Climat, destinée et condition humaine, par Cédric Chevalier

Ouvert aux commentaires.

Ainsi, nous savons : jamais la concentration de gaz à effet de serre n’a été aussi élevée dans l’atmosphère, jamais nous n’avons émis autant en une seule année. Les émissions, au lieu de diminuer drastiquement, augmentent massivement :

Record de concentrations de gaz à effet de serre en 2018 “Aucun signe de ralentissement” n’est visible, s’alarme l’Onu.

Le fait que ces informations ne fassent l’objet d’aucun communiqué immédiat des Chefs d’Etat face à leurs concitoyens, qu’elles ne fassent pas la Une permanente de tous les médias pendant au moins une semaine, et ne soient pas le centre de tous les débats politiques dans ces médias, dans les parlements et les chaumières, à tous les niveaux de pouvoir, partout dans le monde, donne une indication des chances de succès pour la survie et le bien-être de l’espèce humaine dans les décennies à venir. Rappelons-nous qu’une espèce est constituée d’individus en chair et en os, capables chacun de souffrance et de mort : vous, moi, nos enfants, nos proches, nos concitoyens. Evidemment, certains sont déjà et seront toujours plus impactés que d’autres, alors que nous, privilégiés, sommes les principaux responsables de la catastrophe en développement exponentiel. Mais plus le temps de l’inertie dure, plus nos existences se rapprochent du front climatique, comme le découvrent les Américains, les Japonais, les Français, les Australiens, les Brésiliens, etc. Nous les riches ne serons pas épargnés.

Notre inertie, notre silence assourdissant, notre déni de l’urgence écologique, surtout de la part de ceux qui détiennent une parcelle plus importante du pouvoir médiatique, politique, économique et social, me sidère et provoque dans mon âme une souffrance spirituelle incommensurable.

C’est, depuis que je suis enfant, l’image même de l’Humanité et de la Condition humaine qui s’effondre un peu plus en moi, à mesure que dure le silence et l’inertie. Bien davantage que toutes les menaces qui ont pesé, pèsent et pèseront encore sur l’Humanité, c’est cette folie qui me tue. Et je suis là assis à ce bureau, entouré de collègues qui travaillent, dans une ville où vrombissent avions, voitures, camions, chaudières. Business as usual. Une envie d’hurler au fou s’empare de moi et ravage ma conscience.

Je sais ne pas être seul, mais je sais que nous sommes encore minoritaires, ou du moins, que nous n’avons pas encore pris conscience, le cas échéant, que nous sommes en train de devenir majoritaires.

Voici donc venu le moment de démontrer que nous avons un instinct de survie et que nous sommes dignes de demeurer sur cette Terre.
Voici venu le moment de nous reconnaître et de nous rassembler pour lutter.
Voici le moment de nous repolitiser et de mériter notre démocratie.
Voici le moment de devenir vraiment des Citoyens et Citoyennes, des Terrestres, des Vivants.

 

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42 réflexions sur « Climat, destinée et condition humaine, par Cédric Chevalier »

  1. Bonjour,

    Peut être que ce « business as usual » procède de l’abandon du temps linéaire, eschatologique, que le livre de Daniel, il y a plus de 2500 ans, à projeté comme la destinée humaine – et lancé le fil rouge de l’histoire qui devait aboutir à la Parousie.
    Laïcs, nous sommes revenus au temps cycliques de l’Antiquité païenne, non plus au rythme des saisons, mais plutôt selon le cycle des crises économiques – nouvelle théodicée de la divinité Economie –
    La fin du monde, puisqu’il s’agit de cela, ne résonne plus le glas en nous, car nous vivons le monde comme un moment, un mouvement, qui se répétera, oscillera entre crise et joie.
    Le présent, absolu, pressant, exigeant est notre gravité, notre horizon quand nous devons adopter un environnement instable dans sa configuration matérielle, sociologique, culturelle –
    C’est une violence conceptuelle, insoutenable, que d’embrasser une nouvelle eschatologie alors que nous nous débattons encore pour soutenir les paradigmes de la modernité et que le lien théologique ou politique qui nouait les individus à une communauté est rongé par le système que nous devons apprivoiser –

  2. « Voici venu le moment de nous reconnaître et de nous rassembler pour lutter.
    Voici le moment de nous repolitiser et de mériter notre démocratie.
    Voici le moment de devenir vraiment des Citoyens et Citoyennes, des Terrestres, des Vivants. »

    Bonjour Cédric,
    Peut-être n’y verrez vous pas un lien mais le 05 Décembre et les journées suivantes, vous, nous aurons la possibilité de répondre présents pour reprendre le contrôle du système et dire STOP. Stop à cet l’ultralibéralisme qui détruit tout sur son passage, la nature, les hommes.
    Retraites et climat, même combat ?
    Des similitudes en tous cas.
    Où serez-vous ? Où serons-nous ce 05 Décembre et jours suivants ?

    Bien à vous

    1. @Jeanpaulmichel
      Pour ma part dans la rue, comme d’habitude depuis l’âge de 17 ans. Une fois de plus, une fois encore, jusqu’à mes dernières forces, sans espoirs immodérés (fatalisme des ans), pour contrecarrer ceux qui prétendent que ce n’est pas la rue qui gouverne, parce qu’il ne faut pas baisser les bras face au fascisme quelle que soit la couleur du col, parce que même s’il y a eu beaucoup de défaites, il y a eu quelques victoires (ou plutôt des sursis) et que vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage !

