26 réflexions sur « Assez réfléchi, agissons ! »

  1. Bonjour,
    Ce que je comprends des 3 premières minutes sur Trump: à bas la démocratie puisque le plus grand nombre est trop con pour comprendre son propre intérêt. Il faut se concentrer sur ce qu’il faut faire : dictature ? Je commence à penser qu’il ne fallait pas se débarasser de Hitler and co. Au moins en dictature il suffit de convaincre un seul humain pour prendre le bon chemin… Et si on n’y arrive pas, ce n’est pas si grave puisque au final on fait comme si on était en démocratie. J’ai bon ?

    1. Je viens de terminer les 31 minutes. Masse critique ? Bon courage. Moi j’attends l’écroulement qui ira très vite comme l’avait signalé l’un des deux Sénèque il y a deux mille ans. En attendant j’essaie de promouvoir le cormier (sorbus domestica) ce qui pourrait aider quelques survivants de la future société de cueilleurs-chasseurs. Qui veut des graines ?

      1. Oui, je veux bien des graines (j’ai la place pour un planter un), même si – grâce aux défaitistes – ce sera plutôt pour les oiseaux que pour d’hypothétiques chasseurs-cueilleurs irradiés.

      2. Ouiii ! J’en voudrais volontiers ! J’habite au Sud du Portugal, je n’ai jamais vu ça par ici, mais ça m’intéresse d’essayer. D’ailleurs j’essaye un tas de trucs dans mon terrain, il faut sortir du cycle « pin maritime/eucalyptus », et tenter de refaire de l’humus.
        On fait comment ? Le blog vous permet d’avoir mon adresse ?
        Je ne connais pas encore les avantages ou les inconvénients du cormier, mais sur les images (de Google) ça paraît superbe, de loin comme de près…
        G.M.

      1. C’est le sorbier des oiseleurs, sorbus aucuparia, qui fait des fruits pour les oiseaux. Le cormier, sorbus domestica, fait des fruits pour les mammifères terrestres. Et il en fait énormément, pratiquement tous les ans. Il fait de beaux fruits depuis l’arboretum de Stockholm et le nord du Caucase jusque sur les pentes du Vésuve où il est chez lui. Pour faire germer les pépins de cormiers il y a une procédure assez précise, stratification froide dans du sable humide pendant au moins 3 mois. Donc c’est bientôt trop tard pour cette année. J’ai beaucoup de pépins récupérés sous de très beaux arbres dans l’arboretum de Chèvreloup du Museum National d’Histoire Naturelle, autrement dit l’arboretum du Jardin de Plantes de Jussieu. Pour en envoyer, il me faut une adresse mail. Il faudra demander à quelques voisins s’ils n’ont veulent pas, car à plusieurs ils feront de plus beaux fruits (reproduction sexuée par pollinisation, s’il reste des abeilles).

        Je ne suis pas survivaliste. Au contraire, je suis défaitiste, déprimé, un peu suicidaire. Le moment venu je laisserai la place aux jeunes, de toute façon à 57 ans j’ai ma vie derrière moi. On sait depuis le rapport Meadows ce qui nous attend et on n’a rien fait. Pourtant on sait passer en économie de guerre en quelques semaines si nécessaire. Mais pour livrer des bombes à l’autre bout de la planète. Ou aller sur la lune. Mais pas pour garder notre paradis. Car il manque peu de choses pour que le paradis, ce soit notre mode de vie d’occidentaux. Bon j’arrête de délirer, vous devez en voir assez durant vos séances.

