61 réflexions sur « Russie : une question simple, par Jean-Baptiste Auxiètre »

  1. Ha ha! Bonne question.

    La théorie « bourgeoise » ou « spontanée », ou convenue, de l’histoire, celle que l’on destine aux petits enfants, fait la part belle aux « grands hommes » qui sont aussi parfois des femmes.
    Des visions plus réfléchies de l’Histoire donnent une prééminence aux facteurs sociaux, aux conditions matérielles et aux groupes humains, entre Marx et Braudel.

    Mais Néron existe. Et aujourd’hui ses allumettes s’appellent bombes atomiques en effet.

    Au total, ce n’est pas Poutine tout seul qui décidera, mais une camarilla. Première réponse à la question: non.

    Une contre-camarilla pourra l’arrêter.

  2. Coucou,

    OU l’apocalypse celon st paul .

    Il n’est pas seul !

    J’ai lu deux reportages dans l’obs concernant la russie qui sont d’une tristesse. L’un évoquait l’état des russes qui pleurent . L’autre des jeunes conscrits obligés de s’engager . Une espèce d’entonoir vers la mort à 20 ans.

    Puis pour couronner le tout une brève qui dit que l’armée russe pourrait utiliser des armes tactiques nucléaire.

    On ne peut rien contre ces fous qui veulent gagner à tout prix !
    On ne peut rien contre la folie ordinaire des hommes, ou la bétise, c’est comme vous voulez.
    30%, peut-être plus de 40% des votants en france vont librement voter pour ces idées.

    Que dire de plus. C’est désolant.

    On peut finir sur une note optimiste en se disant qu’il y a du boulot.

    Comment disait le poete déja : toulouse to win

    https://www.youtube.com/watch?v=8gL-mLt-yEc

    Bonne journée

    Stéphane

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  3. « Un individu seul dans l’impasse peut-il vraiment tenir entre ses mains le sort de l’humanité tout entière ? »
    Oui si on renvoie dans les cordes un personnage qui possède l’arme nucléaire, c’est d’une telle évidence !
    On n’a affaire ni à l’Afghanistan, ni à l’Irak , ni à la Libye ni à la Syrie où  » on  » pouvait y aller franco sans trop de risques majeurs pour la planète entière, et d’ailleurs certains pays n’y sont pas allés avec le dos de la cuillère avec les conséquences que l’on connait, mais là il faudrait quand même réfléchir un tantinet avant de toujours monter d’un cran supplémentaire dans les armes employées, même si c’est avec de louables intentions.

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  4. Pas si simple que cela !
    – Est- le sort de toute l’humanité ? ou de quelques grandes villes, dans un tiers « nord » du globe ? Qui laisse les deux camps traumatisés pour des générations, mais n’imprimerait pas d’émotion comparable à trois humains sur quatre ?
    – Est-ce un individu seul, ou un cercle de pouvoir ? N’est ce pas une projection consolante de notre part de penser qu’il est seul ?
    Et donc ne pouvant être ni remplacé (pour continuer son œuvre mieux que lui) ni renversé ?
    – Est-ce une impasse ? N’y a-t-il pas de paix de compromis ? A-t-il décidé que son peuple va combattre « jusqu’au dernier » ?
    – Serait-ce le cas, cette impasse n’est-elle pas très longue ?
    Un point d’histoire sur la longueur de l’impasse : durant un bon mois, la réussite du débarquement en Normandie n’est pas acquise. Quand elle est un peu mieux assurée, vers la fin juillet et le début août, Hitler décide de faire reculer les armées allemandes tenant la zone Sud sur un nouveau front sur la Seine et Paris. Le 15 aout, apprenant le débarquement en Méditerranée, il décide de replier ses armées en Allemagne. En septembre, les Alliés perdent 17.000 hommes à vouloir prendre le Rhin trop rapidement. Il y aura encore la contre-offensive Von Rundstedt (visant à reprendre Anvers) qui gardera un pied en Belgique jusqu’en février 45. Le « dirigeant isolé », en crise de démence, se suicide fin avril, alors que les soviétiques sont aux portes de Berlin. Il est en fait remplacé par Goebels depuis plusieurs mois.

