Archives par mot-clé : High Frequency Trading

HIGH FREQUENCY TRADING NEEDS YOU !

Vous êtes-vous jamais demandé à quoi ressemble une offre d’emploi dans le domaine du High Frequency Trading ? Si oui, vous trouverez la réponse ci-dessous, tombée à l’instant dans mon mail (mon CV traîne encore dans les bases de données de recruteurs américains).

Si j’avais dix ans de moins, je poserais ma candidature moi-même pour aller voir de l’intérieur comment ça marche (une vieille et mauvaise habitude chez moi), et vous n’en auriez jamais rien su, mais là, je suis sur d’autres trucs :-)) . Si cela vous intéresse, je vous filerai le contact. Après tout, comme disait ma grand-mère : il n’y a pas de sot métier ! ;-)

Hello,

My firm’s research team sourced your contact information, and I’m curious if someone from your professional network might be interested in the following opportunity:

Title:  Senior Trading Operations Professional (0665-004-111)
Location:  Southwestern US

Compensation: Commensurate with Experience

Summary:

This role will support the ongoing expansion into additional markets; and will work across a broad range of instruments and asset classes on the front lines of company’s real-time trading activities

In addition to monitoring model behavior and continually enhance algorithmic trading strategies, the ideal candidate will have the opportunity to drive business direction and lead the team’s efforts in researching and recommending new market opportunities.

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APPEL AUX ALGOS

Si vous êtes un algorithme, vous allez pouvoir nous aider (et je comprends que vous n’allez pas pouvoir me communiquer une adresse mail correcte…)

Vous vous souvenez de « Ma petite boîte à anomalies » ? Où on pouvait penser que les prix à la Bourse… enfin… il y a parfois un petit peu plus que l’offre et la demande, si vous voyez ce que je veux dire… des petits coups de pouce, quoi ! Dans l’intérêt général, bien entendu.

Enfin bon, il y a sûrement une explication beaucoup plus simple. Et l’un d’entre vous va sûrement nous la donner.

L’info se trouve ici, c’est à propos de la clôture à New York avant-hier.

© Nanex

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LE MONDE RÉEL ET LA RAISON

Ce texte est un « article presslib’ » (*)

Le Sénat français, à majorité de gauche, a créé dans la nuit de vendredi à samedi une « taxe sur les transactions automatisées », afin de limiter l’essor du « trading haute fréquence », dont je vous rappelle qu’il a fait fuir les êtres humains de la Bourse pour ne laisser en présence que des robots qui s’affrontent dans des duels faisant monter ou baisser le cours des actions sans rapport aucun avec la valeur des sociétés cotées en Bourse.

Selon l’AFP, Philippe Marini (UMP, droite), président de la commission des Finances, a accusé la rapporteure générale du Budget, Nicole Bricq (PS) de « ne pas se placer dans le monde réel », même s’il souscrivait « à l’intention ».

Le Sénat s’est aussi prononcé vendredi soir en faveur d’un plafonnement à 30% de la déductibilité des intérêts d’emprunts pour les entreprises qui paient l’impôt sur les sociétés.

Selon l’AFP, la ministre du Budget Valérie Pécresse a jugé que cela « part d’une bonne intention », mais que le gouvernement n’était pas favorable. Philippe Marini a jugé que cette modification n’était « pas raisonnable ».

Le Sénat a également voté vendredi soir un dispositif pour limiter les opérations de LBO (leveraged buyout, rachat d’une entreprise à crédit par l’endettement), une des plus belles recettes pour un désastre mises au point par la finance créative.

« J’ai bien noté qu’il y a avait des abus », a expliqué, selon l’AFP, Valérie Pécresse, qui s’est cependant dite défavorable à cet amendement.

Les nouvelles de la nuit doivent être lues comme un complément illustratif à mon ouvrage « Comment la vérité et la réalité furent inventées » (Gallimard 2009).

(*) Un « article presslib’ » est libre de reproduction numérique en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un « journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici.

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FRANCE CULTURE, Place de la Toile, samedi 10 septembre 2011 à 18h10

Le podcast est déjà en ligne !

J’ai été l’invité de Place de la Toile, autour des ordinateurs et de la crise financière. Les ordinateurs dans la crise : blâmer des algorithmes plutôt que des hommes ? mais aussi la crise vue depuis les ordinateurs.

Nous avons évoqué à la fois Le capitalisme à l’agonie (Fayard 2011) et La guerre civile numérique (Textuel 2011).

La simulation des marchés boursiers dont je parle se trouve ici.

Romain Vitorge a pris la peine de transcrire l’émission. La voici.

