UN G20 QUI RÉSONNE DANS LE VIDE, par François Leclerc

Billet invité.

Réunis en formation G20 ce week-end dernier à Hangzhou, en Chine, les dirigeants de la planète ont exprimé leur inquiétude devant les mauvais vents « populistes » qui soufflent dans l’opinion publique occidentale. Ils craignent qu’un coup d’arrêt soit apporté à la mondialisation, constatant la chute du rythme de progression du commerce mondial, qui est passé sous la barre des 3% contre plus de 7% lors des deux décennies précédentes.

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L’obscénité de la non-création monétaire ex nihilo, par Anton Klimm

Billet invité.

Il a été expliqué sur ce blog à divers endroits et de façon référencée qu’il n’y a pas de création monétaire ex nihilo en dehors des banques centrales. Derrière les écritures comptables, il y a bien en effet chaque fois, versement de compte à compte.

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La finance ne veut plus de nous, apprenons à vivre sans elle, par Jean-Paul Vignal

Billet invité. Ouvert aux commentaires.

La crise de 2008 est généralement attribuée, à fort juste titre, aux excès du capitalisme financier spéculatif. La logique aurait voulu que l’on en prenne acte et que l’on en revienne au plus vite à une conception moins acrobatique du financement de l’économie. Il n’en a rien été, ou presque, et les algorithmes spécialisés continuent joyeusement à faire varier le prix affiché de tout ce qui passe à leur portée au rythme endiablé de la milliseconde, comme si de telles variations avaient un sens économique.

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Cessons de croire au mythe de l’entreprise au service de l’intérêt général, par Jean-Paul Vignal

Billet invité.

Le discours d’Emmanuel Faber, le Directeur General de Danone, lors de la remise des diplômes à HEC il y a quelques jours, a été salué à juste titre pour son remarquable humanisme. Il était poignant à titre personnel, et ne choquait pas venant du dirigeant opérationnel d’un groupe qui se donne pour mission « d’apporter la santé par l’alimentation au plus grand nombre ». Et qui le fait, malgré l’opposition d’un lobby de la santé occupé à faire son miel en produisant des malades guéris, qui n’a donc aucun intérêt financier à ce qu’un système de santé préventif puisse produire des bien-portants, comme tente de le faire Danone, entre autres grâce à une meilleure connaissance des interactions entre le système immunitaire humain et l’alimentation.

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Dans notre section « Poésie et capitalisme », par Roberto Boulant

Billet invité.

Le Parisien : États-Unis : privés de pause-toilettes, des employés portent des couches, sous-section couches-culottes, Rapport Oxfam : Pas de soulagement – Le refus des pauses-toilettes dans l’industrie du poulet.

Réflexion personnelle : les gens de Daesh sont des petits rigolos avec leur volonté d’en revenir à un moyen-âge fantasmé.

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Pourquoi le nom de Piketty est une perspective nécessaire de notre démocratie, par Pierre Sarton du Jonchay

Billet invité. L’appel sur Change.org.

La réalité virtuelle numérique réticulaire que nous découvrons au XXIème siècle dans les applications de l’Internet est arrivée avec la mondialisation financière libérale initiée par le capitalisme étatsunien vainqueur de la deuxième guerre mondiale. Tous les humains ont été transportés bon gré mal gré dans un nouvel univers cognitif, une nouvelle manière de voir le monde et de se connaître. L’évidence est disruptive d’une nouvelle étape historique d’invention de la réalité et de la vérité par l’humain.

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La collusion du capitalisme libertarien et du djihad contre la paix civile mondiale, par Pierre Sarton du Jonchay

Billet invité.

Les billets remarquables d’analyse, d’objectivité et de précision que Cédric Mas nous offre sur la Syrie, mettent en évidence que la guerre civile syrienne est un théâtre d’opération majeur de la troisième guerre mondiale. Cette troisième guerre mondiale est une guerre réelle d’un nouveau genre qui a commencé avec l’effondrement de l’empire communiste et l’avènement financier et cognitif du réseau mondial numérique individualiste. Une guerre parce que le résultat visé par ses protagonistes conscients et inconscients sera l’élimination physique ou spirituelle de la partie de l’humanité qui se retrouvera du coté des vaincus. La troisième guerre mondiale qui s’est engagée dès avant la fin de la guerre froide entre le capitalisme et le communisme a pour but de désigner les vaincus de la globalisation du capital libéral.

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Piqûre de rappel : « Le 18 mars 2009 : fin du capitalisme »

Dernier_JorionComplément au billet
TAUX NÉGATIFS : LES BANQUES CENTRALES JOUENT AVEC LE FEU, par François Leclerc, publié ici il y a un quart d’heure. Nos amis financiers me donnent régulièrement l’occasion depuis un peu moins de sept ans de republier mon billet comme « piqûre de rappel ».

La date d’aujourd’hui, le 18 mars 2009, sera retenue par l’histoire, tout comme celle du 29 mai 1453 le fut pour la chute de Constantinople ou celle du 9 novembre 1989 pour la chute du mur de Berlin, comme celle qui signa la fin du capitalisme.

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De la déréliction islamo-libérale à l’économie démocratique de la liberté, par Pierre Sarton du Jonchay

Billet invité.

Les attentats de Paris ont délivré à des gens ordinaires le message de leur insignifiance aux yeux d’autres gens ordinaires. Des terroristes ont déclaré à la face des gens actuels qu’ils ne sont rien dans un monde qui n’a pour eux plus de sens. Cette fièvre nihiliste a-t-elle une origine ? La montée de l’idéologie islamiste est concomitante au triomphe de la mondialisation financière et à la désintégration de l’utopie communiste. Les oligarchies libérales sont en guerre contre les peuples pendant que des organisations terroristes sophistiquées agressent les sociétés de droit.