    Bref, la question est sans doute très orientée, et très prématurée. Même si elle n’est pas absurde…
    Autre référence : les USA, battus par le Vietnam ou l’Afghanistan, connaissent aussi un régime présidentiel. Ils auraient pu avoir élu un président démentiel. Le pire n’est jamais certain…

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  5. Bonjour,

    J’entendais hier à l’émission « C à dire », un général, habitué des plateaux, dire ceci : « Les américains se battrons jusqu’au dernier ukrainien. »
    En fournissant des armes toujours plus meurtrières ils font une guerre par procuration. Et lorsque le président des États-Unis parle de « génocide » concernant cette guerre, je me dis que Poutine n’est pas seul dans cette impasse… Malheureusement, déjà pour les ukrainiens, aussi pour les russes et l’Europe.

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    1. Juannessy vous dirait, je pense, il corrigera, qu’il n’y a pas si longtemps finalement, les USA ( et le RU) fournissaient de l’équipement et de l’armement à l’URSS…

      1. Voilà autre chose…

        Pour faire simple à défaut de répondre à la  » question simple » , dans le désarroi total où je suis , je ne vois guère que :

        – Non , il n’est pas humainement concevable qu’on se mette ( qu’on se soit mis ) en situation qu’un seul individu ou un seul état soit en mesure de provoquer l’extermination de l’espèce . C’est le sujet de la responsabilité et de la maitrise des  » objets monde  » ( armement de destruction totale , armes biochimiques , émission de gaz et pollutions accélérant le réchauffement climatique et l’effondrement de la bio-diversité mondiale dont impact des techniques de type OGM …, complexité numérique mise à disposition des armes létales -SALA – ….) . L’avantage par la force des outils de contrainte ou de nuisances , historiquement caractéristique des états dominateurs , n’est plus possible compte tenu de la puissance terrifiante de ces armes .

        – Non il n’est plus possible qu’un état quel qu’il soit se mette sous la tutelle d’un seul individu .

        – Pourtant c’est le cas avec Poutine et la Russie , avec KIm Jung et la Corée du Nord , peut être avec XI et la Chine …

        – Qui peut les faire  » sortir des impasses » quand ils s’y enferment ? Je n’en sais rien . Les plus fondés et efficaces à le faire seraient sans doute les Russes en Russie , les Coréens en Corée du Nord , les Chinois en Chine … Ou le reste du monde pour leur faire savoir qu’il y a d’autres moyens et d’autres façons d’envisager le monde qu’un rapport de forces dans un combat monstrueux où chaque camp possède les moyens de raser la vie sur la planète .

        – en étant très très optimiste et volontariste , on peut se dire que résoudre ces impasses , c’est commencer à trouver le chemin de cette gouvernance mondiale équilibrée qui , en épargnant la ruine et l’épuisement par les armes , sera aussi la seule mécanique possible pour parer un peu à la catastrophe climatique , écologique , humaine en marche .

        – il est temps de parler .

        – Comme des sauterelles ou comme des individus aussi libres que la planète le permet ?

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        1. Malheureusement, n’est ce pas finalement la conséquence inéluctable de l’humain et de sa technologie ?
          Qu’est ce que l’évolution technologique, si ce n’est mettre toujours plus de puissance entre les mains d’un seul individu, en considérant que la raison évitera le pire ?
          Mais si la révolution technologique a été fulgurante, la raison humaine n’a que peu évolué vers une conscience universelle, au seul profit de l’individualisme. C’est l’équation même de la pensée néoliberale qui aujourd’hui domine l’humanité.
          Un jeune moine bouddhiste arrive affolé vers son maître :
          – Maître, sur le marché, un singe vient de s’emparer d’un couteau !
          – Qui ?
          – Un singe !
          – Tant que ce n’est pas un homme. …
          Nous avons nourri notre raison par la science et la technique, sans nourrir notre conscience.

