Archives par mot-clé : Californie

Camp Williams (Calif.)- Chanson triste

Camp Williams était (1997-2009) l’un de mes coins préférés.

Bon, c’était pas le Ritz.

Mais on y croisait des gens sympas, comme des cantonniers ou des gardes forestiers.

À l’époque, le menu était à plat unique, enfin il y en avait deux : oeufs au plat aux tomates concassées en boîte, avec ou sans frites. Ce qu’on a envie de manger après une bonne matinée dans la montagne.

« Bobcat », ça veut dire « lynx », l’hôte des lieux. « 3% contained », ça veut dire « circonscrit à 3% ».

Pourquoi je vous parle de ça ? Eh bien parce que la région est en train de cramer.

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1° « Alarmiste ! ; 2° « Personne ne vous écoutait, quel scandale ! »

The Los Angeles Times, How climate change is fueling record-breaking California wildfires, heat and smog, le 13 septembre 2020 :

Comme le note un document interne de la Shell Oil Co. de 1988, « au moment où le réchauffement climatique deviendra détectable, il pourrait être trop tard pour prendre des contre-mesures efficaces afin de réduire les effets ou simplement stabiliser la situation ».

« Je regrette seulement qu’en 1989, je n’aie pas pu obtenir un public pour ce que je voulais communiquer », a déclaré Jim Hansen, un chercheur de la NASA à la retraite et un des premiers scientifiques du changement climatique, à propos du témoignage qu’il a fait au Congrès sur cette question.

P.S. 48,9° ces jours derniers à San Luis Obispo. Si vous voulez savoir comment c’était à l’époque où la région était encore vivable : Mes vacances à Morro Bay (Fayard 2019).

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Aurons-nous l’opportunité d’un « moment Pearl Harbor écologique » pour déclencher un Etat d’Urgence écologique et la transition ?, par Cédric Chevalier

L’actualité nous montre des images d’apocalypse par le feu en Californie, rappelant celles que nous avons vu au Brésil récemment et précédemment, en Australie. Pendant que des rapports nous annoncent que l’Humanité est en train d’exploiter et détruire la nature à une échelle jamais vue.  L’année 2020 pourrait devenir la plus chaude jamais mesurée. Bref, il semble que le concept « d’effondrement » sorte de la catégorie des concepts théoriques pour devenir un questionnement pratique sur notre réel, le où et le quand nous vivons tous.

Comme pour la catastrophe de Fukushima, nous évaluons déjà très mal les risques et l’incertitude liés aux événements rares de grande ampleur, mais nous évaluons encore plus mal l’interaction des risques (conjonction-amplification-rétroaction), et en particulier la conjonction des risques de grande ampleur (perfect storm en anglais, soliton pour Paul Jorion).

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La démocratie directe en Californie au temps du Coronavirus

Vous vous souvenez du RIC (Référendum d’initiative citoyenne) proposé par les Gilets jaunes ? Je vous avais signalé à l’époque que cela existait depuis longtemps en Californie, et quand je dis « longtemps », je veux dire vraiment longtemps.

Wikipédia :

Il y a trois formes de démocratie directe dans le système électoral californien : l’initiative, le référendum obligatoire et le référendum optionnel. Les référendums obligatoires ont été introduits dans la Constitution californienne en 1856. L’initiative et le référendum optionnel (ou facultatif) furent introduits en 1911.

Les pouvoirs locaux ont par ailleurs une grande autonomie, au niveau des villes, des comtés, et même des unincorporated areas : des communautés sans direction, si ce n’est celle du comté.

La Californie constitue-t-elle donc un exemple sur le plan de la démocratie directe et de la délocalisation des pouvoirs (séparons un instant la question de la concentration de la richesse) ? Je dirais oui personnellement : en ce qui me concerne j’ai vécu d’ailleurs très agréablement douze ans en Californie et très désagréablement quelques semaines seulement au Texas.

Mais n’y a-t-il aucun inconvénient ?

Voyez la capture d’écran faite ce matin. À gauche : la Californie reconfine en raison de la deuxième vague. À droite,  le comté d’Orange vote la réouverture des écoles sans masque. Orange est sur la carte, le comté immédiatement au Sud de celui de Los Angeles, le plus atteint par la pandémie.

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« La chute de la météorite Trump », le 3 juillet 2020 – Retranscription

Retranscription de « La chute de la météorite Trump », le 3 juillet 2020. Bonjour, nous sommes le 3 juillet…

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Parfois le bonheur s’atteint

Parfois le bonheur s’atteint et ce n’est pas notre faute à nous, pauvres pécheurs, s’il y est mis fin. Ce n’est pas toujours nous qui crachons dans la soupe et gâchons ce qui nous a été offert, parfois c’est le monde qui s’assèche autour de nous et qui nous laisse, tristes poissons désormais hors de l’eau, crever la gueule ouverte.