      1. Et oui, moi aussi encore et encore dans la rue en espérant que pluie, lacrymos et grenades nous seront épargnées… mais capitalisme et macronie sont extrêmement violents alors attention à vous.

        Shall we overcome one day ?

  3. « une souffrance spirituelle incommensurable ». La dimension spirituelle de cette « Pâques » que travers l’humanité n’est quasiment jamais abordée. À part Mme Annick de Souzenelle et le pape François (mais qui l’écoute encore ?) notamment dans son encyclique « Laudato si », il n’y a pas grand monde qui se penche sur cet aspect de la crise. Et pourtant c’est probablement quand cette dimension spirituelle retrouvera sa place et sa prépondérance, sous l’égide de l’Amour donc, qu’adviendra enfin un monde nouveau. Et cela peut commencer au quotidien, dans un changement d’attitude envers nos proches, nos frères humains, animaux, végétaux et minéraux. Ainsi, selon le chamanisme, on ne déplace pas une pierre sans lui demander d’abord si elle est d’accord. Cela paraîtra « ridicule » et « naïf » à beaucoup et pourtant St-Paul, le saint patron du créateur de ce blog, a aussi écrit des choses fondamentales à ce propos. Le monde à venir, celui qui actuellement « souffre des douleurs de l’enfantement » sera animé de cet Esprit ou il ne sera pas.

  4. J’admets qu’il soit concevable que si « guerre » il doit y avoir, l’effort doit se concentre sur des actions politiques et « sociétales », qui luttent pour que les URGENCES CLIMATIQUES et SOCIALES soient résolument derrière nous… Du moins que du signal d’alerte allumé en rouge vif, écrivant en gros dans nos consciences le message d’urgence, passe au plus vite à l’orange, puis au jaune et ainsi de suite, de partout ou c’est possible… Plus nombreuses et nombreux serons nous à partager votre « rage » Cédric Chevalier (en vous remerciant pour cet excellent texte), plus il deviendra possible d’atteindre cet objectif…

    Mais si je puis me permettre une « parabole », « pour que l’intendance suive », encore faut-il qu’elle en est le moyens, « éclairés »…

    A cette fin, hier j’écrivais cela, au sujet de « destinés », « d’inégalités », de « rage », puis d’indifférences, et surtout de « réquisition »… Avant que les outils de GRATUITES, puissent être étendus à d’autres secteurs d’activités comme l’habitat, la nourriture, etc, n’oublions pas qu’en attendant (pendant que les 26 plus grosses fortunes au monde – dont celle du « luxe et de la luxure à la Française » voulant étendre son empire à cou^t/coup de dizaine de milliard d’euros – possèdent encore plus que ce que la moitié de l’espèce humaine, peine à mettre de coté, pas de la rue, mais pour hypothéquer ce qui manquera « demain après demain », à ses futures générations, si elles survivent aux périples à venir) des « victimes collatérales » périssent « sans distinctions aucunes »… ou presque…

    « « Réquisition » de l’attention… !

    Alors que la droite extrême veut se faire plus « royaliste que le roi » (on parle d’être plus autoritaire, ferme, totalitaire, que celui qui est prétendu incarner « le roi te touche et dieu te guérit »), en proposant de déposer une loi portant sur la « réquisition des personnels de la fonction publique en cas de menaces de grèves » (visant en priorité le personnel de la SNCF et RATP), les débats médiatico-politiques semblent s’appesantir avec lourdeur sur une inquiétude, qu’ils rendent douteuse, incertaine, indécise, au sujet du mouvement social attendu le 5 décembre… Que de peurs qui transpirent… Il y en a tellement que dans la confusion de leur cause, conséquence, ‘il est difficile de savoir lesquelles sont à qui et ont commencé…

    Se disputant sur le fait d’attaquer de façon détournée (comment garantir le « service minimum »), le droit constitutionnel de faire grève (déjà que le droit de manifester est réduit à des périmètres de « manifestations interdites » – tant en terme de lieux, symboliques, qu’en terme de portées politiques de certains mobilisations pacifiques de désobéissances civiles, zadistes, militant.e.s de XR – derrière des lois d’exceptions qui ne cessent de creuser la tombe d’un « Etat d’urgence à perpétuité »), il n’est pas sûr que la sur-enchère de propositions législatives les moins disant morales, sociales (il sera noté aussi que nul.e.s des « chien.e.s de garde », des »influenceur.e.s », « donneur.e.s de leçons de morales, droits… » ne parlent de violences sous-jacentes à cette proposition)… sous prétexte d’empêcher la « prise en otage des usagers »… produise « l’apaisement » escompté… ou rassure qui que ce soit… Mais est-ce réellement le but de réconforter quelque chose…?

