Vidéo – Se débarrasser du capitalisme est une question de SURVIE

L’algorithme de Facebook, c’est nous tels que nous sommes.
Ce que les lanceurs d’alerte dénoncent toujours – sans le savoir – c’est la logique du profit.

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47 réflexions sur « Vidéo – Se débarrasser du capitalisme est une question de SURVIE »

  1. Qui est coupable ? comment vivre libre dans un monde libre ?
    ‘Si Dieu n’existait pas, tout serait permis.’ C’est là le point de départ de l’existentialisme, écrit JEAN PAUL SARTRE . En effet, tout est permis si Dieu n’existe pas. Si, Dieu n’existe pas, nous ne trouvons pas en face de nous des valeurs ou des ordres qui légitimeront notre conduite. Ainsi, nous n’avons ni derrière nous, ni devant nous, dans le domaine lumineux des valeurs, des justifications ou des excuses. Nous sommes seuls, sans excuses »
    Facebook promettait de nous faire échapper à la solitude en offrant des espaces de liberté, mais le réseau social a fini par échapper au contrôle de ses propres ingénieurs : faut-il revoir nos responsabilités face à ce monstre technologique ?

    1. « En effet, tout est permis si Dieu n’existe pas.« 

      Phrase typique du croyant baignant dans un milieu culturel religieux. Mais c’est Totalement fausse ! Pauvre Sartre il en était pas à une idiotie près…

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      1. « Pauvre Sartre il en était pas à une idiotie près… »
        Oui, c’est rassurant de savoir que l’on a des points communs avec JPS 🙂

        1. Tu m’étonnes, le souci c’est que ce genre d’individu lui ne le sait pas et passe sa vie à faire comme si.

    2. Sartre a pompé ça chez Dostoïevski, cryptomnesie ou pas. Il fallait déjà être détaché de la gangue religieuse pour énoncer ça crûment. L’appareil religieux plus ou moins fusionnel avec les états avait de quoi sanctionner les dissidents. De nos jours, le juridique laïc a pris la relève même s’ils sont cousins, mais jouir sans entrave, ça a été tranché, le refoulement (quand il a eu lieu) est antérieur à la répression. Classiquement, tout est permis au pervers, quoiqu’il en coûte aux autres, ou à lui même quand pincé.

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      1. Qui est coupable ? Voici l’intrigue d’une enquête aussi romanesque que philosophique. Car en tuant le père – mantra de psychanalyste ! –, de quoi hérite-t-on chez Dostoïevski ? D’un monde tout aussi déréglé, où les paradoxes de la liberté sont loin d’être résolus. Quand l’autorité – qu’elle s’appelle Dieu ou le père – est tombée, tout est peut-être permis, mais notre responsabilité n’en devient pas moins grande. Nous voilà devenus sinon coupables du moins responsables “de tout et de tous devant tous”

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        1. Sauf que… toujours déjà nous sommes un groupe, un clan, une société. Et toujours déjà notre société est structurée en modes sociaux qu’elle n’a pas vraiment choisi (nous ne nous réunissons pas épisodiquement durant une période de rut, par exemple, et qui en a fait le choix ?).
          Notre responsabilité (aveugle) est de reproduire les règles de notre structuration sociale. De nous les imposer comme une « morale » et d’en être les gardiens.
          Cette reproduction aveugle, nous en fantasmons le pourquoi. par une religion, y compris la religion freudienne et son « meurtre du père ». La société est antérieure au père, et ne nait pas d’un meurtre.
          Nous sommes une espèce animale qu’un excès de conscience a égaré. Fussions-nous restés aveugles, nous aurions moins erré. Errare humanum est.

        2. Ivan Karamazov , figure des rationnalistes athées , en version actuelle , ne penserait sans doute pas  » si dieu n’existe pas , tout est permis  » , mais plutôt  » Par ce que je suis athée , ma responsabilité , dans la liberté qui est mienne , est de répondre de mes actes en acceptant et supportant la sanction que la règle de vie commune édictera  » .

          Et ça n’est pas le plus facile , et pour Ivan , et pour la démocratie qui écrit la règle commune et les sanctions .

          Mais l’humanisme c’est ça : l’écriture commune du chemin et des repères qui le balisent .

