Le Quotidien du Peuple en ligne : « Première usine « zéro ouvrier » dans le Guangdong »

Première usine « zéro ouvrier » dans le Guangdong

(Le Quotidien du Peuple en ligne)
04.05.2015 13h21

L’usine « zéro ouvrier » ne veut pas dire que nous n’aurons pas de salariés, mais que nous allons réduire la taille de l’effectif de plus de 90%», a déclaré Chen Qixing, le président de la compagnie.

Après le démarrage des travaux, le responsable a expliqué qu’au lieu de 2 000 ouvriers, la force actuelle de la main-d’œuvre, la firme aura seulement besoin de l’aide de 200 personnes pour faire fonctionner le système de logiciels et la gestion dans les coulisses.

Sous la pression actuelle de la pénurie de main-d’œuvre, les appels pour utiliser des robots intelligents dans les villes du delta de la rivière des Perles, notamment Foshan et Dongguan, sont de plus en plus pressants.

La suite dans l’édition en français du Quotidien du Peuple.

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Rationalité économique du revenu universel financé par la taxation du capital, par Pierre Sarton du Jonchay

Rationalité économique du revenu universel financé par la taxation du capital

Dans l’effondrement actuel du capitalisme libéral, nous touchons à une vérité basique que le capital ne se rémunère pas physiquement lui-même mais moralement par un système qui identifie plus ou moins efficacement les propriétaires réels du capital réel. Le propriétaire du capital est un sujet personnel qui projette son intention dans un objet qu’il fait travailler mécaniquement par son travail subjectif de direction de la production des biens. Est rationnellement économique le bien dont le prix social et politique est supérieur au cout de production réel rémunérant le travail effectivement livré. Le coût de production est bien sûr le prix du travail de conception, de fabrication et de fonctionnement de la machine associé au prix du travail de pilotage de la machine vers la production du bien au prix social et politique anticipé par un calcul économique.

Il est évident en rationalité économique primaire où le capital est mu par le travail, que la dissociation du capital et du travail qui fait et transforme le capital en biens vendables provoque une inadéquation du prix anticipé de la production au prix demandé réellement. Le prix est demandé à la production par l’intermédiaire du marché dans la société politique qui organise la rencontre entre les travailleurs qui produisent et les travailleurs qui consomment les biens produits. Le calcul du prix de revient réel des biens produits par des robots est impossible dans notre système économique actuel qui ne voit comme propriétaire des robots que les propriétaires capitalistes du prix virtuel du robot, lequel est détaché du travail de pilotage de la machine et de direction de la production sur des biens réellement achetables. Le travail qui produit n’est que partiellement rémunéré par les revenus du travail qui vont acquérir les biens produits.

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Agir par la culture, Paul Jorion : Des robots et des hommes, N°41, printemps 2015

Le numéro complet de la revue peut être consulté ici.

PAUL JORION : DES ROBOTS ET DES HOMMES

Propos recueillis par Aurélien Berthier

Anthropologue, spécialiste d’économie, titulaire de la chaire « Stewardship of Finance » à la Vrije Universiteit Brussel et bloggeur très suivi, Paul Jorion revient sur la mécanisation du monde en cours jusqu’aux valeurs que partagent les néolibéraux avec les robots.

Vous dites que des millions d’emplois sont menacés, que d’ici 20 ans, près de 50 % des emplois seront assurés par des machines. Contrairement à l’idée reçue, la technologie détruit donc plus d’emploi qu’elle n’en crée ?

Et encore, c’est une projection qu’on fait maintenant, dans l’état actuel de la technologie. Comme la technologie va s’améliorer encore, ce chiffre sera probablement beaucoup plus élevé. On ne voit pas d’emploi humain qui ne soit remplaçable par du mécanique. Sauf à ce qu’il y ait alors une politique délibérée. Par exemple de dire que les personnes sur le point de mourir doivent être assistées par un être humain et non par un robot.