Xavier de la Porte – Paul Jorion La catastrophe au long cours que nous vivons a au moins un mérite, un mérite qui nous intéresse directement dans Place de la Toile, c’est faire émerger la place prépondérante en tout cas très importante qu’a pris l’informatique dans les transactions financières, alors, algorithme incontrôlable, High Frequency Trading, les traders qui donnent l’impression de se comporter face à leur écran comme devant un jeu vidéo, on lit et on entends ça et là des choses à faire frémir les plus technophiles d’entre nous, qu’en est-il, quelle est l’histoire de ce rapport entre l’informatique et la finance, quelles sont les conséquences de tout cela, sont-elles forcément négatives, c’est une discussion, bonjour Paul Jorion

Paul Jorion Bonjour

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MARIANNE, « Paul Jorion annonce la crise suivante, celle des dark pools », par Laurent Pinsolle

Un compte-rendu – qui s’annonce en deux parties – de Le capitalisme à l’agonie (Fayard 2011). J’allais écrire « une critique », mais le mot aurait été trop fort : « Paul Jorion annonce la crise suivante, celle des dark pools ».

Je signale un petit malentendu :

Paul Jorion souligne que [les dark pools et le High Frequency Trading] permettent le « front running », système où une banque place un ordre d’achat en son compte juste avant l’exécution de l’ordre important d’un client, qui fait donc monter les cours, pour lui « une variété du délit d’initié ».

Non : comme je l’explique dans le livre, les dark pools ont été précisément introduits pour rendre le « front running » impossible.

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La manipulation du cours des actions

Le site Nanex nous offre ces très belles images de manipulation du cours des actions sur les marchés boursiers américains.

On pourrait imaginer que l’on n’ait pas affaire ici à du High Frequency Trading opéré par des ordinateurs suivant les commandements d’un algorithme, qu’on ait affaire par exemple à des êtres humains très bien synchronisés, comme ceux, par exemple, que l’on a vu à l’ouverture des derniers Jeux Olympiques en Chine, mais quand on lit que 15 000 offres d’achat distinctes ont lieu en 11 secondes, le doute se dissipe : ce sont bien des machines qui font ça.

Notez qu’on ne voit pas sur ces images d’offres de vente, uniquement des offres d’achat. Autant pour la légende urbaine qui veut que le High Frequency Trading procurerait à ces marchés de la liquidité.

Notez aussi, qu’en proposant ainsi d’acheter pour annuler cette offre aussitôt, on peut faire varier le cours de 10 %. Autant pour la légende urbaine qui veut que les cours sur les marchés boursiers sont encore déterminés par l’offre et la demande et reflètent une « vérité » des prix. Ou pour celle qui veut que les marchés boursiers ne sont pas entièrement corrompus par la fraude… Ceci dit, vous serez d’accord, c’est très joli !

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L’actualité de la crise: banques zombies et trading mutant, par François Leclerc

Billet invité.

BANQUES ZOMBIES ET TRADING MUTANT

Une course de vitesse est engagée entre les grandes places boursières du monde entier ; c’est à celle qui aura le système informatique de traitement des ordres le plus rapide. Leurs performances sont désormais comparées en utilisant les millisecondes (millièmes de secondes), alors que la norme était de l’ordre des 2 à 3 secondes il y a encore à peine deux ans. Cette sévère compétition ne se déroule pas seulement entre les Bourses elles-mêmes, mais également entre celles-ci et tous ces nouveaux venus sur le marché que sont les plate-formes alternatives de négociations ultra-rapides, souvent créées et soutenues par les mégabanques elles-mêmes. En un temps lui aussi record, on a assisté à la montée en puissance du trading algorithmique (appelé High Frequency Trading), aux Etats-Unis en premier lieu, puis en Europe. L’Asie n’est encore que peu touchée, mais elle se prépare à suivre.

Les chiffres les plus divers circulent, mais il est permis de penser que ce trading à très haute vitesse représente 60% des volumes échangés sur le marché américain et 30 % sur le marché européen. L’amélioration très récente des performances des systèmes informatiques des grandes places boursières contribue grandement à cette fulgurante progression. Nyse-Euronext a ouvert le bal en 2009, suivie par le London Stock Exchange et Deutsche Börse. Le Tokyo Stock Exchange vient d’annoncer qu’il avait sauté le pas à son tour. L’objectif stratégique est d’attirer la clientèle des hedge funds et des arbitragistes et de faire ainsi face, à temps espèrent les Bourses, à la menace potentielle que représentent les plate-formes alternatives qui se sont multipliées en très peu de temps, mais qui sont encore à la recherche de leur rentabilité.

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