49 réflexions sur « Veille effondrement #93 – Climat : alerte rouge sur les investissements en énergies carbonées, par Olivier Passet »

  1. Merci. Beaucoup de choses justes dans cette vidéo.
    Une faille et pas mince. La baisse des émissions de GES de l’Europe n’est pas liée qu’à ses pratiques vertueuses (ou supposées telles: remplacer le nucléaire décarboné pilotable par des renouvelables moins décarbonées intermittentes, où est la vertu?). Elle n’est en fait qu’apparente. Si l’on fait le bilan des émissions exportées et de celles qui sont importées (les babioles chinoises fabriquées au charbon, pour l’essentiel), nos émissions ont bel et bien continué à croître. Comme les mondiales; et là, comme dit dans la vidéo, on n’est pas, mais pas du tout sur la bonne trajectoire. La France reste néanmoins, au niveau européen toujours, parmi les moins mauvais élèves -il n’y en a strictement aucun de bon-, grâce au nucléaire. Mais Jadot et Rousseau l’ont dit: en rénovant les passoires thermiques, on va pouvoir s’en passer.

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    1. « Mais Jadot et Rousseau l’ont dit: en rénovant les passoires thermiques, on va pouvoir s’en passer. »
      Ce n’est pas vraiment ce que je les ai entendu dire hier soir dans l’excellent débat sur LCI (merci à Ruth Elfkrief très pro). Ce n’est pas seulement la rénovation thermique, les énergies renouvelables, c’est tout un modèle de société qui est à transformer. IL faut comparer ce qui est comparable.
      Avec un modèle de société plus délocalisé, plus solidaire, la consommation énergétique et y compris électrique peut diminuer puisque des modes de consommations superflus disparaissent. Quant aux « babioles » importées de Chine, eh bien justement Jadot comme Rousseau ont proposé des mesures de protectionisme écologique.

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      1. Moins d’énergie oui (volontairement ou non!). Moins d’énergie électrique,même décarbonate, il va falloir nous expliquer comment: chauffage, bagnoles, démographie… Encore plus avec du protectionnisme. Relocaliser l’industrie (il faudra bien continuer à produire un peu, même en consommant -beaucoup, beaucoup- moins), c’est -aussi- plus de besoins en énergie électrique. Mais si vous avez un plan, je suis preneur. Faudrait surtout en parler au Shift Project.

        1. Achetez vous un vélo et mettez un kit électrique dessus si vous n’avez pas la condition physique , ne croyez pas que vous pourrez recharger une voiture electrique sur des panneaux solaires par contre une petite batterie d’1 kWH c’est envisageable , ça et 1 sac de riz de 20 kg et vous pourrez voir venir , franchement quand je vois l’insouciance des gens en général ça me rend dingue , le moindre choc va les mettre à terre

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    2. Michel, comme je le disais par ailleurs Yannick Jadot et Sandrine Rousseau o’t à mon avis les bonnes priorités cad faire reculer le nucléaire pour en sortir aïs après la trajectoire de réduction des emissions de GES soit assurée. C’était formulé plus clairement par Batho.

      Sinon oui vous avez raison la vrai question c’est celle de l’empreinte carbone en incluant toute la chaîne des biens et services produis/ consommés sur l’ensemble de leur cycle de vie.
      À ce stade j’ai trouvé très agréable de voir que Sandrine Rousseau citait précisément la comptabilité carbone, le besoin d’harmonisation et d’intégration comme un impératif. On voit qu’elle maîtrise quand meme bien le sujet.
      C’était dans l’entretien D’hier sur France Info que Pierre Yves avait signalé. Ou elle m’a d’ailleurs très agréablement surpris par la maîtrise de ses arguments et sa volonté assumée sur plein de sujets notamment les 3 internautes. (transports et fiscalité carbone, problématique sociale « gilet jaunes », faire porter un effort sur les plus forts revenus et patrimoines (y compris les retraités à Haut revenus) limitation de la masse des véhicules, planification etc).

