    http://www.rue89.com/rue69/2012/11/04/mariage-pour-tous-leglise-est-lagonie-236763

    OUF :Il n’y a que 2% de la population française qui pratique la religion catholique régulièrement. Et les Athées, ces mécreants sont sur la voie majoritaire. Mon dieu !!

      1. Séisme chez les agences de notation: S&P condamné
        …Lundi 5 novembre, le tribunal fédéral australien a en effet condamné Standard & Poor’s pour avoir « trompé » les investisseurs en attribuant une notation AAA, la plus haute note, à des produits hautement toxiques – CPDO (constant proportion debt obligation) – émis par la banque néerlandaise ABN AMRO, disparue pendant la crise. Rassurées par cette notation, qui semblait valoir garantie, plusieurs municipalités et collectivités locales australiennes avaient lourdement investi dans ces produits. Après le début de la crise, ces titres se sont effondrés, aboutissant à une perte de 90% du capital investi. Les collectivités locales ont perdu plusieurs dizaines de millions d’euros dans cette faillite….
        http://www.mediapart.fr/journal/international/051112/seisme-chez-les-agences-de-notation-sp-condamne

      2. Ah pasque les collectivités territoriales ossies ont le droit de placer leur trésorerie (le pognon de la communauté) dans des produits exotiques à haut rendement et haut risque comme du CPDO de chez ABN Amro ? Ben voyons… tout baigne chez les kangourous… bande de connards.

      3. Comme en France, Vigneron, comme en France. Je te dis pas la bande qu’on est.

        Selon les dernières nouvelles, des avis divergents ont été rendus par des CRC dans 2 régions différentes, sur 2 dossiers Dexia : Sassenage et Saumur.
        Sassenage semble bien partie, en tout cas mieux que Saumur, pour défendre sa cause face au Tribunal de Nanterre, pour annulation carrément du prêt dans son ensemble.
        La ville s’appuie sur la notion de dol, en Code Civil (Art. 1116).
        Dans ce cas, article 1150 : dommages et intérêts prévus comme tels dans le contrat.
        Les juges du fond décident. Et comme ils ne sont pas spécialistes (‘experts’), ils s’appuient, entre autres, sur les décisions des CRC.
        Le cas de Saumur prouve que de toute façon on ne peut pas généraliser : le refus de verser les intérêts n’était pas suffisamment justifié selon la CRC par la nature du préjudice, à sa voir la présence de dol.

        Dans les emprunts toxiques, tous ne sont pas dolosifs, loin de là.

      4. Confonds pas emprunts perdants et placements perdants Zeb. Il est interdit à une collectivité territoriale française de placer quoi que ce soit ailleurs qu’au trésor public. Et tu sais ce que je pense. des modes de gestion de leur dette par les collectivités territoriales, via feue Dexia ou autre… Faut être deux pour la valse.

      5. @ Vigneron :
        Oui, j’avais confondu emprunts et placements. Ceci dit, même en France, les collectivités locales peuvent, pour certains types de ressources, aussi placer ailleurs qu’auprès du Trésor Public :
        Les dérogations à l’obligation de dépôt des fonds libres au Trésor
        Article L1618-2
        Bon, c’est pas non plus la nouvelle frontière et cela ne concerne que des recettes exceptionnelles mais OPCVM kamême …

        Ps : tu sais bien aussi que dans la valse, c’est le ‘cavalier’ qui mène.

      6. Oula Zeb, pas n’importe quelles Opcvm…

        Les collectivités territoriales et leurs établissements publics ont désormais accès aux parts ou actions de SICAV (sociétés d’investissement à capital variable) ou de FCP (fonds communs de placement), libellées en euros, qui gèrent des titres émis ou garantis par les États membres de la CE ou par les autres États parties à l’EEE.

        Pas trés exotique ni érotique le truc…
        Et en plus Marie-Luce :

        En revanche, les titres ainsi acquis sont, sauf exceptions, conservés auprès du Trésor.

