Archives par mot-clé : capitalisme

« Fin du monde ! Fin du mois ! », le 19 mai 2019 – Retranscription

Retranscription de « Fin du monde ! Fin du mois ! », le 19 mai 2019. Ouvert aux commentaires.

Bonjour, nous sommes le dimanche 19 mai 2019 et le thème aujourd’hui, c’est « Fin du monde ! Fin du mois ! ». Vous avez entendu ce slogan qui a été inventé par quelqu’un. C’est une bonne idée. Ça a des allitérations. Ça essaye de suggérer l’idée d’une convergence des luttes, que les gens qui se battent contre la destruction de l’environnement, le réchauffement climatique, etc. et les gens qui vont dans la rue non sans raison aussi, parce que la situation leur est impossible dans le contexte actuel, que ces gens pourraient défiler ensemble et représenteraient à ce moment-là une masse critique de gens qui veulent autre chose.

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Fin du monde ! Fin du mois !

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Xavier Dupret, Dis, c’est quoi le capitalisme ?, Postface : Dialogue entre Paul Jorion et Vincent Burnand-Galpin

Xavier Dupret, Dis, c’est quoi le capitalisme ? Waterloo : La Renaissance du Livre, vient de paraître. Ouvert aux commentaires.

Postface : Dialogue entre Paul Jorion et Vincent Burnand-Galpin

Quand Xavier Dupret nous a proposé de préfacer cet ouvrage, nous avons accepté avec enthousiasme. Son initiative ne pouvait être que soutenue de rendre accessible à tous une notion clé d’économie. Que ce soit dans la position d’anthropologue et économiste de Paul, professeur associé à l’Institut catholique de Lille, ou de Vincent en tant qu’étudiant en économie et statistique à l’ENSAE ParisTech, nous regrettons que l’enseignement des sciences économiques soit un discours opaque mais surtout formaté. Contrairement à nombre de nos contemporains, Xavier Dupret met ici en relief, avec clarté, les débats qui peuvent (et doivent !) traverser l’économie et son mode de production dominant aujourd’hui, le capitalisme.

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Macron et les Gilets Jaunes – II. L’éveil, par Dominique Temple

Première partie : Macron et les Gilets Jaunes – I. L’Autre et le Tiers. Ouvert aux commentaires.

II. L’éveil

 Qui du capital ou du travail doit mettre l’autre à son service ? Le capital, répond l’idéologie libérale, parce qu’il est du travail accumulé sous forme de savoirs matérialisés dans les machines : le capital est donc capable de produire la richesse en réduisant la participation de l’ouvrier qui n’est ici considéré que comme de la main d’œuvre. Le capitalisme est même capable de substituer à l’homme la machine à moins de traiter l’ouvrier lui-même comme une part de la machine voire d’en faire un robot humain, mais pour cela la machine doit absorber par la technologie tous les savoir-faire, sauf, du moins pour le moment, l’intelligence qui décide des innovations ou des inventions qui mettent la machine au service de l’homme. C’est aux compétences qu’appartient la création de la valeur pourvu que la valeur soit elle-même soumise à la production de valeur d’échange, et que ces compétences soient ordonnées à l’organisation de la puissance industrielle du capital. Il suffit donc de maîtriser le capital pour être investi de la responsabilité de l’avenir humain. Quel avenir ? La croissance du capital en décidera… répondent les capitalistes.

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Macron et les Gilets Jaunes – I. L’Autre et le Tiers, par Dominique Temple

Ouvert aux commentaires.

I. L’Autre et le Tiers

Lors du “Grand débat” réservé aux intellectuels[1] qu’il avait invités, Emmanuel Macron, Président de la République, estimait que dans une société libérale la question du choix individuel est oblitérée du fait de la tension entre la liberté de chaque individu et la liberté de l’autre lorsqu’il n’y a pas de contrainte collective qui en limite l’arbitraire car dès lors on ne peut juger les choix d’autrui que comme attentatoires à l’idée du commun que l’on se fait de ce qui doit être partagé.  À moins que ces intérêts soient identiques, les définitions du commun sont l’enjeu de forces divergentes en fonction de la différence de ces intérêts. Il veut, assure-t-il, l’épanouissement de la liberté de chacun, normé par la vérité objective. Son projet est la coordination des efforts des uns et des autres, aussi différents soient-ils, pourvu qu’ils contribuent au destin commun en raison de leur complémentarité pour réaliser des objectifs identifiés collectivement. Le commun doit assurer le développement d’un destin individuel dans un destin collectif. Admettons ! Mais se pose la question de savoir qui peut s’approprier légitimement la définition du commun pour pouvoir lui imposer des limites collectives ?