      Elle était beaucoup plus à l’aise que Yannik Jadot qui était malmené par les journalistes cependant (et de façon caricaturale et assez insupportable) . Le discours de Sandrine Rousseau m’a semble plus crédible.
      https://www.francetvinfo.fr/politique/eelv/primaire-eelv/direct-primaire-ecologiste-suivez-en-direct-sur-franceinfo-les-interviews-de-yannick-jadot-et-sandrine-rousseau-quatre-jours-avant-le-second-tour_4779317.html

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      1. Petit étrillage en règle quand même de la part de Sylvestre Huet
        au sujet de la « sortie en 5 ans des engrais chimiques » dans l’agriculture
        https://www.lemonde.fr/blog/huet/2021/09/22/sortir-des-engrais-chimiques-en-5-ans-sandrine-rousseau/
        En tant qu’auteur du billet de 2013 ici sur les azo-cyborgs (https://www.pauljorion.com/blog/2013/07/25/nous-les-azo-cyborgs-par-timiota/)
        je ne peux qu’approuver que le débat sur ce sujet majeur monte en puissance, et soit pris pour la grande remise en cause qu’il représente aussi.
        Intéressant lien si vous n’allez pas cliquer chez Huet sur un article de bilan /scénario / projection de l’agro-écologie :
        https://www.inrae.fr/actualites/lazote-element-cle-developpement-lagriculture-biologique
        (J’entends à l’instant sur FC Mme Savigny (productrice écologique de Campesina je crois) que « 70% de l’agriculture est « à petite échelle » (genre déjà assez éco quoi), mais 70% de quoi ?
        70% de la production ? ou 70% des agriculteurs ? Question « impact mondial » ? « J’ai pas les chiffres »… ).
        Bref, il est bon que le débat sur l’alimentation soit articulé à toutes les échelles…

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          1. Timiota votre étude conclue à un taux de conversion en bio de 40 à 60% des cultures mondiales dans l’abstract… Rien que ça ce serait déjà très bien.
            Par ailleurs si on s’attelait aux pertes de la production alimentaire ça ferait encore un volant de transformation possible (33% est perdue ou gaspillée selon la FAO, http://www.fao.org/3/i2697f/i2697f00.htm#:~:text=Il%20r%C3%A9sulte%20de%20cette%20%C3%A9tude,milliards%20de%20tonnes%20par%20an.)

        1. Merci. Sujet bien trop pointu pour que je me hasarde à commenter. Va pas dans le sens des « vegan ». Equilibre difficile. Mais manger moins et mieux, la voie est tracée pour nos sociétés d’opulence. Débat ouvert aussi pour les apports en phosphore.

        2. Oui bien sur il faut regarder au détail et on ne peut pas faire du tout ou rien en 1 an et il n’est pas possible de tout basculer. Mais par exemple sortir des neonics et de certains produits graduellement, de réduire la déforestation liée au soja et viande en exces… Bref il y a de la place pour de l’action et des transformations sur le sujet Plutôt que le status quo c’est aussi ce que montre Jancovici.

      2. Désolé, mais les positions farouchement anti-nucléaire des Verts (et leurs meilleurs ennemis insoumis) sont pour moi rédhibitoires. La question de l’énergie est bien trop importante. Encore une fois, la calamiteuse « transition » allemande devrait nous ouvrir les yeux. C’est hélas le contraire qui se produit.
        Je respecte néanmoins votre position. Cordialement!

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        1. Michel, je n’ai pas la prétention de proposer un plan, je n’ai pas les compétences scientifiques pour le faire (à mon grand regret), mais je suis attentif à ce qui ce dit ici ou là (Adème, etc ..) et pas plus loin que sur ce blog à ce qu’écrit Timiota par exemple, qui lui est de formation scientifique, et ce qui ne gâche rien de très haut niveau. Dans son premier lien ci-dessous, il n’est pas dit autre chose que ce que je disais sommairement, à savoir que la composante modèle de société est un important levier pour faire diminuer la consommation énergétique, ici les intrants azotés dans l’agriculture, et en l’occurrence est-il précisé, la relocalisation fait partie de la boucle. La sortie du nucléaire, je vous l’accorde volontiers n’est pas chose facile, mais pas impossible si l’on s’en donne les moyens. Or les moyens, c’est avant tout du politique, des rapports de force qu’il faut établir. Le nucléaire n’est pas seulement une option énergétique c’est aussi un modèle de société associé. Donc sortir du nucléaire nous oblige, à changer de modèle.

          1. PS. Sandrine Rousseau hier dans le débat sur LCI a bien dit qu’il nous fallait conserver une filière nucléaire en France pour la bonne raison qu’il faut assurer le démantèlement des centrales nucléaires. C’est bien beau de construire de nouvelles centrales, ou de prolonger leur durée de vie, au bout du bout, il faut les démanteler, ce qui exige des compétences, un savoir faire. Bref, les écolos n’ont jamais dit qu’il fallait arrêter le nucléaire du jour au lendemain. Mais au moins ils se préoccupent du destin du parc existant des centrales nucléaires, on ne peut pas en dire autant des nucléocrates qui sont bien incapables de se projeter dans autre chose que le cadre du modèle existant (capitaliste, productiviste) alors que les défis écologiques vont exiger des transformations profondes dans nos sociétés, partout sur la planète.