        Pffff…
        Hé, en bonne société, libérale j’veux dire, c’est la cavalière qui choisit son cavalier…

      7. @ Vigneron :
        « Hé, en bonne société, libérale j’veux dire, c’est la cavalière qui choisit son cavalier… »
        Mais dans cette société là, c’est le cavalier qui invite … pendant que la cavalière attend son cavalier. Ceci dit, rien n’oblige effectivement la cavalière à ne pas envoyer paître le cavalier dans un autre champ (et la comparaison s’arrête là) 🙂
        C’est sûr qu’on est quand même plus cadré en France qu’en Australie : merci quand même l’état central (en Australie, autre monde politique).
        ça tombe bien : aujourd’hui, un rapport parle justement de l’autonomie financière des collectivités locales qui « se portait bien en 2010 » (Le rapport en question)

        Petit souci : le rapport parle d’autonomie financière, tandis que les collectivités locales aiment bien parler d’autonomie fiscale :
        « On sait que les élus locaux préfèrent mettre en avant le concept d’autonomie fiscale, qui n’englobe que les impositions dont les collectivités peuvent fixer les taux. Or, cette autonomie fiscale a reculé très fortement pour les régions et les départements, depuis la mise en œuvre de la réforme de la fiscalité locale. Au point que les présidents de région affirment ne disposer quasiment plus de levier fiscal. »

        Cela allié à la baisse des crédits d’investissements + FCTVA, on ne peut obtenir que des hausses d’impôts locaux … mais aussi pour les départements, des droits de mutation de +35,4% entre 2010 et 2003, année de référence !!
        Soit, une bonne partie de la période spéculative immobilière : y a bon, gâteau.
        Mais quand gâteau disparaitre (le rapport ne porte que sur 2010), y a fort la crise … de l’autonomie financière (et fiscale : les droits de mutations sont déterminés par les départements) des collectivités locales.

        C’est le mur des mutations 🙂

  4. j’adore lire quelques pages ici
    mais je ne voudrais pas que ça gâche mon plaisir global quand j’aurais un exemplaire entier à consulter
    j’hésite entre les friandises et le gâteau, mais je crois que je préfère le gâteau

    et puis tout le monde sait qu’il ne faut abuser des bonbons qu’avec parcimonie

    bon l’éditeur y fout quoi ?
    c’est bientôt Noel

  5. Et pourquoi pas essayer quand même une librairie classique plutôt qu’avec ces sauvages de chez Amazon ? dans mon cas ça a fonctionné.

    1. Bah, j’ai commandé le mien chez amazon dès septembre, je l’ai reçu samedi 3…
      Soyez patients, ça vaut le coup !

    2. Chez Amazon, il faut aller chercher dans les librairies associées, lorsque le stock dans la base logistique est à 0

  6. Je l’avais pré commandé sur le site de la fnac depuis plus d’un mois. Même chose: Expédition prévue A PARTIR du 7 novembre…

  7. Je manque d’une référence culturelle essentielle (j’ai vraiment honte!) : ce masque que porte le trader, c’est une allusion à qui, à quoi? Merci pour toute aide…

    1. Des films d’horreur, évidemment!… Je n’en regarde jamais. Remarquez, je comprends que ça puisse être d’à propos… 😉

  8. N’achetez pas vos nouveautés chez Amazon. Ce vendeur multinational de « produits » (sic!) est en train de tuer les libraires, surtout les petits.

    J’ai acheté mon exemplaire de « La survie de l’espèce » chez Filigranes (la plus grande librairie francophone de Bruxelles), hier : c’est dire qu’il n’y avait pas chez eux de rupture de stock, à ce moment-là.

    Certes, je comprends parfaitement que ceux qui vivent dans un village ou en pleine campagne fassent appel à Amazon. Mais il doit bien se trouver à proximité de leur domicile une ville (petite, moyenne ou grande), dotée d’une (petite) librairie, et dans laquelle (la ville), ils se rendent régulièrement pour faire leurs courses et donc aussi leur achat de livres. Et s’ils ne se rendent dans cette ville qu’une fois par semaine (par ex.), pourquoi ne pas patienter? Et si le libraire en question n’a pas le livre qu’ils recherchent ou est en rupture de stock, pourquoi ne pas le commander chez lui, et patienter aussi ?

    1. Et au royaume-uni je l’achete dans quelle ‘petite librairie’ ?
      Ici chaque centre-ville d’une agglomeration moyenne est un « clone-town » avec les meme chaines de magasins… Quant au centre de London, c’est Disney Land….

    2. Si Amazon connaît un tel succès dans la vente de livres en France, c’est surtout grâce – ou à cause – des éditeurs industriels (les gros et ceux qui raisonnent comme eux) et de la surproduction effrayante de livres.
      Les libraires, sauf quelques très rares exceptions, sont soumis à la pratique de l’office, c’est-à-dire qu’ils recoivent des livres non désirés sans avoir vraiment droit à l’ IVL (interruption volontaire de livraison), livres qui sont des nouveautés qu’ils ont parfois le plus grand mal à vendre, qui sont retournés chez le distributeur et généralement dirigés vers le pilon ( entre 1/4 et 1/3 des nouveautées)
      De plus, Amazon permet gratuitement l’accès à une base de données qui autrement est payante et propriété exclusive d’une entreprise et Amazon est capable de livrer rapidement un grand nombre de livres de fond alors que certains libraires les prétendent épuisés.
      Il faut comprendre que les libraires vendent principalement les livres en rayon.
      Pourquoi défendre un boutiquier aux ordres de l’industrie du livre ?
      N’aurait-il pas été plus intelligent de mettre en place un système efficient, pour les éditeurs et les lecteurs, de distribution des livres de fond ?

