60 réflexions sur « YouTube avait raison »

  1. J’ai pensé , parce que j’ai eu aussi « l’expérience » ( c’est pas le mot , mais je n’en trouve pas d’autre ) de l’accompagnement presque continu des dernières semaines de mon père ( mort assez jeune à 70 ans ) ou de ma mère (décédée aussi à près de 97 ans ) , à ceux qui partent actuellement sur des lits d’hôpital sans présence aimée , et au prix des dernières attentions que les personnels soignants leur prodiguent , en le payant de leur propre épuisement psychique , au moins jusqu’au moment où les drogues couperont les contacts et la souffrance .

    Ma mère n’était pas philosophe , elle n’avait pas écrit de livres , mais la dernière aide soignante qui s’occupait d’elle dans sa dernière semaine sanglotait à ne plus pouvoir l’arrêter quand elle est morte . Ça a confirmé pour moi que même quand on n’est plus rien , on dit encore quelque chose à qui attendait ce qu’on a donné comme une source de joie . Comme un sourire , même si les traits se figent et que la chimie reprend ses lois .

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    1. La mort est souvent plus dure pour l’entourage (quel qu’il soit) que pour la personne qui meure. Quand il n’y a pas d’entourage, c’est autre chose: La solitude est une douleur qui par définition ne se partage pas.

      1. Et YouTube n’a pas de cœur
        sauf qu’il sentira à 15 000 année lumière si vous le voulez son contenu.

        C’est pas du jeu .

      2. @Lucas :

        On ne peut pas partager l’humiliation .

        Mais on peut partager la souffrance qu’elle procure , à condition de choisir son  » public » , et c’est souvent la meilleure façon de ne plus la rencontrer .ou moins souvent , parce que c’est une agression très courante dans les rapports actuels .

        Partager veut dire tenter d’y mettre des mots pour la montrer à  » l’autre » . Mais pas à n’importe qui .

      3. « On ne peut pas partager l’humiliation . »
        Soit c’est un pléonasme , soit ça porte analyse de groupe avec assainissement comme nom ce que vous pensiez impossible.
        😉
        Aimable repos

      4. Qu’en savez-vous ? On ignore ce qu’un mourant ressent. L’activité électrique du corps s’arrête progressivement; v. le réflexe du poulet sans tête , que ressent cette tête, ce cerveau coupé du corps ?

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  2. Medellín, le 19 novembre 2020

    @ Paul: enjoy your holiday!

    Amitiés, Johan

    quote
    Emeritus

    David Hume, the great philosopher of the Scottish Enlightenment, the intellectual movement that is the origin of various ideas on which sociology à la Reinhard Wippler builds, once wrote about old age in one of his letters: ‘Old age is but sorrow […] but extreme old age is certain misery […] may it be my fate […] to stop short at the threshold of old age, and not to enter too far into that dismal region’. Reinhard Wippler was somewhat lucky in this respect. He maintained broad intellectual interests, also following developments in his discipline from a distance, always available for colleagues and friends. For himself, he thus managed to push the threshold of ‘extreme old age’ quite a bit until deep into his eighties, entering the ‘dismal region’ only in his final two years or so, but definitely after his spouse Titia deceased some months ago. Reinhard Wippler passed away on 17 September, at the age of 89.
    unquote

    Source: https://www.uu.nl/en/organisation/sociology/im-reinhard-wippler

  3. On dit la mort est une fin sans pouvoir dire toutes les privations qu’elle inflige à notre faim, fringale de vie et de savoir subitement coupée, tranchée.
    C’est ici le regret de ne pas avoir regardé plus avant des arbres grandir ou plus cruelle l’inconsolable séparation d’avec un être aimé.

    Hier, un ami qui déambulait avec la même trottinette dont se sert Herbert Fingarette dans ses vieux jours et que je visitais tous les samedis depuis une dizaine années est parti… les bruits du cliquet du déambulateur entre Bach et Schubert me sont familiers…

    Je coche toutes les cases… et touche au mystère du vide.