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            1. « Nucléocrates incapables de se projeter dans autre chose que le cadre du modèle existant ». Je n’ai pas l’impression que ça correspond à la réflexion du Shift Project. Peut-être ai-je mal compris.
              Quant à l’abandon du nucléaire, défendu et obtenu par les copains grünen de nos Verts, il ne s’est traduit au bout de vingt ans et bientôt 400 milliards d’euros par quasiment aucune baisse de l’empreinte carbone du mix électrique allemand. Comme transition on fait mieux. Mais les Allemands consomment beaucoup trop de tout, c’est vrai. Chez nous bien plus sobres, avec encore 70% de nucléaire (20% au départ chez les Teutons) ça va être beaucoup plus facile. Quelques éoliennes et panneaux photomachin, un peu de biomasse et hop! Plus de nucléaire, plus de pétrole, plus de gaz, plus de charbon (même caché dans les babioles chinoises). La vie en vert est belle.
              Sandrine Rousseau devrait nous dresser la liste de quoi elle est réellement capable de se passer.

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              1. Michel, je ne pensais pas au shift projet, mais à des gens comme Xavier Bertrand, pas vraiment des adeptes de la transformation sociale.

                1. Dans ce cas, mes plus plates excuses. Evidemment si vous pensiez à Bertrand-des-Hauts…
                  Je ne dis pas (et eux ne le prétendent sans doute pas non plus d’ailleurs) qu’ils (le Shift Project) détiennent l’alpha et l’oméga de la solution au désastre, mais je trouve quand même leur travail (« in progress ») impressionnant. Je ne connais rien d’équivalent en France, ni peut-être ailleurs. Leurs portes sont ouvertes!
                  https://theshiftproject.org/

        2. Michel l’erreur est de prioriser la sortie nucléaire mais ce n’est plus le cas. Cela reste du « on va sortir à moyen/long terme ». C’est une différence importante.
          Apres dans la sphère politique quel sont les partis qui articulent globalement ces sujets autant en profondeur avec une Vraie compréhension des enjeux et une vraie conviction et non pas des arrières pensées électorales ?? Les ecologistes, LFI (mais sans grande activité depuis 2017), Bcp moins les socialistes… Et donc on fait quoi ?
          Avec en face un « parti de gouvernement » qui lance puis ruine la convention citoyenne sur le climat et se contredit à tout bout de champ sur ces sujets…. Vous pensez à quoi comme « autre offre politique » sérieuse, à défaut d’être parfaite?

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  2. Nous allons pouvoir identifier au cours des prochaines mois les  »politiques » qui n’ont pas d’autres projets que de continuer à nous faire perdre du temps.
    C’est cuit !

    Nous ne pouvons rien attendre non plus des plans de substitution imaginés pour une poignée d’humains.
    C’est cuit !

    Nous courons le risque que les pires scénarios deviennent la réalité pour l’espèce humaine.
    C’est cuit !

    Alors,
    nous devons d’ores et déjà porter la radicalité, quoi qu’il arrive,
    nous devons d’ores et déjà imaginer le nouveau système démocratique dans lequel seront prises très majoritairement des décisions extrêmement difficiles si nous voulons seulement continuer à vivre.

    Essayons au moins d’éviter de mourir en nous déchirant.

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    1. Logiquement vous devriez alors voter Rousseau 😀
      A moins que son niveau de radicalité soit encore loin du compte pour vous.
      Fallait entendre les commentateurs (à l’exception d’une femme) sur LCI après le débat Jadot-Rousseau, ils n’avaient pas de mots assez forts pour la dénigre, faire passer ce qu’elle avait dit pour pure folie.

