Archives par mot-clé : Steve Bannon

La situation aux États-Unis ? Comme prévu le 27 juillet !

Le 27 juillet, je publiais ici un billet intitulé « Présidentielle de novembre : le spectre du pat de 1876 » qui décrit parfaitement la situation dans laquelle nous sommes aujourd’hui. Je ne suçais pas cela de mon pouce : je me contentais en fait de vous communiquer l’analyse faite par Lawrence Douglas, professeur de Droit à Amherst College dans le Massachusetts.

Petite valeur ajoutée tout de même de ma part, la dernière phrase de ce billet : « Tout ça est trop machiavélique pour un crétin comme Trump me direz-vous ? Pour un crétin comme Trump, oui, mais pas pour un conseiller de Trump aussi avisé que Steve Bannon. » J’ai donc été conforté tout à l’heure de lire dans The Washington Post : « De plus en plus, Trump n’entend que des aides qui soutiennent que l’élection n’est pas terminée. Il garde espoir pour le Wisconsin, le Michigan et la Pennsylvanie, en grande partie grâce aux conseils de Giuliani, qui est proche de Bannon, et Trump a exhorté Giuliani à poursuivre le combat, ont déclaré plusieurs responsables. Giuliani « est fou et croit réellement Bannon », a déclaré un conseiller républicain de haut niveau. »

On entend beaucoup parler de 1876 ces jours-ci aux États-Unis. La raison en est la suivante : cette élection présidentielle déboucha, non pas sur un match nul entre les deux candidats mais sur l’équivalent d’un pat aux échecs : un blocage obligeant à annuler la partie… ce qui n’est pas une option dans une élection présidentielle, aussi, le président sortant : le général Grant, envisagea de confier le pouvoir aux militaires. On s’en sortit de justesse par un marchandage entre les deux candidats.
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L’Amérique se réveille : Steve Bannon arrêté pour fraude

Steve Bannon et trois autres personnes, arrêtées pour s’être appropriés 25 millions de dollars de crowdfunding en vue de la construction d’un mur à la frontière des États-Unis et du Mexique.

Cette nouvelle de l’arrestation d’un escroc à la petite semaine a davantage d’implications qu’il pourrait sembler. Ancien conseiller à la Maison-Blanche, licencié pour avoir été le « penseur » du soutien du Président aux néo-Nazis défilant à Charlottesville en août 2017, il demeurait conseiller de l’ombre. Théoricien du suprémacisme blanc, Bannon a consacré une part considérable de son énergie ces années récentes à coordonner les extrêmes-droites à l’échelon international, tout particulièrement en Europe.

Si vous me lisez régulièrement, vous m’aurez vu récemment le soupçonner d’avoir été le penseur de l’affaiblissement du service postal depuis le début de la présidence de Trump, comme moyen de miner le vote par correspondance auquel recourent plus volontiers les habitants des grandes villes, plus disposés à voter Démocrate. Vous m’aurez vu dire aussi qu’il serait le chef de la sédition si Trump décidait de contester le résultat de la présidentielle en mobilisant les milices armées de ses partisans.

En arrêtant Bannon pour malversations, la cour du district sud de New York (Manhattan), lui met du plomb dans l’aile à deux mois et demi de l’élection présidentielle.

Cette décision va dans le même sens que le rapport bipartite du Sénat avant-hier : rendre le Président et ses affidés bien visibles sur l’écran radar du système judiciaire.

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Le temps qu’il fait le 14 août 2020 – Retranscription

Retranscription de Le temps qu’il fait le 14 août 2020. Bonjour, nous sommes le vendredi 14 août 2020. Comme je…

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États-Unis –Présidentielle de novembre : le spectre du pat de 1876

On entend beaucoup parler de 1876 ces jours-ci aux États-Unis. La raison en est la suivante : cette élection présidentielle déboucha, non pas sur un match nul entre les deux candidats mais sur l’équivalent d’un pat aux échecs : un blocage obligeant à annuler la partie… ce qui n’est pas une option dans une élection présidentielle, aussi, le président sortant : le général Grant, envisagea de confier le pouvoir aux militaires. On s’en sortit de justesse par un marchandage entre les deux candidats.

Or, cette fois-ci, l’un des candidats n’est pas disposé à marchander. Il a même d’ores et déjà laissé entendre (« on verra bien… ») qu’il ne reconnaîtrait pas le résultat de l’élection s’il devait la perdre. Le directeur de son équipe de campagne est encore plus clair : « Si le président perd, c’est que l’élection aura été truquée ! ».

Que s’était-il passé en 1876 ? Les états dont le résultat de l’élection dépendait transmirent deux décisions en sens opposé : celle du gouverneur et celle de la majorité « parlementaire » dans l’état.
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Zut, Trump n’est pas arrivé à infecter une proportion significative de ses partisans !

Bon, il ne sont pas venus. Il y avait place pour 19.000 MAGAs (Make America Great [= White] Again), dans le palais des conventions de Tulsa (Oklahoma), et il n’était plein qu’aux deux tiers, sans même mentionner l’esplanade devant écran géant pour le trop-plein attendu, qu’on a pu fermer entièrement.

Quelle déception ! le président attendait le million de personnes qui s’étaient inscrites (une farce organisée semble-t-il par des fans de groupes pop Sud-Coréens [et de jeunes Américains facétieux]).

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Trump : « Un avertissement », le 8 novembre 2019 – Retranscription

Retranscription de Trump : « Un avertissement », le 8 novembre 2019.  Bonjour,  8 novembre 2019. Deuxième vidéo de la journée, cette…

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Boris Johnson, Steve Bannon, Donald Trump, Nigel Farage : la même bande

Quand Alison Klayman expliqua à Steve Bannon que la conversation ci-dessus ne serait pas reprise dans le documentaire qu’elle préparait (The Brink), il s’est sans doute senti rassuré. Elle ne lui avait pas dit qu’elle ne la transmettrait pas à la presse.

Si vous ne comprenez pas l’anglais, Steve Bannon, le suprémaciste blanc qui fut à une époque conseiller de Trump à la Maison-Blanche, explique que le discours que Boris Johnson (sans doute prochain Premier ministre britannique) prononça le 18 juillet 2018 aussitôt après sa démission du poste de ministre des Affaires étrangères du gouvernement de Theresa May, avait été écrit conjointement par eux deux. Steve Bannon faisait à la même époque une tournée européenne durant laquelle il soutenait Nigel Farage, leader de l’extrême-droite britannique. Il avait déjà apporté son soutien à Marine Le Pen en mars de la même année.

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