La rébellion contre l’extinction, par Vincent Burnand-Galpin

Ouvert aux commentaires. Si de nombreuses ONG agissent depuis plusieurs décennies pour sensibiliser les citoyens et les États aux enjeux…

Vous devez être connecté pour lire le contenu complet de l'article. Vous pouvez vous abonner ici

Partager :

4 réflexions sur « La rébellion contre l’extinction, par Vincent Burnand-Galpin »

  1. « Dans les situations de drame politique intense, les gens oublient leur peur et décident de se tenir aux côtés de ceux qui se sacrifient pour le bien commun. »

    Par expérience, pour avoir suivi l’occupation de la place du Châtelet à Paris, il me semble que nous n’en sommes pas encore là, du moins en France. L’occupation était tout à fait pacifique, elle a duré 5 jours, dont une journée où cette occupation a débordé sur la rue de Rivoli jusqu’à l’Hôtel de Ville mais sans atteindre la place. ER a bénéficié manifestement de la bienveillance de la Mairie de Paris. Ce qui est tout à son honneur. Le mouvement a décidé par assemblée générale de ne pas continuer l’occupation le week-end, si bien que le camp a été levé le samedi matin aux aurores même si la veille la présence policière était évidente aux abords de la place, alors que les jours précédents elle s’était faite très discrète. Il n’y a donc pas eu confrontation. Une soirée eut des airs de Nuit Debout lorsque la rue de Rivoli fut occupée. Il y avait du monde, mais sans que l’on puisse dire qu’il y avait véritablement foule. Tout ça pour dire que je n’ai pas eu le sentiment qu’on était en face d’un « drame politique » pour reprendre l’expression de Roger Hallam. Le mouvement se cherche sans doute encore, entre les opérations très ponctuelles qui peuvent s’assimiler à ce que faisait déjà Greenpeace, et des occupations de type Nuit Debout où l’on tient un lieu tant qu’on peut.
    Les marches pour le climat quant à elles, en France, ont drainé beaucoup plus de monde, sans doute autour des 40 000 personnes à chaque fois. Sauf erreur de ma part, ces manifestations ne font pas boule de neige, le nombre des manifestants est resté relativement stable.
    Il manque encore l’élément déclencheur qui fera descendre les foules dans la rue.

  2. L’analyse qui est faite concernant les manifestations de Leipzig en 1989, laisse entendre que c’est la progression et ensuite le nombre de manifestants qui a dissuadé les dirigeants de la RDA de faire intervenir les forces de l’ordre. La réalité est un peu plus complexe, c’est le fait que le nouveau dirigeant de l’URSS, Gorbatchev, avait laissé entendre qu’il n’interviendrait pas en cas de troubles en RDA, c’est donc très certainement cet élément qui a permis aux manifestations de prendre de l’ampleur et aboutir à la ‘chute du mur’.

    Je me souviens parfaitement de ce que l’on avait connu en 1968 : l’odeur de liberté qui flottait partout après le déclenchement des évènement du mois de mai en France, le communisme à visage humain que voulait instaurer Dubceck en Tchécoslovaquie et la réaction de Brejnev, dirigeant de l’URSS à l’époque, qui envahit avec l’aide des autres pays du pacte de Varsovie, le pays et la capitale Prague, fin août, mettant ainsi fin brutalement au ‘printemps de Prague’.

    J’avoue que je n’en menais pas large à l’époque car incorporé au service militaire depuis 3 mois, nous avions été mis en état d’alerte en pleine nuit (paquetage et arme prête), j’ai tout de suite pensé à mon grand-père qui avait combattu en 14-18, à mon père qui avait combattu en 40-45 et pesté contre ces dirigeants qui nous concoctaient une guerre à chaque génération…

  3. Bonjour et merci pour toute ces réflexions. L’autre jour, en marchant dans le métro, je me suis fait à mon tour la réflexion suivante, tout en observant autour de moi : l’important aujourd’hui est surtout de se préparer. Beaucoup désespèrent, à-quoi-bonnistes, ou résignés ; d’autres s’agitent un peu trop vite, voudraient en découdre tout de suite, et s’épuisent. D’autres encore souffrent dans leur coin, ou essaye de profiter encore du système tant qu’il est encore temps. Certains enfin font le choix de l’insouciance et préfèrent regarder ailleurs. Le plus grand nombre plaide l’impuissance. Mais l’important est de se préparer. Les prémisses d’un basculement du système, néolibéral pour faire court, sont là. Il faut donc se préparer. Chapeau, à ce titre, au blog, qui persévèrent et participe, à ce titre activement, à cette préparation, d’abord intellectuelle, et qui a sans doute éclairé beaucoup d’entre nous et permis d’un surcroit de lucidité. A d’autres de relayer, d’apporter une contribution aussi minime que cela soit autour de soi, et de se mettre en état de préparation. Aujourd’hui encore, les résultats politiques en Espagne alertent, et montrent un signe, encore, de la fissuration du système. Et sans préparation, en cas de bascule, il y aura de grandes (mal)chances pour que cela se fasse mal…A chacun donc de s’armer l’esprit et le cœur le plus possible…

Les commentaires sont fermés.