Chroniques de la pêche à la baleine et de l’apiculteur, par Vincent Valançon

Billet invité.

Marcher c’est travailler, le 02 janvier

Le souvenir de mes premiers pas s’est dissout, le mouvement initié pour moi s’est transmis à mes enfants. Nous, parents, ne voulions pas qu’ils restent à quatre pattes. Parce que c’est comme ça. Eux, les enfants, levaient leurs bras vers le ciel pour atteindre la fusion qui ne viendra plus. Restera le plaisir du mouvement. Ils ont marché sans savoir ce qui les meut. Biomécanique, biotechnologie pour la performance ou pour remettre en marche, n’excluent pas ce plaisir.

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De la vie d’artiste au Turc mécanique, par Max Berthy

Billet invité. Ouvert aux commentaires.

Graphiste freelance de la gomme et du crayon et autres pinceaux depuis 1973, j’avais sauté en 1985 sur la Pomme de Cupertino en me saignant pour ma première bête de course : un Mac SE.
Une drôle de boîte à chaussure munie d’une poignée, dépourvue de disque dur dont le Système d’exploitation était tout entier contenu dans une disquette de 650 Ko…

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Renseignement, Big Data, etc., par Monnomestpersonne

Billet invité. Ouvert aux commentaires.

J’explique : je vais programmer un site web du type trombinoscope qui pour chaque individu répertorié indique
Nom Prénom Surnom Âge (Date de naissance)
Photo
Parti politique et/ou syndicat (encarté, compagnon de route, sympathisant…)
Préférence sexuelle
Nombre d’amis directs
Nombre de relations
Nombre de relations sur le web
Nombre de relations sur les réseaux sociaux
Maladies supposées
Taux d’endettement
Crédits
Hobbys
Aime …
Deteste …

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Le conte de la pénibilité, par Jacques Seignan

Billet invité

C’était écrit : M. Valls simplifie le « compte pénibilité » (1)…

Rappelons-nous : les « petits patrons » (PME, TPE, artisans, etc.) étaient dans la rue, le 1er décembre 2014. Directement les réflexes et postures idéologiques affluent dans nos neurones. S’ils sont orientés « à gauche » – définition classique, pas d’ersatz social-bidon –, l’ironie puis l’indignation arrivent immédiatement : on [le gouvernement PS] leur fait de gros cadeaux et en plus ils [le MEDEF] ne sont jamais contents et – comme tout économiste un peu sérieux le savait d’avance – ils n’ont pas créé un seul emploi en contrepartie de ces concessions ! Les ministres socialistes ont les larmes aux yeux d’une telle ingratitude. Crocodiles ?

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L’OCDE, AVEC NOUS ! par François Leclerc

Billet invité.

Quelle mouche a bien pu piquer l’Organisation de coopération et de développement économique ? Elle vient de produire un rapport de plus, mais qui attire l’attention. Il est titré « Pourquoi moins d’inégalité profite à tous » de manière un peu biscornue, mais à la lecture il ne déçoit pas.

« Nous avons atteint un point critique. Les inégalités dans les pays de l’OCDE n’ont jamais été aussi élevées depuis que nous les mesurons. Les chiffres prouvent que les inégalités croissantes nuisent à la croissance. Le sujet pour une action politique est autant social qu’économique. En ne s’attaquant pas au problème des inégalités, les gouvernements détruisent leur modèle social et nuisent à leur croissance à long terme », avertit en allant droit au but Angel Gurria, son secrétaire général, dans le préambule. Le document est largement documenté et prête difficilement à contestation, données à l’appui. Mais si c’est l’OCDE qui le dit… cela montre que le capitalisme ne tourne plus rond, comme d’autres manifestations financières sournoises ne cessent de l’illustrer .

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Le Quotidien du Peuple en ligne : « Première usine « zéro ouvrier » dans le Guangdong »

Première usine « zéro ouvrier » dans le Guangdong

(Le Quotidien du Peuple en ligne)
04.05.2015 13h21

L’usine « zéro ouvrier » ne veut pas dire que nous n’aurons pas de salariés, mais que nous allons réduire la taille de l’effectif de plus de 90%», a déclaré Chen Qixing, le président de la compagnie.

