La nouvelle astrologie. En fétichisant les modèles mathématiques, les économistes ont transformé l’économie en une pseudoscience hautement rémunératrice (2/2), par Alan Jay Levinovitz

Ouvert aux commentaires. Merci à Perrick Penet-Avez et à Sora Duly pour la traduction !

La nouvelle astrologie. En fétichisant les modèles mathématiques, les économistes ont transformé l’économie en une pseudoscience hautement rémunératrice © Aeon

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À QUI S’EN PRENDRE SI LES ROBOTS PRENNENT LE PAS ? par François Leclerc

Billet invité.

Tandis que la crème des économistes français défend sa science dans son univers académique étroit, la division des recherches, statistiques et affaires monétaires de la Fed alimente le débat sur le statut de la discipline en publiant une étude dont le titre annonce la couleur : « Jauger de l’incertitude des perspectives économiques en utilisant l’historique des erreurs de prévision ». À cette occasion, il est montré combien il peut être instructif de regarder de temps en temps en arrière.

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La fabrication standardisée des économistes, par Cédric Chevalier

Billet invité.

J’ai fait un « research master in economics » à l’Université catholique de Louvain (UCL), essentiellement donné par les professeurs du CORE (Center for Operations Research and Econometrics), l’élite auto-instituée de la science économique académique francophone belge. A l’époque, je voulais devenir « Économiste ». C’était mon graal, je ne vivais que pour ça, j’étais obsédé. J’avais commencé une thèse en « Économie » avec un auguste promoteur Économiste. Très vite, j’ai été dégoûté par l’état de la discipline, de ses tenants, puis auto-disqualifié par mon dégoût (on ne peut performer durablement dans un domaine qu’on finit par rejeter) et probablement disqualifié par les gardiens du temple, après m’être illustré de bien dangereuse manière, … dans un débat au titre pratiquement similaire à celui-ci.

Le CORE, c’est quelque chose. De manière sociologiquement intéressante, en Économie, comme en physique, le niveau d’abstraction théorique des travaux tend à déterminer proportionnellement la hauteur de la hiérarchie académique au sein de la discipline. Malheureusement, autant la physique théorique trouve à s’opérationnaliser, parfois des siècles après mais la plupart du temps, autant la « science économique » y échoue trop souvent, même après des siècles. Ou plutôt y parvient magistralement, mais alors pour le pire, quand la théorie est plaquée sur la réalité de manière aveugle. L’échec du passage de l’abstraction au concret est sans importance. Par contre, la mise en œuvre aveugle des théories abstraites au travers de politiques économiques concrètes conduit à des désastres, dont nombre ont été analysés sur ce blog. Le CORE, c’est le terrain de jeu des micro- et macro-économistes théoriques, mais aussi des économètres, cette espèce encore plus austère d’économistes, qui a au moins le mérite d’étudier des données réelles avec des méthodes réellement scientifiques, la plupart du temps.

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Sciences économiques : Formation ou formatage, à Louvain-la-Neuve le mercredi 29 avril 2015 de 18h30 à 20h30

La conférence a lieu dans l’auditoire AGORA12 (ou MONT10 s’il y a trop de monde). L’AGORA12 se trouve dans le bas de la ville, place Agora, 19. Ce bâtiment donne sur la place où il y a le cinéma.

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Trends – Tendances, Les étudiants réclament une autre approche de la science économique, jeudi 19 mars 2015

Dans l’édition imprimée de Trends – Tendances.

Les cours à l’université déconnectés de la réalité ?

Les étudiants réclament une autre approche de la science économique

Début mars, un reportage télévisé diffusé par la RTBF posait la question : l’enseignement de la « science » économique en Belgique a-t-il tiré les leçons de la crise ?

Dans ce reportage, on voyait et on entendait des étudiants se plaindre de la « déconnexion » de l’économie telle qu’elle est enseignée à l’université par rapport à la réalité économique que l’on observe quand on ouvre sa fenêtre chaque matin, une « science » économique incapable aussi bien d’annoncer la crise de 2008 que de dire ce qu’il faut faire une fois cette crise enclenchée, « science » également dépourvue de tout esprit critique, ayant largement abandonné le souci de la vérification empirique – comme le soulignent certains travaux universitaires (*), et ne présentant aux étudiants qu’une interprétation unique des différentes approches envisageables, « doctrinaire et dogmatique » comme le dit l’un d’entre eux, laquelle est malheureusement celle précisément qui a été le plus cruellement discréditée par les événements récents.

