Archives par mot-clé : désobéissance civile

« Fin du monde ! Fin du mois ! », le 19 mai 2019 – Retranscription

Retranscription de « Fin du monde ! Fin du mois ! », le 19 mai 2019. Ouvert aux commentaires.

Bonjour, nous sommes le dimanche 19 mai 2019 et le thème aujourd’hui, c’est « Fin du monde ! Fin du mois ! ». Vous avez entendu ce slogan qui a été inventé par quelqu’un. C’est une bonne idée. Ça a des allitérations. Ça essaye de suggérer l’idée d’une convergence des luttes, que les gens qui se battent contre la destruction de l’environnement, le réchauffement climatique, etc. et les gens qui vont dans la rue non sans raison aussi, parce que la situation leur est impossible dans le contexte actuel, que ces gens pourraient défiler ensemble et représenteraient à ce moment-là une masse critique de gens qui veulent autre chose.

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Fin du monde ! Fin du mois !

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Désobéissance civile : une Suédoise fait du grabuge pour empêcher la déportation d’un Afghan

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Deportation from Gothenburg to Afghanistan

Publiée par Elin Ersson sur Lundi 23 juillet 2018

Elin Ersson a acheté un billet dans le même avion qu’un Afghan qui allait être déporté, risquant la mort, affirme-t-elle, s’il rentre au pays. Elle a refusé de s’asseoir, l’Afghan a été débarqué, elle est descendue de son plein gré.

Pour en savoir plus : A Swedish student stopped an Afghan man’s deportation by refusing to sit down on a plane, The Washington Post, le 25 juillet 2018

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Compte-rendu de Henry David Thoreau, « La désobéissance civile » (1849), par Madeleine Théodore

Billet invité.

Au moment où Henry David Thoreau écrit « La désobéissance civile » °, sévissent aux Etats-unis l’esclavage et la guerre de conquête que lance le pays à l’encontre du Mexique *. Pacifiste et abolitionniste convaincu, Thoreau refusera de payer un impôt, minime cependant, à sa patrie pour protester contre les agissements de l’État responsable de ces fléaux. Il lui en coûtera une nuit d’emprisonnement, auquel un paiement versé par un tiers mettra un terme.

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La République des consciences, par Bertrand Rouziès-Leonardi

Billet invité.

Le regain révolutionnaire en Égypte provoque un grand embarras chez nos dirigeants démocratiquement élus et chez les commentateurs condescendants qui voient dans les printemps arabes une forme larvaire de la démocratie dont nos états occidentaux représenteraient l’imago, la forme achevée. Coup d’État, pas coup d’État ? L’armée est dans le coup, certes, mais il semble qu’elle se rappelle assez son impéritie durant l’intérim Tantaoui pour s’en tenir cette fois, sous réserve d’une manœuvre machiavélique, au rôle de simple adjuvant d’une contestation populaire qui aura sans doute mis dans la rue plus de gens que le candidat Mohamed Morsi n’avait rassemblé d’électeurs sous sa bannière. Ne pourrait-on pas considérer plutôt, à voir les chancelleries hésiter sur la qualification de l’événement, que la société égyptienne a plusieurs trains d’avance sur la nôtre ? La légitimité, en démocratie, serait-elle hermétiquement scellée par les urnes jusqu’au prochain scrutin ? Une victoire électorale aurait-elle valeur de blanc-seing, pour le ou les représentant(s) qu’elle désigne, de permis de régner en maître(s) sans être comptable de rien ? Pour cela, il faudrait que les élus fussent aussi volontaires que volontaristes, infaillibles dans leur action au service du bien commun, désintéressés dans leur gestion du bien public, il faudrait, en un mot, qu’ils ne fussent pas des hommes. Des millions d’Égyptiens, tous partis confondus (moins celui des Frères Musulmans, dont l’ex-président Morsi était la créature), se sont soulevés, se sont élevés – car le gain en dignité est considérable – contre les injustices et cette dénonciation des injustices fonde et assure pour l’avenir la légitimité de leur révolte, quelle qu’en soit la fin.

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REFUSER DE PARTICIPER SELON LES RÈGLES ACTUELLES, par zébu

Billet invité

Je m’apprêtais à transmettre un billet sur une analyse concernant l’impasse actuelle quant aux méthodes utilisées (jusqu’à maintenant) pour transformer la situation économique, sociale, politique, financière désastreuse que nous subissons. Jérome Grynpas et le Yéti m’ont devancé.

J’ajouterais juste à ce tableau quasi exhaustif des méthodes utilisées pour lutter contre les causes et les effets de la crise qu’en France (mais aussi très certainement un peu partout en ‘Occident’) une partie de l’opposition se joint au concert des pleureuses sur le sort de la dette publique et de la croissance, pour entonner in petto le chant de la réduction irréfragable de ces mêmes déficits.

De l’autre côté de l’Océan Atlantique, ceux que l’on dénommait les « indignés » des États-Unis, les ‘révoltés’ du Wisconsin, n’ont pas pu et ne pourront sans doute pas non plus inverser les rapports de force sur la mise en œuvre d’un plan d’austérité par le gouverneur républicain de l’État, Scott Walker, malgré une procédure inégalée de ‘recall elections‘ (élection ‘rappelée’ par les électeurs insatisfaits) par 9 sénateurs de l’État, les républicains étant d’ores et déjà assurés de conserver la majorité au sénat de l’État du Wisconsin. La loi très réactionnaire sur les syndicats publics et le plan d’austérité drastique resteront donc applicables.

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