    Il est plus a craindre que la mèche s’allume encore plus facilement dans cette atmosphère rendue inflammable… et que « l’opinion publique » infantilisée (celle du « ras le bol fiscal », « poujadisme », de « temps de cerveaux disponibles » qu’à vouer un « culte féroce », à la « dictature des émotions » préférant sonder que leurs doutes, incertitudes indécisions), soit préparée à défendre l’idéologie prétextant qu’en réaction à la « rage », à la multiplication des revendications, aux incompréhensions dans leurs cohésions, des divers constituants d’un mouvement social se préparant avec ampleur… se « légitime » la violence de la force du maintien de l’ordre, de l’Etat… Rajoutez l’étincelle d’une suspiçion de présence de « black-bloc »… et comme d’habitude depuis le début du mouvement des gilets jaunes, vous aurez que les violences à la UNE…

    Combien de lois portant tellement atteinte à des libertés fondamentales, à des accès aux droits à la solidarité, fraternité, égalité… qu’un certain chemin se « destinant » à conduire vers l’enfer social, les plus vulnérables, fragiles, discriminés … dessine à l’horizon (En opposition aux discours ambiants contaminants de l’extrême droite – et droite extrême – à la macronie qui accusent les quartiers sensibles, banlieues, y compris de de zones péri-urbaines de villes rurales, d’être des « zones de non droit », il existe une « Zone de non droit de la république » qui impacte 30% des « bénéficiaires du RSA » sur plus de 14% de la population, soit sur plus de 9,3 millions de mères isolées, familles, individus, vivant sous le seuil de pauvreté… qui contrairement aux idées reçues, préjugés, ne touchent aucun « pognon de dingue mais dans les minimas sociaux, qui fait que les pauvres le restent et se déresponsabilisent ». Ce sont les « cas de NON RECOURS », qui ne sont en rien que des « inégalités de destin »)… ont déjà été voté, et sont appliquées, sous le « label » de présumées « bonnes intentions »… ?

    Serait-ce alors mettre de « l’huile sur le feu », embraser l’atmosphère, que de dénoncer l’hypocrisie de la droite extrême cherchant à regagner un électorat « acquis » à la macronie d’un coté et à l’extrême droite de l’autre, dont tout ce qui compte c’est « l’autoritarisme », peu important les moyens de l’obtenir… ? La droite extrême est à l’origine de la « réforme structurelle » du RMI, devenu RSA – « trappe à inégalités et pauvretés » – par la « grâce », « aubaine », d’une révision constitutionnelle des droits à l’aide sociale inscrite dans la réforme du même nom de 2008 (je croie pour la date…. Quand la transformation a consisté à « conditionner » l’attribution du minimum pour vivre, à la croissance du pib) survenue après les crises des subprimes, politiques, des dettes publiques qui ont explosé à la suite de socialisation des pertes casinos, dettes privées pourries : Dexia, etc… Sans conter la « réforme » qui « garantit un service minimum » dans les fonctions publiques, quand il est fait apparaître la précipitation d’une « nécessité » de « réformer » à nouveau, un droit constitutionnel, sans que la « main tremble »… pourquoi n’est-il pas contextualisé quelles autres « réformes antérieurs » de droits fondamentaux, n’ont pas suffit à « acheter la paix sociale » pour qu’une nouvelle les chasse, fasse oublier…?

    Serait-ce allumer la mèche, que de dénoncer la « complicité du pire » à laquelle se prêtent autant l’extrême droite que la macronie, dans cette sur-enchère aux toujours plus de « lois liberticides » (droit à la « légitime défense et présomption d’innocence » pour des policiers dont certains sont suspects de brutalités policières commises lors de contrôles aux faciès, dont d’autres, sans matricules, identifiants, échappent en groupe à des poursuites judiciaires pour graves mutilations à vie, décès…) quand leurs indifférences, absences totales d’indignations à tous trois protagonistes (mais ne sont-ce pas « complices du pire » les « chien.e.s de garde »… qui font peu de cas de leur obligation de neutralité, d’impartialité, de de respect du pluralisme, et du respect du droit de savoir de la citoyenneté dans le traitement médiatique de ce « scandale social ») au sujet des cas de NON RECOURS, des injustices institutionnalisées qu’ils incarnent , les rassemblent derrière un « unanimisme », « tronc commun »… ?

    Qu’aurait-ils à répondre à une demande législative de « réquisition », à faire sur le budget annuel des dépenses sociales, des plus de « 5 milliards d’euros par an d’économies faites » – on est plus près des 10 milliards d’euros/an en additionnant les chiffres « d’économies envisagées » sur l’assurance chômage, les APL, etc – sur le dos des plus démuni.e.s des « ayants-droit », dont nombres n’ont d’autres « destinés » comme inégalités territoriales, scolaires, etc… que de subir les discriminations impunies dans les deux tiers d’embauches se faisant exclusivement en CDD très courtes durées, en temps partiel contraint, de subir en plus les discriminations toujours impunies, dans l’accès aux logements (dont ceux sociaux manquent cruellement)… ? La hausse de la « prime d’activité » de 90 euros par mois, n’a jamais eut comme objectif prioritaire de résoudre ce problème de NON RECOURS, quand le personnel des CAF s’inquiète qu’en répondant prioritairement à cette mesure « électoraliste », il ne puisse répondre à sa prérogative principale : porter assistance aux personnes les plus en danger. Et qu’avons « nous » (individuellement et collectivement), lors du bien commun qu’on compte constituer ensemble, le 5 décembre, à répondre à cette dernière question et à ce triste constat.. ?