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Notre guerre de religion européenne, par Zébu

Billet invité.

Quand Antonis Samaras, Premier Ministre de Grèce, entama les discussion avec la Troïka en 2014 sur les conditions présidant au versement de la dernière tranche de l’aide européenne, il pensait qu’il obtiendrait sans doute ‘quelque chose’ qui lui permettrait de se présenter devant ses électeurs avec autre chose qu’un ‘simple’ excédent primaire budgétaire, ‘quelque chose’ qui lui permettrait de dire à ceux-ci que les sacrifices accomplis par les Grecs étaient maintenant reconnus. ‘Quelque chose’ même d’ordre tout à fait symbolique, comme par exemple un allègement, voire une suppression de l’intolérable contrôle de la Grèce par la Troïka. Il n’obtint rien, en prit acte et joua son va-tout en appelant à des élections qu’il savait perdues d’avance, et qu’il perdit effectivement.

De ceci, Alexis Tsipras tira sans doute un enseignement : il n’aurait rien à attendre de la Troïka, jamais, quels que fussent ses engagements et ses résultats. Si Samaras ‘l’élève modèle’, lui qui avait si bien et si consciencieusement appliqué les desiderata de la Commission Européenne, du FMI et de la BCE, n’avait rien obtenu, comment lui, Tsipras, qui avant même les élections prônait de sortir de ce cadre, pouvait-il espérer quoique ce soit d’autre qu’une humiliation supplémentaire, sans alléger en rien les souffrances du peuple grec ? Il n’est ainsi guère étonnant de constater que l’entrée en matière du nouveau gouvernement élu et ce dès les premiers jours, en nommant deux ministres ‘faisant débat’ pour le moins et s’alliant avec le parti nationaliste ANEL, a certainement à voir avec ce raisonnement.

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De la censure des économistes alternatifs à la guerre, par Denis Dupré

Billet invité.

L’attentat de Charlie Hebdo n’est pas un hasard mais un révélateur d’une logique décrite toute sa vie par l’économiste Oncle Bernard. Aujourd’hui, il convient, pour l’enterrer dignement, de nommer ce qu’il combattait et de réaffirmer ce pour quoi il combattait.

Nous sommes aujourd’hui bien loin de la pensée libérale qui vise l’épanouissement de l’homme dans l’accomplissement de toutes ses libertés. Nous sommes dans une pensée totalitaire destructrice des hommes et de la planète dont elle facilite le pillage : la pensée « extrême-libérale ». Elle vise à la destruction de toutes les valeurs fondant notre civilisation où les hommes vénèrent un Dieu Moloch baptisé « marché libre», qui dévore liberté égalité et fraternité.

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L’envie de découvrir comment cela fonctionne vraiment, par Boris Verhaegen

Juste une petite remarque suite à la vidéo du Temps qu’il fait du 13 décembre 2013 concernant le milieu scientifique que Hugh Everett a quitté, dégoûté du sort que l’on faisait à sa théorie. Il se fait qu’il n’est pas le seul à avoir tenté d’expliquer les superpositions d’états surprenantes que l’on peut observer dans le monde de l’infiniment petit.

Si les reproches qu’on fait à sa théorie sont légitimes – c’est-à-dire pour l’essentiel sa construction qui par essence ne permet pas de le placer dans le cadre du falsificationnisme popperien -, d’autres théories tout aussi originales mais plus pragmatiques ont subi le même sort. La théorie d’Everett n’est cependant pas la plus plausible pour expliquer les superpositions d’états car d’autres y arrivent avec moins de subterfuges. Comme on le suppose dans le milieu, plus une théorie explique les choses de manière simple, et plus elle a de chance d’exprimer une réalité concrète – ce qui rend si beau l’égalité d’Einstein E=mc2. Ainsi, une autre théorie résout la plupart des incohérences avec un seul univers supplémentaire, un univers gémellaire : jumeau.

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