      1. Sandrine Rousseau gagnerait toutefois à abandonner certaines notions trop jargonnantes pour un public non averti. Elle a ainsi évoqué l’intersectionnalité, l’homme déconstruit, dont elle a d’ailleurs cité un exemple en la personne de son compagnon dans la vie. Ces notions ont une signification, elles renvoient à ces concepts précis, l’homme déconstruit renvoie à l’homme qui a compris tout ce qui en lui relève du patriarcat et ainsi s’en abstrait, mais ils risquent de la faire apparaître radicale pour de mauvaises raisons. Ainsi des commentateurs certes assez lourdauds, lui ont reproché ses « postures ». C’est bien entendu un mauvais procès, il n’y a pas de postures, c’est une femme de conviction, pleinement engagée. Je comprends donc sa position qui est d’assumer pleinement sa radicalité, mais ce jargon ne va parler qu’à ceux qui sont déjà convaincus.
        Jadot de ce point de vue m’a surpris en bien, il est très à l’aise avec les concepts, à un moment du débat il a su intégrer dans sa propre vision de l’écologie la vision radicale de Sandrine Rousseau, notamment lorsqu’il a fait remarquer que les combats militants de Sandrine Rousseau pour les femmes, pour les minorités, in fine visent l’universalisme.
        Bref, ce que je veux dire, c’est que d’aucuns à gauche vont nous dire ad nauseam, que Jadot c’est la gauche molle, pas si différente des Hollande, Macron. Au sortir de ce débat, j’ai plutôt vu un homme réfléchi et bienveillant. Les regards et les sourires que se sont échangés Jadot et Rousseau à certains moments du débat avaient même quelque chose de touchant.

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              1. Ha ha ha ! Effacer la dette par faillite nationale, comme envisagé pour la Grèce ? Vous croyez vraiment que c’est ça que Giraud, Piquetty, Larrouturou, recommandent pour la France ou pour l’Europe ?

                Petit farceur, va !

                Non, effacer la dette comme tour de passe-passe indolore.

          1. Voyons, Pierre-Yves, n’avez-vous pas retenu d’Emmanuel Macron ces deux saillies :
            – « Je suis socialiste » (1) – c’était en décembre 2014, alors ministre du gouvernement Hollande
            – « Je ne suis pas socialiste » (2) – c’était en août 2016, lors d’une rencontre avec Philippe de Villiers

            Comment ne pas donner quitus à Macron (de faire semblant) d’être de gauche, quand ça l’arrange, et (de faire semblant) d’être de droite, quand ça l’arrange ?

            Ce n’est pas que Macron manque de convictions : il est farouchement pro-européen et profondément libéral au sens économique.

            Simplement, ces convictions ne se laissent pas exprimer simplement sur un « axe » gauche-droite.

            (1) https://www.youtube.com/watch?v=rwy1LB9Mq2o
            (2) https://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2017/article/2016/08/20/je-ne-suis-pas-socialiste-la-declaration-de-macron-au-puy-du-fou-agace-la-gauche_4985511_4854003.html

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        1. Au delà des convictions et des caractères propres , au delà des affichages vertueux forcément , selon moi un candidat ou une candidate à un poste de forte responsabilité , devrait se souvenir que pour réussir ce qu’il promet , dans le délai imparti, il aura besoin de disposer d’une base et de troupes capables de « séduire » et entrainer , dans la durée , une forte majorité de français .

          Au moins pour ce qui reste franco – français dans ses possibilités d’action .

          Pour ce qui est de son action internationale qui reste pour moi l’action essentielle d’un représentant national , sa seule force sera dans son score d’ élection sur les thèmes de stratégie mondiale clairement tranchés par celle ci , dans ses qualités et intelligence propres , dans la qualité des services de tous ordres du pays , et dans son aptitude à vivre avec le marché et ses mutations .

          1. Arnaud, disons qu’ils ont tous les deux été bons mais pour des raisons différentes.
            SInon, je suis assez d’accord avec Juannessy, c’est une élection présidentielle, il faut donc pouvoir être présidentiable…

    2. Régis c’est exactement ce qui me ferait passer à Rousseau. Pas la candidate parfaite mais celle qui entreprend le plus de transformation pour traiter les problèmes.

      Notons quand même que les médias sur jouent les différences Jadot-Rousseau même si cette dernière irait probablement plus min dans la transformation.
      Il serait plus juste d’ailleurs de parler de degré de transformation.
      Mais au moins cette primaire et les débats portes par les ecologistes ont fait revitalise un lexique « decroissance, radicalite ».

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      1. J’attends d’un(e) candidat(e) non pas qu’il ou elle cherche à être présidentiable mais qu’il ou elle décrive la réalité.
        Et là, c’est Sandrine Rousseau qui s’y colle.
        Décrire au plus près la réalité c’est assez proche du projet de Paul et de ce que l’on peut lire sur ce blog depuis des années. Voilà pour moi ce qu’est la radicalité. Le refus du mensonge quelle qu’en soit la raison.
        Quoi qu’il en soit l’élu(e) ne fera pas long feu. Mais il ou elle sera celui ou celle qui pourra faire naître la confiance et rassembler au mieux lorsque les bombardements divers auront commencé sur des têtes étonnées.
        Macron tout auréolé de son passage à l’ENA et dans d’autres lieu-dits, breveté  » gros malin  » sera encore le maître étalon conçu par le MEDEF pour mesurer la médiocrité des prétendants qui déjà ne savent comment contenir leur fierté d’être regardés comme des gens qui comptent.