    Doit-on continué de tolérer que soient « réquisitionnés » tous les ans dans le budget public… de quoi combler les déficits, soit le manque de recettes fiscales du à « l’immorale optimisation », au « droit à l’erreur fiscale » (« blanchiment » des délits et crimes sociaux, moraux, fiscaux, environnementaux – « externalités négatives » polluantes, etc accordé par les pantoufleur.e.s du verrou de Bercy – cuisse dont « Jupiter » est sorti – des adeptes des « secrets d’affaires », conflits d’intérêts, du favoritisme, clientélisme, carriérisme, de la corruption) du aussi à la flat tatx, à l’exit tax, à la suppression partielle de l’ISF, à la baisse des impôts sur société, à la suppression à terme des cotisations sociales patronales sur les bas salaires, « réquisition » qui par ailleurs, assiste sans contreparties des propriétaires privés d’actions, d’entreprises de la « start-up nation » préférant « l’ubérisation et ordinisation » défiscalisée et désocialisée du travail segmenté à la tâche, des savoirs et services publics privatisés, technocratisés dématérialisés, numérisés et de l’emploi se précarisant quand il ne disparaît pas, ne se délocalise pas… ?

    Avec qui sont solidaires, fraternel.le.s, soucieux.ses du principe d’égalité, les « trains et métros sans cheminots et conducteurs » (« bientôt disponibles dans toutes nos gares péri-urbaines ou rurales…? »), les billetteries automatiques, les « caissières automatisées », des grandes surfaces ouvrant la nuit et le dimanche, le Trading Haute Fréquence de la finance, les logiciels et algorithmes des plates formes numériques (airbnb, uber, etc) et des services publics dématérialisés, digitalisés, les robots et automates des industries… toutes et tous défiscalisé.e.s et désocialisé.e.s…? Cette « solidarité universelle » du « nouveau monde augmenté » est-elle soucieuse de respecter un principe d’égalité avec les êtres humains que ces « machines » remplacent lorsqu’ils arrivent à l’âge de la retraite, épuisés et sans plus d’espérance de vie de « consumer quoi que ce soit », avec les jeunes étudiant.e.s qui ne trouveront plus d’emplois dans ces secteurs d’activités numérisés, avec les chômeur.e.s toujours plus nombreux.ses et de moins en moins protégé.e.s, qui se retrouvent licencié.e.s pour cause de « restructuration », toutes et tous perdant en liberté, autonomie… quand elles (« machines ») ne cotisent socialement et fiscalement rien d’autre, qu’à la distribution indécente de dividendes, attribués à leurs propriétaires privés de moins en moins consentant (de plus en plus sécessionnistes quoi) à financer le modèle social d’un « Etat providence »…?

    Ou… cyniquement… contentons nous de ça : « Heureusement que cette citoyenneté de « zone de non droit… »… pour qui l’espérance de vie en bonne santé, arrivée à l’âge de la retraite, recul plus vite qu’explosent les dépenses contraintes et « impôts injustes », recul plus vite qu’il lui faut plus de 6 générations, pour espérer prendre place dans la file d’attente de « l’escalier social », recul plus vite que les menaces de dérèglement climatique, de perte de biodiversité, de pollution, de guerres commerciales, monétaires, de « civilisation » (sur fond de « compétitivité » de croissances démographiques et de ventes d’armements patriotiques, à qui convoite de consumer plus d’1,7 planètes par an de refouler des réfugié.e.s… et raréfactions des ressources) en font les premières victimes (2018 : plus de 612 personnes SDF sont mortes)… et à qui les messages de « cancer de la société », de « rien », « fainéant.e.s », « illettré.e.s », « casseur.e.s », etc… sont « destinés »… heureusement donc que ces messages, et mécanismes d’exclusion « sociétale » la découragent de défendre ses droits en les faisant valoir, la dissuadent de ne pas avoir peur de la « légitime » violence policière, patronale, etc, la « distrait » de son absence de « représentativité », et la convainquent de s’abstenir de voter, ou de voter blanc, nul… ? Certain.e.s pensant que comme il faut commencer quelque part (pour parler d’une « politique de l’exterminisme ») autant s’en prendre à ce que la « droitisation » de la société trouve « inassimilable » …? » »

    https://l.facebook.com/l.php?u=https%3A%2F%2Fwww.mortsdelarue.org%2Fspip.php%3Farticle14%26fbclid%3DIwAR3IWQbmnXohVkooj3el64Tv_k9PpVMyenZUAMEsSDjyB4Uo1Uyqh-vmpN0&h=AT0vhUSz2zhpT2qLsXAQUvz2ovOdN3qTKSW1D4ZH-fr2MSx_cS3muWRSZex_LGcRzfSDO6NqHhAnNhyalSmNFO6WePz4eB2rUk9ffIc3z9XpiEdPESgbG3c-GL8e-nUa3moJPux1FifBQNsL

  5. Billet court et sans appel ! Merci.

    Il faut en effet liquéfier le plafond de verre, encore bien solide. Bien trop solide.

    L’info est là, mais est véhiculée par des médias mainstream dont les revenus dépendent de la publicité si bien que dans un journal de référence comme Le Monde l’on peut trouver cote à cote une info attestant de la gravité de la situation concernant le climat ou la biodiversité, et une pub pour SUV.

    De fait l’achat de tout journal comportant de la publicité finance indirectement les énergies fossiles.

    Dans mon entourage, j’entends des gens, parfois des amis, ou des enfants de ces amis, me dire se préoccuper du réchauffement climatique, puis un autre jour j’apprends que l’un ou l’autre prendra l’avion pour aller au bout du monde, ou sur le territoire national, et à chaque fois de me dire qu’ils ont une bonne raison de le faire.