          Le capitalisme n’était pas « contraint » . Il est devenu la règle parce que nous l’avons soit voulu , soit laissé faire par intérêt hypocrite ou par bêtise .

          Il cédera la place quand nous le désirerons , de conviction ou d’évidence létale ou de recours magique à autre chose , assez nombreux pour écrire le chemin nouveau et changer les règles sous tendant un but devenu plus aveuglant à chacun : survivre .

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  2. Vous avez entièrement raison !
    Si je regarde du côté de Jancovici et si je relaie ses propos c’est parce qu’il nous montre en suivant un argumentaire chiffré et diabolique cet entonnoir qui nous mène au chaos. Sa cartographie est très documentée, elle est presque complète, presque…
    … mais elle est minée en sous-sol non seulement par ces déchets qu’il veut ignorer et en surface par les agissements de ce système capitaliste qu’il ignore tout autant.
    Je le cite donc parce qu’il participe à une première prise de conscience sur ce mur énergétique OBJET désigné du destin qui nous attend mais hélas RIEN SUR LE SUJET QUI LE PORTE : rien ou presque rien sur ce CAPITALISME.
    S’il est permis de décomposer en deux étapes, il l’en coche une sur deux, l’une mais pas l’autre.
    Il est donc pas la solution du monde occidental. C’est à craindre.

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    1. Jancovici fait partie des rares à expliquer/rappeler une évidence : depuis son apparition lors de la Révolution industrielle il y a un peu plus de deux siècles, la science économique a complètement fait l’impasse sur la physique… alors que c’est entièrement sur elle que repose l’activité économique (= transformer des matières premières).

      Les communistes sont/étaient tout aussi productivistes et aveugles sur les limites physiques de la planète, cf. le candidat PCF encore aujourd’hui.

      Et comme ces deux systèmes ont complètement foiré… que proposer d’autre qui permettra d’encaisser le moins mal possible la grosse descente qui nous attend dans les siècles qui viennent ? (j’ignore pourquoi les retour-chariots disparaissent lors de la publication)

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      1. @Vincent
        Notez que nous ne sommes plus dans la recherche de propositions mais dans la mise en application de ces propositions.
        Leur venue s’est faite trop attendre.
        Dit autrement, en ce jour de changement d’heure, il faudrait pouvoir reculer les pendules de quatre ou cinq ans …
        Trop tard vues les tensions qui vont encore freiner les décisions.

      2. Jancovici a beau jeu d’énoncer ce genre de platitudes , je me demande bien pourquoi la « science économique » a bien pu « faire l’impasse » sur la « physique » alors que c’est bien progrès technique plus capitaux qui a permis un « productivisme » honni post coïtum par toutes les bonnes consciences du 1er Monde ( par opposition au Tiers ) gavées d’un niveau de vie que l’humanité n’avait jamais connu .
        Cette façon de refaire le lien des enchainements historiques et redéfinir des responsabilités c’est réducteur et finalement ça ne résout rien , à part nourrir des débats qui deviennent comme des bruits de fond et empêchent toute action .

      3. J’aimerais bien connaitre les liens d’intérêts entre Jancovici et l’industrie nucléaire.

        Son discours me fait penser à ces types au bistrot qui disent que fumer encrasse les artères et que picoler les débouche donc qu’il suffit de boire et de fumer pour être en bonne santé.

  3. Pourrions nous, peut être, nous intéresser à un philosophe tel que Serge Audier . A voir dans cette vidéo ici — >

    Ceci conseillé je fais le constat que depuis au moins 50 ans nous établissons un diagnostic à chaque fois plus évident quant à l’irréversibilité de l’effondrement mais aucune décision n’est prise. Rien ! du bla bla bla !
    La maison brûle et nous regardons ailleurs; demain à la cop26 ils diront : la maison a brûlé et nous sommes devenus aveugles.

    1. La chambre de 300 à 1400 euros/nuit à Glasgow. La majorité des invités de La COP s’y rend en avion. Les vertueux, par train, à la rencontre des tempêtes, des tornades, les lignes ferroviaires coupées, câbles aériens endommagés, retards. https://www.theguardian.com/uk-news/2021/oct/31/bad-weather-causes-delays-on-train-route-to-glasgow-cop26-talks

      https://public.wmo.int/en : Des concentrations de gaz à effet de serre sans précédent et la chaleur cumulée ont propulsé la planète sur un terrain inconnu, ce qui a de graves conséquences pour les générations actuelles et futures: le rapport provisoire de l’OMM sur l’état du climat mondial en 2021.