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  3. Lol !

    Eh ! bien dites moi !

    V’là-t-il pas que Paul Jorion, enfin je veux plutôt dire, le Blog de Paul Jorion, renoue avec ses plus grands débats encyclopédiques de 2013 !

    Manque plus qu’un retour fracassant de tous les ABPJ inscrits aux abonnés absents, sans exception, et là, la boucle sera enfin bouclée ! A ce moment là précis, il n’y aura plus d’urgence climatique, mais plutôt une débacle cosmologique des LUMIERES… terrestres, un peu comme si elles étaient toutes subitement happées par un trou noir !

    Finalement, tout ça sent bel et bien la fin de l’Humanité, en aucun cas celle de la planète Terre qui se porte quant à elle comme un charme…
    D’ailleurs, une nouvelle ère géologique est sur le point de démarrer… Là-haut, les dinosaurs doivent vraiment bien se marrer !

    Bon ! Je retourne à mes préparatifs !

    La bise du Midi les Amis !

    Philippe

    ps : surtout, ne vous arrêtez pas pour moi… je vous en prie, continuez…

  4. Riposte sérieusement argumentée et très lisible de l’ « adversaire/ennemi » :

    https://www.telos-eu.com/fr/une-critique-de-la-raison-decroissantiste.html

    …(…)…(…)…

    … » Résumons.
    La relation entre croissance économique d’un côté, consommation d’énergie et de matières premières et émissions de CO2 de l’autre, s’est inversée au cours des vingt dernières années dans les pays industrialisés, plus en Europe qu’aux États-Unis et plus en France que pour la moyenne européenne. La croissance des émissions mondiales provient essentiellement de la Chine, de l’Inde et des pays producteurs d’hydrocarbures. Et à l’avenir, l’Afrique deviendra une source majeure d’émissions, comme on commence à le voir en Afrique de l’Est.
    La décroissance ferait-elle baisser les émissions plus rapidement?

    Les décroissantistes feront remarquer à juste titre que la baisse des émissions des pays industrialisés se fait à partir d’un niveau très élevé, et qu’elle est trop lente au regard des objectifs. Mais que se produirait-il si la croissance venait à s’inverser, comme ils le souhaitent ? Imaginons que la baisse du revenu par habitant puisse se faire sans plonger la société dans le chaos – certains décroissantistes prônant d’y associer une redistribution massive des richesses. La probabilité d’y parvenir dans une démocratie libérale paraît faible, mais suivons néanmoins cette hypothèse.

    Il est probable que les émissions baisseraient plus vite dans un premier temps, comme on a pu le constater en 2020, où la paix sociale fut financée par l’endettement. Mais, à mesure que les ressources financières s’amenuiseraient, l’intensité technologique de l’économie diminuerait, et avec elle le facteur à l’origine de la dématérialisation de l’économie et de la baisse des émissions. Les ressources allouées à l’innovation énergétique se tariraient faute de revenu, fermant la porte aux futures énergies décarbonées – on songe à la fusion nucléaire – ou d’extraction du CO2 atmosphérique. Au bout du compte, il n’est pas sûr que les émissions baissent plus vite que si la croissance s’était poursuivie, avec un renforcement des politiques de décarbonation de l’économie par des investissements publics et des incitations économiques comme un prix élevé et croissant du carbone. On aurait opté pour une baisse du niveau de vie et probablement opéré un virage illibéral, sans aucune garantie que le résultat visé – une baisse plus rapide des émissions – soit au rendez-vous.

    Mais il y a pire. On a vu que, dans les pays en rattrapage économique, la relation entre croissance économique et émissions était positive. Or, comme le remarquait Nordhaus il y a cinquante ans, les émissions de CO2 créent une externalité négative mondiale, pas locale. Si la France réduisait ses émissions à zéro demain, pratiquement rien ne changerait pour le climat. Donner la possibilité aux pays en rattrapage d’inverser la relation croissance/émissions est donc crucial pour réduire les émissions mondiales. En optant pour une stratégie peau de chagrin dans les pays riches, on leur ôterait les moyens de transférer les technologies bas-carbone existantes et surtout à venir, faute de ressources financières suffisantes.