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  4. Effectivement, si l’algorythme de YouTube prend le pouvoir sur Paul Jorion, lui faire prendre des vacances est la première chose à faire ! Prenez soin de vous…
    Video qui donne à penser (avec le sous-titrage anglais, j’ai pu m’en tirer). Même après l’avoir vue, je maintiens ce que j’ai dit à la confession de Chantal M. Après avoir aussi accompagné deux « agonisants ». Je ne pense pas que le dilemme entre la peur et la raison est un questionnement sans réponse. Mais la sensibilité rend la réponse très difficilement acceptable.
    La phase de questionnement du grand vieillard est aussi une expérience que les jeunes n’imaginent pas. Parfois en dialogue avec un fils (ici c’est un petit fils qui capte). Il est bon de la faire partager.
    L’homme a toujours (ou bien depuis un temps bien assez récent, quand ce ne fut plus une loterie, peut être 1918) cherché à agrandir le délai d’avec la mort, et il y a très bien réussi (hygiène et médecine). Ce n’était plus une fatalité. Cela devient une épreuve. Et le manque d’un partenaire de vie, ou d’un enfant mort reste une épreuve cruelle, davantage que dans les siècles anciens, avec des décès à tout âge.

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    1. Si on se limite à un dilemme entre peur et raison , ce que j’ai retenu de mon côté , et que j’éprouve parfois , c’est qu’en fait cette ….question ( ?) n’a pas de sens , ni de contenu . C’est un vide absolu .

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      1. Pour aller plus loin, les êtres n’ont pas de « sens ». Seule la vie travaille à sa continuité, par des virus, des ferments et des vivants. L’évolution, la complexité est un peu une aventure superflue.
        Mais nous humains avons la passion d’y voir un sens, à la vie. Et par opposition aux cycles de la vie, nous humains (et spécialement nous les mâles, étrangers à tout cycle à part la naissance et la mort — et les saisons) nous avons conçu la flèche unilatérale du temps (passé-présent-futur), négligé le recommencement, assumé la lubie du progrès, de la croissance, du désir sans fin. Dans cette logique-là, superbe aujourd’hui, la mort est… un contre-sens.
        Pour la vie, il est bien que notre corps meure. (Tout cela me parait attitude de stoïcisme, non ?, qui vient avec l’âge – les jeunes n’y accèdent que plus tard. D’où le dilemme du confinement : laisser mourir les vieux et/ou vouloir brimer les jeunes sont des « projets » humainement furieux, à contre-sens).

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      2. Chabian les mâles humains ont aussi des cycles hormonaux, assez facilement remarquable le matin entre 6h et 10h 😉 pour le cycle quotidien calé sur l’alternance jour/nuit. La production de spermatozoïde obéit quand à elle à un cycle de 70 jours environ. Nous sommes très loin d’être étrangers à tout cycle.

      3. @Chabian :

        La flèche du temps ( écouter Etienne Klein sur ce thème ) , c’est bien passé/présent » ( qui n’existe pas puisqu’il est passé quand on en parle ) /futur . Mais il y a un quatrième larron que je cite souvent , le  » hors temps » aussi mystérieux que « la création « .

        De mon père , j’ai aimé recevoir une forme de rigueur logique , de loyauté et de combat si nécessaire .

        De ma mère , qui avait traversé deux guerres mondiales , travaillé à 12 ans et élevé en grande partie ses 5 frères et sœurs , j’ai aimé recevoir la seule forme de « sens  » non trahi par l’action , que je connaisse encore à ce jour : le sourire , donné et reçu , comme destination finale et chemin à parcourir , réunis sous un seul et même signe .

        De mes proches et du monde , j’aime constater qu’ils y sont sensibles , le comprennent et s’y emploient .

        What’s the use of trying ?

        https://www.bing.com/videos/search?q=charlot+les+temps+modernes+fin+you+tube&docid=608012604727887780&mid=10F8DAA4E8D04618750810F8DAA4E8D046187508&view=detail&FORM=VIRE

        Même seul , quand ce n’est pas ou plus possible en moitié d’orange .

  5. Particulièrement étonné par cette vidéo , à un point que je me demande si mon arrière grand père n’aurait pas fauté quelque part , tant la ressemblance physique entre mon père et ce monsieur est flagrante.
    Ressemblance dans l’attitude aussi , jusqu’à la tranquillité face à la mort , mais là , pour des raisons différentes .
    La même lucidité d’esprit , non ternie par la peur , mais pour des raisons différentes.

