LE MONDE RÉEL ET LA RAISON

Ce texte est un « article presslib’ » (*)

Le Sénat français, à majorité de gauche, a créé dans la nuit de vendredi à samedi une « taxe sur les transactions automatisées », afin de limiter l’essor du « trading haute fréquence », dont je vous rappelle qu’il a fait fuir les êtres humains de la Bourse pour ne laisser en présence que des robots qui s’affrontent dans des duels faisant monter ou baisser le cours des actions sans rapport aucun avec la valeur des sociétés cotées en Bourse.

Selon l’AFP, Philippe Marini (UMP, droite), président de la commission des Finances, a accusé la rapporteure générale du Budget, Nicole Bricq (PS) de « ne pas se placer dans le monde réel », même s’il souscrivait « à l’intention ».

Le Sénat s’est aussi prononcé vendredi soir en faveur d’un plafonnement à 30% de la déductibilité des intérêts d’emprunts pour les entreprises qui paient l’impôt sur les sociétés.

Selon l’AFP, la ministre du Budget Valérie Pécresse a jugé que cela « part d’une bonne intention », mais que le gouvernement n’était pas favorable. Philippe Marini a jugé que cette modification n’était « pas raisonnable ».

Le Sénat a également voté vendredi soir un dispositif pour limiter les opérations de LBO (leveraged buyout, rachat d’une entreprise à crédit par l’endettement), une des plus belles recettes pour un désastre mises au point par la finance créative.

« J’ai bien noté qu’il y a avait des abus », a expliqué, selon l’AFP, Valérie Pécresse, qui s’est cependant dite défavorable à cet amendement.

Les nouvelles de la nuit doivent être lues comme un complément illustratif à mon ouvrage « Comment la vérité et la réalité furent inventées » (Gallimard 2009).

(*) Un « article presslib’ » est libre de reproduction numérique en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un « journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici.

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291 réflexions sur « LE MONDE RÉEL ET LA RAISON »

  1. Hello,
    Nous y sommes, Stanley avait une grande longueur d’avance!
    2001, l’odyssée de l’espace – Bande-annonce [VO] – YouTube

    1. Mieux que odyssée de l’ espace, celle d’ un sportif qui dit sa vérité sur son monde :
      http://www.lemonde.fr/sport/article/2011/11/19/dopage-noah-est-un-ignorant-pour-le-president-du-comite-olympique-espagnol_1606617_3242.html

      Dans un des commentaires de lecteurs, on lit :

       » Dans cette affaire il y a beaucoup d’attaque « ad hominem » sur la personnalité de Noah qui n’ont aucun intérêt (voir propos de Le Pen), mais peu de gens prennent la peine de réellement comprendre ce qu’il a dit. Inutile d’essayer de jouer « propre » si tout le monde n’en fait pas autant. C’est pourtant simple. Noah n’a pas de preuves mais il n’en a pas besoin. Il n’est pas un procureur, c’est un sportif qui s’étonne de certaines performances. Il y en a eu d’autres. »

      Cette affaire n’ est pas sans rappeler les conséquences fâcheuses qu’ avaient eues pour Paul le fait de parler des pratiques douteuses dans le monde du crédit pendant son passage dans une firme américaine .
      Les réactions épidermiques empêchent de comprendre le message qui contient une parcelle de vérité :  » quel est le sens de la compétition sportive toute entière si le dopage en devient un constituant naturel non éliminable, car en progrès infini : l’ équivalent du trading haute fréquence en finance qui fait sortir les humains du marché financier et les remplace par des robots ».

      Plutôt que de courir après un lièvre Impossible : l’ encadrement de la spéculation sur les fluctuations des prix , il faut se demander quel est la fonction, l’ utilité de cette spéculation sur les fluctuations des prix et donc s’ interroger sur son interdiction.
      Quelle est l’ utilité de continuer une course bien réelle, epuisante après un lièvre impossible, sinon de justifier la course elle même ?
      Comment encadrer ce qui n’ existe pas tel qu’ on le définit (une concurrence libre et non faussée pour l’ établissement d’ un prix ) mais qui existe autrement (qui a d’ autres fonctions, dans d’ autres cadres )?
      Comment encadrer une chimère dont le vol oscille au dessus et en dessous du cadre ?

      Soit on trouve ce qui manque ou ce qui est faux dans la conception de cette chimère , soit si on ne peut pas , on essaie de l’ interdire si c’ est possible.
      La nature épidermique des réactions des defenseurs du systeme donne une piste sur l’ atteinte d’ une fonction cruciale non dite du spectacle de la compétition libre et non faussée .
      Elle rappelle dans son intensité ce qui ressemble à une réaction à la remise en cause insultante d’ une croyance religieuse (quoiqu’ il n’ y ait pas eu d’ insultes de la part du sportif concernant cette croyance, ce qui donne une idée du fondamentalisme des défenseurs du système ).
      Le pauvre sportif va se rendre compte, comme l’ homme enfant Jérémie qu’ on se fait engueuler quand on montre du doigt des trucs incroyables que les grands ne peuvent pas voir, occupés qu’ ils sont à ramasser la vaisselle cassée, a quatre pattes, la tete baissée au ras de la moquette.

      1. Dans l’ article suivant , http://www.lemonde.fr/sport/article/2011/11/21/yannick-noah-a-raison-de-briser-l-omerta_1607022_3242.html

        on lit dans les reactions des lecteurs :

         » Arrêtons l’hypocrisie!! Se plaindre du dopage des sportifs, c’est aborder la question du dopage par le petit côté de la lorgnette. Cette situation est dû surtout à une mutation profonde des compétitions: ce n’est plus du sport, c’est du spectacle. Et il faut donc rendre le spectacle attirant. Si le dopage choque à ce point, il faut arrêtez de regarder le sport à la télévision et de se rendre dans des stades pour voir des compétitions! »

         » Il faut commencer par une harmonisation européenne de la lutte contre le dopage pour les sportifs de haut niveau, aussi bien en terme de moyens de prévention (contrôles), de répression (sanctions des fédérations), mais aussi dans l’arsenal juridique (procédures et condamnations). Si on avait les mêmes règles du jeu pour tout le monde, et une volonté et un contrôle mutuel entre pays européens, il y aurait une meilleure valorisation du sport et moins de tricheurs. »

        Le parallèle est saisissant avec le spectacle du marché libre et non faussé.
        L’ échange physique impliquant l’ homme en tant qu’ être conscient agissant dans un certain but personnel , est remplacé par les spectacle de ce même échange, remplaçant l’ être conscient animé d’ un certain but pour lui meme , par un rouage dopé servant une machine qui n’ à pour but et fonction que sa propre perpétuation.
        Ce rouage dopé peut se détruire lui même (les produits dopants sont nefastes pour la santé) pour que la machine fonctionne.

        Mais comment une activité saine, d’ amélioration de ses capacités physiques personnelles , de lutte contre l’ oisiveté, de promotion du goût de l’ effort personnel, devient elle une activité de jeu, ou la compétition contre soi avec ses propres buts et limites personnels, devient une compétition contre tous sans limite, et sans autre but que la compétition elle même ?

        Il faut un cadre moral pour aider les individus qui veulent être vertueux, mais cela ne peut se faire que si ils sont en nombre pour l’ instituer.
        Il faut commencer par changer individuellement (et éteindre la télé ).

  2. Je souscris pleinement à la limitation sur le LBO. Je suis (malheureusement) directeur financier d’une boîte sous LBO ; tant que les arbres montent au ciel tout le monde vous regarde avec les yeux de Chimène. Mais au moindre coup de vent, on vous classe avec les droits communs. Et d’un coup, la peinture du cheval de course vous déserte et vous êtes l’âne de Sancho Pansa. Abject pour la boîte, abject pour ses salariés. Mais au passage, certains fonds ont bien amélioré leur track record.

      1. Des catastrophes industrielles les LBO ? Certes, mais aussi du bon gâteau – si ce n’est toujours de la tarte… – pour les managers-pressureurs des boites en LBO, de grasses plus-values pour les proprios qui les vendaient aux vautours, de girondes commissions et replets intérêts pour les intermédiaires, audits et banquiers, et de la brioche pour le bon peuple des pensionnés de tous les fins fonds, hauts-fonds et bas-fonds du monde.
        « Mais que demande donc le peuple, mon ami ? »*
        *Citation de Marini-Antoinette.
        Mais qu’en pense donc Marine-Antoinette ?

      2. Et aussi pour les conséquences sur les prix industriels.

        Si vous voulez en savoir plus, je pourrai vous parler d’un exemple de LBO dans l’imprimerie de livres.

      3. Bien sûr titi, je parlais du monde d’hier, voire d’avant-hier, même si le marché des lbo boosté aux QE a doublé en 2010 à 225 milliards $, une misère en face des 800 de 2007…
        Bon il leur reste le levier fiscal, mais bon, c’est cuit le truc d’toutes façons et avec en plus le fameux « mur de la dette » des entreprises pour 2013 et les 3 600 milliards $ à rembourser cette année là…
        http://lecercle.lesechos.fr/entreprises-marches/finance-marches/autres/221139811/quel-avenir-lbo
        Tiens je trouve qu’on parle beaucoup des dettes souveraines, qu’on a beaucoup parlé des dettes des ménages, mais qu’on parle pas beaucoup de la dette corporate, des « high yields » des obligations du secteur privé ou de la dette bancaire des entreprises, et pas seulement sur les LBO. Pourtant ça pèse le truc… à des taux à faire peur à un ministre des finances grec, et c’est nous qu’on paye bien sûr, avec les salariés des boites.

    1. Source : http://www.daily-bourse.fr

      Le 18/11/2011 à 22:18

      Le Sénat vote une mesure pour limiter les rachats d’entreprise par endettement

      Le Sénat, à majorité de gauche, a voté vendredi soir un dispositif pour limiter les opérations de LBO (leverage buy out, rachat d’une entreprise à crédit par l’endettement), les plus risquées, dans le cadre de l’examen du volet recettes du budget 2012.

      Le PS, par le voix du sénateur Richard Yung, a souhaité limiter l’avantage fiscal lié à la déductibilité des intérêts d’emprunt dans ces cas particuliers de rachats d’entreprises.

      « Quand la conjoncture se retourne, l’entreprise est surendettée, soit elle s’écroule, soit les gens qui ont racheté vendent par appartement, bref, ils se paient sur la bête », a dénoncé le sénateur. Précisément son amendement limite l’avantage fiscal quand « le rapport entre les capitaux propres et la dette financière est inférieur à 50% ».

      « J’ai bien noté qu’il y a avait des abus », a expliqué la ministre du Budget, Valérie Pécresse, qui s’est cependant dit défavorable à cet amendement.

      1. Le sénat n’a aucun pouvoir législatif réel en France ; le mot de la fin revient toujours à l’assemblée nationale dominée par les sarkozystes. En attendant cela fait croire aux bénets de citoyens qu’il existe une véritable opposition en France. Le sénat est une assemblée inutile qui coute de l’argent aux contribuables.

      2. Ce n’est que parce que vous allez vous payer sur la bête que l’on vous accorde le crédit.
        Et le fait que l’on vous accorde le crédit augmente le prix de rachat de l’entreprise.

        Cherchez bien à qui cela peut rapporter?

      3. Bien sur le senat n’as pas tout les pouvoirs, vous avez raison il faut ce placer dans la perspective de 2012 et si je vous comprend bien avec une majorité de « gauche » . Mais je pense qu’en plus contrairement à 1981 où le peuple de « gauche » a cru que c’était gagné et est rentré à la maison, Il lui faudra a ce peuple, pour que ces messieurs nos représentants fassent une politique un tantiné de gauche, jouer son rôle et montrer qu’il est fâché tout rouge . Comme le dit souvent Frédéric Lordon seule façon de faire abandonner à ceux qui les détiennent leurs privilèges devenus exorbitants.

      4. Avantage fiscal

        L’avantage fiscal, c’est le nom de la novlangue.
        Le vrai nom est : pousse au crime, avec avantage au criminel.

    2. Attention quand même aux amalguames. Sans LBO le rachat d’une PME devient mission impossible. La holding de rachat, l’intégration fiscale, le régime mère-fille, la déductibilité des IE… Tout ça est le clef de voute de la transmission à titre onéreux des entreprises.
      Qu’il faille limiter les opérations de LBO à ce pourquoi ce système a été conçu, ok, qu’il faille tracquer les opérations de vente à soit même quand elles sont dénuées de toute objet économique, ok, mais évitons de diaboliser l’ensemble d’un dispositif très utile.

      1. Non, on peut dénouer l’opération de rachat d’une PME selon les formes classiques. L’analyse de la valeur des actifs, du potentiel des acteurs et du marché par des opérateurs de proximité sera infiniment plus fiable.

      2. @ Nicks.
        Très utile au gentil salarié qui souhaite se lancer dans une vilaine aventure entrepreneuriale.

        @ Tchoo.
        Quand vous voulez rachetez un fond de commerce, un actif, vous devez faire un crédit. Le seul moyen de déduire les IE de l’emprunt qui sert à financer le rachat des parts sociales de la société rachetée est de le faire à travers une holding de rachat, le mécanisme se nomme LBO.
        Le fait de racheter ces parts en direct aurait comme conséquence la non possibilité de déduire ces IE et donc de faire apparaitre du bénéfice en fiscal et ainsi de l’impôt alors qu’en trésorerie vous seriez déficitaire.
        C’est la même chose qu’un particulier qui doit dépenser de l’argent pour bosser. Imaginez que vous deviez dépenser 2000€ par mois dans le cadre de votre activité professionnelle pour un salaire perçu de 5000€ et que vous ne puissiez pas passer ces frais réels de 2000€ en déduction du salaire perçu de 5000€ et bien vous seriez imposé sur quasiment 5000€ et non sur 3000€ comme c’est le cas pour particulier qui se déclare au réel. Or les IE d’un crédit qui sert à financer le rachat de parts sociales ne peuvent être déduite au titre de la déclaration d’impôt d’un particulier.
        Donc vous interposez une société financière, une holding, entre la société d’exploitation et le dirigeant qui l’a racheté. La société d’exploitation fait du résultat, remonte du dividende à la holding avec un petit frottement fiscal dans le cadre du processus dit d’intégration fiscale, la holding dans son propre compte de résultat fait apparaitre les dividendes de la fille en recettes et les IE de l’emprunt en charges et la holding paiera de l’IS sur le résultat net.

      3. @Cora

        Ah utile à l’optimisation fiscale, bien entendu. Et puis celle du ROE aussi, forcément. Fallait le dire tout de suite ! En plus c’est pas du tout risqué et ça ne met aucune pression sur l’entreprise cible. Vous m’avez convaincu car comme vous le constatez, nous sommes tous des agneaux de l’année ici…

      4. « mais évitons de diaboliser l’ensemble d’un dispositif très utile »
        Si Si diabolisons l’ensemble
        Il a montré sa toxicité dans tous les cas.
        Que vous faut-il de plus

      5. Nicks.
        Non pas du tout, mais ça reste normal que tu ne piges pas ce que je veux dire, il faut comprendre la logique d’une comptabilité d’entreprise.
        Je vais essayer de simplifier le raisonnement par une phrase toute simple : passer en déduction de tes recettes des charges réelles n’est en rien de l’optimisation fiscale, c’est de la logique fiscale. Sinon il serait tout simplement impossible d’acheter une société.
        Le problème est que le LBO est dévoyé depuis des années par de grands groupes pour faire de la « moulinette », qu’il a mauvaise presse et qu’on en parle sans savoir ce que c’est vraiment.
        Mais là il ne s’agit pas de ça, là je parle du boulanger qui rachète un fond de commerce 100K€, qui va faire un emprunt au crédit Agricole du coin et qui doit payer chaque année quelques milliers d’euros d’intérêts d’emprunt. Je te parle du monde réel des petites sociétés. Quand ce boulanger créé une SARL pour racheter le fond, il fait un LBO.
        95% des sociétés qui sont transmises à titre onéreux le sont de cette manière, d’où ma réflexion.
        Concernant l’optimisation fiscale et les montages qui n’ont pour but que d’éluder l’impôt, je suis contre, concernant la financiarisation de l’économie je suis contre, concernant la dérèglementation de la finance je suis archi contre…mais ce qui est utile dans notre pays pour conserver des PMI, des PME, en facilitant leur activité et leur capacité à créé de l’emploi, je suis pour.
        Bon j’arrête là car tu vas croire que je t’en veux or ce n’est pas du tout le cas, en fait je suis en général assez en phase avec tes commentaires, bonne soirée

      6. @Cora

        Ah, on se connaît ? 🙂 Je ne combats pas ce qui peut préserver les PME mais je ne vois pas pourquoi on a besoin d’un effet de levier pour acheter une entreprise. Soit on a les reins assez solide pour supporter l’emprunt, soit on n’achète pas. Le problème est ailleurs, à savoir, dans la course à la taille qui est aussi celle de la compétitivité et de la concurrence « déloyale » (dumping fiscal, social etc) et la pression que peuvent faire peser les multi-nationales sur les sous-traitants par exemple. Non ?

      7. Contrairement à ce que laisse penser ces 3 lettres il n’y a pas de levier. Mon boulanger va faire un emprunt de 100K€ pour un achat de 100K€. Et oui…

      8. @Cora

        Ben on pourrait changer de nom et interdire le levier alors, si cela entraine des confusions qui en arrangent beaucoup, non ?

      9. Effectivement, on se rejoint. La totalité des LBO sur lesquels j’ai bossé n’ont aucun levier et je ne comprends pas ce que vient faire le « leveraged » dans cette histoire étant donné qu’il ne s’agit dans la très grande majorité que d’un « buy-out », une acquisition par emprunt dans un rapport de 1 pour 1. La holding de rachat n’est là que pour accompagner la transmission ou la cession de l’entreprise. D’où l’origine de ma réflexion.

      10. @Cora

        Ben tant qu’à faire, pourquoi ne pas faire en sorte de ne pas être obligé de constituer une holding en cas de rachat. Je vous avoue que ça me gêne un peu, ainsi que cette histoire de déduction. Bon si c’est un particulier qui s’achète son fonds de commerce, je peux comprendre qu’il ne paie pas d’impôts sur son emprunt, mais dans le cas d’une entreprise qui s’agrandit ? J’ai tout de même l’impression que c’est justement la holding qui permet tous les dérapages. Bon a priori, cela permet aussi de ne pas fusionner automatiquement les deux ensembles mais d’un autre côté, cela autorise le parasitage de la cible en faveur de l’entreprise mère. Bon, ce n’est pas un domaine que je maîtrise mais je sens l’arnaque à plein nez tout de même. Le meilleur moyen de retrouver un parfum d’intégrité, c’est justement de bien séparer l’achat simple, des opérations spéculatives, puisque le levier sert à ça…

    3. Je ne crois pas qu’il faille prendre ceux qui dirigent la finance pour des naifs.
      De fait comme pour les subprimes, ils savaient que cela mettrait en danger certaines entreprises. Le LBO est une sorte de virus, sucré en surface, mais qui transporte un poison.
      La stratégie n’innoculation est la suivante:
      -Une petite entreprise ne peut survivre dans la mondialisation, il faut qu’elle grossisse.
      -Le LBO permet à la dite entreprise de grossir en achetant d’autres.
      -La dite entreprise s’aperçoit trop tard que c’est un piege à la moindre crise, et qu’elle est encore plus fragile qu’avant.
      -La dite entreprise fragilisée est une superbe proie pour les requins qui ont lancé les LBO, le but de la manoeuvre.

      Il faut incrire l’économie dans l’histoire politique. Sinon on reste à la surface des choses.
      De plus l’idée totalement indémontrable, qu’une petite entreprise ne peut pas survivre (Les preuves je vous prie?) est de la propagande.
      Elle est basée sur un autre concept, faux, qu’est l’efficacité de la division du travail. Cette division n’est appliquable qu’à des méga-entreprises, qui sinon ne pourraient pas exister. Bien au contraire la division du travail diminue leur compétitivité effective, leur réactivité, leur créativité. Du moins dans un systeme démocratique et humaniste.
      La méga entreprise devient un univers totalitaire, ou personne ne peut influer sur les processus. De fait c’est une parfaite structure d’asservissement. Le travailleur est remplaçable, ce n’est qu’une vulgaire machine, un piece, dont la faible expertise n’a pas d’interet stratégique.
      Alors que le capitalisme industriel est né de la créativié, aujourd’hui il pretends survivre par la stratégie du prédateur et l’asservissement aux mégapoles financiers et entrepreneuriaux.
      J’ai lu ici un pseudo témoignage de de Gaule à propos de Bull. Cette entreprise n’aurait pas survécue seule face à IBM sans grossir, parait-il.
      Faux! Intel, Apple et Microsoft en sont la démonstration inverse face à IBM.
      Pompidou, Giscard: De l’art de raconter n’importe quoi.

  3. Bonjour Paul,

    quand vous dites :

    Le Sénat français, à majorité de gauche, a créé dans la nuit de vendredi à samedi une « taxe sur les transactions automatisées »,

    Cette taxe est-elle déjà effective?
    Ne doit-il pas y avoir relecture par l’assemblée nationale?
    Son application ne dépend-t-elle pas d’un décret d’application et publication au journal officiel?

    Malgré tout, que ces sujets soient abordés au sénat est déjà un progrès important en soit.

    Cordialement.

  4. Ce sont 3 grandes nouvelles qui sont porteuses d’espoirs. Merci aux sénateurs qui ont fait preuve de bon sens.

    1. De bon sens politicien.
      Comme le Sénat n’a aucun pouvoir, ils redorent le blason à peu de frais.
      Arrivés au pouvoir, il feront tout, comme toujours,
      et comme leur programme l’annonce, pour protéger le capital.
      Mais vue la crise du capitalisme, la révolte a toutes les chances de s’imposer,
      contre le capital, et ses serviteurs de toujours.

      1. Cent fois d’accord Charles A. Nous ne sommes que trop rodés aux éternelles palinodies du PS. Gros François ne se propose-t-il pas 50 milliards d’euros d’économies supplémentaires. Il faudra bien encore une fois baisser la culotte.

  5. Sauf que : Cette taxe a cependant peu de chance de voir le jour pour l’instant, car l’Assemblée nationale, à majorité de droite et hostile à une telle mesure, reprendra le projet de loi de Finances et, comme le prévoit la Constitution française, aura le dernier mot. (Romandie.com).

    1. On aurait donc la réalité au sénat et la vérité à l’assemblée nationale .

      Il n’y a plus qu’à faire coïncider les deux .

      Devinez comment .

      1. Il faudra encore (à supposer que vous ayez, en politique intérieure, la solution du ‘comment ?’) que ce genre de mesures ne soient pas en ‘infraction’ avec le droit européen ..

        Vous n’avez pas idée de la masse d’arguments que des conseillers fiscaux avisés peuvent puiser dans les directives européennes, voire dans les principes généraux européens (ah ! la libre circulation des capitaux, c’est une vraie vache sacrée ça !) pour faire annuler des taxes, même votées par des parlements nationaux (seule la cour constitutionnelle allemande se rebiffe depuis peu..).

