Trends – Tendances, L’État-providence et la croissance, le 22 octobre 2015

Version longue de ma chronique publiée dans Trends-Tendances en date du 22 octobre 2015.

L’État-providence et la croissance

Les États-Unis et le Canada n’avaient pas connu la guerre sur leur territoire propre (si l’on excepte le bombardement par les Japonais de la flotte de guerre américaine à Pearl Harbor à Hawaï en décembre 1941). Au sortir de la Seconde guerre mondiale, ces deux pays sont démesurément riches par rapport aux autres nations. Ancrer les monnaies à l’or ou à une monnaie elle-même ancrée à l’or est l’option qui a la préférence des États-Unis lors de la conférence internationale de Bretton Woods dans le New Hampshire en 1944. Face à elle, Keynes défend l’option britannique : un système monétaire international fondé sur les échanges égalitaires entre nations, relations susceptibles d’être rééquilibrées chaque année par la réévaluation ou la dévaluation des monnaies nationales, et disposant d’une monnaie de compte commune : le bancor. C’est l’option américaine qui l’emporte : la formule choisie spécifie que chaque pays qui le souhaite pourra ancrer sa monnaie à l’or, mais chacun sait que seuls les États-Unis sont suffisamment riches pour adopter cette approche, du coup, l’ensemble des autres monnaies détermineront leur prix grâce à un taux de change fixe par rapport au dollar américain.

Sur la période qui s’étend de 1948 à 1952, le Plan Marshall dispense généreusement un don des États-Unis équivalent à 114 milliards d’euros d’aujourd’hui. Proposé également à l’URSS qui le repousse, il relance l’économie des pays occidentaux qui cautionnent le plan et contribue à enrayer l’expansion de la sphère d’influence russe.

La reconstruction met l’Europe au travail. L’Amérique, à travers l’OTAN, veille à la protection des frontières des nations qui sont de fait ses satellites, comme on parle à l’époque des « satellites de l’URSS ».

Mais une contradiction est inscrite au sein du système monétaire mis en place à Bretton Woods : le « dilemme de Triffin », du nom de l’économiste belge Robert Triffin. Celui-ci a attiré l’attention sur le fait qu’une monnaie ne peut représenter impunément deux richesses distinctes, en l’occurrence, celle des États-Unis et celle des nations utilisant le dollar comme monnaie de référence à l’extérieur du territoire américain. Encouragé par la Grande-Bretagne qui y trouve son compte dans le rôle de chef d’orchestre, le marché des « eurodollars » : les dollars en circulation en-dehors des États-Unis, prend son autonomie et son essor.

Il s’avère que « défendre le monde libre » : la sphère d’influence des États-Unis dans le cadre de la Guerre froide, est de plus en plus coûteux. Nixon dénonce l’accord de Bretton Woods en 1971 alors que la guerre au Vietnam, au Cambodge et au Laos, épuise les ressources pourtant immenses des États-Unis.

En 1944, dans le bras de fer qui l’opposait à une Grande-Bretagne exsangue, l’Amérique l’avait emporté. Mais il restait des atouts à la Grande-Bretagne : son empire colonial. Celui-ci ne tarderait pas à s’effriter mais le Commonwealth liant les anciennes colonies à la métropole d’autrefois, survivrait, et la City demeurerait le centre d’un empire financier où les plus petites dépendances ne tarderaient pas à constituer les éléments d’un archipel de moins-disant juridique, offrant l’infrastructure permettant l’éclosion de futurs havres fiscaux ainsi que le moyen pratique pour les grandes puissances de jeter un œil discret sur la réinjection de l’argent sale dans le circuit légal.

L’État-providence était né quant à lui en Allemagne sous Bismarck qui craignait une révolution d’inspiration marxiste. William Beveridge en Grande-Bretagne l’avait codifié dans un rapport fameux en 1942. Entre-temps, les congés payés avaient conquis l’Europe. L’État-providence n’était cependant pas inscrit dans la réalité économique elle-même. Les salaires sont comptabilisés en effet comme coûts devant être réduits à tout prix, tandis que les bonus des industriels et les dividendes des actionnaires sont vus comme parts de bénéfices devant eux être maximisés coûte que coûte. Dans ce cadre, les dépenses de l’État-providence sont ponctionnées sur la croissance, mais seulement une fois servis les détenteurs de capital et les dirigeants d’entreprises.

En octobre 1973, à la suite de la guerre israélo-arabe, les pays de l’OPEP augmentent le prix du pétrole de 70% et imposent un embargo aux États-Unis et aux Pays-Bas ; une seconde augmentation a lieu deux mois plus tard, qui multiplie de fait par quatre le prix du pétrole par rapport au niveau qui était le sien avant les hostilités. Ce choc pétrolier, dans un contexte où la richesse due à la reconstruction montre des signes d’essoufflement, met un point d’arrêt aux Trente Glorieuses. À partir de ce moment, la protection sociale dans les pays occidentaux se retrouve en position défensive.

Pour tenter de maintenir l’État-providence, les États commencent à s’endetter. Ils encouragent alors petit à petit la privatisation de la protection sociale : les retraites complémentaires apparaissent : l’assurance-vie, l’assurance maladie-invalidité recule, l’intervention nécessaire des mutuelles progresse, jusqu’à devenir obligatoire. La protection sociale devient tributaire de la bonne santé des marchés financiers : on dore la pilule en tentant de présenter à la population cette régression massive sous un jour favorable : on lui affirme qu’elle se « responsabilise » et que le contrôle qu’elle exerce sur sa propre vie s’accroît. Mais de plus en plus obligés de recourir aux marchés des capitaux, les États s’exposent à la notation de leur risque de crédit, qui débouche sur une augmentation du coût de leurs emprunts, et à l’évaluation de leur gestion budgétaire selon les mêmes critères qu’une entreprise commerciale.

Le coût de la crise des subprimes est considérable : 8% du PIB pour la zone euro ; à l’automne 2015, 3,3% des 8% avaient été récupérés mais l’ardoise se montait encore à 4,7% du PIB. Les garanties explicites des États de la zone euro au secteur financier équivalaient en 2014 à 2,7 points de PIB. La dette souveraine des pays s’était aggravée en moyenne sur la zone, de 4,8% de PIB (BCE 2015 : 74).

La spéculation par le biais de l’instrument financier dérivé qu’est le Credit-default Swap (CDS), permet qu’un double mécanisme joue simultanément sur la notation de la dette souveraine : d’une part, l’évaluation actuaire du risque de crédit, objective parce qu’en termes de probabilité fondée sur la fréquence des pertes observées dans le passé, et d’autre part, l’offre et la demande pour l’assurance elle-même et ceci, que celui qui la contracte soit véritablement exposé ou non au risque de crédit parce qu’il détient des obligations dont le principal pourrait éventuellement ne pas être remboursé par un État en défaut (Paul Jorion, Penser tout haut l’économie avec Keynes, 2015 : 228-243), si bien qu’un pays en difficulté est mécaniquement condamné : le risque de crédit de sa dette est évalué non pas seulement selon des critères objectifs mais aussi à partir du montant de la prime du CDS, qui augmente lui si la demande vis-à-vis du contrat – dont une composante est purement spéculative – croît.

Au sein de la zone euro, l’une des conditions du fonctionnement d’une monnaie commune n’a jamais été remplie : la mutualisation de la dette souveraine. Du coup, le coût du financement de chacun des pays se diversifie : un euro grec, victime de la spéculation qui vient démultiplier l’évaluation objective de la faiblesse financière intrinsèque de la nation, cesse de valoir autant qu’un euro allemand. La zone euro est écartelée par des forces centrifuges.

La situation en Europe s’aggrave encore du fait de la crise des réfugiés car le monde entier se retrouve engagé collatéralement et à son corps défendant à prendre parti dans le schisme pourtant millénaire de l’Islam opposant Sunnites et Chiites.

La solution existe cependant : il faut d’une part déconnecter l’État-providence de la nécessité de la croissance, en inscrivant directement le premier dans les institutions en instaurant une redistribution équitable de la nouvelle richesse créée, et ceci, que celle-ci soit conjoncturellement abondante ou médiocre. Un juste partage exige la remise en cause des règles comptables qui traitent les salaires comme des coûts et les bonus de la direction et les dividendes des actionnaires comme des parts de bénéfices, pour les considérer tous ensemble comme des avances faites au même titre à la production de marchandises ou de services. Il faut, d’autre part, mettre en place un nouveau système monétaire international équilibré, calqué cette fois sur le modèle de la chambre de compensation multilatérale du bancor proposé par Keynes à Bretton Woods, il y a plus de soixante-dix ans.

