Étiquette : la mort

  • Trends-Tendances : La douloureuse découverte, le 3 mars 2022

    La douloureuse découverte

    Qu’écrire, alors que l’on n’entend que des bruits de bottes ? Dans un moment tel celui-là l’expert en questions financières que l’on est doit s’effacer humblement derrière le psychanalyste que l’on est aussi par ailleurs. 

    Une personne en analyse me confiait son souci de s’acheter une maison … quelque part… pour déterminer une fois pour toutes « d’où il est ». Je l’écoutais, sachant qu’« entouré de forêts et de chiens qui aboient », il me parlait de l’ancien site d’un bagne sud-américain. Pourquoi, dans sa vie présente d’heureuse errance et de créativité trépidante, un tel souci de fixer à ses propres yeux « d’où il est » ?… Lire la suite…

  • La mort en Afrique : Rappel à Dieu ou règlement de compte ?

    Ce texte est le dernier d’une série de quatre (« L’histoire véridique de Simon, envoûté et maudit », « La conquête du Dahomey (1894) : Ce qui s’est vraiment passé » et « Les concepts centraux de la religion vaudoue ») appartenant à la même famille : des comptes-rendus qui m’ont été confiés en tant qu’Européen ouvert à la manière dont les Africains conçoivent le monde et qui ne les passera pas, avant de les rapporter, à la moulinette des préjugés propres à sa culture. La dernière partie du texte m’a été communiquée par l’une de mes étudiantes au département de psychanalyse de Paris VIII en 1985-86.

    Lire la suite…

  • Sur la fin de vie, par Bruno Grall

    Avec les feuilles qui tombent, nous allons fleurir les dernières demeures de nos proches. Nous ne pensons pas beaucoup à la mort, nous en parlons peu, elle fait partie du refoulé, et n’est associée qu’à la peine et la souffrance.

    Mais elle fait partie intégrante de la vie. Pour Montaigne, vivre c’est apprendre à mourir et philosopher, en accepter l’idée. Mais elle fait partie du refoulé.

    Car on meurt mal en France; les soins palliatifs manquent cruellement de personnel et de ressource, et la loi Clayes Leonetti, en ne proposant qu’une sédation longue et profonde, reste d’une insuffisance et d’une hypocrisie sans nom !… Lire la suite…

  • Vidéo – La vie a-t-elle un sens ?

    Passation des pouvoirs aux États-Unis

    Jon MeachamLire la suite…

  • YouTube avait raison

    Il y a 20 minutes, YouTube m’a dit : « Vous aimerez voir ça ». YouTube avait raison.

    Herbert Fingarette (1921-2018) est mort peu de temps plus tard.… Lire la suite…

  • La peur de la mort : le retour ? par Gilbert Chabian

    La pandémie nous a confronté soudain, à des degrés divers pour chacun, à la peur de la mort. Et la « seconde vague » lui permet de taper sur le même clou. C’est là une des peurs les plus marquantes de la vie humaine. C’est vis-à-vis d’elle que la culture a trouvé ses meilleurs productions. De grands récits qui nous expliquent notre début et notre fin comme espèce particulière. Pour beaucoup, la mort ne sera pas la fin, mais une vie dans l’au-delà, heureuse et sans les frustrations de la vie d’ici (-bas ?), y compris celles de la mort. « Là, tout n’est qu’ordre et beauté, luxe, calme et volupté » (Baudelaire).… Lire la suite…

  • Covid-19 – L’être humain et la limite (la mort), par Cédric Chevalier

    Les autorités belges font un état des lieux de la situation épidémique sur leur territoire.

    Je ne peux m’empêcher de penser que notre imaginaire actuel a mis progressivement et complètement sous le tapis la notion de fatalité, de destin fatal qui frappe au hasard, le sentiment de finitude, de la mort. On se refuse à concevoir que parfois (en fait toujours), rien ne se termine bien, que tout empire et que la souffrance individuelle et collective peut augmenter inexorablement à certaines époques, et que c’est la mort qui est bout du chemin pour beaucoup d’entre nous (pour tous en fait in fine).… Lire la suite…

  • À propos de Marie de Hennezel : « L’épidémie de Covid-19 porte à son paroxysme le déni de mort »

    Ouvert aux commentaires.

    Un article dans Le Monde fustige

    une mise sous silence de la mort, une façon de la cacher, de ne pas y penser, avec pour conséquence une immense angoisse collective face à notre condition d’être humain vulnérable et mortel.

    Avant d’égrener les conséquences funestes de cette « mise sous silence » :

    Ce déni de la mort a eu trois conséquences. D’abord au niveau individuel, il n’aide pas à vivre. Il appauvrit nos vies. En faisant comme si la mort n’avait pas d’incidence sur notre manière de vivre, nous croyons vivre mieux, mais c’est l’inverse qui se produit.

    Lire la suite…

  • À propos de « La mort. Comment l’apprivoiser ? », par Sylvain Jouty

    À propos de mon texte « La mort. Comment l’apprivoiser ? » dans le numéro le plus récent de Quinzaines. Ouvert aux commentaires.

    Je ne connaissais pas le texte de London. Il a tout à fait raison, j’ai écrit quelque part (dans une nouvelle) que la mort par le froid est la plus douce qui soit, et j’ai raconté ailleurs le suicide de Guy Waterman, l’un des grands écologistes des USA, au mont Lafayette, dans les montagnes Blanches, y partant en hiver dans la tempête, après avoir simplement dit à sa femme (ils vivaient dans une maison très isolée, sans électricité ni téléphone, mais avec un piano Steinway, et voiture exprès à 2 km), « pense à faire du pain aujourd’hui ».… Lire la suite…

  • Luc Dardenne : Sur l’affaire humaine, par Madeleine Théodore

    Billet invité. Ouvert aux commentaires.

    Que l’on ait suivi avec émotion les pérégrinations de Cyril et Samantha dans Le Gamin au vélo, film réalisé en 2011 par les frères Dardenne, n’est pas nécessaire pour se plonger avec passion dans les notes écrites tout au long du tournage par Luc Dardenne : Sur l’affaire humaine, livre paru en 2012 à la Librairie du XXIème siècle des éditions du Seuil.

    Lire la suite…