  4. « L’algorithme, c’est nous tel que nous sommes ». Je suis en désaccord et permettez que j’émette quelques raisons (sans prétention d’exhaustivité):
    * Nous ne sommes pas réductible à une quantité d’information que nous « publierions ».
    * Nos environnements conditionnent nos comportements.
    * La capacité d’expression est « conçue » (et pas dans un but de produire une reproduction fidèle de nous-même, mais plutôt de de ‘capter’ : scrolling / reacting)
    * Une vaste partie des « comptes » sur les réseaux sociaux ne sont PAS des ‘humains’.
    etc.
    Bref, ce dédouanement de l’ingénierie numérique actuel au motif que NOUS serions (« par nature ») ‘nuisible’ me semble bien mal habile. Ceci me surprend d’autant plus par une personne qui serait « du métier ».

    Respectueusement
    Rudy

    1. Merci Rudy, j’ai une catégorie pour votre commentaire, de manière très intrigante elle vaut très souvent pour la première intervention d’un commentateur sur mon blog, je l’appelle :

      Objecter (de préférence, triomphalement) à Paul Jorion, des propos qu’il tient lui-même depuis des années.

      Ne vous inquiétez pas : d’excellents commentateurs sur ce blog ont débuté ainsi. Bienvenue au club !

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  5. je suis relativement nouveau sur ce blog et n’ait pas pu encore explorer toutes les arcanes de celui-ci . Ce qui me réconforte est le fait de cibler des intellectuels qui ont déjà leur gloire ici même . Je suis donc dans la bonne voie .

    1. j’ai cherché, j’ai trouvé, Serge Audier a son entière légitimité sur ce blog . Il me reste à lire……

      1. Oui Audier et un peu Pierre Charbonnier dans une veine proche (sur « les affordances de la terre » dans Abondance et Liberté)

        Je dois dire que je m’attendais à être un peu plus conquis par l’éco-républicanisme d’Audier,
        tant les analyses sur lesquelles cet éco-répubicanisme est basé sont bien fichues et quelquefois très « entrainantes ».

        S’il évite l’aspect « catalogue de bonnes intentions, Serge Audier ne transforme pas tout à fait l’essai sans sa conclusion
        même si chaque proposition prise séparément est 120% digne ‘intérêt..

  6. Je ne pense pas que Jancovici sera contre une sortie du capitalisme, si c’est le meilleur moyen d’obtenir la décroissance requise pour stopper les émissions de gaz à effet de serre. De toute façon, si l’on n’organise pas cette décroissance de gré, elle se fera de force, avec ou sans capitalisme, et ce dernier n’y survivra pas.

    En attendant le Grand soir (ou l’invasion des Petits hommes jaunes), travailler à limiter les dégâts dans le cadre existant ne peut pas faire de mal. Ça s’appelle du pragmatisme : « deux intellectuels assis vont moins loin qu’une brute qui marche » (un Taxi pour Tobrouk).

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    1. Jancovici sais très bien que toute prise de position du genre :

      Le capitalisme est le problème

      Déclenchera son lynchage médiatique

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        1. Le pragmatisme, ce n’est vraiment pas votre tasse de thé !

          Exemple de pragmatisme : https://www.newclimatevoices.org/, qui prend les républicains américains comme ils sont (capitalistes fanatiques ultralibéraux, armés jusqu’aux dents, extrémistes religieux etc…), pour les sortir du négationnisme climatique, en travaillant à dissocier la question climatique de leur identité conservatrice.

          Évidemment, si vous attaquez ces gens-là en leur démontrant qu’il faut avant tout supprimer le capitalisme, vous obtiendrez au mieux un joli costume en goudron et plumes.

          1. En matière de climat et de limitation des ressources, le pragmatisme des petits pas qui prend en compte la « réalité » des sociétés et des individus ?

            Ouais ça se défend ! Faut aussi bien demander, « s’il vous plaît » et dire « merci » à la fin. Et à chaque bon pas, ne surtout pas oublier la « médaille en chocolat » et une « image de la Sainte Vierge ».