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88 réflexions sur « Trends – Tendances, L’État-providence et la croissance, le 22 octobre 2015 »

  1. « Dans ce cadre, les dépenses de l’État-providence sont ponctionnées sur la croissance, mais seulement une fois servis les détenteurs de capital et les dirigeants d’entreprises. »

    On ne saurait mieux AMHA résumer le péché originel du système et la raison de sa faillite en cours…
    Un mantra à servir sur tous les plateaux médiatiques ou vous avez l’opportunité de paraître. 🙂

    1. Pour une a’analyse juste et complète sur l’ètat providence, on ne peut passer sous dilence le rôle important de la dérégulation des marchés européens initiée par l’urugay round de 1954 et accélérée par l’OMC en 1995. Cette mise en concurrence de structures économiques fondamentalement différentes est le motif principal de la mise à mort de notre système de protection sociale.

  2. Pardonnez-moi par avance, je vais recycler un commentaire que j’avais posté le 6 mai dernier en toute fin d’une discussion. N’ayant pas reçu les contradictions qui sont nécessaires pour améliorer mes arguments, je me permet de l’exposer à nouveau parce qu’il en est question dans les propositions faites à la fin de la chronique de Paul Jorion.

    Il n’y a pas longtemps, j’ai lu sur ce même blog un article qui parlait de droits de l’homme et des droits du commerce. Ensuite est arrivé cette nomination de Paul Jorion au comité de réflexion sur l’avenir de la finance. Sans doute arriverons-nous bientôt au comité de réflexion sur l’avenir de l’Etat (comité de salut public, cela va de soi)…
    Il sera alors envisageable de proposer la fondation d’un Etat qui com-prenne « les droits de l’homme » et « le droit du Commerce et des affaires ».

    Après tout : si nous revenons à ce que démontre Paul Jorion (je vais simplifier un peu beaucoup), une part substantielle de nos maux réside dans la répartition de la richesse produite. Je dis bien répartition et non le partage ! Je me souviens de l’enthousiasme mort-né après un certain discours de Toulon…

    Quel genre de citoyen pouvons-nous faire lorsque nous sommes grugés dans la répartition de la richesse que nous contribuons à créer? Ne sommes-nous pas en droit d’attendre de l’Etat qu’il s’immisce au plus profond de cette répartition ? Je veux parler de la répartition à la source et non des rustines dites de redistribution que l’on applique après que certains se soient taillé la part du lion !.

    Au retour de la pêche lorsque survient l’impossibilité de s’entendre sur la répartition des prises, n’est-ce pas le rôle de la chefferie locale de prescrire ce qui doit être fait pour maintenir la cohésion sociale et assurer la survie du canton. Peut-on décemment attendre que la loi du plus fort dicte la répartition des prises puis se pointer après la bataille dans l’espoir de taxer les parts trop grosses ? Franchement quel message est donné au citoyen dans ces conditions ? Si l’Etat ne peut pas garantir une juste répartition des richesses produites alors que faisons-nous ensemble ?

    Le moment est venu de donner à l’Etat (du 21ème siècle) le véritable rôle qui lui revient : celui d’arbitrer la répartition de la richesse produite, à la source. A qui profite la position de retrait de l’Etat dans cette affaire si ce n’est au plus fort ?

    Revenir sur la propriété privé semble bien trop effrayant alors procédons autrement : une répartition judicieuse des richesses créées doit permettre de neutraliser les effets désastreux de cette propriété privée. Oui, neutraliser les rentiers via la création de nouvelles richesses. La propriété privée pourra demeurer mais elle sera contenue dans son expansion puis progressivement réduite, dans un nouveau monde.

    Pour produire des intérêts c’est la multitude qui travaille à faire travailler l’argent (les automates n’ont pas encore complètement colonisé notre planète, même quand il s’agit de spéculation). Mieux répartir le revenu entre celui qui avance l’argent et ceux qui le font travailler est un bon moyen d’éviter la concentration car le possédant aura toujours besoin des autres pour faire fructifier ses avoirs. Une monnaie fondante ne semble pas indispensable non plus car les possédants ont besoin de faire travailler leurs avoirs ne serait-ce que pour les conserver…

    On peut continuer à décortiquer les programmes des hommes politiques à la manière des vedettes infographistes du 20h. Le plus simple serait, je crois, de leur demander de se prononcer clairement sur la répartition de la richesse produite. Chaque électeur décidera alors s’il adhère à la proposition. On peut parier que le plus grand nombre (de gauche et de droite) choisira une répartition qui va dans le sens de la déconcentration.

    Il y’a suffisamment d’hommes et de femmes talentueux pour déterminer la richesse créée dans la moindre activité humaine et pour contrôler sa répartition.

    En attendant de faire modifier les règles comptables, faisons ajouter au bilan un « feuillet Jorion » pour calculer précisément la richesse créée et pour mettre en évidence la façon dont elle est répartie entre les actionnaires, les dirigeants et les salariés.

    L’Etat ne doit pas se contenter d’impôt, mais soutenir les citoyens pour obtenir une part décente et économiquement viable de la richesse qu’ils contribuent à créer !

    Lors de la prochaine constituante exigeons une répartition transparente et contrôlée à la source !

    Je ne répondrai pas aux objections du genre ‘les capitaux vont se barrer ailleurs’. Songeons qu’ailleurs aussi l’on aspire à une plus juste répartition de la richesse créée et la contagion est très facile à imaginer !

    1.  » […] L’Etat ne doit pas se contenter d’impôt, mais soutenir les citoyens pour obtenir une part décente et économiquement viable de la richesse qu’ils contribuent à créer ! […] »

      La question est:  » comment est-ce possible ?  »
      question qui amène la suivante  » l’État dispose-t-il de ce pouvoir ? »
      (à supposer qu’il en ait reçu le mandat, démocratiquement…)

      Il semble bien que non.

      Il resterait à espérer que ceux qui détiennent le pouvoir soient convaincus de mettre en œuvre cette organisation…
      Qui peut prouver qu’il ne s’agit pas d’un rêve ?

      1. « Le plus simple serait, je crois, de leur demander [aux hommes politiques] de se prononcer clairement sur la répartition de la richesse produite. Chaque électeur décidera alors s’il adhère à la proposition. On peut parier que le plus grand nombre (de gauche et de droite) choisira une répartition qui va dans le sens de la déconcentration »

        Et si cela ne suffit pas :

        « Lors de la prochaine constituante exigeons une répartition transparente et contrôlée à la source »

    2. +1 JeNeSauraisVoir…. REPARTITION des richesses en France depuis plus de 10 ans = redistribution maquillée par 200 milliards d’euros par ans d’assistanat massif des entreprises, patrons, actionnaires, sans contreparties, sans contrôles ou évaluations + 41 milliards d’euros sur ans (reconductible) du CICE et pacte de responsabilité cassant les protections sociales et droits, soit le modèle social, sans contreparties ni contrôles, fiscaux, etc + plus de 120 milliards d’euros par ans de fraudes fiscales aux cotisations sociales patronales à la TVA de l’optimisation, etc, juste « dégrisées », et/ou amnistiées… malgré les baisses d’impôts sur société, de l’ISF, etc…

      REDISTRIBUTION = 9,9 milliards d’euros par ans de « non recours », d’austérité faite par la non redistribution d’aides sociales aux ayant droits les plus fragiles, sans distinction aucune… + chasse aux pauvres aux RSA et aux chômeurs-euses « préjugés-es « fraudeurs-euses » + suppression de la gratuité de la cantine, de la garderie scolaire, et des repas de substitution, aux enfants de chômeurs-euses et aux « étrangers-ères » + réduction de l’accès aux logements sociaux pour les « étrangers-ères », etc… + hausse d’impôt sur les plus bas revenu, révisé il y a peu, quand à l’opposé les niches fiscales prospèrent…

    3. @JeNeSauraisSavoir
      « […] Et si cela ne suffit pas :

      « Lors de la prochaine constituante exigeons une répartition transparente et contrôlée à la source »  »

      Oui, j’avais bien lu votre réponse anticipée dans votre texte 😉
      Alors, poursuivons:
      Les politiques ont-ils le désir et le pouvoir de mettre en œuvre une « nouvelle constituante » ?