        Aucune politique « de gauche » ne peut voir le jour sous le joug de l’Europe ; la réalité européenne est contre toute vérité de gauche…

  6. Ce sont les Allemands qui mènent la danse en ce moment (un caractère de Peuple dominant ne s’efface pas en quelques années et les vieux démons reviennent au galop).. Après avoir tordu les bras grecs, espagnols et italiens en imposant l’austérité dans ces pays (dans lesquels des millions de personnes souffrent), ils s’apprêtent à tordre le bras des Français.. Il va alloir réagir vivement, fermement, voir définitivement !!

    1. En tout cas, je remercie les allemands de s’opposer à des montages d’endettement massif.
      C’est peut être tout simplement car les décisions passe devant les député locaux ( Bundestag )
      Si j’ai bien compris, il ont gardée la force de la loi de la nation devant celle de l’Europe, bravo a eux, ça montre l’exemple.

      Je pense que cette opposition des nations est un masque aux réelles divergence d’intérêt qui sont à trouver ailleurs.
      Si il faut, sur les médias allemands, on leur raconte une toute autre histoire.
      Je comprends tout à fait qu’il n’est pas envi de se retrouve payeur en fin de série pour tout les autres.
      La solution est ailleurs.

    2. Faudra t-il encore une guerre avec les Boches? Soyons sérieux? Et les Ricains qui sont en train de ruiner le monde entier avec leur dollars qui ne valent plus rien, faudrait il envoyer des bombes atomiques sur la Maison blanche? Arretons ces délires bellicistes! Si la France n’arrive pas à faire face à la dette , elle aura toujours la possibilité de quitter la zone euro, cette monnaie qui a ruiné notre pays depuis son introduction en décembre 2001, meme si des arguties juridiques empechent son départ de la zone euro. Ce sera un acte fort pour faire comprendre à Merkel et aux autres technocrates scribouillards de Bruxelles que la souveraineté nationale française prime sur tout le reste carc’est la survie meme de la France qui est en jeu.

      1. Certes, je suis pour la paix, mais ne risque t’on pas d’être dépouillés et grelotants sous peu, à moins que nous gardions notre courant nucléaire uniquement pour nous, en coupant les robinets extérieurs par exemple.. Je vous dis cela car je ne supporte pas que nos mémés ne puissent plus se chauffer .. Imaginez les crises de nerfs à vos domiciles dès qu’il y aura plus de 3 jours de coupure d’énergie suite au retour de l’âge des cavernes imposé par d’autres ..

      2. @Xian à propos des « allemands », des « grecs », des « italiens », des « français », des « espagnols »

        Vraiment? vous êtes bien sur?

        Même quand ils sont le fait non pas d’une personne mais de groupes plus ou moins vastes, on doit critiquer non seulement les actes mais aussi les intentions nuisibles.

        Pourtant:
        – des expériences répétées ont prouvé que quand on persuade par exemple « les allemands » qu’il faut mettre fin aux agissements des « français » et « les français » qu’il faut mettre fin aux agissements des « allemands » on abouti à des catastrophes.
        – ces catastrophes me semblent pouvoir s’expliquer autrement que par des sornettes relatives aux « vieux démons des peuples » .

        Peu après une occupation militaire dont j’ai eu à souffrir en tant que nouveau né et jeune enfant un peu dépouillé et parfois grelottant, on m’a expliqué que si ces soldats s’étaient si mal comportés c’est parce qu’ils étaient allemands. Je n’ai pas très bien vu la différence entre cette explication et le racisme ou certains préjugés religieux. Mon opinion s’est renforcée à l’occasion des guerres coloniales qui ont suivi ou le même genre d’horreurs m’a semblé se reproduire.

        A la limite c’est seulement une erreur de vocabulaire ou du à la paresse de préciser suffisamment les choses par écrit et j’insiste encore une fois sur le fait qu’il y a bien à mes yeux des groupes de gens dont les idées et les intentions doivent être dénoncées, mais si vous pouviez faire un peu gaffe ça serait très sympa!

      3. @GL

        Je parle de ceux qui manquent d’Amour biensûr et sont dans l’obscurité.
        Je ne cherche à choquer personne.. Sorry for shocking !!

      4. Xian,

        Arrêter de vouloir perpétuer ce qui est.

        Au lieu de parlez de crise de nerf « au cas ou » le monde change, préparez vous à vous adapter parce que le changement est en cours. Ouvrez les yeux.

  7. que la fête commence !. http://www.latribune.fr/bourse/actualite/20111118trib000665280/wall-street-reste-deprimee.html#xtor=RSS-7
    je suis persuadé depuis quelques temps déjà que les superbes idées de nos politiques européens n’étaient en fait que de la com pour attendre cette fameuse discussion au congrès.
    Adviendra que pourra…. vous croyez vraiment possible un argumentaire suffisamment intelligent des américains pour éviter le crack? même les manipulations les mieux organisées ont leurs limites. madoff est tombé, eux ne tomberont peut être pas, mais leur schéma de ponzi lui ne peut perdurer. les dévaluations du dollar et de la livre effectives, le changement de paradigme interviendra de fait. et notre problème de dette bien secondaire. reste à savoir qui prendra en charge la future organisation. Si c’est les mêmes on va souffrir, c’est certain..

    1. Pour le moment le dollar , la livre et l’euro sont pratiquement dans l’exact rapport de change qu’ils avaient au début de l’année .

      On se demande ce que ça pourra donner quand la réalité va rejoindre la vérité .

  8. Merci Mr Jorion, vous faites le travail de contrôle citoyen que nous devrions tous faire. Nous sommes coupables collectivement et individuellement de manquement à la démocratie. Toutes les semaines nous devrions contrôler chaque députés et sénateurs dans son activité. Notre paresse intellectuelle, notre embourgeoisement à la société consumériste nous mène a l’abrutissement et à l’esclavage.
    Que dire de la dérégulation financière en France, sinon que nos élus trahissent leur mandat.
    Nous connaissons des solutions, celles proposées par ce blog rendraient la dignité aux peuples.
    Chacun peut écrire toutes les semaines un mail à son député et sénateur.

    1. J’ai un copain de boulot retraité qui lit le JO presque chaque jour .

      C’est un peu hard , mais avec un oeil exercé et les méthodes de lecture rapide , c’est un excellent exercice pour optimiser et recycler les retraités .

    2. Oui, vous avez raison Tessier, mais à ce moment, il faudrait imposer un mandat impératif à chaque député comme sous la Révolution. Ceux qui ne votent pas dans le sens de leurs électeurs seront destitués. Mais la constitution de 1958 interdit ce genre de mandat. C’est la tout le probleme de la « démocratie » représentative » où des députés une fois élus s’empressent de trahir leurs électeurs. Ou alors il faut imposer des référendums fréquents comme en Suisse. Or je doute fort que ceux qui nous gouvernent acceptent de se laisser déposséder de leurs pouvoirs qu’ils ont abusé depuis si longtemps

      1. @ tessier : excusez-moi, mais je suis contre cette constante idée de culpabilisation collective. Philosophiquement, ça finit par rejoindre l’idée de nous faire payer, nous, la base, pour les dettes du sommet ! Nous ne sommes aucunement responsables des trahisons de nos élus, c’est l’inverse : ILS sont coupables de nous trahir, point.

      2. Il existe des principes clairs pour excercer au maximum la vraie démocratie:
        – mandat révocable par les électeurs
        – mandat court et non reconductible
        – rémunération moyenne d’un ouvrier qualifié
        – interdiction du cumul.

        Petite chronique:
        – Mais Nestor, personne ne voudra être député
        – Si je peux me permettre, Maitre, l’avez vous demandé à vos ouvriers?
        – Des ouvriers à l’Assemblée ? Vous me voyez à l’atelier d’entretien des machines?
        – Je vous très bien les ouvriers, par contre, vous à l’atelier, vous avez raison…

    3. Désolé tessier, votre auto critique est au mieux une marque d’auto flagellation post communiste (la tour) et au pire un sacte de contrition chrétienne surannée.
      Bonne chance avec votre député, il est en week end…

    4. N’écrivez pas, allez le voir, discutez, argumentez, témoignez
      les députés, comme nous, n’ont pas la science infuse ni forcément de position immuables.

      Et n’oubliez pas que la campagne des législatives est lancée, et il ne faut pas laisser croire à certaines grosses usines politiques que l’intimidation suffira à faire rentrer dans le rang les candidats aux investitures.

      1. l’intimidation suffira à faire rentrer dans le rang les candidats aux investitures.

        mais de quoi c’est-y donc ki cause le zebulon ?!…

        ah, pas jolie-jolie cette affaire, non ?

        et, pourtant, nous en avons sérieusement marre des grosses bouzines, même fromagères, devant lesquelles il faudrait s’aplatir avant l’heure … de quoi bloquer toute discussion .

        Ah, Eva n’est point de la fournée ex-young leader ! c’est cela ! TANT MIEUX !

    5. « chacun peut écrire toutes les semaines un mail à son député et sénateur » . Vous ne pouviez pas savoir qu’en émettant cette proposition une réceptrice allait la capter et la faire sienne. Je ne prends pas la périodicité trop ardue pour moi. Là où je vote, le formatage est traditionnel et puis il y a cette intime conviction quelque peu perceptible que s’ils sont là où ils sont c’est qu’ils sont les meilleurs. Ils se montrent très caressants quand ils sont sur les marchés ou en représentation. Souhaitez-moi bon courage
      .

    1. @L’enfoiré

      Vous voilà de retour après avoir écrit ça sur le blog du Yéti (le 21.10.2011):

      Il faut laisser parler le mage, le gourou.
      Pour lui, on paie toujours avec PayPal, on commente, on bafouille croyant qu’on a tout compris. On l’invite à la radio, à la télé. Je critique les systèmes. Le seul que j’ai nommé dans ma critique dans deux articles, c’est lui.

      Mais ça c’est l’apéro parce que la suite montre votre haine de Paul Jorion:
      http://vanrinsg.hautetfort.com/arch…
      http://vanrinsg.hautetfort.com/arch…

      Franchement, admettez que la modération est vraiment tolérante ici!!!

      1. @Julien Alexandre

        la diarrhée verbale de « L’enfoiré »

        J’avais remarqué qu’il a beaucoup sévi sur le blog :-)!

  9. comment ne pas être écoeuré, comment faîtes-vous ? Faut-il s’isoler dans un coin pour ne plus sentir le venin de la médiocrité et du mensonge ?

  10. Ben ,voilà que les sénateurs se réveillent , LBO une belle machine à explosion . C’est l’entreprise rachetée qui rembourse la dette ayant servi au rachat . Du grand art , avec une belle phrase magique « effet de levier » ,mais voilà problème crise 2008 et cerise sur le gâteau 2011 ,tous les beaux calculs de remboursement de la dette sont a revoir .Ce système est l’antithèse d’un projet industriel humain ,ce n’est qu’un calcul de financier , je m’étonne même qu’il n’existe pas un grand prix du LBO ,après le grand prix de l’économie décerné par notre ministre M.Baroin au PDG de BNP (je crois rêver) , cela aurait donné un coté encore plus sympa à la soirée .Un petit lien pour le prix du bourre pif

  11. Eh oui quand la raison se confond avec les choses mêmes, le « monde réel », c’est qu’il n’est plus possible d’envisager, de penser un autre monde. Il n’y a plus cette distance nécessaire entre le sujet et l’objet qui permet d’objectiver toute réalité. La droite de gouvernement et tous ses alliés en sont là.

    Sa non-pensée est une pure idéologie, celle de l’économie dont les lois immuables et indiscutables ne se justifient que par des modèles mathématiques ad hoc dont toute finalité humaine est absente, ce qui l’apparente à la religion révélée.

    Je recommande vivement la lecture de Comment la réalité et la vérité furent inventées.

    La gauche y trouvera des arguments en béton pour déjouer tous les pièges que lui tend la droite lorsque celle-ci la renvoie au « réel ». La gauche actuelle, faute d’une réflexion intellectuelle suffisante manque d’audace. Il lui faut brise le carcan de l’économisme, cette fausse science dans laquelle tout débat public tend à s’enfermer.

    Pour aller de l’avant, et dégager des perspectives qui soient proprement les siennes.

    1. Non, non

      La gauche ne manque pas de réflexion actuelle.

      La gauche croit toujours au progrès. Point !

      C’est son destin.

      1. La gauche croit toujours au progrès. Point !

        Encore des quolifichets ?
        Quelle est l’importance de ce que croit « la gauche » ?
        Son destin m’indiffère, d’autres m’importent car leur destin est le notre.
        Qu’ils s’en aillent promener avec les autres cyborgs et leurs escortes ultra-blindées, qui matraquent et lancent les grenades comme mercenaire au service des puissants.

      2. Bernard,

        Quand je dis « la gauche » tu penses à Michéa et à son distinguo entre socialisme originel issu des luttes ouvrières du XIX basé sur la lutte des classes, le sens moral commun, et ce qui plus tard s’appellera la gauche (au tournant du XX ième siècle) pour laquelle la raison et le progrès se suffisent à eux-mêmes, la cause du peuple devenant alors sans objet. Michéa précise que « la gauche » a abandonné l’idée du dépassement dialectique qui supprime en conservant et impliquait donc un ancrage dans le particulier, celui des luttes et des conditions locales.

        Cette réflexion de Michéa implique alors deux attitudes face à la crise, la première qui enracine dans l’aptitude à la décence (le sens moral comme invariant anthropologique) les luttes concrètes pour l »abolition de toutes les structures qui rendent possible la domination de classe — et donc l’exploitation du travail d’autrui » et l’autre progressiste qui postule un progrès indistinctement technique et humain, avec comme aboutissement une société hédoniste où tout effort serait à jamais superflu.

        Quand j’évoque la nécessité pour la gauche d’ouvrir des perspectives, je ne faisais pas référence à une notion positiviste du progrès, mais au progrès social lequel n’est pas un concept creux si l’on se place du point de vue de ceux qui refusent l’exploitation capitaliste comme telle. Tu as raison de souligner que la gauche qui aspire à gouverner n’est pas dans cette optique. Et c’est bien pourquoi je dis qu’elle n’a pas de réflexion intellectuelle son seul projet consistant à aménager le capitalisme existant, même si de façon très contradictoire elle prône la nécessité d’un changement de civilisation.

        Le fait est que la gauche se compose de plusieurs tendances, y compris anti-capitalistes. Mais le fait est qu’aucun parti ne fait actuellement la synthèse de ce qui s’approcherait de la conception d’un Michéa.
        Les verts ne sont pas positivistes, ils sont même anti-productivistes, mais le capitalisme n’est pas explicitement critiqué pour ce qu’il est. Le PC est anti-capitaliste mais il s’agit d’un capitalisme d’Etat. Et ainsi de suite. Les écologistes sont conservateurs du point de vue de la préservation des milieux naturels et de la santé mais sont progressistes (au sens où tu l’entends) quand ils se font mondialistes. Bref, les choses ne sont pas aussi tranchées que tu le penses.

        La synthèse n’est pas faite, mais les lignes bougent. C’est la raison pour laquelle je pense qu’il ne faut pas négliger les débats qui se déroulent au sein des partis. Si ceux-ci ne changent pas, la crise se chargera de les changer…Je ne crois pas au destin.

        Comme le laissait entendre un de mes précédents commentaires, j’incline à penser que l’attitude la plus pragmatique consiste à se situer sur une ligne de crête entre l’approche institutionnelle et l’approche dissidente.

        En conclusion, pour moi « la gauche » c’est plus un à-venir qu’un devenir qui serait tout tracé.

      3. à Pierre-Yves

        Le problème avec les mots c’est que, contrairement à l’argent, ils travaillent et en général pour le compte de l’organisation dominante.
        La gauche c’est ce qui a remplacé le socialisme pour les partis dits socialistes et qui ne sont que des partis libéraux, aux deux sens du terme.
        Je pense que la critique que Michéa a synthétisé dans son dernier ouvrage est une excellente base de réflexion et de discussion pour contribuer à la construction de « notre parti » comme disait Marx, c’est-à-dire du parti de ceux qui ne veulent plus de ce monde et qui savent pourquoi.
        Ce qui demeure en plan, c’est la stratégie à mettre en oeuvre pour hâter la destruction de ce monde et en reconstruire un autre.
        Je pense que pour l’essentiel nous sommes en accord sur ces points.

      4. à Pierre-Yves,

        Je ne devais pas être réveillé ce matin. J’ai laissé passé l’expression « progrès social ».

        Je pense que la question sociale n’a aucune sorte d’avenir avec le progrès;
        La question sociale est avant tout une question historique.

      5. Marlowe,

        pour contribuer à la construction de « notre parti » comme disait Marx, c’est-à-dire du parti de ceux qui ne veulent plus de ce monde et qui savent pourquoi.

        Pas trop restrictif mon brave Marlowe votre critère pour « votre parti comme disait Marx »…
        Ceux qui ne veulent plus de ce monde et qui savent pourquoi, j’en vois plein moi. Des libertariens, des identitaires, des neocons, des nationalistes, des religieux, des nostalgiques de l’ancien régime, des libéraux BCBG, des socios-dems, des écolos ultras, des primitivistes du genre à Kercoz, etc, etc, etc, sans compter tous les suicidaires qui veulent le quitter pour de bon, ce monde…
        « Le Parti de ceusses qui veulent plus d’ce monde » ! « Et qui savent pourquoi » ! « Rogntudju ! » qu’on pourrait l’appeler… S’rez pas tout seul l’jour du Congrès International, mon vieux…

      6. Vigneron,

        Je suis quasiment toujours en accord avec tes remarques percutantes et éclairantes concernant le fonctionnent réel de l’économie capitaliste avec ses différents acteurs, mais là, je vois entre nous une divergence, tout au moins dans la mesure où tu ferais entièrement tienne la thèse de Michel Rocard.

        Je pense que cette analyse de Rocard est à coté de la plaque, non pas parce qu’elle est datée de 1958, de toute évidence une coquille qui s’est glissée dans le texte, mais parce que les termes de l’alternative qu’il propose ne se basent pas sur une analyse des rapports de force existants. Il oppose le dialogue social à la force de la loi, mettant du coté de la loi les jacobins qui seraient opposés à l’économie de marché et mutualiste. Or comment faire émerger un état décentralisé et une économie mutualiste s’il n’y a pas la force de la loi pour l’imposer ? Le dialogue social cela peut marcher mais quand le rapport de force n’est pas trop défavorable au salariat. Or depuis une trentaine d’années, je ne t’apprends rien, le néo-libéralisme impose sa loi. Ce n’est donc pas en dialoguant avec les forces du marché et ses représentants que celui-ci va s’assagir en passant des contrats avec lui au coup par coup. Cela tu le sais aussi. Pour sortir du cadre il faudra bien l’imposer d’une manière ou d’une autre par la loi, et notamment celle qui concerne l’interdiction des paris sur la fluctuation des prix. Bref j’ai du mal à m’expliquer ton tropisme rocardien.

        Je note aussi que Rocard n’évoque pas le capitalisme en tant que tel, se contentant de dire « économie de marché », pour l’opposer à l’économie administrée et centralisée, étant entendu qu’après Jorion nous savons maintenant tous que l’économie de marché n’est pas le propre du système capitaliste. Mais comment alors faire advenir l’économie de marché dans sa version mutualiste si le capitalisme en tant que tel n’est pas combattu ?

      7. à vigneron,

        Par qui êtes-vous payé pour intervenir dans des débats où vous n’êtes pas invité, et dont vous faussez volontairement le sens ?

        Pourquoi continuez vous à m’appeler Marlowe, alors que j’utilise mon vrai nom ?

        Je pense que vous, sorte de désinformateur envieux, voulez en premier chef continuer à vous dissimuler.

      8. à Pierre-Yves,

        A propos de Michéa, et en lisant la prose du vigneron, je viens de découvire le vrai nom du grain de raisin qui joue à être un grain de sable : je dis la vérité et je suis le seul qui peut le faire.

      9. Marlowe 8) , Marlowe 8) , Marlowe 8) …
        Vous plaignez pas. Herr Detektiv, je relève pas un centième de vos bourdes, énormités, niaiseries, clichetons, banalités, approximations, perroquetages, caquetages, contradictions, mensonges, etc.
        Je m’appelle pas Chevalier Corrector-Blanco. Par contre je sache pas qu’il faille un bristol sur le blog Jorion pour se coller dans un fil…
        Ps : j’ai rien de particulier contre les p’tits bourges en général, tant qu’ils font profil bas, mais quand ils l’ouvrent ad nauseam pour nous la jouer révolutionnaire spectaculaire et écrire en gras leurs sentences définitives, ça me gratouille de temps en temps, Marlowe.

      10. Vigneron pratique une forme de mobbing que le modérateur de ces lieux tolère à ce jour .
        A la différence que ceci n’est pas un lieu de travail mais censé être un lieu de discussion.

        Le , les modérateurs n’ont apparemment pas encore réfléchi à ceci :
        Que penser du résultat d’un cerveau espéré « collectif » quand certains neurones s’acharnent sur d’autres neurones , les disqualifiant pour mieux les faire taire?Le mobbing est le cancer des relations humaines.

        Tant que ce blog tolérera ce genre de comportement , sans rapeller l’intervenant à un minimum de respect , il n’en sortira rien de bon .Chacun , sous le coup de l’énervement , peut sombrer dans ce genre d’erreur .C’est le rôle du modérateur que de construire un outil utile ou destructeur .

        « Le harcèlement psychologique, appelé aussi mobbing, se définit comme un enchaînement de propos et/ou d’agissements hostiles, répétés fréquemment pendant une période assez longue, par lesquels un ou plusieurs individus cherchent à isoler, à marginaliser, voire exclure une personne sur son lieu de travail »[7].
        http://fr.wikipedia.org/wiki/Harc%C3%A8lement

      11. à le seul à ne pas comprendre

        En d’autres temps le vigneron n’aurait pas pu se dissimuler, comme un lâche, derrière son masque et aurait du rendre des comptes, au petit matin, dans un pré, assisté par ses témoins.
        Ces temps là ne sont plus, certains en sont satisfaits, d’autres ne le sont pas.
        En ce qui me concerne, ce type de rencontre étant dans les faits peu possible, la question est réglée.
        Au cas où mon adversaire voudrait revenir aux moeurs (bourgeoises dira-t-il, nobles d’après moi) je suis à sa disposition.

      12. le lancinant inutile
        21 novembre 2011 à 17:15

        @ bernard James

        Certes , vigneron sait bien qu’il ne risque rien : probablement un signe de lâcheté .

        Content que le modérateur ait publié mon commentaire , au moins quelqu’un vous aura dit
        qu’il n’était pas d’accord avec la façon dont un , ici, ose vous parler .Il se passe tellement de tristes choses dans l’indifférence générale …

        Sidérante que l’attitude d’une modération qui tente d’utiliser de banales techniques de manipulation par la honte, et ce pour seule réponse à un fait concret : ici, sur ce blog, un homme se donne le droit REGULIEREMENT de rabaisser la personne d’autres hommes .De quel droit ? Du droit qu’apparemment , il serait tellement intéressant , lui ..
        .L’ absence d’éthique justifiée par la supériorité intellectuelle : il faut le lire pour le croire .

        Pour ma part , ce qui me rend perplexe , c’est la complicité entre celui qui mobbe et celui qui ne trouve rien à y redire .
        Vous n’êtes pas le premier , ni le dernier , à qui le sérial- insulteur de ce blog s’en est pris et va s’en prendre .