    Bref, ils savent, mais l’engagement n’est pas total, il est partiel, et on s’autorise des exceptions. Alors que tout comme lorsque nous sommes en guerre (ici la guerre contre le réchauffement climatique et la disparition de la biodiversité), l’engagement ne peut être que total. C’est entendu, les solutions ne pourront être que collectives, mais encore faut-ils qu’une masse critique de personnes exemplaires se forme pour que nous nous acheminions vers ces solutions collectives.

  6. Il ne me plait guère d’être un coucou dans les commentaires du message de Cédric que je remercie de m’avoir ému. Sur le blog de Paul que je ne remercierai jamais assez de m’apprendre tout ce qu’il m’enseigne.
    Oui, coucou, car je veux signaler cette résolution sur la résilience alimentaire des territoires qui sera portée par les sénateurs François Laborde et Joël Labbé et débattue au sénat le 12 décembre prochain à l’initiative d’un citoyen Stéphane Linou à qui il faut s’intéresser.
    Oui, coucou car cela sans doute nous éloigne-t-il un peu du sujet. Mais pas tant que cela toutefois, car je garde au fond de moi cette conviction que si nous tirons le fil de l’alimentation, surtout à l’échelle communale, nous pourrons dérouler la pelote politique et ainsi entreprendre de réparer et de proposer un autre cadre.
    Naïveté de ma part, penseront certains ? Je ne le crois pas car tout est relié. Et le nouveau cadre si cher à Paul nécessite d’être enfin défini.
    Rendez visite au site Adrastia.
    Procurez vous la revue dont Pablo Servigne est à l’origine : Yggdrasia

  7. « L’engagement ne peut être que Total » et pourquoi pas Exon Mobil, Shell, Aramco,

    Avec toute ma tendresse pour cette blague à deux balles, Pierre de la tribu des Queralt’s.

  8. Merci mais il y a un truc,
    le moment ne se décrète pas, il existe l’empathie, et plus il y a de souffrance plus il y a d’empathie, attendez donc la souffrance pour voir des réactions. C.Q.F.D.
    N’y voyez aucun état d’âme.

    1. Pour un grand changement, il faut nécessairement une phase de mûrissement. La Nature ne fait pas de saut, et les sociétés humaines pas forcément non plus.

      Que ce soit la souffrance, et l’empathie envers cette souffrance, qui fasse éclore ce mûrissement, je n’en suis pas persuadé. Mais éclosion il y aura oui – et alors des moments, des opportunités se présenteront.

      En attendant, je recommande de ne pas désespérer. La prise de conscience peut être lente, elle avance cependant.

      Après la prise de conscience… restera bien sûr à poser la question de la méthode. Grande question, étant donné qu’à ce jour, il n’existe pas de solution au problème « Empêcher un réchauffement catastrophique sans faire s’effondrer l’économie mondiale y compris la faible prospérité des plus pauvres »

      1. « Je vous demande de ne pas désespérer.  » Merci mais ce qui est bien avec un tel combat c’est que les demandes des autres n’ont plus aucun effet.

  9. Chères toutes, Cher tous,

    Juste un lien de la photo de l’article du journal Local du Gâtinais reprenant l’action solo que je mène sur des communes du Loiret chaque vendredi.
    Je rajoute deux intentions pour porter l’action :
    Je fais vœux de silence le vendredi
    Je jeune du jeudi soir au vendredi soir

    https://framapic.org/gallery#UElVl7qHKXBh/rEeNIeCp4cGP.jpg

    Mon projet est de faire écho moi le vieux de 61 avec le mouvement de grève des jeunes pour le climat chaque vendredi.

    La seule exception est la pluie qui est rédhibitoire pour ma santé.

    L’impact est incroyable, le fait de ne pas parler, chose que j’explique avec un petit panonceau est en fait une super accroche des passantes et passants.

    Je suis chaque fois contrôlé par les forces de l’ordre. Ils contrôle mon identité, Ils me prennent en photo, parfois ils m’intimident en me signifiant que je risque la garde à vue et / ou me provoque pour que je parle.
    Ce que je fais avec mon carnet et mon stylo.
    Et comme je ne suis pas verbalisable en l’état de la législation il me laisse déambuler dans l’espace public.

    Alors rejoignez moi dans la ville que vous choisirez,
    Inventez votre slogan,
    Inventez votre mise en scène

    et créons une « Universelle » des protestation en « solo » pour la sauvegarde du vivant dont l’espèce humaine.

    Allez comme toujours avec toute mon humaine tendresse, bizz, Pierre de la tribu des Quel Art’s.

      1. Cher Georges,

        Dois comprendre que vous êtes du Loiret ?

        Merci pour l’info, j’avais zappé la Rep.

        Bonne et Belle journée, Bien à vous.

  10. @ Cédric, « sidération, inertie, déni souffrance, folie » : merci de crier ces enchaînements. Tu n’es pas seul à vivre ainsi la situation.
    PS – Le Monde paru ce mercredi a fait sa Une (avec ses 2 premières pages) sur : « La hausse incontrôlé des gaz à effet de serre ».