À la chanteuse inconnue qui, à Julian, autrefois misérable village de chercheurs d’or californiens, perché dans la montagne surplombant le désert d’Anza-Borrego, nous chanta un soir Love and Happiness.

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Les feux en Californie. Souvenirs d’un ancien combattant

Ouvert aux commentaires.

J’ai vécu en Californie de 1997 à 2009. Rien à voir avec Vannes (Morbihan) où le pire qui nous arrive (jusqu’ici – touchons du bois !) est un « sérieux coup de vent » qui couche des arbres, et coupe quelques routes (Danger : inondations !) quand la tempête se combine avec une marée haute d’un marnage inhabituel.

En Californie, il faut s’habituer à une nature plus hostile aux êtres humains : se faire à l’idée qu’être envoyé au plafond à 3 heures du mat’ par un sérieux jolt alors qu’on est dans les bras de Morphée, n’est rien dont il faille particulièrement s’inquiéter : « Nous sommes sur la faille de San Andreas, n’est-ce pas ? »

Il faut s’habituer à l’idée, dans une averse torrentielle, d’appuyer sur le champignon pour atteindre le 160 (km/heure) si l’on a la malchance de se trouver dans un canyon, pour courir à l’avant du flash flood (« crue éclair »). Continuer la lecture de Les feux en Californie. Souvenirs d’un ancien combattant

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Piqûre de rappel : Une grande victoire pour la technologie, le 7 avril 2008

Un petit clin d’oeil à J. S. sous la forme d’un très ancien billet.

Samedi nous étions dans le désert d’Anza Borrego dans le comté de San Diego en Californie méridionale. On nous avait signalé une oasis au bout d’un canyon : des palmiers à la source d’un torrent de montagne qui ne tarde pas à se tarir quand il débouche dans le désert.

L'oasis

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Réchauffement climatique : catastrophes en cours et à venir

Ouvert aux commentaires.

Quarante-quatre morts et deux-cent-vingt disparus aux dernières nouvelles dans l’incendie de Camp Fire en Californie, qui a vu la ville de Paradise (26.000 habitants) entièrement carbonisée.

Plutôt que d’incriminer le réchauffement climatique (les incendies cataclysmiques remontent d’année en année sur la carte de la Californie), Trump a bien entendu préféré s’en prendre aux ingénieurs forestiers et a menacé l’État d’un refus d’aide au niveau fédéral, du fait probablement qu’il y est universellement haï (au poste de gouverneur, le Démocrate Newsom l’a emporté sur le Républicain Cox par un écart de 17 points).

Vu la brusquerie de l’incendie, les habitants de Paradise se sont retrouvés tous ensemble sur la même quatre voies, bientôt totalement embouteillée par une accumulation de voitures en panne de carburant. La police et les pompiers enjoignaient aux automobilistes de quitter leur véhicule bloqué et de s’enfuir à pied.

Les plans d’évacuation étaient au point mais supposaient des incendies à la progression plus lente.

J’ai lu quelque part qu’après trois jours sans électricité dans une grande ville, il n’y a plus d’eau au robinet. Comment faire évacuer en bon ordre alors ses habitants ? Et pour leur dire d’aller où ?

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Pluies torrentielles en Californie durant l’automne 1997

Il est question dans le billet de Philippe Soubeyrand que je viens de mettre en ligne, des pluies torrentielles en Californie en 1997. J’y indiquais en note que je publierais un petit texte, rédigé peu de temps après, relatif à ces événements.

En ce début de soirée de l’automne 1997, je me rendais de l’université d’Irvine en Californie du Sud située à l’arrière des contreforts de la première ligne de collines côtières, où je venais de diriger un séminaire, à Laguna Beach, une petite ville côtière escarpée qui me servait de lieu de résidence, quand la pluie se mit à tomber.

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California nightmare… (*) Petit état des lieux de la sécheresse en Californie. Les phénomènes climatiques ‘critiques’ sont complexes, par François Corre

Billet invité. Ouvert aux commentaires.

Les périodes de sécheresse ne sont a priori pas anormales dans des régions à dominante semi-arides ou semi-désertiques, dans les territoires de l’Ouest ou du Sud des États-Unis, ou même parfois dans les ‘High Plains’ ou le ‘Middle West’. On peut facilement observer les quinze dernières années via le site « United States Drought Monitor » ou pour les amateurs d’archives, sur un siècle via le site « Historical Palmer Drought Indices ».

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