Pourquoi le secteur assuranciel directement impacté par le coût des catastrophes climatiques n’influence t-il pas les politiques publiques ? Mon…
*Godot est mort !*
J’écrivais le 7 décembre dans La Saint–Nicolas des emprunteurs subprime, à propos du « Plan Paulson » :
« Les investisseurs auraient bien sûr tout à perdre d’une situation se détériorant encore davantage mais ils soulignaient que dans les tentatives passées de venir en aide aux consommateurs au bord de la saisie, 40 % d’entre eux finissaient par déchoir de toute manière après une longue agonie – coûteuse pour les investisseurs. Seuls les plus gros d’entre eux bien sûr furent entendus et on pouvait déjà s’attendre à ce que certains des autres ne résisteraient pas à la tentation…
J’évoquerai « La crise du capitalisme américain », le samedi 5 janvier à 19h30, à l’Ecole Normale Supérieure, 29 rue d’Ulm, amphithéâtre Jules Ferry.
Les sondages d’intentions de vote relatifs aux élections présidentielles américaines s’apparentent à l’objet mathématique appelé « tournoi » en théorie des groupes : de A et B, l’un des deux gagne et l’autre perd et chacun se verra opposé à chacun des autres. On s’attendrait à une transitivité de ces relations : si A bat B et que B bat C, alors, il est raisonnable de supposer que A battrait C. Si les choses étaient si simples, les saisons sportives deviendraient rapidement ennuyeuses car trop prévisibles, ce qui n’est bien entendu pas le cas.
Le fait que les élections…
Dans une tribune publiée le 12 décembre dans le Wall Street Journal et intitulée
« The Roots of the Mortgage Crisis », Alan Greenspan, l’ancien président de la Federal Reserve explique les raisons selon lesquelles à son sens la crise des subprimes éclata. Son explication recoupe partiellement la mienne dans « Vers la crise du capitalisme américain ? » et dans mes billets ici, mais elle en diffère aussi significativement. Nous nous accordons, par exemple, sur le fait que les subprimes n’ont joué qu’un rôle de déclencheur sans avoir été nécessairement l’origine inévitable de la crise, nous différons…
Pascal Combemale me fait parvenir un entretien récent avec Eugene Fama, économiste de l’école de Chicago, fameux à plusieurs titres, pour avoir, par exemple, amélioré un modèle du prix d’une action à un facteur en lui adjoignant deux autres facteurs (le facteur unique était purement tautologique puisqu’il exprime simplement la manière dont la variation du prix d’une action diffère de la variation de prix du marché dans son ensemble – les deux facteurs que Fama ajoute sont eux ad hoc car ils n’ont aucune justification théorique) et pour avoir affirmé que l’hypothèse de « marché efficient » ne peut…
Qu’ont en commun ce matin l’extrême–droite « libertarienne » américaine, Paul Krugman, professeur d’économie à Princeton University et chroniqueur de gauche du New York Times et Alan Greenspan, l’ancien président de la Federal Reserve, la banque centrale américaine ? Le désespoir. Tous affirment que rien ne pourra être entrepris qui puisse enrayer la chute libre du système financier américain. Là où ils diffèrent sans doute – bien qu’ils n’abordent pas la question – c’est sur ce qu’il conviendra de faire quand il s’agira de ramasser les morceaux.
Selon le Wall Street Journal (1),
« Certains, conservateurs ou libertariens…
Toutes les mesures prises jusqu’ici par les autorités américaines n’avaient été que de la poudre aux yeux. Les choses ont changé hier avec le nouveau plan de la Federal Reserve, la Term Auction Facility, à laquelle s’associaient la Banque Centrale Européenne, la Banque Nationale Suisse et la Banque Centrale du Royaume Uni. Bien sûr, les initiatives ne couvrent qu’une courte période – la partie restante du mois de décembre – mais elles mettent en place un cadre qui pourra être réutilisé à loisir et il est déjà précisé qu’elles seront en tout cas renouvelées en janvier 2008.
Il est loin…
Très peu de mes amis appartenaient à la génération de mon père. Il y en eut deux : Jean Pouillon et François Debauche.
