Archives par mot-clé : Adolf Hitler

Quinzaines, La folie de Nietzsche, le 15 juin 2019

La folie de Nietzsche

Faut-il distinguer chez Nietzsche l’avant-la-folie de l’après-la-folie ? Ou se dire que bien fou serait celui qui s’y aventurerait ? Tout est plutôt à prendre ou à laisser. Ne rien prendre, c’est rejeter l’essentiel de la philosophie après Hegel. Tout accepter, c’est mettre dans le même sac, il faut le savoir, le précurseur génial de Freud, et celui qui expliquait aux passants qu’il était Dionysos ayant pris l’apparence d’un clown.

Que Nietzsche soit mort fou, nul ne le met en doute. Les relations ne manquent pas de ses séjours en asile, ses éclaboussements infantiles dans la baignoire, ses danses « dionysiaques » impromptues alors, ou de sa prostration dans la maison de sa sœur, Elisabeth, durant les six dernières années de sa vie, où les disciples choqués venaient jeter un regard pudique par la porte entrouverte de sa chambre, pour constater le cœur brisé sans aucun doute, l’état de lamentable déchéance dans lequel le grand homme se trouvait désormais : incapable du moindre mouvement, les yeux seuls roulant occasionnellement dans leur orbite, poussant parfois dans la nuit d’affreux rugissements d’animal blessé.

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John McCain aura été le Felix Steiner de Donald Trump

Felix Steiner, général SS sur lequel Hitler comptait pour gagner la bataille de Berlin et dont il dit ensuite dans un accès de rage, précédant de peu son suicide, qu’il l’avait trahi.

Imaginons que vous, M. Martin, ayez la preuve que Tartempion possède des photos « adultes » de vous avec Mmes X, Y, Z… et que Duchnock vous dise un jour : « Tartempion est une escroc, j’en ai la preuve et je vais de ce pas le dénoncer à la police, j’aimerais que tu viennes avec moi ! » Que feriez-vous ?

Imaginons que vous présentiez alors à Duchnock une excuse plus ou moins convaincante pour ne pas l’accompagner au commissariat.

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Trump et Hitler : un parallèle saisissant, le 7 octobre 2018 – Retranscription

Retranscription de Trump et Hitler : un parallèle saisissant, le 7 octobre 2018. Merci à Eric Muller !

Bonjour, nous sommes le dimanche 7 octobre 2018, et un événement qu’on attendait aux États-Unis depuis plus d’une semaine vient d’avoir lieu : M. Brett Michael Kavanaugh, un juge américain, a été nommé juge à la Cour suprême des États-Unis.

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Trump et Hitler : un parallèle saisissant

Christopher Browning : The Suffocation of Democracy, The New York Review of Books, le 25 octobre 2018

Mitch McConnell, chef de la majorité pour la 114e session du Congrès ; Elizabeth Warren, sénatrice démocrate

Roe v. Wade

Le Monde : Le traitement journalistique de la présidence d’Emmanuel Macron critiqué au Monde festival, le 7 octobre 2018

Devant le Capitole à Washington, le 6 octobre 2018. / AFP / ROBERTO SCHMIDT

Payton Sander portant une robe de la série The Handmaid’s Tale, le 6 octobre 2018. / AFP / Jose Luis Magana

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Brexit / Corée du Nord – Le monde entre dans une grande bifurcation – Retranscription

Retranscription de Brexit / Corée du Nord – Le monde entre dans une grande bifurcation. Merci à Marianne Oppitz !

Bonjour, nous sommes le 12 juin 2018 et je vous parle d’une cellule au monastère de Ganagobie – à l’Abbaye de Ganagobie, dans le Midi – où j’ai été invité à venir évoquer pendant 2 jours – avec les économes des abbayes cisterciennes et bénédictines – de l’économie et en particulier de l’avenir de l’emploi et du travail.


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« The Key Master »

« Peut-on frapper un néonazi ? » : la violence à l’épreuve de l’éthique, s’interroge ce soir le quotidien Le Monde. J’ignore la réponse (il vaut mieux, selon moi, ne frapper personne).

Ceci dit, quand, en 2009, James Jean déplorait devant moi (à Santa Monica, California), que l’affiche qu’il avait faite pour un film ne servirait jamais à rien parce que le film ne serait pas tourné, je lui ai dit : « James, vendez-la moi, svp ! »

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Le nazisme était-il un anticapitalisme ? LE TEMPS QU’IL FAIT LE 6 MAI 2017 – Retranscription

Retranscription de Le temps qu’il fait le 5 mai 2017. Merci à Marianne Oppitz !

