L’Europe et nous les Allemands, selon Oliver Welke

Oliver Welke dans le « heute-show » du 19 mai 2017, l’émission satirique de la semaine politique en Allemagne. Cela se passe le vendredi soir, et l’audience est considérable.

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Trends – Tendances, Envoyons une ambassade à Berlin !, le 26 avril 2017

Envoyons une ambassade à Berlin !

Bruno Colmant, l’un de nos économistes de tout premier plan, vient de consacrer un ouvrage à L’euro : une utopie trahie ? * où il s’interroge sur l’avenir de la monnaie commune européenne : est-elle une construction artificielle désormais en faillite, ou bien une aventure qui continue d’être malgré tout un projet d’avenir en dépit de ses faiblesses majeures que l’actualité a à cœur de souligner cruellement jour après jour ?

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LE TEMPS QU’IL FAIT LE 21 AVRIL 2017 – Retranscription

Retranscription de Le temps qu’il fait le 21 avril 2017. Merci à Pascale Duclaud !

Bonjour, nous sommes le 21 avril 2017. En France, après-demain dimanche : premier tour de l’élection présidentielle. Alors vous avez vu l’attitude que j’ai choisie d’avoir sur le blog, c’est-à-dire que je me suis adressé non seulement aux gens qui avaient déjà écrit des billets sur le blog en leur disant : « Voilà, proposez-moi des choses », mais vis-à-vis du public en général, je me suis adressé à la cantonade en disant : « Eh bien envoyez-moi des papiers ». Continuer la lecture de LE TEMPS QU’IL FAIT LE 21 AVRIL 2017 – Retranscription

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Le temps qu’il fait le 21 avril 2017

Présidentielle française dimanche

Quel avenir pour l’euro ?

Bruno Colmant, L’Euro : une utopie trahie, La Renaissance du livre 2017

Paul Jorion, Bruno Colmant (sous la direction de Marc Lambrechts), Penser l’économie autrement, Fayard 2014

* Abrogation des lois interdisant la spéculation en Suisse en 1860 ; en Belgique en 1867 ; en France en 1885.

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L’euro selon Herman Van Rompuy, ou « Berlin ou Moscou ? »

Bruno Colmant publie un nouveau livre : L’euro : une utopie trahie ? (Renaissance du livre 2017). Il a eu l’amabilité de m’en faire parvenir un exemplaire. Comme j’ai reçu le livre samedi, je n’ai pas encore eu le temps de le lire mais j’ai lu l’avant-propos rédigé par Herman Van Rompuy, ancien Premier ministre belge (2008-2010), ancien Président du Conseil européen (2010-2014) qui regroupe chefs d’État ou de gouvernement des vingt-huit pays constituant l’Union européenne.

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60e anniversaire du Traité de Rome : DE QUOI SONT-ILS ENCORE CAPABLES ? par François Leclerc

Billet invité.

Comment passer dans une félicité enjouée le cap du 60e anniversaire de la signature du Traité de Rome, le 25 mars prochain ? Angela Merkel, François Hollande, Mariano Rajoy et Paolo Gentiloni ont hier accordé leurs violons pour jouer le grand air d’une Europe à la carte qu’ils prétendent portée par un élan nouveau. Tragediante, comediante !

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L’euro-parlement de Piketty est la base d’une souveraineté financière de la démocratie internationale européenne, par Pierre Sarton du Jonchay

Billet invité.

L’euro-parlement de Piketty est la base d’une souveraineté financière de la démocratie internationale européenne. La délibération des euro-parlementaires consistera à déterminer une enveloppe globale de la masse monétaire en euro dont découleront des limites d’endettement public à l’échelle des États nationaux et à l’échelle de L’État financier confédéral. Continuer la lecture de L’euro-parlement de Piketty est la base d’une souveraineté financière de la démocratie internationale européenne, par Pierre Sarton du Jonchay

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Refondation de l’économie politique sous le psychodrame présidentiel français, par Pierre Sarton du Jonchay

Billet invité.

Depuis le Tartuffe de Molière, les Français sont artistes à débusquer les distorsions entre le dire et le faire. Spécialement entre ce qui se dit sur la place publique et ce qui se fait dans les chambres privées. La place publique est le lieu des apparences et des intentions proclamées par le discours et les gestes visibles. Le domaine privé est le lieu de la vérité ou chacun est ce qu’il fait ; où les intentions s’expriment dans les actes par des gestes nus ; où la parole, l’écrit et le théorique sont vérifiables par l’expérience sensible, par l’interaction physique sans l’habillage de la virtualité discursive. Dans le huis clos des affaires privées, le sens du dire est immédiatement illustré par le faire.

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Compte-rendu de Et les faibles subiront ce qu’ils doivent ? de Yanis Varoufakis, Les liens qui libèrent, 2016, par Georges Lagarde

Billet invité.

Je viens de terminer Et les faibles subiront ce qu’ils doivent ? de Yanis Varoufakis, que j’ai acheté malgré la maladresse de son titre en français, parce que j’avais été intrigué par la critique favorable publiée dans Le Monde.