        Le problème de fond est d’ordre culturel : » çà se fait donc c’est normal » .

        Il est fort possible qu’il y est sur ce blog ,pourtant fort intéressant , un bug de la pensée :
        le groupe est censé avoir toujours raison .Le groupe et les amis du groupe .

        Je dis, moi, béber le cancre , que les pensées con-sanguines engendrent des raisonnements débiles.

        Bien @ vous , si publication il y a .
        😉

        PS : je retourne au piquet .Il parait que c’est ma place.
        Une façon comme une autre d’arrondir les angles .

        « Votre commentaire est en attente de modération… »

      13. Le lancinant inutile, ça vous va bien. Et puis contrairement à d’autres, vous joignez le geste à la parole avec un commentaire qui fait progresser le débat sur la reconstruction du cadre économique qui a nous amené à la situation actuelle. Merci.

      14. @u modérateur.

        Réflexion : un modérateur ne devrait-il pas apparaitre comme étant quelqu’un de totalement neutre ?

        Non pas que vous devriez ne pas avoir d’avis (encore heureux) mais que vos avis, souvent porteur d’un jugement de valeur, devraient apparaitre aux yeux de tous comme étant ceux d’un commentateur classique et non ceux du modérateur.

      15. @ Cora

        J’ai été un commentateur pendant 2 ans avant d’assurer d’autres fonctions sur le blog. Paul et François, qui assurent aussi la modération, émettent des avis et jugements de valeurs, répondent aux questions posées, etc. exactement de la même façon. L’équipe n’est pas imposante au point que les lignes entre les rôles de chacun soient parfaitement définies. Et il s’agit d’un blog, donc il est logique que ceux qui participent à son élaboration puissent intervenir.

      16. Si les intéressés Bernard James et Vigneron en sont d’accord je veux bien me proposer pour tenter une médiation, je les invite au resto à Paris le jour qui leur conviendra.

        PS. Ils peuvent venir armés, mais, attention, seuls les pistolets à eau seront autorisés. 😉
        Et puis, franchement, le petit pas que je leur demande de faire est chose autrement plus facile que de nous sortir de la crise ! N’est-il pas ?

    2. @ Pierre-Yves D.
      J’aime toujours vous lire.
      Et ici j’aime lire votre façon de relativiser un Michea qui nous met devant une immense interrogation. Interrogation quasi à la Rifkin : qu’est-ce qui peut émerger de l’empathie humaine (pour Michea : de la logique du don etc. ) qui puisse devenir la règle de conduite des molochs capitalistes, qu’ils s’appellent Goldman-Sachs ou non, qu’ils doivent leur méfait à un simple effet systémique ou qu’ils doivent ces méfaits à la capacité consciente de frauder de la part de leurs acteurs ?

      1. à timiota,

        Je pense sincèrement que nous aurons à nous débarrasser définitivement de nos ennemis qui pour l’essentiel ne sont pas réformables.

      2. @ Bernard James

        Dans tout système dynamique se reconstituera ce que vous serez tenté d’appeler vos ennemis.

        Prévoyons le coup suivant. Système dynamique –> quels principes assurent un équilibre entre pouvoir et contre-pouvoir ?

        La propriété privée doit être mise en jeu, bien sûr. Et elle parmi d’autres excès à maitriser (= « nos ennemis » pour moi).

        Et encore : maitriser est-il le mot juste ? on devrait dire dépasser, sublimer, ce que l’humanité à fait comme « tache de fond » à côté des guerres et des empires naissants…

        Un partout, balle au centre.

      3. Aussi bizzard que cela puisse paraitre au premier abord,

        C’est pour moi le mode de vie « hors sol » qui est à l’origine des soucis actuels,

        Et c’est uniquement un changement (forcé, puisque nous n’avons pas pris le virage volontairement) de mode de vie qui pourra agir à grande échelle sur la façon de concevoir l’avenir.

        « Nos ennemis » ? …..drole de conception de cette histoire, de raisonner en terme guerrier, car nous leur ressemblons beaucoup, à nos ennemis, si ce n’est plus.

      4. à Thomas,

        La vie « hors sol » comme tu dis joliment est le produit d’un mode de production dont nous voyons aujourd’hui toutes les limites.
        Nous sommes complices dans la mesure où nous n’avons pas su refuser collectivement ce qui nous a été imposé par nos ennemis.
        La question est de savoir si un individu qui se pense dans le camp de ceux qui ne veulent pas de ce monde a d’autres ressources (pour parler comme un économiste) que de vivre dans ce système et contre lui, et d’abord en n’en partageant pas les illusions.
        Que les combattants se ressemblent, c’est une vieille histoire : il faut prendre Troie ou la défendre.

  12. des sénateurs se réveillent c’est bien, pourvu que le PS aille jusqu’au bout de ses raisonnements : qu’il dénonce « la concurrence libre et non faussée » entre autres pécadilles des fameux « traités », qu’il s’engage à respecter le vote du référendum de 2005 (ce qu’il n’a toujours pas fait) fasse son mea-culpa d’avoir engagé en 1983 toutes les mesures à l’oeuvre qui se sont développées avec la droite….
    sinon nous pourrions le soupçonner d’utiliser le Sénat comme agent publicitaire…
    faisons pas la fine bouche : çà va dans le bon sens !!

    1. le PS aille jusqu’au bout de ses raisonnements :

      Pour sûr!
      je ne sais pas de quels « raisonnements » il est question.
      La gauche: le tournant de la rigueur, vous avez dû en entendre parler, ou peut-être même en souffrir, non?
      La gauche: les privatisations sous la présidence du divin Miterrand, ça vous sonne ?
      La gauche: invention des charters sous le sinistre Rocard, toujours pas ?
      La gauche où l’on trouve le triste Valls, l’innéfable Royal (fille de son militaire de Papa), l’Allègre dégraisseur de mamouth, le Tapie, très fûté,
      La gauche…
      Les Sénateurs se réveillent, entre deux siestes.
      Dans le » bon sens, » sûr celui des sénateurs sur leur fauteuil et bien installés.

      1. les mots ayant leur importance, pourquoi accepter d’user du mot gauche à propos du PS aujourd’hui ?
        Le PS se dit de gauche, mais vous qu’en dites vous ?
        C’est une façon de procéder, fort consensuelle, de déni d’existence de la gauche, celle qui n’est pas néolibérale, celle qui n’a pas voté oui en 2005 etc

      1. La liberté ne se demande pas, elle se prend.

        Un bon point : vous nous avez épargné le point d’exclamation. Mais des guillemets vous auraient (peut-être) sauvé.
        Destruens, vous êtes aussi malheureux dans l’aphorisme que lourd dans le développé-couché marxiste. Té moi j’vous la rendrais avec joie, votre liberté, sans que vous me la demandiez. Je prends par contre celle de vous le dire sans que vous ayez à user de la vôtre pour me le demander, tout en vous la laissant de n’y ou n’en rien entendre.

  13. Re-bonjour,

    Il y a loin de la coupe aux lèvres, surtout si un obstacle identifié ce trouve sur le chemin.

    Mais, pas de procès d’intention …

    Cordialement.

  14. Monsieur Marini , président de la commission des finances au Sénat, est-ce bien raisonnable ?
    Dans tous les cas saluons la stratégie présidentielle qui consiste à placer à la tête de la commission la plus importante du Sénat un retraité grand serviteur de son Etat, toujours actif aux conseils d’administration d’entreprises privées :

    http://www.lesechostv.fr/video-la-face-cachee-des-amendements-de-philippe-marini-905.html

    Et avec Very Peuchère , entonnons :
    Mythe de la caverne, logique du délire, cohérence de la perversion , tentation schizophrénique, lobotomie, c’est pas raisonnable mais je souscris, je souscris !

    1. Marini était opposé à Jorion, Attali, Breton, sous la houlette d’Elkabbach le 12/06/2010, dans l’émission Bibliothèque Médicis…. (voir début de l’émission et suivre) … quelle morgue !
      En voilà un d’oligarque, un pur, un vrai…

    2. Il y a 4 ans, je me suis intéressé à la loi sur la fiducie qu’a écrit M Marini. Cette loi instaure les trusts en France. Elle a peut être permis à tout un chacun de légaliser l’exportation fiscale ( malgré les garanties de la loi) de son patrimoine, de ses actifs financiers et de ses activités dans tous les paradis fiscaux de la planète. Mais peut être ai-je mal compris les intentions de cette loi. Qui peut me répondre?

      1. C’est le trustee à la française (du « à peu presque ») M. Tessier.

        Je n’ai pas eu l’impression que cela ait fait un tabac : trop édulcoré par rapport au modèle anglo-saxon car les bénéficiaires économiques sont identifiables.

        Bref ceux qui peuvent ressentir le besoin d’utiliser ces « outils » optent directement pour l’original plutôt que pour la pâle copie.

  15. On sent les premières atteintes du mal.

    Lorsque la confusion entre vérité et réalité mène à oublier une real Politik, basée sur le bon sens paysan, celui qui ne confond pas une utopie et la vie quotidienne, qui a conservé le rapport au temps et à la nécessité de laisser le soleil, l’eau et la terre faire pousser l’herbe et les légumes pour pouvoir manger le pot au feu dominical.

    Comme si aujourd’hui ces hommes encostardés avaient permis de rompre avec le fil du temps, anticipant un avenir radieux à l’aide de calculettes financières.

    Parfois, le soleil est moins fort, parfois il pleut trop, ou pas assez, ou un désastre grillonnant, une pluie de batraciens, des eaux rougissantes chlorées en conséquence, des moustiques dégommés au ddt, des troupeaux antibiotiqués, et des ténèbres enluminées aux dieu Uranium nous font oublier que le temps n’est pas maîtrisable par notre déesse technologie.

    La rapidité de ces machines silicées, issues de ce qu’on appelait la guerre des étoiles (comme si elles avaient besoin des hommes pour luire, vivre et mourir) donne une illusion de totipotence, de mouvement si rapide que nos cerveaux biologiques ne seraient que des machines lentes et incapable de déceler la réalité.

    Vendredi dans ses limbes pacifiques ne se posait pas les question d’un Robinson sur l’existence d’un bruit lorsque personne d’autre que lui n’a pu l’entendre. La réalité se doit d’être partagée, socialisée, entraînée par la multiplicité des indices.

    Amener une rétroaction basée sur l’affect à ces machines servira peut-être.

    Le problème semble plutôt être que les hommes endimanchés et maîtrisant la calculette financière ont déjà perdu cet affect, cette rétroaction, cette petite voie qui leur dit de ne pas faire ce qu’ils sont en train de faire, ces produits tellement toxiques qu’ils n’en voudraient pas pour eux-même ou leur famille.

    Mais, noyés sous un jargon incompréhensible, assurés par de pseudos assurances, ces « produits », ces papiers maquillés comme une voiture volée offrent un espoir de gain qui n’est plus du domaine du réel, et la cupidité intrinsèque à l’humanité fait le reste.

    Jaurès : Quand les hommes ne peuvent plus changer les choses, ils changent les mots.

    Seuls les escrocs compliquent volontairement les choses simples.

    Le contrat qui stipule qu’un échange entre un papier imprimé est équivalent à de la nourriture, de l’énergie et quelques biens matériels est en train de se rompre.

    Ce contrat que les Allemands, au sortir de la première guerre ont déjà vu s’envoler au rythme du couinement des roues des brouettes pleines de billets est en train de se déliter.
    Jusqu’à maintenant, l’illusion était conservée, mais bientôt, l’inflation aura la rapidité de la marée montante au passage du Gois, ne laissant même pas quelques refuges de temps en temps.

    Que faire ?

    Rien.

    Ite, missa est.

    1. en parlant de calculette financière :

      depuis 2005, je constate que par un seul COURAGEUX ne s’est penché
      sur la réalisation d’un bouquin du style « l’ingénierie financière pour les nuls »
      avec des schémas, des graphiques, les algo utilisés, les mathématiciens,
      les forces en présences, les bad bank, les zones grises,
      l’histoire des softs utilisés, des focus, une brève introduction à… ,
      les principaux marchés de produits, les dérivés, les produits toxiques,
      les warrants clandestins, les gendarmes zélés de la bourse, les datacenters,
      les swift, les ETF, les streams, la cryptographie, la fiscalité et les taxes pays par pays,
      les chambres de compensation officielles, officieuses, les marchés de change,
      un glossaire avec mise à jour, la créativité débridée (1+1=3, 0=10), les archives,
      les systèmes de sauvegarde, le premier ordinateur dédié
      au transactions bancaires, le musée de la banque, les crash_system réels, les suspensions de cotations… la chasse au petits porteurs, les règles du jeu du casino….
      les emprunts russes, les sourires entendus, la complexification voulue,
      les satellites hors de tout contrôle, la CIA, le FBI, les gourous, les chamans, les sorciers,
      la magie noire (je m’égare : )…
      etc. etc. etc.

      Bref, les rouages de cette machine infernale (on y revient…).
      Une synthèse OBJECTIVE approfondie
      Un tour d’horizon :
      Une promenade champêtre dans la matrice I/O….
      Un survol en planeur du champ de bataille numérico-bancaire…
      Une plongée dans les abysses hexadécimaux requinesques
      des serveurs miroirs de la finance

      Un défrichage des sous-bois digitaux
      inter-bancaires au coupe-ongles, au sécateur,
      à la débroussailleuse, au tracteur
      chenillé muni de lames empileuses…

      Je suis convaincu qu’il y a un marché
      pour un bon gros pavé de 500 pages à XX Eur ttc…………..
      à lire paisiblement vers 20h en ayant pris soin de couper le son
      de la messe.

      avec un poster 3d cartographique des interconnections
      stratifiées en prime…

      RIEN NADA
      C’est pas Noël.

      La vulgarisation ne concerne que le cosmos, les galaxies (ce qui est très bien soit dit en passant), le montage vidéo,
      la psychologie de son chat, comment bien réaliser des cocktails dinatoires,
      Louis machin, facebook pour les nuls, etc etc

      financial engineering for dummies

      « le tuning de la décroissance »
      en papier recyclé

      1. Par définition, les ténèbres sont en manque de lumière, car je n’ai jamais vu un rayon de ténèbres parcourir une pièce lumineuse.. Par contre l’inverse oui..

    2. Amener une rétroaction basée sur l’affect à ces machines servira peut-être.

      Il faut « rassurer les marchés »…….
      Ne rien faire, c’est « rassurer les machines » ?
      Dans leur monde, dire, c’est déjà faire.

      1. Attention, les machines ça obéit bêtement.

        Ça obéit à ce qu’on leur dit de faire (donc assez souvent pas à ce qu’on a cru leur dire de faire) mais ça ne fait jamais qu’obéir. Ça ne décide de rien.

        Ce qu’il faut à tout prix éviter c’est les situation où on accepte les réponse du type « c’est l’ordinateur qui », ou l’algorithme, ou etc.

        Si vous recevez une lettre de licenciement il ne vous vient pas à l’idée d’en vouloir à la machine à écrire ni à la secrétaire. Si vous avez été choisi pour faire parte de la liste grâce à de savants calculs (calculs très probablement financiers au demeurant) ce n’est pas par la faute du calcul ni même celle de celui qui l’a mis en forme mais par la faute de ceux qui ont accepté que les décisions soient prises sur des critères financiers…

        (Quand vous n’êtes pas satisfait de votre ordinateur ne vous en prenez pas à lui mais, par exemple à l’invraisemblable empilement bureaucratique de Microsoft, désormais incapable de décider quoi que ce soit de raisonnable 😉 )

    3. Scénario Afterres 2050 dans Terre à terre par Ruth Stégassy
      http://www.franceculture.fr/player/reecouter?play=4337231

      Même sur la question de l’autonomie alimentaire, alors que la France est un pays fertile,
      (de dixit Sully, « labourage et paturage sont les deux mamelles de la France »)
      sous le managing financier avancé de la dictature du profitariat,
      (sa loi universelle du marché, sa liberté du marché, soumis de sa libre-concurrence, une « liberté » toute relative,
      -dont beaucoup souffrent, seuls quelques uns jouissent- ,
      fatalement inscrite sous la forme d’une cooptation circulaire, laquelle obligeant strictement chacun,
      – dont chaque oligarque, chaque ploutocrate, chaque gestionnaire, manager, financier, –
      s’il veut survivre, à faire n’importe quoi pourvu que ça gagne)
      rien ne va plus

    4. @François
      LES LIQUIDITES EMISES mais STOCKEES EN MASSE (des milliers de milliard de dollars avec les taux à zéro depuis des années, les QE 1,2…, probablement plus avec les QE européens qui s’annoncent) ont elles une chance de revenir dans L’ECONOMIE ? Si oui de quelle MANIERE ?
      Pas d’inflation en vue, alors est-on condamné à la déflation, dans la version améliorée « spirale infernale »?
      Ce n’est pas une trappe à liquidités a laquelle on assiste en ce moment : c’est à un remplissage massif du ciel (ou du paradis, fiscal) avec un nombre inimaginable de liquidités. Elles ne vont pas tourner indéfiniment à des rendements de 15% ou plus (en passant, pour « Christ-Disons la vérité », c’est ça de la spéculation : un truc qui rapporte, beaucoup, plus que du 5%, le rendement normal d’une activité humaine, donc inhumain). Il faudra bien qu’elles réapparaissent un jour, tombant comme une pluie sur l’économie réelle…
      Quels sont les scénarios possibles de destinée pour cette énorme masse liquide ?
      Bon, je sais bien, vous ne répondrez pas, c’est normal : vous vous bornez, avec raison, aux constats et conjectures à court terme. Mais quand même, ça interpelle énormément…
      Sans compter que la FED est devenue une bad bank avec ces QE et le rachat d’actifs toxiques (la BANQUE CENTRALE des ETATS-UNIS!!!, une BAD BANK!!!). Que va-t-elle en faire à terme : les détruire ?? Exploser comme une cocotte minute ???
      Allons, pensons à autre chose, je vais lire une BD…
      http://artistedujour.blogspot.com/2011/03/franquin.html

    1. Bonjour,

      Sur internet il y a tout et n’importe quoi!

      Au moins il y a le tout, à la télévision il n’y a que le n’importe quoi.

      Cordialement.

  16. C’est le cassoulet socialiste. Tout ce que ne fait pas Flamby, couché devant les marchés, le Sénat le balance. Ils savent tous très bien que les camarades cacochymes mais néanmoins révolutionnaires vont voir leurs brûlots législatifs promptement étouffés par les députés.
    Ca fait bien chez Pernaud, ou sur France2genouxpliés.

    La « loi » déclare (dixit le Point) que la taxe tomberait « en cas de dépassement quotidien d’un taux d’annulation de 50% des ordres d’achat ou de vente d’instruments financiers qu’ils transmettent à des marchés +transparents+ ».

    Ça veut dire qu’il suffit de fractionner les activités HFT pour échapper à la taxe, ou de faire intervenir plusieurs logiciels, ou autre. Il ne serait pas venu à l’idée des boutefeux centenaires de la transformation sociale version Viagra de déclencher une taxe sur toute opération boursière incluant un achat et une vente dans un laps de temps donné, court en l’occurrence.
    Ce qui aurait permis de toucher, virtuellement, beaucoup plus de racailles spéculateurs, de fric, et d’éliminer non seulement le HFT, mais le « vieillot » day-trading.

  17. Le 4ème Reich de Merkel fait de plus en plus fort:

    Le fisc allemand veut que des milliers de Belges, qui ont été forcés de travailler en Allemagne nazie pendant la deuxième guerre mondiale, paient des impôts sur leur pension.

    http://www.lesoir.be/actualite/monde/2011-11-19/le-fisc-allemand-reclame-de-l-argent-aux-belges-877871.php

    les allemands ont perdu la guerre et devrait s’en rappelé, la pension est un petit dédommagement pour ces années d’esclavage; l’Allemagne devrait avoir honte. Mais plus rien ne m’étonne de la part de ce pays responsable de la crise de l’euro et de la faillite du sud de l’Europe. Cette politique est voulue par l’Allemagne pour créer une prise de contrôle économique de l’Europe puis attirer les milliers de sans emplois diplômé sur son sol pour les faire travailler a moindre prix loin de chez eux… l’histoire se répète. >>>>ben oui, le 4ème Reich est en marche !

    1. Vous ne confondriez pas l’Allemagne avec le land de Brandebourg, par hasard …?

      Sensationnalisme à deux balles (et insidieusement incitation à la haine).

      1. Je ne pense pas, non.

        En plus, l’Allemagne exige un effet rétroactif sur 5 ans !
        Mais qu’est-ce qu’on s’amuse ici, c’est vraiment exceptionnel !
        Exemple que je viens de voir au JT : une vieille dame qui touche 47€ par mois en tant que veuve d’un homme qui a été forcé de travailler pendant deux ans dans les camps de travail pendant la guerre. Avec l’effet rétroactif, l’Allemagne exige 500€ de la vieille dame. Et elle est loin d’être la seule, les autorités de médiation belges recueillent les plaintes…

        Ach, Europa ist wunderbar !

    2. Bonjour,

      Que les allemands veuillent dépouiller des belges de leur pension est effectivement révoltant.

      Plus globalement, la crise actuelle de la dette des états, c’est couramment admis, est une conséquence de la crise des subprimes aux Etats-Unis.

      l’Allemagne vous semble tirer les marrons du feu. Les choses sont peut-être plus compliquées :

      http://fr.wikisource.org/wiki/Le_Singe,_et_le_Chat

      Cordialement.

    3. @Dissy

      Ça va pas aider les allemands a etre solidaires de mélanger le problème de la dette et du partage des richesses qui est un problème mondial, avec le douloureux passé qu’ ils ont infligé au monde.
      Il n’ y a pas d’ hégémonie allemande en ce qui concerne ce problème de la dette, il y a plutôt une hégémonie de la finance anglo saxonne .
      Si le concept que vous proposez existe, il n’ est pas allemand.
      Halte au sketche, ça ne prend pas.
      Et pendant ce temps les rotatives british et us tournent et nous infligent la déflation qui devrait être la leur.
      Vous êtes payé en quelle monnaie ?

    4. « Le 4ème Reich de Merkel fait de plus en plus fort »

      Vous devriez prendre des leçons de démocratie : un séjour en Allemagne vous y aidera grandement.
      Au moins lire le spiegel
      http://www.spiegel.de
      (en anglais)
      Tiens! Eux ils ont arrêté la filière nucléaire en votant tout simplement.
      Pas les Français et leur régime de Vichy (pendant qu’on y est avec les bêtises)

    5. « Mais plus rien ne m’étonne de la part de ce pays responsable de la crise de l’euro et de la faillite du sud de l’Europe. »

      Pitié : arrêtez de jeter les peuples les uns contre les autres.
      Vous faites le jeu de ceux qui vous manipulent grossièrement.

      Les gens sont responsables de leurs actes et la responsabilité leur appartient : la faute n’est pas aux allemands, aux grecs, aux italiens, aux espagnols, à Dieu, aux Kamis, au Grand Esprit et j’en passe et des meilleurs.

