Archives par mot-clé : Bernard Stiegler

LE TEMPS QU’IL FAIT LE 5 JANVIER 2018 – Retranscription

Retranscription de Le temps qu’il fait le 5 janvier 2018. Merci à Marianne Oppitz et Catherine Cappuyns !

Bonjour, nous sommes le vendredi 5 janvier 2018 et avant tout : bonne année, bonne santé ! Tous les gens qui me souhaitent une bonne année se sentent obligés d’ajouter quelque chose du genre : « Touchons du bois ! » et « Espérons que ce ne soit pas pire que 2017 ! ». Continuer la lecture de LE TEMPS QU’IL FAIT LE 5 JANVIER 2018 – Retranscription

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LE TEMPS QU’IL FAIT LE 20 OCTOBRE 2017 – Retranscription

Retranscription de Le temps qu’il fait le 20 octobre 2017. Merci à Marianne Oppitz et Pascale Duclaud.

Bonjour, nous sommes le vendredi 20 octobre 2017 et j’avais commencé ma vidéo (rires) et c’était… comment dire ? c’était un tel gâchis que je la recommence ! Qu’est-ce qui m’est arrivé ? Il m’est arrivé des choses qui m’arrivent parfois quand je commence ma vidéo : j’ai plein de choses à dire et elles interfèrent un peu trop dans ma pensée. Je pense à Lucien Tesnière, le linguiste, qui disait que nous avons beaucoup de mal déjà à faire des phrases parce qu’il y a plusieurs idées : il y a des petits ballons, il appelait ça des « stemma » qui se bousculent dans notre tête et nous essayons de passer ça sous le rouleau compresseur pour en tirer une phrase qui sorte à l’arrivée. Voilà ! Continuer la lecture de LE TEMPS QU’IL FAIT LE 20 OCTOBRE 2017 – Retranscription

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Le temps qu’il fait le 20 octobre 2017

Lucien Tesnière (1893 – 1954)
La Ronde (1950) de Max Ophüls
Arthur Schnitzler (1862 – 1931)
Emmanuel Todd : Où en sommes-nous ?
Yuval Noah Harari : Sapiens / Homo Deus
Paul Jorion : À quoi bon encore penser à l’heure du grand collapse ?
Annie Le Brun
Richard Thaler, « prix Nobel » d’économie 2017
Anthropocène / capitalocène

Positive Economy Forum : Le monde en 2517, Attali, de Rosnay, Jorion

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La « négociation » de la révolution numérique selon Bernard Stiegler, par Madeleine Théodore   

Billet invité.

Notre époque est traversée par un flot de questions sans réponses, du moins immédiates, et de situations propices à déboucher sur le désespoir. C’est ce que confirme Bernard Stiegler dans l’introduction à son livre paru chez Fayard en 2015, L’emploi est mort, vive le travail ! *, lorsqu’il affirme : « Les gens sont dépressifs, et moi aussi » (p. 16).

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« De l’anthropologie à la guerre civile numérique » – VIII. Subissons-nous l’empreinte de l’écriture en tant que telle ?

Suite de l’entretien du 5 mai 2016 avec Franck Cormerais et Jacques-Athanase Gilbert de la revue Études digitales, en complément de l’entretien intitulé De l’anthropologie à la guerre civile numérique.

VIII. Subissons-nous l’empreinte de l’écriture en tant que telle ?

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Les Échos, À l’aube de 2016, le « faire pour faire » des entrepreneurs français a trouvé ses limites, par François Némo, le 7 janvier 2016

À l’aube de 2016, le « faire pour faire » des entrepreneurs français a trouvé ses limites

[…] J’ai assisté aux Entretiens du Nouveau Monde industriel (ENMI) organisés par Bernard Stiegler, ce philosophe français incontournable qui axe sa réflexion sur les enjeux des mutations actuelles – sociales, politiques, économiques, psychologiques – et dirige l’ Institut de recherche et d’innovation (IRI) qu’il a créé au sein du centre Georges-Pompidou. Je ne citerai que quelques intervenants comme Evgeny Morozov, Julian Assange, Paul Jorion, Axelle Lemaire, qui en repensant notre conception de la politique et de l’économie sont les précurseurs d’une société numérique qui sort de son adolescence pour entrer dans une autre phase de son histoire. […]

La suite sur le site des Échos.

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LE TEMPS QU’IL FAIT LE 17 DÉCEMBRE 2015 – (retranscription)

Retranscription de Le temps qu’il fait le 17 décembre 2015. Merci à Cyril Touboulic pour la retranscription !

Bonjour, nous sommes le jeudi 17 décembre 2015. D’habitude, je fais la vidéo le vendredi, je la fais aujourd’hui (un jeudi) parce que demain à l’heure où j’enregistre ma vidéo habituellement, je serai avec les 7 autres experts de notre groupe de réflexion, de notre comité, nous nous retrouverons en face du ministre des finances belge, M. Johan Van Overtveldt, et nous lui remettrons le rapport sur lequel nous travaillons depuis 8 mois. Voilà !