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La « planche à billet » des banques centrales, par Jean Matouk

Billet invité.

Il vaudrait mieux arrêter la « planche à billet » des banques centrales et pratiquer une désendettement réciproque des Etats

Depuis 2008, les banques centrales des divers pays tentent de ranimer la croissance. D’une part en laissant les taux d’intérêt très bas – les taux actuels des banques centrales, qui sont au bas de l’échelle de tous les taux, sont de 0,5% aux Etats-Unis et en Grande Bretagne, et 0% dans la zone euro – ce qui, normalement, pousse à l’investissement. D’autre part en injectant directement de la monnaie par achats de titres publics et privés que les banques ont à leur actif. Ce qu’on baptise aujourd’hui des « facilités quantitatives » (Q.E)

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LE TEMPS QU’IL FAIT LE 13 NOVEMBRE 2015 – (retranscription)

Retranscription de Le temps qu’il fait le 13 novembre 2015. Merci à Cyril Touboulic !

Bonjour, nous sommes le vendredi 13 novembre 2015. Et donc, faites un peu attention quand vous sortez de chez vous parce que, quand même, on sait bien qu’un vendredi 13, il faut être un tout petit peu prudent. Ou si vous croyez au contraire que vous aurez de la chance un peu plus que d’habitude, eh bien, n’hésitez pas donc à acheter un billet de loterie.

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Le temps qu’il fait le 13 novembre 2015

La conscience

Paul Jorion : Le secret de la chambre chinoise, L’Homme 1999 Volume 39 Numéro 150 pp. 177-202

Le « gold plating » des directives européennes

Claude Lévi-Strauss : Race et histoire, Unesco 1952

Mauro Guillén : The Architecture of Collapse, Oxford University Press 2015

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Taxer le crédit pour capitaliser le travail réel, par Pierre Sarton du Jonchay

Billet invité.

Le ralentissement général actuel de la croissance mondiale alors que la dette mondiale continue d’enfler hors de tout contrôle réaliste, nous assure d’une catastrophe humaine planétaire. Même si les banques centrales prêtent aux banques gratuitement, l’insolvabilité des États, des banques, des entreprises et d’une fraction croissante des populations de consommateurs, rend de plus en plus probable la faillite d’une institution systémique. Les débiteurs des banques sont toujours plus nombreux à ne plus avoir accès à la liquidité monétaire à cause du doute massif sur leur capacité réelle à rembourser leurs dettes actuelles. L’économie réelle est en train de se figer dans le monde entier faute de liquidités suffisantes pour évaluer et régler les prix de ce qui est produit.

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LA NOUVELLE EUROPE EN FILIGRANE, par François Leclerc

Billet invité.

Un débat est engagé au vu du sort réservé à la Grèce : faut-il ou non quitter l’euro, ce piège qui s’est refermé ? Puisant ses arguments dans de précédents épisodes, la discussion rejaillit en force, l’union monétaire symbolisant une Europe rejetée. L’un des prolongements de la discussion consiste à se demander si une occasion exemplaire n’a pas été manquée.

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Qui est irresponsable ?, par Serge Boucher

Billet invité.

La Floride et l’Espagne ont beaucoup de points communs : deux péninsules atlantiques au climat doux, appréciées comme lieux de vilégiature par leurs voisins respectifs, où l’on parle en partie la même langue, et — ce qui nous intéresse ici — ayant tous deux souffert récemment de l’éclatement d’une immense bulle immobilière. Depuis, alors que la crise espagnole a failli désintégrer la zone Euro, ce qui peut encore arriver, et que le taux de chômage des jeunes y est toujours proche de 50%, la Floride se porte elle plutôt bien, et son taux de chômage est même inférieur à la moyenne nationale. Pourquoi cette différence d’évolution ?

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Non à l’euro nihiliste ! Oui à l’euro du vivre ensemble, par Pierre Sarton du Jonchay

Billet invité

Face à la politique du néant jouée par l’Eurogroupe sur la scène médiatique, Alexis Tsipras prend la seule décision qu’un responsable politique empêché d’agir puisse prendre : demander à ses mandants d’expliciter les conditions d’exercice de son mandat. En l’espèce, les Grecs doivent dire s’ils acceptent de s’euthanasier en tant que peuple, nation, État souverain, pour rembourser les dettes contractées en euro ou s’ils vont chercher par eux-mêmes en nation responsable, le moyen de demeurer vivant comme société civile sans renier leurs obligations vis-à-vis d’eux-mêmes et vis-à-vis de leurs concitoyens européens.

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Réparer la zone euro sans la casser ? Du rêve à la réalité, par Pierre Sarton du Jonchay

Billet invité.

L’auteur de « Réparer la zone euro sans la casser » ne comprend pas qu’il n’existe pas de dette réelle qui ne soit réciproque en nature et en substance. La réciprocité des dettes entre un prêteur financier et un emprunteur financier se fait sur le terrain du droit qui est la contre-réalité du prix. Le droit est la substance de la dette qui fait créance ; le prix est la nature de la créance qui soit substance de dette. Une dette financière est réelle si son prix en monnaie égale son prix en droit pour le débiteur tout autant que pour le créancier.