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Saint-Etienne, Conférence de l’hôtel de ville : « Se débarrasser du capitalisme est une question de survie » (IV) Qu’est-ce que le capitalisme et pourquoi faut-il s’en débarrasser ?

Je publie en feuilleton la retranscription (merci à Éric Muller !) de ma très longue conférence le 29 novembre 2018. Ouvert aux commentaires.

GD : Pour aller dans votre sens, vous excluez que le système, parce que le capitalisme, il y a longtemps qu’on a prévu son effondrement chez Marx chez d’autres, mais il a toujours réussi à se régénérer jusqu’à présent. Est-ce que cette fois, vu l’état de la crise de la société, est-ce que c’est exclu qu’il s’adapte une nouvelle fois ?

PJ : On attire toujours l’attention, on dit « Oui mais, le capitalisme, il nous a rendus très très riches. Regardez l’évolution ! ». Il y a un certain monsieur qui s’appelle Steven Pinker, un Américain, qui dit « Oui, on n’a jamais été aussi riches, on n’a jamais été autant bonne santé, on n’a jamais…  » et tout ça est absolument vrai, mais il faut souligner que le fait qu’on soit en meilleure santé, qu’on soit plus riche, etc. est tout à fait indépendant de savoir si on maîtrise ou non l’extinction possible de l’humanité. Nous pourrons peut-être disparaître alors que nous n’avons jamais été aussi vieux. Nous pourrions même être à la limite de l’immortalité, ça n’empêcherait en rien le fait que ce système capitaliste a été un système purement et simplement de pillage de la nature autour de nous, et que nous atteignons la limite de ce qu’on appelle la capacité de charge d’une espèce par rapport à son environnement. Continuer la lecture de Saint-Etienne, Conférence de l’hôtel de ville : « Se débarrasser du capitalisme est une question de survie » (IV) Qu’est-ce que le capitalisme et pourquoi faut-il s’en débarrasser ?

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« Externalités négatives » ? Non : brutalisation ! par Vincent Burnand-Galpin

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« En sciences économiques, on n’a rien inventé depuis Marx » lancent les journalistes du Monde Diplomatique et coordinateurs du Manuel d’économie critique, Hélène Richard et Renaud Lambert lors d’une conférence à l’ENSAE ParisTech le 6 décembre 2018. Leur idée ? Les concepts de la science économique actuelle sont « pauvres », autrement dit, ce sont des rustines que l’on appose par-ci par-là pour que la théorie néoclassique reste valide : un remake du géocentrisme de Ptolémée faisant face à la théorie de Copernic ? La science économique actuelle manque d’un vrai travail sur les concepts, un concept devant être une notion qui tend, par sa simple définition, à coller au mieux à une réalité. Plus il rend compte et explique un spectre de phénomènes par lui-même, plus le concept est riche.

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Où en sommes-nous ? par Dominique Temple

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La révolte qui gronde n’est pas due à une puissance révolutionnaire extérieure comme ce fut le cas du temps où les communistes, parfois les socialistes, prétendaient apporter une alternative : bien au contraire ces illusions ont disparu, avec le communisme avant hier, avec le socialisme hier et le syndicalisme aujourd’hui. Comme les signes qui annoncent un tremblement de terre, la secousse vient de l’intérieur du système. Le capitalisme en réalité se fragilise lui-même. Et l’épicentre se trouve où il est le plus avancé, la France. Alors la stigmatisation et la répression des victimes démunies n’est pas une solution. Comme le disent les partisans de l’ultra-libéralisme, elles n’ont pas d’alternative. Mais l’on ne peut non plus demander aux populations de reconduire les causes de cette crise. 

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Nous voulons, par Dominique Temple

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Nous voulons

Attention !

Il ne s’agit pas de doléances. Nous n’avons plus le temps. Il s’agit de mesures qui nous permettent de dépasser le système capitaliste, plus exactement de notre contribution aux propositions dont la convergence fera naître une société nouvelle. Le système capitaliste est en Europe à son zénith, au seuil de sa chute. Il s’agit de faire en sorte que son autolyse n’entraîne pas le chaos social.

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