      Widerhole:  » je veux et j’exige « …. 🙁

    4. Avec tout le respect que nous nous devons les uns aux autres, c’est bien long… vous pourriez nous faire un résumé ?

      1. Voici, résumé (souligné) par d’autres :

        1- » […] L’Etat ne doit pas se contenter d’impôt, mais soutenir les citoyens pour obtenir une part décente et économiquement viable de la richesse qu’ils contribuent à créer ! […] »

        2- En attendant de faire modifier les règles comptables [cette frilosité est mienne], faisons ajouter au bilan un « feuillet Jorion » pour calculer précisément la richesse créée et pour mettre en évidence la façon dont elle est répartie entre les actionnaires, les dirigeants et les salariés.

        Merci à @adoque de vous soucier de la bonne orthographe de mon pseudo… Au passage, ce ne sont pas les politiques qui mettrons en place une ‘nouvelle constituante’. Cela nous reviendra (bien assez tôt) quand tous les comités de salut public auront échoué…

    5. La crise financière et économique qui a suivi a montré clairement que le marché n’a aucune responsabilité institutionnelle. Ce sont les États qui individuellement ont dus éponger les pertes, s’endetter avec toutes les conséquences budgétaires restrictives que l’on connaît . L’État est devenu « PROVIDENCE » pour les marchés… Une Vérité à « mort-de-rire »

  3. C’est un principe séduisant, mais les propriétaires d’entreprises pourront toujours fermer (pour éventuellement délocaliser), ou réduire la voilure, comme ils le font déjà, d’ailleurs souvent justifié par la pression de la concurrence qui n’est pas soumise aux même règles.

    1. Pour le fun, à propos de lampes à incandescence…
      perso, à cette saison, je les apprécie, grâce au soi-disant gaspillage d’énergie, qui n’en n’est pas un:
      De fait, la chaleur produite n’est pas perdue, les dispositifs de chauffage thermostatés ayant moins à fournir, à température égale. Plus encore, la répartition de ces sources de chaleur lumineuses augmente le confort…
      Et puis, la lumière, c’est bon pour le moral et pour la vue, et donc pour le porte-monnaie 😉

      1. Ah oui, pour se chauffer en s’éclairant c’est pas mal!

        Tout comme le capitalisme est un système proche de l’idéal pour produire des montagnes de détritus et de pollutions, tout en répondant plus ou moins à certains besoins d’une partie de la population.

      2. M’enfin, pour une calorie électrique qui passe chez vous dans la lampe, il y en a eu trois produite à la centrale (rendement de Carnot). Le chauffage électrique est une mauvaise idée en général (électricité à C fossile étant le cas le plus répandu).
        Quant aux bienfaits des lampes à incandescences, pensez aux moults endroits où ce sont des clims qui les refroidissent stupidement. L’augmentation actuelle régionale de population se fait dans les zones douces (sud des USA notamment)… à cause de la baisse du prix des clims.
        Désolé, rien n’est simple en matière d’énergie.
        Sur l’éclairage spécifiquement , dernier retour : C’est vrai que les fluocompactes n’ont pas été une bénédiction pour les usagers (allumage lent, pas adapté aux usages avec commutation fréquente, couleur bof bof…), alors que les LEDs (Nobel 2014 de Physique = Nakamura et coll. japonais) c’est tout le contraire : increvable, couleur correcte, rendement au top (110 lumen /W dispo commercialement, 300 en labo) durée de vie trop longue ou quasi (d’où équipement des tunnels et autres endroits où on n’aime pas changer les lampes). Seul effet mais pas propre aux LEDs : on augmente le nombre de lumens des villes à cause de leur bas coût, ce qui ne déduit pas la conso autant qu’escompté. Mais avec un facteur 5 à 10 entre incandescent et LED, pour une fois, la messe est dite.

      3. @ timiota
        Ma réflexion « les lampes à incandescence, oui c’est pas mal »,
        était ironique, hein.

        Je comparais le « capitalisme » aux lampes à incandescence, pour ce qui est de la réponse aux besoins réels du premier, et de l’émission lumineuse des deuxième.

        C’est similaire du point de vue des agitations économique ou thermique, non?

  4. Que l’état arbitre la répartition des richesses produites serait une bonne chose, mais ne résous pas le fond des problèmes.
    Le capitalisme s’effondrerait moins vite… (ce qui n’est pas forcément souhaitable, car pendant ce temps ses ravages continuent)

    Les maîtres du jeu restent les grandes fortunes qui concentrent les Ressources primaires.
    L’essentiel pour ceux là, n’est pas tellement le montant de leurs gigantesques revenus, mais le pouvoir que leur procure la propriété de leurs Ressources.

    Même si leurs revenus se voyaient entamés du fait d’une autre répartition, ils continueraient à concentrer les Ressources, moins vite certes, pour à la limite, détenir la Terre entière, quitte à n’en rien faire, si ce n’est pour eux même.

    Par ailleurs, cela ne change rien quand au monumental gaspillage consécutif à la maximisation de l’agitation économique capitaliste.

    1. Il me semble que la « possession » prend un autre sens à partir du moment où les fruits de cette propriété privée reviennent en majorité à ceux qui ont le plus contribué à fructifier la chose. Le possédant s’en tire à bon compte (du moins temporairement) puis qu’il pourra éviter l’amoindrissement de son bien, tout au moins il concentrera la richesse produite beaucoup moins qu’aujourd’hui.

      Par ailleurs, être assis sur un gisement sans perspective de le démultiplier avec autant de latitude qu’aujourd’hui est en soi une limitation ‘responsabilisante’ du droit absolu d’user et d’abuser.

      Le gaspillage que vous évoquez prend racine (comme souvent expliqué sur ce blog) dans la nécessité de servir (en premier) des intérêts incompressibles aux apporteurs de capital. Le changement des règles de répartition (un début de changement de cadre en somme) rendra possible, une autre politique de gestion des ressources naturelles…

      1. Non!
        Le gaspillage dont je parles, n’est pas lié à la répartition, mais est inhérent au capitalisme lui même!

        Le capitalisme a pour unique objectif de maximiser les profits.
        Cela conduit à maximiser l’agitation économique (peu importe pour quoi faire) en gaspillant outrageusement les ressources de toutes natures.
        Il y a zéro réflexion là dedans, ce système se moque totalement des réels besoins.
        Il est par nature destructeur, et donc mortifère.

        J’aime bien l’analogie avec une ampoule à incandescence, qui consiste à maximiser l’agitation thermique des atomes, pour récupérer un peu de lumière…

      2. « Le gaspillage que vous évoquez prend racine dans la nécessité de servir des intérêts incompressibles aux apporteurs de capital. Le changement des règles de répartition rendra possible, une autre politique de gestion des ressources naturelles… »

        Je suis tout à fait d’accord, mais il n’y aura de changements de règles que s’ils prennent en compte prioritairement l’impact de l’épuisement des ressources sur notre économie.
        http://www.manicore.com/documentation/articles/dormez_intro.html

        Avec « Penser tout haut l’économie avec Keynes » que je n’ai pas encore lu, ce seront mes deux prochains livres.
        Qu’on le veuille ou non, l’économie est directement et en priorité dépendante de l’approvisionnement en pétrole.
        Comment voulez vous changer les règles de répartition des richesse avec 99% de la population ignorante de ce fait?

      3. « l’économie est directement et en priorité dépendante de l’approvisionnement en pétrole. »

        Oui, dans le capitalisme, mais ce n’est pas une règle absolue!

        Et à défaut de changer de système, vous aurez bien du mal à faire autrement que de gaspiller l’énergie et les ressources en général, même si tout le monde en est conscient.

        C’est intrinsèque au système, et non pas à « l’économie » en général.
        De même que pour produire de la lumière en chauffant…

      4. On peut améliorer le rendement d’une ampoule à incandescence de manière marginale, mais de par son principe elle gaspille l’essentiel de l’énergie qui lui est fournie.
        C’est beaucoup plus rationnel de produire directement une émission lumineuse, (de répondre au besoin réel), plutôt que via une agitation anarchique. (capitalisme)

      5. @Dominique
        Vous oubliez juste un petit détail, les 99% sont inféodés au capitalisme sans s’en rendrent compte et sans une prise de conscience de ces derniers vous n’obtiendrez jamais aucun résultat.
        Si vous étudiez le site sous mon nom vous vous apercevrez que les compagnons de la terre promettent un dividende de 6% au actionnaires. C’est totalement en contradiction avec la décroissance énergétique qu’ils préconisent.
        Comme quoi l’idée capitaliste a encore quelques beaux jours devant elle, cela fera plaisir à Jducac.
        A propos de ce dernier, laissez donc s’embourber ce dinosaure.

      6. Michel,

        Ok, le plus grand nombre est inféodé au capitalisme, parce qu’on vit dedans. L’opinion ça se fabrique! Les gros médias servent à ça.