    1. Deux signes d’espoir – incertains sans doute, comme tous les signes, mais réels :

      – Aux États-Unis, la bonne tenue dans les sondages de la candidature Warren à l’investiture démocrate. Car si elle était élue, Elizabeth Warren entreprendrait non seulement de lutter contre les émissions massives de GES de son pays, elle mettrait dans la balance l’influence mondiale de son pays

      – En Chine, le mouvement « dur » pro-démocratie à Hong Kong. Certes, ce n’est pas demain que la Chine aura un régime démocratique, mais la détermination des manifestants de Hong Kong est peut-être le signe qu’un feu couve sous la chape de la dictature, et qu’une démocratie dans la seconde et bientôt première puissance mondiale est pensable à moyen terme. Or, les démocraties ont dans l’ensemble un meilleur bilan carbone que les dictatures

  11. La lutte a déjà commencé Cédric. Il ne faut pas désespérer mais comme tout mouvement au début les rangs sont vides. Indéniablement, la prise de conscience est là. Mais comme pour tout , il faut un déclencheur pour faire basculer le monde dans l’après capitalisme…..Est ce qu’il sera social?climatique? économique? Je n’en sais rien. Mais, nous devrons être prêt pour apporter nos réponses le moment venu.
    Il ne faut pas s’attendre à ce que nos gouvernements occidentaux gangrenés par les forces du capital modifient en profondeur les règles du jeu…..La compétition, le profil, le chacun pour soi, l’atomisation de la société en individu roi dont la réussite ou l’échec ne proviendrait que de ses propres choix, autant de concept qu’il sera difficile mais pas impossible de déboulonner le moment venu. Laissons le capitalisme mourir de sa belle mort à savoir son incapacité de vivre durablement dans un monde fini. Le secret , il est là. On est dans un monde fini. Les économistes des siècles derniers ne pouvaient pas l’imaginer. Eux, ont grandit dans des récits de conquêtes humaines. Leurs modèles de croissance perpétuelle semblaient écrit dans le marbre , ils n’ont pas pu imaginer la formidable puissance de « l’Homme science ». Ils n’ont pas compris que l’homme lui même pouvait devenir une force de la nature. Son génie créatif en fait un agent déséquilibrant dans ce monde fini. Les outils de production actuel font que le capitalisme devient totalement absurde. Aujourd’hui, on est au bout de l’histoire. Bien entendu, la classe dominante qui tire sa force de son capital ne voudra jamais le remettre en cause. Mais c’était comme le droit du sang des seigneurs, il arrive un moment où la puissance des idées nouvelles emporte les anciennes. C’est juste une question de temps…………..

  12. Reprise d’un ancien commentaire:
    Une partie de nos contemporains est plus préoccupée par un autre péril, plus immédiat, c’est à dire pas à l’échéance 10 ans mais demain, celui de la paupérisation. La peur d’avoir froid, la peur d’avoir faim, la peur d’un avenir « professionnel » déliquescent. Boulots de merde, salaires de merde, logements de merde. Application des nouvelles règles de l’indemnisation du chômage depuis le 1er novembre, épée de Damoclès des retraites.
    Pour beaucoup le risque misère (matérielle et mentale) c’est aujourd’hui, le risque environnemental c’est demain… Et demain est un autre jour.
    Addenda:
    Mon fils ainé et ses copains, jeune travailleurs précaires, vont aller à Paris le 5 décembre pour manifester (pour la première fois) et tout casser si possible. Leur haine des forces de l’ordre et intense après une année de répression brutale des Gilet Jaunes. Vivoter, supporter le quotidien à coup de jeux vidéos, de bière et de joints, ça commence à bien faire. Ça bouillonne de rage. Plus rien à perdre, si ce n’est un œil. Pourquoi pas la vie, au point où on en est. Voyez ce qui se passe en Irak et en Iran.
    @Cédric Chevalier: « Assis à ce bureau, entouré de collègues qui travaillent ». Il y a des conditions propices aux angoisses environnementales.

    1. Il faudra bien pourtant que Gilets jaunes et ER fassent cause commune.
      D’ailleurs ce serait caricaturer les Gilets jaunes que de dire qu’ils se désintéressent de l’écologie.
      Idem pour ER, où une majorité écrasante est consciente de l’impasse capitaliste.
      Ce sont deux attitudes, mais la cause systémique qui motive la lutte de part est d’autre est la même.

    2. Arkao pourquoi pas la vie oui, si tout le monde mettait sa vie sur la table pour changer de système ça se passerait autrement.
      Mais vous semblez un peu tous Peureux.

  13. 1972 – rapport Meadows sur « Les limites de la croissance » : on n’a rien fait (au passage bravo aux hippies génération Jorion !)

    2005 – « Effondrement » : Jared Diamond, on n’a rien fait. Là, le coupable, c’est moi.

    2020 : Pourquoi se mettrait-on a faire quelque chose maintenant ? Allo Greta ???

    C’est foutu. Même si, je l’admets, désormais ça titille tous les gens que je croise.

    Concernant les changements climatiques, il y a un article paru dans le Spiegel en janvier 1990 qui m’avait forcément marqué puisque j’y pense et j’oublie encore aujourd’hui. Oui, parce que mine de rien, le changement climatique et ses effets catastrophiques, les scientifiques nous en parlent depuis environ 1985/86.

