Archives par mot-clé : capitalisme

LA LOGIQUE FONDAMENTALE DU système CAPITALISTE ORIGINEL EST-ELLE EXCELLENTE ? par JENESAURAISVOIR

Je réagis ici au podcast de Paul Jorion (REMARQUABLES ; #09 PAUL JORION(II) : THEORIE DU CHAOS, ECONOMIE, INTELLIGENCE ARTIFICIELLE – RETRANSCRIPTION), plus précisément à la partie où il est question de partage du risque dans le capitalisme originel. Paul Jorion indique pour commencer que « sans le partage du risque, on ne serait jamais arrivés où nous sommes arrivés ». Une observation à laquelle j’adhère totalement mais peut-être ne percevons-nous pas avec le même « enthousiasme » l’endroit où nous sommes effectivement parvenus et alors même que je m’abstiens d’évoquer les méandres, les bas-fonds et autres recoins nauséeux par où nous sommes passés.

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« Les Français ne travaillent pas assez ! », par Jean-Baptiste Auxiètre et Paul Jorion

Eugène Laermans : Soir de grève – 1893
Une lecture simpliste conduit à affirmer que les 35 heures hebdomadaires de temps de travail des Français sont insuffisantes et qu’il en faut davantage. Les études sérieuses montrent cependant que l’on est plus efficace et productif en 35 qu’en 40 heures, et même que l’optimum hebdomadaire se situerait entre 28 et 32 heures. 

La même lecture simpliste décrète que certains Français se délectent d’être au chômage et refusent un travail lorsqu’on leur en propose un. Les données montrent elles que la population, plutôt que d’être assistée, embrasse le travail de bon cœur pour autant qu’il soit décemment rémunéré.

Quant à l’âge de la retraite, prétendre que ce sont la travailleuse et le travailleur qui le définissent en leur âme et conscience, n’est qu’un boniment, le chiffre réel étant déterminé au point de rencontre de la volonté des entreprises et de la réelle lassitude de travailleurs épuisés dans certains métiers, où la prolongation au-delà d’un certain âge n’est que le moyen de soutirer aux plus démunis, leur santé en plus de leur force de travail.
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L’OXYMORE DE LA PROPRIÉTÉ PRIVÉE, par Frédéric Pellion * 

L’oxymore de la propriété privée a paru initialement dans Champ lacanien2012 ; 11 : 213-218

Ce texte s’inspire de : Jorion, Paul. Le capitalisme à l’agonie. Paris : Fayard : 2011.

Il s’en inspire — et je m’en excuse d’avance auprès de ceux qui préféreraient trouver ici un compte-rendu en bonne et due forme du livre — assez librement ; c’est-à-dire que, partant du texte — plus précisément, prenant au sérieux deux thèmes abordés comme en passant par son auteur —, il cherche à donner à ces deux thèmes quelques prolongements, qui, pour être de mon cru, ne sont, me semble-t-il, qu’autant de conséquences nécessaires.

On aura compris que j’assume les paris de la liberté de ma lecture, et, dans le même temps, de ma supposition que l’auteur ne renierait probablement pas ces prolongements — le trait d’union entre ces deux paris étant aussi, j’y reviendrai, un usage un peu différent (moins oblique, dirai-je) de la référence à Jacques Lacan.
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Vidéo – Se débarrasser du capitalisme est une question de SURVIE

L’algorithme de Facebook, c’est nous tels que nous sommes.
Ce que les lanceurs d’alerte dénoncent toujours – sans le savoir – c’est la logique du profit.

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Le capitalisme ne peut plus rien pour nous et ILS s’en rendent compte, par Peska

L’augmentation régulière, depuis plusieurs mois, des prix de l’énergie révèle fortuitement le désarroi de la troïka Macron / Castex / Lemaire face à la perspective d’une explosion sociale à la mode Bonnets rouges et Gilets jaunes. La valse hésitation dont nous avons été les témoins entre baisse de la fiscalité sur les carburants et aide directe aux usagers montre assez que les rois sont nus et la caisse à outils du système capitaliste désespérément vide. Quant à l’offre récente au bout de la réflexion, de signer un chèque de cent euros en compensation de la hausse des prix à l’intention des citoyens « économiquement faibles » comme on les qualifiait autrefois, elle mériterait une analyse fine.