    Mr Fingarette pensait qu’après , il n’y avait rien , donc pas de souffrances, rien. Donc pas de quoi se faire du souci.
    Mon père pensait qu’après , il y avait le bon accueil d’un dieu miséricordieux, et les retrouvailles avec les êtres aimés .
    Même si , étrange contradiction , il avait trouvé important de mette sur la tombe de ma mère une photo où ( rarissime ) elle tirait la gueule . Comme les enfants ne comprenaient pas , il répondait «  et tu crois que ça lui fait plaisir de nous quitter … « .Une façon de nous dire : «  partie , mais toujours là vu que conjugue sa présence au présent » .

    L’extrême onction ne lui faisait pas peur vu qu’il l’avait reçue plusieurs fois dans sa vie .
    Au soir de sa vie , nous avions bien compris que nous ne nous reverrions plus tout les deux , du moins sur cette terre.On s’est , le plus longtemps possible , donné la main ne sachant plus vraiment qui était l’enfant et qui était le père .Mais la mort n’a pas voulu venir à cet instant là , à son grand regret , je l’ai bien senti.
    Il m’a laissé à mes responsabilités de chef de famille , comme il a su toujours le faire tout au long de sa vie , obligé de le quitter , le cœur brisé , mais pas foutu .
    Car bien des êtres qui partent nous laissent quelque chose d’utile pour continuer le chemin : leur amour.

    Bon , ben , confession terminée. Ainsi soie t’elle , comme on dit à Lyon😏

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      1. @Bernard

        Sauf qu’ici ce n’est pas tout à fait comme la vie: Dans d’autres circonstances, vous auriez pu pré-publier et ainsi bénéficier d’une double vérification. Vous auriez également pu jouir d’une option – temporaire – de modification de vos écrits après publication. Tout cela est possible techniquement et existe depuis des années – et était d’ailleurs possible sur ce blog même dans de précédentes versions – Le progrès tend apparemment vers la « Trump Attitude »: Publier quelque chose sans jamais vouloir (pouvoir) corriger…

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      2. Qu’importe les problèmes techniques , dans les commentaires comme dans la vie , je persiste et signe .
        Il y a un degré au delà du deuxième degré qui fait dire à certains poètes que l’essentiel est invisible pour les yeux.🥀

    1. @Bernard (20/11 à 8h07) écrit :
      …  » Mr Fingarette pensait qu’ après , il n’y avait rien , donc pas de souffrances, rien. Donc pas de quoi se faire du souci.
      Mon père pensait qu’ après , il y avait le bon accueil d’un dieu miséricordieux , et les retrouvailles avec les êtres aimés .
      …(…)…
      Au soir de sa vie , nous avions bien compris que nous ne nous reverrions plus tout les deux , du moins sur cette terre.On s’est , le plus longtemps possible , donné la main ne sachant plus vraiment qui était l’enfant et qui était le père .Mais la mort n’a pas voulu venir à cet instant là , à son grand regret , je l’ai bien senti.
      « …

      Permettez-moi ( ou pardonnez-moi) de profiter lâchement de votre beau commentaire , qui tout contient , pour intervenir sur ce sujet de manière unique , ma « philosophie de fin personnelle » étant précédemment énoncée à quelques reprises…

      Le passé est le passé.
      Que ce soit « Mr Fingarette » ou « votre père » qui ait entrevu le vrai futur , en excluant le néant , état originel …cela importe à la réflexion d’aujourd’hui fort peu , selon moi.

      Ce qui compte , pour les vivants de 2020 , ce sont (ça devraient être) les « circonstances » du « passage ».
      Nos parents , sauf rares exceptions , n’avaient aucune possibilité de concevoir (et encore moins d’ imaginer) une autre fin que « naturelle » , souvent à la maison… dans la discrétion …ou dans le choeur des prières de communautés… et , pour toutes les fins de cancer que j’ai connues , dans la « souffrance rédemptrice » …sourdant depuis l’étage pendant des soirées éternelles.