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          1. @ Pascal et @Juannessy :
            On peut imputer les choses à notre inventivité en matière d’outils ; n’oublions pas notre inventivité en matière de domination ou hiérarchie ! Par rapport au système social du « mâle Alpha », on a bien progressé.
            Notre Occident est parvenu à dominer outrageusement le monde à partir de la colonisation et du commerce de esclaves (et non plus seulement à tenir ses proches voisins au sein d’un empire, tradition de beaucoup de pays historiquement, et qu’on veut lire encore dans la culture politique des russes, chinois, etc.). Et il l’impose encore aujourd’hui par l’Organisation du Commerce, empêchant les colonies devenues indépendantes de se développer sérieusement grâce à un protectionnisme qui nous avait tant servi historiquement.
            Un Etat en croissance peut être mis dans un tel état de frustration par les dominants qui le contraignent, qu’il va produire une idéologie réactionnaire et revancharde. On fait évidemment référence au nazisme après Versailles 1918, au fascisme italien, qui rêvent d’espace national et colonial. On pourrait sans doute faire référence à la Turquie d’Erdogan. Thomas Piketty fait référence à l’émanation de Daech en 2014 avec des conditions comparables : le Moyen-Orient est riche de son pétrole mais dans une société parmi les plus inégalitaires du monde (et l’Occident profite outrageusement de cette situation)– Une brève histoire de l’égalité, p.323.
            C’est dans ce cadre « réactif » qu’on peut lire l’idéologie poutinienne : elle incrimine l’Occident, non sans arguments, et elle exacerbe le nationalisme russe dans son aventure guerrière, avec une relecture plutôt délirante de son histoire tsariste et léniniste.
            Le phénomène ne tient pas qu’à un homme mais à une situation étatique qui le porte au pouvoir. Et aux forces sociales qui profitent de ce pouvoir.
            Ces forces n’ont-elles pas intérêt à reconnaitre une défaite, ou une victoire partielle, plutôt qu’à faire le choix d’une aventure de destruction massive et partagée ?
            En fait les offres politiques populistes-nationales dans nos pays occidentaux partent de telles conditions ressenties par les gens, faites aussi de frustration de la stagnation vécue, alors que les milieux du pouvoir économique et financer veulent profiter davantage encore de leur domination sociale.

            1. La question est bien toujours celle des limites de notre capacité à supporter la domination. Il y a des effets de seuil que personne ne maîtrise. Mais la domination des uns suscite la revanche des autres qui se traduira généralement, dans un jeu de chaises musicales, par un nouveau système de domination. La question n’est elle pas de savoir comment sortir de ce cercle vicieux ?
              Et n’oubliez pas les effets de billard à 2 ou 3 bandes, d’un parti dominant qui préfère le RN au second tour pour ensuite pouvoir dire : « C’est nous ou c’est pire ! « 

            2. @Chabian :

              Bien que je ne crois absolument pas aux motivations « équité mondiale » de Poutine , et à peine moins aux mêmes , côté chinois , le challenge pour le futur que vous esquissez , c’est un peu ce que j’appelle ailleurs la  » République mondiale » , que d’autres ont appelés et appellent encore la gouvernance mondiale , ou  » l’hyperdémocratie » pour l’un d’entre eux .

              Dans la mesure où cette issue est mondiale , elle interroge forcément tout ce qui contribue au  » système monde » , et tous les continents . Le travail de Paul Jorion et Vincent Burnand-Galpin ( qu’on ne lit plus …) est une très petite ébauche donnant quelques repères immédiats dans cette intention , ou a minima dans cette nécessité .

              Prétendre à cette intention par les armes et la guerre dans les conditions odieuses connues, contradictoires et indignes de la fin , est par contre une imposture qui ne peut faire que régresser . Ou même éliminer le problème en éliminant les habitants de cette planète .

