Bernard Stiegler (1952-2020)


Relisant les premières lignes du texte de la « conversation » qui suit, je m’aperçois qu’il ne s’agit pas d’une véritable retranscription. Je n’ai certainement jamais prononcé ce qui est dit dans ce premier paragraphe. Mais bon, c’est la licence poétique… 😉 pour la bonne cause… 😉

AU SOLEIL D’AUSTERLITZ. Une conversation entre Bernard Stiegler et Paul Jorion, le 14 mars 2011

Partager :

14 réflexions sur « Bernard Stiegler (1952-2020) »

  1. Merci pour ta vidéo. Indeed.

    Secoueur de chemins tout fait lui aussi, mode Platon sans doute mais pour les temps de crise, il y a d’abord le pas de côté qu’il faut déclencher.

  2. Mais quelle tristesse ces gens merveilleux qui partent trop tôt, même Gilles Lapouge à 97 ans, c’était trop tôt ! Et là Bernard Stiegler à 68 ans, c’est insupportable de voir les esprits éclairés mourir dans un monde où les imbéciles se portent très bien. J’ai de la peine. Alors M. Jorion prenez des vitamines, veillez à votre santé et continuez à nous parler, nous sommes, je suis perdu.

  3. Dégouté de pas avoir été présent avec lui. Pffff la camarde fichue camarde.
    Je retiens qu’il a dit d’une douceur extrême que les handicapés étaient une source merveilleuse. Et ça mesdames et messieurs ça vaut tous les bisous du monde.

  4. L’entropie a encore frappé pour laisser place une nouvelle fois au hasard…

    La néguentropie n’a donc pas suffit tout compte fait…

    Décidément… 2020… Ou comment 2 et 2 font 4, c’est à dire construction, concrétisation, pragmatisme et stabilité, qu’ils disaient…

    Bon voyage à vous Monsieur Stiegler…

  5. Comme quoi on peut avoir lu et s’être inspiré un temps de la lecture de Heidegger et être un homme de bien.

    C’est toute la grandeur de certains humains de commencer un parcours intellectuel (académique) par une pensée viciée — dans son cas Heidegger, et de parvenir néanmoins à faire tout autre chose. Stiegler, en prison, s’était coltiné Heidegger moins sans doute par affinités profondes que parce que c’était dans l’air du temps au sein de l’université française, et que c’est ce qu’il avait trouvé pour se raccrocher aux branches dans la situation qui était la sienne. Bernard Stiegler n’avait pas attendu Heidegger ni Platon sans doute pour se mettre à penser, et bricoler technique, d’où le fait qu’il ne s’est pas abîmé dans cette impasse.

    Heidegger abhorrait la technique, Stiegler n’a eu de cesse de la réhabiliter en la prenant au sérieux dans le champs de les champs philosophique et pratique.

    Une pensée pour sa famille et ses proches. J’ai croisé une ou deux fois sa grand silhouette sombre dans la rue. Et aussi à Nuit Debout. C’était un homme engagé.

    1. Je suis passé l’autre jour près du « collège Leroi-Gourhan » dans la vallée de la Cure dans l’Yonne.
      Curieux d’imaginer un « collège Bernard Stiegler » ou bien le conservatisme ambiant (de LREM par exemple) rendra-t-il cela impensable ?

      Un test un peu bête mais pas pire que d’autres de notre capacité à porter son apport…

  6. Bon-Jour à tou-te-s,

    Récemment et hors pandémie, un grand médecin humaniste et très apprécié ici nous a quittés.
    Un hommage lui a été rendu avec une formule attribuée à Confucius qui m’a inspiré ce texte.
    Quand j’entends parler Bernard Stiegler, je pense que ça peut résonner ici :

    Si un Grand Médecin s’intéresse
    A toute la société humaine
    C’est qu’il est capable de prouesses
    Grâce à l’Amour et sans la haine !

    Si un Grand Médecin accompagne
    Celles et ceux qui en ont besoin
    Il arpente vallées et montagnes
    Pour faire du bien dans tous les coins !

    Si un Grand médecin à l’écoute
    Prend le temps de bien réfléchir
    Il évite beaucoup de déroutes
    Et fait renaître les sourires !

    Paix à son âme !
    Bon voyage dans la Vie !

  7. Il est des amis qui n’en sont pas, mais auxquels on tient ; de ces gens qui nous parlent sans s’être adressé à nous…il était de ceux-là, vous êtes de ceux-là…
    bien à vous
    (tous les lecteurs de ma famille associés pour qui vous avez été le cadeau d’un jour pas comme les autres où il fallait marquer le coup d’une attention plus personnelle avec l’un de vos ouvrages… )

  8. Vous faisiez partie du secret de l’état de santé de Bernard Stiegler. Est-il nécessaire de nous le livrer ? Aurait-il apprécié que les réseaux que vous utilisez évoquent ceci ? Votre propos me met mal à l’aise. Merci à Bernard Stiegler pour la réflexion précieuse et intense qu’il nous a fait partager.

    1. Chère Madame,
      Bernard Stiegler est mort. Bernard Stiegler était mon ami. Je suis en deuil et la manière dont vous vous seriez conduite à ma place m’est pour l’instant indifférente. 

  9. J’ai envoyé mon livre Solstice d’hiver à Bernard Stiegler, et il m’a rendu visite chez moi à Aix en Provence. Nous avons déjeuné, je suis resté bouche bée pendant le repas, très forte impression. Sa culture et sa générosité m’ont laissé pantois. Sa disparition n’affecte.

  10. Comme beaucoup, l’annonce de la mort de B.Stiegler ( le même jour que celle d’un de mes frères) m’a attéré!
    Je me souviens de ma lecture passionnée de « la technique et le temps » a l’époque où il était un des premiers à évoquer « la désorientation » qui avait déjà commencé : une lecture de formation!
    Depuis,Bernard, je n’ai cessé de te suivre,cad de relire…
    Venu t’écouter lors d’un de tes passages a Bordeaux, je n’avais osé t’aborder mais ta fréquentation n’a cessé de m’ouvrir les yeux..
    Je t’ai trouvé bien courageux dans « la disruption » à te livrer avec sincérité sur tes moments de fragilité : il faut dire que le fardeau de la lucidité devait être parfois lourd à porter!
    Je t’ai admiré, je t’admire jusque dans ton dernier choix.
    Même si, avec ton départ, c’est une boussole qui nous est ôtée…
    Je te resterai fidèle. Je t’embrasse Bernard.

Les commentaires sont fermés.