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Vers l’effondrement ? Un autre scénario, par Michel Leis

Billet invité.

Le vocabulaire n’est pas neutre. Le concept d’effondrement renvoie à une catastrophe planétaire dont les contours restent flous : désastres climatiques, guerres mondiales, récession de très grande ampleur conduisant à des révoltes, dislocation de nos sociétés organisées, famines, prise de pouvoir par les machines, la liste est non limitative. Elle n’est pas sans rappeler les courants millénaristes prédisant l’Apocalypse, même si l’observation de notre environnement donne beaucoup de crédibilité à de tels scénarios.

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John Maynard Keynes : Peut-on sauver le capitalisme ?

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Paul Jorion, Penser tout haut l’économie avec Keynes, Odile Jacob 2015 : 91-92

Dans son essai intitulé « The end of laissez-faire », Keynes termine son examen de la doctrine du laisser-faire par quelques dures remarques sur la nature du capitalisme :

« Je pense pour ma part que le capitalisme, géré avec sagesse, peut probablement être rendu plus efficace dans la tâche de réalisation de buts économiques que tout autre système dont nous avons connaissance, mais qu’en lui-même, il est de bien des manières extrêmement répréhensible […] ce qui me semble être la caractéristique essentielle du capitalisme, c’est la manière dont l’appel intense qu’il adresse aux instincts des individus qui les poussent à faire de l’argent et à aimer l’argent, constitue chez lui la principale force motrice de la machine économique ».

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La violence nue, par Dominique Temple

Billet invité. P. J. : Je me permets d’attirer votre attention sur ce qui me paraît une réflexion essentielle ici sur le meurtre-suicide. Ouvert aux commentaires.

Toutes les sociétés, nous rappelle Marcel Mauss, sont fondées à l’origine sur le principe de réciprocité. Mais d’où vient que depuis l’origine des temps les sociétés se livrent des guerres inexpiables ? Serait-ce que chaque système de réciprocité produirait un sentiment de l’humain, exclusif et irréductible ? Hors de la réciprocité, autrui serait-il abandonné aux forces de la nature ?

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Propriété individuelle et propriété collective, par Dominique Temple

Billet invité.

Dans l’économie de réciprocité, Aristote distingue trois régimes de propriété, chacune définie par sa fonction sociale [1].

  • la propriété individuelle des moyens de production et la propriété d’usage collective,
  • la propriété collective des moyens de production et la propriété d’usage collective,
  • la propriété collective des moyens de production et la propriété d’usage individuelle.

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Occident vs. Orient : la main invisible du marché vs. la main la plus visible possible de l’État

Le Shanghai composite index, l’indice boursier chinois le plus en vue se situait il y a un an au niveau 2.100. Vint la bulle qui lui fit prendre son envol. À la mi-juin, il valait plus de 5.100. Le 8 juillet, il retombait à 3.500. Ce soir il vaut 3.663. Il n’est tombé dans la journée que de 1,7%, après une chute lundi de 8,5%.

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Chine : « Traverser le gué en tâtant une pierre à la fois »

Teng Hsiao-Ping avait dit à propos de l’exploration chinoise du capitalisme qu’il initiait : « Traverser le gué en tâtant une pierre à la fois ». C’est-à-dire, que l’on garderait un pied dans le communisme et que l’on essaierait de voir prudemment si tel ou tel aspect du capitalisme marche ou ne marche pas, en se réservant toujours la possibilité de revenir un pas en arrière si telle ou telle pierre du gué se révèle trop branlante. À la chinoise : sans confiance aucune accordée à une théorisation quelconque : par essais et erreurs uniquement !

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LE TEMPS QU’IL FAIT LE 17 JUILLET 2015 – (retranscription)

Retranscription de Le temps qu’il fait le 17 juillet 2015. Merci à Olivier Brouwer !

Bonjour, on est vendredi 17 juillet 2015. Et vous vous souvenez, c’est la semaine dernière, on m’avait demandé de parler de la fin du capitalisme et j’avais dit : « Vous allez voir, dans les jours qui viennent on va assister à ça. »

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LE TEMPS QU’IL FAIT LE 10 JUILLET 2015 – (retranscription)

Retranscription de Le temps qu’il fait le 10 juillet 2015. Merci à Olivier Brouwer.

Bonjour, nous sommes le vendredi 10 juillet 2015, et il y a une chose que vous connaissez sans doute comme moi, qu’on appelle « les hasards du calendrier ». Et les hasards du calendrier, c’est que, eh bien, [on m’invite], et puis on me dit soit : « On voudrait que vous parliez de décroissance ou bien de ceci ou de cela », ou bien on vous dit : « Voilà, de quoi est-ce que vous voulez parler ? », et il y a une troisième option qui est qu’on décide du titre et puis on dit : « Voilà, ça vous convient ? »

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G21, Swisstainability, Capitalisme, cause du problème et partie de la solution pour demain ?, le 1er juillet à 17h40

Mon intervention à la table-ronde « Capitalisme, cause du problème et partie de la solution pour demain ? » avait une double forme : je ferais un exposé introductif avant de me joindre aux autres panélistes.

J’ai parlé bien entendu du caractère obligé de la croissance pour pouvoir payer les intérêts et verser les dividendes, de la spéculation qui n’a pas « toujours existé », de la propriété et de l’abusus : le droit de détruire ce dont on est propriétaire, droit bridé aujourd’hui, sauf pour les « personnes morales » que sont les entreprises.

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