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Séance de discussion à Ars Industrialis, Prix / valeur – Droit au revenu, le 21 mars 2015

Ouvert aux commentaires.

La séance de discussion à Ars Industrialis du 21 mars 2015. Y participaient, Olivier Laudau, Simon Lincelles, François-Xavier Petit, Christian Faure, Julien Gautier, Paul-Emile Geoffroy, Vincent Puig, Colette Tron, Franck Cormerais, Arnauld de l’Epine, ainsi que moi-même.

Ma propre communication (2ème partie de la discussion) : Valeur / Prix / Création de valeur

La communication de François-Xavier Petit (1ère partie de la discussion) : Droit au revenu dissocié du revenu de l’emploi salarié

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Ars Industrialis, Valeur, prix, travail, à Saint-Denis le samedi 21 mars de 14h à 18h30

Stiegler 1


Valeur, prix, travail.
À propos du revenu contributif, deuxième partie

Le 21 mars 2015 au théâtre Gérard Philipe, à Saint Denis

de 14 h. à 18 h.

Bernard Stiegler
Paul Jorion
Arnauld de l’Epine
Colette Tron et Ars Industrialis Marseille
Franck Cormerais

« Notons une propriété remarquable de la monnaie selon Aristote », écrit Paul Jorion dans Rebâtir à partir de Keynes, à paraître aux éditions Odile Jacob. « Il existe une distinction fameuse attribuée au Stagirite dont il n’est en réalité pas l’auteur, c’est celle qui opposerait « valeur d’usage » et « valeur d’échange ». Le passage de l’Éthique à Nicomaque où il aurait prétendument fait cette distinction ne contient pas même de mot signifiant « valeur », celui qui s’en rapproche le plus signifie « comme mesuré par le prix » (l’erreur de traduction est due au Scolastique Albert le Grand [?-1280], qui la commit délibérément ; voir sur ceci Piron 2011). Ce que dit Aristote, c’est que pour toute chose susceptible d’avoir un prix, il y a deux usages possibles : être utilisée selon son usage propre, par exemple pour des chaussures, d’être portées aux pieds, et utilisée selon son usage dans l’échange, et toujours pour des chaussures, d’être échangées contre autre chose, disons, quelques leçons de guitare. Or ce qui est remarquable pour l’argent, c’est que dans son cas, ces deux usages se confondent. »

Après une introduction de Bernard Stiegler sur les questions du travail et de sa valeur dans une société automatique, c’est par l’approfondissement des considérations de Paul Jorion citées ci-dessus, et dans la suite de la séance mouvementée du 31 janvier dernier, que nous commencerons cette troisième rencontre d’Ars Industrialis au Théâtre Gérard Philipe de Saint Denis.

Ensuite de quoi, là aussi pour faire suite au 31 janvier, Arnauld de l’Epine présentera quelques idées majeures de travaux internes du groupe qu’il anime au sein d’Ars Industrialis sur les principaux aspects institutionnels de ce que devrait être pour nous un revenu contributif. Puis le groupe Ars Industrialis Marseille animé par Colette Tron et Thomas Ricordeau présentera par Skype ses propres réflexions au sujet d’une conception actualisée du travail. Enfin Franck Cormerais proposera une analyse des rapports entre contribution et cotisation en partant des propositions de Bernard Friot évoquées dans le débat du 31 janvier dernier.

La séance débutera à 14 heures. Un débat public sera ouvert à 16 heures et jusqu’à 18 heures.

La salle étant limitée à 75 places l’inscription est indispensable ici.

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Le travail, entre disparition et transformation, par Zébu

Billet invité.

Jean Zin fait remarquer une chose importante (entre autres) sur le travail dans son article : « Définir le travail comme lutte contre l’entropie suffit à montrer qu’il ne peut avoir de fin, n’étant limité que par les ressources disponibles. » Or, concernant le travail, on peut ne pas parler de la même chose : le travail productif n’est pas le travail présentiel.