Après le démarrage des travaux, le responsable a expliqué qu’au lieu de 2 000 ouvriers, la force actuelle de la main-d’œuvre, la firme aura seulement besoin de l’aide de 200 personnes pour faire fonctionner le système de logiciels et la gestion dans les coulisses.

Sous la pression actuelle de la pénurie de main-d’œuvre, les appels pour utiliser des robots intelligents dans les villes du delta de la rivière des Perles, notamment Foshan et Dongguan, sont de plus en plus pressants.

La suite dans l’édition en français du Quotidien du Peuple.

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Rationalité économique du revenu universel financé par la taxation du capital, par Pierre Sarton du Jonchay

Rationalité économique du revenu universel financé par la taxation du capital

Dans l’effondrement actuel du capitalisme libéral, nous touchons à une vérité basique que le capital ne se rémunère pas physiquement lui-même mais moralement par un système qui identifie plus ou moins efficacement les propriétaires réels du capital réel. Le propriétaire du capital est un sujet personnel qui projette son intention dans un objet qu’il fait travailler mécaniquement par son travail subjectif de direction de la production des biens. Est rationnellement économique le bien dont le prix social et politique est supérieur au cout de production réel rémunérant le travail effectivement livré. Le coût de production est bien sûr le prix du travail de conception, de fabrication et de fonctionnement de la machine associé au prix du travail de pilotage de la machine vers la production du bien au prix social et politique anticipé par un calcul économique.

Il est évident en rationalité économique primaire où le capital est mu par le travail, que la dissociation du capital et du travail qui fait et transforme le capital en biens vendables provoque une inadéquation du prix anticipé de la production au prix demandé réellement. Le prix est demandé à la production par l’intermédiaire du marché dans la société politique qui organise la rencontre entre les travailleurs qui produisent et les travailleurs qui consomment les biens produits. Le calcul du prix de revient réel des biens produits par des robots est impossible dans notre système économique actuel qui ne voit comme propriétaire des robots que les propriétaires capitalistes du prix virtuel du robot, lequel est détaché du travail de pilotage de la machine et de direction de la production sur des biens réellement achetables. Le travail qui produit n’est que partiellement rémunéré par les revenus du travail qui vont acquérir les biens produits.

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Agir par la culture, Paul Jorion : Des robots et des hommes, N°41, printemps 2015

Le numéro complet de la revue peut être consulté ici.

PAUL JORION : DES ROBOTS ET DES HOMMES

Propos recueillis par Aurélien Berthier

Anthropologue, spécialiste d’économie, titulaire de la chaire « Stewardship of Finance » à la Vrije Universiteit Brussel et bloggeur très suivi, Paul Jorion revient sur la mécanisation du monde en cours jusqu’aux valeurs que partagent les néolibéraux avec les robots.

Vous dites que des millions d’emplois sont menacés, que d’ici 20 ans, près de 50 % des emplois seront assurés par des machines. Contrairement à l’idée reçue, la technologie détruit donc plus d’emploi qu’elle n’en crée ?

Et encore, c’est une projection qu’on fait maintenant, dans l’état actuel de la technologie. Comme la technologie va s’améliorer encore, ce chiffre sera probablement beaucoup plus élevé. On ne voit pas d’emploi humain qui ne soit remplaçable par du mécanique. Sauf à ce qu’il y ait alors une politique délibérée. Par exemple de dire que les personnes sur le point de mourir doivent être assistées par un être humain et non par un robot.

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Séance de discussion à Ars Industrialis, Prix / valeur – Droit au revenu, le 21 mars 2015

Ouvert aux commentaires.

La séance de discussion à Ars Industrialis du 21 mars 2015. Y participaient, Olivier Laudau, Simon Lincelles, François-Xavier Petit, Christian Faure, Julien Gautier, Paul-Emile Geoffroy, Vincent Puig, Colette Tron, Franck Cormerais, Arnauld de l’Epine, ainsi que moi-même.

Ma propre communication (2ème partie de la discussion) : Valeur / Prix / Création de valeur

La communication de François-Xavier Petit (1ère partie de la discussion) : Droit au revenu dissocié du revenu de l’emploi salarié

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Ars Industrialis, Valeur, prix, travail, à Saint-Denis le samedi 21 mars de 14h à 18h30

Stiegler 1


Valeur, prix, travail.
À propos du revenu contributif, deuxième partie

Le 21 mars 2015 au théâtre Gérard Philipe, à Saint Denis

de 14 h. à 18 h.