    6. Dissy touche au sublime.
      Faire les poubelles du web lui suffit plus, elle rajoute ses propres ordures.
      Jules, c’est pas « insidieusement » c’est ouvertement de l’incitation à la haine.
      En France les pensions des STO sont prises en charge par l’administration des anciens combattants, c’est Vichy qui a signé le décret du STO en 42, c’est la France qui a payé et contine de payer pour les 600 000 STO, point.

      1. Tout à fait d’accord, il ne s’agit pas ici des « Allemands » contre les « Belges » mais du fisc teuton qui réclame des arriérés d’impôt aux victimes du travail obligatoire bénéficiant d’une pension allemande. Je m’interroge quand même sur le pourquoi d’une telle mesure vexatoire (et de son timing, accessoirement). Du reste, merci pour l’info concernant le STO, Vigneron.

  18. La réalité selon Mr Marini consisterait donc à systématiquement user d’un outil du seul fait que ce soit possible: « Nous avons la puissance informatique pour faire du HFT, alors faisons-le et tant pis pour les conséquences » semble-t-il vouloir dire. Espérons pour lui que Mr Mariani ne passe jamais par hasard devant un précipice, avec une telle façon de raisonner il pourrait se sentir contraint d’y tomber…

    1. Tu oublies que Marini n’est que l’autre nom d’une intelligence artificiellement guidée par l’Elysée. Il serait tout de même difficile pour lui d’aller contre ses congénères mécaniques…
      Et si jamais il passe devant un précipice, rappelle-toi que tu n’es pas obligé de lui faire un subreptice croc-en-jambes.

      1. Kèsque j’disais

        : Marini n’est que l’autre nom d’une intelligence artificiellement guidée

        Intelligence artificielle, c’est le cyborg, hein ?
        Des cyborgs partout !
        Perso, je constate qu’au plus ON trouve les machines intelligentes, plus ON pense comme une machine, c’est dur non ?
        Mais pour en revenir à Marini, faut oser parler d’intelligence, un cyborg…

    2. oui par contre utiliser un ordinateur pour échanger des fichiers de musique c’est très mal même si c’est possible.

      1. Très mal car c’est un attentat monstrueux contre la propriété créative et/ou l’inverse la créativité propriétaire et ça c’est même plus grave que tout le reste, d’ailleurs y a qu’à voir: où va-t-on si on ne respecte plus les règles sacro-saintes, que dis-je éternelles et inox comme l’or en barre, les droits oui celui de respecter les devoirs que ces règles imposent comme le mort impose ses lois sur le vivan, mais ça fait rien puisque se qui compte c’est le droit la loi la foi et nous qu’on là pour que le populo y commence pas à s’ameuter bêtement pour faire des dégâts, ça serait très mal, très très mal parce que le populo, on a déjà vu qu’il peut faire de méchantes et vilaines choses souvent ça finit pas bien, alors il faut commencer par se serrer la ceinture et relever les manches, il n’y a que des gens qui ne veulent pas travailler qui sont au chomâge, ou alors c’est qu’ils devaient étudier mieux, et pas étudier, c’est mal, très mal.

  19. C’est pour lutter contre le chômage des traders ?
    Ces programmes informatiques sont écrits par des hommes et je ne suis pas du tout certain que ça change quoi que ce soit sur le fait que les transactions aient du rapport ou pas avec la valeur des entreprises par rapport à des traders(et ces programmes ont peu à voir avec les trucs genre chandeliers japonais et compagnie il me semble, beaucoup aussi sur des transactions où « on gagne à tous les couts par rapport à certains couplages »).
    Si taxes ce devrait être sur toutes les transactions (ou plutôt sur les revenus), et les vrais changements se situent sans doute beaucoup plus sur le fait d’interdire certains produits financiers (arrêter la complexification à n’en plus finir des produits dérivés).

    1. ça va dans le bon sens, mettre le pied dans l’ouverture de la porte, c’est déjà ça
      c’est entrer dans une autre logique
      pour l’instant je rappelle que quasiment rien n’a été fait pour remettre en cause le dogme
      donc là, ça remet vraiment en cause le dogme d’où les réticences de la droite qui sait très bien que si on commence, on continuera dans ce sens

  20. Si j’occupe plus grande place avec le Tout Marché, si je captive plus grand monde avec aussi plus grande image
    de la bétise sur terre, je fais donc moins chuter le monde à force dans mon réel.

    Je suis par conséquent moins dans les abus idéologiques qu’autrui, je raisonne toujours mieux, pour mon coiffeur ça part aussi d’une bonne intention.

    1. Seul le Créateur EST, Jérémie. Le reste n’est que maya bouillonante de ténèbres..
      Réfèrons nous uniquement aux textes sacrés..

      1. C’ est une chouette invitation au fondamentalisme.
        Faut décliner je crois.
        Fait froid dans la pièce tout d’ un coup.
        Y’ a un invité.

      2. Oui mais ne parlez pas trop du Créateur en ces termes envers les gens.

        Seul celui qui aime la bonne parole rend mieux service à l’Eternel. Tout dans ce fil, tout dans ce blog, n’est pas non plus que maya bouillonante et ténèbres, qui donc n’a jamais fait un peu ténèbre envers son prochain et cela même dans son grand désir de vouloir se référer uniquement aux textes sacrés.

        Relisez le fil, vous y trouverez également autre chose de bon à prendre avec doigté et respect, bien sur il n’y a pas que le blog de Paul qui se soucie grandement de l’état actuel du monde.

        Je persiste et signe donc, et oui si la seule Création bien aveuglante du tout Marché Mondial, préfère ad eternam
        captiver les corps en masse, nous obliger à fonctionner partout ainsi dans le tout Machinal Conditionnement Terrestre, aussi bien pour la moins fine du moment dans sa permanente, alors forcément le Créateur si existe bel en bien, n’a donc plus guère aucune raison de soutenir plus longtemps tout ce beau monde de politiciens d’opérette et de marchands qui ne recherche en fait continuellement à lui faire de l’ombre, et cela à travers tant d’oeuvres et tant d’oeuvres commerciales et bureaucratiques ajoutés de plus sur terre, leur réalité, leur grande maya mondaine, déjà si peu de remerciement envers le pauvre Jérémie et nos premiers Ancètres et cultures d’autrefois.

        Désolé je connais pas mieux les textes sacrés par coeur, on fait ce qu’on peut.

      3. C’est parce que les ténèbres ne veulent pas s’allier à la lumière pour servir l’Un qu’ils tentent d’entrainer le monde dans leur course folle vers l’entassement de biens matériels.. Un monde uniquement matériel qui tournerait rond pour l’éternité en leur donnant l’impression d’être les démiurges de ces lieux physiques alors qu’ils ne sont qu’une des nombreuses composantes de l’UN à honorer..

        Mathématiques de l’ Architecte

        Tel en jazz, j’ improvise les phrases
        Qui avec la vie, sont en phase
        Et vous les livre, à l’autre rive
        Afin que vos sourires se ravivent

        Comment créer quelquechose à partir du néant
        Si ce n’est en le séparant en plus et moins
        Leur somme après d’exhaltants pas de géants
        Restituant l’éternelle et infinie lumière du bien

        Face à la haine donnez l’ Amour
        Face à la violence donnez la douceur
        Afin que les rires résonnent alentour
        Et que les cœurs battent de bonheur

        Alpes !! qui de vos pics égratignez les cieux
        Regardez les Vosges et leurs douces rondeurs
        Sachez qu’ il est écrit dans l’azur, à mille lieues
        Que l’ avenir appartient à l’ inéluctable douceur

  21. @paul jorion

    Et moi ça fait plusieurs fois que je vous dis que vous vous trompez la dessus comme dans votre analyse sur les cds. Derrière un investisseur, un spéculateur, un arbitragiste , il y a quelqu’ un qui a une vue opposée ( c’est pour ça qu’ un marché existe, pour que des vues opposées se rencontrent).
    Comme sur les cds, vous faites une hypothèse forte; les spéculateurs sont aujourd’hui majoritaires ( étant donné l’ accès au crédit ou a la finance structurée permettant l’effet levier) Admettons que vous ayez raison, est ce que ça signifie pour autant qu ils soient tous dans le même sens, qu ‘il n’y ait que des vendeurs ou des acheteurs et donc que ces spéculateurs fassent le marché ? N’ est il pas possible d( envisager qu’ un spéculateur à la hausse rencontre un spéculateur à la baisse?

    Le vrai combat ce n est pas le combat de la spéculation par définition mouvante et à vue contradictoire mais davantage celui des investisseurs qui en 40 ans ont considérablement raccourci leur horizon d’ investissement modifiant ainsi les gouvernances d entreprises avec les résultats catastrophiques qu’ on connait aujourd’hui ( l’ entreprise n’ ayant plus une valeur industrielle mais une seule valeur financière).

    1. Un des grands classiques de la justification de la spéculation : il faut un acheteur et un vendeur. Ça fait une belle jambe aux victimes des émeutes de la faim quand le prix de vente spéculatif flambe, ça fait une belle jambe au producteur de café, de coton, de cacao, quand le prix de vente spéculatif tombe en-dessous de ses coûts de production.

      1. Aaargh, pédagogie quand tu nous tiens ! :

        c’est pour ça qu’ un marché existe, pour que des vues opposées se rencontrent …

        Ami Renaud, un dicton pour la route :
        Spécule sur ton prochain, il te vendra son rein !

      2. Oui enfin, la spéculation et les bulles ça reste quand même avant tout sur les actifs (immobiliers, actions) et éventuellement matières premières facilement stockables et peu périssables (métaux précieux, ognons de tulipes), pas du tout évident pour le reste, par contre des pressions de pouvoir quasi monopolistique d’intermédiaires ou acteurs grande distrib par exemple (aussi poussés par rentabilisation financière/actionnaires) oui ça c’est clair.
        Personnellement je ne crois pas du tout à une influence majeure de la spéculation sur la pointe du prix du pétrole en juillet 2008 par exemple.

      3. « Personnellement je ne crois pas du tout à une influence majeure de la spéculation sur la pointe du prix du pétrole en juillet 2008 par exemple. »

        Il ne suffit pas toujours de croire, parfois il faut se renseigner.

        La crise (Fayard 2008) : pages 143-152.

        « La spéculation

         

        Une nouvelle génération de « méchants »

        Parmi les dizaines d’internautes qui participèrent sur la toile au débat relatif à l’envolée du prix du pétrole et des autres matières premières, céréales en particulier, qui caractérisèrent les sept premiers mois de 2008, aucun consensus ne se dessina quant à l’existence ou non d’une bulle, ni sur la cause cette envolée des prix.

        L’émoi était né le 20 mai 2008, quand Michael W. Masters, le dirigeant et gestionnaire de portefeuille de Masters Capital Management, un fonds spéculatif, avait fait une déposition devant un comité du Sénat américain. Dans son témoignage, il avait sans ambages assigné l’envolée des prix à la spéculation et avait nommément désigné les coupables : les fonds de retraite de l’Etat et des entreprises, les fondations privées et plus particulièrement celles en charge des universités américaines.

        Dans les jours qui suivirent les commentateurs furent partagés : certains apportant de l’eau au moulin de Masters, d’autres s’affirmant sceptiques, mettant en avant de réels déséquilibres entre l’offre et la demande pour ces matières premières, ou attirant l’attention sur des démentis implicites de l’hypothèse spéculative : sur le fait, par exemple, que l’on observait pour le riz et le minerai de fer, absents des marchés organisés de futures où ces fonds institutionnels investissaient, le même envol des prix que pour le blé ou le maïs pour lesquels de tels contrats à terme existent bien sur un marché à terme organisé.

        Dans les jours qui suivirent, au lieu d’adopter un profil bas, ces fonds institutionnels crurent bon de pousser des cris d’orfraie, accumulant déclarations officielles et communiqués de presse, mettant fin à l’incertitude en faisant naïvement l’aveu de leur culpabilité.

        Voilà donc où nous étions rendus : la nouvelle génération de méchants, désignés à la vindicte publique, n’étaient autres que ceux qui s’efforçaient désespérément de protéger la retraite des baby–boomers, l’avenir de la recherche et les bourses d’étudiants.

        Le mécanisme qui avait conduit là était bien entendu très simple : les capitaux ayant d’abord fui les prêts hypothécaires subprime, et le feu s’étant propagé aux Asset–Backed Securities, puis aux Collateralized–Debt Obligations, suivies des Structured Investment Vehicles, et enfin aux obligations municipales, tous secteurs désormais sinistrés, cherchèrent à se placer sur les rares produits financiers ayant survécu à la peste des mois précédents et dont le nombre se réduisait de jour en jour, provoquant  une bulle financière affectant l’ensemble des marchés mondiaux de matières premières.

         

        Quelques postulats

        Les arguments avancés par ceux qui niaient que les prix atteints alors par les matières premières étaient essentiellement spéculatifs, étaient identiques à ceux qu’avaient utilisé ceux qui niaient la bulle de l’immobilier résidentiel américain.

        Une analyse était donc nécessaire, en dépit de l’absence d’une théorie de « science économique » pouvant prouver de manière irréfutable l’existence des bulles financières. Quelques postulats pouvaient servir de point de départ :

        1. Le prix des matières premières non-renouvelables (pétrole) et le prix des matières premières renouvelables (céréales) sont deux affaires distinctes.

        2. De multiples facteurs jouent dans la détermination du prix d’une matière première. Mettre en évidence des facteurs qui influent sur l’offre et la demande, n’exclut pas qu’un prix puisse être essentiellement spéculatif.

        3. Le prix d’une matière première révèle – comme tout prix – le rapport de forces entre acheteurs et vendeurs. Y a-t-il dans ce rapport de forces une « bonne » composante, qui refléterait l’offre et la demande, et une « mauvaise » composante que l’on pourrait éliminer ? C’est la question que pose indirectement le projet de loi Stop Excessive Energy Speculation Act of 2008 déposé le 15 juillet 2008 devant le Sénat américain, qui introduit la notion de « spéculation excessive ».

        4. Y a-t-il une raison quelconque qui justifie la présence sur le marché à terme d’une matière première d’intervenants qui n’ont aucune capacité effective à livrer la marchandise ou à en prendre livraison à maturité ? L’argument, souvent proposé,  de « liquidité », dont les spéculateurs seraient les dispensateursn’a de sens que s’il y a capacité effective à livrer ou à prendre livraison des marchandises sur lesquelles portent les contrats à terme.

         

        Définir la spéculation

        Le prix d’une matière première est « spéculatif », si celui-ci est significativement supérieur à celui calculé de manière « additive », en faisant la somme du prix des composants (« fondamentaux »).

        On peut bien entendu parler de « spéculation » au sens large et utiliser le terme pour caractériser quiconque essaye de gagner de l’argent sur les marchés. Dans ce cas-là, un manipulateur de l’offre – ou de la demande – est effectivement un « spéculateur » ; quelqu’un qui commet un délit d’initié est lui aussi un spéculateur « au sens large ». Or, il faut opposer les facteurs constitutifs du prix qui relèvent de l’offre et de la demande et ceux qui relèvent de la spéculation « au sens étroit », qui est elle une simple manipulation du prix, absolument indépendante de la marchandise. Celui qui voudrait manipuler l’offre de pétrole a besoin de barils, d’une aire de stockage, etc., alors que celui qui spécule sur le pétrole, n’a même pas besoin de savoir ce qu’est le pétrole : la seule chose qu’il lui faille connaître, c’est si son prix est en train de monter ou s’il est en train de baisser. Voici un exemple de spéculation, emprunté à un livre de Jack Schwager (*). Il interroge un trader appelé Monroe Trout :

        « Par exemple, si je suis long de mille contrats futures Standard & Poor’s 500 (contrat à terme sur l’un des indices boursiers de la bourse principale de New York : le New York Stock Exchange) et qu’il est onze heures trente à l’heure de Chicago, je vais probablement vouloir introduire une sorte d’ordre d’achat de volume décroissant, comme acheter dix lots chaque fois que le marché baisse d’un tick (le tick vaut cinq centimes sur ce marché), pour tenir le marché dans ma direction. Il ne faudra pas un très grand nombre de contrats à ce moment là de la journée pour soutenir le marché puisqu’il n’y a que peu de contrats échangés [il est 12 :30 h à New York et les négociateurs déjeunent] » (in Schwager 1992 : 155).

        La tactique de Monroe Trout est une tactique de manipulation du prix et à ce titre, elle est applicable à n’importe quel marché, quel que soit le produit qui y est vendu.

        Si l’on veut absolument situer la spéculation sur les marchés à terme de matières premières dans un cadre de référence d’offre et de demande, on peut faire comme le fait Mike Masters : dire que les spéculateurs constituent des « stocks virtuels ».

         

        Le prix du pétrole  

        Le pétrole est désormais en quantité limitée, et l’agriculture contemporaine repose en grande partie sur les dérivés des produits pétroliers. Les spéculateurs tirent parti de ces deux évidences et agitent désormais le spectre du « pic pétrolier » afin de détourner l’attention du public de leurs agissements. Le « pic pétrolier » existe certainement, il s’agit cepedant d’une autre histoire, dont il convient de parler séparément.

        En décembre 2007, Mr. Fadel Gheit de Oppenheimer & Co., fut appelé à témoigner devant le comité Energy and Natural Resources du Sénat américain, en sa qualité d’expert sur la formation du prix de l’énergie. De 2004 à 2007, l’agence de presse Bloomberg lui a décerné son prix du meilleur analyste du marché pétrolier.

        Mr. Gheit affirma entre autres devant les membres de cette commission que

        « La mondialisation des marchés financiers, la facilité avec laquelle il est possible d’opérer, la vitesse à laquelle des fonds considérables peuvent circuler, la surabondance d’information, les tensions internationales accrues, ont créé un environnement idéal pour une spéculation excessive sur les marchés mondiaux du pétrole. »

        Cette « spéculation excessive » est encouragée selon lui par l’absence de consensus quant aux fondamentaux du marché pétrolier :

        « Personne n’est à même de prédire exactement ou de manière cohérente le prix du pétrole : ni les compagnies pétrolières, ni les gouvernements, ni les investisseurs sur la place de Wall Street. Cette absence de prévision fiable a créé un vide dans lequel se sont engouffrés des acteurs financiers à l’horizon d’investissement ultra-court, ce qui a contribué à une volatilité accrue des prix. »

        Cette volatilité accrue a, à son tour, influencé les fondamentaux :

        « La volatilité elle-même a un effet négatif sur l’industrie pétrolière parce qu’elle engendre l’incertitude et opère une distorsion des fondamentaux du marché, ce qui débouche sur des décisions d’investissement inappropriées quant à la constitution d’une offre qui correspondrait de manière adéquate à la demande globale en produits énergétiques. »

        Gheit en concluait que le prix à terme du pétrole brut au moment de sa déposition : 98 dollars, était double de ce qu’il serait en l’absence d’un impact de la « spéculation excessive », prix à comparer aux 147 dollars qui furent atteints quand le prix culmina le 11 juillet 2008.

        Gheit ajoutait que

        « … les spéculateurs sur le marché pétrolier utilisent les données publiées hebdomadairement par l’Energy Information Administration pour manipuler les prix en vue d’un gain à court terme. Les spéculateurs agitent les chiffres signalant une baisse des inventaires pour répandre la peur quant à d’éventuels déficits, alors que cette baisse indique précisément le contraire : une adaptation efficiente des capitaux dans un environnement de prix élevés. »

        Gheit proposait enfin aux sénateurs de prendre un certain nombre de mesures :

        * Porter à 50% de la valeur du contrat la marge sur les opérations à terme (qui se monte à moins de 10 % à l’heure actuelle).

        * Limiter le nombre de contrats par compte individuel.

        * Fixer une période minimale durant laquelle un contrat doit être conservé.

        * Prévenir les conflits d’intérêt pour les institutions financières impliquées.

        * Imposer des pénalités sévères pour les contrevenants, assorties d’un emprisonnement minimum.

        En décembre, la déposition de Mr. Fadel Gheit passa inaperçue. Les choses changèrent et il fut ensuite abondamment cité dans la presse : « Pourquoi le prix peut-il grimper de 5 % dans la journée, pour retomber un peu plus tard, s’il s’agit de fondamentaux ? », demandait-il. A quoi il ajoutait : « Il existe une déconnexion totale entre le prix et l’offre et la demande. Les nouvelles règles sont : il n’y a plus de règles ».

        L’événement intervenu entretemps, et qui contribua à le mettre à la une, ce fut la déposition de Michael Masters, le 20 mai, devant le comité des Homeland Security et Governmental Affairs. »

      4. @Paul Jorion,

        vous continuez à utiliser ce terme « prix spéculatif » comme s’il coule de source… comme si il existait un « prix non spéculatif ».

        Je vous le demande, c’est quoi, le prix non spéculatif du baril de pétrole? Combien? 50$? 75$? 100$? Qui le calcule, sur quelles base, le coût de production? On repart pour le délire foireux de Marx de calculer le prix des biens en fonction de la valeur travail?

        Je sais bien que vous ne me répondrez pas, vous preferrez toujours ignorer cette question.

        De même que vous n’avez toujours pas compris, semble t’il, qu’interdire la spéculation revient à fixer les prix…

        du moment que quelqu’un peut acheter un bien ou un actif à un prix P1 et le revendre plus tard à un prix P2 différent de P1, il peut spéculer, c’est à dire faire un profit ‘(ou une perte) sur la fluctuation du prix.
        Le seul moment de s’en débarrasser, c’est de fixer les prix. Comment les fixer? On revient à la question précédente. Qui les fixe? Vous Mr Jorion, en tant que nouveau directeur général du comité central de planification des prix mondiaux?

        Je vous souhaite bonne chance avec de telles propositions!

      5. J’aime bien votre nouveau pseudo, Chris : « Disons la vérité », c’est chic. Il y avait des gazettes dans les années trente, avec des noms comme cela, qui fleuraient bon le « Tous pourris ! », et avec un balai sur la couverture.

        La raison pour laquelle je ne vous répondrai pas, c’est parce que vous êtes imperméable à la réfutation, comme de longues, très longues discussions ici, avec des multitudes de contradicteurs, nous l’ont déjà montré.

        Bon retour quand même parmi nous, cher « Disons la vérité » !

      6. Il faudra pourtant bien un jour que vous y répondiez à cette question « qu’est ce qu’un prix objectif », un « prix non spéculatif »?

        Si ce n’est pas à moi, ça sera à quelqu’un d’autre…

        Mais tant que vous refuserez d’y répondre, vos propositions ne serviront à rien.

      7. Chris, les spéculateurs vous dresseront un jour une statue, justice sera faite. En attendant, patience, patience !

        P.S. : Vous nous revenez en pleine forme apparemment, j’espère que ce n’étaient pas les objections en masse qui vous avaient découragé un moment.

      8. @PJ

        Se renseigner oui, mais des avis inverses existent aussi, et je suis toujours du même avis, même si en rien « pro spéculateurs » (et que réduire l’accès au marché des futures pourrait être une bonne chose, certes la masse monétaire qui circule sur les marchés est énorme et ne sait plus trop ou se poser).

        Mais les seuls qui peuvent vraiment spéculer(ou plutôt agir) sur le prix du pétrole sont les Saoudiens/OPEC (ce qu’ils font d’ailleurs et pourquoi s’en priveraient-t-ils, même si il n’est plus du tout évident qu’ils puissent toujours le faire beaucoup).