              Le grand rendez vous « efficace » passe-t-il par une sorte de Yalta Sino- USA , ou par de grands accords organisés et animés par l’ONU où chaque continent saura apporter sa pierre , ses urgences , ses solutions en vue de créer les « bons rouages » dans un système à améliorer sans cesse , mais qui devra adopter de nouveaux paradigmes ?

              De grands accords pas simples à trouver :

              – qu’est ce qu’un société ?
              – qu’est ce qu’un individu ?
              – qu’est ce que vivre ?
              – qu’est ce que vivre sur une planète finie et qui est elle même sur une trajectoire en voie de dégradation ?
              – bref , comment trouver à un niveau mondial , de quoi satisfaire tous les désirs , tous les dires , tous les agir que nous avons tant de mal à trouver au niveau de nos états…

              http://web.archive.org/web/20130424091822/http://www.pauljorion.com/blog/?page_id=31407#comment-263569

              1. Ce qui me pose question, c’est que je ne connais pas aujourd’hui de République qui fonctionne démocratiquement. Certaines fonctionnent certainement plus démocratiquement que d’autres mais nous sommes len plus souvent dans le cadre d’une élite prétendument éclairée qui gouverne une majorité plus ou moins consentante. Alors de là à concevoir une République mondiale ? On le voit bien aujourd’hui avec les institutions internationales, ce n’est pas l’ONU qui organise l’humanité mais bien l’OMC.
                Peut on envisager une gouvernance mondiale sur les bases de nos vieilles institutions ?

    2. konrad
      Votre argument circule et nourrit certains cercles: envoyer de l’armement à l’Ukraine multiplie le nombre des tués.
      Mais il oublie ce que veulent et demandent les Ukrainiens ! (« Les » Ukrainiens est à préciser, certes, mais dans un élan général rarement observé, propre aux populations envahies, c’est simple.)

      C’est ce que voulaient les républicains espagnols aussi, autour de Guernica. À l’époque les démocraties se sont abstenues, tandis que l’Allemagne nazie et l’Italie fasciste appuyaient Franco. Aujourd’hui, rappelez-vous, le commentaire à peu près unanime est qu’à l’époque les démocraties ont failli.

      Donc…?

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      1. Bonjour Guy Leboutte,

        Votre message interpelle le bonhomme lambda que je suis au fin fond du Lot, proche des lieux où la division das reich commit ses méfaits lors de la deuxième guerre mondiale. Je ne peux que m’associer aux ukrainiens qui défendent leurs vies et leurs maisons.
        Cependant votre argumentaire appelle quelques réflexions.
        Si effectivement Poutine est la reproduction historique d’Hitler, il convient dès lors d’envoyer non seulement des armes mais des hommes en nombre pour le combattre et s’assurer la victoire.
        C’est là où je me situe, en tant que citoyen ordinaire, avec cette question ; que faut-il faire pour aboutir à la paix ?
        Plus de guerre ? Plus de négociation ? Plus de capitulation ? Plus de renoncement ? Plus de vraies résolution ? Moins d’arrières pensées ? Moins d’intérêt « inavouables » ?
        Honnêtement je ne sais pas.
        Ou plutôt, ma pensée secondaire est : qu’ils s’entretuent tous, « Dieu reconnaitra les siens. »
        Ma pensée première était que Zelensky, qui n’était pas sans ignorer la mentalité Russe, aurait du dès le début, capituler. Certes ce n’est pas glorieux mais de mon point de vue préférable à la destruction de son pays. Dès lors une négociation franche et sincère eut été utile.
        (J’avais d’ailleurs pris, peut-être éhontément à mon parti, une intervention de Paul Jorion à propos d’une parabole du Christ où celui-ci dit qu’il faut tendre l’autre joue lors d’une agression. Je m’étais dit que c’était audacieux tout en étant content de voir écrit cela. Mais peut-être n’était-ce pas le sens que voulait lui donner Paul Jorion ?)
        Aujourd’hui les choses sont trop « enkystées » pour être réglées par la simple négociation. le temps des armes et des représailles est trop installé pour que les choses s’apaisent.
        Le problème est que la guerre appelle la guerre et tant que la mort n’aura pas son content de tribut, elle n’arrêtera pas. Qu’importe les armes que nous fournirons, aucun des deux camps n’arrêtera tant qu’il n’aura le sentiment de « satisfaction de l’action entreprise. »
        Fournir des armes à l’Ukraine apaise notre bonne conscience mais ne règle en rien la fin du conflit et la résolution de la paix.
        Peut-être lorsque la folie s’emparera des belligérants nous prendront la mesure de notre propre égarement.
        Quelque part il en est de même avec le climat atmosphérique, nous connaissons notre responsabilité mais refusons de la regarder en face, c’est notre drame humain, ne voir les choses que lorsqu’elles nous tombent dessus.
        C’est mon point de vue, nullement définitif, mais objectivement déconcerté.