  2. Bonjour,

    Vous avez trouvé les mots, j’attendais que vous fassiez ce genre de réflexion. Je ne vais pas en rajouter car cela consisterait encore à réfléchir et à ne pas agir, alors agissons.
    Juste une remarque : quand je dis qu’on peut tous déjà faire quelque chose dans notre coin, comme supprimer tout gaspillage, loin de moi l’idée de dire que cela suffit, que j’ai fait ma part et maintenant c’est aux autres de faire de même. Je dis simplement que ça , je peux le faire, je n’ai aucune raison de ne pas le faire, donc je le fais, et je n’avance pas pour prétexte de ne pas le faire que c’est une goutte d’eau dans la mer.
    Mais il faut aussi d’autre part faire une action de groupe, arriver à une masse critique de gens convaincus, comme vous dites, mais les deux choses ne sont pas exclusives.
    Je lance juste une idée: utilisons les méthodes de nos « adversaires »: créons une émotion. Bien sûr quelque chose de sérieux, qu’on ne pourra pas réfuter facilement, dûment appuyé par vos thèses ensuite, mais au départ une émotion . Il faut que ça marque, avant d’en appeler à l’esprit logique des gens, il faut sensibiliser, dans le sens « toucher par le sensible ».
    Alors ce n’est pas facile évidemment, ce qui me vient à l’esprit ce sont des slogans qui ont fait long feu, mais l’idée me semble bonne.

    1. …  »  »  » utilisons les méthodes de nos « adversaires »: créons une émotion. Bien sûr quelque chose de sérieux, qu’on ne pourra pas réfuter facilement  »  » « …

      Peut-être à partir de ça : [[[pas (encore?) vu sur BFMtv&consorts…]]]

      http://christianeckert.over-blog.com/2019/12/le-magot-cache-par-le-gouvernement-pour-imposer-l-age-d-equilibre.html
      extrait :
      … » les Gouvernements successifs, en premier lieu celui de Lionel Jospin en 1999, ont créé et alimenté un Fonds de Réserve des Retraites (FRR). Celui-ci disposait, fin 2018, d’ACTIFS DE PLUS DE 32 MILLIARDS D’Euros.
      Même si quelques engagements pourraient diminuer un peu ce montant imposant, il représente une ressource bien réelle.
      En plus de ce premier pactole, les complémentaires (Agirc-Arrco, CNAPVL …), possèdent également des réserves que le Conseil d’Orientation des Retraites évalue lui-même à PLUS DE 116 MILLIARDS d’Euros. On peut donc estimer à 150 Milliards au bas mot les réserves disponibles pour passer le cap des difficultés esquissées pour 2025 .
      Mais là n’est pas encore le plus important : On nous a pendant des années répété un discours formaté qui consistait à assimiler sécurité sociale et déficit. Qui n’a pas en tête le fameux « Trou de la Sécu » ? Tout le monde a en tête que la Sécurité Sociale (qui inclut les retraites) est grevée d’une « dette abyssale ». C’est aujourd’hui largement faux et ce sera terminé fin 2023 ou au plus tard en 2024 !
       » …

      [[ de Christian Eckert…l’ancien Secrétaire d’État chargé du Budget au Ministère des Finances et des Comptes Publics de 2014 à 2017…paru dans son blog du 12 décembre 2019, intitulé :
      « Le magot caché par le gouvernement pour imposer l’âge d’équilibre » ]]

  3. Bonjour,
    Arrêtez cette grève, ne continuez plus à bloquer tous les usagers !ça ne sert à rien. Pourquoi les chefs syndicaux sont ils aller discuter avec les hauts dirigeants de notre pays ?.

    1. Bernadette
      C’est la règle du fonctionnement du syndicalisme paritaire, on va négocier pour monter qu’on est de bonne volonté, et si pas de réponse positive, on établit un rapport de force avec la grève et les blocages. Une grève sans aucune négociations, mêmes formelles, c’est une Révolution.
      C’est désagréable pour les usagers, mais cela ne l’est pas moins pour le gouvernement.
      C’est une méthode qui peut être très efficace, si la population soutient au moins tacitement les grévistes.
      Pour l’instant cela tient.
      Le gouvernement a parié dès le départ sur un essoufflement du mouvement. Mauvais calcul. La détermination des grévistes est intacte, renforcée par de grandes manifestations, qui font autant de manifestants qui de retour chez eux émulent ceux qui ne se sont pas encore déplacés. (le trac publié sur ce blog en est un exemple)
      Le gouvernement commet des erreurs magistrales, dont la dernière est la nomination en remplacement de Delevoye de ce député du Nord ex cadre d’AUCHAN qui n’a pas laissé un bon souvenir parmi les salariés de cette enseigne de la grande distribution. Il avait viré une salariée au motif qu’elle avait offert à un client un pain au chocolat, celle-ci s’est retrouvée en garde-à-vue. Bref un président sociopathe nomme des gens dans son genre, autant dire qu’il s’agit de sociopathie systémique. L’épreuve de force est engagée, à chacun de déterminer dans quel camp il se trouve. De mettre dans la balance les inconvénients à court terme et la nécessité de faire reculer un gouvernement porteur d’une réforme inique, qui en cache bien d’autres du même acabit.

