Archives par mot-clé : guerre thermonucléaire

Poutine, Trump et le Contr’Un, la question de philosophie politique, fondamentale dans l’histoire de l’humanité ?, par Cédric Chevalier

Selon certains experts en stratégie militaire et politique, nous allons devoir (continuer à) choisir entre la peste de Vladimir et le choléra de Poutine :

Quels sont les prochains objectifs de Poutine ? « Les contre-attaques de l’Ukraine dans le Sud placent les Russes devant un dilemme » – La Libre

On a donc laissé grandir une bête monstrueuse depuis 20 ans et on n’arrive plus à la maîtriser. Tous les scénarios sont (déjà) perdants pour les démocrates, partout dans le monde et pour longtemps. La démocratie elle-même est menacée. La marge de manœuvre semble se résumer à devoir évaluer le sacrifice d’un bien existentiel (la démocratie et la liberté d’autodétermination ukrainienne) pour en sauver un autre (au mieux la vie de plusieurs millions de citoyens membres de l’Union européenne, au pire la vie humaine sur Terre en cas de guerre nucléaire mondiale, les scorpions survivront). Continuer la lecture de Poutine, Trump et le Contr’Un, la question de philosophie politique, fondamentale dans l’histoire de l’humanité ?, par Cédric Chevalier

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Ce n’est pas de gaieté de cœur que j’affiche un billet comme celui-ci…

Le Monde, Guerre en Ukraine : la confrontation nucléaire, scénario évoqué avec de plus en plus d’insistance en Russie, le 5 mai à 19h15

Un extrait :

Lundi 2 mai, le présentateur vedette de la Première chaîne, Dmitri Kisselev, montre une animation qui, même si elle défie toutes les lois de la physique, promet au Royaume-Uni d’être effacé de la carte par un tsunami provoqué par l’explosion du drone-missile nucléaire Poséidon. Les survivants seraient exposés « à des doses extrêmes de radiations ». Quelques jours auparavant, sur une chaîne concurrente, on calculait le temps nécessaire au dernier-né des missiles pour frapper les capitales « des pays qui livrent le plus d’armes à l’Ukraine » – 106 secondes pour atteindre Berlin, 200 secondes pour Paris, 202 secondes pour Londres. « Il est impossible à intercepter, ils n’auront même pas le temps de se retourner », s’enthousiasmait l’expert en plateau.

Un extrait de Et maintenant, la guerre ma vidéo du 26 janvier (rappel : la Russie envahira l’Ukraine 29 jours plus tard, le 24 février) :

Quand on m’a demandé il y a deux ans à l’Université Catholique de Lille de faire une série de conférences immédiatement sur l’après-Covid – on était en plein début donc on s’est dit « comment ce sera après ? » – un des thèmes que j’ai développés à ce moment-là – je l’avais déjà mentionné dans des livres précédemment – c’est le risque de guerre thermonucléaire généralisée à l’échelle de la planète. C’est un thème qui était peu développé. Pourquoi ? Je n’en sais absolument rien. Nous sommes un pays armé d’armes nucléaires. On a compté sur un équilibre de la terreur jusqu’ici pour ne pas les utiliser mais ce genre de miracle ne dure pas éternellement. Pourquoi n’y a-t-on pas pensé ? Je ne sais pas, d’autant qu’il y a des conflits larvés entre le Pakistan et l’Inde, du côté d’Israël, etc. qui sont une poudrière permanente et maintenant, il y a la possibilité, la possibilité pour la Russie de, je dirais, de prendre sa revanche sur la fin de l’Union soviétique. Ce n’est plus un régime de type soviétique. Il lui reste en commun un autoritarisme entre celui de Poutine et celui des dirigeants soviétiques de l’époque mais enfin bon, c’est la Russie.

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À la guerre, on aurait le devoir de respecter les règles du siècle précédent, alors qu’on ne la gagne qu’en imposant les nouvelles règles de son temps !, par Jean-Baptiste Auxiètre

Je vous épargne l’histoire des chevaliers qui combattaient à l’épée des adversaires désormais équipés de fusils, et celle des Indiens d’Amérique qui ne faisaient pas la guerre la nuit, etc.

Pour ce qui est des règles supposées admises par les belligérants, chacun sait que ce sont ceux qui, à chaque époque, les ont enfreintes, qui ont été les vainqueurs.

Supposer à partir d’un a priori que l’arme chimique et / ou nucléaire ne seront pas utilisées par la Russie, c’est évidemment prendre Vladimir Poutine pour l’imbécile qui, au XXIe siècle, continue de se battre comme au XXe, en n’utilisant pas tous les moyens qu’autorise son époque – ce dont se sont bien abstenus tous les guerriers qui l’ont emporté dans l’Histoire !