    La décroissance, un marché de dupes
    La stratégie décroissantiste prise au pied de la lettre apparaît donc comme un marché de dupes. Pour éviter la catastrophe existentielle dont parle Mark Carney, on réduirait les niveaux de vie au prix de dérives autoritaires, on briserait le moteur d’innovation vers des technologies décarbonées, et on ne laisserait aux pays les moins développés d’autre choix que d’utiliser leurs abondantes ressources en charbon pour satisfaire leurs besoins croissants en énergie, comme les économistes et dirigeants indiens le font souvent remarquer. Et l’on ne parviendrait probablement pas à réduire les émissions.
    « 

    1. Otromeros
      Avec Chaney – celui qui à déblatéré le contenu de votre commentaire (j’ai suivi le lien !) – Montaigne est tombé sous le zéro absolu (Il était déjà au zéro). Rhétorique !
      Ce n’est pas parce que les phrases d’un article, d’une loi, d’un discours… sont « lexicalement » correctes qu’elles rendent compte de la réalité de la Physique.
      Décidément, en »haut », il n’y a que des guignols.
      Pauvres de nous qui ne voulons voir rien d’autre que nos envies matérielles.

  5. Héhé Pierre-Yves ! Je retrouve bien là ton humour ! Mon Ami ! 😉

    Et où sont donc passés tous les autres, Jacques, Roberto, Bernard, Jean-Paul, Jean-François (que cite ici timiota), etc. Tu as des nouvelles toi ? Moi aucune… Paul en a peut-être ? Peut-être nous lisent-ils un peu ? Allez les Amis, revenez donc parmi nous que l’on puisse tous ensemble fêter dans la joie l’heure de l’extinction, et bavarder une dernière fois comme au bon vieux temps…

    Pour être plus précis Pierre-Yves, il existe à ce jour 4.532 planètes qui ont été sélectionnées, et 4.523 sont élues au grade d’exoplanètes… Mais très franchement, je maintiens ce que j’ai toujours dit par le passé, nous ne sommes pas suffisamment sages pour y aller… C’est plié…

    Ce qui m’amène à mes préparatifs, si toutefois l’administration française s’efforcait de faire correctement son boulot… Cela concerne ce que tu sais…

    Ah ! La vache Pierre-Yves ! Te souviens-tu de nos premiers échanges sur l’ABPJ de Paul ?

    A plus mon Ami !

    Philippe

    ps : là, je cherche des ailes pour Paul… 😉

    1. Philippe,
      « Cela concerne ce que tu sais… »
      Ben non je sais pas, éclaire notre lanterne !
      Ne me dis pas que c’est le plan C 😉

      1. Moi non plus, je sais pas !
        Et j’ai hâte de savoir.
        En tout cas, les autres planètes, elles sont très loin ; et inatteignables ; pour toujours, selon la théorie de la conservation des biodiversités de l’Univers.

  6. « cela concerne, ce que tu sais… » Si cela intéresse quelqu’un, j’ai accompagné un proche jusque sa dernière seconde, en suisse… une dernière seconde, choisie. Expérience ma foi, étonnamment.. positive si je puis dire!

    Cela étant dit a demi voix, voici mon retour sur le lien de Otromeros sur l’argument anti-décroissance : je vous propose de parler RE-CROISSANCE !
    1) toujours interessant de comprendre la pensée d’autrui… merci!

    2) le résumé de l’argument : faut pas décroître, car faut laisser toute latitude à l’invention humaine (sous entendu assimilée au libéralisme/capitalisme) pour augmenter les chances de trouver des solutions techniques, (sous entendues) et que ces techniques puissent être partagées.. (ou revendues??) aux pays « en rattrapage »..

    3) donc un contre argument fort apparait tout de suite quand on prend en compte les sous-entendus : il convient de piloter les innovation la ou on en a besoin (avec à la clé re-nationalisations.. par exemple!), et d’innover hors brevet avec des accords multilatéraux délimitant des sujets stratégiques pour la planète « hors brevet » — et donc, pour tout le reste qu’est pas stratégique essentiel.. décroissance, via super TVA de luxe!

    4) Ensuite, ben, faut tout de même prendre en compte le petit détail que nos consommations d’NRJ par tête sont GIGANTESQUES dans nos pays développés.. et que de ce fait il y a une grosse marge chez nous, alors qu’elle est bien plus faible chez les pays « en rattrapage » et que surtout en terme de projet, image globale.. ben faut juste arrêter de proposer cette image de gabegie à toute la planète et au contraire donner 1) l’exemple et 2 ) la techno et donc l’éthique la philosophie ad-hoc..