    2. Bonjour Bernadette,
      La grève surtout si elle est suivie activement – dans la rue par exemple – par la population sert toujours à quelque chose, ne serait-ce que faire prendre conscience au peuple de sa puissance lorsqu’il est uni.

      En ce qui concerne le conflit en cours, je vous invite, en tant que femme, à prendre conscience de ce que vous, nous concocte le gouvernement.
      Tout ceci s’inscrit dans le cadre des Grandes Orientations des Politiques Economiques.
      Soutenez les grèves actuelles et participez aux manifestations sinon …

      https://ec.europa.eu/info/sites/info/files/file_import/2018-european-semester-country-specific-recommendation-commission-recommendation-france-fr.pdf
      Point 10 – Page 4 Economie attendue de 5 millards d’euros sur les retraites en 2022
      Point 1 – Page 7

      https://ec.europa.eu/info/sites/info/files/file_import/2019-european-semester-country-specific-recommendation-commission-recommendation-france_fr.pdf
      Point 15 page 5
      Recommandation 1 page 11

      https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/carriere/vie-professionnelle/retraite/simulateur-de-retraites-trois-exemples-passes-au-crible_3751577.html
      Sur le plateau du 13 Heures, la journaliste Justine Weyl évoque trois cas types publiés en ligne. Premier exemple : une secrétaire dans le privé née en 1980. Avec un salaire de 1 171 € (SMIC) par mois, si elle part en retraite à 62 ans, avec le système actuel, sa pension sera de 914 € par mois. Avec le système universel, elle perdrait 23 €. Mais si elle part un peu plus tard, à 67 ans, sa pension augmenterait de 294 €.

      Merci au système universel … il faudra que la secrétaire parte – un peu plus tard – à 67 ans !! Pour gagner 294 euros de plus … en théorie.
      A noter que le simulateur ne tient pas compte du malus de 5% par année manquante pour atteindre l’âge d’équilibre qui sera de 64 ans en 2027 et appelé à évoluer selon les besoins de financement.
      Et ce n’est plus du tout 23 euros que cette secrétaire perdrait.

      1. Oui je comprends même si je ne suis pas gréviste. Personnellement je trouve que la rue se rapporte trop à la politique de la ville. Cela ressemble trop aux rats des villes et aux rats des champs.
        Trouvez normal de réaliser des sondages sur les intentions de votes dans les grandes villes ?

  4. Vous n’êtes pas seul.
    Et comme très souvent les êtres humains se mettent à la hauteur de la tâche à accomplir, il est bon qu’elle soit titanesque.

  5. Bon, d’accord, je « commente »…
    Donc, message à Paul Jorion :
    J’ai lu « Le Prix » il y a quelques mois. Je viens de terminer « L’argent, Mode d’Emploi ». J’avais déjà « la survie de l’espèce ».
    J’avais même essayé « Le dernier qui s’en va… etc. »

    En cours « Principes des systèmes intelligents » ainsi que « Comment la vérité et la réalité… et cætera ».

    Le dernier qui s’en va, j’ai laissé tomber rapidement. Surtout, je pense, parce que, suivant votre « blog » depuis bien longtemps, rien ne m’a surpris, appris, accroché, quoi !

    C’est bien là que je voulais en venir : vos bouquins sont d’une clarté et d’une simplicité remarquable, et ça compte énormément pour des gens qui n’ont pas forcément les bases, notamment le vocabulaire, pour suivre sur des sujets férocement techniques.

    MAIS : je ne peux pas les prêter autour de moi !
    Ça coince, ça grince : j’ai essayé !
    Ils ne peuvent convenir qu’à des gens qui ont déjà décidé de se poser « la question », ou, en l’occurrence, les questions.
    Bref des gens déjà convaincus !