      Au quasi premier quart du troisième millénaire , dans la France dite « des Lumières » , dont L majuscule..! , il est épouvantable de devoir constater que la « porte refermée sur l’agonisant pulmonaire » certain soir jusqu’au lendemain matin …permette/ oblige de manière compréhensible aux « soignants » épuisés de s’éviter le dilemme de la miséricordieuse décision , incompréhensiblement encore coupable dans la loi , de l’usage à dose mortelle rapide du Rivotril ( https://www.vidal.fr/medicaments/rivotril-2-5-mg-ml-sol-buv-en-gouttes-14549.html ).

      Même (et surtout) pour mon adoré chat je n’hésiterais pas… Bien sûr , il lui manque une « âme » … c’est sûr que ça facilite!

      Honte aux initiateurs législatifs et à la pléthore -presse-bouton de l’Assemblée française d’avoir cédé à la pression largement minoritaire des influents.

      Pardon à nouveau , Bernard.

      1. @ Otromeros
        Pas d’inquiétude , je ressens votre volonté de ne pas blesser , et j’entend volontiers votre différence de point de vue.
        Pour l’absence « d’âme «  des chats , je ne si pas si sûr que vous…😏

        Pour la nécessaire pitié face à l’insupportable souffrance , le romain qui planta sa lance dans le cœur du Christ l’a bien eut .
        Je crois que notre société craint les dérives d’une mort administrée .Les Suisses ont de l’expérience en la matière , le tout étant de bien fixée les conditions .
        Ce sujet est très difficile pour un chrétien car il va à l’encontre du «  tu ne tueras point « , mais le «  tu aimeras ton prochain comme toi même «  invite à avoir la pitié qu’on aimerait trouver pour soi même .

        Explorer les limites de la souffrance n’a rien de théorique , il faut le vivre pour comprendre( accompagnement de certains mourants) , et pour certains , probablement , mourrir en de telles circonstances.
        Merci pour votre écoute.

    1. C’est super à propos et en plus il a une bonne tête haha vive youtoube
      Mais les bisou j’ai décider de les réserver tranquillement à température ambiante
      alors bise ! 😛

  6. Bien que cette vidéo et témoignage très intéressant d’un philosophe, m’ait beaucoup ému, me faut-il remettre en cause cet excès de raison qui résonne en moi… ne se sentant pas concerné directement (ce qui ne veut pas dire qu’indirectement je me sente pas concerné) par l’accompagnement lors d’un/ »du » dernier voyage… vers la mort, la fin de vie, d’un.e proche, parent.e, ami.e…?

    Suis-je à ce point cruellement froid, sans empathie, ni compassion, pour autant, voire même suis-je à suspecter d’être sans relations sociales suffisamment riches de contacts « présentiels » (selon quels critères alors)… sans « passé chargé » quoi… par rapport aux commentaires si touchants d’autres blogueurs(euses) réagissant ici, ou même par rapport à ce que nôtre hôte peut vouloir suggérer implicitement – « inconsciemment » de lui et/ou de « nous » ? – en nous proposant cette réflexion ?

    Cette vidéo et le contexte dans laquelle M. Jorion la met en scène (avec ce précieux témoignage philosophique), ne sont-ils pas inspirant, non pas, à me mettre en avant comme les premières lignes de commentaires, le laissent penser, mais en ce que chacun.e de nous avons, individuellement et collectivement avons comme conscience et peur de la mort (la notre, et celle de proches, etc – et le sentiment de solitude, vide… ) illustrant la distanciation – peut être même est-il possible d’y rajouter la dimension sociale, « sociétale », « culturelle », « cultuelle » (niveau d’éducation, etc) au terme distanciation – existante entre toutes les émotions qui en résultent, pouvant être contradictoires souvent… et la raison cherchant à s’en détacher, faire qu’elles ne nous submergent pas du moins.

