L’ère fractale du capitalisme, un voile sur la finitude qu’il nous appartient de déjouer, par Timiota

Billet invité. Ouvert aux commentaires.

Rentes et profits des uns se font sur l’exploitation des autres, Marx a mis un cadre là-dessus. On attend alors des exploités qu’ils s’emparent de la fonction « production », eux qui sont les seuls vrais créateurs de richesse, lors d’un Grand Soir ou d’un bras de fer idoine. Ceux qui amenaient le capital nécessaire à la mise en place des outils n’ont alors qu’à bien se tenir.

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Décembre 2008 : Paul Jorion interpelle ici Jacques Attali, qui lui répond

Tout à l’heure, en commentaire à la vidéo du débat Attali-de Rosnay-Jorion au Havre le 6 de ce mois, Gullomini écrivait : « Vous voir aux côtés de Jacques Attali nous montre de quel bord vous êtes Monsieur Jorion. Merci pour cet éclaircissement. » Soucieux de parfaire encore cet éclaircissement, je le renvoyais à une discussion ici sur le blog entre Jacques Attali et moi en décembre 2008. J’ai pensé que cet échange, encore d’actualité, méritait une « piqûre de rappel ». Ouvert aux commentaires.

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Les excès du capitalisme appartiennent aux poubelles de l’Histoire. La suite ne dépend que de nous, par Martin Kirk

Capitalism’s excesses belong in the dustbin of history. What’s next is up to us, un article de The Guardian, paru le mardi 1er août 2017. Merci à Ronald Grandpey. Ouvert aux commentaires.

En février dernier, un étudiant en deuxième année, Trevor Hill, s’est levé lors d’un débat avec la salle à New York, et a posé une simple question à Nancy Pelosi, chef de l’opposition à la Chambre des Représentants.

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Le ralentissement de la croissance de la productivité, causes et conséquences, par Jean-Paul Vignal

Billet invité. Ouvert aux commentaires.

Un rapport récent de l’OCDE (Compendium des indicateurs de productivité ) constate que le ralentissement de la croissance de la productivité dans les pays industrialisés, amorcé avant la crise, et conjugué à la faiblesse des investissements – résultats financiers à court terme obligent – se poursuit ces dernières années et compromet de plus en plus l’augmentation de la production économique et l’amélioration des niveaux de vie. Il met aussi en évidence un découplage entre la croissance de la productivité et celle des salaires moyens réels dans de nombreux pays, d’où un déclin continu de la part du travail dans le revenu national.

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Max Weber : Confucianisme et taoïsme IV. Pouvoir venu d’en-haut et structure familiale firent obstacle au développement en Chine d’un capitalisme industriel

Face à une autorité locale de fonctionnaires, le groupe familial, à l’étroite solidarité interne, demeura le réceptacle de l’identité ; il fit obstacle à une prolétarisation de ses membres et constitua, avec l’existence d’innombrables clubs, le rempart d’une certaine démocratie spontanée. Le peu de relations extérieures de la Chine, si ce n’est le commerce de la soie au mains de la maison impériale, le fait que les grandes industries relevait de manufactures d’État et l’absence d’un cadre juridique universel (le juge fonctionnait à l’intuition plutôt que comme le porte-voix de textes réglementaires ; le rôle d’avocat était joué par un représentant de la famille) empêchèrent qu’un capitalisme industriel se développe en Chine.

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LES CHINOIS, DE VILAINS COPIEURS ? par François Leclerc

Billet invité.

Décrite par les plus hautes autorités chinoises, la conduite de l’économie du pays ressemble à s’y méprendre à celle des pays capitalistes occidentaux. Comme s’il coexistait bien en Chine deux pays et un système, selon la formule de Deng Xiaoping, mais que seul le plus développé était pris en compte dans la réflexion économique.