Bernard Stiegler
Paul Jorion
Arnauld de l’Epine
Colette Tron et Ars Industrialis Marseille
Franck Cormerais

« Notons une propriété remarquable de la monnaie selon Aristote », écrit Paul Jorion dans Rebâtir à partir de Keynes, à paraître aux éditions Odile Jacob. « Il existe une distinction fameuse attribuée au Stagirite dont il n’est en réalité pas l’auteur, c’est celle qui opposerait « valeur d’usage » et « valeur d’échange ». Le passage de l’Éthique à Nicomaque où il aurait prétendument fait cette distinction ne contient pas même de mot signifiant « valeur », celui qui s’en rapproche le plus signifie « comme mesuré par le prix » (l’erreur de traduction est due au Scolastique Albert le Grand [?-1280], qui la commit délibérément ; voir sur ceci Piron 2011). Ce que dit Aristote, c’est que pour toute chose susceptible d’avoir un prix, il y a deux usages possibles : être utilisée selon son usage propre, par exemple pour des chaussures, d’être portées aux pieds, et utilisée selon son usage dans l’échange, et toujours pour des chaussures, d’être échangées contre autre chose, disons, quelques leçons de guitare. Or ce qui est remarquable pour l’argent, c’est que dans son cas, ces deux usages se confondent. »

Après une introduction de Bernard Stiegler sur les questions du travail et de sa valeur dans une société automatique, c’est par l’approfondissement des considérations de Paul Jorion citées ci-dessus, et dans la suite de la séance mouvementée du 31 janvier dernier, que nous commencerons cette troisième rencontre d’Ars Industrialis au Théâtre Gérard Philipe de Saint Denis.

Ensuite de quoi, là aussi pour faire suite au 31 janvier, Arnauld de l’Epine présentera quelques idées majeures de travaux internes du groupe qu’il anime au sein d’Ars Industrialis sur les principaux aspects institutionnels de ce que devrait être pour nous un revenu contributif. Puis le groupe Ars Industrialis Marseille animé par Colette Tron et Thomas Ricordeau présentera par Skype ses propres réflexions au sujet d’une conception actualisée du travail. Enfin Franck Cormerais proposera une analyse des rapports entre contribution et cotisation en partant des propositions de Bernard Friot évoquées dans le débat du 31 janvier dernier.

La séance débutera à 14 heures. Un débat public sera ouvert à 16 heures et jusqu’à 18 heures.

La salle étant limitée à 75 places l’inscription est indispensable ici.

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Le travail, entre disparition et transformation, par Zébu

Billet invité.

Jean Zin fait remarquer une chose importante (entre autres) sur le travail dans son article : « Définir le travail comme lutte contre l’entropie suffit à montrer qu’il ne peut avoir de fin, n’étant limité que par les ressources disponibles. » Or, concernant le travail, on peut ne pas parler de la même chose : le travail productif n’est pas le travail présentiel.

Le premier, de par sa nature, nécessite des ressources disponibles. Elles sont de deux ordres : les ressources monétaires et les ‘matières premières’.

Les ressources monétaires peuvent devenir moins disponibles de manière conjoncturelle : c’est le cas lors de crises économiques. Ces crises sont des crises de répartition des richesses, des richesses moins facilement produites et surtout bien moins réparties, raréfiant ainsi les ressources monétaires pour perpétuer le travail productif par la consommation. Les matières premières par contre tendent à diminuer de par la nature du travail productif, lequel les détruit plus qu’il ne les régénère.

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Assistance (robotique) à la personne

Ouvert aux commentaires.

Il n’y a pas de terrain plus miné pour le « bon sens » que celui de la robotisation et de la « logicièlisation ». Le bon sens nous assure que la mécanisation date au moins du moulin à vent et que l’informatique d’aujourd’hui n’empêche pas qu’il n’y ait rien de nouveau sous le soleil de ce point de vue.

Or il ne faut pas être spécialiste en intelligence artificielle, il suffit d’être familier de la programmation, pour savoir qu’on se trouve ici sur un nouveau terrain, qu’un saut qualitatif a eu lieu, et que la « singularité » – l’ordinateur faisant tout mieux que nous – est une question d’années, pas même de dizaines d’années.