        Je ne crois guère que sans changer de Système, il soit possible de changer suffisamment le cours des choses. (Au passage Jancovici est incapable d’imaginer autre chose qu’une prolongation indéfinie du système actuel. C’est à ça que sert Polytechnique)

        Ce changement que vous prônez, ne peut que rester marginal dans la globalité capitaliste, en attendant LE cataclysme.

      7. Tout en étant pas d’accord avec la tendance pronucléaire de JM Jacovinci il faut reconnaître la pertinence de son étude.
        En restant dans le paradigme capitaliste nous aurons du mal à nous séparer du nucléaire, je vous l’accorde.
        Ce n’est pas seulement à JM Jancovinci ou à Paul Jorion de définir l’avenir du développement, nous devons tous y participer même marginalement avec ce que nous savons faire à notre niveau.
        Personne ne sait encore aujourd’hui et dans l’état actuel de notre société ce que nous aurons à faire dans 50 ans.
        Tout ce qu’on sait c’est qu’il y aura trois fois moins de pétrole et que la manière de vivre dans 50 ans se prépare évolutivement aujourd’hui même si c’est marginale.
        Vous ne pourrez pas faire table rase de tout développement en marge de la société pour y mettre un grand soir à la Gagnot, que je ne réfute pas bien entendu, nous avons besoin de tous.
        Pourquoi attendre le cataclysme ou l’effondrement, nous y sommes depuis 40 ans et il s’installe comme tout le reste de la croissance en forme d’exponentielle que j’expliquais dernièrement à mon petit fils.
        1×2=2 2×2=4 2×4=8 2×8=16 2×16= 32 2×32=64….., je lui ai dit en 6 coups tu passes de 1à 64, un coup est égal à 30 ans pour la croissance des automobiles (comme pour le reste d’ailleurs), ce qui signifie qu’ on aura multiplieé par 64 le nombre de voiture en 180 ans. Il m’a répondu « ils sont aux limites »
        C’est l’évidence même.

      8. Michel, je suis entièrement d’accord avec ce que vous dites là, ce que vous faites c’est déjà ça, mais même si tous nous faisions ce que nous pouvons, ça resterait marginal!

        En effet le gros des gaspillages et des pollutions, vient de ce que les usines doivent tourner, de ce que chaque jour des millions de gens doivent vaporiser des tonnes de résidus de combustion dans l’atmosphère pour aller travailler, ou d’autres transporter des tonnes de marchandises dans des camions, bateaux, avions.
        Qu’il faut chauffer des bâtiments énergivores.
        Qu’il faut produire, produire, imprimer des tonnes de pub, et de trucs qui ne servent à rien, mais justifiés par une fonction dans le Système.

        Le gros de nos problèmes vient de là, et ça nous n’y pouvons rien!

    2. Il y a peut être une différence de possibilité comportementale, politique,ecologique,entre des individus réduits à la réalité pulsionnelle de la servitude adaptative( induite par la precarisation économique de l’existence) et entre des individus psychologiquement plus assures de leur avenir par une politique économique plus redistributive.

      1. « …des individus psychologiquement plus assures de leur avenir par une politique économique plus redistributive. » ces individus dont vous parlez, au fond, seront-ils motivés à trouver du travail s’ils sont « psychologiquement » plus confortables ? c’est une question essentielle pour savoir où on met le curseur pour le revenu de base.

      2. Il manque le mot pétrodollar au billet. Histoire de causer pour ceux qui ont du temps: « L’homme et l’énergie, des amants terribles » – Jancovici – Septembre 2015
        Sans énergie abondante, quel est le risque que la servitude abonde?

      3. Peut être qu’il faut inclure dans le terme redistribution , pas seulement un revenu minimum de base,(qui pourrait n’être qu’une exclusion sociale améliorée), mais aussi une nouvelle forme de contrat social qui accompagnerait une vraie politique d’investissement pour une transition écologique, donc du travail, un eco-socialisme. Par exemple créer les conditions sociales d’une meilleure alimentation par le developpement de cantines bio, aussi bien pour les enfants, que pour les adultes, les patients des hôpitaux et maisons de retraites. Le capitalisme détruit l’environnement, ainsi que le travail.

      4. On aura plus les moyens (sauf rupture technique) de détruire grand chose. Mais à dépense énergétique équivalente, il y a effectivement des différences entre les villes au début de la renaissance. Du barbare au beau ou au plus juste, il y a des nuances à maintenir.

      5. @Pascal b-eisenstein
        » ces individus dont vous parlez, au fond, seront-ils motivés à trouver du travail s’ils sont « psychologiquement » plus confortables ?
        Pourquoi devraient-ils trouver du travail?
        Dans une économie relocalisée avec revenu de base et dans laquelle on a aboli la rente il n’est plus nécessaire de trouver du travail. La principale activité se limitera à la satisfaction des besoins essentiels dans une sobriété énergétique.
        Pour rester dans le sujet, c’est un tel type d’économie que je vois le nouvel état providence.
        Mais rassurez-vous, les 99% des gens pensent encore comme vous

      6. Avoir une « certaine conscience » des limites de validité à la fois des systèmes et des modes de raisonnement: c’est la dimension manquante à la plupart des petites têtes qui tentent de gérer une situation déclinante sans jamais en comprendre ni les mécanises ni les enjeux ! Et qui déroulent le tapis rouge à plus médiocres qu’eux mêmes! On est vraiment mal barré! Mais toute tentation de prendre du recul est vécue comme « une trahison » de la caste en place ! Voilà pourquoi ni les politiques, ni les économistes n’aiment les anthropologues ! Ils leur mettent le nez dans leurs contradictions.

      7. Voilà pourquoi ni les politiques, ni les économistes n’aiment les anthropologues ! Ils leur mettent le nez dans leurs contradictions.

        Et inversement : Soustelle…

    3. Je suis entièrement d’accord avec ce que vous dites là, ce que vous faites c’est déjà ça, mais même si tous nous faisions ce que nous pouvons, ça resterait marginal!

      En effet le gros des gaspillages et des pollutions, vient de ce que les usines doivent tourner, de ce que chaque jour des millions de gens doivent vaporiser des tonnes de résidus de combustion dans l’atmosphère pour aller travailler, ou d’autres transporter des tonnes de marchandises dans des camions, bateaux, avions.
      Qu’il faut chauffer des bâtiments énergivores.
      Qu’il faut produire, produire, imprimer des tonnes de pub, et de trucs qui ne servent à rien, mais justifiés par une fonction dans le Système.

      Le gros de nos problèmes vient de là, et ça nous n’y pouvons rien!

      1. @ Dominique Gagnot dit : 27 octobre 2015 à 14:22
        (Suite)
        Un territoire français s’y prêterait à merveille, sur la commune de Maripasoula. Des gens venus du Brésil s’y installent déjà. Pourquoi pas vous et vos adeptes ?
        Mais attention, pas question de tricher en utilisant ce qui est issu du capitalisme (poste, gendarmerie, école etc…). En effet, si je vous ai bien compris, pour vous, l’humanité se porterait beaucoup mieux si elle n’avait pas en recours au capitalisme pour se développer.
        Vous et vos successeurs au bout de quelques décennies pourraient infirmer ou confirmer vos intuitions

        https://fr.wikipedia.org/wiki/Maripasoula

      2. @ Dominique Gagnot dit : 28 octobre 2015 à 10:23

        « En effet le gros des gaspillages et des pollutions, vient de ce que les usines doivent tourner, de ce que chaque jour des millions de gens doivent vaporiser des tonnes de résidus de combustion dans l’atmosphère pour aller travailler, ou d’autres transporter des tonnes de marchandises dans des camions, bateaux, avions………..Le gros de nos problèmes vient de là, et ça nous n’y pouvons rien! »

        Mais si Dominique, nous y pouvons quelque chose. Il suffirait qu’au lieu de stigmatiser les riches comme vous ne cesser de le faire, vous vous lancier à mes côtés pour faire émerger un « esprit capitaliste » chez tous les humains y compris chez les gens qui ne sont pas riches, comme vous et moi et 99% de l’humanité.

        Pour être demain un peu moins pauvre qu’aujourd’hui, donc un peut plus riche, il suffit de dépenser un peu moins que ce que l’on gagne (ou perçoit de la collectivité) et en même temps, cesser de demander une augmentation du pouvoir d’achat puisque la très majorité de ceux qui demandent cette augmentation ont l’intention de la consommer.