Le premier, de par sa nature, nécessite des ressources disponibles. Elles sont de deux ordres : les ressources monétaires et les ‘matières premières’.

Les ressources monétaires peuvent devenir moins disponibles de manière conjoncturelle : c’est le cas lors de crises économiques. Ces crises sont des crises de répartition des richesses, des richesses moins facilement produites et surtout bien moins réparties, raréfiant ainsi les ressources monétaires pour perpétuer le travail productif par la consommation. Les matières premières par contre tendent à diminuer de par la nature du travail productif, lequel les détruit plus qu’il ne les régénère.

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Assistance (robotique) à la personne

Ouvert aux commentaires.

Il n’y a pas de terrain plus miné pour le « bon sens » que celui de la robotisation et de la « logicièlisation ». Le bon sens nous assure que la mécanisation date au moins du moulin à vent et que l’informatique d’aujourd’hui n’empêche pas qu’il n’y ait rien de nouveau sous le soleil de ce point de vue.

Or il ne faut pas être spécialiste en intelligence artificielle, il suffit d’être familier de la programmation, pour savoir qu’on se trouve ici sur un nouveau terrain, qu’un saut qualitatif a eu lieu, et que la « singularité » – l’ordinateur faisant tout mieux que nous – est une question d’années, pas même de dizaines d’années.

Ceux d’entre vous qui étiez au théâtre Gérard Philipe à Saint-Denis le 31 janvier, ont assisté au véritable clash entre Bernard Stiegler et Dominique Méda sur ce sujet, Stiegler est convaincu comme moi que le travail (et derrière lui, l’emploi) est en voie de disparition, Dominique Méda pense que « business as usual » sur ce plan et Jean Zin pense comme elle, et il faut lire (je suis d’accord avec lui sur de nombreux points) son billet ne datant que de quelques jours : Non, les robots ne sont pas la cause du chômage !

Stiegler me dit que c’est ce clash qui l’a retenu jusqu’ici de mettre en ligne l’enregistrement de notre débat. Il me semble au contraire essentiel (je le lui ai dit) que la question (et ses affrontements) soit débattue sur la place publique.

Quels arguments ont à offrir Dominique Méda et Jean Zin en cette matière ? Pas grand-chose me semble-t-il sinon le bon sens. Or pensons à ceci : y a-t-il un domaine dont on nous affirme avec davantage de force que la robotisation n’y opérera une percée qu’en tout dernier recours, sinon l’assistance à la personne, le « care », mais y a-t-il en fait un domaine où la percée est au moment-même où nous débattons, plus décisive ?

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La Wallonie pionnière du transhumanisme ?, par Alain Adriaens

Billet invité.

Quand on apprend que ce 11 février se sont ouverts des ateliers créatifs où l’on a pu « donner-son avis, partager ses expériences et réfléchir ensemble au futur de l’e-santé », on se dit que cette initiative portée par un consortium wallon d’universitaires, d’industriels et de pouvoirs publics est une initiative démocratique. Sous le vocable WeLL (Wallonia e-health Living Lab) cette plateforme wallonne disposera d’un budget de 800.000 Euros sur 2 ans grâce à un financement de « Creative Wallonia » (pré-accélérateur d’entrepreneurs) et le soutien de WSL (incubateur des sciences de l’ingénieur)..

Quand on va sur le site du projet, on découvre les 5 thèmes qui seront débattus : « L’hôpital du futur – Quel vécu pour le patient de demain? », « Des robots et des hommes – Une aide pour les seniors? », « Le patient connecté – Quelle sera la place du médecin dans 20 ans? » « Ma santé au bout du smartphone – Mieux vivre au quotidien? », « La route de l’immortalité – La technologie au service du corps humain? ». Là, on est sérieusement refroidi. De toute évidence il s’agit de faire avancer les idées d’une technologisation et d’une informatisation des soins de santé.

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Trends – Tendances, Le robot a gagné, jeudi 12 février 2015

A paru le 12 février dans la version imprimée du magazine Trends-Tendances.