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        1. J’avais d’ailleurs pris, peut-être éhontément à mon parti, une intervention de Paul Jorion à propos d’une parabole du Christ où celui-ci dit qu’il faut tendre l’autre joue lors d’une agression. Je m’étais dit que c’était audacieux tout en étant content de voir écrit cela. Mais peut-être n’était-ce pas le sens que voulait lui donner Paul Jorion

          En effet, ce n’était pas un encouragement à l’agression, mais une invitation à faire à l’étape suivante, les premiers pas dans la désescalade.

          1. Bonsoir,

            Merci, c’était dans ce sens que je l’avais compris. A ce moment c’était audacieux de l’avoir écrit, il est dommage que vous n’ayez été entendu.

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          2. La parabole invite non pas à ne pas se défendre ni à laisser les autres se faire agresser sans rien faire (si tant est qu’il y ait agression et non pas défense légitime, ce qui n est pas tjs simple à apprécier) mais
            1. à ne surtout pas se venger
            2. à préférer prendre le risque de subir un dommage physique plutôt que de commettre le moindre péché.
            ex : le Christ/L’Agneau qui accepte la Croix au lieu d’appeler une armée d’anges à son secours.

    3. Poutine est tout de même en ce moment le seul dirigeant d’un pays de haute culture à produire officiellement une doctrine génocidaire, qui plus est apparemment en actes ! Et ce vers un pays dit tout aussi officiellement « frère » !

      Le Monde: la très officielle agence de presse RIA Novosti publiait une tribune sidérante, même selon les standards russes, de Timofeï Sergueïtsev, intitulée : « Que faut-il faire de l’Ukraine ? » – https://www.lemonde.fr/international/article/2022/04/05/en-russie-le-nouveau-souffle-des-ideologues_6120678_3210.html
      La presse anglo-saxonne n’a pas ignoré Sergueïtsev non plus.

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      1. On peut parler de nazisme pour qualifier le poutinisme: un paroxysme de nationalisme, en train de fabriquer un racisme génocidaire aux dépens des Ukrainiens.

  6. En France, on est très bien placé pour répondre à cette question: près de 50 % des électeurs vont voter pour Le Pen !!!!
    Si elle passe, elle n’aura aucun mal à trouver ses complices dans les foules lui grouillant à ses bottes.

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  7. Ne renversez pas la responsabilité de la guerre. Vous avez vu l’état des villes Ukrainiennes ‘ rasees ? Et ce serait la faute des Ukrainiens qui se défendent ?
    Il suffit que Poutine dise stop pour qu’on en reste « là ».

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  8. Si l’espèce humaine dans sa globalité était adulte, on serait des centaines de millions d’humains à descendre dans les rues pour demander la destruction de toutes les armes de destruction massive comme les armes nucléaires et chimiques, et ceci dans tous les pays sur cette planète.
    Mais on en est très très loin, malheureusement, on est même sur la pente inverse !