            Sacré Ermisse. Bien sur que c’est à grand coups de pieds dans le fondement qu’il faut les réveiller ! Choc frontal ! Méthodes fortes et éducatives ayant fait leurs preuves :

            https://www.youtube.com/watch?v=HgNxvahkXKY

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  7. Salut Paul

    En écoutant ta vidéo, qu’est ce que c’est que cette sortie sur les décroissants qui n’auraient pas compris que le Capitalisme est le problème number one ?

    D’ailleurs à ce sujet, les défenseurs de la vision communiste à preuve du contraire n’ont pas compris, et encore pas tous, depuis bien longtemps q’une société de production massive capitaliste ou communiste c’était du pareil au même du point de vue de la biosphère…

    Quant à ramener la vision de la Chine comme porte de sortie, bah que te dire, chacun sa marotte, moi c’est l’apéro Ricard, c’est pas parce que ce tu écris est traduit dans une autre langue que c’est compris dans son sens profond. Bref.

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    1. L’anticapitalisme des décroissants :
      https://ladecroissance.xyz/2019/11/20/anticapitalisme-des-decroissants/
      …/… En tant que décroissants, ces 3 parties nous interpellent : parce que nous pouvons nous définir comme anticapitalistes, mais pas seulement ; parce que la critique adressée à la décroissance nous semble manquer sa cible ; parce que depuis longtemps, quant à la stratégie générale pour sortir du capitalisme, nous sommes plus que sceptiques vis-à-vis de ces appels à l’unité qui feraient l’impasse sur une base idéologique préalable et minimale de convergence. …/…

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      1. Intéressant texte que tu colles Romaion, depuis longtemps j’ai un souci avec le Travail et la technologie à outrance. Toute solution non décroissante en terme de biens et d’énergies, et ne visant pas l’égalité solidaire est de la fumisterie pure et simple.

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    2. « On ne veut pas voir que c’est cela qui nous conduit au précipice » (le capitalisme)
      Xi Jinping annonce un pic des émissions carbonées de la Chine avant 2030, va falloir effectivement expliquer rationnellement en quoi cela ne nous conduit pas au précipice.
      Je n’ai pas encore lu ni entendu chez Jorion l’explication qui conjugue lecture anti-capitaliste de du programme de Xi et nécessité de relâcher dans l’atmosphère toujours plus d’émissions carbonnées jusqu’en 2030. On se croirait revenu un siècle en arrière : le socialisme ce sont les Soviets plus l’électricité, version Chine-PCC.
      L’explication on peut néanmoins la déduire de ses propos sur l’avenir de l’IA : peu importe finalement que l’humanité survive si des robots intelligents peuvent prendre la relève et se souviennent nos géniales inventions. Dans ce cas effectivement c’est rationnel de miser sur la Chine, qui devient alors le vecteur le plus prometteur de ce projet post-humain.
      Mais encore une fois c’est un pari, scientiste, et fondé sur l’idée que seule une logique de puissance assimilée à l’action d’un État totalitaire (fût-il aux couleurs du socialisme à caractéristiques chinois) peut y parvenir. On quitte les rivages de l’humanisme et de la biologie. Et on est très loin des idéaux de l’anarchiste Elysée Reclus.
      Quant à mettre tous les décroissantistes dans le même sac, ce n’est pas sérieux. C’est un argument sophistique qui ne trompe pas les lecteurs avertis de ce blog.

      Bref, à quoi bon le socialisme, le communisme, si il n’y a plus d’humains ?

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  8. J’ai la chance de ne pas fréquenter cet espace qu’est Facebook, où de toute évidence, la logique du profit reste le moteur: en réalité, je n’ai pas vocation à rendre plus riches ces compagnies qui ne peuvent que m’inciter à remplir mes armoires de choses inutiles …et rien de plus.

    La richesse est ailleurs, je préfère définitivement me tourner vers un blog tel que celui-ci.

    Je vous suis reconnaissant pour cela.