Le robot a gagné

La « science » économique souscrit à un mythe dont l’auteur est Joseph Schumpeter (1883 – 1950), que s’il existe bien une « loi tendancielle de baisse du profit » comme l’imaginait Adam Smith (1723 – 1790), une marge de profit substantielle est périodiquement reconstituée par les inventions technologiques. Celles-ci non seulement recréent le profit mais créent aussi des emplois.

L’innovation technologique a créé bien davantage d’emplois qu’elle n’en a détruits mais depuis l’apparition du robot industriel en 1961 et du logiciel de microinformatique au début des années 1980, la question d’un renversement de tendance est posée. Le cabinet Roland Berger considère que si l’informatisation créera 300.000 emplois en France dans les années à venir, ce sont trois millions d’emplois qui seront parallèlement détruits.

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Le chant du cygne

Dilbert : Le chant du cygne

– Comment ça va au boulot ?
– J’ai enseigné à des robots comment manipuler les gens émotionnellemment et j’ai fait en sorte ainsi que l’homo sapiens devienne l’esclave de la machine
– Je n’ai pas envie de penser à ce genre de choses.
– C’est pour cela que ça marche.

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Ars Industrialis, Travail, emploi et automatisation, Paul Jorion, Dominique Méda, Samuel Churin, Evelyne Serverin, à Saint-Denis, samedi 31 janvier de 14h à 18h30

Stiegler 1

Stiegler 2

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(Ivan) Locke (2014)

Dimanche dernier dans la soirée, j’ai envoyé à l’éditeur le manuscrit de mon livre « Rebâtir, à partir de Keynes (titre provisoire) ». Vous savez en gros ce qu’il y aura dedans : vous m’avez vu l’écrire ici à partir d’août 2013. Maintenant je vais me mettre au livre qui commençait à s’écrire dans ma tête pendant ce temps-là. Pour celui-là aussi vous savez déjà plus ou moins de quoi il s’agit : il sera question de robots, d’emplois qui disparaissent, du pouvoir que nous avons sur les choses et que les choses ont sur nous, de la machine que nous sommes et du rapport en général qu’ont les machines entre elles : celles en chair et en sang et celles en métal et en plastique.

Le message essentiel sera que la seule chose pour laquelle nous sommes véritablement équipés, c’est faire des bébés (pour de vrai ou pour du beurre), et respecter les conditions minimales pour que ce soit possible (boire, manger, ne pas mourir de froid…). Faire des bébés nous fait dérailler en permanence et nous passons une bonne partie de notre temps à essayer de remonter sur les rails. Comme en plus nous pouvons parler, nous passons le reste de notre temps à nous raconter à nous-même et aux autres que nous avons, en réalité et contre toute évidence, des intentions et que nous avons une volonté et que cette volonté nous permet de réaliser nos intentions. Les autres savent très bien que ce n’est pas comme ça que ça se passe mais ils ont la politesse de nous écouter parce qu’ils voudraient bien qu’un jour ou l’autre ce soit nous qui les écoutions déverser eux aussi leur boniment. Pourquoi nous racontons-nous de telles salades si nous ne sommes même pas prêts à les acheter ? Parce que ça calme un peu le tumulte intérieur, pendant qu’on continue de ramer.

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Et si le moment Charlie était beaucoup plus qu’une marche d’un jour ?, par Jean-Paul Vignal

Billet invité. Ouvert aux commentaires.

Les horribles assassinats de 17 personnes du 7 au 9 janvier ont suscité en France et dans le monde une émotion légitime dont la manifestation le plus emblématique a été la marche républicaine du 11 janvier à Paris. Ils relancent aussi tragiquement le débat sur l’origine du terrorisme islamiste et notamment l’intérêt pour la thèse de Samuel Huntington sur le choc des civilisations, qui, a priori, a l’avantage séduisant de fournir une explication  logique dans le contexte de l’irrésistible ascension des mouvements fondamentalistes musulmans telle qu’elle est présentée par les media occidentaux.  Elle a par contre l’inconvénient d’être plus descriptive qu’explicative, et d’être fondée sur un concept flou, qui a bien du mal par exemple à expliquer pourquoi la plupart des conflits armés dans le monde opposent des « semblables » à l’intérieur des civilisations telles que définies par Samuel Huntington.