Bonjour, nous sommes le vendredi 5 mai 2017 et la semaine dernière, en pensant à la vidéo que je ferais aujourd’hui je vous ai dit que je ne manquerais pas de parler de l’actualité. Et en fait, je ne vais pas le faire. Je disais que je vous parlerais de l’actualité parce que nous sommes à deux jours du second tour de la présidentielle, en France. Je vais vous dire deux petits mots sur l’actualité et puis, je passerai à autre chose.

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Quelques remarques sur
« Russophilie et Front National » bis, par Roberto Boulant

Billet invitė.

Est-il erroné de vouloir comparer les deux systèmes totalitaires, nazi et soviétique, qui s’affrontèrent armes à la main de 1941 à 1945 ? Non bien sûr, puisque comparer veut dire analyser deux systèmes dans leurs ressemblances, mais également dans leurs différences.

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« Russophilie et Front National » bis, par Roberto Boulant

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« SHUTDOWN », POUVOIR DE L’ARGENT ET POPULISME

Quand j’ai eu l’occasion, mardi dernier, de bavarder avec Joseph Stiglitz, je lui ai posé la question de son influence actuelle sur la politique américaine. Il m’a expliqué qu’il venait de jouer un rôle dans le retrait de la candidature de Larry Summers au poste de gouverneur de la Federal Reserve, la banque centrale américaine, en coachant l’un des sénateurs qui faisait partie de la commission qui l’aurait interrogé sur la manière dont il entendait exercer son mandat.

« Pourquoi pas un rôle plus direct ? », lui avais-je alors demandé, « Pourquoi les administrations Obama ne vous ont-elles jamais offert un poste ? ». Sa réponse était sans surprise : parce qu’Obama était en 2008 le candidat de Wall Street.

Un peu provocateur, j’avais alors demandé : « Est-ce qu’il n’aurait pas mieux valu pour les US, à tout prendre que John McCain l’emporte en 2008 ? »
– « Ah non ! », s’était écrié Stiglitz : « Tout candidat présidentiel républicain est automatiquement l’otage du gros business ! »

Voilà donc où l’on en arrive dans un pays où le 1% au sommet truste 40% de la richesse de la nation : l’argent domine à ce point le processus démocratique que quand le peuple est appelé à voter pour un candidat à la présidence, le seul choix qui s’offre à lui est entre celui qui représente Wall Street et celui qui représente la US Chamber of Commerce. À ma gauche, l’argent spéculatif sans foi ni loi, à ma droite, l’argent du profit, fondamentaliste et raciste.

Que font, le jour de l’élection, les gens qui aimeraient que l’argent ne joue pas le rôle qu’il joue aujourd’hui en politique ? La réponse est simple : ils vont à la pêche ou ils votent pour le moins pire des candidats, c’est-à-dire celui qui est à la botte de Wall Street plutôt que celui qui est à la botte de la Chambre de Commerce.

Est-ce que cette découverte nous aide à deviner ce qui va se passer dans les jours qui viennent en ce qui concerne le « shutdown », la fermeture (partielle) de l’administration fédérale intervenue hier lundi ? Pas vraiment parce que même s’il s’agit d’argent d’un côté comme de l’autre, les positions sont extrêmement polarisées : il y a d’un côté ceux qui sont en faveur d’une assurance-maladie universelle parce que la spéculation pompant son argent sur l’économie réelle, il faut que les gens aillent travailler, et il y a de l’autre côté, ceux qui sont pour la disparition de l’État, parce qu’une fois celle-ci réalisée, chacun aura autant de pouvoir que celui que lui assure l’argent dont il dispose et l’on pourra décomposer le pays, pour le bonheur de tous, en provinces dirigées chacune par un Seigneur de la guerre ou toute autre forme de potentat.

Que dit le pouvoir de l’argent quand on le met en question ? Que celui ou celle qui le critique « verse dans le populisme le plus abject, source de tous les totalitarismes ».

Et il est vrai que le populisme est dangereux. Prenons l’exemple d’Hitler. En 1925, dans Mein Kampf, il s’enthousiasme pour la critique du pouvoir de l’argent qu’on trouve dans les livres de Gottfried Feder (1883-1941). Quelques années plus tard, les gros industriels, les Thyssen, les Krupp, etc. lui rappellent qu’il va avoir besoin d’argent, et que cela faciliterait beaucoup les choses s’il pouvait oublier les rêvasseries peu réalistes et peu pragmatiques de Feder, et lui, le Guide charismatique d’un Empire qui aurait dû durer mille ans, fait alors comme tous les autres avant lui : il s’écrase devant le pouvoir de l’argent.

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