Présidentielle, faut que ça bouge ! La politique sous l’angle du hors-bilan de la finance globale, par Pierre Sarton du Jonchay

Billet invité. Ouvert aux commentaires.

C’est sûr qu’un bilan consolidé multi-devises des « assets-liabilities » de François Fillon à l’échelle de la réalité globalisée nous transporterait dans un autre monde. Comme le rappelle très justement Gérard Longuet, en tant qu’homme public François Fillon doit nous déclarer un patrimoine et des revenus qui impressionnent concrètement le petit peuple mais qui sont du menu fretin dans les échelles de prix de l’élite capitaliste internationale qui gouverne. Continuer la lecture de Présidentielle, faut que ça bouge ! La politique sous l’angle du hors-bilan de la finance globale, par Pierre Sarton du Jonchay

Partager

Présidentielle, faut que ça bouge ! La campagne présidentielle française entre fiction et réalité, par Pierre Sarton du Jonchay

Billet invité. Ouvert aux commentaires.

La nature et la finalité du travail cristallisent l’opposition entre libéraux et démocrates dans le débat électoral français. Les libéraux posent le travail comme un coût dont l’utilité négative est de séparer les gagnants des perdants dans l’incontournable compétition mondiale pour accumuler de la puissance de possession en plus-values monétaires. Les deux candidats de « gauche » prennent le catéchisme libéral à contre-pied par deux affirmations apparemment contradictoires : que le travail doit être rémunéré comme vraie cause de la prospérité ; que le travail doit être économisé et partagé dans sa finalité au bien-être de tous.

Continuer la lecture de Présidentielle, faut que ça bouge ! La campagne présidentielle française entre fiction et réalité, par Pierre Sarton du Jonchay

Partager

Presidentielle 2017 : questions aux candidats de gauche, par Patrice Brient

Billet invité. Ouvert aux commentaires.

Et voilà, je viens de voir la vidéo de Paul Jorion du 9 décembre 2016, et j’ai la rage ! La rage impuissante qui plus est !

Continuer la lecture de Presidentielle 2017 : questions aux candidats de gauche, par Patrice Brient

Partager

Dispersion des votes de gauche au premier tour… comment la (re)jouer collectif ? par François Fièvre

Billet invité.

Jacques Seignan a déjà largement souligné l’absurdité de la situation actuelle, qui voit se multiplier les candidatures à gauche, et proportionnellement s’éloigner la possibilité pour elle d’être présente au second tour de l’élection présidentielle de 2017. Continuer la lecture de Dispersion des votes de gauche au premier tour… comment la (re)jouer collectif ? par François Fièvre

Partager

Nous sommes tous enlisés, et pas qu’un peu…, par Philippe Soubeyrand

Billet invité. Ouvert aux commentaires.

Cher Paul,

Je vous parle en toute franchise. Je comprends ce lecteur, ou cette lectrice je ne sais pas, qui vous a écrit. C’est tout naturel. Mais je ne comprends pas la réponse ouverte que vous lui adressez, et qui donc s’adresse à nous tous au passage. Combien d’entre nous ne sont pas tout simplement désespérés aujourd’hui tant absolument rien ne se passe, ni du côté de la gauche qui nous mène en bateau, ni du côté des écologistes dont je viens de terminer la lecture de leur charte ; c’est une catastrophe !

Continuer la lecture de Nous sommes tous enlisés, et pas qu’un peu…, par Philippe Soubeyrand

Partager

LE TEMPS QU’IL FAIT LE 9 SEPTEMBRE 2016 – Retranscription

Retranscription de Le temps qu’il fait le 9 septembre 2016. Merci à Cyril Touboulic !

Bonjour, nous sommes le vendredi 9 septembre 2016. Je voudrais aller très vite, je voudrais dire deux choses très, très rapidement : la première concerne la France, la seconde, la Belgique.

Continuer la lecture de LE TEMPS QU’IL FAIT LE 9 SEPTEMBRE 2016 – Retranscription

Partager

Michel Leis, Programme sans candidat. 2017, Préface par Paul Jorion (1ère partie)

leis_FinalPréface par Paul Jorion (1ère partie)

Le « 2017 » dans le titre Programme sans candidat. 2017, est celui de l’élection présidentielle en France et le programme en question est celui d’un aspirant à la fonction présidentielle. Ce scrutin s’annonce à nous dans la perspective déprimante d’un choix entre deux candidats, l’un de droite démocrate, l’autre de droite autoritaire, complaisants au même degré vis-à-vis d’un capitalisme redevenu sauvage après quelques dizaines d’années seulement d’apprivoisement apparent.