        Cela réduirait l’activité hyper consommatrice et gaspilleuse que vous dénoncez et ne mettrait en arrêt d’activité que les opérations de production et de distribution les moins compétitives.

        Subsisteraient alors, les activités utiles les moins consommatrices d’énergie en vertu du fait que la loi naturelle de moindre effort, donc de la moindre dépense, donc de la moindre consommation, pour le même service rendu, à savoir la valeur c’est à dire la vie, règnera en maître absolu jusqu’au dernier jour de l’humanité.

      3. jducac,
        « Subsisteraient alors, les activités utiles…  »

        Ah? : Resteraient d’abord : la Pub, l’Armement, les transports de trucs low cost fabriqués à l’autre bout du monde… humm.

      4. « Subsisteraient alors, les activités utiles les moins consommatrices d’énergie en vertu du fait que la loi naturelle de moindre effort, donc de la moindre dépense, donc de la moindre consommation, pour le même service rendu, à savoir la valeur c’est à dire la vie, règnera en maître absolu jusqu’au dernier jour de l’humanité. »

        Brave petit toutou.

      5. @ Dominique Gagnot dit : 29 octobre 2015 à 13:08

        « Ah? : Resteraient d’abord : la Pub, l’Armement, les transports de trucs low cost fabriqués à l’autre bout du monde… humm. »

        Approfondissez votre réflexion et vous verrez que ceux qui veulent faire survivre l’humanité en donnant une probabilité plus grande à leurs propres gênes de survivre au travers de leurs descendants, peuvent cyniquement développer des stratégies utilisant les moyens que vous dénoncez, mais qui servent leur objectif : survivre plus que les autres.

        En exploitant la pub, ils poussent les esprits faibles et imprévoyants qui manquent « d’esprit capitaliste », à consommer au-delà du raisonnable, en allant jusqu’à s’endetter par une dépense excédant ce qu’ils gagnent.
        Cela les rend plus vulnérables et contribue à accroître leur probabilité d’élimination par l’effet de l’endettement, de l’appauvrissement et de la mise au chômage, surtout s’ils en arrivent à consommer trop de produits low cost importés.

        L’armement peut-être conçu par certains, comme un moyen de se défendre afin de donner de meilleures chances de survie face à n’importe quel autre vu comme un concurrent pour la survie.

        Mais cela peut être aussi vu, comme un moyen cyniquement mis à disposition de populations sous développées pour qu’elles s’entretuent afin d’alléger la charge de la planète surtout en des endroits où les richesses primaires sont attirantes.

        Lorsque l’on en arrive à des questions de survie tous les moyens risquent d’être mis en œuvre pour éliminer les autres compétiteurs.

      6. @ octobre dit : 29 octobre 2015 à 14:14

        Les toutous ont du flair et devancent souvent ceux qui arrivent avec leurs gros sabots

    4. @ Dominique Gagnot dit : 27 octobre 2015 à 14:22
      « Que l’état arbitre la répartition des richesses produites serait une bonne chose, mais ne résout pas le fond des problèmes.
      Le capitalisme s’effondrerait moins vite… (ce qui n’est pas forcément souhaitable, car pendant ce temps ses ravages continuent) »

      Au lieu de vous cantonner dans le domaine du « dire » ne pensez vous pas que vous devriez apporter la démonstration par le « faire. »

      Pourquoi, vous qui rêvez de revenir aux sources en abandonnant tout ce que ce vilain capitalisme nous a apporté, de néfaste, ne montez-vous pas un projet anticapitaliste pilote qui pourrait amorcer le processus et, s’il est concluant au bout de 50 ans par exemple, permettrait d’être étendu à la terre entière.
      Vous pourriez en lançant une souscription sur internet auprès de vos sympathisants, demander à l’Etat français de vous louer un territoire de quelques centaines d’hectares pour y fonder une colonie anticapitaliste vivant en autarcie sur ce territoire comme le fait cette idiote humanité qui s’est laissée embrigader par ce satané système capitaliste.

      Si l’opération vous semble trop scabreuse vous pouvez, au préalable, vous renseigner sur ce que sont devenues les communautés hippies qui se sont constituées ainsi en Inde ou ailleurs, comme Pachamama au Costa Rica

      1. jducac,
        Bâtir un système indépendant du capitalisme, risque d’être difficile, si les Ressources primaires restent entièrement confisquées par le capitalisme!

        Ce qu’il serait possible de faire, par contre, est de délimiter une zone incluant la moitié des Ressources primaires de la planète, et d’y établir un système ou la propriété privée de ces Ressources, seraient remplacées par des droits d’usage etc. (comme je l’ai expliqué là : http://myreader.toile-libre.org/uploads/My_56277a4c856f3.pdf

        Seriez vous prêt a abandonner la moitié de vos prétendues propriétés privées ?

        A défaut, c’est mission impossible.

        Sinon, partir de rien risque d’être en effet très difficile…

      2. Je précise que cela n’a rien à voir avec les expériences hippies ou autre.
        Il faut évidement disposer d’un territoire permettant disposant de toutes les ressources nécessaires.

        Voyez par exemple les Amish, (cités par Alain Audet)… https://fr.wikipedia.org/wiki/Amish

        système qui contrairement au capitalisme, préserve la planète, et la santé de tous ses habitants.
        (on peut imaginer des variantes…)

  5. Effectivement, mieux répartir les richesses est toujours bon à prendre. C’est disons la raison de toutes les luttes de nos anciens, le « minimum syndical » au sens propre, permettant hier de réduire et aujourd’hui de limiter la misère, la précarité et tous les désastres sociaux qui les accompagnent.

    Mais cela ne fait pas le compte, ni de la justice, ni de la raison. Laisser d’un côté les capitalistes accumuler, dont le seul mérite est de posséder, et d’un autre les salariés qui devront sans cesse faire grèves et menaces de chemises déchirées, n’a aucun fondement au regard de la justice.

    Pas plus d’ailleurs que le capitalisme n’a de fondement au regard de la raison. La concentration du capital s’accompagne nécessairement de la concentration du pouvoir et du monopole des instruments de domination et répression (médias et militaires pour aller vite…). La seule dynamique d’accumulation signifie aussi la poursuite de la destruction de la planète.

    Le capitalisme fut un progrès de l’humanité. Il est devenu son principal obstacle. L’alternative ? Elle se construit au fil des réflexions, comme ici, mais aussi au fil des expériences et luttes concrètes, positives comme négatives, dont je m’alimente aussi ici: http://www.anti-k.org/category/alternatives2/

  6. Ça fait bien trois ans que les CDS à nu sur titres souverains de l’€zone ont été interdits, non ? Au grand dam du FMI jusqu’à aujourd’hui d’ailleurs…

  7. Je suis assez d’accord avec JeNe SauraisVoir et j’ai un simple ajoût à faire mais de taille : nous, gens de gauche, sans doute échaudés par les dérapages du stalinisme, avons aujourd’hui peur du mot « planification » . Dans mon esprit, si l’état intervient du point de vue législatif sur la méthode pour partager la « richesse », non content de suivre une définition qui a besoin d’être précisée, non content de modifier sévèrement le Plan Comptable, il lui faudra envisager comment cette richesse dégagée doit être utilisée. Et ce n’est pas les lignes directrices qui manquent, à commencer par l’inévitable politique de protection/organisation de la société/recréation des espaces urbains du fait du dérèglement climatique, d’une politique menant à une réduction drastique des déchets, d’une politique facilitant un sevrage/re-répartition énergétique.
    Ce ne sont pas les chantiers qui manquent !

    1. Rendre plus de pouvoir financier au plus grand nombre, à ceux qui créent réellement la richesse, permettra de retrouver collectivement des marges de manœuvre, à commencer par le fait que l’essentiel de l’activité humaine ne servira pas à payer les intérêts du capital avancé.

      J’ai également entendu évoquer la ‘baisse du coût du capital’, de la ‘neutralisation des rentiers’ la proposition à la fin de la chronique de Paul Jorion (que j’ai pris la liberté de remettre à ma sauce) est un pas important vers tout celà.

      Certains postes parlent de revenus de subsistance et se demandent si les bénéficiaire resterons motivés pour aller travailler… La proposition concerne pourtant la répartition des revenu du travail !