Ceux d’entre vous qui étiez au théâtre Gérard Philipe à Saint-Denis le 31 janvier, ont assisté au véritable clash entre Bernard Stiegler et Dominique Méda sur ce sujet, Stiegler est convaincu comme moi que le travail (et derrière lui, l’emploi) est en voie de disparition, Dominique Méda pense que « business as usual » sur ce plan et Jean Zin pense comme elle, et il faut lire (je suis d’accord avec lui sur de nombreux points) son billet ne datant que de quelques jours : Non, les robots ne sont pas la cause du chômage !

Stiegler me dit que c’est ce clash qui l’a retenu jusqu’ici de mettre en ligne l’enregistrement de notre débat. Il me semble au contraire essentiel (je le lui ai dit) que la question (et ses affrontements) soit débattue sur la place publique.

Quels arguments ont à offrir Dominique Méda et Jean Zin en cette matière ? Pas grand-chose me semble-t-il sinon le bon sens. Or pensons à ceci : y a-t-il un domaine dont on nous affirme avec davantage de force que la robotisation n’y opérera une percée qu’en tout dernier recours, sinon l’assistance à la personne, le « care », mais y a-t-il en fait un domaine où la percée est au moment-même où nous débattons, plus décisive ?

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La Wallonie pionnière du transhumanisme ?, par Alain Adriaens

Billet invité.

Quand on apprend que ce 11 février se sont ouverts des ateliers créatifs où l’on a pu « donner-son avis, partager ses expériences et réfléchir ensemble au futur de l’e-santé », on se dit que cette initiative portée par un consortium wallon d’universitaires, d’industriels et de pouvoirs publics est une initiative démocratique. Sous le vocable WeLL (Wallonia e-health Living Lab) cette plateforme wallonne disposera d’un budget de 800.000 Euros sur 2 ans grâce à un financement de « Creative Wallonia » (pré-accélérateur d’entrepreneurs) et le soutien de WSL (incubateur des sciences de l’ingénieur)..

Quand on va sur le site du projet, on découvre les 5 thèmes qui seront débattus : « L’hôpital du futur – Quel vécu pour le patient de demain? », « Des robots et des hommes – Une aide pour les seniors? », « Le patient connecté – Quelle sera la place du médecin dans 20 ans? » « Ma santé au bout du smartphone – Mieux vivre au quotidien? », « La route de l’immortalité – La technologie au service du corps humain? ». Là, on est sérieusement refroidi. De toute évidence il s’agit de faire avancer les idées d’une technologisation et d’une informatisation des soins de santé.

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Trends – Tendances, Le robot a gagné, jeudi 12 février 2015

A paru le 12 février dans la version imprimée du magazine Trends-Tendances.

Le robot a gagné

La « science » économique souscrit à un mythe dont l’auteur est Joseph Schumpeter (1883 – 1950), que s’il existe bien une « loi tendancielle de baisse du profit » comme l’imaginait Adam Smith (1723 – 1790), une marge de profit substantielle est périodiquement reconstituée par les inventions technologiques. Celles-ci non seulement recréent le profit mais créent aussi des emplois.

L’innovation technologique a créé bien davantage d’emplois qu’elle n’en a détruits mais depuis l’apparition du robot industriel en 1961 et du logiciel de microinformatique au début des années 1980, la question d’un renversement de tendance est posée. Le cabinet Roland Berger considère que si l’informatisation créera 300.000 emplois en France dans les années à venir, ce sont trois millions d’emplois qui seront parallèlement détruits.

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Le chant du cygne

Dilbert : Le chant du cygne

– Comment ça va au boulot ?
– J’ai enseigné à des robots comment manipuler les gens émotionnellemment et j’ai fait en sorte ainsi que l’homo sapiens devienne l’esclave de la machine
– Je n’ai pas envie de penser à ce genre de choses.
– C’est pour cela que ça marche.

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Ars Industrialis, Travail, emploi et automatisation, Paul Jorion, Dominique Méda, Samuel Churin, Evelyne Serverin, à Saint-Denis, samedi 31 janvier de 14h à 18h30

Stiegler 1

Stiegler 2

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