    C’est une interview d’un professeur Budyko, chercheur soviétique qui aurait le premier alerté sur ces risques au début des années 1970. L’article est intitulé « Retour au paradis ? ». Avec le « ? » ajouté par les journalistes, car le prof. Budyko avait l’air parfaitement certain de son fait. Après plus de 20 ans d’étude, il prévoyait que la terre serait bien plus luxuriante, confortable, propice à la vie, y compris pour nous les êtres humains, avec quelques degrés de plus. Avec juste des morts durant une phase de transition relativement brève rapportée à notre histoire. Pour arriver à cette conclusion il se basait non pas sur des modèles informatiques, mais sur ce qu’on savait des climats du passé (p. ex. Sahara verdoyant il y a 8000 ans). Son nouveau message était : il ne faut surtout pas lutter contre le réchauffement climatique, mais il faut absolument se préparer sans tarder ! Par exemple en élevant des digues là où nécessaire, en prévoyant les futurs déplacements de populations, des actions de ce genre. On n’a rien fait (ou si peu) et c’est 30 ans de perdus.

    Pourquoi ferait-on maintenant dans une sorte d’économie de guerre ? Je déplore mais je comprends que mon fils ne veuille pas faire d’enfants. Parce que c’est foutu pour la majorité d’entre nous. Pas pour l’être humain, dont les survivants continueront d’évoluer dans une nouvelle civilisation pastorale. Ils pourront même encore jouer du Mozart et du blues, parce que pour le rock/métal y aura plus les instruments. Mais en fait je m’en fiche un peu, puisque je ne serai plus là…

    Pour ceux qui lisent l’allemand, l’article est ici :

    https://www.spiegel.de/spiegel/print/d-13496606.html

    Alors ce sont peut-être mes élucubrations, mais elles ne sont pas plus ridicules que de prôner l’avènement de robots artificiellement intelligents…

    Et pensez aux survivants du futur, plantez des cormiers (sorbus domestica).

  14. Pour comprendre l’inertie quasi générale : le Bug humain (Sébastien Bohler, chez Robert Laffont). Le vieux précepte socratique « Connais-toi toi-même » est toujours d’actualité, à tous les niveaux !

    Les mécanismes de la sélection naturelle qui nous ont permis de devenir espèce dominante comportent des effets collatéraux qui nous mènent à notre perte…

    Lire aussi l’Entraide, l’autre loi de la jungle (Servigne et Chapelle, les Liens qui libèrent). Un extrait (chapitre l’Opportunité des catastrophes globales) :

    « Le climat est typiquement un cas de dilemme social : le coût individuel des mesures à prendre est très grand comparativement aux bénéfices collectifs, perçus comme lointains et globaux. Or, aujourd’hui, nos sociétés fonctionnent sur la logique – très problématique – des bénéfices individuels (privés) et des coûts collectifs (publics). Pour lutter contre le réchauffement, on compte sur l’exact inverse : des coûts individuels (pour chaque État ou chaque citoyen) et des bénéfices collectifs (une stabilisation du climat et un mieux-être global). Et l’on s’étonne que cela ne fonctionne pas ! »

    Ce livre est à mon avis essentiel, car il indique par ailleurs les principes de mise en place d’une entraide efficace, qui sera vitale une fois la catastrophe climatique et ses répercussions tous azimuths enclenchées. Nous y couperont d’autant moins que les prévisions officielles des scientifiques font l’objet d’un processus de consensus qui les modère probablement (voir https://www.les-crises.fr/voila-la-veritable-raison-pour-laquelle-certains-scientifiques-minimisent-les-risques-du-changement-climatique-par-dale-jamieson-michael-oppenheimer-et-naomi-oreskes/).

    Les actions individuelles de protestation ne sont pas inutiles, bien qu’elles ne puissent avoir aucun effet direct sur nos dirigeants : elles fournissent au public une information qui ne sort des médias qu’au compte-gouttes, et peuvent donc préparer l’opinion publique à comprendre la suite des évènements. Mais c’est probablement trop tard : ça se révolte dans tous les coins en se trompant d’objectifs, et si les politiques voulaient faire ce qu’il faut, ils ne pourraient pas, n’ayant pas préparé l’opinion à temps.

  15. Ceux ici qui croient que la manif du 5/12 va dans leur sens (éviter l’effondrement) se fourrent le doigt dans l’oeil. Cette manif exige plus de pouvoir d’achat. Le pouvoir d’achat est un synonyme de pouvoir de destruction.
    Ces gens manifesteront donc pour accélérer l’effondrement – inconsciemment.

    1. @Danthinne Jean
      « Le pouvoir d’achat est un synonyme de pouvoir de destruction »
      Devons-nous en déduire que vous êtes un être d’exception ne mangeant pas, ne buvant pas et dormant à la belle étoile ?

    2. « Ces gens manifesteront donc pour accélérer l’effondrement »
      Ou autre possibilité: « ils manifesteront pour éviter leur effondrement » – consciemment à priori…

  16. Je réponds entre autres à ce que disait Hervé Babin beaucoup plus haut concernant les propos d’Annick de Souzenelle. Je suis bien d’accord avec elle lorsqu’elle dit que l’extérieur est aussi l’expression de ce qui est à l’intérieur de l’Homme.
    On peut en être conscient et pour autant ne pas adhérer forcément à quelque spiritualité que ce soit.
    D’ailleurs à mon sens, le simple fait de réduire « cet aspect » de la crise à la seule vision spiritualiste (et de là, religieuse) est propice à éloigner plus d’un de cette prise de conscience.