Continuer la lecture de Michel Leis, Programme sans candidat. 2017, Préface par Paul Jorion (1ère partie)

Partager

Piketty : quelques brigades de plus…

Ouvert aux commentaires.

J’écrivais le 12 janvier dans mon billet Primaire à gauche : Pourquoi ne pas plutôt appeler un chat, un chat ?

– Se rassembler autour d’une personnalité susceptible de rassembler la gauche française autour d’elle.

Or il me semble que cette personnalité existe et qu’il s’agit de M. Thomas Piketty. Je propose donc à la gauche française de se rassembler sans plus tarder autour de Thomas Piketty, le candidat à la présidentielle de 2017 qui lui convient et qui lui permettra de l’emporter.

C’est donc avec un très grand plaisir que je lis ce matin dans un article de Libération intitulé Primaire à gauche : Christian Paul évoque une candidature de Piketty, que

L’un des porte-voix de l’aile gauche du PS, Christian Paul, a envisagé dimanche l’éventualité d’une candidature de Thomas Piketty à des primaires à gauche, soulignant que l’économiste avait «très clairement inspiré (la) démarche» des frondeurs socialistes.

Le Blog de PJ lui proposait le 12 janvier une brigade, aujourd’hui 31 janvier, en voici quelques-une de plus, une dynamique s’est amorcée autour du nom de M. Thomas Piketty, contribuons-y hardiment !

Partager

CONTRE TOUTE ATTENTE, par Zébu

Billet invité.

Les résultats du premier tour de l’élection présidentielle sont maintenant connus.

Avec une grosse tache au milieu du tableau des résultats, celle de la montée en puissance du FN.

‘Contre toute attente’, la stratégie de Marine Le Pen a donc réussi : attirer l’UMP et le gouvernement au pouvoir sur ses terrains de prédilection et opérer une mue stratégique tout en sauvegardant l’essentiel. L’échec de la ‘cornérisation’ du FN par l’UMP et M. Sarkozy est patent.

Pire. En nombre de voix, Marine Le Pen réalise une progression de près d’un million de voix entre le premier tour de 2002 et celui d’hier (900 000 d’avec le second tour de 2012).

Pire encore, en comparaison de l’étiage de 2007, le FN, qui était alors à la limite du dépôt de bilan, a su, en réalisant la ‘transmission de l’héritage du vivant’ entre père et fille faire prospérer la boutique de près de 67% de progression en nombre de voix, et ce en 5 ans seulement.

Continuer la lecture de CONTRE TOUTE ATTENTE, par Zébu

Partager

UN AVENIR DE PLUS EN PLUS FACILE À PRÉVOIR

Ce texte est un « article presslib’ » (*)

Quelle leçon tirer à chaud des résultats du premier tour des élections présidentielles françaises ? Qu’il n’y a aucun bénéfice à tourner autour du pot, à rester évasif, à faire semblant qu’aucune question sérieuse ne se pose. Pourquoi ? Parce que la réponse est là : quiconque – et je dis bien quiconque – viendra affirmer avec force qu’il y a feu en la demeure, et qu’un ou plusieurs Nérons jouent de la lyre pendant que les flammes s’élèvent vers le ciel et viennent même lécher le balcon où ils se trouvent, sera écouté. Et plus les explications seront simples, voire simplistes, de ce qui est en train de se passer, plus elles seront faciles à entendre.

Triste consolation pour moi : que tout cela, je l’ai déjà écrit dans ma chronique à paraître demain dans Le Monde-Économie, édition bouclée dès mercredi soir.

Il n’y a plus grand mérite à être prophète aujourd’hui, c’est désormais hélas à la portée de tout le monde.

(*) Un « article presslib’ » est libre de reproduction numérique en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un « journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici.

Partager

« QUOI QU’ON FASSE, CE SERA LA MÊME CHOSE ! »

Ce texte est un « article presslib’ » (*)

77 % d’entre vous, mes lecteurs, êtes Français. Ça ne fait pas « tout le monde », mais c’est bien plus qu’une « majorité confortable ». Votre pays est entré dans une grande foire électorale : la presse, la radio, la télévision, ne parlent que de ça, vous disent que c’est « essentiel ! », que le « comment voter ? » est à l’ordre du jour.