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Ouverture du débat sur Sciences Critiques, Paul Jorion : « Se débarrasser du capitalisme est une question de survie »

Je n’avais pas ouvert aux commentaires ce weekend mon entretien avec Anthony Laurent dans Sciences Critiques, Paul Jorion : « Se débarrasser du capitalisme est une question de survie », car je n’aurais pas pu participer à la discussion (je me suis contenté de répondre aux mails que j’ai reçus). J’ouvre donc ici le débat autour de cet entretien qui, avec ses 4.000+ likes à l’heure qu’il est, est de très loin le texte le plus populaire de ceux que j’ai écrits.

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« Une question de justice est devenue une question de survie »

Honnêtement, j’avais perdu le souvenir de cet entretien que j’avais accordé entre deux trains à Anthony Laurent de Reporterre le 21 février dernier (la photo est prise au restaurant Terminus Nord, en face de la gare du Nord à Paris).

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Sciences Critiques, Paul Jorion : « Se débarrasser du capitalisme est une question de survie », le 7 octobre 2016

Sciences Critiques, Paul Jorion : « Se débarrasser du capitalisme est une question de survie », le 7 octobre 2016

Si, à la faveur du mouvement de contestation de la loi El-Khomri, la place et l’avenir du travail dans notre société ont récemment fait − et font toujours − l’objet de débats particulièrement intenses, la destruction de l’emploi salarié et du travail humain par le système capitaliste et le déferlement technologique semble toutefois être un impensé du mouvement social comme de la classe politique dans son ensemble. Pourquoi ? Explications avec le socio-anthropologue et ancien trader Paul Jorion.

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UN G20 QUI RÉSONNE DANS LE VIDE, par François Leclerc

Billet invité.

Réunis en formation G20 ce week-end dernier à Hangzhou, en Chine, les dirigeants de la planète ont exprimé leur inquiétude devant les mauvais vents « populistes » qui soufflent dans l’opinion publique occidentale. Ils craignent qu’un coup d’arrêt soit apporté à la mondialisation, constatant la chute du rythme de progression du commerce mondial, qui est passé sous la barre des 3% contre plus de 7% lors des deux décennies précédentes.

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L’obscénité de la non-création monétaire ex nihilo, par Anton Klimm

Billet invité.

Il a été expliqué sur ce blog à divers endroits et de façon référencée qu’il n’y a pas de création monétaire ex nihilo en dehors des banques centrales. Derrière les écritures comptables, il y a bien en effet chaque fois, versement de compte à compte.

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La finance ne veut plus de nous, apprenons à vivre sans elle, par Jean-Paul Vignal

Billet invité. Ouvert aux commentaires.

La crise de 2008 est généralement attribuée, à fort juste titre, aux excès du capitalisme financier spéculatif. La logique aurait voulu que l’on en prenne acte et que l’on en revienne au plus vite à une conception moins acrobatique du financement de l’économie. Il n’en a rien été, ou presque, et les algorithmes spécialisés continuent joyeusement à faire varier le prix affiché de tout ce qui passe à leur portée au rythme endiablé de la milliseconde, comme si de telles variations avaient un sens économique.

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Cessons de croire au mythe de l’entreprise au service de l’intérêt général, par Jean-Paul Vignal

Billet invité.

Le discours d’Emmanuel Faber, le Directeur General de Danone, lors de la remise des diplômes à HEC il y a quelques jours, a été salué à juste titre pour son remarquable humanisme. Il était poignant à titre personnel, et ne choquait pas venant du dirigeant opérationnel d’un groupe qui se donne pour mission « d’apporter la santé par l’alimentation au plus grand nombre ». Et qui le fait, malgré l’opposition d’un lobby de la santé occupé à faire son miel en produisant des malades guéris, qui n’a donc aucun intérêt financier à ce qu’un système de santé préventif puisse produire des bien-portants, comme tente de le faire Danone, entre autres grâce à une meilleure connaissance des interactions entre le système immunitaire humain et l’alimentation.

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