Il faudrait bien aller voir ailleurs et en profiter pour élargir la problématique à l’ensemble des ressources nécessaires aux productions et aussi à tous les biens de consommation indispensables à une vie bonne des humains … dont les prix tirés à hue et à dia dans un contexte de compétition internationale, de reprise de croissance et de retour aux vieilles lunes sont actuellement fixés sans contrôle par les marchés ; nous n’attendrons sans doute pas longtemps pour découvrir en outre le rôle des spéculateurs. Se demander enfin si le capitalisme est plus qu’une misérable utopie, une option crédible pour organiser des activités durables sur la Terre et protéger les humains et le vivant.

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The Guardian – Saloper la planète et cacher les sous n’est pas une perversion du capitalisme. C’est le capitalisme, par George Monbiot

Quand je disais hier à propos des Pandora papers

« ce sont le capitalisme et la logique du profit dans un contexte de rapport de forces, dans leur fonctionnement ordinaire, qui sont cette fois mis en cause »

George Monbiot dit la même chose aujourd’hui dans The Guardian : Trashing the planet and hiding the money isn’t a perversion of capitalism. It is capitalism, autrement dit « Saloper la planète et cacher les sous n’est pas une perversion du capitalisme. C’est le capitalisme ».

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Veille effondrement #101 – Pleurnicher le Vivant, par Frédéric Lordon

De peur seulement que son article vous ait échappé.

Frédéric Lordon, 29 septembre 2021 

Pleurnicher le Vivant

Rechercher dans la page : « capital » — Expression non trouvée.

Pourtant avec capital on avait mot compte triple : capital, capitalistes, capitalisme. On fait des recherches dans l’article de tête de Nicolas Truong qui introduit une grande série d’été dans Le Monde : « Les penseurs du vivant ». Pas une occurrence. Enfin si, il faut être honnête, une : « Nous vivons un bouleversement capital ». Si la situation terrestre n’était pas si tragique, ce serait presque drôle.

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Veille effondrement #98 – Jorion précurseur

Si vous avez envie de relire ce que j’écrivais dans Le Monde il y a dix ans, ne ratez pas la chronique aujourd’hui de Patrick Artus, « L’économie de spéculation est inefficace » :

La faiblesse des rendements des actifs traditionnels pousse les investisseurs à choisir des actifs spéculatifs, au détriment de l’économie productive. […] Le problème est qu’une économie de spéculation est inefficace. Une partie importante de l’épargne est utilisée pour acheter des actifs spéculatifs, et non pour acheter du capital productif […] Marx n’a pas pris une ride…

Si vous avez envie de ré-entendre ce que je disais il y a cinq ans dans mes vidéos sur Trump, proto-fasciste, dernier commandant en chef d’une armée sécessionniste jamais vraiment défaite, ne ratez pas l’entretien aujourd’hui sur CNN avec Carl Bernstein qui, avec Bob Woodward, fit tomber Nixon à l’époque du Watergate :

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Veille effondrement #66 – Le capitalisme se défendra, par Thom Billabong

Bonjour Paul, vous avez raison dans vos vidéos et vos écrits, le capitalisme se défendra toujours pour survivre. Il faut admettre que la survie est la meilleure preuve de l’efficacité d’un système, les autres n’étant généralement plus là pour témoigner…

Une illustration de cette constante est très visible en ce moment du côté des sociétés pétrolières qui n’hésitent pas, au moyen d’un dispositif juridique appelé ISDS, à extorquer des dommages et intérêts faramineux aux Etats qui refusent d’honorer leurs précédents engagements auprès des intéressées, ces refus ayant pour conséquence de limiter les revenus attendus du pétrole, charbon, gaz, etc.
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Veille effondrement #62 – Taxes dissuasives, sur le carburant, sur la viande…

Un courrier envoyé tout à l’heure, dans le cadre d’un débat au sein de l’Assemblée statutaire de Greenpeace.

Toutes les mesures coercitives qui visent à encourager les riches à se convertir à la frugalité (in)volontaire (taxe sur le carburant, taxe sur la viande, etc.) impactent en premier les pauvres parce qu’ils sont déjà (involontairement) dans la frugalité, et que tout coût supplémentaire les fait basculer dans la précarité. 

Tous ces raisonnements à la noix (taxe sur le carburant, taxe sur la viande, etc.) sont fondés sur le même calcul en termes d' »utilité » propre à la pensée ultralibérale : un agent « rationnel » allouera ses ressources de manière optimale en fonction de choix évalués en termes d’utilité subjective. Et donc il les allouera différemment si les prix augmentent. 
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