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  9. Je ne comprends pas qu’on considère que Poutine est tout seul. Dugin (celui qui trouve Poutine trop mou: https://youtu.be/Du7fOoW_euE) on le retrouve aussi derrière Medvedev quand il parle de l’Eurasie de Lisbonne à Vladivostok… Et je peine à croire que ce soit la même vision que celle de De Gaulle parlant de l’atlantique à l’oural… Déjà dans la mise en œuvre.

    Enfin Paul Valery ( https://www.dicocitations.com/citations/citation-126622.php) par l’exemple:
    https://youtu.be/kA5a8naNhC8

    1. Intéressante conversation dans laquelle il m’a semblé (dans la limite de ma compréhension de l’anglais ) qu’aux yeux de certains le « populisme » à la Trump ou Poutine ou MLP, pouvait être une alternative au « libéralisme « (que je préfère nommé néolibéralisme ). Cela révèle surtout, me semble t il, la pauvreté de nos représentations des modes de sociétés possibles. Comme si depuis la chute du mur de Berlin, et peut être même avant, la seule alternative serait néolibéralisme ou fascisme qui a mon sens sont les mêmes facettes d’une concentration des pouvoirs aux bénéfices d’une oligarchie qui prône le rapport de domination, la servitude des masses, la dualité pur et impur, l’élitisme. …
      Comme si nous étions devenu incapable d’imaginer d’autres organisations sociales.

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  10. @Pascal Excellente analyse, et mise en « valeurs » de principe d’organisation signifiants :
    concentration des pouvoirs aux bénéfices d’une oligarchie qui prône le rapport de domination, la servitude des masses, la dualité pur et impur, l’élitisme.
    dont notre imagination se nourrit dans une boule multi-facettes :
    islamisme, Opus Dei, jesuitisme, révolution française (terreur), communisme (sovietisme/maoisme), écologisme militant de combat, scientisme des revues à comité de lecture …
    et l’archéolibéralisme (si c’est le sens de l’histoire et que les temps sont venus..)

  11. La forme pure du socialisme c’est l’anarchisme, la forme pure de la république c’est le fascisme. Le trait d’union par beau temps c’est la démocratie.

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  12. Votre définition de la  » pureté  » mériterait une ….analyse .

    La démocratie n’est pas un trait d’union . Elle est le support et le moyen de la République , et de l’homme animal …social , chiasme des corps et de la raison , lieu de l’alchimie pour poursuivre la Vie .

    Hors d’elle , la Mort est toujours au rendez vous , par l’amont et par l’aval .

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    1. « Hors d’elle, la Mort est toujours au rendez-vous , par l’amont et par l’aval . »
      Absolument, mais la démocratie est peu de chose sans un contrat de réciprocité positif, droit/devoir, de tous les citoyens avec la République.
      Sans oublier la même réciprocité entre la République et le vivant..au profit du vivant..
      La France a allumé la Lumière. avec d’autres nations, il y a de ça 3 siècles, c’est le moment de la braquer sur nous avant qu’elle s’éteigne sans nous.

      1. Ce contrat , si ça vous a échappé , c’est précisément celui qui crée la République et la Démocratie , via la Constitution .

        Qui sont si difficiles à honorer .

            1. J’ai écrit cette ce commentaire pour simplement signifier que contre le fascisme, seul l’anarchie fait le poids.
              Retour au point de départ, le deuxième point que je veux souligner c’est que la construction est bancale et instable par nature.
              Le guerre et la démocratie se partagent le temps selon la position du curseur entre ces deux pôles.