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Comprendre, pour éviter de refaire les mêmes conneries

Essayer de comprendre, c’est tirer parti du fait d’avoir un cerveau. Certains partisans du « tirons dans le tas, on verra bien plus tard ! », sont contre. À leur opposer, quelques beaux textes ces jours derniers :

Le Monde, Thomas Piketty : «  Le tout sécuritaire ne suffira pas »

Face au terrorisme, la réponse doit être en partie sécuritaire. Il faut frapper Daech, arrêter ceux qui en sont issus. Mais il faut aussi s’interroger sur les conditions politiques de ces violences, sur les humiliations et les injustices qui font que ce mouvement bénéficie de soutiens importants au Moyen-Orient, et suscite aujourd’hui des vocations sanguinaires en Europe. A terme, le véritable enjeu est la mise en place d’un modèle de développement social et équitable, là-bas et ici. […]

Le Monde, Bernard Stiegler : Ce n’est qu’en projetant un véritable avenir qu’on pourra combattre Daech

C’est donc sur les ruines de l’ultralibéralisme que se construit la radicalisation ?

Oui. On ramène le radicalisme à une question de religion, et c’est scandaleux. La plupart des recrues de l’islam radical n’ont pas de culture religieuse. Ce n’est pas de religion dont il s’agit, mais de désespoir. Richard Durn, l’assassin de huit membres du conseil municipal de Nanterre en mars 2002, anticipe son acte en parlant de son sentiment de ne pas exister : il a voulu devenir quelqu’un par ce geste. […]

Le Monde, Jérôme Ferrari : Déplorer, maudire, ne pas comprendre

Peut-être sommes-nous entrés en guerre, peut-être sommes-nous entrés en résistance, je ne sais pas. Il y a sans doute bien des manières d’être en guerre et de résister. Les querelles sémantiques paraissent bien vaines. Mais je sais que Paris n’est pas Homs, et je crains fort que persister à boire un apéritif en terrasse ne transforme aucun de nous en Jean Moulin. Finalement, ce serait bien qu’on commence par se mettre d’accord sur le sens des mots. Avant d’entendre à la radio une ministre que je me refuse à accabler, j’ignorais, par exemple, que les stades de foot étaient des temples de la « fraternité », sur lesquels déferlent régulièrement, comme chacun sait, des tsunamis d’amour. De même, je ne suis pas très sûr de bien comprendre ce qu’une autre ministre, qu’il est également superflu de nommer, appelle « lieux de culture ». L’émotion est immense, elle est légitime, et elle explique évidemment que règne une certaine confusion dans le choix du vocabulaire.[…]

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AVEC LE REVENU MINIMUM, FAIRE DE NÉCESSITÉ VERTU, par François Leclerc

Billet invité.

La plaie du chômage est grande ouverte, et pas seulement en Grèce, au Portugal ou en Espagne, ces pays particulièrement touchés pour avoir bénéficié des attentions soutenues des autorités européennes. Entre hier et aujourd’hui, une nouveauté est toutefois intervenue en Europe : il était déjà prédit une croissance sans emplois, mais celle-ci donne depuis des signes de faiblesse, à peine timidement apparue. Que reste-t-il ?

Le taux de chômage des jeunes de moins de 25 ans est particulièrement impressionnant. Il a dépassé 50 % en Espagne et, ce qui est moins connu, 43 % en Italie. Les prévisions de l’Organisation internationale du travail (OIT) prêtent également à réflexion : dans le cas de l’Espagne, celle-ci prévoit en effet que le taux de chômage global restera au-dessus de 20 % durant toute la décennie.

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Ars Industrialis, Valeur, prix, travail, à Saint-Denis le samedi 21 mars de 14h à 18h30

Stiegler 1


Valeur, prix, travail.
À propos du revenu contributif, deuxième partie

Le 21 mars 2015 au théâtre Gérard Philipe, à Saint Denis

de 14 h. à 18 h.