    Je ne pense pas que ce soit la meilleure manière d’obtenir une « masse critique »…

    A mon avis (juste un avis « perso. »), à l’instar de vos vidéos qui, elles, sont vraiment vivantes, il faudrait revoir vos bouquins —peut-être même avec un ou plusieurs écrivains, pourquoi pas ?— de façon à ce qu’il y ait du suspense, de façon à accrocher le « quidam ».
    Pour prendre un exemple (qui n’a rien à voir 🙂 les livres des « historiens » sont souvent précis —donc précieux ? Mais n’intéressant que les intéressés !
    Mais « Léon l’Africain », d’Amin Maalouf nous met au cœur de l’époque et nous entraîne à le suivre !
    (Quitte ensuite à faire des recherches pour trier si besoin est.)

    Je suis très intéressé par vos propos, ok !
    Mais j’ai besoin d’un « coup de pouce » pour accrocher mon voisin.
    Il faut bien des cheminots pour accrocher les wagons… :¬)

    L’autre jour « mon voisin », oui, le même, me parlais d’une réunion sur les monnaies « alternatives » : ça, par contre je ne sais pas encore ce que c’est, et d’ailleurs j’étais à peine en train de digérer « L’argent… », ou il n’en est pas question —je pense de toutes façons que ça aurait embrouillé le reste.

    P.S. : J’avais d’ailleurs l’intention de vous écrire pour vous demander un petit « addendum » sur les monnaies dites alternatives, ça doit pas être sorcier, ainsi que sur les monnaies « type bit-coin » et quelles sont leurs places possible dans le cycle de « l’argent » au sens large tel qu’il est décrit dans votre bouquin.

    Merci d’être là,
    Merci et bonsoir à tous (et toutes bien entendu)…

    1. Le bitcoin, etc. ce sont des jetons commercialisables qui, n’étant adossés à rien du tout, pas même à la garantie d’un État, peuvent s’échanger à n’importe quel prix (il suffit d’un acheteur unique prêt à acheter à ce niveau là – même si c’est un truc de sa part pour déverser aussitôt sa réserve à ce prix-là). Ils servent du coup de support à l’ensemble des arnaques connues dans l’histoire (+ de nouvelles qu’autorise le numérique).

      Les monnaies locales, que la loi oblige à être à parité avec l’euro, encouragent leurs détenteurs à acheter local. C’est sympathique, même si ça ne présente aucun intérêt pour les gens qui (comme moi) pensent spontanément à acheter local.

    2. Ma propre expérience me convainc que la meilleure façon de convaincre au moins un peu autour de soi, n’est pas de prêter les livres de Jorion, mais après en avoir assimilé la substantifique moelle, d’en parler avec ses propres mots, en situation. Ce qui n’empêche pas de reprendre in extenso les bonnes formules qui viennent dans la bouche de notre hôte, ou dans ses écrits comme : faire en sorte que l’argent aille là où il devrait être ; la religion féroce ; le fascisme en col blanc ; le capital comme avances pour produire ; la disparition du travail ; le prix comme rapport de forces ; le salaire n’est pas un coût ; le soliton etc …. C’est tout le génie de Paul Jorion que de synthétiser sa pensée en de telle formules. Les connaissant, et les ayant comprises, il est facile ensuite d’embrayer sur les raisonnements qu’elles impliquent, celles-ci faisant office d’aiguillons.
      Il me semble que le plus gros du travail visant à convaincre est fait lorsque ces aiguillons s’imposent dans le débat public. Ainsi c’était gagné avec le thème de la disparition du travail, lorsque le Figaro en fit le titre d’un article. Il est bien évident que le Figaro n’adhère pas aux thèses anti-capitalistes de Jorion, mais par la bande si on peut dire, un morceau du puzzle est introduit dans les discussions, cela devient un lieu commun, si bien que l’adversaire ne peut plus ignorer ces éléments. Un thème s’impose dans débat public.

    3. C’est une bonne idée il manque un grand Récit lucide qui rende commun notre destin.
      C’est pas avec homo deus ou bien où en sommes-nous qu’on y arrivera

  6. Sous peu, les robots n’auront plus qu’à traverser la rue pour trouver du boulot… Du coup agir, pourquoi pas, encore faut-il savoir dans quel sens? Or la « ligne Jorion » n’est pas tout à fait claire sur ce point: Simplement prendre acte de l’avancée technologique et appliquer les cataplasmes sur la jambe de bois (ou plutôt de métal en l’occurrence) qu’elle produit, je n’arrive toujours pas à me convaincre que ce soit « radical » et cela m’évoque en fait tout le contraire. Un compromis qui ressemble trop souvent à une compromission.