    Les émotions du plus grand nombre, désordonnées, peuvent faire peur à la raison d’un seul, quand son excès de raison, un trop grand détachement, peut faire peur, même à la tentative d’ordonnancer/canaliser/catalyser celles ci . Inversement les émotions d’un seul, peuvent faire peur à la raison du plus grand nombre, si tant est qu’elle soit autre qu’une vulgaire addition « d’intérêt particuliers », lorsque leurs excès, exagérations, radicalisation… peut annihiler la raison du plus grand nombre (il faut l’enfermer cet « extrémiste »)…

    Ce qui aurait été surprenant, n’aurait-ce pas été… que les algorithmes de Youtube, suggèrent plutôt, « vous trouverez des réponses là »… « vous serez rassuré avec ça »… après avoir pu interpréter que les sujets qui intéressent (« Vous aimerez voir ça » : intérêt=aimer ?) beaucoup nôtre hôte, surtout actuellement en période de crise sanitaire, etc, tant dans ses visionnages, que dans ses activités parallèles (blog et inter-réactions avec les commentaires, articles de presse, sujets de conférences et cours d’université…) sont résumés au travers des mots clefs comme « mort », « émotion », « raison », « philosophie/philosophe »…?

  7. Manquait plus que ça!

    Ah! L’humanisme vu par l’oeil de youtube!
    Comme chantait Ferré « ça vous a une de ces gueules… »
    Et en plus, Vous n’avez pas le choix : « Vous allez aimer voir ça » ( bande de moutons)…
    Alors surtout, n’oubliez pas de liker, hein!
    Ben oui quoi! On vous a coupé le moment de la toilette intime quand même!

    C’est vrai Paul, ils ont raison…
    Raison surtout de vouloir nous persuader de leurs bonnes intentions…
    Et quels jolis pavés sur le chemin où ils nous mènent!

    Eric.

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    1. Mais ce pavé ( il y en a de plus sordide ) , ce n’est pas you tube qui vous l’offre , c’est Paul Jorion .

      N’avez vous que You Tube à lui renvoyer ?

    2. ???? On ne comprend pas vraiment le sens de votre intervention, même si l’on devine que vous êtes passablement énervé contre tout et rien et qu’il s’agit là de votre état habituel. Je me trompe ?

  8. Quand on voit ce que devient un monde a 3 dimensions quand on lui ajoute la quatrième qu’est le temps on ne peut qu’anticiper une très grosse surprise quand on lui ajoutera les 6 autres paraît il nécessaires à une modélisation mathématique à peu près satisfaisante du monde. Cela dit la plus grosse surprise affrontée sans référentiel ne devient elle pas une simple évidence ? L’émerveillement d’un nouveau né… 😉

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  9. Un parallèle intéressant peut-il être fait… dans la dualité opposant l’émotion trop « schématisée », à la raison trop « synthétisée », « artificielle », à travers la « représentativité » de la mort trop « relativisée », la philosophie (cultuelle, culturelle, etc)… et entre l’émotion (« prise de risque » individualiste face à l’inconnu… incertitude, doute – asservissement volontaire pour servir de cobaye. Ne plus savoir distinguer de différence entre bénéfice et risque pour un collectif…) et la raison (des « Etats providences » passant des commandes massives exorbitantes en matières de dépenses publiques… auprès du secteur sur-subventionné du secteur spéculatif privé – prises de risques collectives en matière de vaccination…) à travers le fait de vivre avec la gestion ultralibérale d’une crise sanitaire virale, la mort… et le « progrès » à faire par rapport aux disruptions des « découvertes » de méthodes scientifiques, se concentrant à trouver non pas un traitement, médicament (séquelles traumatismes de la covid-19 et éventuellement effets secondaires des vaccins, pathologies chroniques non soignées…) et contre les risques pandémiques futurs, d’un « monde à voir » comment l’ultralibéralisme, risque de réussir à cacher l’accélération des effondrements climatiques, de la perte de la biodiversité, « économiques et financiers », démocratiques, de « civilisations »… ?

  10. Venir au monde est pour moi bien plus intriguant que le fait de devoir tristement le quitter.
    Personnellement, le néant ne me gênait pas. J’aurais pu y rester pour l’éternité que je ne m’en serais pas plaint.

  11. Je trouve toujours cela surprenant voir horrifiant que des personnes instruites et capables de raisonnements poussés, plutôt que de laisser de l’incertitude là où elles ne savent pas, soit veulent qu’il n’y ai rien (après la mort) parce que la preuve qu’il y ai quelque chose ne leur est pas accessible (qu’il y ait ou pas quelque chose à trouver), soit veulent qu’il y ai quelque chose parce que la preuve qu’il n’y ai rien ne leur est pas accessible. Dans un cas comme dans l’autre l’idée contraire leur étant plus désagréable que celle à laquelle ils adhèrent.