    Et je n’éprouve pas pour ma part « une souffrance spirituelle incommensurable » devant le spectacle de la dégradation de la nature, par exemple, mais tout à la fois de la tristesse et de la rage.
    Par contre ce que je crois c’est que l’ancrage résolu dans la vénération de l’objet qui est la marque de nos civilisations laisse en souffrance chez tout être humain quelque chose de l’ordre de son humanité, laquelle ne se nourrit pas que de pain (et de toujours plus d’objets manufacturés…).
    Je me réferre plutôt à cette part non maîtrisée de l’être humain qui lui fait faire « toutes les bêtises possibles » (dixit Annick de S.), qu’il aurait tout intérêt à connaître un peu mieux, et que par chez moi… on nomme «l’inconscient ».

  17. Oui enfin tout ça c’est bien mignon mais je vous laisse j’ai des emplettes à faire, c’est Black Friday ! Et le kit de recharge écolo photovoltaïque de mon iPhone est carrément bradé de 0,5$ sur Amazon. Je fonce !

  18. Chères Toutes, Cher Tous,

    SOLASTALGIE

    https://www.lemonde.fr/m-perso/article/2019/06/21/les-francais-gagnes-par-l-angoisse-climatique_5479761_4497916.html

    Et ça nous a touché mon épouse et moi-même il y a environ 18 mois. C’est proche de la dépression.

    Aujourd’hui après quelques mesures, dont la participation à un atelier du « Travail Qui Relie » dont parle Pablo Servigne nous allons mieux. Cela reste fragile et c’est la raison pour laquelle j’ai choisi la mise en action tous les
    vendredi en promenant le « Fantôme de l’espèce Humaine ».
    D’ailleurs pour le vendredi noir, l’homme en blanc déambulera à Orléans.

    Bonne et Belle fin de journée, Bien à vous et comme toujours avec toute ma tendresse, Pierre de la tribu des Quel Art’s.

  19. Breaking news :
    Rhâââ la poisse : j’apprends à l’instant que des militants écolos bloquent le dépôt Amazon de Brétigny/Orge. Si ça se trouve, je vais même pas recevoir mon coli en 24h chrono avec mon compte Prime.
    Salauds d’écolos !

  20. Marrant personne ne souligne le vrai et unique problème !
    Tant que l ‘objet sera synonyme de statut social , rien ne changera !
    Donc rien ne changera jamais , entrainez vous plutot a survivre , agissez utile , le blabla c’est pour celui qui a déjà perdu !!
    La sélection naturelle , la destruction créative, c’est pour bientot !!!

  21. Bonjour Monsieur Chevalier,
    Vous écrivez « Une envie d’hurler au fou s’empare de moi et ravage ma conscience ».
    Si je puis me permettre une question personnelle, depuis quand ressentez-vous cette envie de hurler ?
    Parce que moi, il y a trente ans, j’étais écolo, je faisais signer des pétitions pour la forêt amazonienne, les baleines, les éléphants, sans parler de l’agriculture biologique … et j’avais envie de crier au fou.
    Puis j’ai cessé de crier au fou.
    Parce qu’une personne qui crie au fou pendant une longue durée met sa santé mentale en péril.
    Pendant trente ans, j’ai cessé de crier au fou pour préserver ma santé mentale.
    Jusqu’au moment où l’évidence m’est revenue comme un boomerang.
    Maintenant j’ai de nouveau envie de crier au fou, mais je sais pourquoi les autres ne le font pas.
    Ils sont dans le déni.
    Le déni est un mécanisme de défense.
    Je cite une psychologue :
    « Le déni désigne un refus de reconnaître la réalité d’une perception traumatisante. Il s’agit d’un mécanisme de défense inconscient qui constitue une protection nécessaire devant la réalité si angoissante qu’elle peut provoquer un effondrement psychique. Il permet de préserver le sentiment de sécurité et protège de l’angoisse. »
    (le texte provient de http://www.psychologueparis-7.fr/mecanismes-de-defense-le-deni/ )

    Tant que nous n’aurons pas compris les mécanismes inconscients qui nous *protègent* de l’angoisse, nous ne pourrons pas avancer d’un millimètre. Au contraire, plus la situation s’aggravera, plus les gens seront dans le déni.

    Avoir envie de crier au fou, ou crier au fou, ou l’écrire dans le blog de Paul Jorion (qui n’est lu que par ceux qui sont déjà convaincus) ne sert à rien.
    Ce qui est utile, c’est de FAIRE et le DIRE.
    « Je ne mange de la viande rouge qu’une fois par mois, parce que c’est meilleur pour ma santé et c’est meilleur pour la planète ».
    « Je mange frais, bio, local, et de saison, et mon régime est à base de végétaux non transformés. C’est le meilleur régime pour la santé et c’est meilleur pour la planète ».
    « Je ne prends pas l’avion pour aller de Paris à Nice. Je prends le train. C’est plus agréable de regarder le paysage, c’est plus confortable, et c’est moins destructeur pour la planète ».

    Ce conseil a été donné par un membre du GIEC dans une conférence TED dont je ne retrouve plus la trace. D’ailleurs je me méfie des conférences TED car la vidéo sur internet est la *première* source de gaz à effet de serre !

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