Pouillon m’avait un jour abordé au séminaire de Lévi–Strauss en 1969. Il avait écouté les tirades arrogantes d’un jeune homme de vingt–trois ans à la chevelure et à la barbe abondantes et il m’avait dit : « Bonjour, je suis Jean Pouillon. Si vous avez un jour envie d’écrire, j’aimerais vous publier ». J’attendrais encore quelques années avant de me rendre à son invitation. Nous avions compris que nous pensions de la même manière et nous nous verrions…
Le coup d’envoi des élections présidentielles américaines de 2008 sera donné dans les tout premiers jours de janvier avec le début des primaires au sein des deux partis nationaux. Du côté démocrate, deux candidats au profil non–classique se sont dégagés du lot : une femme Hillary Rodham–Clinton, avec une avance quelque peu élastique dans les sondages sur son concurrent noir : Barack Obama. Du côté républicain, quatre candidats conservent une chance plausible de l’emporter : Rudi Giulani, Mitt Romney, Mike Huckabee et John McCain. Rien n’est très clair dans ce camp–là et les retournements de situation s’y succèdent de jour…
Nouvelle victime de la crise des subprime, l’Union de Banques Suisses, qui annonçait dans la foulée aujourd’hui que 2007 serait sa première année déficitaire depuis sa fusion en 1998 avec la Société de Banques Suisses, et une prise de participation de 9% de l’état de Singapour dans son capital. Honnêtement, les ennuis de la banque suisse depuis le début de l’année n’arrêtent pas de me surprendre – comme ceux du Japonais Nomura, d’ailleurs – et ceci parce que, depuis le début de la crise des subprime, les analystes de ces deux firmes ont produit selon moi les meilleures explications des…
J’ai assisté, enfant, à un concert d’Edith Piaf, à l’Ancienne Belgique à Bruxelles. Nous y allions souvent : les spectacles avaient lieu en matinée, on était assis à une table, on buvait des grenadines et on mangeait des petits gâteaux. C’était un music–hall : il y avait des jongleurs, des acrobates, des chiens savants, des magiciens, et en clôture de la première partie, quelques chansons vite fait d’un chanteur peu connu. En deuxième partie, après une très longue ouverture par un orchestre jeune et dynamique : la vraie vedette du jour ! J’y ai entendu du beau monde : Juliette…
Hier soir, nous regardions un film. Je la serrais contre moi et elle s’est endormie, la tête sur mon épaule. Catherine s’apprêtait à quitter Jules pour Jim. Jeanne Moreau s’est mise à chanter, pour moi, dans le silence de la nuit. L’tourbillon d’la vie s’est figé un instant, le monde avait atteint sa perfection, et moi, la sérénité.
Il y a quelques mois, dans Bloguer en deux langues, j’avais écrit ceci :
« Je n’ai jamais pensé de la même manière en français et en hollandais, je n’ai jamais traduit d’une langue dans l’autre – même si je suis bien sûr capable de le faire. Forcé de dire quelque chose dans les deux langues dans le même contexte, je dis des choses différentes. « Question de cultures ! », dira–t–on, et cela joue effectivement, mais il y a bien davantage : dans les deux langues […] je suis un autre ; pas schizophrène, mais presque ».
En fait,…
Le Président Bush a annoncé aujourd’hui son grand plan de renflouement des prêts subprime, s’appliquant à tous ceux dont le taux flottant sera réajusté – à la hausse, bien entendu – entre janvier 2008 et juillet 2010. Le ministre des finances Henry Paulson avait tant insisté ces jours–ci sur le fait que le plan n’impliquait aucune intervention financière de la part du gouvernement et qu’il n’avait personnellement joué – aux côtés d’Alphonso Jackson, le ministre au logement – qu’un simple rôle de catalyseur entre les partenaires du secteur privé, que le Wall Street Journal en était arrivé à l’appeler le…
La Belgique est bien loin pour moi : quinze ans de France, onze ans d’Angleterre et maintenant dix ans d’Amérique. Pourtant quand, comme ce matin, on la critique, je monte encore une fois sur mes grands chevaux.
Ben oui, du côté de ma mère, quand on remonte par vingt générations de Hollandais, on retombe sur Dinant et Bouvignes. Du côté de mon père, on n‘a jamais bougé : Gosselies, Courcelles, Fontaine–l’Évêque : le coeur de la Jorionie au coeur de la Wallonie. Je me souviens quand j’étais gosse, mon père écoutant avec recueillement son disque de Bob Deschamps. Dès…
Pourquoi le secteur assuranciel directement impacté par le coût des catastrophes climatiques n’influence t-il pas les politiques publiques ? Mon…
@timiota Maintenant trottoirs temporaires et surélevés, déployés par la Mairie et stockés en attendant la prochaine crue. Est-ce qu’au moins…
En effet, un des inhibiteurs « temporaires » du réchauffement climatique a été les aérosols dus en partie au … charbon, mais…
C’est parce qu’il y a encore des trottoirs
Et ce lundi, au pays de l’oncle Sam, les nouvelles pour la météo ne sont pas printanières … https://www.lemonde.fr/planete/article/2026/02/23/tempete-a-new-york-les-premieres-images-de-la-ville-immobilisee-par-la-neige-et-le-blizzard-l-etat-d-urgence-decrete_6667845_3245.html
Ce billet pose plus de questions qu’il n’apporte de réponses, et me laisse perplexe. Je ne comprends pas bien comment…
Une petite info au passage L’IA- Le numérique – Les humains La FICOBA a été piratée ************* République Française Des…
@écodouble Cette approche critique à l’égard du Giec n’est pas générale et si on la partage elle ne l’est peut…
Je suis né avec une carte d’alimentation, ce qui situe mon âge. En 1929, j’existais dans les projets de petite…
@ Benoit « Cette fin lui permet de garder la face… » On peut en douter. Il sait que dans cette affaire…
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