  7. Bonsoir,
    Je rejoins malheureusement les rangs d’Arnould dans le défaitisme, malgré mon plus jeune âge, 44 ans, mais ce pessimisme est pour le moment intériorisé.
    Quand vous définissez l’espèce humaine comme colonisatrice et opportuniste, je lis dans cette définition la suite naturelle des évènements qui consisteront à ne pas empêcher l’assèchement des ressources terrestre pour le plus grand nombre afin de provoquer l’exode inexorable du plus petit nombre vers des contrées extra-terrestres – peut être est ce là notre destin que d’épuiser notre environnement pour nous pousser à essaimer ailleurs.
    Comme le dit M Maddelana Gilles, ce sont déjà des personnes averties qui sont réceptibles à vos propos, ce n’est point par le discours que seront engagées les masses, les sollicitations informationnelles, le bruit médiatique est d’une telle intensité que la capacité réceptive de la grande majorité est fortement contrariée.
    L’Homme d’aujourd’hui est principalement préoccupé par son devenir individuel, le solliciter pour une cause sociétale dépasse sa capacité d’entendement tant son soucis majeur est de rejoindre les rives d’une société qui lui reste inaccessible.
    La précarité grandissante des conditions de travail renforce le soucis d’intégration et nous éloigne des enjeux collectifs, quand la société n’est plus qu’une abstraction normative par le biais de préconisations médiatiques.
    L’individu se sent écrasé par la puissance technologique et naturellement se range à ses prescriptions dont il ressent la puissance sans maîtriser ses fondements .
    L’écart est désormais trop grand entre l’individu et ce qui rassemble la communauté humaine sous l’appellation de société – une complexité scientifique/ technologique qui échappe à l’entendement du plus grand nombre engendre une soumission à un ordre que l’on n’ose plus contester faute d’en saisir les modalités.

  8. Si l’on estime que l’on a collectivement plus de chance avec l’État à notre tête que sans, une bonne question serait : Comment prévenir son effondrement pour cause d’écologie perturbée, alors que c’est toujours ainsi que cela s’est produit dans l’histoire des états.

    Selon Homo domesticus de James C. Scott, les premiers états étaient essentiellement vulnérables aux variations des conditions écologiques de leur environnement. Quand quelque chose ne va pas pour les cultures, les bêtes ou les hommes, l’état se délite par disparition ou fuite de ses habitants vers quelque biotope plus vivable.

    Certains coins de la planète en sont toujours là, bulles prètes à éclater, presque seulement maintenues par l’importation de ressources mondiales anonymes et l’émission de dette. Presque, parce qu’il peut aussi y avoir un deep state, squelette populaire qui résiste ou s’adapte à l’effondrement, plus ou moins autoritairement.

    Mais il n’y a plus d’alternative en matière de « biotope plus vivable », sauf à changer, ici et maintenant, le sol que l’on a sous les pied.

    PS : Il y a deux ans à Cuba, je constatais que l’alimentation quotidienne de la classe moyenne reposait pour beaucoup sur une plante absente de ce territoire, du blé mondial sous forme de pain, pates, ect, 100% controlé par l’état.

  9. À quelqu’un qui m’écrit à l’instant, je réponds ceci :

    La difficulté, c’est que bcp de monde me dit comme vous : « Vous devriez encore faire ceci ou cela pour être plus efficace ! », alors que je travaille déjà 13h par jour, et que quand je réponds à la personne : « Peut-être que vous pourriez me donner un coup de main ? », cette personne me répond : « Oui, mais il y a les enfants à aller chercher à l’école, et puis il faut bien que je jogge un peu, sinon je me rouille… ».  

    Je me sens comme l’homme-orchestre à qui on dit, avec les meilleures des intentions : « Vous avez pensé au triangle à côté de la cymbale ? et au tuba à côté de la trompette ? Si j’étais vous… ».

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