      1. Je me permets d’enchérir sur Marlowe. Bon nombre des moyennes et grandes librairies sont gérées comme des centres culturels Leclerc et seule l’aura d’une implantation ancienne les sauve aux yeux des bibliophiles. On y préfère les chiffres aux lettres. Ayant demandé à une libraire de ce type de maison pourquoi Le Métronome d’un histrion télégénique réactionnaire figurait en tête de gondole au milieu de la production historique universitaire et non dans le rayon « tourisme farfelu et tendancieux », à côté du Paris fantastique, il m’a été répondu que les clients s’attendaient à le trouver là (c’est dire la déroute de l’enseignement de l’histoire dans notre pays) et qu’on ne pouvait renoncer à l’y exposer sans mettre aussitôt la clef sous la porte. Dépité, je suis allé à la Fnac et là, surprise ! Je tombe sur une vendeuse qui me tient un discours de libraire sur le même sujet. Bien sûr, ledit livre figure ici aussi en tête de gondole. Mais au moins, elle, toute vendeuse qu’elle est (et elle est sans doute plus que cela), a longtemps hésité sur le genre dont relève l’ouvrage avant de le mettre en rayon. Je tire mon chapeau à celle-ci et souhaite à l’autre une prompte ruine. Amazon annonce la couleur. Pas de faux semblants. Je déteste moins les mercanti qui s’assument que les tartuffes.

      2. Par ailleurs, à propos de la politique des éditeurs industriels vis à vis des multinationales de vente, il faut savoir que la remise accordée à ce type de clients est bien supérieure à celle accordée aux « petits libraires » alors que ceux qui vendent uniquement par correspondance n’ont même pas besoin de montrer physiquement les livres qu’ils vendent.
        Il ne faut donc pas culpabiliser le lecteur qui ne passe pas son temps à courir les librairies pour trouver un livre, souvent « introuvable ».
        Quand l’éditeur est une structure artisanale qui joue le jeu, comme les éditions du Croquant le font, il convient de lui acheter directement les livres.
        Pour le reste, c’est à Gallimard ou à Hachette d’assumer les conséquences de leur politique.

  9. Force est de constater qu’il valait mieux acheter chez son libraire BD que chez les sites internet. Pour ma part, j’avais réservé sur le net de peur d’un tirage confidentiel, mais je crois plutôt qu’après mon passage chez mon libraire (et l’annulation conséquente de la susdite commande sur le net), je suis plutôt l’heureux propriétaire d’une première édition de l’ouvrage.

    Ouvrage qui soit dit en passant est de la très belle ouvrage, très fin, plutôt instructif et toujours intéressant.

  10. Pourquoi n’envoie-t-on pas les barres de combustible usagées des centrales nucléaires dans l’espace, avec pour cap la voie la plus dégagée connue vers le point le plus reculé de la galaxie? Le risque étant bien entendu q’elles nous reviennent avec un message d’insulte en Xolox, suivi d’une armada intergalactique…

    1. à mon avis, 1- il y a beaucoup trop de déchets, et donc trop de poids à propulser dans l’espace, et 2- le risque d’explosion au décollage ne peut-être pris… mais je ne suis pas spécialiste.

      1. Albert, Il faudrait que TEPCO sorte la calculette!
        Pour le risque d’explosion au décollage, soit, mais on a pas assisté à un feu d’artifice de ce genre depuis… la dernière fois, et les progrès de la science étant ce qu’ils sont nous aurions tord de nous priver de leur application pour le bienfait de l’humanité! Certes, mon angélisme un peu niais risque d’irriter les plus irritables. M’enfin, depuis le temps qu’on énumère les solutions et qu’on égraine les yakafaucons, faudrait se résoudre à radicaliser le débat dans sa forme la plus aboutie : l’action! Y’a qu’à taxer les 10% les plus riches de 10% de leur richesse, une seule fois. Il repartiront avec une aura de sauveur de l’univers… et 90% de leur richesse tout de meme!

