Archives par mot-clé : énergie

Il fait très chaud. À qui la faute ? – Retranscription

Retranscription de Il fait très chaud. À qui la faute ? Merci à Cyril Touboulic !

Bonjour, nous sommes le jeudi 26 juillet 2018. Et aujourd’hui, je vais faire une chose que je n’ai jamais faite : je vais faire deux vidéos à la suite, je vais les enchaîner. Elles sont toutes les deux sur le même thème. La première va s’appeler « Il fait très chaud » et la seconde, c’est « M. Trump a de plus en plus chaud ». Dans ma tête, au départ, je voulais faire les deux en même temps, et puis, non, c’était trop compliqué. Alors, je fais d’abord dans l’ordre : « Il fait très chaud ».

Il fait très chaud. C’est la canicule sur une partie de la France. Ici, à Vannes, heureusement, il fait très chaud mais ce n’est pas la canicule, c’est supportable, mais il fait très chaud. Et c’est un savant que je voyais l’autre jour – je ne sais plus s’il était américain ou s’il était anglais – qui disait : « On appelle ça « canicule », et vous verrez dans dix ans, on appellera ça l' »été », et ce sera extrêmement dangereux parce qu’on se sera habitués à l’idée qu’il fasse extrêmement chaud. »

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Le mot grand absent du débat politique, par écodouble

Billet invité.

Dans tous les pays, les campagnes électorales – ces mascarades qui nous font croire que nous vivons en démocratie (1) – se suivent et se ressemblent par le fait que la médiocrité s’affirme, les années passant, en pleine croissance chez les peuples, les candidats, les candidates et les médias.

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Indexer la monnaie sur l’énergie : c’est déjà le cas, par Stéphane Feunteun

Billet invité, en réponse au billet de Jérôme Naly « Mon grand-père a une idée géniale : indexer la monnaie sur l’énergie ». Le billet est ouvert aux commentaires.

Le malentendu persiste au sujet de la « monnaie-énergie ». Notez que je préfère être assimilé à un papy gâteux qu’évacué d’un revers de main en tant que militant décroissantiste inculte ; au moins on peut essayer de discuter. Pour ce qui me concerne, je n’essaie pas du tout de plaquer cette idée sur le système existant (ce qui donne effectivement des choses bizarres, surtout quand on part d’un exemple particulier, et encore plus quand celui-ci est éloigné de la réalité des échanges), ce que j’essaie de faire, à tâtons, est d’entrevoir la logique qui sous-tend le fait établi (constat) que le PIB mondial est un multiple constant de la quantité d’énergie primaire consommée dans l’année. J’essaie de n’avoir aucun a priori par ailleurs.

Une partie de la confusion semble venir d’une mauvaise appréhension des ordres de grandeur. Prenons l’agriculture: on est à 20 000 lieues du charmant coin à morilles de pépé René ; aujourd’hui les surfaces agricoles sont des substrats quasi-inertes sur lesquelles on déverse à l’aide de machines diesel les éléments nécessaires à la pousse de l’unique espèce qui nous intéresse (la croissance se fait sans interaction avec les écosystèmes environnants). À part les semences (quoique), tous ces intrants (engrais NPK et pesticides) sont dérivés directement ou indirectement d’hydrocarbures. L’industrie agricole dépend totalement de l’industrie pétrolière et pétrochimique.

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Mon grand-père a une idée géniale : indexer la monnaie sur l’énergie, par Jérôme Naly

Billet invité

Ainsi parlait mon pépé René:

« Quand j’étais petit, la monnaie avait de la valeur. La preuve: il me suffisait d’aller à la banque et j’échangeais mes billets contre de l’or. Ça c’est quelque chose non ? Mais de nos jours, plus rien n’a de la valeur. Regardez les jeunes comme ils dépensent sans compter. L’énergie par exemple; toujours que je suis derrière eux à éteindre la lumière. Ah, si la monnaie était indexée sur l’énergie, ils comprendraient vite la valeur de l’énergie, moi je vous le dis !  »