      1. Hélas, une seconde après le post je ne peux plus accéder en modification pour corriger quelques fôtes d’inattention ;))…

  8. Aujourd’hui, je reprends « mon post à Charles » du 28 novembre 2011…Paaru en nsur la partie Utopie réaliste

    http://web.archive.org/web/20130424091822/http://www.pauljorion.com/blog/?page_id=31407

    … »J’ai pour exemple Ramsès, le studio parisien avec lequel nous travaillions…( c’était, je pense vers 2004)
    Un matin, mon collègue Parisien affolé m’explique que le studio est en faillite…Mais que cependant les employés ont décidé de continuer à nous servir… Quelques semaines plus tard, tombe la bonne nouvelle, ils entrent en SCOP (chacun mettra ce qu’il peut de sa poche )…

    La SCOP est une société coopérative de type SARL ou SA, dont les associés majoritaires sont les salariés. Les décisions sont prises collectivement selon le principe coopératif « une personne = une voix », indépendamment du montant de capital détenu.
    Réunis autour d’un même projet économique et des mêmes valeurs, ils s’impliquent totalement dans l’entreprise.

    Les SCOP peuvent être créées dans tous les secteurs d’activités : commerce, industrie, artisanat, services, multimédia et mêmes certaines professions libérales réglementées (architectes, géomètres-experts).

    La SCOP se constitue un patrimoine propre (réserves financières impartageables). L’impartageabilité de ces réserves (c’est-à-dire l’impossibilité de les incorporer dans le capital social ou de les distribuer) préserve la SCOP d’une prise de contrôle majoritaire par les investisseurs extérieurs et garantit ainsi son indépendance et sa pérennité.

    Et la bonne nouvelle est qu’à ce jour, ils sont toujours là 😉 )

    http://ramses2.fr/

    Car même si je suis nulle en économie, ceci représente le moment le plus important de ma vie professionnelle ! …
    Et aussi mon plus bel espoir en ce « nous » V.S. l’égocentrisme ( même si cet évènement « date » et que certainement, il existe à l’heure actuelle ( 2011) d’autres solutions)…
    Tout est question de savoir et de choisir ce que NOUS voulons faire du monde de demain

    1. « Tout est question de savoir et de choisir ce que NOUS voulons faire du monde de demain »

      A défaut de débats éclairés sur le sujet, on aura bien du mal à se faire une « bonne » idée.

      Et il n’est pas du tout dans l’intérêt de ceux (les plus riches) qui ont de fait le pouvoir, d’engager ce processus.

      Donc, rien ne changera jusqu’à ce qu’une catastrophe d’ampleur « suffisante » chamboule le Système (capitaliste)

  9. Ls « croissance » au sens traditionnel du terme est devenue une piéce de musée. Il faut prendre en considération le fait que la fameuse « croissance » était le produit du système fordien, et d’autres facteurs, tels qu’un pétrole à bas prix (ridiculement bas dans les années 50 et 60), de nouvelles inventions techniques pour l’usage courant……
    Aujourd’hui, la « croissance » n’est qu’un subterfuge pour le milieu politique. Demandez-leur comment réduire le chômage; vous connaissez leur réponse: il faut, bien entendu, de la croissance. Comment résoudre le problème du flux migratoire? Il faut toujours de la croissance….et ainsi de suite.
    Voilà un bel outil argumentaire pour prendre les gens pour des imbéciles.

  10. >> La solution existe cependant << Toutefois, elle est théorique. Les leviers de pouvoir sont quasi-monopolisés par les 1%. Que ce soit par le Consensus de Washington, le FMI, l'UE, ALE, OMC, et autres, nous sommes enfermés dans un carcan d'accords internationaux qui affaiblissent la démocratie. N'a-t-on pas rappelé récemment que les accords sont au-delà de la démocratie. Les mailles du filet sont bien solides et bien serrées.

    Autour de moi, j'entends la même question : "Qu'est-ce qu'on peut faire concrètement?" En fin de compte, on cherche à s'en sortir au quotidien, car 'on le vaut bien'. Et, il est vrai que certains ont une laisse plus longues que d'autres. Ceux qui ont de la chance ne veulent pas voir les problèmes de la même que ceux qui n'ont pas la même chance. Sans doute parce que, lorsqu'on réussit, on a le biais de penser que seul le mérite entre en ligne de compte.

  11. @Michel Lambotte
     » 1×2=2 2×2=4 2×4=8 2×8=16 2×16= 32 2×32=64…..,
    […]
    « ils sont aux limites » « 


    Il nous souvient sans doute le paiement en grains de blé: « un grain sur la première case de l’échiquier, le double sur la suivante et ainsi de suite jusqu’à la soixante-quatrième » !
    Mais il me souvient aussi la mise en garde de mon professeur de physique, dès la classe de seconde, qui insistait lourdement sur les différences entre mathématiques et sciences physiques:
    « Calculs aux limites » en maths où l’on joue avec les infinis versus « domaines de validité » dans le monde réel.

    Quelques fois(!), le bon sens pratique des personnes « terre à terre », même ignorantes(!!!) s’avère plus pertinent qu’une »somme » bien ficelée…
    Si la croissance de l’Univers s’accommode bien avec l’infini voire plus,
    la croissance à l’échelle des générations humaines rencontre ses limites…
    Le « paysan », lui, peut concilier les deux lorsqu’il porte son regard vers les étoiles 🙂

    1. Le vrai paysan (celui qui façonne le paysage) oui, pas l’exploitant agricole qu’on connaît aujourd’hui.
      Mais qui façonne encore le paysage aujourd’hui à part le ministère de l’aménagement du territoire?
      Cet aménagement bien entendu vu sous l’angle du productivisme capitaliste.
      Cependant il faut rester optimiste et se rendre compte que les choses bougent à la marge de façon exponentielle et le 1 peut devenir 64 dans quelques décennies pour en arriver in fine à la même conclusion que Dominique. Les ressources redeviendront un bien commun, mais ce sera en dernier lieu. Enfin, c’est ce que je pense.

      1. @Michel Lambotte
         » Le vrai paysan (celui qui façonne le paysage) oui, pas l’exploitant agricole qu’on connaît aujourd’hui. « 

        Nous sommes d’accord: les guillemets qui entourent mon « paysan » renvoient à ce qui est écrit plus haut:  » le bon sens pratique des personnes « terre à terre »  » 😉

        Mieux qu' »optimistes », soyons réalistes: les évolutions exponentielles vont se heurter aux limites…
        Les constructions artificielles, déshumanisées, apparemment solides sont les plus cassantes; c’est dans leur nature.
        Leur évolution les amène à la rupture, brutale, inévitable.
        Alors à ce point-là, la planète nous offrira encore de beaux restes… à gérer harmonieusement.

        Plantons des arbres !

  12. L’état providence ne peut pas tout et il serait aussi possible et utile de développer un état providence participatif en complément des propositions de cet article, de façon à déconnecter un peu plus le travail social , par définition local, du travail productif, beaucoup plus en prise avec le reste du monde. L’esprit est de développer une société d’assistance mutuelle très éloignée et même opposée à une société d’assistanat.

  13. A verser au dossier de l’état providence le livre et les thèses d’Eloi Laurent dans « Le bel avenir de l’Etat-Providence ». D’après lui, non seulement l’état n’est pas une charge, mais il apparaît comme un des moteurs de l’économie, une des conditions de son bon fonctionnement, un régulateur efficace. Des arguments déterminants contre la doxa du marché auto-régulateur.

    1. Je préfère la manière de Fourquet (et Lewis Carrol…) : « un capitalisme sans État, c’est comme un sourire sans chat. »

    2. Ce n’est pas le point de vue des hyper riches.
      Pour eux l’état est une charge, et freine la course à leur domination économique.

  14. @timiota
     » M’enfin, pour une calorie électrique… « 

    J’espère que vous aviez noté l’introduction de mon post:
     » Pour le fun, à propos de lampes à incandescence…  »
    🙂
    On peut en sourire, mais vous avez raison et tout n’est pas si simple.

    Par ailleurs, nous avions récemment deux fils sur le nucléaire, alors que l’on nous vend des véhicules électriques pour leur « propreté ».