    2. A ma connaissance c’est bien lié au risque d’explosion en vol, mais le prix doit jouer aussi.

      Le prix d’envoi vers l’espace c’est 130 millions d’euros les 10 tonnes, en comptant 8000 tonnes de dechets THA en France c’est ~100 milliards d’euros.

      En plus je vous raconte pas le bilan carbone…

  11. Certes théoriquement a paru (auxiliaire avoir).
    Mais Girodet indique que l’auxiliaire être est « toléré » pour indiquer l’état :
    Ce livre est paru (= est publié, sous-entendu ou non à telle date ou chez tel éditeur).

    Mais en fait, Grevisse et Goose (Bon Usage ? 15e éd., § 813) relèvent les hésitations :

    Paraître se conjugue avec avoir. Toutefois, quand il s’agit d’une publication, être, qui a été critiqué, est fréquent : Le Discours sur les sciences et les arts est paru en novembre 1750 (Guéhenno,* dans le Figaro litt[éraire], 18 nov. 1950). — C’est encore le thème d’un romancier dont le premier livre est paru l’an dernier (Druon*, dans les Annales, nov. 1951, p. 49). — Quand sera paru le second tome (Kemp*, dans les Nouv[elles] litt[éraires], 18 déc. 1958). — L’absence d’analyses et de discussions dont l’ouvrage a souffert lorsqu’il est paru (Caillois*, dans le Monde, 28 nov. 1975). — Quand j’ai écrit Huis clos […], L’Être et le Néant était paru, en tout cas sous presse (Sartre, Situations, t. IX, p. 10).

    On déguise cela sous la règle suivante (vraie pour des verbes comme finir : il a fini son travail, le travail est fini) :

    Certains verbes intransitifs ou pris intransitivement se conjuguent avec avoir quand ils expriment l’action — et avec être quand ils expriment l’état résultant de l’action accomplie. (Bon Usage, même paragraphe.)

    Quand on regarde la qualité des exemples cités par Grevisse (quatre académiciens français — dont un ancien secrétaire perpétuel — sur cinq auteurs, le cinquième étant Sartre !)… cela vous laisse souvent le choix !
    http://www.langue-fr.net/spip.php?article267

  12. Amazon m’a apporté mon exemplaire en temps et en heure. Gros kif !
    Bourré d’humour, lointains souvenirs de Gotlib. Super idée de cadeau de Noël…

  13. Trouvé « La survie de l’espèce » samedi chez mon libraire BD préféré: 5 exemplaires bien en vue, juste à côté du dernier Bourgeon, voisinage classieux, n’est-il pas ?.

    Commentaire dudit libraire: « un brûlot anti-capitaliste, très très drôle, très très bien écrit et que je recommande vivement. »
    J’change pas d’crémerie, il a bon gout, le bougre !!

    Dessin et couleur ultra efficaces, humour grinçant mais pointu, références parfaites à la culture pop, trouvailles visuelles et dialogues ciselés presque à chaque page… « le yacht d’anniversaire », le « mur de l’argent », « le centaure » face à son père !!!, … Personnellement, j’ai adoré.

    …mais mon opinion est surement biaisée par plusieurs années de visites quotidienne du blog…

  14. Amazon m’annonce que « La survie de l’espèce » me sera livrée demain. Ouf !
    In extremis, je comptais faire le tour des librairies cet après midi, attendant de l’avoir pour annuler ma commande.

    1. Laissez au moins le temps à l’imprimeur de faire sécher l’encre que diable !
      Sinon c’est la zone àma.
      Une petite pensée pour ce beau métier. 😉

  15. En tant que peintre, porté donc sur la méditation de la matière, je suis donc très jaloux : c’est trop beau…
    Les cadeaux sont donc trouvés pour cette fin d’année…
    Une petite question: combien faudra-t-il d’exemplaires vendus pour cette « survie » atterrisse sur le bureau élyséen? Non, je rêve, les pieux conseillers l’écarterons… Pourtant, je suis sûr qu’il lit des BD, Hollande?
    Mais une grande manif, silencieuse et sournoise (mais pour combien de temps) serait qu’il soit vendu à 2 millions d’exemplaires (ou plus)…
    Je rêve donc d’un signe… Une bombe éditoriale, là où les experts ne l’attendaient pas…
    Au fait, chaque année, combien d’exemplaire de « TINTIN » vendu en Europe?