        D’autre part au sujet du pétrole et autre matières premières, je considère cette croyance (ou avis), extrêmement dangereuse dans le « camouflage ou voilage » du vrai problème vis à vis du public. (c’était d’ailleurs aussi le message de Sarkozy, au passage)

        « « … les spéculateurs sur le marché pétrolier utilisent les données publiées hebdomadairement par l’Energy Information Administration pour manipuler les prix en vue d’un gain à court terme. Les spéculateurs agitent les chiffres signalant une baisse des inventaires pour répandre la peur quant à d’éventuels déficits, alors que cette baisse indique précisément le contraire : une adaptation efficiente des capitaux dans un environnement de prix élevés. » »

        Bof, que des « spéculateurs » en soient venu jusqu’à acheter des cargaisons en transit et faire trainer les bateaux en route en 2008 c’est le cas, que ça accroisse la volatilité aussi (encore que, la volatilité n’a à mon avis rien d’étonnant quand plus personne n’a de marge sous le pied pour la production, rappelons aussi que l’on a vu récemment des réserves stratégiques misent sur le marché pour le calmer).

        D’autre part le message :

        « « La volatilité elle-même a un effet négatif sur l’industrie pétrolière parce qu’elle engendre l’incertitude et opère une distorsion des fondamentaux du marché, ce qui débouche sur des décisions d’investissement inappropriées quant à la constitution d’une offre qui correspondrait de manière adéquate à la demande globale en produits énergétiques. » »

        Ça correspond aussi à « circulez il n’y a rien à voir, laissez nous travailler pour extraire encore plus vite » (la prochaine étape pouvant être : « ces gens là sont des incompétents on va aller leur apprendre comment vider leurs réserves encore plus vite, nos grosses bagnoles étant non négociables »), sans oublier que les réserves des compagnie pétrolières ou gazières sont le premier indice de leur valorisation à wall street (ce qui fait d’ailleurs peser des doutes sur la réelle rentabilité du « shale gas » aux US à l’heure actuelle, même si la valeur des actions peuvent bien se porter. Et qu’en plus d’un point de vue technique, plus on extrait vite le pétrole d’un champ, plus la quantité globale extraite est faible (ce qu’explique Jean Laherrère par exemple dans un interview).

        Quant à :
        « agitent désormais le spectre du « pic pétrolier » afin de détourner l’attention du public de leurs agissements. »

        Je ne les ai pas vu beaucoup ces agitations, et le « pic pétrolier » n’a rien d’un spectre (et n’est pas du tout sur la même « longueur d’onde » ou caractéristique temporelle que les inventaires US)

        Comment expliquez vous que lors du premier choc c’était partout dans la presse (le premier choc), et qu’aujourd’hui, avec ce que l’on pourrait décrire comme le « mother of all oil shocks », extrêmement peu de personnes en parle ?

        Une chose et sure : l’immense majorité des Américains n’est même pas consciente qu’ils ont passé leur pic en 1970, et pensent volontiers qu’ouvrir ANWR et quelques autres endroits suffirait à revenir au niveau de 1970 (drill baby drill) la baisse de production étant vue comme due aux restrictions écolo de quelques « tree huggers », sans parler des spectres genre pétrole abiotique.

        Et encore une fois les bulles spéculatives sur les actifs : oui bien évidemment.

      9. @ disons toujours la grosse ficelle

        De même que vous n’avez toujours pas compris, semble t’il, qu’interdire la spéculation revient à fixer les prix…

        De même que le fait de vouloir souvent encourager la spéculation et les bonnes primes, vous croyez que c’est mieux aussi dans l’objet de vouloir parier davantage sur la pénurie de blé ou d’ orge et je ne sais quoi de plus sur terre, c’est vrai un peu moins au niveau de l’huile et du vin et ça prétend moins toucher à la fixation des prix, allons, allons premiers marchands du monde
        arrêtez un peu de vous raconter les mêmes petites salades entre-vous.

        Vous ne semblez pas mieux comprendre autre chose apparemment. Bon petit serviteur fidèle du système tu en sera certainement mieux récompensé plus tard dans l’huile et le vin.

      10. Dresser une statue ? Oui, s’ils gagnent la partie… mais s’ils la perdent, les comités de terreur viendront réclamer à Julien Alexandre l’adresse IP des commentateurs recherchés pour crime d’apologie de la spéculation… Quelle sera sa réaction ? Se soumettre à l’ordre nouveau ou prendre le maquis après avoir détruit les logs du blog ? Mon Dieu, mon Dieu… quel suspens.

      11. Les spéculateurs se portent très bien sans moi, en l’occurrence c’est vous qui cherchez à convaincre qu’il faut s’en débarrasser.

        Mais le seul moyen d’éliminer la spéculation c’est d’éliminer la fluctuation des prix.

        Je note que dans le passage de votre livre « La crise » ci dessus, vous faites référence aux déclarations de Mr Fadel Gheit qui parle de l’influence néfaste de la « spéculation excessive » sur le prix du baril de pétrole, autrement dit ce n’est pas la spéculation en soi qui est néfaste, mais la « spéculation excessive ». Comment la définir?

        Je note aussi dans le passage ci dessus que vous répondez, mais tout en restant vague, à ma question, qu’est ce qu’un niveau de prix spéculatif:

        Le prix d’une matière première est « spéculatif », si celui-ci est significativement supérieur à celui calculé de manière « additive », en faisant la somme du prix des composants (« fondamentaux »).

        On peut se demander quel est le prix non spéculatif du baril de pétrole, c’est à dire, en reprenant votre définition, la somme de prix des « composants fondamentaux » du baril de pétrole?

        Je vois bien où vous voulez en venir, au final, c’est nous ressortir la théorie marxienne de la valeur travail, car sinon, comment calculez vous la somme des « composants fondamentaux » du baril de pétrole?

        Ou alors, un autre exemple, encore plus parlant, quel est le niveau de prix non spéculatif d’un lot constructible? C’est quoi, en l’occurrence, la somme du prix des « composants fondamentaux » d’un terrain constructible?

        Elle n’est pourtant pas bien compliquée ma question, alors pourquoi hésitez vous tant à y répondre?

      12. Ah, c’est Karl Marx, taupe sous-marine cachée sous mes écrits, que vous cherchez à dénoncer, cher « Disons la vérité » ? Que ne le disiez-vous plus tôt ! Quand je pense que vous nous avez rasé pendant des mois en tournant autour du pot ! Vous nous revenez en force sans doute, mais laissez moi vous dire ceci : vous étiez bien plus subtil autrefois à cacher vos motifs ! Bonne chance quand même dans votre croisade. De la chance, vous en aurez bien besoin.

      13. Je ne cherche pas à dénoncer quoi que se soit, comme si cela avançait à quelque chose!

        Ce que je cherche, c’est que vous arrêtiez de rester vague sur cette question et expliquiez, une bonne fois pour toutes, ce qu’est un niveau de prix spéculatif:

        Vous dites:

        Le prix d’une matière première est « spéculatif », si celui-ci est significativement supérieur à celui calculé de manière « additive », en faisant la somme du prix des composants (« fondamentaux »).

        donc je vous redemande la même chose, comment calculez vous la « somme du prix des composants fondamentaux » du baril de pétrole?

        Si vous n’utilisez pas la valeur travail chère à Marx, qu’utilisez vous?

        Au moins lui, il avait une réponse à cette question. Vous, vous contentez de l’esquiver.

      14. « comment calculez vous la « somme du prix des composants fondamentaux » du baril de pétrole ? »

        C’est le prix de revient. Vous ne savez même pas ça ? D’une certaine manière, je ne suis même pas surpris.

      15. Je tente une réponse sur le prix non spéculatif d’un terrain constructible . C’est la somme de :

        Prix d’achat antérieur du terrain éventuellement actualisé si l’acquisition était ancienne , éventuellement déprécié si le terrain n’a pas été entretenu ( les services des domaines savaient très bien faire ça ) , augmenté du coût des amenées de réseaux privés ( ce qui est rarement le cas , les réseaux ayant presque toujours été pris en charge par la collectivité ) , augmenté des frais de gestion liés aux démarches administratives et comptables , diminué du coût des travaux privés pour apporter les services liés à une occupation conforme aux attentes modernes .

        Point final .

        Si l’on parle de lots , au sens de lotissement , le calcul est un peu plus long , mais comme il m’est arrivé de concevoir , créer et aider la mairie à la vente de lots de lotissements communaux , je peux vous indiquer que ces lots  » non spéculatifs » étaient vendus environ à 50 % du prix des lots homologues chez le moins cher des lotisseurs privés du coin . Et  » les nôtres » étaient sans mauvaise surprise .

        Les lotisseurs du secteur s’en souviennent encore !

        Mais ils n’ont plus de soucis à se faire car Bruxelles a anéanti l’ingénierie publique française .

        Il paraissait qu’on faisait de la concurrence déloyale à l’ingénierie privée .

      16. Le prix d’un bien est le montant du capital qui permet d’en tirer des revenus équivalents.

        Si vous avez un terrain qui permet de générer 120 € de loyer mensuel, son prix est de 30 000 € avec un taux « d’intérêt » égal à 4,8% (120*12/30000=0.048).

        Un bien ne vaut que le service qu’on peut en retirer.

        Le reste est de la spéculation.

        Juan Nessy, vous parlez du calcul de rentabilité d’un montage d’une entreprise.
        Ceci n’a rien à voir avec la valeur d’un bien.
        C’est le prix qui permet de savoir si vous allez gagner de l’argent ou non.
        Ce n’est pas nécessairement le prix que vont consentir les acheteurs à verser à la fin de l’opération.

      17. @PJ

        je ne peux qu approuver les propos de  » disons la vérité « . Paul ça me surprend vraiment que vous ayez ce type d’argumentation sur les cds et le trading haute frequence. Vous raisonnez comme quelqu’un qui n a jamais été sur les marchés. Or apparemment, vous avez bossé dans la finance. Pour avoir été dedans pendant x années je ne peux que m accorder avec les propos plus hauts de hakim et disons la vérité.
        Oui je sais ,vous allez me répondre qu étant dans le milieu, je ne peux avoir une vue objective… car bénéficiaire du système etc etc etc etc . toujours la querelle des philosophes depuis socrate ; est ce que je pense ce que je suis ( marx, freud …) ou est ce que je suis ce que je pense ( descartes , kant ..) ? Par rapport aux critiques que vous mentionnez on voit bien où se porte votre choix. Bref…

        En revanche, j ai noté un passage intéressant dans votre bouquin , quand vous dites que les spéculateurs ont un effet autoréalisateur sur les prix de long terme par le supplément de volatilité qu ils entrainent à court terme.décourageant les investissements et rationnant ainsi le côté offre. C est tout à fait vrai. En finance, on dit que l investissement est lié à la stabilité du cash flow qu il offrira. Si ce cash flow est volatile, alors oui il y a fort à parier que ça peut decourager les investissements et les entrées potentielles . Mia sest ce véritablement le cas depuis 10 / 15 ans sur les commodities? Que vous preniez des series longues ou des series courtes, la volatilité n a n a jamais ete aussi faible en situation pré 2008. Depuis 2008, il y a un fort regain de vol je l admets. Mais comment expliquer selon vous l augmentation du riz , du blé et du pétrole jusqu en 2008?

      18. Il me semble qu’au printemps dernier, la bourse de commerce de Chigago a fait monter le prix de la farine (les récoltes de blé n’étant pas connues) prix qui a été instantanément repercuté au détail.

        Si ce n’est pas de la spéculation sur les « commodities » qu’est ce que c’est ?

        Pas difficile d’imaginer ce qu’on peut faire avec le prix du Baril, du bois , du cacao, du sucre ?

      19. Thomas,

        Le vrai combat ce n est pas le combat de la spéculation par définition mouvante et à vue contradictoire mais davantage celui des investisseurs qu en 40 ans ont considérablement raccourci leur horizon d’ investissement modifiant ainsi les gouvernances d entreprises avec les résultats catastrophiques qu’ on connait aujourd’hui ( l’ entreprise n’ ayant plus une valeur industrielle mais une seule valeur financière).

        C’est bien là que vous vous trompez puisque cette stratégie court-terme des fonds de pension et d’investissement est inextricablement liée aux outils spéculatifs de même terme que leur offre l’ingéniérie financière des market-makers. La stratégie des premiers est consubstantielle des tactiques des seconds et inversement. Mais les outils spéculatifs, toujours renouvelés certes mais le principe, celui du pari, est immuablement même, étaient premiers en lice, c’est à eux qu’il faut s’en prendre.

      20. Upwind :

        Non , non , je me plaçais bien en tant que « promoteur » public qui refuserait de se faire du gras sur le produit promu , afin de définir vraiment le prix  » non spéculatif » .( comme ça m’est arrivé de l’être dans une bonne vingtaine d’opérations communales).

        Votre propre version de ce prix est totalement spéculative car elle se déconnecte de la « réalité  » du prouduit , et « anticipe ( « parie » ) sur un « rendement à venir , « espéré » en référence au …marché .

        De ce point de vue l’inscription dans le marbre du zonage des PLU ex POS a été une catastrophe spéculative (avec en plus , pas mal d’autres effets pervers) , et même les services des domaines , ont commis l’erreur de « spéculer » sur la valeur des biens immobiliers qu’ils avaient à estimer , encouragés qu’ils étaient par leur chefs et l’acquièsement public , à tenir compte « du marché  » .

        C’est par exemple ainsi qu’on a pu assister à la honte de maisons largement surestimées, de mon point de vue ,lors de récents évènements de submersion océane en Charente maritime , le tout pour faire payer aiux contribuables nationaux les turpitudes de maires indignes .

        Il ne faut pas aller chercher plus loin que la spéculation ,pour avoir l’explication de l’explosion du coût des terrains et du bâti , et l’impossibilité de construire du logement social à un coût ( donc un loyer ) supportable. Avec , là aussi , l’accumulation et la concentration dans de moins en moins de mains , certaines se satisfaisant grandement d’acheter des biens pour les laisser vides ou sans usage , en organisant sciemment ou pas la rareté , pour le simple pari que c’est de l’argent bien planqué ( on dit  » placé »), que ça sera encore plus juteux plus tard et que leurs fins de mois actuels ne sont absolument pas un problème .( si l’on peut parler de fins de mois pour des mains ).

        Cela restera le cas , tant que les estimations à la vente ou à l’achat seront précisèment fondées sur des espérances souvent infondées ( on n’est pas loin du pari sur les fluctuations de prix ) .

        Si je reviens sur mon premier exemple , il n’a que le défaut de fossiliser les situations « territoriales » anciennes , mais il laisse la complète maîtrise de la situation à la puissance publique , ce qui est la clé pour faire barrage .

        Dans nos modes de fonctionnement et de fixation des prix du foncier ou du patrimoine bâti ,actuellement , la spéculation ne peut être bridée que :

        – par l’emploi sans concession de la procédure d’expropriation au prix de l’administration ( ce qui suppose , pour échapper à l’arbitraire , le déroulement du mode de calcul sommaire que j’avais fait mien , et que le juge d’expropriation suive plus systématiquement les inspecteurs des domaines plutôt que la spéculation , comme il le fait actuellement )
        – par le durcissement de la fiscalité ( taxes sur les plus values immobilières , quel qu’elles soient .)
        – par la reprise de la fixation du niveau maximal des loyers .

        Une analyse par la cour des comptes , de l’impact de la « règlementation  » , sur l’envolée spéculative sur l’immobilier , ne serait pas de trop ..

      21. La cour des comptes ne préconise pas l’augmentation de la fiscalité sur le foncier et l’immobilier ( les petits propriètaires spéculateurs peuvent dire merci à l’Allemagne … qui va peut être bien devoir y venir un jour , malgré tout , car à faire des comparaisons , l’alignement risque bien de se faire sur le plus haut taxé disant , dans la « rigueur » souhaitée ) .

        http://www.ccomptes.fr/fr/CC/documents/Communiques/Communique_presse_prelevements_fiscaux_sociaux_France_Allemagne_04032011.pdf

    2. Derrière un investisseur, un spéculateur, un arbitragiste , il y a quelqu’ un qui a une vue opposée

      Ils n’ont pas qu’une vue. Ils ont un aussi intérêt aussi énorme que leur avidité et les moyens d’influencer les évènements dans le sens qui les arrange.

      Renaud, je vous propose de jouer à pile ou face avec moi, face je gagne, pile tu perds ou à l’envers, c’est vous qui décidez.

      1. @Cher PJ

        C’est le prix de revient

        Il faut peut-être préciser pour le béotien qui dit sa vérité que dans le prix de revient, en plus du coût des intrants, il y a la marge légitime de l’opérateur, par ex: dans le prix du quintal de blé, le revenu du céréalier est inclu.

      2. Chez certains, Marx, qu’ils n’ont ni lu ni compris, agit comme un repoussoir. Ils l’utilise comme un argument négatif. Si on leur demande pourquoi, ils répondent: parce que !

      3. @ Pol

        Tout le monde recherche à repousser quelche chose,

        Si Marx n’avait pas pu repousser un peu plus son Ame en son Corps, il n’aurait certainement pas pu exprimer que des arguments négatifs envers les choses très saines de la pitié.

        Chechez plutôt à mieux comprendre les gens qui vous disent cela, il y a certainement d’autres meilleures approches possibles afin de moins vouloir constamment les bloquer la-dessus.

        répondent

      4. Pol, tant qu’on y est, on peut aussi intégrer dans ses coûts les plus-values qu’on a pas pris en ne vendant pas son foncier ou le manque à gagner sur le cash qu’on a pas placé sur de l’ultra-spéculatif…
        A propos de « prix de revient » (« vaste programme » comme dirait l’autre…), d’abord y’a un bail qu’on doit dire coût de revient, ça prête moins à confusion. Mais surtout il faut s’entendre sur le niveau d’analyse que l’on recherche à travers ce calcul de coût, soit par exemple un niveau fiscal et comptable, soit économique et de gestion, soit patrimonial et financier, soit même sociétal et écologique en intégrant des coûts externes « calculés », etc…
        Mais bon, rien que pour en rester aux niveaux basiques, je me contenterai de reproduire les premières lignes de ce qu’en raconte mon bon vieux Centre de Gestion Agréé…
        Dessine-moi un coût de revient
        Il n’y a pas un coût de revient, mais des coûts de revient.
        Selon l’objectif poursuivi, la nature de l’activité ou encore la méthodologie d’analyse retenue, une même activité peut avoir différents coûts de revient.
        Du sur-mesure
        En restant pragmatique, le coût de revient peut être défini comme l’ensemble des charges à couvrir pour réaliser une prestation de service ou vendre un produit. Cette définition est suffisamment large pour autoriser du sur-mesure. L’objectif n’est pas de coller à une méthode prête à consommer mais d’adapter la méthode aux besoins et aux caractéristiques de l’activité. Tant pis si pour cela il faut prendre quelques libertés avec les règles comptables.
        De la comptabilité à la gestion
        La comptabilité ne reflète pas forcément tous les coûts supportés par l’activité d’une entreprise artisanale ou commerciale (notamment lorsqu’elle est exploitée sous forme individuelle). Le coût de revient comptable est plus faible que le coût de revient de gestion. Plusieurs éléments expliquent ces distorsions L’exemple le plus flagrant concerne la rémunération de l’exploitant. Ce n’est pas une charge comptable. Pourtant, ne pas en tenir compte consisterait à conclure que le chef d’entreprise n’a pas besoin de se rémunérer… Ce qui est évidemment aberrant.
        Dans le même ordre d’idée, la comptabilité intègre plus ou moins bien le renouvellement des investissements. Les rubriques « amortissements » et « frais financiers » ne correspondent pas forcément à une réalité économique.
        Des matériels totalement amortis ne figurent plus en comptabilité. Pour autant, cela ne signifie pas qu’ils ne devront pas être remplacés.(…)
        A retenir
        La définition du coût de revient implique au préalable une analyse complète de l’entreprise et des besoins financiers qu’elle doit mobiliser pour réaliser ses prestations, consolider sa structure financière mais aussi répondre aux besoins du chef d’entreprise et de sa famille.

        Appliquez le raisonnement sur le long et très long terme, aux produits pétroliers par exemple, en intégrant le coût de revient des pays producteurs, celui des compagnies pétrolières, plus les coûts de revient externes et vous aurez une idée du « juste prix » des centaines de milliards de barils de pétrole conventionnel qui reste à extraire. Entre les 15 $ misérables d’il n’y a pas si longtemps et les 140 $ « décidés » par les acteurs financiers au plus haut du pic spéculatif, il me semble qu’un baril moyen autour de 70/80 $ pourrait contenter tout le monde, y compris en incluant la loi de Ricardo, mais à condition d’affecter suffisamment du cash dégagé aux ressources alternatives pour limiter d’abord la hausse globale de conso et préparer sa substitution.
        Idem pour le marché des céréales, sauf que là il n’y a pas de substitution possible mais qu’il s’agit de financer la préservation des moyens de production (hommes, sols, eau, réseaux,..) et la transformation des systèmes de production, déjà ou à terme obsolètes.

        Ps : Et celui qui vient me dire que la hausse subite et massive des cours céréaliers de juin 2010 n’a pas pour cause quasi exclusive des mouvements spéculatifs purs tout aussi subits et massifs, de deux choses l’une : ou il me prend pour un lapin de six semaines et c’est un fieffé salopard, ou c’est un lapin de six semaines et c’est un fieffé connard.
        http://www.google.fr/url?sa=t&source=web&cd=5&ved=0CCkQFjAE&url=http%3A%2F%2Fwww.inter-reseaux.org%2FIMG%2Fpdf_GISA_Note_crise_alimentaire_24fev2011.pdf&ei=1t3ITsSHCZGfOpmIxNYP&usg=AFQjCNHs03Qp0QdIRkVK8aeN-Aa151usUg

      5. C’est étonnant cette discussion sur la valeur intrinsèque des biens.

        Je croyais que le prix était défini comme étant le rapport de forces des intervenants de l’échange dudit bien (cf : le maître de ces lieux).

        Et là, tout le monde définit la valeur (donc le prix minimal) comme étant la somme des constituants (matière première et travail) dudit bien.

        Il n’y a pas contradiction, là ?

        Le prix minimal d’un bien est le prix qui laisse un avantage minimal à chacun des participants.

        Le problème de cette définition, c’est qu’elle ne tient pas compte de la finitude des ressources.

        Le prix d’un litre de pétrole n’est valorisé qu’à hauteur du coût du travail et du besoin qu’a l’acheteur de ce litre d’or noir.
        Ceci est une donnée instantanée, sans projection dans le temps.

        Il semble difficile de prendre en compte de cette variable tarissement de la ressource dans la formation des prix sans que l’on soit réellement en situation de pénurie.

        C’est la que la politique intervient, politique dans son sens premier, c’est à dire l’organisation de la vie de la cité.