    5) enfin, l’argument anti décroissance, repose sur la probabilité d’ermegence de solutions.. quid si pas de solution? Or actuellement, il ne se dessine pas de solution à l’échelle (sans une forme de décroissance..)

    6) l’article omet tout simplement de prendre en compte le volet.. POLLUTION de la consommation NRJ croissante — or la c’est : veto!

    ?? il me semble rester un petit espoir dans le développement du solaire en feuille, susceptible d’accompagner une décroissance en proposant une solution abordable de captation solaire répartie et largement auto consommée sur place.

    Le développement du solaire à grande échelle (pour les besoins en NRJ industrielle) devrait favoriser les pays en rattrapage.. comme un post-pétrole. Mais avec une forte composante locale, industrialisation sur place — a moins de développer une filière hydrogène, et des tanker « boom boom » adaptés.. mais cette filière aura déjà bien du mal à couvrir une partie des besoins d’NRJ de transport.

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    EN conclusion : je propose un nouveau concept 🙂
    Le concept de « re-croissance » ! Il s’agit de :
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    A) DE-CROISSANCE forte des pays gabégiques obèses énérgétiquement, bref une petite (grosse) cure d’amaigrissement.. avec pour les USA un défi titanesque..

    (mais pas impossible : après tout, dans les banlieues des USA ils en a beaucoup qui ont plein de soleil et qui peuvent remplacer le gazon par des trucs plus comestibles. D’une certaine manière la répartition « large  » pavillonnaire, d’un point de vue de l’NRJ est plutôt bonne. L’NRJ c’est la surface.
    C’est le modèle de la ville concentrée qui pose problème.)

    B) CONCENTRATION des richesses de ces pays opulents sur la refondation sociale interne et l’innovation techno-sociétale et surtout sur le transfert de technologie techno-sociétal vers les pays « épargnés » par la gabegie.. (je pense à Cuba) qui par certains cotes, ont maintenant de l’avance dans leur mode d’organisation, structure mentale des habitants.

    En pratique : accord aide a installer centrales solaires et process industriels locaux.
    (et hum oups, besoin de transférer les mat. 1ere… donc proximités ports)

    C) Pacte de RE-CROISSANCE équilibrée, avec les pays ensoleillés : produire ce qu’il faut, pas plus, contre nourriture, pas plus. le tout dans une conscience systémique respectueuse de la planète.. ca revient à multiplier les petites chines… non polluantes, et in fine, il s’agirait bien d’une décroissance des pays riches, une optimisation de la situtation des pays  » en rattrapage » afin de.. ne plus croitre.. bref un rééquilibrage mondial!

    EN deux mots : re-croissance équilibrée, systémique.
    Qui peut piloter ca?? Comment adapter la doctrine libérale et le capitalisme à cela??

    — taxe carbone??? est ce que ca marcherait?

    –bonus efficacité NRJ (ei récompensant la décentralisation en vue d’améliorer l’efficacité NRJ)
    — super TVA luxe

    — Revenu d’inventeur = une variante du RSA = t’es payé, tu bosses, tes inventions tu les donnent à tout le monde!

    — révision droit des brevets : notion de domaine d’intérêt stratégique commun, hors brevet etc. Il faut rappeler que le brevet ne fait que RECULER de 20 ans la mise à disposition d’une technologie. Dans l’ancien temps, ok, mais la : on a plus le temps!! Et l’absence de protection par brevet n’empêche pas de faire des bénéfices, ca évite juste de super bénéfices un temps!
    Dans le domaine de la CNC, une fois le brevet tombé dans le domaine public il y a eu beaucoup plus de création de richesse par de nombreux acteurs et cela a entrainé une petite révolution.

    — re-nationalisation de secteurs clés et grands travaux d’intérêt général, dont projets supra nationaux co-financés. Exemple : infrastructures portuaires pays en rattrapage — en lieu et place des investissements chinois dans les infra structures..

    — green deal solaire mondial.. hors brevet (comme ce qui s’est passé dans le monde de la CNC quand le brevet est tombé dans e domaine public – 20 ans de perdus.. )

    A vos plumes!