  16. Je l’ai, je l’ai, je l’ai, je l’ai !!

    Ouaaah, c’était une journée parfaite, vous savez le genre de journée qui n’arrive presque jamais : où le boulot s’est bien passé pour une fois, où le soleil se répand sur les citrons en train de mûrir après les trombes d’eau des derniers jours, où l’air est pur et frais, où vos douleurs articulaires se sont miraculeusement arrêtées, vous permettant de sillonner la ville de long en largeet de large en travers presque comme une jeune femme, où vous avez réussi à échanger de la joie et de la tendresse avec ceux que vous aimez, et où dans le campus de la fac vous êtes tombés sur cette magnifique dittrichia viscosa sauvage en fleurs que vous cherchez depuis des mois. Bref, un miracle.
    Et là, paf, pour ajouter encore à la perfection, vous tombez sur la Survie de l’Espèce. Y a plusieurs piles, et celle de la Survie elle est bien basse, on voit que plein de gens se sont servis, moi j’en prends deux pour la première fournée, un pour moi, un pour cadeau, on verra après pour le reste.

    Oh la la, il est génial, cet album.

    J’aime les dessins somptueux et fins.
    J’aime Clint.
    J’aime la polyphonie et le contrepoint toujours à l’oeuvre, comme dans tout ce qui est humain : des choses sont racontées, mais dessous, et dessus, et à côté, d’autres choses sont dites, sur un ton différent, qui élargissent.
    J’aime l’humour de Grégory Maklès.
    J’aime la voix de Paul Jorion quand elle parle de l’intime du passé.
    J’aime l’image de la première Enterprise à la page 69 quand le jeune fils du capitaliste envisage d’investir dans quelque chose d’utile et de beau.
    Et j’adore littéralement la parabole de la toute fin. Je veux vivre dans ce monde-là.

    1. Je transmets à Clint, il apprécie les compliments.

      Sérieusement, pfiou, je lis ça, bon ben… j’ai vécu pire !

      Merci, c’est le genre de carburant qu’il faut pour faire des albums/

      1. Et les albums, eux, font du carburant pour créer des journées parfaites… Toute la philosophie du blog en nos deux lignes ^^. Merci chaleureux.

    2. Ah ! la parabole de la toute fin ! La manière dont Grégory a décidé de la traiter m’a littéralement coupé le souffle. Franchement, c’est là que j’ai pris toute la mesure de son immense talent.

      1. Oui, elle est vraiment belle, cette coda ! Et c’est même plus qu’une coda, c’est vraiment une « petite reprise », comme on dit dans la musique de Louis Couperin, quelque chose qui arrive encore alors qu’on ne s’y attend plus (du moins nous du XXIème siècle, pour les baroques, c’était la coutume). Il y a eu les deux pages très marrantes d’avant, et tout à coup récit… »J’ai fait partie de ceux… », « J’habitais Paris et ». Dans des cadres noirs sur un ciel, blanc-gris, carrément noir ensuite, et puis qui s’éclaircit vers l’arrivée, les falaises blanches. Moi aussi, j’ai les falaises blanches dans mon souvenir, et aussi des bateaux dans des tempêtes, terrifiants pour une enfant (enfin des « coups de vent », disait l’équipage qui nous menait vers Ouessant, pas émus pour un sou). Et votre voix off, Paul, qui dit des choses simples, qui les dit bien, comme elles se sont passées, et qui finalement donne le chemin de l’espoir :
        that first morning, shining and pure, the white cliffs of Dover I saw rising steeply
        out of the sea, that once made them secure

        (A.Miller, je crois)

  17. hé hé… le producteur de consensus… 😉
    la position de la femme… re- ;-

    je diffuse !

    (mais pas d’extrait numéro V:

    R�sultats de la recherche pour ‘LA SURVIE DE L’ESPÈCE – LE FEUILLETON (V) ‘
    Introuvable
    D�sol�
    .

    )

  18. Pfiouuuu, je l’ai enfin trouvée!
    Bravo Paul, bravo Grégory!

    J’ai quasi dévalisé la G?ZV, c’est bientôt Noël, et je m’étais dit que bon. Contribuer financièrement à vos œuvres, ce serait bien, diffuser -modestement- ce serait pas mal non plus.. Cette bédé, un combo avantageux en somme! J’ai laissé un exemplaire quand même, pour que la couverture reste visible dans le rayon 😉

    Seul hic: puisque je l’ai commandée pour Noël, je n’ai pu en lire que les pages que je connaissais déjà… Dans deux mois de torture (l’éthique, ça fait mal!), je reviendrai donc vous dire comment vous êtes encore plus géniaux que dans les pages que vous aviez affichées sur le ouaibe!

    Enfin bref, bravo, et surtout merci à vous, de rester à la fois vigilants, optimistes et créatifs!

  19. je viens de m’en acheter 2 exemplaires, l’un pour la lecture, l’autre pour mes archives… 😉

    Bravo et merci.

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