Bernard Stiegler
Paul Jorion
Arnauld de l’Epine
Colette Tron et Ars Industrialis Marseille
Franck Cormerais

« Notons une propriété remarquable de la monnaie selon Aristote », écrit Paul Jorion dans Rebâtir à partir de Keynes, à paraître aux éditions Odile Jacob. « Il existe une distinction fameuse attribuée au Stagirite dont il n’est en réalité pas l’auteur, c’est celle qui opposerait « valeur d’usage » et « valeur d’échange ». Le passage de l’Éthique à Nicomaque où il aurait prétendument fait cette distinction ne contient pas même de mot signifiant « valeur », celui qui s’en rapproche le plus signifie « comme mesuré par le prix » (l’erreur de traduction est due au Scolastique Albert le Grand [?-1280], qui la commit délibérément ; voir sur ceci Piron 2011). Ce que dit Aristote, c’est que pour toute chose susceptible d’avoir un prix, il y a deux usages possibles : être utilisée selon son usage propre, par exemple pour des chaussures, d’être portées aux pieds, et utilisée selon son usage dans l’échange, et toujours pour des chaussures, d’être échangées contre autre chose, disons, quelques leçons de guitare. Or ce qui est remarquable pour l’argent, c’est que dans son cas, ces deux usages se confondent. »

Après une introduction de Bernard Stiegler sur les questions du travail et de sa valeur dans une société automatique, c’est par l’approfondissement des considérations de Paul Jorion citées ci-dessus, et dans la suite de la séance mouvementée du 31 janvier dernier, que nous commencerons cette troisième rencontre d’Ars Industrialis au Théâtre Gérard Philipe de Saint Denis.

Ensuite de quoi, là aussi pour faire suite au 31 janvier, Arnauld de l’Epine présentera quelques idées majeures de travaux internes du groupe qu’il anime au sein d’Ars Industrialis sur les principaux aspects institutionnels de ce que devrait être pour nous un revenu contributif. Puis le groupe Ars Industrialis Marseille animé par Colette Tron et Thomas Ricordeau présentera par Skype ses propres réflexions au sujet d’une conception actualisée du travail. Enfin Franck Cormerais proposera une analyse des rapports entre contribution et cotisation en partant des propositions de Bernard Friot évoquées dans le débat du 31 janvier dernier.

La séance débutera à 14 heures. Un débat public sera ouvert à 16 heures et jusqu’à 18 heures.

La salle étant limitée à 75 places l’inscription est indispensable ici.

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Assistance (robotique) à la personne

Ouvert aux commentaires.

Il n’y a pas de terrain plus miné pour le « bon sens » que celui de la robotisation et de la « logicièlisation ». Le bon sens nous assure que la mécanisation date au moins du moulin à vent et que l’informatique d’aujourd’hui n’empêche pas qu’il n’y ait rien de nouveau sous le soleil de ce point de vue.

Or il ne faut pas être spécialiste en intelligence artificielle, il suffit d’être familier de la programmation, pour savoir qu’on se trouve ici sur un nouveau terrain, qu’un saut qualitatif a eu lieu, et que la « singularité » – l’ordinateur faisant tout mieux que nous – est une question d’années, pas même de dizaines d’années.

Ceux d’entre vous qui étiez au théâtre Gérard Philipe à Saint-Denis le 31 janvier, ont assisté au véritable clash entre Bernard Stiegler et Dominique Méda sur ce sujet, Stiegler est convaincu comme moi que le travail (et derrière lui, l’emploi) est en voie de disparition, Dominique Méda pense que « business as usual » sur ce plan et Jean Zin pense comme elle, et il faut lire (je suis d’accord avec lui sur de nombreux points) son billet ne datant que de quelques jours : Non, les robots ne sont pas la cause du chômage !

Stiegler me dit que c’est ce clash qui l’a retenu jusqu’ici de mettre en ligne l’enregistrement de notre débat. Il me semble au contraire essentiel (je le lui ai dit) que la question (et ses affrontements) soit débattue sur la place publique.

Quels arguments ont à offrir Dominique Méda et Jean Zin en cette matière ? Pas grand-chose me semble-t-il sinon le bon sens. Or pensons à ceci : y a-t-il un domaine dont on nous affirme avec davantage de force que la robotisation n’y opérera une percée qu’en tout dernier recours, sinon l’assistance à la personne, le « care », mais y a-t-il en fait un domaine où la percée est au moment-même où nous débattons, plus décisive ?

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Paul Jorion pense tout haut le 24 septembre 2014 à 8h39 (retranscription)

Retranscription de Le temps qu’il fait le 19 septembre 2014. Merci à Olivier Brouwer.

Bonjour, on est le 24 septembre 2014 et il est 8h 39.

Et si j’annonce l’heure, c’est parce qu’on est dans la série où je pense tout haut : ces réflexions que je me fais sans me dire a priori que je vais aboutir à une conclusion, ou que je sais d’avance qu’il n’y aura pas de conclusion, mais où je voudrais quand même vous parler de quelque chose.

Et ce qui m’a conduit à cela, c’est d’avoir reçu hier le manuscrit, enfin les épreuves, d’un livre qui va paraître dans les quinze jours à venir, et c’est pour ça que je ne dis pas exactement son titre ni l’auteur, puisqu’on va attendre qu’il sorte pour en parler officiellement, mais on m’a envoyé ce livre pour me demander de participer à un événement que j’annoncerai aussi quand les choses seront plus claires, quand les invités qui ont été approchés, abordés, auront dit oui ou non s’ils viennent.

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