  7. Fossiles: il faudra bien s’en passer. En attendant…
    Flambée des prix de l’énergie : les Occidentaux demandent aux Russes d’ouvrir les vannes
    par Adrien Pécout
    L’Agence internationale de l’énergie « pense que la Russie pourrait faire plus pour augmenter la disponibilité du gaz en Europe ». Et donc pour réduire, par là même, la pression sur les cours.
    L’heure est aux appels à l’aide. Face à la flambée des prix du gaz, et par glissement, de ceux de l’électricité, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) se tourne vers la Russie. Porte-voix des pays importateurs, l’organisation intergouvernementale « pense que la Russie pourrait faire plus pour augmenter la disponibilité du gaz en Europe », selon un communiqué diffusé le 21 septembre. Et donc pour réduire, par là même, la pression sur les cours. Autre enjeu, aujourd’hui incertain : il s’agit d’« assurer que les stocks soient remplis à des niveaux adéquats en préparation de la saison hivernale ». La situation est d’autant plus critique que les pays de l’Union européenne importent majoritairement leur gaz de Russie (près de 40 %), puis de Norvège, d’Algérie et du Qatar.
    En France, par exemple, l’un des 30 membres de l’AIE, qui est rattachée à l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), les tarifs réglementés ont bondi de 8,7 % en septembre, après presque 10 % en juillet et plus de 5 % en août. En cause, des éléments structurels : la reprise de l’économie à travers le monde – notamment en Asie – ainsi que la hausse du prix des quotas de CO2, ces permis de polluer payés par les industriels.
    S’agissant du gaz, certes, « sur la base des informations disponibles, la Russie remplit ses contrats de long terme vis-à-vis des pays européens ». Mais il y a un « mais » : « Ses exportations vers l’Europe sont en baisse par rapport à leurs niveaux de 2019 », précise le communiqué de l’AIE.
    Encore plus tributaire
    La ministre américaine de l’énergie, Jennifer Granholm, s’est également invitée dans le débat. Jusqu’à considérer que la Russie, sans toutefois la nommer, pourrait tirer quelque avantage à la situation. « Nous et nos partenaires devons être prêts à continuer à nous interposer lorsqu’il y a des acteurs qui peut-être manipulent l’offre afin d’en bénéficier », a-t-elle considéré, le 22 septembre, dans le cadre d’un déplacement en Pologne.Comment expliquer la position actuelle de la Russie ? Pour certains observateurs, la Russie cherche à rendre l’Europe encore plus tributaire de son nouveau gazoduc vers l’Allemagne, Nord Stream 2, dont les Etats-Unis ont d’abord voulu empêcher l’installation. Le tuyau attend l’aval du régulateur allemand pour sa mise en service effective, prévue pour la fin de l’année. Il permettra aux Russes d’éviter de passer par l’Ukraine, avec laquelle les relations diplomatiques sont au plus bas. « Pour la Russie, la logique n’est pas tant celle de l’économie de marché que celle de la géopolitique d’Etat. Elle n’a jamais envisagé le gaz sous l’angle uniquement économique », estime Nicolas Goldberg, spécialiste énergie pour le cabinet de conseil Colombus Consulting.
    Autre interprétation : la Russie chercherait ainsi à « montrer un mécontentement vis-à-vis du “narratif” [récit] de la transition énergétique », selon Thierry Bros, professeur associé à Sciences Po, spécialiste des questions gazières. Le discours général autour de la lutte contre le réchauffement climatique fait du gaz « l’un des éléments du problème », estime-t-il, plutôt qu’« une solution ». En mai, l’AIE marquait les esprits : son rapport préconisait de ne plus explorer non seulement les gisements de pétrole, mais non plus ceux de gaz.
    Cette situation acte les limites de la stratégie européenne de diversification de ses approvisionnements, des pays européens ayant désormais recours au gaz naturel liquéfié, qui se transporte par navire. Problème : les méthaniers suivent surtout la demande, et privilégient aujourd’hui l’Asie. « Quel intérêt aurait la Russie à augmenter ses exportations de gaz vers l’Europe, alors justement que l’Europe a essayé de s’affranchir de sa dépendance à la Russie ?, demande M. Goldberg. La Russie n’a pas vocation à être un “swing supplier” [fournisseur de remplacement]. »
    L’Europe aurait surtout gagné à s’exprimer plus clairement et plus tôt, selon Thierry Bros : « Les Européens n’ont pas été capables d’avoir un discours aussi clair que Joe Biden. » En août, le président américain soulignait le besoin de son pays en « or noir », manière de faire pression sur les tarifs adoptés par l’Organisation des pays exportateurs de pétrole.
    Adrien Pécout
    (Dans Le Monde aujourd’hui)
    C’est qui qui est bien content de remplacer son charbon domestique par du gaz-poutine, en particulier quand il n’y a ni vent ni soleil sensés être plus écolos à défaut d’être plus efficaces que le nucléaire pour décarboner son mix électrique?

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