    A mon sens, nous devrions remplacer les millions de lanternes LEDs pour les festivités de fin d’année, par des vessies…
    Nous commencerions à nous approcher d’une parcelle de vérité 😉

  15. @timiota suite à l’incandescence
     » Le chauffage électrique est une mauvaise idée en général… »

    J’ai ce souvenir, dans les années septantes, de la levée de l’obligation du conduit de cheminée…
    Cela dit, on nous bassine avec le CO2 produit par la combustion du bois d’arbre… alors que l’on évite d’évoquer l’harmonieuse contrepartie qui consiste à planter autant d’arbres qu’on en consomme. Le cycle est quand-même nettement plus court que pour le pétrole !
    C’est très très très probablement le meilleur moyen d’exploiter, de convertir, l’énergie solaire…
    Contradicteurs ? manifestez-vous !
    A placer dans la boîte à idées/outils:
    *- les inconvénients
    *- les avantages
    J’ose avancer qu’un débat constructif peut en ressortir (*)…

    1. Cela c’est plutôt dérouler comme:
      -on a besoin de plutonium, pour être souverain vis-à-vis des States et des Russes.
      -on construit des centrales nucléaires.
      -on a trop d’électricité (et on vend limiter nos importations Russes ou Arabes), donc on privilégie le chauffage électrique (je crois que dans l’allocation logement il y a encore la prime) plutôt que la gaz ou le fioul.
      -on a trop de fioul pour nos besoins routiers (essence), donc on développe le gas-oil pour l’automobile (avec un allégement de taxe).
      Conséquence on a le plus gros parc diesel et nucléaire (d’un coté des particules de l’autre moins de CO2).
      C’est comme cela qu’il faut voir l’énergie, a chaque qu’on bouge un truc cela a des conséquences.

      1. Non Samuel, la diésel-dépendance trisocolore n’a rien à voir avec le nucléaire. C’est juste la réplique, efficace, trouvée par le gang PSA/Renault/État Français (Daimler Benz en RFA) dans les années 80 pour contrer l’invasion annoncée des hordes japonaises qui étaient déjà en train de massacrer GM/Ford/Chrisler sur leur terrain…
        L’avantage fiscal originel sur le gazole était destiné aux piquebouzigs, aux gentils pêcheurs et aux routiers sympa. Comme en plus le gazole est « par essence » plus avantageux que l’essence (13% plus lourd), c’est juste Ubu qui décide ici-bas.

      2. Nein, Peugeot a développé le diesel à la demande de l’état, car le mix produit par la raffinage du pétrole (fioul/essence) n’avait pas assez de déboucher pour le fioul.
        On était encore dans une économie dirigiste, avec des taxes d’importations, la crainte de la concurrence était secondaire.

      3. Entre la peste et le choléra, le diesel a quelques avantages écologiques sur l’essence, taux de compression plus élevé=meilleur rendement, donc moins de conso; fort couple à bas régime= durée de vie plus longue. Quant aux particules, ce sont surtout les particules fines qui posent problème et l’essence en produit aussi. Les derniers moteurs diesel émettent très très peu.

      4. Samuel, t’es sérieux ? En 59 Peugeot lançait sa 403 diesel pour aider les raffineurs à écouler leur fuel excédentaire et ce à la demande de l’État gaulliste qui n’avait pas encore fait péter sa première bombette en Algérie ? Sérieux ?

      5. Le diesel c’est logique pour les moteurs a régime lent à forte puissance (transport, agriculture, TP, bateaux), mais en voiture particulière c’est un peu n’importe quoi.

  16. Paul Jorion, vous êtes viré!
    Voilà un texte parfaitement contextualisé. Etat-providence, on en est là, il nous faut un nouveau système bancaire international. 70 ans, le bancor, cela parait dépassé pourtant c’est bien là qu’il faut puiser. Le court termisme a tout balayé, il n’est plus question de faire table rase, les puissants nous imposent leur triste vision du monde, mais les écrits restent c’est bien de penser à nouveau l’économie avec Keynes. La France a su combiner Beveridge et Bismarck, b&b le gite et le couvert c’est la moindre des choses, le budget de la sécu est supérieur a celui de l’État, á nous de défendre un modèle de solidarité contre le chacun pour soi tous pourri.
    Les cas sociaux, ce sont les riches!

  17. Quid d’un Etat providence sans une Europe sociale ?

    Comment UN SEUL Etat providence pourrait il survivre au sein d’une Europe dont les principaux membres pratiquent une politique ordo libérale ?

    Le modèle de l’Etat providence ne serait il pas plutôt à promouvoir au niveau européen pour avoir des chances d’être viable ?
    Un Etat providence ne peut exister qu’au sein d’une VRAIE Europe sociale dont les membres s’accordent pour acter leur politiques nationales dans ce sens, chacun avec les nuances propres à ses choix démocratiques MAIS avec un impératif d’équilibre social .

    Les enjeux sont nombreux et c’est pour cela que l’Europe sociale n’est pas à créditer de grandes avancées.

    « Le premier enjeu, qui est fondamental, concerne l’objectif : faut-il aller vers une harmonisation des règles sociales ou respecter les identités nationales comme le souhaite la Grande-Bretagne ? »
    « Cet enjeu en appelle un deuxième : celui de la subsidiarité et des compétences partagées entre les Etats membres et les institutions européennes. Là aussi des désaccords existent entre pays ce qui ralentit le développement d’une Europe sociale. Les élargissements progressifs mettent en question la possibilité d’une harmonisation et en particulier celle d’une harmonisation des règlementations sociales. »

    « N’y a-t-il pas le risque d’une harmonisation vers le bas face à l’impossibilité des nouveaux pays membres de se rapprocher rapidement des normes sociales des pays fondateurs de l’Union européenne ? S’il ne s’agit que de normes minimales, quel est l’intérêt d’une Europe sociale ?
    Un autre enjeu concerne l’effectivité réelle des droits reconnus. Certains sont réels comme la libre circulation pour travailler (avec le célèbre arrêt Bosman qui le consacre dans le football, en facilitant les transferts de joueurs à l’intérieur de l’UE), mais d’autres, pourtant reconnus théoriquement, peinent à être effectivement mis en oeuvre.
    Enfin, le dernier enjeu repose sur le redéploiement des politiques sociales européennes face au vieillissement démographique, face au chômage, face à l’exclusion sociale. Existe-t-il une possibilité d’action commune ? Comment l’Union européenne peut-elle accompagner les réponses et les réformes sociales de chaque pays ? Vont-elles d’ailleurs toutes dans le même sens ? »

    http://ses.webclass.fr/ctT/notion/europe-sociale

    L’Europe sociale est-elle de retour?

    « Avec le récent accord européen sur le recours aux travailleurs détachés, l’Europe sociale est-elle de retour? Il y avait, dans le traité fondateur de la Communauté européenne, l’expression d’une volonté rangée aujourd’hui au rayon des utopies :

    « Même si le récent accord européen sur les travailleurs détachés ne vise qu’à renforcer les contrôles, il démontre que la concurrence sans régulation ne peut être la règle dans une Europe du travail qui a renoncé à l’harmonisation sociale. »

    http://www.slate.fr/story/81061/union-europeenne-travailleurs-detaches-concurrence

    1. Comment UN SEUL Etat providence pourrait il survivre au sein d’une Europe dont les principaux membres pratiquent une politique ordo libérale ?

      Contresens, l’État providence est bien coextensif à l’ordolibéralisme en RFA et, qui plus est, la constitutionnalité des choix économiques, demandée ici par Jorion, est inhérente à l’ordolibéralisme allemand.
      C’est pas par hasard que l’ordolibéralisme s’est imposé aux négociateurs français, italiens, belges ou hollandais comme cadre/modèle du débat européen dès les années 50/60… contre l’anti-modèle britannique évidemment.

  18. @Dominique Gagnot
    Là où vous voyez une impossibilité « tant que », il y a peut-être une issue… en suivant le conseil de vos contradicteurs 😉
     » Il suffirait qu’au lieu de […] vous vous lancier à mes côtés pour faire émerger un « esprit capitaliste » chez tous les humains y compris chez les gens qui ne sont pas riches, « (jducac)
    En effet, cela donnerait un bon coup d’accélérateur… on appelle cela traiter le mal par le mal, mais l’homéopathie ne suffit pas.
    Remarquez au passage que nombre de « pas riches », râleurs, ne demandent qu’à le devenir: vous auriez avec jducac le soutien d’une large majorité… pour précipiter les événements !!!

  19. @jducac
     » Approfondissez votre réflexion… »
    Les moyens dont vous disposez pour survivre sont considérables, à n’en pas douter!
    Envisager de les utiliser, dans les cas extrêmes, est « no-limit ».
    Votre programme, ou vous, #c’est la même chose#, ne s’embarrasse de rien, puisque que c’est la condition pour gagner dans cette compétition.
    Il est hors de question que vous ne gagniez pas…

    Parenthèse:
    Et si, pour une raison qui vous échappe, la compétition venait à disparaître… ?
    Votre cynisme n’aurait-il pas un goût de boomerang ?
    Calculez-en bien la trajectoire 🙂

    Mais, bien sûr la compétition aura bien lieu et « tous les coups sont permis »
    https://www.youtube.com/watch?v=NYeXfuOOUWg

    1. @ adoque dit : 29 octobre 2015 à 16:43

      « Les moyens dont vous disposez pour survivre sont considérables, à n’en pas douter! »

      Vous vous faites des illusions et je vous invite à douter de vos convictions.
      Sur quels éléments vous fondez-vous pour déclarer cela ?