Sacré pépé, il confond le prix et la valeur. Remarquez qu’il n’est pas le seul. Moi aussi j’ai mis longtemps à assimiler que le prix ne reflète pas la valeur des choses, mais seulement les rapports de force dans la société. Ceux qui, comme mon grand-père, veulent indexer une monnaie sur l’énergie pour forcer la société à tendre vers la sobriété, se trompent, car ils sous-entendent implicitement qu’un prix reflète nécessairement une valeur. A leurs yeux, tout prix exprimé dans une monnaie fondée sur la ‘valeur énergie’ refléterait nécessairement le contenu en énergie d’un bien de consommation.

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Le problème de l’énergie est-il bien posé ?, par Jean-Paul Vignal

Billet invité

L’agence américaine d’information sur l’énergie (IEA) a diffusé à la fin du mois de mai une information qui a beaucoup agité les milieux spécialisés et relancé la polémique sur la transition énergétique dans ce pays. Elle a en effet annoncé qu’elle ramenait ses prévisions d’exploitation du gisement de pétrole de schiste dit de Monterey, en Californie, de 13,7 milliards de barils à 600 millions de barils, soit une réduction de 95,6 %. Le pétrole n’a pas disparu entre la dernière estimation haute publiée en 2012 et aujourd’hui, mais l’IEA reconnait que les technologies actuelles d’extraction ne permettent d’avoir accès qu’à 4,4 % des réserves disponibles.

Les adversaires de l’exploitation du gaz et du pétrole de schiste en ont immédiatement profité pour relancer le débat sur l’urgence d’un changement radical des habitudes de consommation d’énergie, et du mix énergétique retenu pour la satisfaire, à peu près au moment où l’Agence pour la Protection de l’Environnement (EPA) présentait par ailleurs une version plus musclée de son Clean Power Plan de réduction des pollutions émises par les centrales électriques.

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LA SURVIE DE L’ESPÈCE SELON FRANÇOIS RODDIER

Vendredi dernier, à Lausanne, j’ai eu l’occasion de discuter avec Oil Man qui, comme son nom l’indique, est un super-héros.

Son alter ego dans la société civile (non, ce n’est pas Peter Parker), Matthieu Auzanneau m’a recommandé de m’intéresser, toutes affaires cessantes, à l’oeuvre du physicien et astronome François Roddier.

Je viens de visionner la vidéo ci-dessous, que je vous recommande ; cela dure une heure et demie, mais je vous assure qu’à l’arrivée, on n’a pas le sentiment d’avoir perdu son temps.

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Déchirement au sein des « amis », par jducac

Billet invité.

Cher Monsieur,

Depuis 9 mois vous n’avez plus l’occasion d’entendre jducac qui hantait votre blog depuis 2009. Mais j’observe toujours votre cheminement.

Si certains de vos amis se sont déchirés au Havre, sachez que d’autres, qui n’y étaient pas, peuvent sans problème vous soutenir sur certaines de vos propositions dès lors qu’elles émanent d’un humaniste, loin d’être sectaire, et en cela ouvert au dialogue et à la recherche de solutions de progrès.

Je suis heureux que vous appréciiez les travaux de J.M. Jancovici . Cela devrait finir par vous faire découvrir que fondamentalement, le capitalisme n’est rien d’autre que l’exploitation d’un processus physique s’appuyant sur « le capital » dans lequel l’énergie alimente le moteur. L’argent, la monnaie, la finance, sont des éléments utiles mais aussi plus ou moins parasites qui n’interviennent souvent que pour permettre à une corporation incluant maintenant les politiques, de tirer leurs moyens d’existence. Supprimer la spéculation leur porterait tort sans mettre fin au capitalisme. L’intérêt serait de recentrer le problème sur la question essentielle (capitale) de l’énergie qui est indispensable à l’alimentation et la perpétuation de la vie.

Bien cordialement. jducac.

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