Or vous savez sciemment que quelle que soit la manière dont vous votiez : pour l’un des candidats qui se retrouvera au second tour, ou pour un autre, dans un vote de protestation d’extrême-gauche, d’extrême-droite, ou par un vote blanc, ou même que vous vous absteniez entièrement de voter, tout ça n’a aucune importance parce que le résultat sera le même : vous aurez élu activement, en votant pour lui, ou passivement, en laissant quelqu’un d’autre être élu, un candidat qui, ou bien appliquera immédiatement le programme d’une « Troïka » quelconque (Union européenne, Fonds monétaire international, Banque centrale européenne) ayant oublié – pour autant qu’elle l’ait jamais su – ce que le mot « démocratie » veut dire, ou bien appliquera, « à la Mitterrand », ce même programme six mois plus tard, après un « courageux » baroud d’honneur.

Ce baroud d’honneur sera en effet « courageux », je n’en doute pas une seconde, mais cela vous fera – à vous et une fois de plus – une belle jambe.

Votre lassitude, votre découragement, est perceptible dans les commentaires que vous faites ici sur le blog depuis le début de cette campagne électorale.

Au cours de l’histoire, et plus spécialement au XIXe siècle, le refus de ce genre de situations sans issue a conduit à des tentatives de changement de la réalité sociale par l’intérieur et par l’exemple : des « communautés » sont nées, fragilisées sans doute dès leurs débuts par une représentation exagérément idyllique de la nature humaine, mais surtout par l’hostilité du monde extérieur qui était lui resté identique. Combien de projets grandioses de coopératives, d’ateliers sociaux, de suppression de la monnaie, ou de monnaies « parallèles », n’ont-ils pas alors succombé aux assauts de ceux qui, en extériorité à ces projets, avaient conservé, comme on dit, le « sens des affaires » ? La vertu, Saint-Just l’avait compris, même si ce fut beaucoup trop tard, ne peut s’exercer que dans un cadre institutionnel qui la protège, sans quoi, des millénaires d’histoire le montrent à suffisance, elle est tout simplement piétinée.

Alors que faire ? Résoudre les questions qui restent à résoudre si l’on veut créer un monde de demain dans lequel on puisse vivre, et de préférence, vivre convenablement. Vivre dans un monde qui nous fera prendre conscience a posteriori du cauchemar que constitue celui dont nous nous satisfaisons actuellement.

Les questions qui restent à résoudre ont été bien posées au XIXe siècle par les associationnistes, les collectivistes, les socialistes, les communistes, les anarchistes, voire même par des libéraux éclairés comme Saint-Simon ou Auguste Comte. Les questions ont été posées mais n’ont pas été résolues. Le XXe siècle a connu lui la litanie des fausses solutions qui se terminent en massacres.

Quand éclate en France, en 1848, une révolution, la multitude de projets généreux qui naissent alors s’effondre rapidement, faute pour leurs initiateurs d’avoir analysé correctement leurs principes. Proudhon évoquera avec tristesse, une révolution « née avant terme ». Mais les Révolutions ne sont-elles pas toujours, et par définition, « nées avant terme », sans quoi elles n’auraient pas même été nécessaires ? L’excuse d’avoir été pris au dépourvu par un effondrement, alors que celui-ci était pourtant éminemment prévisible et avait d’ailleurs été prévu par certains, a déjà servi ad nauseam dans l’histoire humaine.

Dimanche dernier, j’ai lancé ici une série en cinq épisodes intitulée : « Questions qui restent à résoudre ». Je ne suis rentré qu’hier soir d’une tournée de conférences en Belgique et aux Pays-Bas et je n’ai pas encore lu toutes vos contributions au débat mais je m’apprête à le faire.

Les questions qui restent à résoudre sont quoi qu’il en soit déjà connues et j’attends de vous que vous preniez l’initiative à quelques-uns – la troupe vous rejoindra sans tarder – d’entreprendre de résoudre ces questions, dont la liste précise se construira en route mais dont quelques-unes peuvent déjà s’énoncer clairement : « Comment casser la machine à concentrer la richesse ? », « Comment mettre la spéculation hors d’état de nuire ? », « Comment redistribuer la richesse nouvellement créée ? », « Comment inventer un système économique qui ne repose ni sur la propriété privée, ni sur la « croissance », destructrices toutes deux de la vie sur notre planète ? », « Comment faire disparaître le travail, sans que soient réduits à la misère ceux qui vivaient de ce travail ? », etc. etc.

Le moment est venu de définir en de nouveaux termes ce monde de fous dont – par lassitude et par découragement – nous nous sommes contentés jusqu’ici.

Bon dimanche, et à vos plumes, vos mails, vos coups de téléphone, vos bras, vos jambes… et que sais-je encore ?

(*) Un « article presslib’ » est libre de reproduction numérique en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un « journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici.

Partager