Il est bien possible que ce soit une grille de lecture pertinente dans le temps très long, quand l’humanité se languira d’avoir enfin trouvé des solutions durables à ses problèmes  matériels de survie, au même titre que certains estiment que l’ultime conflit humain pourrait être la guerre des sexes, quand la procréation sera maitrisée au point de pouvoir être « same sex ». Mais en attendant ces jours lointains, les conflits humains s’expliquent plus par des conflits d’intérêt bassement matériels que par de hautes raisons religieuses, philosophiques ou morales, qui, quand elles sont invoquées, sont plus des alibis que des causes réelles.  En clair, le désespoir des laissé-pour-compte et des exclus de la globalisation heureuse explique sans doute beaucoup mieux que la lecture des textes religieux leur recours à la violence.

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Le dilemme Amelia, la travailleuse venue du Cloud, par Lazarillo de Tormes

Billet invité.

En novembre dernier j’ai reçu, comme tout le monde, une invitation de Ray Kurzweil à m’intéresser à un évènement new-yorkais organisé par la société IP-Soft. Objet de l’acte: nous présenter Amelia le tout dernier produit de leur portefeuille. En bref, Amelia est présentée comme étant un agent cognitif, downloadable sur commande, capable d’un grand nombre d’opérations au sein de l’entreprise et dotée de compétences dynamiques d’auto-apprentissage et d’interaction. Lorsqu’elle n’obtient pas la réponse à une question dans les bases de données auxquelles elle est connectée, elle transmet le problème à un collègue humain (sic) et observe le mode de résolution pour une gestion ultérieure en mode autonome. On nous explique qu’outre un quotient intellectuel elle dispose d’un quotient emotionnel, l’ironie allant jusqu’au choix du prénom. En effet, Amelia vient de l’ancien germanique amal signifiant travail. Sourira qui pourra.

J’ai immédiatement eu une pensée émue pour ces jeunes Marocains aperçus l’été dernier dans la banlieue de Casablanca sortant de leur journée de travail dans un call center et payés au smig marocain, soit 1,20 Euro/heure. Souvenez-vous bien, ce jour-là Jean-Claude a peut-être tenté de vous vendre un salon en cuir ou Solange un ensemble de 6 boxers cotton made in China pour le prix de 3. Amelia, je le sens, va changer nos vies.

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Après la grève…, par Serge Boucher

Billet invité

Monseigneur Vetinari, le génial despote éclairé d’Ankh-Morpork, doit son exceptionnelle longévité à une fine compréhension de la psychologie de ses sujets. En particulier, il sait qu’au-delà de leurs revendications plus ou moins explicitement révolutionnaires, ce qu’ils désirent au fond de leur coeur est que le monde de demain soit exactement, précisément, le même qu’aujourd’hui, que les choses restent comme ils en ont l’habitude.

On voit beaucoup de Morporkiens ces jours-ci en Belgique. Dans la rue, dans la presse, au pouvoir. Le gouvernement voudrait que les choses restent comme elles le sont, mais la population vieillit, l’état est endetté et déficitaire. Alors il ajuste au minimum : il monte un peu la manette « durée du travail », réduit un peu le curseur « indexation des salaires », histoire que tout revienne à peu près en équilibre sans que quoi que ce soit ne change pour les ministres et les employeurs.

Les syndicats ne sont pas contents. Ils refusent que l’on touche à ces manettes-là, préférant pousser un peu la manette « impôt des riches », histoire qu’eux puissent continuer à travailler le même temps pour le même salaire.

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