      6. Upwind,

        Je croyais que le prix était défini comme étant le rapport de forces des intervenants de l’échange dudit bien (cf : le maître de ces lieux).
        Et là, tout le monde définit la valeur (donc le prix minimal) comme étant la somme des constituants (matière première et travail) dudit bien

        C’est vous qui mélangez tout, comme le ferait d’ailleurs un bon Croyant du Dieu Marché ou un défenseur de la spéculation rationnelle.
        Vous mélangez prix de marché (« équilibré » ou « déséquilibré », spéculatif ou non-speculatif, abusif ou non, etc, peu importe ici) d’un coté et coût de revient jusqu’à mise sur le marché de l’autre.
        Si l’on considère que le coût de revient minimorum ou coût de production vital à court terme pour le metteur en marché est la borne inferieure du prix de marché telle que la définit Jorion dans ses « Quelques vérités sur le prix », alors la borne supérieure qui est aussi le seuil de mortalité du marché par disparition des acheteurs peut aussi être nommé « coût de revient maximorum » pour les acheteurs.
        De la même façon que j’ai tendance à juger une société à la façon dont y sont traitées ses populations marginales – exclues comme ultra-privilégiées en miroir le plus souvent, on peut juger de la qualité d’un marché, du niveau spéculatif atteint par un marché, à la façon dont y sont traités ses acteurs « à la marge », des vendeurs aux acheteurs les plus vulnérables, des vendeurs aux acheteurs les moins vulnérables.
        La seule justification acceptable de la spéculation serait de dire qu’elle est sensée offrir au marché le pouvoir de dépasser les bornes, en mobilisant juste assez de liquidité (de liquidateurs en fait) pour lasser entrevoir un artificieux hors-limites.

      7. @ Vigneron

        La notion de coût de revient (fut-il maximorum) pour un acheteur est précisément une aberration, puiq qu’il n’a de sens que pour son producteur. Sauf à considérer que l’acheteur utilise le produit comme composante d’un autre bien qu’il vend ultérieurement : autrement dit qu’il existe un prix sur un marché autre, qui sert à déterminer si les prix d’acaht des composantes sont acceptables ou pas.

        Ce qui contredit par ailleurs ce que vous dites pour le pétrole, puisque l’usage du pétrole est en général final : je ne revend pas le trajet qu’il m’a permis d’accomplir, sauf si je suis transporteur, ou la chaleur qu’il ma procurée, sauf si je suis chimiste ou chauffagiste. Là on se heurte à la limite de l’usage, or celui-ci ne constate que le prix et ne peut en aucun cas être considéré come un prix de revient.

        Ajoutons que sur un processus naturel de création de matière épuisable qui prend 100 millions d’années, la notion de prix de revient n’a de sens qu’en se plçant à un moment donné de l’utilisation des ressources, et sans considérer le prix de la ressource elle-même puisque nous sommes sur une échélle de temps de consommation d’un millions de fois moins. On ne peut que parler du prix de revient de l’extration, de la transformation et de la distribution. Ce que fait la finance, dans un mépris assez lâche des réalités matérielles.

      8. @ Juan nessy

        L’espérance de location d’une maison qui est inondée est nulle, donc sa valeur est nulle.
        Ce n’est pas spéculatif, c’est réel.

        Vouloir se projeter dans l’avenir est nécessaire et cette projection est le seul moyen qui a été trouvé par les hommes pour construire des maisons, des hôpitaux et une vie meilleure.

        Assurer ses jours futurs semble tellement acquis qu’on ne se pose plus cette question.

        La spéculation immobilière a été alimentée par le crédit facile et le manque de revenus des gens.
        Il était à un moment plus facile d’acheter que de louer tellement les garanties demandées par les bailleurs étaient (et sont toujours) exorbitantes.

      9. @Upwind :

        Non , non , vous êtes toujours dans un carcan spéculatif .

        Si l’on prend l’exemple de votre maison en terrain inondable , la logique spéculative ( pour autant qu’elle ne cache pas que le terrain est inondable ! ) octroie ,d’office ,une « valeur » ( un prix potentiel ?) nul au dit bien .

        Dans ma logique à moi , dans le cas d’une acquisition par la puissance publique ( pour construire une digue par exemple ), le prix non spéculatif serait le coût d’achat du terrain constaté dans le dernier acte (en logique républicaine des nèfles ) ,augmenté du coût d’achat du bâtiment ( qui en toute logique républicaine ne pourrait être qu’un vieux corps de ferme , car on ne voit pas pourquoi un permis aurait été délivré en zone inondable ) diminué d’un assez fort pourcentage de dépréciation sur de nombreuses années , et si par extraordinaire la maison est habitée , je veux bien payé le déménagement des occupants .

        Pour le bien , je vous fais le tout à 1 euro le mètre carré . A prendre ou a laisser .Au passage , je signale que je suis plus généreux ( dans ce cas qui ne coûte pas cher !) que le promoteur spéculateur qui ne vient même pas vous voir .

        Sinon je m’intéresse de plus près aux conditions dans lesquelles vous avez pu construire …

        C’est le maire qui a octroyé le permis il y a dix ans ?

        2 cas :

        – 1er cas : m’en fous . Trainez le maire en justice car il est juridiquement personnellement responsable de ce type d’acte qu’il signe ( la décentralisation ,ça se mérite).En principe il s’est même assuré pour ça ( assurance payée par le contribuable communal , soit dit en passant ).

        – 2ème cas :Le premier cas fait tousser les élus et le préfet . On passe alors à la SPECULATION politique , et on fait payer le contribuable national .

        On peut tout à fait ( c’est même préférable ) se projeter dans l’avenir sans spéculer ( vous jouez vous aussi sur les confusions de sens porter par le même terme , confusions rendues faciles par notre paresse à bien comprendre la réalité des mots que nous utilisons ).

        La spéculation immobilière a certes été rendue plus facile par l’accès , sans base économique réelle , au crédit , dans le sens où elle trouvait un outil financier  » euphorisant » , mais je maintiens que les opportunités concrètes de créer des « objets de spéculation » , sont en grande partie dues à la règlementation du droit de l’urbanisme , de la fiscalité , et des rapports bailleurs /locataires ( vous avez raison sur ce dernier point ).

      10. Ma petite contribution sur le coût de revient et prix du marché :

        J’ai eu dans ma vie profesionnelle à prépare , lancer et analyser les résultats d’appels d’offres publics pour des opérations d’un coût variant entre 10 000 et 10 000 000 € .

        Lors du jugement , et afin de faire des propositions d’entreprise  » mieux disante » aux maîtres d’ouvrages , au delà du jugement sur la qualité technique , la conformité à la demande exprimée dans le DCE , la capacité de l’entreprise et sa disponibilité , la justesse des calculs , c’est bel et bien une appréciation entre ce que , en tant qu’expert , on estime comme coût de revient raisonnable , et la marge ( normale : ceux qui bossent doivent gagner leur vie ) qui le sépare du montant de l’offre .

        Un bon maître d’oeuvre doit être capable de mesurer un coût de revient « raisonnable » ( je prétends d’ailleurs que pour être bon il doit d’abord avoir été ou être encore entrepreneur pour savoir de quoi il cause , mais Bruxelles et pas mal d’élus pensent et imposent qu’il n’en soit rien , et non jamais compris qu’une administration pouvait être à la fois maitre d’ouvrage , d’oeuvre et entreprise , et que c’était une richesse qui pouvait rapporter gros ) .

        Etablir un coût de revient raisonnable n’est pas identiquement facile dans tous les domaines , mais pour un domaine donné et expert en correspondance , c’est malgré tout assez simple . Dans le cas des travauxpublics que je connais mieux , je n’ai jamais eu de difficulté , sur un même appel d’offres , à vérifier a postériori avec l’ensemble des soumissionnaires que leurs propres calculs de ce terme variait de plus de 10 % entre eux ou avec mes propres estimations .

        La marge avec le prix de l’offre ( jamais moins de sept soumissions dans ce que j’ai pu conduire ) , elle varie de façon étonnante (+ entre 120 % et – 40 % dans les cas extrème que j’ai eu à connaître ) .

        J’avais une règle personnelle :

        – ne jamais traiter , sauf ordre contraire et prise de précaution sur la responsabilité de la suite en travaux , avec les offres dont le prix était inférieur à mon estimation du coût de revient .

        -ne jamais adjuger , sauf ordre contraire du maitre d’ouvrage , si la  » meilleure des offres » était supérieure de plus de 20 % à mon estimation du coût de revient . Et tout recommencer .

        PS :

        J’avais signalé l’ouverture récente du code des marché à la possibilité pour l’entreprise de faire une offre selon d’autres prescriptions que celles énoncées au DCE ( dossier de consultation des entreprises ) . C’est dire dans quelle galère ( au bénéfice de qui ?) les maitres d’oeuvre chargés de l’analyse des offres se trouvent . Coût de revient , prix de l’offre , marge …. un peu plus de brouillard . Le but final étant que l’entreprise soit aussi le maître d’oeuvre . Quoi de plus normal quand on souhaite qu’elle soit aussi maître d’ouvrage délégué !!! Et peut être un jour maire à la place du maire .

      11. Les pieds, heureux de constater que vous n’avez jamais eu à bénéficier de la CMU.
        CMU qui vous aurait appris que ce que j’ai appelé le « coût de revient maximorum » sur le marché français de la santé pour les acheteurs les plus vulnérables est égal à zéro.
        Bref, vous n’avez rien compris (à ce point c’est presque un prodige).

      12. correction : il faut lire  » leurs propres estimations du coût de revient variait de MOINS de 10 % …. » !

        J’en profite pour ajouter que la maîtrise de l’estimation du coût de revient est est plus difficile quand la constitution des items qui le construise, fait trop appel à des « prestations extérieures  » achetées par l’entreprise pour mener sa tâche à bien .

        C’est souvent le cas quand il y a de fortes vagues ( sur l’énergie par exemple ) . La sagesse veut dans ces cas là que l’on ne fasse rien et qu’on attende prudemment la fin des tempêtes . A part manger et boire ( et peut être la sécurité d’une centrale nucléaire ) , il n’y a pas grand chose qu’on ne puisse différer .

      13. @Vigneron
        Coût de revient= coûts fixes + coûts variables. Et dans les coûts, le salaire de l’opérateur est inclus !

      14. @Disons la vérité!
        La valeur travail, cela fait lurette qu’on s’en fout, à moins d’être crypto-marxiste, comme semble-t-il vous raisonnez.
        Cela n’intéresserait que les chômeurs: Est-ce vraiment devenu une catégorie sociale?

        Du temps de Marx, le travail faisait évidence, et le vide en conséquence!
        Aujourd’hui, l’idée du partage est devenu d’une même étendue que l’idée du travail à l’époque.

        Lorsque vous prenez la peine « d’aller au supermarché », de spéculer, de voyager, de vous offrir menus services avec quelconque argent, même si peut-être préférez-vous simplement dormir, profiter des joies du sommeil comme seulement une vie intense en procure, dans ce cas, toute peine bue, vous travaillez…
        Le travail prend un goût de partage!
        Le travail, pour être marxiste autant que vous y pensez, il se passe de sueur et, comme vous y allez, il ne flaire que le sang!

    3. Comme sur les cds, vous faites une hypothèse forte; les spéculateurs sont aujourd’hui majoritaires ( étant donné l’ accès au crédit ou a la finance structurée permettant l’effet levier) Admettons que vous ayez raison, est ce que ça signifie pour autant qu ils soient tous dans le même sens, qu ‘il n’y ait que des vendeurs ou des acheteurs et donc que ces spéculateurs fassent le marché ? N’ est il pas possible d( envisager qu’ un spéculateur à la hausse rencontre un spéculateur à la baisse?

      Précaution oratoire d’abord : il se peut que j’interprète mal ce qui est écrit dans le paragraphe cité. Bien, maintenant, supposons que j’aie bien compris ce qui est écrit là.

      Pour le dire platement, ce genre de déclaration me laisse sur le cul.

      Comment peut-on « imaginer » un équilibre finalement quasi « scientifique » qui s’établirait : chaque « spéculateur + » rencontrant un « spéculateur – » ? On dirait des protons et des électrons qui équilibrent la charge pour tomber sur un atome neutre électriquement parlant… Ou on dirait qu’on revient à cette perfection, cette « main invisible »…

      Mais vous faites comment pour imaginer un truc pareil ?

      Vous vous appuyez sur quoi ? Sur quels faits ? Sur quelle géniale situation économique et mondiale ? A moins que vous ne vous justifiez en disant que la situation que nous vivons est biaisée parce que pas entièrement libérée de toute entrave « étatique », reprenant Hayek et Friedman ?

      Je me demande comment on peut « imaginer » ce genre d’équilibre « scientifico-magique ». Les sciences étant toutes empiriques à la base – oui, même les mathématiques – va vraiment falloir me l’expliquer lentement, à haute et intelligible voix, et avec des éléments tangibles, pratiques et non théoriques, celle-là.

      1. @hojufi fuu

        Sortons du dilemme spéculateur , arbitragiste, investisseur les 3 types d’ acteurs qu il y a sur les marchés.Essayons de répondre dans un premier temps à : qu’ est ce qu un marché et un prix ? Paul jorion il fait du prix une donnée prescriptive ( ce qu il devrait être ) de par le contenu objectif qu il contient. Contenu qui reste à definir ????
        Or,un prix n’est pas un phénomène precriptif mais positif ( ce qu il est ), c est la rencontre entre l offre et la demande.(la rencontre entre l ‘aggrégation des informations contenues dans les demandes individuelles et l’aggrégation des informations contenues dans les offres individuelles). Jorion voudrait que sur le marché du petrole il y ait 5% de speculateurs, 5 % D Arbitragistes et 90 % d investisseurs mais les proportions dépendent des prix. Donc jorion pour parer ce problème dit le prix sera de 50 euros ou de 100 euros toujours dans son cadre precriptif. Il s agit là d une erreur antropologique , il nous dit en substance qu il est capable de prevoir les reactions à la fois coté offre ( climat, investissements, profitabilité …) et coté demande ( substituabilité des produits …). Dans un tel systeme il sera toujours à l envers comme l urss l a été de manière flagrante dans les années 70 80 sur les céréales et le petrole. ( exemple, il dit le prix du petrole doit etre de 50 euros qu est ce qui se passe si il est à 70 ? il est oblige de rationner dans le cas inverse il cree des gisements de surrentabilité et donc de perte et profits pour la collectivité.

      2. Désolée, mais cela ne répond pas à mon interpellation. Tant qu’on ne m’aura pas répondu, inutile d’aller plus loin. Une chose à la fois, si vous voulez bien. Donc, non, ne sortons pas d’une ambiguïté que, personnellement, je n’ai pas créée. Je me contente de lire, de tenter de comprendre, et donc de poser une question à laquelle j’attends une réponse, tout bêtement, hein 😉

    4. De chacun selon ses moyens, à chacun selon ses besoins pour Karl Marx ( 🙂 !)

      L’inverse, De chacun selon ses besoins, à chacun selon ses moyens me semblerait mieux correspondre au prix du pétrole dans le monde dans lequel Renaud souhaite continuer à vivre…

      Personnellement j’ai entrevu la fin d’un petit monde villageois où lorsque A apportait à B des légumes du jardin il tenait compte du nombre de personnes à la table de B, lequel ne manquerai pas de tenir compte de la famille de A lorsqu’il lui apporterai des pigeons. Dans ce même contexte le prix d’une maison dans le village ne serai pas le même si on la vendait à quelqu’un du pays ou à un étranger souhaitant s’y installer.

      C’était très loin d’être un monde parfait, les clans ne s’y faisaient en général aucune concession et les plus riches y dominaient indiscutablement les plus pauvres, mais la conception que nous avons du prix ne devrait pas nous faire oublier qu’il y en a eu d’autres auparavant. Il y a même eu une civilisation, remarquablement raffinée, qui a duré plusieurs millénaires sans avoir de monnaie (donc où la notion de prix n’existait pas ?)

  22. Je repense à Gabin, président du conseil dans « le président ». On a vraiment reculé. Les conflits d’intérêts sont le thermomètre de la corruption.
    http://youtu.be/Dq8CyzMJNWY
    Magnifique!

    « Les chiffres parlent mais ne crient pas… C’est pourquoi cela ne les empêchent pas de dormir… »

  23. 7 milliards d’humains et le futur gouvernement de droite espagnol envisage de remettre en cause l’avortement !!
    Y a t’il encore quelque chose à tirer des humains ?
    Ils doivent avoir besoin d’esclaves pour leur futur !!

      1. http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Kid

        La petite maman était bien seule.
        Abandonnée.
        Quand les choses allèrent mieux elle regretta son geste.
        Heureusement qu’ une âme charitable passait par là.
        Pourquoi est on obligé d’ abandonner son enfant ?
        Il ne faut pas obliger un corps à en recevoir un autre (non encore constitué ou non conscient), mais il faut se demander pourquoi on se sent obligé d’ abandonner son enfant ou de se faire violence physiquement (l’ avortement peut détruire la fonction reproductrice) pour ne pas avoir son enfant.
        Cette démarche ouvre d’ autres horizons, d’ autres possibilités, une autre façon de vivre.

      2. @Tigue
        d’accord avec toi Tigue
        Je réagissais simplement au retour d’une certaine droite réactionnaire avec la panoplie idéologique habituelle

    1. Si ma Mère avait avorté je porterais moins la poisse au marché.

      Je ne serais pas venu au monde casser principalement les couilles des premières élites commerciales de ce monde.

      Si les femmes pouvaient davantage avortés en masse comme cela couterait déjà moins chères pour les caisses sociales.

      Si la Mère du Bouddha avait avorté, le monde n’aurait pas pu connaître l’index du bouddha.

      Si la Mère de Benoit XVI avait avorté le monde n’aurait pas mieux connu le message de fatima.

      Si la Mère d’Elvis avait avorté ce jour là qu’aurait donc chanté Mickael Jackson plus tard envers la jeunesse ?

      Vous voyez faut pas toujours non plus penser comme le reste du monde, cela ne veut pas dire non plus que je sois systématiquement pour ou contre, j’essaie seulement d’élever un peu le débat.

      Il y a certainement quelque chose de bon à retirer de la naissance d’un petit enfant Angelot venant du Ciel, vous ne croyez pas ?

      Il y a certainement quand même d’autres plans d’existence dans l’univers, encore faut-il parfois mieux y trouver une meilleure famille d’accueil sur la terre.

      Pourquoi tant de souffrance dans le monde et si peu d’Anges sur la terre des hommes ?

      1. Je te comprends Jérémie..
        Il en est ainsi car le bien est trop timoré face au mal qui a toutes les audaces..
        Pourtant les deux sont issus de l’UN.
        La terre est une vaste aérogare ou chaque passager cherche un envol vers la lumière.
        Parfois, il a oublié sa quête et erre dans ce monde d’illusions en s’y accrochant ..
        Le défi est de les unir pour qu’ ils servent l’UN..
        Mais je crois que ce ne sera pas en groupe, mais chacun individuellement en son for intérieur.

        Pour les enfants, citons le poète:

        Vos enfants ne sont pas vos enfants.
        Ils sont les fils et les filles de l’appel de la Vie à elle-même.
        Ils viennent à travers vous mais non de vous.
        Et bien qu’ils soient avec vous ils ne vous appartiennent pas.

        Vous pouvez leur donner votre amour mais non point vos pensées
        Car ils ont leurs propres pensées.
        Vous pouvez accueillir leurs corps mais pas leurs âmes,
        Car leurs âmes habitent la maison de demain, que vous ne pouvez visiter, pas même dans vos rêves.

        Vous pouvez vous efforcer d’être comme eux, mais ne tentez pas de les faire comme vous.
        Car la vie ne va pas en arrière, ni ne s’attarde avec hier.
        Vous êtes les arcs par qui vos enfants, comme des flèches vivantes, sont projetés.
        Que votre tension par la main de l’Archer soit pour la joie.

        Kahlil Gibran

      2. Pour moi, vous confondez un individu particulier avec l’écho des pensées d’un population : par exemple, la maman du Bouddha historique aurait avorté qu’elle ne serait plus la maman du Bouddha. Ce serait une autre femme qui serait devenu la maman historique du Bouddha.

        « Il y a certainement quelque chose de bon à retirer de la naissance d’un petit enfant Angelot venant du Ciel, vous ne croyez pas ? »
        Franchement, en suivant votre raisonnement (ce que je ne fais pas) on aurait pu s’éviter Adolf Hitler : comme Angelot il se pose là.
        Comme quoi il n’y a pas de justice 🙂

  24. Quelle bande de jeunes dévergondés, ces sénateurs !
    Heureusement, ils auraient à peu près le même poids s’ils restaient à la maison à jouer à la Game Boy.
    …Sauf que ça nous coûterait bien moins cher.

  25. Sur la nomination au Sénat de Ph Marini : Il s’agissait d’un marchandage entre UMP et PS, lequel concède un poste à la « minorité », comme à la chambre des députés, symétriquement.
    Aucun commentaire sur les idées et compétences de Marini ici : Mais on rappellera juste qu’en 2008, il suggérait d’indemniser les actionnaires… Et qu’il a jadis reçu Le Pen à la Mairie de Compiègne.
    Son élection à la commission des finances au Sénat a barré la route à celle de Jean Arthuis, centriste, et beaucoup plus enclin à légiférer contre les abus des transactions.

    1. ce n’est pas du marchandage, il est normal que ce soit un ump qui aie ce poste au sénat puisque c’est un ps qui l’a a l’assemblée

    2. Il me semble que le premier à avoir proposé Ph Marini (UMP)comme président de la commission des finances du sénat, est JV. Placé nouveau sénateur Vert. (mais j’ai peut être raté un épisode)
      Ceci pour réaliser une pseudo symétrie avec l’assemblée nationale ou un socialiste est président de la commission des finances.
      En fait cela revient à donner une tribune à la droite sénatoriale.
      Les premières déclarations de Ph Marini ont d’ailleurs été pour rappeler, qu’il défendrait les positions de son parti.
      Ce type de décision, n’est pas la meilleure des choses, cela contribue au « tous les mêmes », à l’UMPS cher à l’extrême droite.

    1. C’est interdit par les traités européens, je crois. Mais il serait temps d’y penser y compris en France où il y a 1600 Mds€ d’assurances vie, un accroissement de l’epargne pour faire face à la crise.
      J’aime bien l’action du Sénat en ce moment : Face au TINA, ils montrent …une autre politique même timide. Un retour au politique face à l’économie-vérité !

    2. Il me semble que M.Marini ,cité par ailleurs et sur d’autres sujets , avait eu une idée de ce genre , lors du fameux emprunt pour le plan de relance ( dont on ne parle plus trop ) :

      il s’agissait de réserver l’accès à l’emprunt aux seuls français .

      Sauf que :

      Pourquoi permettre aux seuls possèdants italiens , particuliers ou entreprises ( on est content d’apprendre qu’il y a dans l’Italie post berlusconienne des entreprises qui ont des fonds propres importants ), d’acheter de la dette publique . Hormis l’avantage de garder la dette majoritairement en Italie ( je doute qu’ils y parviennent) , un peu comme les japonais , cela ne fait que creuser le fossé entre riches italiens ( qui ne doivent pas avoir de dettes ou qui feraient bien d’être méchamment pénalisés sur leurs créances ) et italiens pauvres ( qui eux cumulent dette publique et dette privée ) . Et en quoi tout ça finance-t-il l’économie réelle créatrice d’emplois ( là aussi le précédent japonais est significatif ?

      L’objection vaut pour la manip Marini : les riches français s’enrichissent encore un peu plus sur le dos du contribuable .