    De même, à chaque fois qu’un scientifique attribue au hasard quelque chose qu’il ne peut expliquer autrement plutôt que de simplement reconnaître qu’il ne sait pas (peut-être est-ce le hasard, peut-être est-ce autre chose), je me dis que la science est bien mal servie par ceux qui sont censés la faire évoluée. Il en est de même pour la philosophie et particulièrement face à cette frontière que représente la mort.

    J’ai 35 ans et jusqu’à récemment, aucun des deux concepts principaux ne me faisait ni chaud, ni froid. Si bien que l’idée de la mort (la mienne ou celle d’autrui) ne m’a jamais soucié, mais de temps en temps questionné, oui, bien sûr. J’essaye de préserver la vie jusqu’à un certain point, parce que ça me parait intéressant pour moi et pour les autres, qu’il y ait ou non quelque chose après la mort ( ou avant ? ou parallèlement ?).

    Un impressionnant accident de voiture à 17 ans (mais sans conséquences humaines trop graves, le conducteur ayant une légère perte de mobilité sur son genou après opération et deux ans de rééducation mais tout les autres passagers étant presque indemnes) a bien marqué mon corps et mon inconscient pour les 2-3 années suivantes (difficultés à lire ou m’endormir en voiture en tant que passager), mais n’a pas changé mon approche de la mort.

    Ceci étant, aujourd’hui, je me dis que, conceptuellement, la conscience d’une certaine forme de réincarnation future dans laquelle nos actions présentes auraient une forme de répercussion ne serait pas une mauvaise chose pour la société humaine. Est-ce que j’y crois ? Non, est-ce que j’en écarte la possibilité ? Non. Est-ce que cette idée si elle se révélait avoir une certaine réalité accessible à mon entendement changerait mon attitude ? Pas vraiment, si ce n’est que j’essayerais peut-être de le rendre accessible à d’autres. Mais tant que la réalité d’un néant absolu après la mort n’est pas accessible non plus à mon entendement, pourquoi en affirmerais-je ou colporterais-en je l’existence ?

    Le pépé philosophe dans la vidéo ne me semble pas avoir d’argument solide pour trancher dans l’un ou l’autre sens… Juste une certaine dignité dans ces derniers instants et c’est peut-être le plus important.

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    1. Vous avez du mal voir et entendre cette vidéo ( qui n’a que le défaut d’être une vidéo ) , mais ça doit être normal car vous l’avez « vue » avec votre regard de 35 ans et ses a priori .

      Un vieillard qui meurt ne transmet ni certitudes , ni incertitudes .

      Je ne sais pas avec certitude ce que vous appelez dignité .

      1. « Je ne sais pas avec certitude ce que vous appelez dignité »

        Je rebondis sur cette dernière phrase qui ne s’adresse pas à moi.
        Mais l’ « occasion » est trop « belle » , et l’homme jeune de trente-cinq ans à qui vous répondez me semble encore avoir beaucoup à découvrir sur les « surprises » que la vie , donc peut-être la sienne… , peut malheureusement réserver.. à tout moment .. et auxquelles il convient , selon moi , de se préparer … d’autant plus qu’aucune décision enregistrée sur ses propres volontés de fin de vie n’est irréversible.
        Rien de pire , en ces si particulières circonstances , que l’imposition à l’insu de son plein gré de la philosophie d’autrui.
        Vidéo pour vidéo. Un autre style de fin de vie. Celle-ci de FR3 , par exemple , définirait ma conception de la « dignité » dans le cas décrit :
        https://www.dailymotion.com/video/x2cfkly

      2. Toute mort humaine est , quelle qu’en soit les circonstances et les  » volontés » , « digne  » pourvu qu’on n’oublie pas la  » dignité humaine » qui fait que l’on se reconnait et reconnait l’autre comme sujet et non pas comme objet . L’humanisme , c’est d’ailleurs exactement ça .

        https://www.pauljorion.com/blog/2010/11/23/les-origines-de-lart-et-de-la-culture-le-role-des-individualites-par-paul-trehin/comment-page-2/#comment-126705

      3. ((Difficile de résister…))

        Voyez-vous , ce n’est pas mon sujet , malgré que votre sentiment exprimé , tel que je le comprends , soit plus que respectable , voire partagé..