      1. @jducac
         » Sur quels éléments… ? »

        A la relecture de votre commentaire:
        http://www.pauljorion.com/blog/2015/10/27/trends-tendances-letat-providence-et-la-croissance-le-22-octobre-2015/#comment-583866
        il me paraît évident, (je suis tordu !) que vous vous placez parmi les survivants les plus aptes.

        Grâce à la stratégie génétique (« gênes » (sic)).
        Grâce la publicité destinée aux faibles pour les rendre plus faibles par tous les moyens, hyper consommation, endettement, maladie, chômage, produits malsains.
        Grâce à l’optimisation démographique obtenue par les armes entre les mains des puissants.
        Grâce à fourniture (payante) d’armes aux plus faibles pour qu’ils s’entretuent, avant qu’ils ne puissent profiter, eux, de leurs richesses.
        Grâce à l’élimination des compétiteurs par tous les moyens.

        A vous relire, je ne trouve rien qui laisse à penser qu’il s’agisse d’une provocation, tant vous conjuguez avec satisfaction réalisme et cynisme.

      2. @ adoque dit : 29 octobre 2015 à 22:12

        Vous déviez de la question que je vous ai posée le 29 octobre 2015 à 20:53 alors que vous veniez de me déclarer le même jour à 16:43 :

        « Les moyens dont vous disposez pour survivre sont considérables, à n’en pas douter! »

        Ma question était et demeurait toujours telle que je vous l’ai posée :

        « Vous vous faites des illusions et je vous invite à douter de vos convictions.
        Sur quels éléments vous fondez-vous pour déclarer cela ? »

        Comme vous êtes dans l’impossibilité d’apporter les preuves de ce que vous avancez, à savoir, que je disposerais de moyens considérables pour survivre, vous tentez alors de déviez de la question posée.
        Peut-être est-ce pour cela que vous dites vous-même « je suis tordu »
        N’ayant rien à vous opposer sur ce plan, le mieux me semble d’en rester là.

        http://www.cnrtl.fr/definition/tordu

  20. « Contresens, l’État providence est bien coextensif à l’ordolibéralisme en RFA et, qui plus est, la constitutionnalité des choix économiques, demandée ici par Jorion, est inhérente à l’ordolibéralisme allemand. »

    oui, c’est vrai, MAIS sévèrement attaqué ces derniers temps :
    Europe sociale : l’harmonisation par le bas
    Arnaud Lechevalier

    « Mais trois éléments achèvent de mettre à mal cette construction bancale. Premièrement, en l’absence de variation des parités monétaires, les politiques salariales et sociales restrictives sont devenues des « instruments » de compétitivité ; de sorte que les Etats sociaux auparavant les plus développés ne le sont plus nécessairement (cf. les conditions d’indemnisation du chômage ou le niveau relatif des retraites publiques en Allemagne). Deuxièmement, dans le cadre de la crise de la zone euro, les contreparties exigées des pays bénéficiaires des prêts ou les stratégies déployées par d’autres pays pour ne pas y avoir recours – France comprise – conduisent à une convergence sans précédent dans la régression sociale. Enfin, depuis près de dix ans, l’Union, et au premier chef la Commission Baroso, est entrée dans une phase de « laisser faire » dans le champ social, tel qu’en témoigne la vacuité de l’agenda dit « Europe 2020 », ce qui contraste avec l’activisme de la jurisprudence de la Cour de justice à faire prévaloir les principes du marché unique (arrêts Viking, Laval, Rüffert, Luxembourg, etc.). »

    « Qu’on le veuille ou non, la question de l’harmonisation de certaines règles essentielles dans le champ du droit social et du droit du travail ou à tout le moins, celle d’un « rapprochement des législations » (déjà prévue dans le traité… de Rome), notamment sous le forme de « corridors » en matière de prestations minimales et de salaire minimum, est plus que jamais posée. Comme rien n’est envisageable en la matière dans l’Europe à 27, c’est bien à l’échelle de la zone euro que ces enjeux doivent être traités. Il serait temps de s’en aviser plutôt que de laisser les forces souverainistes et néolibérales continuer à s’en charger, au risque de défaire un peu plus l’Union. »

    http://alternatives-economiques.fr/blogs/lechevalier/2011/05/23/mme-merkel-et-l%E2%80%99harmonisation-en-matiere-%C2%AB-d%E2%80%99europe-sociale-%C2%BB/

    Une fracturation du monde inquiétante
    Publié le 20-10-2015 à 16h54

    « Prenons l’Europe. Protection sociale, libertés et infrastructures à nulles autres pareilles, elle est le paradis qu’envie le reste du monde mais elle peine et peinera toujours plus à relever le défi des réfugiés alors que les nouvelles extrêmes-droites ne cessent d’y progresser, que ses grandes forces politiques s’anémient et que sa panne de croissance pourrait bien finir par y défaire l’État providence. »

    http://www.challenges.fr/politique/20151020.CHA0705/une-fracturation-du-monde-inquietante.html

    http://www.espaces-marx.net/IMG/pdf/T_3MEIJER_pdf.pdf

  21. « mais en voiture particulière c’est un peu n’importe quoi. »

    Le problème principal des turbos est le retard entre la demande d’accélération et l’augmentation effective de la puissance moteur. Ensuite quant cette puissance augmente, elle augmente parfois trop vite.
    Pour y remédier, de nouvelles techniques apparaissent : http://automotive.roger.free.fr/contenu_auto/turbo.htm

  22. Moto, ahhh le merveilleux et génial batpod, j’adore, là ça dépote, ça doit être vraiment sympa à conduire, j’aimerais bien en voir une sur la route, ça ou rien ! Superbe, légère et puissante, MA GNI FI QUE !

    Le Bat-Pod piloté par un Français

    En effet, la réalité est tout autre. La Bat-Pod n’a pas de guidon et c’est avec les épaules et les coudes qu’il faut la diriger. Montée sur des roues de 508 mm avec un moteur de 450 CRF, la machine, toute en acier, avoisine la demi-tonne à la pesée.

    http://www.motomag.com/Batman-fait-de-la-moto#suitedeArticle

    http://4.bp.blogspot.com/-arGuaFUnKbI/T5NpajaMaSI/AAAAAAAAALk/uCrCbjuJbD4/s1600/batman_in_dark_knight_rises-HD.jpg

    http://1.bp.blogspot.com/-eyHhihAnYrk/UlLzc4WmzII/AAAAAAAAF6I/aENVtIZ3O6Q/s1600/dark-knight-rises-anne-hathaway.jpg

  23. voilà, au moment où on va commencer à nous bassiner avec des contre vérités sur les immigrés (ou les réfugiés). Une émission (en replay sur FR3), à voir : voir Stoléru affronter Giscard au moment où ce dernier voulait durcir sa politique d’accueil des immigrés (début de surenchère avec d’autres partis lors du choc pétrolier et de la montée du chômage) et présenter sa lettre de démission en lui disant qu’il ne signerait pas une loi de type vichyste, ça vaut le détour ! Et voir aussi comment le développement du chômage a été à cette époque instrumentalisé et corrélé donc récupéré par certains de la façon la plus immonde !

    « «La France et ses immigrés» permet
    notamment de découvrir comment la France du début des années 70 a changé son rapport aux étrangers, et comment le mot «immigré» a d’ailleurs peu à peu supplanté celui d’étranger.  »
    http://www.france3.fr/emissions/documentaires

  24. « Le mène Stoléru  »
    oui le m^me, après avoir vu le documentaire je n’en suis pas étonnée. Par contre, ce qui m’a le plus choqué, c’est de voir que Giscard qui LUI était tout de même à cette époque président de la République était capable de tanker une loi aussi pourrie et pro vichyste et de demander à Stoléru son avis. mais on est où là ???
    Personne n’a bronché lors du conseil des ministres , seul Simone Weil et Stoléru se sont opposés en disant notemment qu »elle était anticonstitutionnelle…. et Stoléru avait fait sa lettre de dèm. ce qui n’en fait certes pas des saints….
    Bref, ce documentaire est vraiment intéressant surtout pour voir comment certains se sont emparés de situations de fragilités et les ont instrumentalisé lors d’un choc économique pour brosser dans le sens du poil un électorat potentiel naissant , A VOMIR, POINT BARRE !

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