Archives de catégorie : Royaume-Uni

Boris Johnson admis aux soins intensifs

M. Johnson, je suis un critique virulent de la politique que vous menez : c’est une politique d’insensibilité et de division, dans une perspective du genre « il y a une lutte des classes, et c’est nous qui l’avons gagnée ». Je n’en ai pas moins salué l’autre jour, la « décence ordinaire » et l’humilité avec laquelle vous avez annoncé votre contamination.

M. Johnson, il est dommage que les électeurs votent en masse pour des gens comme vous, un « voyou bien élevé » comme je vous ai déjà appelé, je n’en souhaite pas moins chaleureusement que vous vous en sortiez : ce n’est pas une bonne chose de mourir – ni à votre âge, ni de manière générale.

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Boris Johnson décrète le confinement au Royaume-Uni

Avec effet immédiat. Il faut dire que la situation tournait à la panique. On avait ainsi chassé hier des Hautes terres d’Écosse des survivalistes qui s’étaient réfugiés là sur des parkings de réserves naturelles dans leur camping cars. Les autorités écossaises se plaignaient amèrement à ce sujet qu’il n’y ait pas de frontière entre l’Écosse et l’Angleterre, qu’on aurait pu fermer.

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Nationalisation de fait des chemins de fer privatisés au Royaume-Uni

Dans l’immédiat, les compagnies nationalisées aujourd’hui continueront de s’occuper de la gestion pendant un certain temps et l’État leur versera « une participation aux frais ».

Ce n’est qu’un début, j’en suis sûr, et ce ne sera pas qu’au Royaume-Uni. Aussi, préparons-nous déjà à gueuler quand ils et elles chercheront à rétablir, passée la crise, le « capitalisme des bénéfices et communisme des pertes ».

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Notre politique n’est pas conçue pour protéger le public du Covid-19, par George Monbiot

 Our politics isn’t designed to protect the public from Covid-19 (traduction 99% DeepL). The Guardian, le 18 mars 2020. Ouvert aux commentaires.

La politique du déni, qui fut développée pour la première fois dans l’industrie du tabac, a de graves conséquences pour un gouvernement Johnson en difficulté.

Les pires personnes possibles sont aux manettes au pire moment. Au Royaume-Uni, aux États-Unis et en Australie, la politique des partis au pouvoir s’est construite sur l’écartement et le déni du risque. Tout comme ces politiques ont retardé les réponses nécessaires à la dégradation du climat, à l’effondrement écologique, à la pollution de l’air et de l’eau, à l’obésité et à l’endettement des consommateurs, elles apparaissent avoir tout autant retardé le confinement efficace de Covid-19.

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Boris Johnson, Dr. Folamour du coronavirus, par Timiota

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Boris Johnson va-t-il trier le demi-million de Britanniques à sacrifier ?

Selon un article du Guardian, Boris Johnson, flanqué de deux conseillers scientifiques, a semble-t-il déclaré qu’il faudrait passer par la « herd immunity », l’immunité de groupe, quand 60% des gens auront eu à faire au virus, ce qui fait qu’il ne pourra plus se propager.

Pouvoir dire à l’avance comme cela qu’on va sacrifier autant que lors des moments les plus meurtriers des grandes guerres (Verdun, Dunkerque), soit 300.000 à 500.000 à la louche, — mais bon, dans le non-dit, sans doute que des gens « not fit », un peu trop vieux, quoi, — est proprement hallucinant.

Au vu des autres pays de cette taille, qui vont maintenir des mortalités sans doute en-dessous de 20.000 (même en Italie, on peut encore l’espérer : +600/j au pic, *30 jour (largeur pic) = 18.000), c’est cracher à la face de tout ce qui a pu ressembler à un État-providence. « How dare you, Boris ? ».

Le pire est qu’il ne me semble s’agir que de la résurgence de la vieille idéologie des punitions corporelles qui a eu du mal à disparaitre chez les Britons, et dans le cercle des « hautes formations » (Eton), il en reste sans doute une perverse nostalgie. Avec le rêve tout aussi malsain d’être « le peuple prêt à tout » pour la suite, eux seront immunisés… sauf si Cov-02xx avait le mauvais goût de muter, Boris, il faudrait alors en remettre une louche.

La dislocation de l’Europe semble s’accroitre en proportion de la dureté des épreuves à surmonter. N’enterrons pas la vigilance à notre fraternité sous celle visant une contagion que l’on peut rendre de brève durée.

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Trends-Tendances – Le retour des nationalisations, le 20 février 2020

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Le retour des nationalisations

De manière surprenante certainement, la première grande mesure prise par le gouvernement Johnson après la déclaration officielle du Brexit, le 31 janvier, a été une nationalisation.

Le pronostic largement partagé était celui d’un Royaume-Uni se transformant rapidement en une vaste zone franche à la manière d’un Singapour, maniant le moins-disant fiscal et juridique comme armes de combat d’une nation se convertissant en pirate, et éventuellement en pillard de ses anciennes camarades de l’Union européenne. Continuer la lecture de Trends-Tendances – Le retour des nationalisations, le 20 février 2020

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Ce que je vais faire maintenant, le 1er février 2020 – Retranscription

Retranscription de Ce que je vais faire maintenant, le 1er février 2020. Ouvert aux commentaires. Bonjour, nous sommes le samedi…

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Ce que j’ai fait depuis lundi, le 10 janvier 2020 – Retranscription

Retranscription de Ce que j’ai fait depuis lundi, le 10 janvier 2020. Ouvert aux commentaires.

Bonjour, nous sommes le vendredi 10 janvier 2020 et ayez l’amabilité de ne pas m’écrire pour me dire que j’ai mauvaise mine parce que j’AI mauvaise mine en effet et je suis au courant. J’ai eu la grippe. Je récupère mais je voulais quand même vous tenir un peu au courant.

D’abord, je voudrais m’excuser auprès des gens qui ont voulu m’entendre à Montpellier mercredi. Si j’étais allé en répondant aux insistances vraiment pressantes des personnes qui m’invitaient… Je leur disais : « Mais non, je suis malade », et je ne sais pas pourquoi, on m’a dit : « Ah non, on ne peut pas dire ça ! On va dire que c’est la grève des trains ». J’ai dit : « Non, moi, je vais mettre sur mon blog que j’étais malade et que je m’excuse. Vous ne pouvez pas, vous, de votre côté, dire que c’est la grève des trains ! » et alors, on m’a répondu quelque chose de très très curieux : « Non, non, on ne peut pas dire que vous étiez malade parce que c’est la première séance du cycle cette année ». Le rapport entre les deux ? Je ne sais pas. C’est peut-être plus particulièrement majestueux ou solennel, la première rentrée, et là, on ne peut pas faire qu’il n’y ait personne qui parle. Je crois que mon ami Roland Perez a improvisé, ce qui est très gentil de sa part.

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