      2. La Lumière n’a pas attendu que la France existe pour éclairer l’esprit humain. La France des Lumières, c’est la rationalité de l’ampoule électrique. Bien avant, il y eu la Lumière de la Conscience mais qui fut mainte fois dévoyée par des institutions religieuses qui se sont servis du message d’amour ici, de compation là-bas pour en faire une propagande de soumission. Malheureusement, en rejetant ces institutions théocratiques, nous avons jetez avec le message de Conscience originel. La rationalité « pure » ne peut nous mener qu’à la catastrophe d’une techno-logique asservissante et mortifère dont nous sommes témoins chaque jour que nous utilisons notre techno-logique pour faire la guerre, du traiding à haute fréquence, de l’optimisation fiscale, des OPA, des pizzas à la viande de cheval, de la vache folle….

        1. https://www.cnrtl.fr/definition/lamento

          La France des lumières sera surprise d’apprendre qu’elle a enfanté l’ampoule électrique .

          Mais si la lumière , d’où qu’elle vienne , alimente le désir et le dire , elle bafouille sur l’agir , et c’est le contrat constitutionnel qui peut rendre compte , lui, des trois pôles simultanément ( Désirer , Parler , Agir ) pour rendre Vrai et unifié , trois modes d’exister possiblement Réels .

          1. Sommes nous dans le manque d’agir ? Ou dans le trop agir ?
            Le contrat constitutionnel est un garde fou de l’agir mais qui doit l’écrire ?
            Qu’est-ce qui doit guider l’agir, le désir ?

            1. Il n’y a pas de « guide » . Ça c’est une bible totalitaire ou fasciste .

              Il y a des milliers d’années et des millions de vies humaines accumulées , qui ont éprouvé , convenu , tenté de concilier ces trois modes d’être , en passant du niveau de l’individu au niveau collectif « compatible », respectueux et fécond .

              Pour survivre et vivre , le plus longtemps possible , avec le plus grand nombre possible , dans les meilleures conditions de confort matériel et psychologique possible :

              Liberté , Egalité , Fraternité étendue au vivant .

              Ça doit encore tenir la route pour avancer vers cette République mondiale nécessaire à la survie de l’espèce .

              Si un certain Leo Szilard n’a pas ouvert en 1935 la porte à une fin prématurée entre temps .

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    1. @ Juannessy

      La foi ? Vraiment ?

      Quand ce ne sont pas les chrétiens fanatiques qui ensanglantent la planète, ce sont les musulmans fanatiques ! Et maintenant les orthodoxes pro-Moscou assassinent leurs frères et sœurs orthodoxes pro-Kiev !

      La foi ? …

      J’ose espérer qu’il y a encore un interstice pour la libre pensée hors des dogmes sinistres et des « catéchismes » meurtriers.

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      1. @Hervé
        Vous avez certainement autour de vous un certain nombre de musulmans, de chétiens, de juifs, de bouddhistes… vous sentez-vous pour autant en insécurité en permanence ?
        Oui, il y a des extrémistes religieux qui poussent l’aveuglement de leur fanatisme jusqu’à devenir des criminels se mettant ainsi en opposition totale avec le message de leur religion mais pour la très large majorité des croyants, ils ne demandent qu’à vivre en paix. Il y a aussi des extrémistes chez les rationalistes. La croyance dans la toute puissance de la science qui aujourd’hui nous conduit droit dans le mur est mue par une doctrine qui n’a rien de religieuse. Il est temps de sortir des oppositions dualistes qui ne mène qu’au conflit.
        (PS : je ne suis pas croyant)

    2. Etre contre la mort, n’est-ce pas être contre la vie ?
      Plus précisément, être contre notre mort, n’est-ce pas être contre la Vie ?

  13. Pour la foi , comme Bernard nous boude , je me faisais son porte parole .

    Moi je pratique plutôt la démocratie , plus que jamais quand la mort rode , mais tout est bon pour les hommes de bonne volonté quand elle se fait insistante ( la mort) .

    Et je préfère les paroles du pape aux pourfendeurs de fanatiques pas loin du fanatisme .

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  14. Je vous invite à vérifier les dates de retrait des USA des traités antiproliferation pour voir si c’est qu’une histoire de Trump et Poutine…

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