      PS : on lit que la dette publique française est de l’ordre de plus de 1700 milliards d’euros . La dette privée ( particuliers et entreprises ) de l’ordre de 8000 milliards d’euros .

      Les USA , on s’y perd dans le nombre de zéros . Le UK c’est pas mal non plus , et même l’Allemagne est pâlichonne .

      Tout ça est hors d’atteinte .

      D’où : Restructurer et non pas Rembouser aux conditions du moment et du futur promis , qui sont ignobles .

      1. Juan, 8 000 milliards d’encours de dettes privées ? Soit près de 10 000 au total avec la dette INSEE des APU ? T’as mis les dettes des sociétés financières dans le total là. Parce que si on prend début 2011 juste les dettes des ménages (1050 milliards soit 79% de leur revenu brut disponible) plus les dettes des sociétés non financières (1280 milliards soit 132% de leur Valeur Ajoutée…), on est à 2 330 milliards pour les agents privés non financiers et 4 000 au total.
        Sur ce total de 4 000 milliards, 52 % sont détenus par des institutions financières françaises sous forme de prêts à leur actif, soit la totalité des dettes des ménages, plus 813 milliards de dettes des sociétés non financieres, plus 211 milliards de dette publique. Les 48% restants étant constitués à 95% de dette de marché (obligations) plus un peu de crédit de banques étrangères et de dépôts au passif du Trésor.
        http://www.insee.fr/fr/themes/tableau.asp?ref_id=NATTEF08203

      2. @Vigneron :

        On m’aurait donc menti à l’insu de mon plein gré , ou plutôt de ma comprenote . Ce qui est bien possible ;

        En tout cas , votre référence est excellente et je laisse le soin à chacun d’y repèrer les lignes qui s’additionnent ou pas !

        Je m’en tire en espèrant que cette légère différence de 4000 milliards , ne fausse pas la démonstration que je voulais faire .

        C’est d’ailleurs ce qui est le plus extraordinaire !

    3. Ce patron de PME italienne propose de « profiter » des forts taux de la dette ! ce qui ne perturbera pas la spéculation sur la dette, bien au contraire. Tant que les politiques refuseront la solution de prêts aux Etats par les banques centrales nous resterons dans le cercle vicieux de la dette qui appelle la dette. Les banques centrales ne doivent pas racheter la dette sur le marché, ce qui revient à renflouer les banques et autres organismes préteurs, mais bien à prêter en directe aux Etats, ce qui cassera immédiatement la spéculation. Le jeu étant calmé il leur appartiendra, aux politiques, de refonder « sereinement » les règles du marché avec interdictions à la clef de la plupart des usages toxiques des produits de ces trente dernières années.
      Les « politiques » en question sont encore minoritaires, mais leurs idées sont en train de fagociter les débats publics – enfin, on peut rêver –

      1. François Leclerc , si je l’ai bien compris , préfère la restructuration de la dette ( sans doute , pour être plus réaliste aujourd’hui ) , qui a aussi le privilège d’obliger le système à une remise en cause , avec plus de chances de trouver des alliés .

        Mais je fantasme ( nouvellement aurorisé par l’académie) peut être .

  26. Mais si l’entreprise ne trouve pas de repreneur hors LBO n’est-ce pas simplement qu’elle n’a plus de valeur ou bien que le propriétaire est trop gourmand ?
    Pour ma part,seul le sort des salariés m’intéresse et si la seule manière d’y arriver est de céder l’entreprise aux salariés (SCOOP) pour un prix modique, pourquoi pas.
    Je pense que les LBO doivent purement et simplement être interdits. Ca n’est qu’un artifice pour enrichir le capital en anticipant une hypothetique augmentation de valeur basée sur l’exploitation des salariés.

  27. Mode candide #on
    En lieu et place d’une taxe sur les transactions automatisées, qui induit leur légitimité, ne faudrait-il pas tout simplement les interdire ?
    Ca calmerait peut-être certains excités des chiffres s’il fallait qu’ils se tapent tout au stylo bille.

    1. Ils sont prêt à investir avec des moyens illimités pour le remplacement de la fibre optique transatlantique et améliorer le flux réseau lors des transactions financières. Quelques millisecondes qui permettront de gagner des millions de dollars en devançant d’autres intervenants. Voyez jusqu’où mène la logique du kaputalisme dans son extrême cupidité.

      Alors les interdire… Il faudrait déjà renverser l’Empire financier en place pour y parvenir. Sachant que même les états se mettent à genoux devant eux sans aucune résistance.

  28. Quand Nicolas et Angela comprendront ils qu’il faut démanteler le système financier des parasites au lieu de punir les travailleurs malades car ils ne travaillent pas en mourant sur le tas ??
    Faudra t’il qu’ ils en prennent conscience une fois morts et qu’ils décident alors, de vite se réincarner comme infirmiers urgentistes de nuit au Burundi, pour se racheter ??

    Quelle perte de temps pour tous !!

    1. Pourquoi voulez vous que ces deux « politiques » dont toutes les mesures depuis le début de la crise ont eu pour unique effet, unique but, de faire perdurer le système au détriment des peuples européens, changent d’avis ? Ils « comprennent » très bien ce qu’ils sont en train de faire. Ce n’est pas la compréhension qui est en cause. C’est de savoir au service de qui doit être le pouvoir politique à la tête d’un Etat. La dette des Etats est avant tout, aujourd’hui, un « placement » financier. Le fait d’imposer des plans d’austérité qui contractent l’économie et par conséquent les recettes des Etats, oblige ces derniers à emprunter d’avantage aux « marchés », ces mêmes marchés qui font monter les taux et qui n’ont aucune raison de se gêner tant qu’ils ne sont pas interdits de terrain de jeux.
      etc. etc.

  29. Le monde réel et la raison ont fort peu en commun. Encore une nouvelle information de comment on gère quand on est un vrai pur conservateur qui sait ce qui est bon :

    Les absences pour maladie devraient recevoir l’agrément d’experts indépendants, selon un rapport.

    Quelques extraits de l’article du Guardian :

    L’autorité qui devrait valider une absence pour maladie de longue durée devrait être celle d’un expert indépendant plutôt que le médecin traitant du patient, selon les recommandations qui figureront dans une étude pour le gouvernement.

    Cette étude indépendante, qui sera publiée la semaine prochaine, appellera probablement aussi à des exonération d’impôt pour les entreprises qui engagent des patients souffrant de maladies chroniques et dont l’évolution de l’état de santé est imprévisible.

    Le ministre du bien-être, Lord Freud, dit que ces réformes pourraient faire en sorte qu’il y ait « moins de vies gâchées ». Il a déclaré que le gouvernement voulait intervenir plus tôt pour empêcher que les patients dérivent vers un soutien de l’état qui n’est pas nécessaire.

    La mise en place d’un service de recherche d’emploi qui fasse correspondre les personnes atteintes de maladie à long terme avec des postes de travail adaptés est aussi l’une des recommandations de l’étude réalisée à la demande du gouvernement.

    Les gens qui sont en absence maladie seraient également indemnisés comme des chômeurs, plutôt que par une indemnité de soutien à l’emploi, et ce pendant une période de 3 mois. Ils recevraient moins d’argent et devraient prouver qu’ils recherchent du travail.

    Freud a déclaré que les médecins traitants auraient toujours un rôle à jouer pour établir les certificats médicaux pour une durée maximale de 4 semaines, mais qu’au-delà de cette durée, un examen indépendant des besoins du patient devrait être réalisé.

    Vooooiiiilàààààààààààààààààààààà !!!

    Alors, c’est bien, la réalité, non ? C’est beau, hein ?

    « T’es pas malade, connasse ! T’as qu’un cancer du sein, tu fais de la chimio que pendant 6 mois, et tu voudrais arrêter de bosser ??? Tu rigoles !!! Non seulement tu vas être considérée comme chômeuse, mais tu vas voir tes indemnités revues à la baisse, démerde toi pour tes médicaments et le reste, et prouve-nous que tu cherches du boulot ! Et t’as trois mois, après, tu vas croupir sous les ponts, salope ! »

    Désolée, ça me met un peu en rage, ce genre de chose. Mais bon, au moins comme ça, vous voyez ce qui nous attend, dans le monde réel…

    PS : désolée pour le hors-sujet, mais bon…

    1. Quel empire ? Un remake de l’empire romain sans doute, un peu modernisé sans plus..
      Et en pire, car aujourd’hui, les esclaves naissent nus avec une dette de 22000 euros

    2. Le ministre du bien-être, Lord Freud, dit que ces réformes…

      .
      Patron, c’est ma tournée, Six gmund pour la rédaction !

      Lord Freud : Minister for Welfare Reform

      par exemple là
      His book “Freud in the City” was published in May 2006 as an insider’s account of what really happened in the City of London through the financial revolution of the late twentieth century.

  30. Et si l’Allemagne n’était pas si exemplaire…

    Maintenant l’Europe parle allemand. » Maladroit, choquant, le propos du président du groupe parlementaire CDU-CSU, Volker Kauder, au Bundestag, mardi 15 novembre, n’a pourtant fait qu’illustrer le statut que l’Allemagne a officieusement acquis ces derniers mois.

    Mais, aux yeux des experts, Berlin n’est pas si exemplaire. « Son déficit est honteusement truqué ! », dénonce Sylvain Broyer, économiste chez Natixis. Et de développer : après le choc de 2008, le pays a eu recours à une tactique légale, mais peu éthique, pour comptabiliser les dizaines de milliards d’euros déboursés (ou offerts en garanties) afin de relancer son économie et sauver son secteur financier.

    Les sommes, poursuit M. Broyer, ont été logées dans un fonds spécial « Sondervermögen » qui a contribué à faire grossir la dette mais n’est pas pris en compte dans le calcul du déficit public. Sans cette astuce le déficit allemand en 2009 n’aurait pas été de 3,2 % mais de 5,1 %, calcule Natixis. Un niveau comparable à celui de la France… De quoi faire écho aux propos de Jean-Claude Juncker, le président luxembourgeois de l’Eurogroupe. « En Allemagne, on fait souvent comme si le pays n’avait aucun problème, comme si l’Allemagne était exempte de dettes tandis que tous les autres auraient des dettes excessives », a-t-il lâché récemment. Une contre-vérité à ses yeux : « L’Allemagne a une dette plus élevée que celle de l’Espagne. Seulement personne ne veut le savoir ici. »

    http://www.lemonde.fr/economie/article/2011/11/19/et-si-l-allemagne-n-etait-pas-si-exemplaire_1606367_3234.html#ens_id=1268560

    1. Cela ne m’étonne pas,

      L’allemagne posséde sans doute de bien meilleurs cabinets d’experts que l’Espagne pour mieux camoufler la chose, plus tous ce qui n’est pas dit aux opinions publiques. Evidemment en s’y prenant comme ça les plus exemplaires se révèlent bien les plus habiles à le faire croire, faut juste savoir mieux faire bon élève avant les autres.

      C’est dans l’air du temps ce qui se passe à l’échelle des grands groupes bancaires se passe aussi bien à l’identique pour les Etats, quitte même à vouloir faire passer les autres pays pour des peuplades plus arriérés, etc. C’est l’économisme faut parfout faire le bon élève et oui le beau monde des affaires n’est toujours pas sorti de cela.

      Et la Merkel jouant bien parfaitement son rôle de première de la classe vous voyez elle n’est pas si vertueuse,
      enfin si c’est une bonne femme de caractère alors pourquoi pas, pas de problèmes pour l’Allemagne circulez, circulez il n’y a rien de plus autre à voir chez nous.

      Que ne ferait-on pas de nos jours pour avoir de meilleures notes d’école ? C’est pas croyable ma Tante !

      1. Jérémie.
        Critiques pas la Chandelière, elle est « démocrate – créti(e)n ». Soit, comme toi, l’hypocrisie maximale de la « force supérieure » qui domine la populace.
        Soit sympa, mon fils.
        Ecoutes ma voie supérieure.

    2. A propos du « modèle » allemand, Jean Luc Mélenchon s’est fendu d’un papier sur son blog le 4 novembre dernier
      http://www.jean-luc-melenchon.fr/2011/11/04/le-mythe-du-modele-allemand/
      un extrait . . .

      Le taux de chômage en Allemagne est-il vraiment plus faible que chez nous ? Non. Officiellement de 6 % contre 9,9 % en France, il a été facialement dégonflé grâce à la réforme sociale-démocrate. Elle a rayé des comptes 1,5 million de sans-emploi. Cela correspond exactement à la baisse du chômage affichée depuis 2002. En septembre dernier, le journal « Die Welt » a aussi révélé que 200.000 chômeurs âgés avaient été radiés. Le ministère allemand du Travail a reconnu que 57 % des seniors chômeurs n’étaient plus comptés. Autre artifice : la généralisation du chômage partiel, invisible dans les statistiques. Ainsi, en 2010, selon Eurostat, il concernait 26,2 % des salariés allemands contre 17,8 % des salariés français.

  31. Les ténèbres se nourissent de l’obscurité..
    Soyons lumineux !!

    Univers d’ondes

    De la Source limpide, elles s’écoulent
    En cascades et gerbes se répandent
    Tel un torrent d’écume, elles déboulent
    Sur tous les mondes, elles s’étendent

    Les voilà qui s’additionnent
    Et le tangible jaillit à nos yeux
    Les voilà qui se tamponnent
    Et l’intangible alors, dirige le jeu

    L’hirondelle et son nid ne font qu’un
    Le saumon et sa source sont réunis
    Comme les deux pics de l’iceberg serein
    Par le même corps noyé, sont unis

    Tout autour ce sont des ondes
    Ne cherche plus de ta sonde
    Tu fais partie de cette ronde
    Nous sommes unis en ce monde

    Chacun étant une parcelle de la même Divinité
    La plus grande Egalité ne doit elle pas régner
    Et n’est ce pas faire preuve de grande Légèreté
    Que d’octroyer des droits que chacun a hérités

    Tu es toi aussi, parcelle d’éternité
    Tu fais partie de cette vaste humanité
    Quand chaque perle sera illuminée
    La trame entière sera de toute beauté

      1. Ah et c’est vous qui payez la tournée ?
        C’est très gentil tout cela chère (combien) parcelle (acre? hectare?) de ceci-celà.
        Mais avec modération, toutefois. Votre inspiration fleure son orient, une petite suggestion à votre endroit : pourquoi ne pas aller déclamer votre amour infini du tout dans tout autour de Fukushima, voire en Chine à l’adresse des miséreux en lutte, l’Inde n’est pas mal non plus, avec ses brahamanes branchés.
        Sinon ne vaut-il mieux pas consulter le Yi-King, tranquillement à la maison, sans se fatiguer à raconter des fadaises?

  32. Une anecdote vécue prouvant que les LBO sont meurtriers et que le système est complètement fou.
    Je vends des produits aux entreprises. Par l’intermédiaire de bailleurs.
    Parmi mes clients, une très belle PME de 350 salariés avec des ratios à faire baver d’envie n’importe quel actionnaire.
    Je conclue donc une très belle affaire avec celle-ci et me retourne vers le leaser, filiale spécialisée d’une mega-banque Française. J’en tairai le nom, ne souhaitant pas mettre en porte-à-faux les cadres de cette structures qui m’ont renseigné.
    Sûr de l’acceptation de mon dossier, je suis consterné en apprenant son refus. Refus infamant reservé habituellement aux patrons vereux et aux sociétés au bord de la faillite.
    A force d’insistance, et eu égard à de longues années de bizness avec un des cadres, j’apprends qu’en fait, cette société a été racheté par une boite Américaine(ce qui est un détail) et avec un LBO. Or, il se trouve que le LBO la plombe. Et cette filiale le sait d’autant mieux que c’est elle le principal participant à ce même LBO.
    Ainsi une banque sait sciemment qu’elle plombe mortellement une entreprise quand elle prête elle même de quoi la racheté sans y mettre un rond.
    Système de fou.

    1. LBO c’est ce qui a fait la fortune des tapie, bolloré et autre pinault si je ne me trompe

      tous ces gens n’ont rien inventé juste joué avec l’argent prêté par les banques ………………..

  33. Les banques devraient implanter des DAB un peu plus joyeux avec pleins de couleurs, des sons de flippers et de petites lumières qui clignotent.

    1. Oui elles ne vont pas s’arrêter en si bon chemin de réussite.

      Les premières choses ne marchant plus trop dans les opinions, elles en passeront certainement à d’autres procédés plus rentables elles ne sont plus à ça prêts entre elles, d’où
      un plus grand danger idéologique pour l’humanité. Une autre forme de tyrannie beaucoup moins évidente à s’en affranchir pour le genre humain !

      J’ai néanmoins un très bon contact chaleureux et cordial avec ma banquière, pourvu que ça dure avant qu’elle n’en finisse elle aussi par être remplacée par une machine moins coûteuse.

      Le politique mondial n’y échappera pas plus demain dans les autres coupes budgétaires.

  34. Le débat juridique sur le high frequency trading et le LBO (entre autres) illustre à merveille un problème majeur des démocraties modernes : le décalage croissant entre la technicité d’un droit matérialisé dans des textes en inflation constante et les aspirations légitimes et souvent simples des peuples (des électeurs !) à vivre dignement. Il est proprement insupportable de constater la morgue des élites politiques face à ceux à qui ils sont tenus de rendre des comptes par le truchement des parlements (nationaux et européen) ! S’opposent ainsi dans une relation presque paternaliste l’élu (qui « sait » ou prétend savoir) et ses mandants. Le rôle des médias « grand public » est insuffisant et surtout biaisé car ils sont aux mains de grands groupes commerciaux : il y a nécessairement prise d’intérêt quelque part. Dis vulgairement, les gens ne comprennent plus. Il leur faut des « traducteurs » des enjeux en cours, car ceux-ci sont colossaux. Soyez loué, M. Jorion, car vous êtes un rouage majeur des cette machine à compréhension, si nécessaire.

    1. Enfumage au moyen d’une bonne dissertation à la française?

      Pour le cas d’espèce, quand Pécresse refuse, ou quand Lagarde refusait ,
      les timides avancées proposées par le Sénat, la cause du retard des textes
      ( par rapport aux pratiques permises par la technique ) est politique.
      Gardons en fonction ces mêmes politiques et le retard sera abyssal.

      Ces gens qui approuvent l’idée, ou disent ne pas y être opposé, mais
      refusent la traduction juridique montrent le bout de l’oreille: ils
      sont en service commandés; ils ont des mandants;
      ils devront rendre des comptes. Ils payeront ou seront récompensés.
      Les sanctions en jeu sont plus immédiates et plus trébuchantes
      que la sanction démocratique.
      Le « retard » juridique n’est donc que la transcription d’une perversion démocratique.

      Les propositions du Sénat ne sont pas fondamentales. Elle ne menace pas le « système ».
      Mais elles montrent que la finance n’est plus intouchable.
      Elle n’est plus hors champ juridique, la légitimité
      de son exemption est mise en doute. Ce n’est qu’un simple
      retour à la compétence juridique universelle, inhérente à un Etat de droit.

      Les propositions du Sénat , et leur refus sommaire par le Droite
      montrent que ce que nous subissons n’est pas une fatalité:
      c’est voulu et planifié. L’ amoindrissement des Services Publics,
      ils sont voulus. La désindustrialisation : voulue.
      L’omnipotence de la finance par rapport à la Démocratie:
      voulue et planifiée.
      Il n’y a pas de hasard, contingence et force « supérieure »:
      il y a la guerre d’une classe précise contre le peuple.

      Merci, messieurs du Sénat. Continuez votre pédagogie.

  35. fait fuir les êtres humains de la Bourse pour ne laisser en présence que des robots

    Ah! bon tous ces cyborgs photographiés à la mine ébahie, soit anxieuse, soit pleine d’effroi, ou bien encore la bouche ouverte dans un hourra, convulsée par les « achète » et défaite par les « vendre », donc tout ces cyborgs sont vraiment des cyborgs, mais ils ressemblent bien à des courtiers, engeance très humaine, très remplaçable aussi par ces robots cyborgs anthropomorphes.
    Les courtiers -et toute cette malheureuse engeance à étiquette- sont évidemment des cyborgs, alors qu’ils soient remplacés par d’autres, cela nous épargnerait les images de leur face, non de cyborgs, c’est pour rire, mais leur humain visage de misérable vendeur-acheteur, qu’ils s’en aillent donc, qu’ils s’en aillent tous…
    Quant aux ministres, sénateurs et autres corps constitués. Tous appartiennent au passé et à ses reliques, palais, ministères,ors de la République, the end.

  36. Mme Valérie PÉCRESSE avoue qu’il y a des abus mais demeure défavorable à cet amendement (?) Un ministre de la République es-il chargé de préserver l’intérêt général des pratiques abusives menées contre les intérêts nationaux ou de fermer les yeux impuissant voire à la solde de pouvoirs occultes de la finance non élus démocratiquement ? Des comptes à la Nation seront à rendre un jour ou l’autre !

  37. Sénat,

    Au terme de l’examen de la loi de finances par le Sénat, il y aura un vote global et comme il n’y a pas de navette, le texte partira à la Commission mixte paritaire composée en l’occurence des Sénateurs de Gauche en majorité et des Députés de Droite en majorité. Là dans ce huis clos, beaucoup de choses peuvent se passer. La négociation se fait article modifié par article modifié pour faire coincider les deux textes et marquer les différences irreductibles. Que va faire la Droite des amendements du Sénat au texte voté par l’Assemblée nationale ? Les enjeux pour elle vont devenir très très chaud.

    Si j’ai bien tout compris, la main qui a stoppé la dégradation du triple AAA avait sans doute eu comme argument pour ne pas le faire tout de suite que le Parlemement pouvait arriver à un compromis sur le budget 2012 et les recettes pour 2012, 2013…

    La Droite est elle à ce point tellement stupide de tout refuser pour augmenter les recettes et ainsi tomber fièrement au champ d’honneur du Libéralisme : nous avons tenu debout sur le pont jusqu’au bout, le bateau coule, certes, et nous avec, certes, mais sans nous renier ??

    Je crois plutôt que Sarkosy va encore tenter un coup en disant : Droite, Gauche la rigueur sera la même alors pourquoi changer ?? Les considérations techniques financières ce n’est pas ce qui se fait de mieux pour faire de la communication.

    Après il faudra mettre en application les dispositions votées. Quand sortiront les décrets ??

  38. Quand le MEDEF sert la soupe à tout le monde :

    Le Prdt de la CCI de vendée vient de signer un édito dans son journal où il dit :

    Nous devons tous non seulement gérer mais aussi entrainer et convaincre nos collaborateurs, clients, fournisseurs et parfois nos banquiers.

    Par tempérament, conviction, nous le faisons.

    Mais que faire quand l’économie réelle de nos entreprises est percutée par la folie furieuse de l’économie virtuelle. On nous fait jouer à « colin-maillard » ?
    Spirale infernale

    Il est difficile d’admettre que l’avenir de chacune de nos entreprises se joue, non avec ses propres atouts, mais à Bruxelles, ou à la BCE, ou autres FESF. Tout cela pour gommer des dettes qu’individuellement aucune de nos entreprises ou de nos salariés n’ont directement contractées. Résultat, tout le monde a le pied sur le frein : perspective marché faible, investissement en chute, emplois on verra demain, crédits la raréfaction … une autre spirale infernale !