        Je ne vois qu’une analogie . Remarquable et sera donc consultée. Message compris..?? ..rien ne sera moins sûr. Et pourtant.
        Rappelez-vous , rappelons-nous ..cet inouï :
        http://www.ecran-miroir.fr/article-20165611.html
        « Ils » devaient mourir parce que dans les « écrits anciens » ils avaient découvert le « rire » .. et que le « rire » tue la peur …et peut-être même « la peur de la mort » , donc la peur de Dieu…!! Horreur.

        Réécoutez les cinq dernières secondes de la vidéo de FR3.
        La mort vaincue comme dernière liberté de ne pas la subir. Impensable.. impossible .. interdit!

      4. Dans ma vie professionnelle j’ai toujours détesté subir . J’ai toujours autant détesté imposer aux autres.
        Quand c’était nécessaire , leur impréparation m’a toujours stupéfait.
        Leçons apprises.
        Toujours être , comme aux « échecs » , en particulier en fin de partie , deux coups plus loin.
        Don qui m’a toujours réussi.
        A ce stade de vie , reste pour moi , à terme , un dernier coup à jouer. Inéluctablement . Mais ce sera bien le dernier.. et il ne s’improvise pas.

        Quoi qu’il advienne de cet échange , bonne route et surtout , dans l’instant , ouatée nuit.

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      5. @Tom :

        Ce qu’il raconte en anglais ou en français ne concerne que lui et , si j’ai bien compris la vidéo , il n’en fait pas un message , mais juste un témoignage et c’est bien ainsi . Il n’y a pas de sens et de trésor caché à attendre d’ultimes paroles d’un mourant ( jeune ou vieux ) et surement pas sur ce qu’il faut penser de la mort . Peut être seulement mesurer si elles sont l’expression finale du sens qu’une vie complète lui a permis de donner et de transmettre au fil des expériences , des qualités innées et des qualités acquises , des situations et des possibles .

        Des morts que j’ai accompagnées , j’ai retenu qu’elles me disaient ( et que les mourants me disaient ) ce qu’ils m’avaient dit et transmis de leur vivant et que là était la transmission . Elle n’éclaire pas sur la mort , elle donne son sens à la vie .

        Les derniers mots audibles de mes parents étaient à l’image de leur existence . Mon père m’a dit  » parle moi  » jusqu’au bout et c’était l’empreinte de sa soif de l’amitié loyale et du contact . Ma mère nous a dit à mon frère et ma sœur :  » soyez heureux tous les trois » , et c’était l’image du don souriant à l’autre qui avait conduit ses 96 ans .

      1. @ Dup : Tout à fait d’accord avec vous effectivement. Mais l’idée d’une réincarnation tenant compte de vies antérieurs prend cela en compte et en rajoute une couche en plus. La couche présente me suffit, mais bon, si ça peut en aider d’autres.

        @ Juanessy : Pour la conception de la dignité, je n’avais pas encore de concept fixé, mais je trouve votre proposition plutôt juste pour l’instant (j’essaierai d’y réfléchir un peu plus).
        Par ontre, j’ai revisionné la vidéo, le message semble assez clair. Prenez également la peine de réécouter ses paroles. Il explique notamment qu’à 97 ans, il pense qu’il avait tort en concluant son livre sur la mort de la façon dont il l’a conclut à 77 ans… J’ai déjà la même conclusion que lui sur ce point. Par contre, il dit aussi que le problème n’est pas soluble pour lui aujourd’hui, que c’est trop dur, qu’il finit généralement par abandonner le sujet. Et bien là, je n’arrive pas à la même conclusion peut-être justement parce que j’ai 35 ans et que je n’ai pas attendu 97 ans pour abandonner certains à priori (qu’il reconnait avoir eu au moins jusqu’à 77ans donc…).

        @ Juannessy et Otromeros : L’âge n’est ni un gage d’expérience, ni de sagesse, surtout de nos jours et dans nos pays occidentaux où il est plutôt aisé d’atteindre des âges avancés. En d’autres temps ou d’autres lieux, 35 ans c’est déjà une exception.

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