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LE TEMPS QU’IL FAIT LE 8 MAI 2015 – (retranscription)

Retranscription de Le temps qu’il fait le 8 mai 2015. Merci à Olivier Brouwer !

Bonjour, nous sommes le 8 mai 2015. Et ce dont j’ai envie de vous parler aujourd’hui, c’est d’une réflexion qui prend sa source, son départ, dans les discussions que j’ai en ce moment avec les autres membres de ce « Haut-Comité pour l’avenir du secteur financier en Belgique », auquel j’ai été nommé, c’était la semaine passée. Ça paraît déjà loin, parce qu’il y a beaucoup de discussions, il y a beaucoup de papiers qui circulent. Il faut déposer un rapport pour la fin décembre, et donc il faut que ça s’active assez rapidement.

Et dans les discussions qui ont eu lieu, ça m’est apparu tout de suite, et puis ça a un petit peu, comment dire, atteint un sommet, un point culminant, hier : on n’est pas sur la même longueur d’ondes, l’ensemble des gens qui travaillent là-dessus. Il y en a qui ont le sentiment, et c’est le mien – et j’ai posé la question, et le président de notre petit groupe a tranché en ma faveur – l’intérêt général que nous essayons de défendre, eh bien, c’est celui du citoyen belge, qu’il a défini lui comme étant le contribuable belge, et effectivement, d’une certaine manière, c’est lui qui nous commandite cette étude. Pour ce qui est des ministres et des directeurs de Banque Nationale, c’est le contribuable qui paye, effectivement, d’une manière indirecte ces gens-là. Nous, je vous le rappelle, nous on fait ça pro deo, on fait ça gratuitement. Nous, je veux dire, membres de la commission. Mais effectivement, l’intérêt général, c’est le citoyen belge. C’est lui qui paye les pots cassés quand ça ne marche pas.

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Derrière le psychodrame nationaliste, la nouvelle constitution de l’euro en négociation, par Pierre Sarton du Jonchay

Billet invité.

L’euro devient politique

L’actuelle confrontation de la Grèce à ses créanciers étatiques de la zone euro est capitale pour la Grèce, pour l’euro, pour l’Union Européenne contre le système monétaire libéral fondé sur la libre circulation du capital en monnaie bancaire irréelle. « Capitale » au sens où il faut décider qui est propriétaire du capital sur quoi doit s’imputer la fraction non remboursable de la dette publique grecque qui est actuellement une dette publique des États solidaires de la Grèce par l’euro.

Formellement et officiellement, les banques ont déjà renoncé au remboursement de leur créance en « revendant » leurs titres à prix cassé à la BCE et aux fonds de soutien mis en œuvre par le capital public de l’Eurogroupe (États de l’Union participant à l’euro). La dette publique grecque est donc adossée à du capital public en euro détenu par les États membre de l’euro. La détention européenne publique exclusive de la dette de l’État grec permet à l’Eurogroupe de négocier les paiements d’intérêt de la Grèce en dessous du prix de marché des investisseurs et prêteurs privés.

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Crise ou effondrement ? cela ne tient qu’à nous !, par Zébu

Billet invité.

« Le glissement vers une complexité croissante, initialement opéré pour atténuer les tensions ou profiter d’un aubaine, est au départ une stratégie rationnelle et productive qui génère un rendement marginal favorable. Cependant, comme toujours, les tensions continuelles, les épreuves non anticipées et le prix élevé de l’intégration socio-politique se combinent pour faire baisser ce rendement marginal. Alors que celui-ci décline, la complexité, en tant que stratégie, génère des bénéfices comparativement plus faibles à des coûts de plus en plus élevés. Une société qui ne peut enrayer cette tendance, comme au moyen de l’acquisition d’un subside d’énergie, devient vulnérable aux poussées de tensions qu’elle ne put affronter car elle est devenue trop faible ou trop appauvrie, ainsi qu’au déclin du soutien de sa population. Si cette tendance se poursuit alors qu’une poussée de tension insurmontable est de plus en plus probable avec le temps, l’effondrement devient une question de probabilité mathématique. Avant qu’une épreuve survienne, il peut se produire une période de stagnation économique, de déclin politique et de recul territorial. »[1].

Quand Joseph A. Tainter écrit ces lignes en 1988, il ne pense pas forcément aux sociétés actuelles auxquelles il appartient (occidentale et nord-américaine) et il dresse surtout un inventaire de 3 cas (Empire Romain d’Occident, Mayas Classiques des Basses-Terres et société Chacoane du Sud-Est nord-américain) d’effondrement de sociétés antiques, qu’il entreprend d’analyser comme cas d’étude à l’appui de sa théorie : l’effondrement est essentiellement dû à une perte de rentabilité marginale[2] du fait de la complexité croissante que toute société organisée génère en se développant.

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