    Compétitivité, clé de la croissance
    Que la volonté d’avoir une politique industrielle dépasse enfin les simples mots. Qu’elle soit orientée réellement sur les PME et TPME, créatrices d’emplois. Exigeons à la fois une parité douanière afin que l’Europe ne soit plus une passoire et une parité monétaire avec le dollar et yuan. Et contrecarrons, par l’adoption d’une TVA sociale européenne, la stratégie des grands groupes mondialisés qui désindustrialisent nos territoires.
    Conservons notre attitude positive en comptant d’abord sur nos propres forces et souhaitons que notre environnement, d’ici et d’ailleurs, comprenne que notre compétitivité est la clé de la croissance.

    Vont-ils voter à Droite la prochaine fois ? Il n’y a pas si longtemps, ils avaient déjà dit à De Villiers de passer son chemin. Qui est le suivant ?

  39. A propos de la Genèse dans la Bible : le premier chapitre place la création des animaux avant celle de l’homme et le second chapitre présente un ordre inverse : d’abord l’homme puis les animaux !! Sur le site du Vatican on explique en note de la Bible en anglais que la seconde version est la plus ancienne. Mais comment les croyants arrivent-ils à se satisfaire de ces contradictions ? C’est très étonnant.

    1. C’est très simple mon cher ami : nos contemporains et nos ancêtres n’acceptent une vérité supposée que si cette dernière est légitimée par une contradiction…. Nota : merci aux « fourches » de ce blog de laisser le temps au intervenants de corriger leurs erreurs d’ortograf… ou pas.

  40. La lettre de Daniel Bouton à Giscard

    En février, l’ancien dirigeant de la Société générale demandait, au nom d’une « vertu pédagogique », de priver une génération de Français « beaucoup trop cigale » du joyau architectural de la place de la Concorde.

    Incroyable ! L’ex-patron de la Société générale qui a longtemps cumulé bonus et salaire mirobolants estimait en févier dernier qu’il fallait punir les Français pour leur apprendre à vivre (en clair, leur faire prendre conscience que la France avait vécu au-dessus de ses moyens) en les privant, eux et leurs enfants, pendant de longues années de la jouissance de l’Hôtel de la Marine. Le bâtiment, joyau architectural du XVIIIème siècle situé place de la Concorde, doit être rénové et reconverti depuis qu’il n’abrite plus l’administration de la Défense nationale.

    « Mais comme le ménage ruiné par le chômage et les dépenses incompressibles, la République doit accepter de mettre au mont de Piété les bijoux de famille. Sans parler de la qualité des projets d’aménagement et d’équipements, je me permets de souligner la vertu pédagogique, surtout si elle venait de vous, d’une proposition reconnaissant la nécessité pour ma génération qui a été beaucoup trop cigale, mais aussi hélas pour la génération suivante de se priver pendant plusieurs décennies de certains de ces immeubles comme l’Hôtel de ma marine.  » Dixit la lettre de Bouton à Giscard (http://tempsreel.nouvelobs.com//politique/20111119.OBS4893/exclusif-hotel-de-la-marine-la-lettre-de-daniel-bouton-a-giscard.html)

    En plus d’être stupide et abject, il ignore totalement qu’à 5 reprises Gauche et Droite ont légiférés dans le code de la consommation, justement pour éviter que les gens ruinés par le banquier ne se retrouvent sans rien pour vivre.

    Monsieur Badinter, l’Hotel de la marine va regretter le bon vieux temps, celui de la machine à couper le haut du Bouton qu’elle ne fonctionne plus sur la place d’en face !

    1. Merci de ce commentaire, Daniel: en fait je souhaitais également attirer l’attention des lecteurs de ce blog sur cet excellent article du NouvelObs.fr ;
      Oui, avec sa proposition abjecte et stupide, Bouton a le mérite de montrer la vraie face de ceux qui nous gouvernent et leur immense mépris.
      Une fois encore on pourrait bien sûr épiloguer sur leur idéologie libérale : on gagne énormément de fric car nous sommes incomparables ; nos salaires stratosphériques sont liés à nos compétences inégalées ! Quelle fable ! ce type qui laisse sa banque près de la faillite (pour mémoire le plus haut de l’action était dans les 140 € , elle vaut dans les 16 €) et qui n’a pas pu empêcher Kerviel de faire perdre 4 milliards € (c’est pas moi! c’est mes sous-fifres!!!) eh bien ce type vient nous faire la leçon sans pudeur !
      On peut le remercier à lui aussi pour la vertu pédagogique de son intervention…

  41. Bonsoir, j’étais sur le site d’arret sur images, et parcourait l’article « A L’ORIGINE DE LA DETTE PUBLIQUE, UNE LOI DE 73 SUR LA BANQUE DE FRANCE ? », évoquant la vidéo qui coure sur le net. Anne-Sophie Jacques est partie enquêter auprès d’économistes pour savoir de quoi il s’agissait. L’un d’entre eux, a été un peu retissant à lui répondre, non seulement parce qu’il trouve cette vidéo stupide, mais surtout pace qu’il reste traumatisé à vie par son passage dans l’émission:
    « Vous n’aviez rien préparé, Jorion est un charlatan, vous ne m’avez pas du tout calculé, cette émission est la pire chose que j’ai faite dans ma vie. »
    Monsieur Jorion, si vous continuez, beaucoup d’économistes vont finir en HP.

    1. On en a déjà parlé à l’époque, il n’y a pas de quoi fouetter un chat : Sterdyniak et moi sommes d’accord en fait sur la plupart des sujets. Schneidermann a cru bon de l’asticoter. Ce n’était pas la meilleure chose à faire.

  42. En fait, le message de nos bons amis (Marini, Pecresse, Sarkozy – les néolibs en général) est fort simple: soyez réaliste, admettez que vous avez perdu, que nous seuls voyons le réel (qui est que les maîtres, c’est nous). Autrement dit : laissez-vous tondre bien gentiment.; dites « merci » quand on vous en … et puis … avouez que vous aimez ça! Variante du célèbre TINA (There Is No Alternative) de Mme.Thatcher. Il nous reste encore les urnes pour les faire mentir. Mais entre l’Italie (pour le mieux) et la Grèce (pour le pire), les néo-libs se passent fort bien du vote des peuples, voire même le leur renfoncent dans la gorge (Irlande, ou Traité de Lisbonne sur le « non » français à la « Constitution » eurolibérale). Ces gens-là sont « pragmatiques » : ils ne comprennent que le rapport de force. Il faut donc penser dès maintenant au moyens de les neutraliser l’un après l’autre, par la désobéissance civile par exemple … Si ça se trouve, nous allons devoir prendre nos leçon de démocratie … en Egypte, en Tunisie!

    1. Les lobbyistes demandent seulement 850.000 dollars pour décrédibiliser Occupy Wall Street ? Y a plus d’prix ma bonne Dame !

      Merci à la Libre Belgique pour vendre la mèche. La Libre Belgique, du côté des Indignés contre les lobbyistes ? Si j’étais ces derniers, je ne serais pas rassuré : on ne peut apparemment plus compter sur personne.

      1. Paul, la libre Belgique est LIBRE, je pense.

        A 19 ans, la Belgique m’a ouvert les voies, les voix, de la compréhension
        de l’Univers/// merci la Belgique !!! Elle diffuse une note dissonante.
        Même si au sein du peuple Belge, il y a des mécréants de la pire espèce
        (voir les mines anti-personnel).

        CLAIR 850000 c’est nul.

      2. la libre Belgique est LIBRE, je pense.

        Si on parle bien du journal, la Libre est d’abord et avant tout catho tendance CDH bon teint (Delperée) et aussi très belgicaine (Belgique de papa) et bruxelloise. Ceci étant, vu l’évolution atterrante du Soir – surtout depuis la mort de la très regrettée Bénédicte Vaes, qui doit se retrourner dans sa tombe quand elle voit les torchons de droite démagogiques qui parsèment maintenant ce journal – le Libre a encore quelques soupçons de trucs intéressants…

    2. sympa le « concurrents organisés »

      « Si les démocrates soutiennent OWS, « cela voudrait dire davantage qu’une gêne passagère pour Wall Street.

      « C’est peut-être facile de rejeter OWS comme un groupe de manifestants désordonnés mais ils ont démontré qu’ils devaient plutôt être traités comme des concurrents organisés, très habiles et capables de travailler les médias (…) Pour contrer cela, nous devons faire de même », écrit CLGC qui s’inquiète également d’un possible terrain d’entente entre le Tea Party et Occupy Wall Street, qui pourrait devenir « explosif ». »

      intéressant… une grim’ pour remercier les belges!

  43. « voyons le réel »

    Formons un maximum de pirates informatique et de journalistes, on verra bien qui aura le dernier mot.

    1. Une cyber attaque des bourses et autres officines bancaires et dirigeantes pendant un an ?
      Le tout arrosé par les voix des Peuples

  44. Pour ma part, je regrette de ne pas avoir enregistrer l’émission de TIM (il est connu maintenant) en vidéo. Par contre, j’ai 1 heure de samples AUDIO enregistrés dans la foulée avec un logiciel (issu de la maîtrise d’un éditeur allemand) à utiliser en boucle par exemple… Avec Les paroles des nanas à la tribune : c’est ULTRApuissant. Ceux qui ont suivi TIM et qui font un peu de House Music comprendront. D’ailleurs rien qu’avec ce bouillonement, j’ai envie de m’y remettre.
    Musique pouvoir tatata

  45. Bonjour à tous

    Pour certains élus, le monde réel c’est celui qui finance leur réélection et renouvelle leur fromage dans leur gamelle!

    Cordialement.

    1. Oui Paul a bien fait de revenir là dessus.

      Déjà dans les premières écritures que l’on soit ou pas croyant peu m’importe, il était déjà un peu question que cela se produise tôt ou tard graduellement dans l’histoire. Evidemment cela ne s’est pas du tout arrangé avec les derniers progrès de la science en la matière, voir par exemple les derniers algorithmes du marché. C’est pourquoi, beaucoup se sentent de plus en plus en décalage avec le bien faux réel médiatique des grands groupes financiers et autres dans le même temps.

      A chacun son réel, qu’est-ce qui est vraiment réel dans ce beau monde de dupes, pour les personnes les mieux moulés par toutes ces choses, aucun problème de conscience, d’éthique, de probité. Quand bien même ils sortiraient tous très qualifiés et déformés des plus grandes écoles tout cela finira tôt ou tard par se détériorer inévitablement.

      Dans la volée et non pas non plus comme un voleur, le bien marchand ne consisterait-il pas avant tout à vouloir faire d’abord ce que je veux des choses, de la terre, des pays, des lois, des intitutions, de la justice, des écoles, des hopitaux ? Bref je suis partout chez moi mais j’habite nulle part, je n’ai pas de nom, de pays, je n’ai pas de patrie ni même plus grand amour envers les bonnes choses du passé comme du présent. Je ne suis en fait qu’un autre grand singe commercial du moment, faut faire partout des affaires, pour ça que tout le monde se couche dans les médias, le banquier passant bien avant tout le monde merci encore à Obama au passage !

      Mieux encore on prétend toujours mieux agir que les premières dictatures socialistes de l’histoire et puis après en quoi cela fait moins malheur et plus grand déshonneur moral au genre humain. Vous reprochant constamment de vouloir toucher à la fixation des prix alors qu’eux c’est pas mal aussi en matière d’autre chose dans la spéculation et la combine des marchés par derrière. Et dire qu’ils trouvent bien encore des cons de première pour les défendre avant toutes choses.

      Les beaux hypocrites quel mal y a-t-il à ça ? Le bien marchand ne consisterait-il pas avant tout à vouloir jouer d’abord avec la vie du monde sur les marchés ? De toutes façons tôt ou tard cela se retournera contre eux, et croyez moi ils l’auront bien cherchés, tant dans leur manière de vouloir payer principalement les gens dans la misère et
      la peur de perdre autre chose, mieux encore avec l’aide d’une plus grande bande de vautrés de la terre.

      Insatisfaits et rongés d’en avoir toujours plus les gens de GOLDMAN SACH et compagnie ne conduisent en fait que tout droit le monde à la grande ruine de tous, pensant même pouvoir tout le temps mieux en recevoir des primes et de meilleures bénéfices mais quelle grand folie humaine. Quand bien même le créateur n’existerait pas, il serait dommage quand même que l’humanité en finisse partout comme ça. Non Dieu ne le permettra pas tout le temps, tant à l’égard des premiers prophètes bien oubliés et méprisés de l’histoire, comme pour tant d’autres hommes et femmes.

      Si seulement nous arrétions de vouloir toujours produire du jetable, du périssable, tout cela n’a pas de sens et dire que cela concerne des milliards d’individus, mais où est l’intelligence lorsque la plupart de nos élites préfèrent constamment se voiler la face entre elles. Tout cela est donc très normal pour la pécresse c’est leur monde, c’est leur réel, c’est le confort, c’est les beaux hotels de luxe, c’est le coiffeur, c’est les privilèges, c’est la position, c’est la raison, c’est le jugement, c’est même bien plus partout la bétise et compagnie sur terre. C’est aussi un très grand nombre de gens, de décideurs, de gens influents pouvant bien toujours acheter et corrompre le monde à longueur de temps et de vie.

      Vous bien sur dans votre autre conception de la liberté et de la raison, ils s’en balancent bien le coco sous les tropiques, mais attendez de voir la suite là naturellement ils feront déjà moins les malins sur les marchés. Le combat est donc très inégal pas plus honorable pour tous les premiers dévots au système, en conséquence comment pouvez-vous paraître crédible, rationnel, objectif, sensé, comment pouvez-mieux faire passer un autre point de vue des choses dans un tel contexte global. Ayez confiance en nous vous disent-ils ben voyons ! Pas étonnant qu’il n’y est plus guère d’éthique et de confiance que tout le monde se barre. Le plus grave c’est qu’ils ont bien réussis à tromper tout leur petit monde avec davantage d’argent trompeur, mais quelle plus grande servitude des peuples.

      Mais est-ce vraiment bien apporter un meilleur cadre de liberté aux êtres, tant au niveau des corps et du reste. C’est le réel, c’est le grand prodige commercial du monde dans les affaires, c’est la politique, la démocratie, la seule action humaine possible en fait de leur vivant, le reste n’existe pas ce n’est pas rentable, ça n’exprime pas mieux leur propre langage de raison, c’est pas réel, c’est pas concrét, c’est pas pensable, c’est pas possible.

      En fait la plupart de nos élus mondiaux n’ont pas plus de consistance et de réalité que vous et moi, ne sont en fait que des images bien superficielles, des projections bien virtuelles du moment, droite ou gauche, républicain ou démocrate et puis derrière c’est tout en fait un grand panel de gens bien malins et hypocrites qui tirent partout les ficelles. C’est comme dans les caves lorsqu’ils préfèrent se réunir pour faire belote et serment de sang entre eux, des sous-variables de conduite comportementable, des gens en fait sans grande noblesse d’esprit et de courage.

      Et comme j’interviens trop souvent je vais maintenant laisser la place à des gens bien plus instruits et informés que moi sur la question financière et bancaire, désolé pour la longueur.

      Cordialement

  46. J’adore l’association enfin balancée: « Finance/Créativité ».

    J’ai côtoyé pas mal de créateurs, pas mal de financiers….
    La leçon suivante peut-être pour moi tirée, comme je l’ai déduite et même reçue:
    1-Les créatifs sont rarement financés.
    2-Les financés sont rarement créatifs.

    Pas étonnant que, lorsque l’une des deux engeances tente de cumuler création et financement, tout cela de son propre bord, alors se réserve là quelque chose qui détonne.
    Et la réussite parfois détonne!!!
    Tandis que la détonation, c’est un certain temps…

  47. Merci Paul d’avoir pointé ce vote.
    J’ai attendu avant de réagir pour voir comment les autres médias reprenaient cette info, sachant que pour moi, cette info, au-delà de montrer que la gauche a commencé à agir avec les moyens dont elle dispose, est un indice majeur pour comprendre de quel côté se situe le gouvernement, si jamais on en doutait. De ce fait j’ai du mal à comprendre la faible reprise de cette info (édition en ligne du Point, du Nouvel Obs, France Soir, Parisien), aucune dans le Monde ou Libé (!!!), où par contre on a eu beaucoup de blabla sur l’accord entre PS et ELV.
    Pour le fun, la première reprise je l’ai vu dans un hebdo en ligne Suisse. Finalement c’est logique.

  48. Merci d’avoir pêché cette info qui sinon m’aurait échappée tant elle est peu reprise !!!
    On peut la lire de différentes façons.
    La première, c’est comme un jeu politique, la gauche affichant sa différence et la droite choisissant une posture d’évitement (oui, j’entends bien mains non parce que).
    La seconde c’est en creux : qu’est-qui n’a pas été proposé par la gauche (alors que cela ne l’engageait à rien puisque ses propositions seront retoquées en commission d’arbitrage) :
    – pas de taxation des transactions financières.
    – pas d’interdiction des ventes à découvert (et des paris sur les prix à venir en général).
    La gauche s’autocensure déjà par principe de réalité. Mais ça ne suffira jamais face à une droite qui lui demandera sans cesse encore un effort pour devenir réactionnaire.

    1. Pas sûr que « La gauche s’autocensure déjà par principe de réalité. » Entendu ce matin à la radio O. Ferrand, de Terra Nova, la boîte à idées de F.Hollande et du PS, expliquer que les nominations de M.Monti et L.Papademos en Grèce et en Italie se justifiaient par le manque de compétence des politiques, et que maintenant il fallait bien en passer par ces gouvernements techniques : les seuls à pouvoir sortir du pétrin, puisque les seuls à « comprendre la crise ». Autrement dit les seuls « compétents » seraient les têtes issus du milieu de la finance, et précisément ceux qui ont œuvré aux tours de passe-passe permettant de maquiller le bilan grec, tour qui a également servi à l’Italie précédemment à diminuer la visibilité de sa dette. Que ces personnes soient frappées d’un conflit d’intérêt en tant que anciens de Goldmann Sachs ne le chagrine pas non plus …
      Ce n’est pas d’autocensure qu’il s’agit, mais bien de conviction on dirait. On dit bien « entre le complot et l’incompétence, il faut toujours privilégier l’hypothèse incompétence ». J’ai beaucoup de mal en ce moment à ne pas voir la marque de l’incompétence certes mais aussi d’une sorte de « complot », – j’avoue que ça fait bête- en tous cas d’action concertée de milieux qui savent bien où ils veulent en venir.

    1. Les partis socialistes européens vont se « cramer » les uns après les autres car ils sont ou seront au pouvoir quand il faut ou faudra prendre des mesures d’austérité qui sont contre-nature par rapport à leurs programmes politiques. La droite n’a pas ce problème.

      1. Non seulement les partis socialistes européens vont se cramer, mais également leurs satellites, si ces derniers ne savent pas renoncer à leurs alliances électorales locales pour rester un peu crédibles à plus long terme. Cf. l’Espagne, en attendant la France…

    1. Lisez la traduction du Tao Te King par M.Conche. Vous vous constaterez qu’il n’y pas beaucoup d’autres choses que la volonté de Paix, de non intervention..
      Le wei wu wei (l’agir sans agir) est le fil de cette pensée.

      Un parti politique quelconque ne fait que vendre sa soupe pour que ses représentants se gavent quand ils sont au pouvoir.
      Virez les tous.

  49. Je crois que vendredi dernier Monsieur Jorion était dépité de ne pas être écouté des gouvernants, alors que la situation empire de jours en jours.
    Et si ces gouvernants n’avaient aucune en vie d’écouter, et même mieux si les dettes, la dette publique en particulier, étaient le levier qui va leur servir à finaliser le projet libéral de tout privatiser.
    Je crois qu’il faut inverser la perspective, les politiques néolibérales à l’ oeuvre depuis les années 70-80, ont mis en place les instruments qui conduisaient mécaniquement aux dettes des individus(privée), des système sociaux et des Etats(publique). Je pense entre autre à l’interdiction pour les Etats et les collectivités locales d’emprunter auprès de la banque centrale, à la baisse des impôts des plus riches en particulier qui amputent les recettes publiques, à l’ouverture des marchés qui provoque à la déflation salariale et le chômage.
    Tout cela a été pensé, voulu, et maintenant que l’on croule sous les dettes, il ne reste plus qu’à porter le coup de grâce à tous les systèmes publics et sociaux. Le chantage à la dette, publique en particulier et la culpabilisation des citoyens-consommateurs sont ultimement les deux mamelles de cette politique réactionnaire et contre-révolutionnaire au sens où c’est la classe des riches qui mène cette luttes des classes contre le reste de la société.
    Il faut donc refuser ce chantage et cette culpabilisation, ce sont ceux là même qui nous font chanter et veulent nous culpabiliser qui ont créé sciemment la situation actuelle, qui leur fournit le levier des diverses dettes pour mener à bien leur lutte finale (capitalistes de tous les pays unissez-vous), qui consiste à en finir avec l’Etat Providence.
    Les dettes et plus particulièrement le dette publique ce n’est pas nous c’est eux, et en plus ils ont le culot de nous faire payer la facture.
    Je préfère parler de dettes en général, car nous l’avons vu en 2008, des dettes privées (celles de banques) sont transformées en dettes publiques et comble de perversion ces mêmes banques en guise de remerciement sont en train de ruiner les Etats!!!

  50. La raison ne semble plus servir qu’à déformer la réalité. Ainsi le Monde nous propose-t-il un croustillant petit récapitulatif : « Que sont devenus les enfants de Khadafi ? ». Derrière ce titre alléchant se cache une litanie de noms à la FBI suivis de la mention « Réfugié », « Mort » etc. On retrouve là l’élégance légendaire du journal. Non content de se surpasser dans la forme le phare de la conscience française de l’après-midi nous annonce que Mouatassim, un des fils Khadafi, a été « retrouvé mort à Sirte ». Hé bien non cher journal, vous commettez une bévue. Il était bien vivant lorsqu’on l’a retrouvé et a été froidement exécuté, comme son père. Son frère ne sera pas jugé devant la CPI, comme prévu, mais devant une cour qui aura sans doute l’audace de dénoncer toute les compromissions du nouveau régime avec l’ancien et avec les alliées bombardeurs, eux mêmes complices de l’ex-dictateur. Bref, tout ceci est d’un niveau tellement pitoyable que cela fait penser aux désordres rhétoriques précédant les grandes guerres. L’aboiement tient lieu de réflexion.

  51. si l’on suit tous les raisonnements , il semble bien que c’est de la folie .
    comment rester cool dans tout ça .

    1. En méditant ce constat:
      « De plus, le prix du cornet de frites n’a jamais diminué. Il s’agit de l’effet « moules ». Quand le prix des moules augmente en Zélande, le prix augmente au restaurant. Mais quand il diminue en Zélande, le prix ne diminue pas au restaurant. En fait, l’intermédiaire, le restaurateur dans cet exemple, va conserver le bénéfice acquis et de ce fait, quand une nouvelle augmentation arrivera, il ne devra pas augmenter rapidement son prix et donnera l’impression qu’il est moins cher. »
      http://www.crioc.be/FR/doc/x/y/document-5810.html

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