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  9. Merci de votre accueil.
    (J’avoue être intellectuellement ‘jeune’ et ne pas avoir relevé l’historique du propos qui a provoqué ma réponse. Je ne vois toutefois pas en quoi objecter à une ‘vieille’ idée rendrait l’objection moins légitime. Question de clarification : « des propos qu’il tient lui-même depuis des années » vous ou moi?).
    Pour alimenter le débat _ dont il est peut être utile que je précise qu’il vise aussi à établir ou défaire mes propres heuristiques_ (et passer quelques tours d’un ping-pong pour lequel vous avez peut être une catégorie aussi)…
    :: La part ‘numérique’ de nos interactions devient significative (quand bien même ces interactions ne seraient qu’une faible part de ‘nous’ elles pourraient _à quantifier_ représenter une part majoritaire ou du moins importante de ce qui forme nos jugements)
    :: L’algorithme est un artefact (une production humaine, ce qui inclut je crois ses effets)
    ** Ces productions ne viennent pas de la majorité du genre humain, mais d’un corps particulier qui a subit un formatage socio-éducatif spécifique (CSP+ + prépa + GD école ou cursus équivalent), des production dont les cdcf -cahiers des charges- sont eux mêmes issus d’une classe spécifique.
    :: Bien que des environnements alternatifs existent, ils reprennent souvent des mécanismes similaires (flux chronologique plutôt que structure globale : forum>wiki ; mécanismes d’appréciation manichéens : thumb UP or down sans localisation du propos visé, sans distinction entre l’accord et l’importance accordée à la thématique etc.)
    ** Hors des espaces numériques d’autres auront pu constater un large éventail de formes d’organisation à l’occasion de ‘mouvements citoyens/populaires’ (l’hétérogénéité des groupes GJ par exemple)
    ** La psycho-évo semble souligner l’existence _profondément encrée_ de comportements prosociaux (en soulignant que nous ne serions que des exécuteurs de codes moraux ; pas les ingé qui encodent ces programmes cognitifs)

    Digression, « intriguante » 1ère contribution. Si vous codez, ne pourriez vous pas scripter une analyse lexicométrique des commentaires grâce à vos accès admin sur votre blog? ( ID-Auteur, nb contributions, score sur un vocabulaire contrôlé du désaccord, idem accord; orientation du premier commentaire ; date 1er com ; +une analyse du contenu URL/taille de vocabulaire, ko/commentaire, etc. ; Etc.). J’avoue être intrigué aussi du résultat. Si je devais parier, je dirais que les objections retenant plus d’attention vous leurs accordez plus de temps ce qui réduit le ratio d’accord exprimé perçu et fait passer ‘sous le radar’ un bonne part des commentaires d’accord. Quant à l’évolution de l’orientation, je donnerai 3/4 d’objection au premier commentaire puis une évolution vers une majorité d’accord d’un commentateur ‘fidélisé’. (Pour savoir si je me trompe il faudrait un pari de votre part avant l’analyse des commentaires)

    1. Je crains que Lordon n’ait parfaitement raison. Et il se passerait la même chose avec Jadot. Mais nous savons que ça n’arrivera pas, puisqu’aucun des deux ne sera au second tour, sauf miracle.

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  10. « Se débarasser du capitalisme est une question de survie ». En 24 heures de commentaires, pas un mot sur la « justice sociale ».
    Or le titre de Jorion fut d’abord le principe qui motiva les ouvriers et paysans russes : survivre, refuser la boucherie de 14-18, avoir droit à de la santé, de la scolarité. Et refuser la terreur et la religion.
    Ce désir de « justice sociale » a motivé les socialistes depuis le début du XIXe. Les utopistes, puis les marxistes, puis les léninistes.
    Les expériences communistes sont critiquables, mais elles visent à se débarasser du capitalisme, elles apportent un haut niveau de santé et de scolarité (contre l’illetrisme), l’efficacité et le refus du gaspillage par la planification.
    Il est vrai que, contre la pénurie de travail et par scientisme, les socialistes restent productivistes et croissantistes.
    Il est vrai que les expériences communistes ont commis des erreurs, en plus de subir en permanence la guerre des expériences capitalistes.
    Mais l’exigence de départ est d’être un socialiste radical (anti-capitaliste, non réformiste). Un communiste au sens premier du terme : refusant la privatisation de notre monde commun. Se débarrasser du capitalisme est une priorité et notre moteur est la justice sociale.

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