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Guerre : Réponse à J-B Auxiètre, par Cédric Chevalier

Puis-je proposer une réponse à la question « simple » de J-B Auxiètre ?

RUSSIE : UNE QUESTION SIMPLE, PAR JEAN-BAPTISTE AUXIÈTRE

16 AVRIL 2022 PAUL JORION 24 COMMENTAIRES

Un individu seul dans l’impasse peut-il vraiment tenir entre ses mains le sort de l’humanité tout entière ?

RUSSIE : UNE REPONSE SIMPLE, PAR CEDRIC CHEVALIER

Non, ni même un groupe d’individus à la tête d’un Etat ou d’un groupe terroriste. Voilà pourquoi la conservation d’un grand nombre d’armes nucléaires n’est pas compatible avec la poursuite d’une vie authentiquement humaine sur la Terre. La théorie de la dissuasion nucléaire par destruction mutuelle assurée est un mythe qui ne tient que jusqu’au jour où il sera démenti par les faits. Alors il sera trop tard et nous n’aurons même plus d’yeux pour pleurer (sic). Le désarmement nucléaire mondial (et partant de toutes les armes de destruction massive présentes et à venir), mutuellement contrôlé, via des traités internationaux est un impératif éthique absolu. Le désintérêt des citoyens et des politiques pour ce sujet depuis 1989 ne doit plus durer un jour de plus. Le problème est le même pour les démocraties comme les USA, qui sont tombés un moment entre les mains de Donald Trump, où la France et le Royaume-Uni qui pourraient tomber entre des mains autoritaires.

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Ma vidéo ce matin a été faite il y a près de trois mois

J’ai voulu faire une vidéo ce matin, mais j’en ai abandonné le projet : cette vidéo, je l’ai déjà faite il y a onze semaines. Seule différence entre le 26 janvier et le 16 avril : aujourd’hui ce sont des banalités, mais souvenez-vous à l’époque : « Quoi ? La Russie, envahir l’Ukraine ? Mais c’est du bluff bien entendu ! Une guerre « thermonucléaire » ? Quel bout-en-train ! Où va-t-il donc les chercher ! », etc. La voilà :

Et maintenant la guerre, le 26 janvier 2022 :

Retranscription de ma vidéo « Et maintenant, la guerre », du 26 janvier 2022 :

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Un « rideau de fer » est en train de s’installer en Europe, par Alexis Toulet

Le commentaire d’Arnaud Castex auquel Alexis Toulet répond se trouve reproduit ci-dessous dans son entier à la suite de son texte.

Vous posez des questions importantes, et qui demandent qu’on tente de leur répondre sérieusement.

« jusqu’à quand va t’on pleurnicher sur notre croissance ? »

Nous ne « pleurnichons » pas sur notre croissance. Elle est déjà fort compromise du fait du contrecoup inévitable des sanctions économiques – dans les faits des opérations de guerre économique – que nous avons décidées contre la Russie du fait qu’elle a agressé l’Ukraine.
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« La France renforce son niveau d’alerte et déploie trois sous-marins nucléaires en mer », par Alexis Toulet

La France renforce son niveau d’alerte et déploie trois sous-marins nucléaires en mer

La décision du président Macron – sans doute sur le conseil du chef d’état-major général Burkhard – est double :

1. On multiplie les possibilités de riposte en mettant trois sous-marins à l’eau, ce qui revient à renforcer au maximum la solidité de la dissuasion… au-delà même de ce qui était estimé possible ! L’article dans Air & Cosmos mentionnait la possibilité que les sous-marins soient ravitaillés et leur équipage remplacé… hors de leur base de Bretagne, potentiellement n’importe où dans le monde. Ce qui ne s’est à ma connaissance jamais fait, et rendrait encore plus impraticable à la Russie de tenter de neutraliser un de ces bâtiments. Bref il s’agit d’avoir le nombre le plus élevé possible de missiles nucléaires à l’eau, prêts à tirer
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« Toute utilisation d’une ‘petite’ bombe nucléaire tactique … signifierait « rien ne va plus »… »

« Un haut responsable de l’administration [US] a déclaré que toute utilisation d’une ‘petite’ bombe nucléaire tactique par la Russie – même à l’intérieur de l’Ukraine et non dirigée contre un membre de l’OTAN – signifierait ‘rien ne va plus’ quant à une intervention dans la guerre des États-Unis et de l’OTAN. »

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